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16/02/2016

KAMEL DAOUD, voix essentielle, grande conscience. Polémiques destructrices causées par des censeurs...

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Que ce soit dans Le Quotidien d'Oran (cf. illustration), ou que ce soit sur d'autres supports, on lit... pour plus de lucidité, pour un miroir qui nous renvoie des questions souvent douloureuses. Pour plus d'être. Voir ici ses chroniques reprises sur djazairess.com : http://www.djazairess.com/fr/author/Kamel+Daoud

 .

Choquée en lisant dans Le Monde une tribune hostile (agressive, violente, fermée), et attristée en lisant sa réaction, car on y lisait la lassitude de l’auteur devant l’incompréhension malveillante, j’ai posé un commentaire au post publié, m’adressant à lui, comme d’autres internautes, lecteurs. Puis j’ai repris ce commentaire, tel que, en le modifiant à peine, juste en l’adaptant aux destinataires. (mediateur@lemonde.fr et courrier-des-lecteurs@lemonde.fr). Faire passer le message au journal. J’ai précisé que j’en faisais une copie sur mon blog. 

Et c’est ceci : « Tristesse, immense, en lisant la tribune contre Kamel Daoud (sans aucun commentaire du Monde, qui n’aurait pas dû publier cela…). Et tristesse immense en lisant la chronique de Kamel Daoud, où la lassitude est telle devant toutes ces attaques que celui qui a été primé meilleur journaliste (mais est aussi la cible d’une menace de mort)  serait prêt à tout arrêter. On a tous besoin de grandes consciences. Et il en est une, majeure. Il est un des grands esprits algériens, qui fait honneur à la fois à ce pays, à la francophonie, et à l'humanité libre de penser. Ceux qui ont signé cette abjecte tribune (qui se disent intellectuels, affichant leurs titres, mais qui apparemment ne savent pas lire puisqu'ils n'ont rien compris) sont les complices objectifs des intégristes. (Et le Monde avec eux, en leu donnant cet espace). C’est grave d’'avoir accepté de publier cette infamie signée à plusieurs. Nous sommes dans une période où les aveugles et les complaisants règnent. Nous devons tous nous dresser, chacun comme il le peut, contre l'obscurantisme (et tous ses visages) : écrivains, blogueurs, poètes, artistes. En signant. ll y a bien plus de gens qui le lisent et le soutiennent que de gens comme ces auteurs d'une lâche tribune, ces infirmes de la pensée. Ils ont fait une faute grave. "Toute l'eau de la mer ne suffirait pas à laver une tâche de sang intellectuelle" a écrit Lautréamont. La leur ne sera lavée par rien, sauf par l'aveu de leur ignorance et de leur faillite idéologique. Et celle du Monde? »

….

Donc, je reprends ici les textes de Kamel Daoud. Et deux réactions (de deux femmes) qui s’opposent aux censeurs « bien-pensants »… 

La chronique de Kamel Daoud, suite aux attaques ignobles (tribune parue dans Le Monde, après la sienne, et déformant le sens de ce qu’il disait). « Lettre à un ami étranger » : http://www.lequotidien-oran.com/?news=5224963  

CITATION : « J'ai longtemps écrit avec le même esprit qui ne s'encombre pas des avis d'autrui quand ils sont dominants. Cela m'a donné une liberté de ton, un style peut-être mais aussi une liberté qui était insolence et irresponsabilité ou audace. Ou même naïveté. Certains aimaient cela, d'autres ne pouvaient l'accepter. J'ai taquiné les radicalités et j'ai essayé de défendre ma liberté face aux clichés dont j'avais horreur. J'ai essayé aussi de penser. Par l'article de presse ou la littérature. Pas seulement parce que je voulais réussir mais aussi parce que j'avais la terreur de vivre une vie sans sens. Le journalisme en Algérie, durant les années dures, m'avait assuré de vivre la métaphore de l'écrit, le mythe de l'expérience. J'ai donc écrit souvent, trop, avec fureur, colère et amusement. J'ai dit ce que je pensais du sort de la femme dans mon pays, de la liberté, de la religion et d'autres grandes questions qui peuvent nous mener à la conscience ou à l'abdication et l'intégrisme. Selon nos buts dans la vie. /  Sauf qu'aujourd'hui, avec le succès médiatique, j'ai fini par comprendre deux ou trois choses. / D'abord que nous vivons désormais une époque de sommations. » Suite sur la page du journal…

La chronique précédente qui a déclenché les foudres des censeurs autosatisfaits. Kamel Daoud montrait le double jeu de renvois fantasmatiques, pour démonter les pièges idéologiques, tout en affrontant les questions, refusant le déni de réalité  (des uns) et les projections racistes (des autres). « Cologne, lieu de fantasmes », Le Monde, 31-01-16  http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-li... 

Il a publié aussi une réflexion sur la sexualité et le rapport aux femmes, NYTimes, 14-02-16, « La misère sexuelle du monde arabe ». (Refuser les tabous, regarder en face les situations, causes et conséquences). Texte en français : http://www.nytimes.com/2016/02/14/opinion/sunday/la-miser... 

Un autre texte de Kamel Daoud me semble important, dans ce débat. Car c’est bien la question du sujet de la conscience qui est en jeu ici. On veut enfermer l’auteur dans des silences exigés par le « nous », la communauté, l’appartenance figée, et lui interdire la pensée du « je ». (Alors que, comme l’inscrit la blogueuse en exergue, nous sommes pluriels, et que comme l’analysent Amin Maalouf et Amartya Sen dans leurs livres, nos identités ramenées à des singularités obligatoires sont des prisons.)

Ce texte est celui-ci : http://www.lequotidien-oran.com/?news=5224664 (Citations : « Le crime est celui d'avoir donné de l'encre à la voix ou d'avoir écrit ce que chacun dit. Le crime est la dénonciation de l'entre-nous, la transgression du murmure clandestin de sa propre culture. Le crime est la voix et le porte-voix. /  Et cela vous use. /Sous l'inquisition d'un Occident en pleine errance d'âme, qui essaye de trouver en vous le chamane de ses angoisses, le témoin de ses convictions peureuses et la preuve de ses théories sur l'Autre. / Sous l'inquisition des siens qui vous lapident pour votre singularité, ne comprennent pas le ‘je’  dans l'étable du ‘nous’ dominant, ne s'expliquent pas votre vision sauf sous l'angle de l'alimentaire, ne peuvent voir plus loin que la théorie du complot et la salive de l'âge d'or mort et enterré. / Piégé, sommé, obligé, repoussé, brûlé, incompris et soupçonné ou trop coloré et aromatisé comme un exotisme trop convenant. / Texte tarifé ou sommation du groupe. » (…) « C'est alors que l'épuisement guette la clairvoyance. ».

Et j'ajoute ce lien, sa réflexion sur les fascismes, entretien, dans Le Devoir  http://www.ledevoir.com/culture/livres/456378/tous-les-fa... 

...

La chronique sur Cologne a donc déclenché l’hostilité de gens se déclarant anthropologues, historiens, sociologues (cela ne donne pas une bonne idée de ce que peuvent être ces sciences humaines dans les mains de tels signataires…). Leur texte : http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/11/les-fantas... (MISE à JOUR, 23-02-16. Mais QUI sont-ils vraiment? Lire cette note qui révèle la véritable identité idéologique des signataires en question. "Dis-moi d'où tu écris" : http://sicsic.blog.lemonde.fr/2016/02/13/dis-moi-dou-tu-e... ...Et celle-ci : http://www.huffingtonpost.fr/serenade-chafik/kamel-daoud-... Citation : « Je me suis interrogée sur l'identité des signataires, et en consultant les profils de chacun, il a été aisé de constater qu'ils partageaient presque tous la même préoccupation. La plupart d'entre eux ont des publications qui les placent dans le courant racialiste qui dénonce la politique "postcoloniale" de l’Occident. ») 

Voici une réaction à cette tribune hostile à Kamel Daoud. Par une juriste, Soraya Addi, qui insiste aussi sur le ridicule d’un chroniqueur condescendant qui s’exprime dans Algérie-Focus, pour défendre, en fait, la loi du silence et critiquer Kamel Daoud). Nouvel Obs, LePlus: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1482058-kamel-da...  (CITATION / « Que l'on soit d'accord ou non avec les articles "Cologne : lieu de fantasmes" et "La misère sexuelle du monde arabe", on ne peut nier que Kamel Daoud a permis, dans un éclat international, d'ouvrir le débat sur un sujet enfermé dans un silence de plomb et qui ne pouvait être abordé qu'à l’extérieur du monde musulman mais qui, grâce à sa traduction en arabe par le "New York Times", atteindra le premier public concerné. Car il est nécessaire que les sociétés musulmanes modérées prennent conscience du profond malaise que génère le tabou du sexe afin de combattre les clichés dévastateurs propagés par les islamistes. Et ni la peur de l’islamophobie occidentale, ni la honte du regard extérieur posé sur les souffrances du monde arabe ne devraient être des obstacles à ce combat. ») 

Une autre réaction, une femme encore, une blogueuse qui met en exergue de son blog ses identités plurielles : « La dangereuse guerre du silence faite à Kamel Daoud sur la terre de la liberté d’expression » : https://journaldunebougnouleeclairee.wordpress.com/2016/0...  (CITATIONS :  « Chers Mesdames et Messieurs les anthropologues, historiens et sociologues bien-pensants, permettez-moi tout d’abord de vous dire que vous avez tort. En tant que femme, musulmane, française de naissance, algérienne ayant vécu une décennie en Algérie, permettez-moi de vous dire que vous avez tort. L’islamophobie que vous devriez combattre n’est pas celle de Kamel Daoud mais la vôtre. En effet dans son premier texte, comme dans le second publié par le New York Times « The sexual misery of the Arab World », M. Daoud ne blâme pas l’Islam pour le rapport malsain des musulmans au sexe, mais l’Islamisme. Or dans votre lecture hâtive vous avez fini par assimiler ces deux très différentes notions, et c’est cela l’Islamophobie. » (…) « La France est un pays qui n’aime pas les tabous, et pourtant ici comme ailleurs, il y a culturellement des choses qui se ne disent pas. Or dire que le monde musulman a un rapport malsain au sexe n’a rien de choquant, certaines femmes sont cachées sous des draps sombres, il n’y a pas de preuve plus criante que cela. C’est un appel nécessaire qui aspire à un changement aujourd’hui vital. »)

 

06/02/2016

LAÏCITÉ... sans adjectifs, mais en débat.

