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20/04/2011

Lire Jeremy Rifkin et Amartya Sen. L’empathie humaine, la volonté de justice : l’économie et le monde…

FIN du TRAVAIL J RIFKIN.gifECO.gifACCES J RIFKIN.gif

 

 

 

Jeremy Rifkin. « Une empathie nouvelle gagne l’humanité », Le Monde, 15-04-11 : http://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/04/15/jeremy-rifkin-une-empathie-nouvelle-gagne-l-humanite_1507194_1477893.html#xtor=EPR-32280468-[NL_weekend]-20110416« Nous assistons à une extraordinaire vague de solidarité mondiale, comme nous en avions déjà connu pour le tsunami de décembre 2004 ou le séisme d'Haïti en janvier 2010. Un puissant sentiment d'inquiétude et d'altruisme soulève des centaines de millions de personnes autour du monde. Ce sont des exemples très forts de la nouvelle réalité empathique qui gagne l'humanité. » (Il parle des grands changements à l’œuvre dans le monde : industrie, techniques, écologie, réseaux de communication. Pistes pour comprendre l’évolution actuelle de la planète, les choix devant lesquels l’humanité se trouve).

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 Amartya Sen. « Supprimer l' injustice partout dans le monde », article paru dans Philosophie magazine, novembre 2010 (lien inactif ensuite...). Un itinéraire, une œuvre, une éthique. Cet économiste, prix Nobel, est un philosophe : l’entretien était passionnant…). CITATION : « Il faut rechercher un meilleur mélange des institutions. Le dogmatisme crée de grandes crises. Le socialisme dogmatique a créé l'URSS, et, à la fin de l'Union soviétique, l'économie fonctionnait très mal. Le capitalisme dogmatique a créé la récente crise. Ne soyez pas dogmatiques ou pragmatiques, mais posez-vous la question, qui est une question ouverte : est-ce que je veux cette institution ? »Ethique et éco Amarta SEN.gifINEG A SEN.gifNOUVEAU A SEN.gif

15/04/2011

Jan Patocka, CITATION, et réflexion. « Ce qu’il faut, c’est dire la vérité »…

Platon et l'Europe.jpg

La phrase qui suit a été rédigée par le philosophe Jan Patocka sur son lit d’hôpital, avant de mourir des suites des interrogatoires subis, pour être un des acteurs de la dissidence, et le porte-parole de la Charte 77. Prague… Elle a la force d’une résistance menée au point de mourir. Ce sont de mots comme cela dont on a besoin, parce qu’ils sont marqués au fer rouge de la torture, de la dignité conservée dans les pires conditions. « Ne pas se laisser effrayer et intimider ». Si lui a pu le faire, dans un tel contexte, ceux qui refusent les mots de la haine le pourront, ici et maintenant (dans un contexte différent où les pressions sont idéologiques, mais où il n’est pas toujours facile de savoir dire cette vérité de l’éthique en affrontant la confusion de la pensée qui tente de dominer la raison, avec des certitudes nées des mauvaises peurs).

 «Ce qui est nécessaire, c’est de se conduire en tout temps avec dignité, de ne pas se laisser effrayer et intimider. Ce qu’il faut, c’est dire la vérité.»  Jan Patocka cité par Robert Maggiori, dans l’article de Libération du 31-04-11, "Patocka, Prague à l'âme" : http://www.liberation.fr/livres/01012328899-pato-ka-prague-a-l-ame 

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Pour situer un peu plus l’auteur :

Jan Patocka, "Platon et l’Europe", éds. Verdier. Site de l'édition... http://www.editions-verdier.fr  Extraits de presse : 

« Ce qui change tout est que ce très bon livre, mais qu’on croirait écrit en 1910 et auprès duquel Habermas serait postmoderne, ne sort pas de la vieille Sorbonne ou d’un Club pour l’arrêt des Horloges, mais de la Prague de 1973, où il a paru en samizdat dans la nuit soviétique. Alors, le cœur serré, on pense en le lisant, à ce qu’en 1943 René Char écrivait de la Madeleine à la veilleuse peinte par Georges de la Tour : « La femme explique, l’emmuré écoute. Merci à Georges de la Tour, qui maîtrisa les ténèbres hitlériennes avec un dialogue d’êtres humains. » (Libération, 1983)

« Qui se souvient encore du rôle de la Charte 77 en Tchécoslovaquie aura peut-être oublié jusqu’au nom de Jan Patocka, l’un de ses principaux porte-parole et inspirateurs,  qui devait mourir le 13 mars 1977 à la suite d’interrogatoires prolongés de la police. » () « Terré dans une cave de Prague où il tenait des séminaires, qu’il rédigeait ensuite, avant qu’ils ne soient diffusés sous la forme de samizdats, Jan Patocka a vécu dramatiquement l’expérience de la ligne de front qu’il décrit dans un chapitre central des Essais hérétiques» (Le Nouvel Obs. 1983)

