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07/10/2011

PRIX NOBEL 2011. Tomas Tranströmer, prix Nobel de littérature. Liu Xiaobo toujours prisonnier...

Rapide petite revue de presse...

Prix Nobel de littérature, Tomas Transtromer :

L’Express, 07-10-2011 : http://www.lexpress.fr/culture/livre/tomas-transtroemer-prix-nobel-de-litterature-2011_1037391.html «L'Académie Nobel vient d'annoncer que le prix Nobel de littérature 2011 revient au poète suédois Tomas Tranströmer (: Tomas Tranströmer.) Il succède ainsi à l'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa (:Mario Vargas Llosa).»

Tomas Tranströmer  et la poésie du silence, Le Point, 07-10-2011 : http://www.lepoint.fr/livres/tomas-transtromer-et-la-poesie-du-silence-07-10-2011-1382096_37.php   « C'est une poésie du grand Nord, une poésie qui reste six mois durant dans la nuit, six mois durant dans le jour. Le silence y est toujours présent. », dit André Velter, cité par Marion Cocquet. (…) « Son écriture est concrète, précise, et presque laconique. Sans doute cela tient-il aussi à la langue suédoise elle-même, qui laisse au mot une aura qu'il n'a pas dans les langues latines », explique Jacques Autin, son traducteur. (…) « La poésie obéit à sa propre temporalité, c'est vers l'éternité qu'elle regarde. » (André Velter, de nouveau cité, pour conclure).

Libération, 07-10-2011 : http://www.liberation.fr/livres/01012364141-le-suedois-tomas-transtromer-prix-nobel-de-litterature-2012  « Le Suédois Tomas Tranströmer était déjà le plus connu des poètes scandinaves vivants avec une oeuvre dans laquelle il explore la relation entre notre intimité et le monde qui nous entoure. »

ADONIS, qui fut mentionné comme favori, est un immense poète, aussi…

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Le Prix NOBEL  :

Fiche wikipedia (prix Nobel de littérature) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_de_litt%C3%A9rature  (Intro, listes, et liens).

Précédents prix Nobel de littérature : http://www.prix-litteraires.net/nobel.php

Site officiel : http://www.svenskaakademien.se/en 

Fiche wikipedia (Prix Nobel de la Paix) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_de_la_paix

Suède (littérature et autres prix) ,et Norvège (Paix), partage des rôles : "Comme l'avait décidé Alfred Nobel,  les lauréats du prix Nobel de la paix sont choisis par un comité nommé par le parlement norvégien, les autres prix Nobel sont sélectionnés par l'Institution académique suédoise. D'ailleurs, contrairement à ceux-ci, décernés lors d'une cérémonie royale le 10 décembre à Stockholm, le Nobel de la paix est remis à Oslo  car la Suède et la Norvège relevaient en 1901 de la même Couronne avant le divorce de ces deux pays en 1905. Du fait de cette séparation, un arrangement fut trouvé concernant les prix Nobel, et la Norvège hérita de celui de la Paix. Il est doté d'un montant de 10 millions de couronnes suédoises (un peu plus d'un million d'euros)."

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LIU XIAOBO, écrivain et prix Nobel de la paix 2010, est toujours en prison : http://fr.rsf.org/chine-liu-xiaobo-prix-nobel-de-la-paix-...  Il est le seul lauréat actuellement en détention, après avoir été condamné à onze ans de prison le 25 décembre 2009 pour “subversion du pouvoir de l’Etat”. Les autorités lui reprochent des articles publiés sur Internet et sa participation à l’élaboration de la Charte 08, texte de référence du mouvement démocratique chinois."

Liu Xiaobo est décédé en prison d'un cancer non soigné. Sa femme est maintenant exilée en Allemagne.

