Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/11/2019

Islamophobie ? Sur la marche du 10-11 et le piège du mot.

S'il faut refuser (combattre) la musulmanophobie, comme toute haine 
associée aux croyances ou origines, les slogans au sujet de la soi-disant
islamophobie (terme dont l'emploi est discutable) masquent le refus de
toute pensée critique.
Et le seul choix possible était de ne pas soutenir (mais au contraire
critiquer) l'organisation de cette manifestation. Quand on sait ce que
recouvre l'idéologie du CCIF et de divers signataires, qui osent mettre
en question les lois laïques (qu'ils désignent comme liberticides),
c'est-à-dire la vision fondamentaliste et antirépublicaine d'un islam
politique qui n'a rien à voir avec une quelconque orientation spirituelle.
Les complices politiques de cet événement sont irresponsables
(ces islamisto-gauchistes sans culture).
Car ils aident une extrême droite islamiste à prendre en otage
les nombreux musulmans qui ne partagent pas ces visions.
Dans la marche il y avait sans doute des gens sincères, mais aussi
des acteurs de manipulations (l'étoile jaune vue, scandaleuse confusion,
et certains slogans, plus que hors sujet).
Bonne mise au point... "Islamophobie : pourquoi je ne manifesterai
pas le 10 novembre". L’édito de Michel Taube -
Opinion Internationale...
https://www.opinion-internationale.com/2019/11/08/islamop...
 
 
Pas étonnant de ce support, si j'en crois la manière dont ils ont traité le sujet.
Évidemment que le mot islamophobie n'a pas été créé par les Iraniens, il est attesté depuis le début du XX ème s. Mais c'était par des orientalistes voulant mettre en garde, alors, la méconnaissance, par des administrateurs, de l'islam. Sauf que depuis il a été récupéré par des gens qui n'ont pas du tout la même optique. Et qui effectivement refusent tout regard critique sur l'islam, et font des amalgames en dénonçant toutes les options laïques et mettent dans leurs listes de faits islamophobes des expulsions d'islamistes ou des fermetures de lieux porteurs de discours de haine. De plus le contexte a changé, la connaissance est autre. Culturellement il y a une ouverture à l'oeuvre d'auteurs, islamologues ou mystiques.
Quant aux références, dans cet article, elles sont une preuve de leur méconnaissance.
Le Pen pour dévaloriser les vrais laïques et les assimiler à l'extrême droite (c'est exactement le discours des islamistes).  Et Messaoudene qui est un personnage plus que problématique, antilaïque militant, et auteur de déclarations qui sont inadmissibles. Cet individu qui blague après l'assassinat monstrueux des enfants à Toulouse par Merah...! Aucune info sur ce qu'il est réellement. 
Et bien sûr le rappel de l'aversion visant C. Fourest, en la légitimant, puisque mentionnée comme normale. Aversion qui est née surtout de son opposition à T. Ramadan,  notamment sur le choix de celui-ci du "moratoire" au sujet de la lapidation des femmes adultères (elle qui savait ce qu'il en était de ses adultères et viols présumés - objets de plaintes et enquêtes depuis - par des témoignages reçus). 
 
Ce mot est celui d'un refus des lois républicaines (cf. texte d'appel à la marche) et du respect de la laïcité,  dont droit au blasphème, au changement de croyance ou au rejet des croyances institutionnalisées (qu'on soit agnostique ou athée. - agnostique ne signifiant pas forcément loin de toute spiritualité, mais libre à ce sujet). 
Le rejet des musulmans en tant que tels a un nom, musulmanophobie. 
La phobie de l'islam ou des autres religions est un droit. D'autant plus que le fondamentalisme de l'islam politique a donné plus que des raisons de crainte. 
 
Il vaut mieux relire des rappels de qui sont les certains leaders autoproclamés.
 
 
Plus, note de blog de Naëm Bestandji... https://www.naembestandji.fr/dossiers/ccif/accuse-detre-u... ?
 
Ceci aussi est important. Un des faits de la manif. Provocation de Marwan Muhammad, autre personnage sulfureux, la mauvaise foi des justifications (cautionnées par Libération et démontées par Marianne)...

Écrire un commentaire