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ESSAIS HERETIQUES. Présentation de l’éditeur (extrait) : « Remontant aux origines de la philosophie européenne, il aborde alors les problèmes du choix, du souci de l’engagement, et de la violence. La Charte 77 dont Jan Patocka fut le premier porte-parole, trouve ici une première tentative d’expression philosophique. » Fragment d’un article (sur la page de l’éditeur), Libération, entretien avec Erika Abrams : « faut dire que, dans l’ensemble, son œuvre s’adresse plutôt à des philosophes professionnels. Ce n’est pas le cas des Essais qui peuvent toucher un bien plus vaste public. Patocka pose des questions nouvelles. »

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Jan Patocka, sur Bibliomonde : http://www.bibliomonde.net/auteur/jan-patocka-1696.html  (note, biblio, et livre référencé, sur l’Europe - pensée comme horizon universel, non comme série de pays enfermés dans le retour au nationalisme)

Fiche  wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Pato%C4%8Dka

16/03/2011

Japon... nouvelles du monde. Et nous, impuissants…

« Les nouvelles du monde à l’infini ont frappé la pierre » , Edouard Glissant, L’œil dérobé (« Pays rêvé, pays réel »), Poésie/Gallimard. Relisant ce vers je trouve qu’il traduit tout à fait l’impression que nous pouvons avoir, en en déplaçant un peu le sens. Le sol, autour de nous, frappé, ou nous, pétrifiés…

Retenir, aujourd’hui, deux éditoriaux du même journal. Ethique d’un regard sur le monde, dehors…

Japon…

« Une leçon de dignité dans un malheur immense » : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/14/une-lecon-de-dignite-dans-un-malheur-immense_1492760_3232.html  Le Monde, 14-03-11

Citation : « Et, pourtant, des récits, des images, des témoignages qui nous parviennent, de ce que disent nos correspondants, on retiendra ceci : la démonstration de sang-froid ; le calme, une manière d'être solidaires qui semble aller de soi. Il y a cet immense malheur, bien sûr. Et puis il y a la dignité des Japonais. »

VOIR la NOTE du 16-04-2011, sur la solidarité http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/04/16/ja... 

08/03/2011

FEMMES, 8 mars 2011. La Journée internationale en CHANSONS, actions, informations, hommages, et solidarités… (vidéos, textes, liens).

Retour historique

Hymne MLF des femmes, vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=lIE9HtFv0fc

CITATION : « Depuis la nuit des temps, les femmes / Nous sommes le continent noir. » (…)  / « Asservies, humiliées, les femmes / Achetées, vendues, violées / Dans toutes les maisons, les femmes / Hors du monde reléguées. »

(Même s’il faut replacer ce chant dans le contexte des luttes passées, il n’y a qu’à regarder le bord de certaines routes proches de bois parisiens, et certaines rues de nos villes, pour voir que des femmes forcées de se vendre, c’est toujours d’actualité…  Et quand on voit le nombre de viols et assassinats de femmes (le plus souvent par des hommes connus)… on peut réécouter tout cet hymne, pour rêver de femmes libres, ici et ailleurs…

SITE  dédié, la journée internationale, les DROITS des femmes et l'enjeu de la laïcité : http://www.journeedelafemme.com/default.htm#Lesnews:  (Informations toute l'année, femmes du monde, pays).

HISTOIRE. Le 8 mars, Journée internationale, sur herodote.net : http://www.herodote.net/almanach/jour.php?ID=2481  

VIDEOS :

Marche mondiale des femmes : (différentes années, IMAGES, textes dits, CHANT) :  http://www.youtube.com/watch?v=ezxXwQ6C9nU&feature=related

Journée internationale du 8 mars, hommage. Femmes. VISAGES et CHANT (comédiennes, artistes, femmes engagées, résistantes) : http://www.youtube.com/watch?v=8xibU5rO8M4&feature=related 

« Femmes, je vous aime ». CHANSON de Julien Clerc : http://www.youtube.com/watch?v=oz_fK97ggwc&feature=related

« La femme grillagée », CHANSON de Pierre Perret :  http://www.deezer.com/fr/music/pierre-perret/la-femme-gri...

«La soeur musulmane »,  CHANSON de Matoub Lounès (assassiné le 25 juin 1998 en Kabylie) : http://matoub.rebelle.free.fr/le-rebelle/chanson3.php (le texte intégral). Citation : «Nous sommes réduites au silence, assoiffées» (...) «Viens, voile de la honte, et tourmente-moi : / De la sagesse proscris jusqu'à la langue». Vidéo : http://matoub.rebelle.free.fr/videos/page8.php

(Mais les voiles ne sont pas toujours visibles… et les carcans psychologiques et idéologiques enferment aussi dans leurs rigidités et névroses des femmes qui ne sont pas voilées, mais prisonnières de contraintes, interdits, obligations, conformismes ou anticonformismes. Il y a mille manières d’être voilées, entravées…).