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CITATIONS des prix NOBEL, sur evene.fr : http://www.evene.fr/citations/theme/prix-nobel.php 

06/10/2011

Steve JOBS, un parcours fascinant. Hommages, articles, livres, et son discours de 2005…

Ce qui me touche, dans cet itinéraire, c’est le message qui passe à travers cette vie, dont celui-ci : on peut mourir à 56 ans et avoir cependant réalisé l’essentiel de ses objectifs, à condition d’avoir suivi son chemin. Inventivité d’un visionnaire, complexité d’un être. Son discours de Stanford devrait être médité par tous : ne pas oublier, dans nos choix, que notre passage sur terre est éphémère (nous le savons, mais souvent nous marchons sur le sable illusoire de préoccupations inutiles et hors des frontières de notre axe essentiel), et, donc, rester fidèles à nous-mêmes (notre voie, pas celle qu’autrui pourrait vouloir nous imposer).

Révélatrice de la place immense des technologies de communication dans nos vies, en ce siècle, que l’importante vague des réactions multiples à la nouvelle de cette mort. Mais révélatrice, encore, de cette révolution accomplie, celle de notre appartenance à une réalité où le monde est dans une proximité immédiate, ce qui crée, insensiblement et profondément, d’autres connexions, dont nous ne mesurons sans doute ni la nature ni la force : celle des cerveaux, celle des esprits. Intelligence collective ? Conscience collective ? Certains ironisent sur la starisation exagérée, le goût des icônes qu’on se crée en magnifiant des individus… Mais, quand des masses si importantes adhèrent à la vision d’une personne, et quand il ne s’agit ni de mythes fondés sur du rien, ni de mythes fondés sur du négatif, et que cela semble plutôt correspondre à une recherche authentique de valeurs, alors ce peut être respectable…

Ce que j’apprécie, aussi, dans ce qu’on lit de sa biographie, c’est la force personnelle (par une « résilience » réussie, malgré l’abandon au début de sa vie ?), l’énergie créative, que trouve Steve Jobs à partir de son identité particulière. Né d’un père biologique syrien et musulman, et, dans sa famille adoptive, marqué par la culture ouvrière très positive de son père, et ayant bénéficié forcément de la mémoire familiale arménienne de sa mère  (ses vrais parents, donc), il est un exemple de ce que les migrations humaines (frontières nationales et frontières des classes sociales) peuvent produire. Quelqu’un qui s’inscrit complètement dans le tissu économique et social du pays où il vit. Magistralement, là.

Lisons…

Décès de Steve JOBS, Le Parisien, 06-10-2011. Hommages… http://www.leparisien.fr/high-tech/en-direct-mort-de-steve-jobs-les-fans-se-ruent-sur-sa-biographie-06-10-2011-1640840.php

Libération, 06-10-2011, « La mort de Steve Jobs, iCréateur » : http://www.liberation.fr/economie/01012364090-steve-jobs-est-mort

Son discours de 2005 à Stanford, à écouter jusqu’au bout, passage final sur la mort compris, « Soyez insatiables, soyez fous ». VIDEO dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x5m47b_vostfr-steve-jobs-stanford-commenc_news   ("Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui forcent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui").

Retranscription du discours de Stanford, sur blog.cozic.fr: http://blog.cozic.fr/retranscription-du-discours-de-steve-jobs-a-stanford  [Post de janvier 2008, avec une mise à jour du 06-10-2011 : « En rédigeant cet article il y a 3ans et demi, je n’imaginais pas à quel point ce discours allait me suivre dans ma vie : ses mots, son message, son inspiration. Je l’ai lu. relu. écouté. ré-écouté. »].

Commentaire (et citations), sur rian.ru, 06-10-2011, par Larissa Saenko : http://fr.rian.ru/discussion/20111006/191375438.html  (« En tout cas, il a réussi à mettre dans cet "instant" d’un demi-siècle bien plus que la moyenne. »).

Article du Figaro repris par buddhachannel, 05-08-2010 (Steve Jobs était bouddhiste, ce qui éclaire le sens de son discours de 2005, sorte de testament spirituel) : http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article18465

Et, sur le site du Figaro, une rubrique pour des hommages spontanés, intéressants à lire, 06-10-2011 : http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/10/06/01007-20111006ARTFIG00360-deposez-votre-hommage-a-steve-jobs.php  (En bas de page, nombreux liens vers les articles du Figaro sur Steve Jobs : vie, réalisations, mort, et réactions).