Débat houleux, ces derniers temps. Et faits inquiétants, parallèlement.

Cela rend nécessaire le retour sur des articles récents (polémiques, heurts, malentendus ou hypocrisies) et sur des textes récents et plus anciens, qui donnent des outils pour la  réflexion.

Le débat oppose la ligne de Jean Glavany, par exemple, d’un côté, et de Jean-Louis Bianco (qui, en arrivant à la direction de L’Observatoire de la laïcité, disait qu’il n’y avait pas en France de problème de laïcité…). Le Parisien publiait le 23-01-16 un entretien avec chacun d’eux. On pourra lire l’introduction, qui résume un peu la problématique : http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/la-laicite-e... ((Jean Glavany rappelait cette déclaration de JL Bianco, en réfutant sa véracité, et refusait aussi le fait qu’on ajoute à la notion de laïcité des adjectifs qui la réduisent. « A chaque fois que l’on accole un adjectif au mot de « laïcité » c’est que, en fait, on la combat. » (…) « Je ne connais pas plus de laïcité pure et dure que de laïcité impure et molle. Je connais la laïcité tout court. Ceux qui se disent laïques et qui stigmatisent une religion, quelle qu’elle soit, ne sont pas des laïques. C’est tout. La laïcité n’est pas antireligieuse : elle a fait la paix avec les religions et combat les intégrismes. »—-  Jean-Louis Bianco, lui, réfutait les critiques qu’on adresse à l’Observatoire de la laïcité, considérant qu’il manifeste un recul de l’exigence laïque et des complaisances devant les dérives intégristes. Il rappelait, pour répondre à cela, l’arsenal juridique et les publications de l’Observatoire… Mais s’il reconnaissait des tensions dans les hôpitaux il ne mentionnait pas les faits dérangeants signalés par des travailleurs (cf., à la RATP, des chauffeurs refusant de s’asseoir sur un siège occupé précédemment par une femme, ou, ailleurs, des hommes refusant de serrer les mains d’une femme… comme on l’a vu récemment avec le comportement d’un responsable associatif - de BarakaCity - dans une émission de télévision). Il disait trouver la polémique sur le mot ‘islamophobie’ inutile (sans préciser dans quel sens : car on peut considérer le concept nécessaire pour dénoncer paroles ou faits contre les musulmans en général, ou y voir au contraire une manière de refuser toute critique rationnelle de l’islam, comme on peut faire une critique rationnelle de toute religion ou croyance, même athée…). Il notait que « Certains, notamment à l’extrême droite, instrumentalisent le principe de laïcité pour en faire une arme antimusulmans. » 

Les raisons du malaise des laïques au sujet de l’Observatoire de la laïcité sont analysées dans la tribune de Caroline Fourest dans Le Monde du 21-01-16 (lecture partielle en ligne). Gêne, est-il rappelé, quand on voit des signataires s’associer - dans un appel d’union - au rappeur Médine qui chante « crucifions les laïcards » (les laïcards étant les laïques pour les intégristes). Malaise, aussi, quand on voit Nicolas Cadène, le numéro 2 de l’Observatoire, participer à la campagne du CCIF contre Elisabeth Badinter - qui n’a jamais fait l’apologie de la haine des musulmans, elle qui a toute sa vie lutté contre tout racisme, mais qui a simplement dit qu’il fallait être capable de défendre la laïcité « sans avoir peur d’être traité d’islamophobe »… ce qui est très différent : cela signifie qu’il ne faut pas tomber dans le piège de ceux qui voient de l’islamophobie partout, dès qu’on refuse l’intégrisme ou les dérives idéologiques au nom de la religion. Lien :  http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/21/pourquoi-j... 

Marianne (que JL Bianco n’apprécie pas) a rappelé le contenu de ces attaques déformant la parole d’Elisabeth Badinter http://www.marianne.net/elisabeth-badinter-mauvaise-consc...

Dans cet entretien de PhiloMag avec Elisabeth Badinter, la question du rapport au féminin est abordée d’abord, son itinéraire intellectuel, des thèses diverses, puis vient la question sur la laïcité et l’entretien développe alors des thèmes qui lui sont associés (« Il y a une terrible pression du fanatisme dans nombre de banlieues. Je m’y rends régulièrement. ») : « Elisabeth Badinter : ‘Résister à la pression du fanatisme’ » :  http://www.philomag.com/les-idees/entretiens/elisabeth-ba...

Le conflit sur la laïcitéPrécisions au sujet d’une pétition (JL Bianco), ProChoixhttp://www.prochoix.org/wordpress/?p=758

Du côté du judaïsme, voici une parole de sagesse, paisible et claire : Delphine Horvilleur, rabbin libéral, sur religion et laïcité (kippa etc.) : http://www.cclj.be/node/8971

Dans une revue d’anthropologie algérienne on trouve cette réflexion, par Mohammad Abid Al-Jâbirî (ample) sur la notion de laïcité en relation avec la pensée en islam. (Mais elle ne concerne que les pays musulmans, ne peut s’appliquer à notre société et à nos structures - cependant c’est éclairant sur le rapport au terme 'laïcité', en fonction des réalités liées à l’islam qui n’a pas d’Eglise à séparer de l’Etat, mais des autorités religieuses qui interfèrent sur les droits sociaux et la pensée…) : http://insaniyat.revues.org/7974 

Plus adapté à notre réalité est cette tribune parue fin 2014 mais toujours valable. Défense argumentée de la laïcité par un penseur de culture musulmane, Al Quds Al-Arabi http://www.courrierinternational.com/article/2014/11/13/l... (Alors que j’ai vu une tribune parue sur Saphirnews - et dont je n’ai aucune envie de mettre le lien, pas de pub pour ça ici - d’un universitaire non musulman, qui relie laïcité et ‘islamophobie’, comme si la laïcité était une arme de haine. D’un côté des musulmans laïques - mais qui peuvent être croyants - et d’un autre des ennemis de la laïcité, par pure complaisance, ou ce qu’on appelle « idiots utiles de l’islamisme ». Car il ne faut pas confondre musulmans et islamistes, que ces esprits hostiles à la laïcité confondent, eux, croyant défendre les musulmans dans leur ensemble en défendant les intégristes, et en calquant sur eux leur refus de la laïcité.)

A lire aussi cet entretien avec un imam de banlieue, Mohamed Bajrafil (à Ivry-sur-Seine) originaire des Comores, Le Monde des Religions - dont une question pose problème par l’emploi du mot « laïcards » sans que soit fait un quelconque lien avec des positions extrêmes de laïques (athées militants?). Mais les réponses de l’imam sont éclairantes et assez nuancées : http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/mohamed-bajra... 

Judaïsme et laïcité. Etude de Gérard Fellous (intègre des éléments historiques, une analyse des faits sociaux et religieux), 2014 : http://gerardfellous.com/la-laicite-francaise-lattachemen... 

Trois conceptions juives de la laïcité. Entretiens qui datent de 2003, mais sont fort intéressants et restent très actuels : Philippe Haddad, rabbin (qui met l’accent sur l’acceptation du pacte républicain, mais associe laïcité et rupture avec la croyance - ce qui n’est pas la réalité de tous les laïques, certains étant incroyants d’autres pouvant même être des mystiques, mais c’est sa perception…)—— Philippe Lazar, Président du Cercle Gaston-Crémieux (qui se réfère à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, mais élargit cela à une évolution vers une culture diasporique où la culture de tous enrichit chacun, où l’appartenance culturelle ne s’oppose pas au respect laïc de la diversité partagée). Et David Susskind, cofondateur du Centre communautaire laïc  juif de Bruxelles (La réalité de la guerre et de la Shoah a modifié son regard sur la foi, mais donné une autre dimension au fait d’être Juif. Maintenir la culture et l’étude des textes, reconnaître la judéité en celui qui se considère Juif, même s’il est incroyant. Transmission d’une culture et d’un humanisme nourri des textes du judaïsme. Au-delà du religieux.) : http://www.claudefaber.net/presse/juif-laic.html 

Un dialogue sur christianisme, islam et laïcité, Abdennour Bidar et Fabrice Hadjadj (tout n’est pas lisible mais le début, avec des remarques à retenir, et suivent des liens vers des articles complémentaires), Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/05/31003-20150... 