«La femme est l'avenir de l'homme», CHANSON de Jean Ferrat  (et film éponyme reprenant aussi la citation d'Aragon). J.Ferrat :  http://www.youtube.com/watch?v=qbphJHiAfdU  (film : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_femme_est_l'avenir_de_l'h... )

«Qu'elles sont jolies les filles de mon pays», CHANSON d'Enrico Macias : http://www.metacafe.com/watch/5711577/enrico_macias_les_f...  Et «Suzy» , Olympia 1995 (sa femme) : http://www.youtube.com/watch?v=LnYx3cItlN8&feature=re...  Aussi (chanson en hommage à sa femme, décédée) : http://www.youtube.com/watch?v=qCo5iLWIxaM&feature=re...

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ANTHOLOGIE (Femmes, poètes) : "Quelqu'un plus tard se souviendra de nous", coll. Poésie/Gallimard, 2010  http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Poesie-Gallim...

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Autres informations.  SITES :

NPNS, Ni Putes Ni Soumises : http://www.npns.fr 

Sisyphe, « Un regard féministe sur le monde ». Mine d’informations… http://sisyphe.org 

BLOG El Pais, Espagne. "Mujeres" (Femmes) : http://blogs.elpais.com/mujeres/  (En espagnol : articles divers, vidéos, informations internationales, et femmes des pays de la rive sud de la Méditerranée). Blog, Espagne, note en écho à l'entretien avec Nawal El Saadawi, écrivain, dans El Pais du 8 mars, où elle dit son espoir pour l'Egypte, après les épreuves, la prison, l'exil. Et, parlant du "réveil" des femmes égyptiennes, elle déclare "La femme ne peut se libérer si l'homme n'est pas libéré, et réciproquement. " et "La femme ne peut se libérer sous aucune religion, parce que les femmes sont inférieures dans toutes les religions".

Article, El PaisEspagne, 08-03-11. "Femmes révolutionnaires des pays arabes". "Han luchado codo a codo junto a sus companeros masculinos para liberar a sus paises de la opresion y ahora temen que su propria liberacion quede en el olvido" (Elles se sont battues coude à coude auprès de leurs compagnons de lutte masculins pour libérer leurs pays de l'oppression et maintenant elles craignent que leur propre libération ne demeure oubliée). http://www.elpais.com/articulo/opinion/Revolucionarias/ar...

Hommes proféministes, Europe. Site de l’association : http://www.europrofem.org/

11/02/2011

LECTURE d’ Anise Koltz le 10 février, L’Entrepôt, Paris

 livres,anise koltz,je renaîtrai,lune noircie,l’ailleurs des mots,arfuyen,luxembourg,langues,carnets spirituels,cahiers d’arfuyen,transcendance,citations,littérature,poésie,culture,spiritualitéCITATIONS:

« Casser le mot / comme une noix / en extraire le noyau / le broyer entre les dents / le recracher au poème »     L’ailleurs des mots, coll. Carnets spirituels, éd. Arfuyen, 2007

« Dans les paumes de ma mère / où tous les temps coexistent  / je lis mon avenir »  Je renaîtrai (coll. Cahiers d’Arfuyen, janvier 2011)

                                                                                                       Anise Koltz

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C'était là : http://www.lentrepot.fr  Prétexte à relecture... 

Le lecteur ne sort pas indemne d’une telle lecture, de cette oeuvre qui lui fait affronter les désastres du siècle (retour, dans "Lune noircie", sur la mort de son mari, en 1974, lui qui avait été torturé par les nazis), et les questionnements de l’être, entre naissance, mort, renaissance évoquée ou refusée, deuil qui est plus que mémoire du deuil, oeuvre qui repousse les limites du rapport à la langue et à l’intériorité. Elle peut écrire, dans "L’ailleurs des mots", « Nous sommes de la matière des astres »,   nous laissant interpréter cela comme la prescience d’un « plus » d’être, et elle peut dire qu’elle renaît  « dans la crasse / Et le sang », victoire d’une mise au monde « Jour par jour », ou force vitale dans l’effort de vivre, douloureusement.  Litanie de ce en quoi elle ne croit plus, refus des dogmes imposés, colère ou rage contre la mort inscrite dans tous les choix humains, lamentation, mais, aussi, constat de réalité : vie. Paradoxe d’une revendication du blasphème (non à la religion, non à Dieu…) et d’une recherche qui le dépasse et le nie.   