FICHE wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Jobs

LIVRES :

Une biographie publiée en juin 2011, par Daniel Ichbiah : http://ichbiah.online.fr/stevejobs.htm  ( l’introduction : http://ichbiah.online.fr/extraits/stevejobs/intro.htm)

A voir, son lien avec l’Arménie (mère adoptive d’origine arménienne) : http://istanbul.blog.lemonde.fr/2011/10/06/lhistoire-armenienne-de-steve-jobs/  (« Comme nous l'apprend une biographie, à paraître début novembre (JC Lattès), la mère adoptive de Steve Jobs, Clara Hagopian Jobs, était la fille d'une famille d'Arméniens de Malatya, rescapés du génocide de 1915. »). Un aspect de plus pour comprendre la complexité des racines de Steve Jones, leur richesse. (Car un enfant adopté entre dans l’arbre généalogique de sa famille, en reçoit les mémoires, s’en imprègne – dans la parole, ou dans le silence des inconscients).

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MISE à JOUR. Biographie de Steve Jobs, par Walter Isaacson, éds. J-C Lattès, parution 26-10-2011. Début de la présentation sur le site de l'éditeur : "Suggéré par le créateur d’Apple, qui fait face à une maladie redoutable, Steve Jobs,  à partir de plus de quarante entretiens menés sur plus de deux ans et d’interviews d’une centaine de membres de sa famille, amis, rivaux, concurrents et collègues, le livre retrace l’incroyable vie et l’extraordinaire personnalité d’un génie, perfectionniste et hyperactif, qui a révolutionné les ordinateurs, les films d’animation, la musique, les téléphones, les tablettes tactiles et l’édition numérique. Steve Jobs est désormais l’icône absolue de l’inventivité. Il a compris qu’associer la créativité à la technologie était devenu essentiel. Steve Jobs a bien sûr collaboré au livre mais n’a demandé aucun droit de regard sur ce qui est écrit, ni même de le lire avant la publication.". Suite sur le site... http://www.editions-jclattes.fr/steve-jobs-9782709638326  

René Cassin (rédacteur de la Déclaration des droits de l'homme) inhumé au Panthéon, le 5 octobre 1987

Cette date du 5 octobre (anniversaire de l'inhumation au Panthéon de cette grande figure historique) est l'occasion de rendre hommage au rôle majeur que cet homme, René CASSIN, joua. Si les injustices, le racisme, la violence, la faim, la misère, et tant d'autres réalités terrifiantes, perdurent, le texte dont il fut un inspirateur essentiel permet d'avoir un repère pour tendre vers un humanisme à ancrer dans le possible.

En 1968 il reçut le prix NOBEL de la paix.

Fiche wikipedia, René Cassin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Cassin

Sur diplomatie.gouv, une page (désactivée depuis) dont j'ai tiré cette citation : « C’est à Paris, au palais de Chaillot, que l’Assemblée générale des Nations unies vota, le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce fait n’est pas indifférent. Le monde rendait ainsi hommage à la  «patrie des droits de l’Homme» et aux efforts qu’elle avait accomplis, en grande partie grâce à l’action de René Cassin, dans l’élaboration d’un texte qui, après les crimes de l’Allemagne nazie, devait permettre à l’humanité de se ressaisir autour de quelques concepts fondamentaux rassemblés dans le ‘’premier manifeste (...), le premier mouvement d’ordre éthique que l’humanité organisée ait jamais adopté’’. »

Discours de François Mitterrand  pour le  transfert des cendres de René Cassin au Panthéon : http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Ren%C3%A9_Cassin_au_Panth%C3%A9on   

03/10/2011

« Les Faiseuses d’histoire – Que font les femmes à la pensée ? », livre d’Isabelle Stengers et Vinciane Despret (article de Patrice Van Eersel, Clés)

