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26/11/2011

VIOLENCES contre les FEMMES. Infos sur la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. 25 novembre…

Le site journee-mondiale.com  Rappel historique, et sens de cette journée : http://www.journee-mondiale.com/132/25_novembre-internationale_elimination_violences_femmes.htm  (« Si l'on demandait à un citoyen pris au hasard ce que signifie pour lui le 25 novembre, nul doute que cela ne lui évoquerait pas grande chose sauf peut-être la Sainte Catherine s'il a gardé en mémoire de vieilles traditions... C'est pourtant la date choisie par les Nations Unies pour célébrer la Journée Internationale pour l'Elimination de la Violence contre les Femmes.  / Son origine remonte à 1960, lorsqu'en République Dominicaine les sœurs Mirabal furent assassinées parce qu'elles militaient pour leurs droits. Elles devinrent alors les symboles du combat pour éradiquer ce fléau qu'est la violence à l'égard des femmes. »)

 Fiche Wikipedia, infos aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_internationale_pour_l'%C3%A9limination_de_la_violence_%C3%A0_l'%C3%A9gard_des_femmes

 Ne pas réduire la violence à la question de la violence physique (celle qui aboutit à un meurtre tous les deux jours, presque, en France, et doit donc être prise au sérieux).  En allant chercher à la source dans les rapports sociaux, notamment dans des formes subtiles, aussi, de ce qui dépend de rapports de force entre le féminin et le masculin. Domination des petits chefs (ou prétendus chefs…) qui se croient autorisés à mépriser, dans les relations hors de la sphère privée (travail, engagements). C’est observable.

Le dénigrement, dit-on, est le premier signe de la violence en gestation. Langage qui peut dériver vers la simple impolitesse évidente, dans l’affrontement d’idées, ou même l’incorrection vulgaire. Conviction qu’on peut se permettre (certains hommes) l’affirmation d’une sorte d’autorité native, d’espèce sans doute. Dérive qui apparaît notamment quand la femme n’est pas séduite (y compris sur un plan intellectuel, quand la séduction amoureuse n’est pas le sujet) chez des hommes qui se croient investis d’un pouvoir (par le fait de connaissances qu’ils croient maîtriser plus que d’autres, par le fait de rôles sociaux dont ils pensent que cela leur donne une supériorité sociale). Hommes  qui sont habitués à être estimés, admirés même parfois, ou qui le croient. Entre l’agression verbale vulgaire du dénigrement affirmé et le jeu de supériorité sournois qui prend des formes légères, glissements peu visibles et peu repérés, il y a des degrés nombreux. On observe cela dans les jeux sociaux.

Il faut interroger aussi la notion de virilité (qui échappe au seul plan physique), et qui dépend de schémas mentaux dont les effets sont aussi négatifs sur les relations de pouvoir et d’autorité entre les hommes eux-mêmes. Violence des rivalités.

Mais on peut se questionner au sujet de l’éducation reçue par des hommes dont les mères ont omis de faire passer un certain nombre de messages dès l’enfance. On peut s’interroger au sujet du comportement des femmes dans la vie quotidienne et sociale. La « servitude volontaire » a aussi des formes féminines, quand la complaisance complice légitime des comportements illégitimes. Coresponsabilité, dans certains cas. (Evidente quand on voit le  spectacle donné par certaines émissions télévisuelles).  

Ce qui n’empêche pas de criminaliser ce qui doit l’être. Violence physique, menaces et viols. Ces crimes ne sont pas encore suffisamment pris en compte. Et si nous améliorons le statut des femmes ici, le respect, la sécurité, nous serons plus efficaces et plus audibles quand nous protesterons contre l'horreur des lapidations de femmes, ailleurs.

Une interrogation, en marge de ces questions relatives à la violence et aux crimes, concerne l’appellation « demoiselle », « mademoiselle », qui désigne des femmes qui ne se sont jamais mariées (ce qui ne veut pas dire qu’elles n’aient pas eu de vie amoureuse et sexuelle, et même qu’elles n’aient pas choisi pour autant de mettre des enfants au monde). Des féministes demandent la suppression de ces termes qui marquent une différence de traitement du célibat (différence de regard sur une situation). Cette revendication ne semble pas être comprise. Pourtant on ne dit pas damoiseau (ou "demoiseau"…). Demoiselle connote une sorte de virginité (au départ c’est bien le sens qu’on entend). Mais plus encore une valeur « femme » (adulte) qui ne serait donnée que par le mariage. Comme si la femme restait dans une enfance non mature tant que la marque du nom d’un homme ne lui donnait pas le statut d’individu majeur. Le langage a des effets qui ne devraient pas être négligés. Quand la femme sera reconnue, dans les mots qui nomment, femme majeure en tant que telle, sujet autonome par son existence et rien d’autre (et pouvant être pensée ainsi, pas seulement comme être mineur auquel on ne reconnaissait pas le droit de voter il n’y a pas si longtemps…) peut-être que des hommes auront moins tendance à la penser comme objet, et conscience à bas prix.

Lire... Terrafemina.com : http://www.terrafemina.com/societe/solidarites-engagement/articles/9037--novembre--journee-internationale-contre-les-violences-faites-aux-femmes.html

Alliance des Femmes pour la Démocratie (informations intéressantes, dont celle concernant un point de vue d’E.Badinter, publié sur le site du  Monde - avec des infos erronées -  et un article de réponse qui ne l’est toujours pas : http://www.alliancedesfemmes.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=19&Itemid=52

Femmes solidaires : http://femmes-solidaires.org/spip.php?rubrique9

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