Le protestantisme a vu dans les lois laïques une chance de liberté, pas une menace. texte de Janine Kohler, qui fait une synthèse claire, 1989. A lire avec la pensée des faits actuels… Mise en valeur de la notion de liberté de conscience. (… « Les idées laïques rencontraient les valeurs protestantes, notamment en ce qui concerne l'importance donnée à l'individu, à sa liberté de conscience, à son esprit critique. Pour la laïcité, comme pour le protestantisme, le but de l'éducation est de former un individu autonome, capable de faire seul ses choix et d'exercer sa raison. » (…) « Nous vivons une laïcité qui n'est pas un obstacle à la spiritualité. Nous croyons que la religion peut être facteur d'identité, sans être instrument de guerre ou d'agressivité. Seul l'appauvrissement culturel favorise l'intolérance. La laïcité nous apparaît comme un gage de démocratie. Pour les protestants cette notion reste liée à l'histoire de leurs libertés. Elle affirme que chacun, quelle que soit son origine sociale, ethnique, spirituelle, a sa place dans la communauté des hommes. » : http://www.protestants.org/?id=2027

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Mise à jour, quelques heures après, et quelques articles lus depuis… Communautarisme contre toute ‘parole dissidente’ (article du Monde) et contre les valeurs laïques…

Amine El Khatmi a subi un lynchage virtuel pour avoir affirmé une exigence républicaine, en musulman croyant et pratiquant, élu PS, qui avait été choqué, en regardant une émission, par l’agressivité grossière d’une femme ‘au discours communautarisme militant’ (Le Monde)...

Le Figaro présente les faits, les relie, donne des liens complémentaires  http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/29/31003-20160... 

Le Monde fait, au sujet d'Amine El Khatmi, une analyse approfondie du phénomène des réseaux ciblant des personnes dans l’univers de Twitter ou Facebook. (Tout n’est pas lisible, dommage car les lenteurs du PS - qui ne réagit que tard et peu - sont présentées  précisément, ce qui montre bien cette difficulté idéologique du PS à penser la laïcité, et cette frilosité inquiétante d’un parti à s’interroger sur le lien entre le religieux et le politique) : http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/02/06/le-col... 

Marianne le soutient : http://www.marianne.net/amine-el-khatmi-resistant-laicite... 

 Gilles Clavreul, attaques contre lui, aussi, et regard, ici, sur ses positions réelles, Le Figaro  http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/12/17/31003-20151... 

Il faudra lire le livre de Jean Birnbaum, « Un silence religieux. La gauche face au djihadisme » (Seuil). Car l’intégrisme fait le lit du djihadisme et ceux qui l’affrontent, musulmans critiques principalement, sont sacrifiés sur l’autel de la complaisance lâche. Ce qui libère un espace d'expression (de propagande) tant pour les fondamentalistes que pour l'extrême droite, son instrumentalisation mensongère de la laïcité.

Un exemple de difficulté (choix faits en fonction d'une conception "ouverte" de la laïcité, avec adjectif donc)... Accommodements problématiques et flou (de l’ODL, Observatoire de la laïcité ) sur la notion de  prosélytisme : où commence-t-il, ou pas?  http://www.ufal.org/laicite/laicite-a-lhopital-public-de-...

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RESSOURCES pour la LAÏCITÉ. SITES associatifs, BLOGS...et leurs liens (+ livres, dossiers, revues, textes, bibliographie, citation...).

CLR. Comité Laïcité République (avec, notamment, une bonne revue de presse bien actualisée) : http://www.laicite-republique.org/#&panel1-2 

LaïcArt.orghttp://laicart.org 

Obs. islam radical. IKHWANhttp://www.ikhwan.whoswho 

UFALhttp://www.ufal.org 

ProChoix. Veille/intégrismes : http://www.prochoix.org/wordpress/

FCI. Femmes contre les intégrismeshttp://www.fci-asso.org

CCLJ. Juifs laïques : http://www.cclj.be 

RAJEL. Judaïsme laïquehttp://www.rajel.eu 

Daniel Horowitz, « La Laïcité à la juive » https://blogs.mediapart.fr/daniel-horowitz/blog/150612/la... 

ISLAM laïque, blog : http://islamlaique.canalblog.com 

IQBAL. Pensée critique/créatrice en islamhttp://iqbal.hypotheses.org 

NSAE. Chrétiens laïques, réseau : http://nsae.fr 

BLOG (laïcité, protestantisme évangélique). Sébastien Fath http://www.laicite-republique.org/#&panel1-2 

Regard protestant sur la laïcité. Oratoire du Louvre http://blog.oratoiredulouvre.fr/2014/06/un-regard-protest...

Réponse à un message hostile, sur l’islam laïque. Par Michel Hilal Renard (et réfs. livres)  http://islamlaique.canalblog.com/archives/2014/07/03/3019...

Juifs, Français, Laïcs. Analysehttp://www.revues-plurielles.org/_uploads/pdf/9_6_7.pdf

Voir aussi les BLOGS de Leïla Babès, Jacques Benillouche, Caroline Fourest, Mohamed Louizi (2 blogs), Nadia Geerts, Daniel Horowitz… Etc. Pour diverses notes. Et des sites personnels, comme celui de Chahla Chafiq (ses livres, articles, interventions), ou les billets de Sérénade Chafik, sur HuffingtonPost... (LISTE "Laïcité", marge droite).

Et consulter le site de Religions pour la paix (voir les conférences prévues, l’appel 2014 des 110, signable au-delà, et les éditoriaux de Ghaleb Bencheikh). Options de dialogue, dans le sens d’une citoyenneté laïque : http://www.religionspourlapaix.org

Cahiers de l'islam, REVUE. Philo/religion http://www.lescahiersdelislam.fr 

Revue ÉTUDES. DOSSIER LAÏCITÉhttps://www.revue-etudes.com/archive/report/index.php?cod...

DOSSIER de l’Agora :http://agora.qc.ca/dossiers/Laicite

PHILO MAG. DOSSIER. Contre le fanatisme (doute et raison…) http://www.philomag.com/les-idees/dossiers/guide-dautodef...

PHILO. Point de vue d'un philosophe égyptien, Mourad Wahba. "Pas de démocratie sans laïcité"  http://www.memri.fr/2016/02/12/le-philosophe-egyptien-mou... 

Presse :FRÈRES musulmans et BELGIQUE otage : http://laicite-revue-de-presse.fr/?p=4176  ET... VOILEhttp://laicite-revue-de-presse.fr/?p=7130

Laïcité. Fondements juridiques  http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000095-l...

Manifeste (« Pour une spiritualité laïque et universelle ») : http://www.unisson06.org/manifeste_unisson.htm

CITATION : « La laïcité constitue le cadre qui rend possible la manifestation de la diversité sans morcellement communautariste de l'espace civique, préservé à la fois comme fondement de paix et comme horizon d’universalité. » Henri Pena-Ruiz, phrase en exergue sur le site unisson06.org (Spiritualité laïque).

Fractures, deux conceptions de la laïcité. « Pour le sociologue Philippe d'Iribarne, la notion de «laïcité ouverte» est spécieuse et équivaut à une démission de l'État face aux islamistes. » : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/02/08/31003-20160... 

ENTRETIEN.Rachid Ahrab. « Laïcité, islam, intégration... On est dans la dictature de l’urgence » http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160126.OBS3425/l... 

ENTRETIEN. Sérénade Chafik. « Femmes et islam. A qui appartient le corps des femmes?» http://yaelmellul.livehost.fr/2015/12/23/femmes-et-islam-...

LIVRE. La marque du sacré, JP Dupuy : http://www.carnetsnord.fr/titre/la-marque-du-sacre 

LIVRE. Dialogue, trois regards (dont place des religions dans Etat laïc), « Les Enfants d’Abraham » http://www.fraternite-dabraham.com/les-enfants-dabraham-u...

LIVRE. « En finir avec la tolérance? Différences religieuses et rêve andalou », d’Adrien Candiard, éd. PUF, 2014. Excellente recension, par Bertrand Wallon, sur ‘Chrétiens de la Méditerranée’ : http://bit.ly/1VZhF6f  

LIVRE. Islam et laïcité : http://www.memoire-mediterranee.com/index.php?p=phom&...

LIVRE. « Femmes sous le voile face à la loi islamique », de Chahla Chafiq et Farhad Khosrokhavar, éd. Le Félin, 1995 : http://bit.ly/1oYQ7De 

LIVRE, synthèse… « Je ne suis pas Diam’s », de Fawzia Zouari , éd. Stock, sept. 2015 : http://www.editions-stock.fr/je-ne-suis-pas-diams-9782234... 

TEXTE, Jean Jaurès, « La laïcité par légitime défense » : http://www.jaures.eu/ressources/de_jaures/la-laicite-par-...  (Voir aussi à TEXTES et DOCS, liste "Laïcité", marge droite)

BIBLIOGRAPHIE (ample) : http://www.cairn.info/histoire-de-la-laicite-en-france--9... 

TEXTES de référence et vocabulaire : http://www.institut-jacquescartier.fr/2010/10/la-laicite-...   ET… http://abo.marianne.net/hors-series/hs-les-textes-laicite...

Et…documents, ODL.gouv : http://www.gouvernement.fr/documents-de-l-observatoire-de...

31/01/2016

"CHOCOLAT", être et film. Sagesses d'Omar SY...