Complexité d’une pensée…  Dans le discours fait en 2009 à l’occasion de son prix européen Jean Arp, elle dit d’abord ceci : « Je suis chaque fois désorientée et embarrassée lorsqu’on me demande de prendre la parole. Dès que je prononce une phrase j’ai déjà envie de la rejeter pour dire, dans la suivante, le contraire. » Et elle achève son intervention sur cette phrase : « Notre  langue reste sacrée. Notre devoir est de la protéger, de la veiller, comme un feu qui ne doit jamais s’éteindre. Car c’est lui qui précisément doit éclairer la nuit du monde. ». Entre ces deux fragments elle évoque la solitude de l’homme et la violence, la brutalité du siècle, mais aussi le phénomène en jeu dans l’esprit du poète, son mystère, ce lien avec le « grand ‘Tout’ ».  

MC San Juan

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LIENS...

FICHE AUTEUR (BioBibliographie, et revue de presse),  sur le site de l’édition Arfuyen : clés essentielles pour comprendre les raisons de l’itinéraire en langues de celle qui passera de l’allemand au français dans l’élaboration de son œuvre : http://www.arfuyen.fr/koltz.html 

Lire, sur le livre "L’ailleurs des mots" : http://www.arfuyen.fr/html/fichelivre.asp?id_livre=374     

 Et sur le recueil récemment publié, Je renaîtrai : "Ce nouvel ouvrage, Je renaîtrai, renoue avec la forme poétique. Son titre, brandi comme un véritable défi par cette femme de 82 ans, fait référence au premier texte du recueil". Citation « J’ai escorté mon nom / jusqu’à l’oubli // Demain je renaîtrai  / surgissant de l’argile // Mon ombre gravite déjà / autour d’une nouvelle effigie »... http://www.arfuyen.fr/html/fichelivre.asp?id_livre=443 

Ample revue de presse, et nombreuses citations dans les recensions ( http://www.arfuyen.fr/koltz.html ) :  Ainsi, dans l’analyse fouillée de Gaston Carré, sur L’ailleurs des mots, La Voix, 2008, il est écrit : « Noir certes est son ailleurs. Ténébreux et fuligineux, féroce souvent, ardent toujours. Anise s'expose au vertige du miroir, moire glacée où se mirent l'ego, le logos et le monde, et nous rapporte sans concession ce qu'en leur tréfonds elle sonde. » Alors que Sahkti note, au sujet des récits de Lune noircie, l’adhésion à l’emprise d’une écriture, belle par la forme et par le sens à déchiffrer : « L’écriture d'Anise Koltz est superbe, tellement humaine, forte et fragile à la fois. Je me suis laissée submerger par ses lignes, cet amour qui émane de sa plume, en particulier lorsqu'elle fait face à l'adversité. »

Anthologie permanente Anise Koltz, POEZIBAO :  http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/01/anthologie-permanente-anise-koltz.html

CITATIONShttp://surduvent.hautetfort.com/archive/2011/01/27/anise-...  

30/01/2011

Un Balcon sur la mer, film de Nicole Garcia

J’ai vu récemment ce film. Merci, Nicole Garcia, merci Jacques Fieschi, son coscénariste. Les acteurs sont excellents, et on oublie qu’ils jouent : Jean Dujardin et Marie-Josée Croze, notamment, mais pas uniquement, loin de là (forte présence du père pied-noir, par exemple). Histoire de double ? Mais double double… Jeune femme qui retrouve son amour d’enfance, mais qui, confondue avec une autre, maintient la confusion, s’y perd ; homme qui vit une identité apparente, dans une vie « normale », et une autre, cachée à lui-même, refoulée, dans une amnésie de survie. C’est tellement vrai cette vision du problème identitaire des exilés, surtout quand s’ajoutent les traumatismes de l’incompréhension des autres et les silences des aînés, enfermés dans leur douleur. Ce n’est pas une quelconque nostalgie qui intéresse Nicole Garcia, mais la question du déchirement intérieur, de cette identité troublée : quelle est la part de l’authenticité, la part des mensonges qu’on se fait à soi-même ? Guérit-on de son exil ? Quand, à la fin du film le personnage de Jean Dujardin dit s’être perdu et qu’il parle de l’instant, du lieu, j’entends autre chose : perdu à moi-même dans l’oubli de mes souvenirs de cet ailleurs de l’enfance. Et cela se passe aux abords du théâtre où celle qu’il recherche va jouer : de nos identités lesquelles ne sont que des rôles auxquels on croit? Quand elle répétait son rôle et croyait ne pas trouver le ton juste, alors que justement elle l’avait trouvé, elle parlait du regard (comme en parle Nicole Garcia dans l’interview de TGV magazine, mais en tant que metteur en scène qui ne peut se regarder elle-même comme actrice, qui comme actrice a besoin du regard d’un autre). Les yeux ont beaucoup d’importance dans la reconnaissance complexe entre les deux personnages, et ils en ont beaucoup dans ce qu’on ressent de nos appartenances : les yeux de l’autre… A Oran l’homme assis, Algérien au beau visage, qui dit à Jean Dujardin qu’il peut monter sur la terrasse, a des yeux fraternels, des yeux qui reconnaissent celui qui est né là. Comme cela se passe si souvent, en réalité, dans les retours des Pieds-Noirs… Il y a trop souvent, ici, les regards qui exilent (hostiles ou indifférents, ou loin de comprendre) et il y a, à cet instant, sur cette rive, le regard qui ancre.  Les lieux sont magistralement filmés : Oran de la mémoire, en flash-back, et Oran du présent, Nice, le sud… C’est un film très méditerranéen : voilà une identité magnifiée par ce film, et celle-ci, exil ou pas, se retrouve d’une rive à l’autre, perdure.