Livre.jpg

En consultant le site de la revue Clés on peut découvrir des rubriques et des pages fort enrichissantes, des pages qui donnent à penser… Et j’ai trouvé celle-ci :

« Retour de flamme féministe », chronique, par Patrice Van Eersel, Clés, rubrique  Itinéraires, à propos d’un ouvrage des philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret : « Les Faiseuses d’histoire – Que font les femmes à la pensée ? », Les empêcheurs de tourner en rond/La Découverte, 2011 (Lien retiré, car devenu inactif : mise à jour 30-03-16)

Mais dans le commentaire de Clés (occasion de découvrir ce livre) histoire, au sens d'Histoire - celle des historiennes - devient un pluriel, jouant sur l'expression "faire des histoires".  (Jeu sur le sens présent dans le titre du livre évidemment, pour marquer le fait que, souvent, donner sens à l'histoire - la leur et celle de tous - cela demeure un domaine dominé par les hommes. Donc reprendre pouvoir sur cela dérange).

Citations : « Éberluées par ‘’La philosophie, ou l’art de clouer leur bec aux femmes’’ de Frédéric Pagès (Mille et une nuits), les philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret, de l’Université Libre de Bruxelles, demandent : ‘’Et si on ne jouait plus le jeu ?’’ » (…) « L’expression    ’’faiseuses d’histoires’’  a plusieurs sens, mais le premier est celui-là : Stengers et Despret invitent les femmes à ne pas s’écraser, à ne pas jouer le jeu et à ’’faire des histoires’’, quitte à passer pour d’horribles chiffonnières ! » (…) « …dé-dignez-vous » (…) « Cessez d’accepter dignement ce que l’on vous présente comme inéluctable. Soyez des emmerdeuses. »

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Je crois que toute femme qui a l’habitude de penser par elle-même, d’analyser la réalité  (actualité, idéologie, politique), d’élaborer ses propres concepts, d’exprimer des désaccords, sera tombée, à un moment ou à un autre, dans un cadre professionnel ou associatif, sur quelques petits maîtres d’autorité, sûrs de leur fait, sûrs de savoir, eux, avec leur intelligence… masculine, persuadés d’avoir compris, mieux, et de s’être informés, forcément mieux… ! Heureusement, dans la vie privée on évacue de son cercle de bonheur de tels énergumènes, mais dans un contexte social élargi, là, c’est parfois plus difficile… D’autant plus qu’effectivement, ce qui est dit à propos de l’attitude de certaines femmes est juste (elles pointent les milieux universitaires, mais c’est vrai ailleurs). Oui, des femmes choisissent un comportement faussement féministe : rassurez-vous, messieurs, disent-elles ainsi (plus ou moins consciemment), nous sommes capables, nous, de fonctionner comme vous, voyez, nous sommes d’accord – à égalité avec vous - correctes, respectueuses… ! Equivalentes. Eh bien, oui, détestées ou pas, il est bon de savoir ne pas jouer le jeu, ne pas se faire piéger par l’illusion d’une mensongère réciprocité. Et alors d’autres interlocuteurs, authentiques, pas machistes, se révèlent. Ailleurs.

Cette analyse me fait penser à un article d’Yves Delahaie sur Caroline Fourest, s'interrogeant sur les raisons de l'agressivité haineuse qu'elle doit affronter souvent.  Car il est certain que la force de son engagement intellectuel doit intervenir dans la manière dont elle est reçue : elle tient tête, elle ose, elle maîtrise, en affrontant des contradicteurs hommes, notamment. Et cela dérange. Peut-être même quand elle démonte les arguments de personnalités qui déplaisent… Du dialogue ou de la démonstration, de manière souterraine, non sue, l’auditeur retient le franchissement du tabou. Il oublie le fondamentaliste ou l’extrémiste raciste, et retient cela, même s’il adhère à la pensée de l’une et abhorre la pensée de l’autre…

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Lien vers une recension du même ouvrage, lisible en ligne. Par Osi Bouaké : http://osi.bouake.free.fr/?Les-Faiseuses-d-histoire-Que-f...   