FILM CHOCO.jpgA la journaliste Fatou Biramah critiquant le film sur Africa n°1 (elle refusait cette image de Noirs clowns, Africains clowns : « On en a marre d’être des clowns »), Omar Sy répond : « Je ne me laisserai pas emprisonner par ce genre de discours. Etre artiste c’est être libre. Chocolat se perd quand il perd sa liberté. Je suis un comique et j’en suis fier. Je n’ai pas à me demander si j’ai le droit d’incarner tel personnage parce qu’ « on » en a marre d’être ceci ou cela. Pour moi, il n’y a pas de « on », il y a « je ». Je pense que c’est le « on » qui fait que la France est dans cette situation particulière. Il faut qu’on arrête de penser à nos modèles en terme de couleur ou de religion, sinon on fait le jeu des deux extrêmes qui tuent notre pays. Nous sommes des Français. Dans les modèles que j’avais dans mon enfance il n’y a pas que des Noirs, et heureusement, sinon je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui. Il faut qu’on arrête avec ça. Aujourd’hui, pour modèles, nos jeunes n’ont le choix  qu’entre les footballeurs, Omar Sy ou Teddy Riner. Pourquoi pas Jean Dujardin? Dans mon salon j’ai une photo de Belmondo qui est un modèle pour moi. » 

Omar Sy explique dans le JDD qu’il a changé de registre (gravité du sujet et rôle du corps autre) avec le désir de réhabiliter la mémoire de Chocolat, qui connut la célébrité puis fut oublié, sauf par son biographe (et sauf, maintenant, par le metteur en scène et les acteurs, puis les spectateurs du film - qui sort le 3 février). L’esclavage, le racisme, un destin d’artiste, une vie personnelle : beaucoup d’éléments se mêlent. 

Ce qui est particulièrement intéressant, pour moi, dans la démarche de l’acteur, c’est ce qu’il dit (ci-dessus) pour répondre à une critique. Et répondant ainsi personnellement, il va bien au-delà, car il touche le coeur des problèmes de l’actualité. Ce « on » dans lequel tous s’enferment, qui dilue le « je » de la conscience, du sujet libre, dans un clan idéologique, identitaire (religieux ou ethnique), sans recul. Heurts communautaires, tentations intégristes… Pour se libérer de ces entraves il faut échapper aux pressions du « on ». La critique d’Africa n°1 affrontait le sujet du « je » d’Omar Sy en l'opposant au « on » d’appartenance : « les » Noirs, « les » Africains, refusant le sujet qui pourtant parle d’un être qui fut. Omar Sy répond avec l’affirmation de son choix personnel, juste le sien, en conscience libre. Leçon qui est à entendre par tous. Englués dans nos appartenances rendues plus singulières qu’elles ne le sont, dans nos identités dont on ne veut pas voir la réalité plurielle (englués y compris par les regards hostiles, l’ostracisme, les préjugés des uns sur les autres) nous sommes piégés émotionnellement. Solution? Pas facile, mais nécessaire. Courage de déplaire dans ce qu’on affirme. Courage d’assumer des contradictions.

Omar Sy incarne Chocolat dans le film de Roschdy Zem, Le Point, 30-01-2016 : http://www.lepoint.fr/cinema/omar-sy-chocolat-c-est-moi-3... (Citation : « Si Chocolat est drôle dans ses numéros, le destin tragique de cet amuseur qui se rêve en comédien shakespearien, victime du racisme de son époque, entraîne aussi Omar Sy dans une dimension de jeu beaucoup plus grave. »)

Fiche Allo Ciné (synopsis, entretiens, bande-annonce) : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=217656.html  

Le clown Chocolat (1868-1917), aux divers noms et au destin entre tragédie et succès, succès et échecs (échapper au ‘comique’ ne lui fut pas possible). Nouvel Obs : http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20160129.OBS3620/... 

Le film romance l’histoire, l’aménage (dit Jeune Afrique). Pour la rendre plus vraie encore, pour rendre un son juste et faire comprendre les réalités de cette vie et de ce temps, certainement. Mais pour savoir vraiment ce qui est authentique il faudra lire la biographie de Gérard Noiriel, qui fait le récit de cette vie et qui a servi de support à l’acteur pour saisir les vérités de Rafaël Padilla, dit Chocolat :  http://www.jeuneafrique.com/298126/culture/cinema-ce-qui-... 

Sur le livre. Entretien avec Gérard Noiriel (et la question de l’identité : « Nous sommes tous le produit de multiples critères identitaires qui fonctionnent le plus souvent comme des identités latentes. »). Libération : http://next.liberation.fr/livres/2016/01/06/gerard-noirie... 

Le livre de Gérard Noiriel : "Chocolat. La véritable histoire d'un homme sans nom", éd. Bayard (602p.) 

22/01/2016

Papusza, poétesse tzigane. Citation, et lien vers un texte et une présentation...

Poème de Bronislawa Wajs (1908-1987), appelée Papusza, poétesse tzigane. Texte écrit pendant le génocide nazi. Présentation (note du site) à partir de la communication de Jean-Yves Potel en 2011 (colloque, 2011).

CITATION

« Mais terre, tu es en larmes !

criblée par la douleur.

Mais terre, ton rêve pleure ! »

LIENhttps://peuplenature.wordpress.com/2015/06/09/36/

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Voir aussi : Etudes tsiganes  http://www.etudestsiganes.asso.fr/numero/vol48-49.html 

Dépêches tsiganes (sur revue et film)  http://www.depechestsiganes.fr/un-film-et-une-revue-consa... 

Emission, France Culturehttp://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-papusz...

20/01/2016

Deux fois le féminin pour interroger le rapport au religieux et à la société...

Les communautés qui affrontent le plus d’hostilité actuellement sont les Juifs et les Musulmans, en France. L’antisémitisme a des effets plus dramatiques car il entraîne l’adhésion à des idéologies meurtrières, mais les agressions contre les musulmans ont triplé, d'après les dernières statistiques. Cependant, malgré cela, les actes antisémites sont deux fois plus nombreux, 806 dénombrés en 2015, pour 400 actes antimusulmans (actes dont le nombre est contesté par certains* quand des associations spécifiques intègrent à cela des réactions à des pratiques discutables ou à des discours de haine : expulsions d'imams qui se mettent hors la loi). Les uns et les autres subissent des stigmatisations d’une sorte ou d’une autre. Cela interroge le rapport des individus à l’idéologie, et à la religion, quand elle devient soit le prétexte à se faire haïr ou tuer soit le prétexte pour haïr et tuer. Poser les bonnes questions et trouver des éléments de réponse, cela dépasse de loin le seul débat intellectuel mais devient une question de survie. « Sauver » est le terme qu’utilisent les mères de la Brigade des mères. Résoudre les conflits, y compris celui qui oppose Israéliens et Palestiniens et entraîne souffrances et morts, c’est un des thèmes de la réflexion de Delphine Horvilleur, qui rappelle l’assassinat de Yitzhak Rabin.

* (cf. une tribune d'Eric Conan, dans Marianne du 15 au 21 janvier, qui traite de la laïcité et de la polémique déclenchée par un interview d'Elisabeth Badinter, qui posait la question de la nécessité de pouvoir critiquer toutes les religions, islam compris - alors que le mot "islamophobie" est souvent utilisé pour faire barrage à tout questionnement...)

Voilà ce qu’écrivent en tête de leur site des femmes musulmanes, antiracistes, et désireuses de sortir des pièges de la victimisation ou de la radicalisation : « Nous sommes toutes Mères et françaises. Nous allons lancer des ponts de la connaissance entre les banlieues et les centres villes, entre Paris et Sevran, et créer l’Ecole de la République des Mères. Nous voulons que les lois de la République soient appliquées pour sauver les Mères et les enfants. Nous sommes contre la Radicalisation, l’Islamophobie, L’Antisémitisme, la Victimisation, le clientélisme. C’est terminé. » Nadia Remadna : http://www.brigadedesmeres.org ((Pour ma part je préfère parler de haine des musulmans, ce qui rejoint une forme de racisme, que d'islamophobie, ce terme d' "islamophobie" restant controversé car au spectre trop large et à la définition floue : qu'entend-on vraiment par cela? Si c'est le questionnement de l'idéologie associée à une certaine vision de la religion, ce questionnement est légitime et nécessaire. Si c'est le refus d'accepter la foi des croyants, et par extension ces croyants, c'est problématique. Dans quel cadre peut-on faire entrer la critique de l'islam radical, politique? Dans quel cadre peut-on faire entrer un regard critique sur le fondamentalisme? L'antisémitisme, par exemple, ne recouvre pas la critique qu'on peut faire des postures intégristes de certains courants juifs (et que les Juifs laïques font eux-mêmes) : il recouvre clairement la haine des Juifs en tant que Juifs. La Brigade des mères entend certainement par islamophobe la haine des musulmans en tant que tels...))

Delphine Horvilleur, elle, rabbin libéral, parle du féminin, du « va-et-vient entre le texte et l’humain », qui est central dans la pratique religieuse, et elle évoque les positions conservatrices, en France, des instances religieuses (et des mentalités) en général. Elle invite ainsi à un questionnement intime et social, en relation avec l’actualité et la résolution des conflits. Car « l’altérité est au coeur du conflit ». Elle nomme le fondamentalisme (présent dans toutes les religions : on l'a vu lors des débats sur le mariage pour tous...) qui est une fermeture qui fige tout, pensée et langage, codifie les comportements (en utilisant notamment la notion de pudeur pour dominer la femme), empêche la liberté : http://www.telerama.fr/idees/le-rabbin-delphine-horvilleu...