Dans le TGV magazine de décembre-janvier 2011, j’ai lu un entretien intéressant dont je choisis deux passages, pour compléter cette note sur cet excellent film (Nicole Garcia répond à Olivier Boucreux). « Quand on retourne sur un lieu de son enfance après un exil, on retrouve un peu de cette enfance à jamais perdue. Et c’est déchirant. » (…) Et, parlant  de la tristesse de la génération de ses parents : « L’Histoire a été sévère avec cette communauté que l’on a appelé plus tard les Pieds-Noirs. » (J’ajoute la majuscule, puisque c’est une identité collective…).

 Sur le site telerama.fr  on peut lire un long et passionnant entretien (et voir des vidéos) : http://www.telerama.fr/cinema/nicole-garcia-en-compagnie-des-ombres-1-2,63544.php « J’étais déjà retournée à Oran pour des voyages officiels, et j’avais ressenti une émotion étrange, très animale. Ni romantique, ni nostalgique. Plutôt le sentiment violent d’un temps à jamais perdu. Comme une déflagration. »

Dans cet entretien Nicole Garcia évoque son rôle, comme actrice, dans le film de Laurent Heynemann, « La Question »    (à partir du livre d’Henri Alleg), participation nécessaire et difficile (du fait des confusions faites entre l’armée française et les Français d’Algérie dans divers courants de l’opinion).  Occasion pour elle d’un retour sur mémoire, déjà, d’un retour dans le pays de l’enfance. Elle précise aussi, pour son dernier film, l’importance de Jacques Fieschi, son coscénariste, lui aussi originaire d’Algérie, et attaché à cette origine de manière plus tripale, et qui, dit-elle, l’a plongée dans l’eau de ce sujet (situer cette histoire de double dans l’arrachement de l’exil) comme on jette dans une piscine. Parce que, certainement, la résistance est grande. Et d’autant plus grande que la douleur enfouie est forte ? Elle parle du silence de son père, de l’origine espagnole, de la fuite de la langue du père.

A lire, critique de Télérama, 18-12-10, par Guillemette Odicino : http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:vwrjOCgddFAJ:www.telerama.fr/cinema/films/un-balcon-sur-la-mer,418551,critique.php+un+balcon+sur+la+mer+telerama&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr  « Un Balcon sur la mer, le sixième film de Nicole Garcia, est un retour aux sources pour cette cinéaste d'origine oranaise. Et ce qui l'intéresse, dans cette histoire de passé retrouvé, c'est le vertige. Celui que l'on ressent en se penchant d'un balcon sur lequel on aura, trop longtemps, refusé de monter. »

Voir aussi synopsis et vidéo : http://www.telerama.fr/cinema/films/un-balcon-sur-la-mer,418551.php    

Lire aussi les critiques diverses de cette revue de presse : http://www.allocine.fr/film/revuedepresse_gen_cfilm=145167.html

Je sais que certains lui ont reproché de n’avoir montré qu’un attentat de l’OAS (la petite fille qui meurt, et qu’aimait, enfant, le personnage principal, était la fille d’un communiste indépendantiste : un attentat OAS les avait tués, et cette mort avait été cachée au petit garçon amoureux, déjà traumatisé par l’arrachement à son pays de naissance). Ainsi ce film est démonté par un blogueur  (qui pourtant sur son site dénonce aussi des crimes de l’OAS, ailleurs) : voir les liens ci-dessous. Car il ne comprend pas pourquoi  le scénario retient un attentat (fictionnel, ici, mais s’inspirant de faits réels) et pas d’autres, ne faisant aucune allusion au massacre du 5 juillet 1962 à Oran, par exemple, massacre qui a traumatisé toute une ville (et que des Oranais algériens qualifient de génocide dans le documentaire de Jean-Pierre Lledo  «Algérie, histoires à ne pas dire » : voir la bande-annonce du film et des critiques dans les liens de ce blog, albums, et vidéos).  