27/09/2011

Et le pataouète… ??? (Journée des langues, suite…). Pages, sites, livres, auteurs… pataouètes. Plus... commentaire perso...

Brua.jpgLanly-Andre-Le-Francais-D-afrique-Du-Nord-A LANLY.jpgMazzella.jpgTrésors des racines pataouètes.jpgRabia.jpg

Le 26 au matin, écoutant France-Info, j’apprends que cette date est celle d’une journée européenne des langues, et il est précisé que le but est de valoriser le patrimoine linguistique en tenant compte des langues régionales et des langues des flux migratoires (ce qui est fort bien, si les discours des gouvernants correspondent ensuite aux choix…). On parle aussi de la langue des signes : langue, réellement, et qu’une communauté partage (oui, et elle devrait être enseignée bien plus : voilà l’esperanto auquel on pourrait croire). Mais je pense immédiatement à une autre langue, création collective du métissage linguistique populaire, inventivité mêlant  des idiomes méditerranéens et réussissant à faire entrer l’image et le geste dans le mot. Langue qu’une communauté, aussi, partage, totalement ou par bribes, viscéralement, et notamment pour l’expression des émotions – et quand elle n’est pas « parlée » vraiment, elle est présente souterrainement dans l’inconscient du quotidien linguistique, comme un code, une complicité des affects. Elle demeure dans la mémoire dispersée des mots qui nous reviennent d’instinct, et nous font reprendre l’accent, là où l’arabe, l’espagnol, le maltais, l’italien, se mêlent dans la gorge au français. Elle fait rechercher les textes des chroniques de Jean Brua, les dictionnaires et glossaires, les anthologies, les sites, les livres des auteurs phares du parler pied-noir, littérature dans la littérature. Elle s’écoute en miroir dans le langage des jeunes des quartiers populaires ou des banlieues (délice de voir que quelque chose de familier perdure quand même dans la langue qui s’invente elle-même quand des origines se mêlent) et chez des humoristes ou des acteurs dans des films créés par des descendants d’Algériens ou Maghrébins, ici, ou des films venus d’Algérie, notamment, pour l’écho des langues et la façon dont les gestes appuient les sonorités (et l’emploi d’expressions issues du pataouète, qui semble avoir trouvé ses héritiers sur les deux rives). Mais je me dis que, certainement, rien n’aura évoqué cette langue pataouète dans les diverses activités proposées pour ce jour. Car qui penserait que cette langue est une part légitime d’un patrimoine à préserver ? Langue entre deux rives ? Perdue dans les eaux de l’oubli ? Cela a un goût de mort. Négation d’une culture. Négation d’une communauté?


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Pourtant cette langue est celle qui montrerait le mieux ce qu’est la richesse du plurilinguisme, des cultures qui se croisent, s’entremêlent : elle est ouverte, traversée, produite par les flux migratoires qui ont abouti des rives étrangères de la Méditerranée à la terre algérienne. Ce sont ces immigrés des temps passés qui ont inventé ce langage, en frottant leurs langues à l’arabe et au français, pendant que, lentement ils devenaient des Pieds-Noirs… (Ceux que l’officielle Histoire confond avec l’Etat français : l’un colonisait, les autres traversaient des frontières pour survivre, puis devenaient Français). Mais il y aura au moins une référence pataouète dans ce concert d’hommages aux langues : ma petite note…  ma résistance. Même si je sais bien qu’il n’y a pas de malveillance volontaire dans cette absence, juste un signe, triste.