10/01/2016

EXIL...62. Théâtre. "Dis-leur que la vérité est belle"

THEATRE.jpgRetour sur une pièce présentée en… 2010. Mais j’ai revu récemment un extrait (vidéo), et trouvé une connexion à faire, dans un dialogue, entre la violence qu’on affronte, ou qu’on n’affronte pas, et les formes de violence (terrorisme, mort et peur, et arrachement violent à son pays, exil). Aussi, la mort - encore - mais de ceux qui disparaissent… normalement, mais, par leur mort, suppriment la parole possible, qui expliquerait, pourrait expliquer peut-être enfin, ce qui a été vécu ensemble de violence affrontée (terrorisme, exil(s), ostracisme, etc.). Le silence ne peut plus se combler. Et le silence a été une réponse au traumatisme...

Les expériences passées différentes aident à penser le présent. (A rêver le futur?).

Vidéo, un extrait, avec un commentaire intéressant sur cette page  https://vimeo.com/51442056 

Note sur la pièce de Jacques Hadjaje (un résumé, d’Alger 1955 à Créteil aujourd’hui) : http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Dis-leur-q... 

Intéressante critique d’Elise Noiraud (élogieuse : tant pour le texte que pour le jeu des comédiens et la mise en scène de Jacques Hadjaje), Les trois coups. CITATION : « Oui, un travail d’orfèvre, pour un petit bijou. Une grande épopée de l’intime, où chaque élément compte, où chaque respiration est essentielle. Et de ce sens de l’infiniment petit naît celui de l’infiniment grand, avec une sensation de tragédie sourde qui parcourt tout le spectacle. Cette tension, génialement amenée sur scène par la direction de Jacques Hadjaje, c’est bien celle de la tragédie, celle qui fait advenir sous nos yeux l’inéluctable, sans échappatoire ni aire de repos. » : http://www.lestroiscoups.com/article-dis-leur-que-la-veri... 

19/12/2015

CITATIONS et... TITRES. Lecture... Lecture... Lecture... (pour soi, ou pour offrir...)

« Je crois que je devine pourquoi on écrit les vrais livres. Pas pour se rendre célèbre, mais pour mieux se rendre invisible, tout en réclamant à manger le vrai noyau du monde. »

Kamel Daoud, « Meursault, contre-enquête »

Donc, des livres écrits pour se rendre invisible (que les auteurs le sachent ou pas), des livres pour pénétrer le sens enfoui du réel… (le sachant). Des livres sur mon chemin, en phase avec ce chemin…


GESTE.jpg
POÉSIE. « Le moindre geste », de Michel Bourçon, éd. pré#carré / Hervé Bougel, décembre 2015. Citations : « peut-être que la direction à prendre n’est ni en soi / ni au dehors, que le panneau indicateur se trouve / planté dans la divergence. » (…) « entre soi et les choses / quelque chose / qui ne rejoint rien » Page éditeur : http://precarrediteur.fr/?page_id=1529 

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ATTESTE.jpgPOÉSIE. (Et publication Jeunesse). « J’atteste / contre la barbarie », d’Abdellatif Laâbi, éd. Rue du Monde (avec un dossier documentaire d’Alain Serres et des dessins de Zaü). Lecture pour tous les âges. Un poème écrit après la tuerie de janvier 2015, et publié en urgence après les massacres de novembre. Livre essentiel pour affirmer un idéal d’humanité, un refus des monstruosités produites par la haine et la folie idéologique. Page éditeur : http://www.rue-des-livres.com/livre/235504404X/j_atteste....  Librairie en ligne, La Courte échelle : http://lacourteechelle.hautetfort.com/archive/2015/12/07/... 

Le Monde, article, « Parler des attentats aux jeunes lecteurs » : http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/12/15/parler-des... 


Abdellatif Laâbi.jpg

POÉSIE, même auteur, Abdellatif Laâbi, « La saison manquante », Éds. de La Différence : https://www.ladifference.fr/la-saison-manquante-suivi-de-... 

 

 

et Recours au poème, recension : http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/abdellatif-laâbi-l... 

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PEN ANTHOLOGIE.jpg

 

 

 

POÉSIE. PEN club français. « Liberté de créer, liberté de crier », anthologie.

Recension, par Emmanuel Baugue, Recours au poème  http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/pen-club-français-... 

D’Emmanuel Baugue, des chroniques sur Recours au poème, dont celle sur le poète Ashraf Fayad (agir : « A propos… ». Il le dit ‘saoudien’ alors qu’il est palestinien, mais le poète a effectivement représenté l’Arabie saoudite comme poète-artiste, ancré dans le pays où il vit, donc…). Et lire aussi deux textes sur la poésie (« Contre le simulacre » et « De la poésie »). Liste après le paragraphe sur lui : http://www.recoursaupoeme.fr/users/emmanuel-baugue 

Falaises.jpgEt, de lui, un recueil, « Falaises de l’abrupt » : http://www.recoursaupoemeediteurs.com/premiers-poemes/fal...

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TURC.jpgPOÉSIE.« Août 1936. Dernier mois dans le ventre de ma mère », d'Özdemir Ince. Préface de Lionel Ray, poèmes traduits du turc par Claire Lajus, éd. A L’Index (Le livre à dire / Jean-Claude Tardif lelivreadire.blogspot.com / revue.alindex@free.fr ). Citations : « Que je puisse voir à quoi ressemble une forêt de pluie » (…) « J’attends ma naissance depuis l’origine / de l’univers, je m’attends » (…) « Je serai un révolté, si jamais je me décide, / et si je reste là pour toujours » Page sur la revue Aynahttp://revueayna.com/actualites/

NAITRE.jpgPOÉSIE. « Naître si mourir », de Hyam Yared (née à Beyrouth), éds. Mémoire d’encrier (Canada/Québec). Citations (son prologue) : « Naître de toute évidence, puisque mourir est le dernier rêve. » (…) « Car on ne meurt pas, on rejoue une dernière fois sa naissance. » Citations (poèmes) : « L’errance est mon décharnement. Nos regards / — nos déchirés. On court après nos visages. » (…) « Où tu es je suis / visage. Où peut-être / je ne suis. » (…)  « Les morts ont tous droit à l’obscure. » Page éditeur : http://memoiredencrier.com/naitre-si-mourir-hyam-yared/ 

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DIAMS.jpgESSAI. « Je ne suis pas Diam’s », de Fawzia Zouari (franco-tunisienne), éd. Stock. Citations : « Je ne suis pas Diam’s. Ni par la naissance, ni par le parcours, ni par la conception de l’islam. J’ai vu le jour en Tunisie, dans un petit village où mon père avait le titre de "cheikh" qui lui conférait une autorité religieuse. Ma mère a passé sa vie enfermée derrière les murs de sa maison et je n’ ai aperçu sa chevelure que sur son lit de mort. Vers douze ans, mes soeurs aînées ont été interdites d’ école et cloîtrées. Je me suis alors promis d’aller jusqu’au bout de mes études et de ne pas me voiler. » Page éditeurhttp://www.editions-stock.fr/je-ne-suis-pas-diams-9782234...  Articles, Jeune Afrique : http://www.jeuneafrique.com/mag/274208/culture/livres-je-...  et Kapitalis (Tunisie) : http://kapitalis.com/tunisie/2015/11/23/je-ne-suis-pas-di... 

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NUIT.jpgFRAGMENTS (prose poétique, méditation et engagement). « À ce stade de la nuit », De Maylis de Kerangal, éd. Verticales. Comment un nom entendu à la radio (Lampedusa) traverse (est traversé par) des sens divers : mémoire, rêve, et cauchemar réel, enfin. Citations : « à ce stade de la nuit je tourne toujours les pages du journal, je les balaie du regard, je repère les titres, les légendes des photographies » (…) « La nuit avance. Je suis maintenant rivée à l’île de Lampedusa comme on s’obsède d’une poussière sur une feuille vierge. » (…) « Heures nocturnes, lumière qui perle au bout des cils, fatigue extralucide, vitesse de la pensée : l’événement cristallise doucement. » (…) « Etrangement le toponyme insulaire (…) mais ce matin, matin du 3 octobre 2013, il s’est retourné comme un gant, Lampedusa concentrant en lui seul la honte et la révolte, le chagrin, désignant désormais un état du monde, un tout autre récit. » Page éditeur http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Verticales/Mi... 

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Sur le site de Charlie Hebdo (édition créée par Charlie Hebdo, Les échappés)  https://charliehebdo.fr/editions-les-echappes/ 

Diffusion librairie en ligne, Decitre  http://www.decitre.fr/livres/tout-est-pardonne-9782357661... 

…....

EUX.jpgÉDITION JEUNESSE… « Eux, c’est nous », Les éditeurs Jeunesse avec les réfugiés, éd. Cimade/Gallimard http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD-JEUNESSE/Cima... 

PETITS.jpget « Les questions des tout-petits sur les méchants », de Marie Aubinais (illustrations d’Elsa Fouquier et Anouk Rucard), éd. Bayard Jeunesse. Présentation (illustrée) du livre, blog de Liyahhttp://www.leslecturesdeliyah.com/livre-pour-enfants-ques... 