Je ne ferai pas du tout les mêmes reproches à ce film. Le but n’était pas de réaliser un documentaire équilibré sur les torts des uns et des autres, ou de rentrer dans des débats historiques, ou de traiter du terrorisme (FLN ou OAS). Le sujet était d’abord le thème du double, soutenu par la question de l’exil (dont le traumatisme crée forcément une dualité intérieure, et nourrit donc ce déchirement identitaire de l’individu). Si le scénario avait intégré d’autres problématiques le film aurait dévié et le sujet n’aurait plus été traité : il aurait perdu sa part d’universalité. Et cela aurait été bien dommage. C’est donc, pour moi, un film qu’il faut voir et soutenir. Elle ne parle que d’un attentat OAS ? Mais d’autres n’en parlent jamais : ça équilibre… 

29/12/2010

Jafar Panahi, cinéaste iranien, arrêté et condamné. Mobilisation internationale...

Mobilisation pour le cinéaste iranien Jafar Panahi. Article du Monde, 21-12-2010... http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/12/21/jafar-panahi-les-intellectuels-francais-expriment-leur-indignation_1456136_3218.html

Relire le message du cinéaste au festival de Cannes, 18 mai 2010 (arrêté pour un projet de film)... http://www.lefigaro.fr/festival-de-cannes/2010/05/18/03011-20100518ARTFIG00649-le-message-poignant-de-jafar-panahi.php  (« Le réalisateur iranien Jafar Panahi ne cesse de hanter les esprits » (...) « «Ici, des milliers de prisonniers sans défense n'ont même pas une seule personne pour relayer leur détresse. Ils n'ont, tout comme moi, pas commis le moindre crime. Et mon sang n'est pas plus important que le leur.»

Biographie et filmographie de Jafar Panahi, sur allocine.fr... http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=21762.html

... Mise à jour...

Cinéaste résistant, arte.tv... TAXI Téhéran... http://cinema.arte.tv/fr/article/jafar-panahi-cineaste-re...

FICHE wikipedia. Biographie et filmographie... https://fr.wikipedia.org/wiki/Jafar_Panahi

04/12/2010

HANOUCCA, Fête des Lumières… en ce début décembre 2010

Bougies de Hanoucca.jpgMenorah de Hanoucca.jpgLiens, commentaires, textes, images, chants...

Fêtes, religions, cultures, symboles… En ce début décembre, c’est le temps de Hanoucca, fête juive rabbinique, fête des Lumières ». Elle a commencé le 2, précisément le 1er au coucher du soleil, et s’achèvera le 9. Dans cette page, des liens, d’abord (pour définir, donner des clés), puis des commentaires (approfondir un peu…), et, de nouveau des liens (littérature, vidéos, iconographie, musique).

Définitions : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanoucca

Menorah de Hanoucca (découvrir) : http://fr.wiktionary.org/wiki/menora  (le chandelier à 9 branches, hanouccia).  Menorah (approfondir...) : « La force de la Menorah » : http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=1453

Pages dédiées, sur les sites des Juifs originaires des trois pays d’Afrique du Nord : http://www.harissa.com/D_Religion/hannouca.htm (Tunisie). Sur cette page, la lecture de plusieurs textes est aussi suggérée, ce qui fait un dossier assez riche : témoignage (Bernard Sberro), poème (Haïm-Nahman Bialik), conte (Albert Simeoni), etc.  http://www.dafina.net/hannouka.htm (Maroc). Et voir plusieurs hannoukiot du Maroc, là : http://www.dafina.net/hannoukasuite.htm  Sur http://www.zlabia.com/Hannouca1.htm (Algérie), avec le même poème que donne à lire harissa.com…

Sur Harissa on peut lire ceci : « Il est vrai que Hannouca est en fait une fête joyeuse puisqu'elle est la célébration de la victoire des Macchabées et de la reprise de contrôle du Temple qui avait été profané par les Syriens. La petite fiole de pure huile que les Macchabées trouvèrent continua à brûler pendant 8 jours. Aussi est-ce pour cela que Hannouca dure huit jours. Nous allumons une bougie le premier soir ainsi que le shamash*, deux bougies plus le shamash le deuxième soir et ainsi de suite. »

[(*shamash, ou chammaach : la branche centrale du chandelier). On trouve plusieurs graphies pour ce mot, comme pour Hanoucca.]

Si je résume, en première approche, ce sera par quatre mots : Joie, Lumière, Toupies, Huit (huit jours). Cette fête des Lumières, est dite de l’Edification  (et de l’Education). Le mot signifie aussi « inauguration ».  Les objets symboliques sont la bougie, le chandelier  (la Hanoukkia), la toupie.  On trouve des graphies différentes pour le nom de la fête : Hanouca, Hannouca, Hanoucca, Hanouccah.… On peut y chercher un sens strictement lié à l’Histoire du peuple juif (la survie contre les puissants), ou y voir un lien avec le solstice d’hiver, ou encore déchiffrer un symbolisme complexe à méditer, source d’enseignement pour sa vie. Et il faudrait alors ajouter un cinquième mot : sens.

