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14/12/2012

THEÂTRE. « Algérie, Quels mots sur nos silences », CCA/Paris, déc. 2012

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Théâtre...

 

 

 

 

Voilà une oeuvre de partage. Liens entre créateurs reliant Algérie, France, Tunisie. Liens entre techniques formelles différentes. Thématique qui est au centre des problématiques actuelles... Quand les mots s'opposent (ou ne s'opposent pas) au silence des refoulements ou des censures (autocensures aussi) qui empêchent d'aller vers la lucidité, qui limitent ou interdisent la parole  Quand s'installent les ressassements producteurs de haine et de colère si le corps ne dit pas ce que les gestes et la danse savent. La culture est une réponse, contre la stérilité d'un mauvais silence. (Le silence de la sagesse sereine, c'est autre chose..).

Présentation, sur le SITE du Centre culturel algérien : http://bit.ly/26qelb5

Deux compagnies : Nawel Oulad et Theôrêma, en co-réalisation avec le Théâtre de l’Etoile du Nord de Tunis. Danse et mots.

« Travail sur l’amnésie, sur le vide, dialogue entre mots et corps, lutte invisible entre la mémoire et le temps présent, réveil des absents, obstacles aux souvenirs. »

Chorégraphie et interprétation : Nawel Oulad
Texte et interprétation : Olivier Schneider
Mise en scène : Sonia Zarg Ayouna

Nawel Oulad : http://www.naweloulad.com/

Theôrêma : http://theorema.free.fr/

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...A LIRE...

Le MOT du DIRECTEUR du CCA, Yasmina KHADRA. (Sur le rôle de la culture, sur celui d'un centre culturel comme le CCA). Créer des PONTS. Que l’intelligence et les valeurs reconnues et maintenues soient le REMPART contre l’intolérance, la violence, l’injustice. ( Source : site du CCA).

CITATIONS :: « La culture est un territoire de partage ; un havre de réconciliation avec ce que nous avons de plus profond et qui nous singularise parmi les espèces peuplant notre planète : notre authenticité et notre générosité. Elle est cet héritage qui revient à chacun d’entre nous, qui devrait nous rassembler autour d’un espoir commun, d’un rêve collectif, d’un élan fraternel et beau. Elle est cette source splendide dans laquelle s’abreuvent nos émotions les plus saines, notre empathie et notre besoin de faire partie intégrante de l’aventure humaine dans ce qu’elle a de plus exaltant, voire de plus festif. » (…) « Notre revue « Kalila » s’inscrit dans cette volonté de nous ouvrir les uns aux autres, de dépoussiérer les ponts censés nous rapprocher dans un monde souvent intolérant et injuste, sourd à l’appel des cœurs et de l’esprit , volubile lorsqu’il s’agit de vilipender, diaboliser , chahuter les initiatives louables, devenues presque suspectes maintenant que les raccourcis et les hostilités insensées sont devenues monnaie courante. Cependant, dans cette incohérence tumultueuse, tandis que la méfiance et le rejet sont en voie de dépasser l’entendement, l’intelligence malmenée tient bon, accrochée désespérément aux valeurs essentielles et aux espoirs défigurés par les colères et la méconnaissance ; elle tient bon parce que consciente du cataclysme qui menacerait notre avenir si elle venait à lâcher prise. Elle demeurera, aujourd’hui plus qu’avant, et demain davantage, le dernier rempart qui nous protège de nous-mêmes, du tort que nous incarnons après avoir échoué à incarner les mythes que nous n’avons pas su faire vivre en nous. » 

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