Page Bayard éducation : http://www.bayardeducation.com/article/donner-aux-enfants... 

30/11/2015

BRUNO HADJIH... METAPHORA, Le REGARD qui répare...

mms_img-329636550.jpgmms_img-1995844623.jpg"On a oublié de clôturer le visage. Offert à l’énigme. Regard errant dans le noir de ce visage, cherchant l’issue. L’autre issue. Prisonnier d’une opacité. Ne voyant pas que c’est même chose, même issue. Qu’il y a sans doute un tracé foudroyant l’espace. Ne heurtant plus rien. Plus rien ‘d’ici’ où tout se ramène à un visage. Ton visage en toutes choses et elle en toi. Il faut donc aller plus loin, creuser la blessure, ouvrir plus encore la brèche."(Pierre-Albert Jourdan,  ‘Brèche’, ’L’espace de la perte’)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Le visage me demande et m’ordonne. Sa signification est un ordre signifié."
(Emmanuel Lévinas, ‘Ethique et infini’)

"Tu as pensé aussi / qu’on te laisserait / rejoindre l’arbre, / les pierres… / Reprendre ta place / parmi eux" (Jean-Louis Giovannoni, ‘Au fond de l’air’)

"Nul arbre. Le désir. Et la mort / qui regarde / Une absence innommable des choses" (Roger Giroux, ‘L’autre temps’)

"Bruno Hadjih est un magnétiseur qui fait oeuvre de sismologue." (…) "A équidistance d’un désastre natif et d’une possible catastrophe terminale, Bruno Hadjih n’a pas d’autre visée alors, s’il veut transfigurer la nuit profonde de notre présent aveugle, que celle de la lucidité consistant, comme le souligne Walter Benjamin, à ‘organiser le pessimisme’." (Saad Chakali)... Superbe écriture, texte, exposé, qui fait une lecture de l’oeuvre en rapport avec l’origine du monde, y voyant éléments et signes qui viennent de très loin dans le passé, dans un questionnement inquiet, car lucide, de l’avenir de notre univers… et donc le nôtre.

En exergue à l’exposition, une citation de Walter Benjamin (sur le seul discours que tient une oeuvre, ‘…Celui qu’elle tient aux autres oeuvres, et qui ne se déploie pas dans le domaine du langage. Celui de l’engagement.’)

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METAPHORA, titre de l’exposition…

C’était le 14 novembre. L’artiste et la galerie avaient décidé de maintenir le vernissage (pour ne pas offrir un renoncement aux terroristes), et nous, nous avions décidé d’y aller.

Regarder des photographies, dans ces conditions, c’est entrer dans un espace du regard qui transcende toute approche ‘technique’, et même peut-être ‘esthétique’. Nous avions besoin de consolation et nous nous sommes mis sous les mains photographiées par l’artiste. Voir les reflets de nos corps sous la lumière de ces mains si humaines, à la peau presque palpable, grandes mains sombres aux doigts puissants, protecteurs, cela pouvait mettre les larmes aux yeux.

J’ai photographié ce reflet, et d’autres où deux espaces se mêlaient, nous ici à Paris, dans le cocon de la galerie, et plus loin d’autres lieux, d’autres êtres.

Nous sommes encore dans la sidération du 13 au soir, et là nous nous heurtons à une autre sidération, double.

La beauté. Le silence. La peau, les yeux. Et le bois, la matière. 

Nous entrons dans une expérience particulière, difficile à définir. Comme si la démarche était archéologique, pour une part. 

mms_img-1017221335.jpgmms_img-655907459.jpgFouiller dans la profondeur d’un visage, aux rides comme de la terre, et lui associer les signes du temps d’un arbre. Ces yeux nous regardent, et le cercle associé (la photographie accolée, installée dans le même cadre) fait venir ce regard de très loin, du fond du temps (tant passé que futur). Terre destinée à la terre, l’humain qui meurt. Visage seul, dont on ne sait rien de la vie. Être humain interrogeant le sens d’être là, sa destinée à lui, ses questions à lui. Peut-être son désespoir. Ou peut-être pas. Juste la question du rapport à cet univers du temps

mms_img-818883163.jpgLe bois, encore (je crois), mais vertical, pour accompagner un visage plus jeune.  Ascension, humanité. Et ce même regard qui interroge, qui semble interroger. Qui suis-je? Et, nous dit-il, qui es-tu? Toi qui regardes, qui?. Est-ce aussi la question du photographe? Quelles identités se rencontrent? 

Metaphora… Métaphore. Ne restez pas, nous dit le titre, à la surface d’une apparence. Allez plus loin. Percevez. Voyez votre propre métaphore, si vous voulez - votre représentation, humains. 

Voici un photographe qui est aussi un reporter, avide d’humanité ‘juste’. Il montre donc des beautés (visages, mains, corps, couleurs, lieux) et des réalités douloureuses, pour dénoncer des scandales. Ainsi certaines photographies (et un documentaire) nous font tomber, choc sur choc, sur un double secret d’Etat. Secret car tout n’est pas su, et beaucoup est tu. Les bombes, le nucléaire, espaces sacrifiés, le vivant sacrifié, Sahara… Visages du grand sud brûlé… Brûlé, ce sud, au sens plus fort que celui de l’impact du soleil, puisque Bruno Hadjih photographie aussi des êtres irradiés, et leurs descendants (un diaporama reprend des séries qui correspondent à un travail systématique de défrichement. Sahara : l’ordinateur est là, pour voir les êtres et le bleu de leurs vêtements, et celui du ciel, comme le voit Bruno Hadjih, un bleu intense).mms_img1535058292.jpgmms_img880101725.jpg

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Ce regard répare. L’art répare. La conscience ici  trouve sa densité. Présence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rien de doucereux dans cette ‘réparation’. Gifle, plutôt. Justement, c’est cela qui répare : nous avons besoin de lucidité. Kafka le dit pour les livres, c’est vrai pour les photographies aussi : la hache qui brise la glace… et le 14, le froid émotionnel nous faisait trembler et trembler ne suffisait pas à défaire le gel figé… Les visages sur les murs, oui, ils pouvaient. Et le cercle, et le bois, et l’ombre.

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SITE de la GALERIE Mamia Bretesché, 77 rue Notre Dame de Nazareth, 75003, Métro Réaumur Sébastopol (on peut aussi arriver par la 5 à République et marcher un peu en suivant cette rue.  L’expo continue jusqu’au 18-12-15. Quelques PHOTOGRAPHIES visibles sur le site   http://www.mamiabreteschegallery.com/?p=1361 

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BRUNO HADJIH. Éléments complémentaires

PAGE (riche et à jour) sur ses travaux, picturetank (sur ‘les mutations des sociétés musulmanes et particulièrement sur les failles historiques de ces dernières’, ‘travail sur le soufisme durant 15 années’,travail sur ‘les espaces sahariens’) : http://www.picturetank.com/creative.php?id=830

BIO, et travaux, dont la dernière exposition, Algériades : http://www.algeriades.com/bruno-hadjih/article/bruno-hadjih 

BIO, Africultures (pas mise à jour… mais des éléments complémentaires)  http://www.africultures.com/php/index.php?nav=personne&am...

Page sur des expos de groupe (2005 à 2015), artfacts.net  http://www.artfacts.net/fr/artiste/bruno-hadjih-75262/ligne-directrice.html

LIVRE. « Avoir 20 ans à Alger », avec Aziz Chouaki, éd. Gallimard : https://www.librairiedialogues.fr/personne/bruno-hadjih/7... 

PORTFOLIO, Le Monde (« Être algérien aujourd’hui ») : http://www.lemonde.fr/le-monde-2/portfolio/2009/03/27/etr... 

Article de La Dépêche sur le documentaire d'Élisabeth Leuvrey , d’après les photographies de Bruno Hadjih, sur les essais nucléaires français de 61 à 66, Sahara), At-h-ome : http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/03/2117283-cinema-jeudi-at-h-ome-en-presence-de-bruno-hadjih.htmlmms_img-1110822157.jpgmms_img2066377143.jpg

08/11/2015

Sagesse de la distanciation...

« C’est toi-même qui doit être la tâche »

Franz Kafka, « Méditations sur le péché, la souffrance, l’espoir et le vrai chemin », « Cahiers posthumes », cité par le rabbin Yann Boissière. 

Prises de position, ou de postures, disputes idéologiques, oppositions communautaires, déplacement des conflits sur le terrain des affrontements passionnels… Instrumentalisation par les uns (ou par les autres), mauvaise foi (ou ignorance), souvent, alibi (ou calcul) pour des glissements parfois nauséabonds et dangereux… Nous sommes enfouis, sous des masses d’informations, de mots, d’images… Et dans ce qui est aussi, donc, une guerre des images, réelles (ou trafiquées). Données à voir, ou métaphoriques.