Sur http://www.beth-hillel.org (comme sur Lamed.fr) des explications. Dont un beau, et très riche, commentaire (signé Rabbi Abraham Dahan), sur Hanoucca : On y trouve  l’explication du sens de la toupie (l’invention, la recherche, le refus de l’immobilisme dans le dogmatisme) : c’est une interprétation ouverte, donnée pour faire penser cette  « tension permanente »…  « entre le particulier et l’universel ».  Plus loin il est écrit « Ce n'est pas dans leur opposition qu'universalisme et particularisme doivent être compris, mais dans le passage, dans la tension entre les deux. C'est le mouvement même de la vie. » La victoire qui est commémorée est aussi interprétée ici comme une victoire du judaïsme contre l’hellénisme, même si des aspects de l’hellénisme étaient admirés, et restent largement reconnus (l’auteur note la présence de mots grecs dans l’œuvre rabbinique du Talmud). Je trouve, pour ma part, cette lecture fort intéressante, quand notre philosophie est constamment dans la vénération des grecs et dans l’oubli de tant de pensées et de cultures philosophiques autres.  A la fin de son texte  Rabbi Abraham Dahan cite Eliane Amado Lévy-Valensi (« La Racine et la Source »), pour préciser le sens de cette tension nécessaire : un équilibre trouvé dans le mouvement entre « recueillement  sur soi-même » et « expansion vers autrui », dynamisme d’un humanisme authentique, qui, à partir d’une oscillation lucide de la pensée entre soi et l’autre, évite les pièges du renfermement sur soi  ou d’un universalisme trop simpliste.

On peut appliquer cela, je pense, aux risques du communautarisme,  au départ  frilosités intellectuelles, puis peurs idéologiques,  qui empêchent de se confronter à la pensée différente, ou étrangère. Mais aussi on peut y voir, à l’inverse, une mise en garde contre l’oubli de soi dans une vague vision syncrétique de sa propre réalité, perdant les frontières de ses références, ou les rendant trop floues. L’ancrage dans sa communauté originelle, que les fêtes permettent,  par leur symbolisme, par le retour  réfléchi aux sources de sa pensée - dont elles sont l’occasion, si on en prend le temps de l’étude  - cet ancrage  n’est pas le communautarisme, mais il peut être  au contraire le terrain d’un réel universalisme.  Par ce commentaire et par la citation qui le clôt, Rabbi Abraham Dahan donne une forte et profonde signification à la fête de Hanoucca, cette fête des Lumières où la toupie vient rappeler ce que peut être le judaïsme, dans la construction de l’individu, entre rationalité dynamique et intégration du symbolique.

Il ne faut pas négliger l’iconographie (chandeliers, bougies, toupies). Et notamment, là : http://www.lamed.fr/index.php?id=174&cat=64  (illustration de quatre articles sur Hanoucca, dont un sur Noël, ou la tentation de l’arbre : en lire aussi les commentaires, qui rappellent un parallélisme  intéressant… entre Hanoucca et Noël, dates et symboles).... Autres articles, nombreux, sur le même sujet, même site, plus de deux pages de titres, ailleurs : Pour approfondir les liens de cette fête avec d’autres aspects du judaïsme,  des études denses sont proposées (car, est-il indiqué, "La valise la plus lourde à porter est celle qui est vide",  et "Nous proposons de pénétrer le judaïsme par 80 portes de la vie" http://www.lamed.fr/index.php?id=191 

Lire, notamment, ce texte : « Connaissance ou sagesse », par le Rabbin Shraga Simmons : http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=1516  (et la question de l’éthique).

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Cherchant le mot « lumière » dans une encyclopédie des symboles, par exemple celle de La Pochothèque (Livre de Poche), on trouvera plusieurs pages sur ce « symbole de la divinité ou de la spiritualité ». Dans l’article de  ce volume (Pochothèque) je relève la mention de la cabbale juive, pour le sens ésotérique de la lumière, comme « substance même de la divinité », le lien avec le récit de la Genèse dans la Bible, et des éléments comparatifs (obscurité et lumière dans la pensée chinoise : le yin et le yang ; la parole du Christ, « Je suis la lumière du monde » ; ou la lumière comme « métaphore de la sagesse » dans l’hindouisme ; et le nom sacré « Nûr », ou « Nour », dans l’Islam.  …………………………………………………………………………………………………………………

