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30/03/2012

FAIRE FRANCE ENSEMBLE. Pétition Respect Mag-Nouvel Obs. Le texte (et ma réflexion...)

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« Nous intellectuels, responsables ou citoyens musulmans, juifs, chrétiens ou non croyants, voulons manifester notre volonté de préserver l’unité de la nation autour des valeurs de la République dans l’épreuve que traverse le pays après les assassinats des enfants juifs, de leur professeur, et des militaires de Toulouse et de Montauban. L’heure est grave : dans cette période de campagne présidentielle, nous mettons en garde tous les candidats contre la tentation d’instrumentaliser ce drame à des fins partisanes et de diviser les Français sur des critères communautaires que nous récusons. »

SUITE du texte, et signature, sur le site petitions24.net : http://www.petitions24.net/faire_france_ensemble 

L'Appel sur Le Nouvel Observateur : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120327.OBS4745/faire-france-ensemble-signez-l-appel-du-nouvel-obs-et-respect-mag.html (avec le lien vers deux articles, dont la chronique de Jean Daniel)

Pendant que nous tentons de penser ce qui est si difficilement pensable, mais doit l’être….Et pendant que nous lisons des textes divers de contributeurs ayant des points de vue parfois très contradictoires sur ce que peut la raison devant la folie et le fanatisme meurtrier, pendant ce temps la présidentielle continue. Campagne coupée en deux par l’horreur des faits. Dans cette campagne c’est bien de dire aux candidats ce dont nous ne voulons pas. Ni abjecte instrumentalisation, ni récupérations douteuses. On le dit de plusieurs manières, dont les pétitions sont une part. Notre « je » pour exprimer nos refus, ne laisse que notre nom, perdu parmi d’autres. Il est très possible que, signataires, nous ne donnions pas tout à fait le même sens aux mots de ce texte. Peut-être, même, que nous pourrions être en désaccord total, sur certains points, importants pour nous, avec des « je » qui voisinent le nôtre.

Justement… Je lis et relis des articles, et laisse aussi les textes de côté, prenant le temps de la réflexion. Mais j’ai été, dans ces lectures, particulièrement intéressée par le difficile équilibre à trouver entre les deux marges extrêmes de ce que croit pouvoir l’approche rationnelle, au-delà de l’émotionnel.

D’une part, la volonté de définir les diverses causalités d’une tuerie ignoble,  pour que,  les appréhendant un peu mieux, on tente de voir comment notre pays peut mener la lutte contre le terrorisme (surveillance des extrémistes, lois, police, justice, société, psychiatrie, culture, éducation, idéologie, lutte contre la délinquance et le trafic d’armes, communautés, religions, spiritualité, relations internationales, politique, géopolitique, etc.). Mais, dans cette volonté, le risque d’un glissement vers une « compréhension » qui banalise (comme dans un texte « littéraire » paru dans Le Monde ce jeudi), ou, pire, excuse presque, projetant la culpabilité sur un contexte social qui ne peut certainement pas expliquer à lui seul une si grande folie criminelle (comme le fait Tariq Ramadan dans un entretien que j’ai lu sur un blog - et paru dans Le Monde des Religions : semblable à lui-même). NON! Il ne faut pas déplacer la responsabilité, la culpabilité !!! Il ne faut pas manipuler...

D’autre part, le souci, de combattre. Surtout, combattre (grilles similaires, mais pensées autrement). Avec, cette fois, le piège des projections, des simplifications outrancières. Le risque, aussi, de se rapprocher de ceux qui instrumentalisent (qui font semblant de lutter contre la terreur, mais cachent derrière cela d'autres objectifs réels, haineux : la terreur sert leur propagande, comme leur haine sert la terreur - diabolique complicité).

Le « pourquoi » de tels faits. Et le « comment » de la lutte contre ces faits. Pas de juste milieu confortable, là. Juste un nécessaire aller-retour entre les deux frontières à ne pas dépasser.

Mais, oui : FAIRE France ENSEMBLE... J'ai donc signé.

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