Pensée et recul, pour rendre possible… « une distanciation percutante, personnelle, sur la réalité de nos existences. Conviction, enfin, que pour changer le monde, il faut commencer par se changer soi-même. » (Source : harissa.com)  

Franz Kafka, fiche wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_Kafka

Yann Boissière, Akadem  http://www.akadem.org/conferencier/Boissiere-Yann-229.php

07/11/2015

FRED DEUX… « Faire vivre l’obscur »

« Dire ce que tu es. Ce qui revient à parler de ce qui vient vers toi et comment tu vas vers l’autre »

Fred Deux 

« Eloigné des modes, le travail de Fred Deux - et de Cécile Reims -, par sa puissance évocatrice, son univers obsessionnel et viscéral, bouleverse le confort de nos certitudes esthétiques. »

Carlos Pardo 

Bel article dense, de Carlos Pardo (et beau titre, « Faire vivre l’obscur »), sur cet artiste double (écriture et peinture) créateur de « livres uniques », né en 24 et mort en septembre 2015. Artiste relié au courant du biomorphisme. Evocation, dans ce texte, aussi, de sa compagne de vie et d’art, Cécile Reims, graveur : http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/PARDO/54163

FRED DEUX.jpgExprimer « la flamme à l’intérieur du bide », « racler au fond de la boue de la vie ». Carlos Pardo choisit de citer ces deux formules de Fred Deux, qui, toutes deux, parlent de profondeur, d’humus originel. Processus de création, chez Fred Deux, où brûler et déchirer c’est le même geste de plongée en soi et dans le creux de ce qui est à la source des passions et douleurs. La boue ce n’est pas le sale et putride seulement, c’est la matière vivante, terre et eau. Le ventre, pas la tête, et le feu, pas l’excrément. Passion, intensité, mais aussi, écho d’une intuition profonde, qui rejoint la parole des chamans taoïstes : feu source, centre. 

Double création… Difficile à assumer dans un contexte formaliste où on devrait n’être qu’une partie de sa voix. Au point qu’il fut, lui, obligé de prendre un pseudonyme d’écriture (qu’il finit par lâcher). C’est significatif. Etre regard ou tracer des mots. Devoir choisir alors que l’écriture est regard et que l’art visuel est hanté par le langage. Que l’un porte l’autre. Importance de cet itinéraire qui fait repère… 

« Faire vivre l’obscur »... Lui fouille dans les hantises de souffrances originelles et interroge une réalité enfouie autant dans le corps que dans la conscience.

De ce qui peut être lu, je choisis « Le For intérieur », éd. Les Cahiers dessinés. Et « Dessins bruissants, pensées murmurées », éd. Alain Margaron. Mais il y a toute une bibliographie à découvrir. Voir la fiche wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fred_Deux

Autre éclairage, article, Le Monde, 14-09-15, par Philippe Dagen, qui insiste sur le mystère d’une œuvre et d’une vie où l’introspection est si présente : http://www.lemonde.fr/arts/article/2015/09/14/l-artiste-et-ecrivain-fred-deux-est-mort_4756490_1655012.html  

« Le For intérieur », Les Cahiers dessinés : http://www.lescahiersdessines.fr/le-for-interieur-fred-deux-9791090875333 

Reproductions, voir, galerie Alain Margaron (qui annonce une rétrospective à Lyon en 2016 : http://galerieamargaron.com/artistes/fred-deux-2/

05/11/2015

Israël-Palestine. "Parcours de paix..."

« La médiathèque Lucie Aubrac de Ganges, en Cévennes, et Réel éditions (maison d'éditions à Ganges) s’associent pour proposer deux journées, les Vendredi 20 et Samedi 21 novembre 2015, et présenter les actions de paix de plusieurs Palestinien(ne)s et Israélien(ne)s, à travers rencontres, débats, projections, musique… Les invité(e)s sont les auteurs du livre collectif : « Israël – Palestine, Les mains tendues » (Réel éditions), qui sortira en librairie début novembre.

Ils sont Israéliens, Palestiniens, Juifs, Arabes, Musulmans, Chrétiens... »

« Ces propositions et ces actions existantes nous sortent du clivage médiatique simpliste et désespérant. » 

Suite sur le site : http://fr.ulule.com/parcoursdepaix/ 

Le site de l'édition : http://www.reel-editions.comPAIX.jpg

30/10/2015

"Des âmes et des corps"...

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 « Le grand péril de l’humanité, c’est que la nourriture des hommes est entièrement faite d’âmes ». Pierre Michon cite un vieil Inuit, dans sa chronique du Monde du 11-09-15, au début de sa recension d’un livre de Philippe Descola, « Par-delà nature et culture » (Folio/Essais)  http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/09/10/on-repren... . Et, continuant son analyse, en profondeur, il note :  « Nous redoublons les formes qui ensachent notre âme commune. / Ainsi parle l’animiste. De ce ‘scandale logique’, dit Philippe Descola, est née l’anthropologie. » Donc, notre pensée clive Culture et Nature, système duel que l’auteur du livre laisse pour étudier ce qui, selon lui, organise vraiment notre réalité et sa perception : le partage entre les âmes et les corps. Les ontologies diverses se définissent suivant leur conception d’une continuité ou discontinuité de cette réalité duelle : animisme, naturalisme, analogie, totémisme. 

La chronique redonne une définition de ces différentes approches du réel, faisant la synthèse de l’étude développée dans l’ouvrage. 

Je n’ai pas encore lu ce livre (une somme de 794 p.) mais le lirai. Déjà les questions font trace… De toute façon, l’animisme, qui accompagne toute lecture anthropologique du monde, est présent dans d’autres espaces où le rencontrer : ainsi, l’univers des pratiques chinoises gestuelles et méditatives est celui d’une ontologie animiste, et, de même, la parole de « sages » se référant à des expériences mystiques ouvrant la conscience à un autre regard sur le monde, les choses, la nature, et les êtres qui y vivent, animaux ou humains. Peut-être que la source de beaucoup de nos drames est là : on se nourrit d’âmes, donc de morts, en ne croyant qu’à des corps inhabités, chosifiés. (Ou, plutôt, on se nourrit de mort au singulier). On inhale la violence et l’aveuglement. Effets sur la planète. Effets sur les peuples. Destructions. Guerres. Sommes-nous en crise pour sortir du clivage…?

 

20/10/2015

Barzakh, intermonde et océan… Mohammed Dib et Jeff Foster… L’écriture et la vague...

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« Qu’est-il arrivé à cette part du Monde ; à ses jours, à ses nuits ? Serait-elle tombée dans un entre-deux où chaque composante du temps ne sait dire que son contraire ? (…) N’est-ce pas le barzakh, s’il pouvait exister et s’il faut y vivre ? » 

Mohammed Dib, Neiges de marbre.

Citation en exergue sur  le site de Barzakh éditions... http://www.editions-barzakh.com

Note sur le livre, librairie Ombres blanches : http://bit.ly/1NlToUL )

Barzakh (citation de Mohamed Dib...), peut se comprendre de multiples façons. Dans l’ouvrage, «  Neiges de marbre », c’est la perte, le deuil qui fait s’interroger sur le « barzakh », mot qu’on traduit par la notion d' « intermonde », cet espace entre la vie physique et un monde où seraient les âmes après la mort. Séparation, barrière, écran, espace… Mais aussi, dans la trame du livre de Mohammed Dib, la part d’ombre des êtres, des marges de la folie. On peut voir, dans le barzakh, simplement la métaphore du mystère de cet entre-deux qu’est le temps de la mort (nous étions, corps présent, ancré, heureux ou souffrant, et nous ne sommes plus, nous entrons dans la mémoire et dans l’oubli des autres). On peut y lire aussi le symbole du trouble entre savoir et ne rien savoir, croire et ne pas croire. Mais chez le poète on peut aller encore plus loin, autoriser toutes les lectures, en faire une méditation sur la part d’ombre de notre monde, enfermé dans ses barrières, ses masques et ses haines.

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« La vague regarde l’océan et demande : ''Pourquoi tant de vagues si tout est l’océan?’' » / « Bien sûr, il n’y a jamais eu de vague séparée. Ainsi les questions se dissolvent et la réponse devient absolument apparente. » 

Jeff Foster, « Une absence extraordinaire », p.142, éd. Almora   http://www.almora.fr/telechargement/jeff-foster/383-une-a...

Et, autre citation, la vague, encore (métaphore qu’il utilise dans ces passages de deux livres, pour tenter de traduire ce que peut être l'expérience de la non-dualité, dans l’esprit de quelqu’un qui vit une ouverture de conscience qui métamorphose le sens de l’identité personnelle, la perception de l’altérité supposée d’autrui)...  

« D’un certain point de vue, une vague peut sembler éloignée d’une autre au milieu de l’océan, mais du point de vue de l’océan, dans la mesure où chaque vague est l’océan lui-même, le concept de distance ou son absence, perd son sens. » (…) « Toutes les vagues dans l’océan que je suis sont par essence ce que je suis même si en apparence certaines sont à des milliers de kilomètres les unes des autres. » 

Jeff Foster, « L’acceptation profonde », p.90, éd. Almora   http://www.almora.fr/telechargement/jeff-foster/382-l-acc...  

N’est-ce pas cela que nous tentons de rejoindre quand, comme les Israéliens et Palestiniens qui dialoguent et refusent la haine, parents qui partagent ensemble leur souffrance d’endeuillés, nous voyons en l’autre le même? 

Difficile, devant certains faits de l’actualité quotidienne, ici et ailleurs, partout, devant la noirceur et la brutalité de crimes, de voir en l’autre le même, bien sûr… Mais pourtant, si nous savons être en train de vivre dans un monde dont nous sommes aussi les co-créateurs, que devient la pensée de la vague? 