Si on veut aller plus loin dans la compréhension des fêtes et des rites il faut, je trouve, lire les commentateurs, les philosophes, les auteurs de contes, et les poètes. « Seule l’interprétation, m’offrant la liberté d’inventer, me permet d’inventer ma liberté ! », écrit Marc-Alain Ouaknin dans « Lire aux éclats, Eloge de la caresse », 1989, éd. Lieu Commun (p. 77). Et Jean Zacklad « Sous l’un de ses aspects l’hébreu est écrit comme sur un palimpseste », dans « Pour une éthique, Livre 3, « L’Alliance » (p. 15), éd. Textes et travaux, 1985. (Donc la pensée que cette langue, originellement, porte, pourra se lire aussi comme palimpseste à déchiffrer). Il conclut cet ouvrage par un développement sur le lien, ...«l’urgence de l’étude du lien, immersion de l’invisible dans le visible », ce qui peut s’opposer à la « nocivité » des « gens ligaturés dans les choses » (p. 81). Emmanuel Lévinas, lui, commentant un psaume, dans « Cinq nouvelles lectures talmudiques », « Du sacré au saint », 1977, éds de Minuit , évoque le symbolisme de la nuit, comme celui d’une obscurité qui représenterait le « mal » de la « non-communication » (« être absolument  enfermé en soi, au point de ne pas s’apparaître à soi-même », p.36). On peut donc alors penser,aussi, ce symbolisme de la lumière comme le rappel d’une exigence de communication. Ce que Lévinas précise, dans « Ethique et Infini », 1982, éd. Fayard. Parlant du rapport à autrui il dit : « Le visage me demande et m’ordonne » (p.104). Non, dit-il, pour être regardé (car le regard ne serait que « perception »), mais pour un accès qui est « d’emblée éthique » (p89). Ou comment, si on réfléchit au sens de quelques bougies allumées jour après jour sur un chandelier, et si on lit les penseurs du judaïsme, on trouve, en conclusion, de quoi s’interroger sur la notion d’humanisme. Car la flamme de la bougie (ce feu purificateur) éclairera le visage, donc autrui. Non, fait comprendre Lévinas, parlant du regard, mais pas de Hanoucca, non, fait-il comprendre, pour qu’on puisse voir la couleur des yeux ou le grain de la peau (si ce n’était que cela ce serait chosifier l’être) mais pour le reconnaître comme être, justement. Car … « l’homme dont il convient de défendre les droits, c’est d’abord l’autre homme, ce n’est pas initialement moi. Ce n’est pas le concept « homme » qui est à la base de cet humanisme, c’est autrui », « Du sacré au saint » (p.17).

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A LIRE… A VOIR… A ECOUTER, aussi.  (Un texte littéraire, des vidéos (objets, rites, visages et chants…), des images (riche iconographie).

Hanoucca et littérature... Indépendamment des commentaires, je choisis de renvoyer à un texte.  (Hanoucca en Alsace, mémoire d’enfance), extrait du livre de Claude Vigée,   « Un panier de houblon »,  tome 1, éd. J-C Lattès, 1994 : http://judaisme.sdv.fr/perso/vigee/judaisme/hanoucca.htm(Lire aussi cette étude de Francine Kaufmann, pour mieux saisir le contexte de cette page dans un livre qui est, écrit-elle, une « autobiographie des origines », et mieux comprendre ce que peut alors signifier la mémoire d'une fête de l'enfance, pour cet auteur dont le lieu originel a été ravagé par l'histoire - lieu et souvenir du lieu) : http://judaisme.sdv.fr/perso/vigee/litterat/houblon/houblon.htm ). 

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Voir cette reproduction d'une PEINTURE de Chalom Kinor (chandelier),  et écouter la brève COMPOSITION MUSICALE   de C.Kinor et T. Honstetter  (sur la même page): http://www.hassidout.org/page_derniere89.htm

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Regarder (et écouter) les VIDEOS suivantes :

…Hanoucca. Chants, objets rituels, mets, et souhaits en langues…  sur infolive.tv à Jérusalem : http://www.youtube.com/watch?v=RmS3WQtUyU0&playnext=1...

…ALLUMAGE des BOUGIES dans le monde : http://www.youtube.com/watch?v=qD7Xh2NwISc

…Festival of LIGHTS (Chanukah songs)  : http://www.youtube.com/watch?v=-gLQSZPuzII&feature=related  et http://www.youtube.com/watch?v=-FbooXzSiQk + http://www.youtube.com/watch?v=ISTEzSFFFRo&feature=related + http://www.youtube.com/watch?v=ZNkBaDa33iA&feature=related   Etc.

... Un très beau morceau musical, le VIOLON. (Le chandelier apparaît un instant…).  A jewish Odyssey, Dancing on water, Finjan, Shlomo Carlebach, Méditation.

http://www.youtube.com/watch?v=hXg6d0BQxik&NR=1

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ICONOGRAPHIE, IMAGES de google : http://www.google.fr/images?hl=fr&source=imghp&q=hanoucca&btnG=Recherche+d%27images&gbv=2&aq=f&aqi=g1&aql=&oq=&gs_rfai=

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Dialogue interreligieux... 

AJMF http://www.ajmfparis1.com/index.php?option=com_content&am... (Amitié judéo-musulmane de France, antenne de Paris)

AJCF : http://www.ajcf.fr/spip.php?page=sommaire  (Amitié judéo-chrétienne de France)