19/10/2015

Chantal Lefèvre, décès d’une femme très estimable

Née à Blida, elle y est revenue, et a fait vivre l’entreprise familiale, imprimerie et librairie.
J’ai appris son décès par un post de l’édition Barzach, daté 17 octobre (et suivi de commentaires chaleureux), lu un article d’El Watan qui lui rend hommage aussi (mais doit fermer les commentaires du fait de malveillances diverses). Cherchant, j’ai retrouvé, sur son itinéraire, une page de blog, ample et fort riche, passionnante, dont je mets le lien ci-dessous (là aussi, commentaires chaleureux), plus un ancien article sur Jeune Afrique, et une vidéo de France 24. 
Je ne l’ai jamais rencontrée, juste échangé une fois un message il y a fort longtemps, mais j’ai toujours eu envie de rester informée, de suivre son parcours, estimant la valeur du témoignage de fraternité qu’elle a donné toute sa vie.
Née en Algérie, Algérienne de coeur, Pieds-Noirs (je laisse le pluriel : on a deux pieds…) d’identité, ne trahissant rien d’elle-même, et ne trahissant rien de ses valeurs, voilà des êtres qu’on ne peut qu’aimer, même de loin. Les articles en diront beaucoup plus, et la vidéo… 
……………………………...
 
Annonce du décès et infos :
 
Par un post Facebook, 17 octobre, Barzach éditions (commentaires chaleureux) 
 
Par la presse, comme El Watan, qui titre "Blida pleure Chantal Lefèvre", le 19-10-2015.
 
 
Les professionnels de l'imprimerie (CCFI) : http://www.ccfi.asso.fr/blog/2015/10/blida-pleure-chantal... 
 
Son itinéraire
 
Page de blog (présentation ample de l’histoire de Chantal Lefèvre, et commentaires chaleureux sur la page), 2012 :http://www.zohramaldji.fr/wordpress/?p=28284 
 
L’article ancien sur Jeune Afrique (imprimerie, librairie, édition) : http://www.jeuneafrique.com/100935/archives-thematique/co...  
 
L'imprimerie Mauguinhttp://www.imprimerie-mauguin.com

18/10/2015

Israël-Palestine, penser le conflit sans "être" le conflit...

 
« Un peu de repos pour les blessures - qui parle de guérison? / (Et les hurlements de ces orphelins sont transmis d'une génération / à l'autre, comme dans une course de relais : / le bâton ne retombe jamais.) / Laissez-la venir comme les fleurs sauvages, / soudainement, car le champ / doit l'avoir: la paix sauvage. » 
Yehuda Hamichai, Paix sauvage 
« Je suis Ahmad l'Arabe, a-t-il dit / je suis la balle l'orange la mémoire / j'ai trouvé mon âme près de mon âme / je me suis éloigné de la rosée et de la vue sur la mer / et moi le pays réincarné / je suis le départ continu vers le Pays / j'ai trouvé mon âme remplie de mon âme.. » 
Mahmoud Darwich, Ahmad Al Arabi
 
Deux poèmes en exergue, et des liens… pour tenter de comprendre, en refusant d’entrer dans le conflit, ou de le laisser entrer en soi. Non, être les uns ET être les autres, le déchirement est la seule solution... contre le déchirement...
 
... RUMEURS… Elles naissent aussi des images. "Guerre des images", comme le démontre avec la présentation d’un cas le site belge CCLJ...  http://www.cclj.be/actu/israel/guerre-image
…...
Autre analyse, celle de l’historien Zeev Sternhell, texte paru dans le journal israélien de gauche, Haaretz, et repris dans Le Monde le 13-10-15 (le titre papier était mauvais car il déformait la pensée de l’auteur - donnant l’impression, fausse, d’une justification des attaques aux couteaux). Sur le site c’est différent, l’accent est mis sur la nécessité de deux Etats (souhait de l’auteur et conformité au titre originel) et le retour à la partition prévue en 49. Il considère que la poursuite de la colonisation est la cause des violences actuelles et que rien ne pourra être fait tant que cela continuera. L’enjeu est l’existence même d’Israël et son identité morale. Cela passe par une prise de conscience. Mais la réciprocité est vraie. L’existence d’Israël doit être reconnue et non niée comme le fait le Hamas. Et les enjeux, pour les Palestiniens, sont liés aussi au fait de pouvoir construire une réalité qui soit démocratique et un Etat qui devienne un voisin pacifique : cela va ensemble.
Lienhttp://www.lemonde.fr/idees/article/2015/10/13/la-revolte...  ... L'éthique de Zeev Sternhell rejoint celle de Lucien Lazare, par exemple - ce résistant et historien, auteur de l’ouvrage « Le tapissier de Jérusalem » 
...
« Pourquoi le conflit israélo-palestinien devient une guerre de religion? ». Cette page date de novembre 2014, mais elle éclaire ce que l’on sait de la rumeur lancée par l’islamiste Raed Salah inventant une menace sur la mosquée Al-Aqsa, en jouant sur des peurs identitaires religieuses, et ce que l’on sait de provocations d’extrémistes juifs israéliens mettant en question l’accord de partage des lieux pour la prière (esplanade pour les musulmans, et mur des lamentations pour les juifs). (C’est d’ailleurs ce sur quoi met l’accent l’article-dossier de Marianne, publication du 16-10-15, en ne posant plus la question mais en faisant le constat.). France 24, 12-11-2014 : http://www.france24.com/fr/20141112-analyse-conflit-israe... 
… 
Les OPINIONS ont un rôle, et elles ne le tiennent pas correctement. Souvent le conflit est présent aussi dans les débats, les positionnements. On choisit son camp, on polémique, donc on nourrit la guerre… Sans être réellement informé, parfois, sur les faits, sur la complexité des réalités, sur le soubassement de certaines déclarations ou options. 
 
Ainsi, dans Libération, Laurent Joffrin, dans un éditorial du journal daté 15-16 août 2015 (« BDS, dessous d’un boycott »), analysait le sens réel et les objectifs cachés de l’action BDS, apparemment modérée et justifiée (car qui ne voudrait faire pression sur le gouvernement israélien pour qu’il cesse la poursuite de la colonisation?). Or, comme il le démontre, la logique souterraine aboutit à une option destructrice. 
… 
Ainsi (opinions… fractures… polémiques), la réflexion de Martine Gozlan, qui couvre le conflit israélo-palestinien pour Marianne, et a écrit un ouvrage sur les différents courants qui s’opposent en Israël... 
( « Israël contre Israël. L’autre menace », éd L'Archipel ).
 Là encore cette page du CCLJ date (entretien, 2013) mais est éclairante. Martine Gozlan y parle du paradoxe de l’opinion juive française, mal informée souvent de la réalité israélienne. Lire aussi les commentaires : http://www.cclj.be/actu/politique-societe/martine-gozlan-... 
OPINIONS… Autre danger, quand la lutte pro-palestinienne devient pour certains un alibi permettant d’afficher leur antisémitisme (masqué). Voir cette analyse sur le blog Marianne « Télégrammes d’Orient ». « Comment la haine antijuive a détourné la cause palestinienne »  : http://www.marianne.net/martinegozlan/Comment-la-haine-an... 
… 
Donc parler des INITIATIVES de PAIX  et donner des informations soucieuses des faits et de l'intérêt des deux peuples... 
Le CERCLE des PARENTShttp://www.theparentscircle.com 
...Article du Monde, sur la genèse de l’association, par Benjamin Barthe, 2011 : http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/08/25/le-cercle... 
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Le réseau Main dans la Main, Yad B'Yad, Hand in Hand, Ecoles mixtes pour l'éducation au dialogue, à la paix. Article, Le Monde des religions, 14-03-2011  http://www.lemondedesreligions.fr/savoir/enfants-juifs-mu... 
Et, page, site, israelvalley.com  http://www.israelvalley.com/news/2013/12/01/41901/apprend...  
   
PORTAIL de LIENS, Israël-Palestine, sur le site La Paix Maintenant   http://www.lapaixmaintenant.org/liens 
dont sites du camp de la paix palestinien, comme celui-ci, lisible en anglais : http://www.miftah.org 
 
LIVRES, des titres, des liens. Des ouvrages pour comprendre la complexité des réalités,  mais aussi des références volontairement littéraires... Car lire les auteurs israéliens et les auteurs palestiniens, c'est entrer, à chaque fois, dans l'intimité d'une écriture et partager intérieurement ce que les mots traduisent et qui ne peut plus rester étranger et lointain... c'est en quelque sorte rencontrer le visage. La compréhension ne se construit pas d'ennemis... Si on aime le poète on aime son univers, son lieu, et on partage ses questions, incertitudes, doutes et douleurs.
 
 
ECRIVAINS israéliens (blog dédié)  http://ecrivainsisraeliens.over-blog.com (Si on met « écrivains israéliens » en recherche google, une fresque des écrivains apparaît, qui permet de cliquer sur une icône et de trouver la page adéquate de liens…).
 
ECRIVAINS palestiniens, dossier sur oasisfle - et, en bas de page, des liens vers des pages d’information sur la Palestine   http://www.oasisfle.com/culture_oasisfle/litterature_pale... ( La recherche avec la mention "écrivains palestiniens" sur google donne de nombreuses pages de liens vers des articles et des sites). 
 
Voir, LISTE Actu (ici, marge gauche, descendre…) des liens vers des articles classés à Israël ou Palestine ou Israël-Palestine, et des institutions ou associations. Notes précédentes... (tags). Dont la note du 13-10-15, mise à jour après le débat du 15, "Nos larmes ont la même couleur"   http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2015/10/13/%C...