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Pages, définitions, titres, et CITATIONS :

Pataouète et sabir, librairie-pied-noir.com http://www.librairie-pied-noir.com/content/9-pataouete : Citation (la conclusion de la page) : « Avec le temps, pataouète et sabir se seraient sans doute encore rapprochés pour finir par ne plus faire qu’une seule langue dont la formation aurait certaine­ment été accélérée par la mobilité croissante des per­sonnes et le développement des moyens de commu­ni­cation qui ont marqué la fin du XXe siècle./ Le sabir a, lui aussi, plus modestement toutefois, connu les honneurs de la scène et de la radio avec Ben Ali et ses parodies de fables de La Fontaine ou ses Aventures de Djilalli./ Curieusement, le sabir trouve aujourd’hui une sorte de renaissance dans le parler des « jeunes des ban­lieues » que font connaître des artistes comme Smaïn, Jamel Debbouze ou Gad Elmaleh et l’on peut même se demander dans quelle mesure le langage métropolitain n’est pas en train de se « sabiriser » tant évoluent, sous l’effet de la mode, l’accent et le langage de nombreux jeunes français de tous horizons régionaux et sociaux ! Mais il est vrai que la cuisine française a bien intégré le couscous et les merguez… » (Voir aussi la bibliographie qui complète l’article)

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lecavalierbleu.com  « Ils se reconnaissent à leur accent », extrait du livre « Les Pieds-Noirs » de Jean-Jacques Jordi, éd. Le Cavalier Bleuhttp://www.lecavalierbleu.com/images/30/extrait_212.pdf (pages sur la langue et l’identité) « Plus près de nous, des expressions et des interjections reprises dans les journaux actuels sont attribuées à tort aux « jeunes des banlieues » du Sud de la France principalement, alors qu’elles étaient popularisées en Afrique du Nord : « Se taper un bain », « lui donnerle compte » ou « perdre la figure» (« la honte à la figure j’ava i s, dis, de traverser tout Bab-el-Oued avec les menottes », Albert Camus, Noces, 1957) ont cependant moins de succès que « allez, va » « tu me cherches », « oublie- moi », « dégage, va de là » ou les très connus « va te cacher », « tranquille » (pour peinard) et « c’est trop mortel » employés par Lucienne Favre en 1946 dans Babel-Oued ! »

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bainsromains.com : « Ce qui nous reste, en fait, de plus identifiable de notre passé en dehors de l'accent, c'est ce parler qui faisait sourire le visiteur, ce pataouète avec ses expressions imagées qui affleurent toujours avec plus ou moins de vigueur dans notre langage quelque quarante ans plus tard. »  http://www.bainsromains.com/PagesSensations/Pataouete.html

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babelouedstory.co : « Le pataouète, " ce rameau sur la souche des langues d'oc ", selon l'excellente définition de Gabriel Audisio, continue à forger impétueusement, sur une toile de fond française, sa syntaxe exubérante et son vocabulaire concret empruntant sans complexe ses locutions à l'espagnol - catalan, valencien ou castillan -, aux versions napolitaine et sicilienne de l'italien, au maltais, au provençal, à l'arabe. » http://babelouedstory.com/bab_el_oued_photos/texte_03/texte_03.html

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Le pataouète chez Pataouète, patawet.hautetfort.com : « Le mélange de cultures prend aussi son sens dans le parler algérois :Le pataouète, mélange de plusieurs langues. Espagnol, italien, français, arabe…» http://patawet.hautetfort.com/archive/2009/04/29/le-pataouete.html

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VIDEO. « L’accent de chez nous » : http://www.dailymotion.com/video/x4vwfv_l-accent-de-chez-nous_lifestyle

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GLOSSAIRE (et expressions), par Gérard Lavallée : http://storage.canalblog.com/84/11/281248/57276436.pdf

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BIBLIOGRAPHIE, sur alger.babeloued : http://alger.babeloued.free.fr/contenu/Biblio.html

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TEXTES :

Edmond Brua, portrait de famille, par Jean Brua (et document audio, fable dite par l’auteur, «… fable remontée du passé, et qui vous mettra en bouche un goût, non de madeleine, mais de mouna »), sur esmma.free.fr : http://esmma.free.fr/mde4/brua/EdmondBrua.htm

« Chapeau bas à André Lanly », « L’éminent linguiste qui a fait entrer le pataouète à l’Université », par Jean Brua : http://jp.follacci.pagesperso-orange.fr/Lanly/Lanlypag.htm

Poèmes de Roland Bacri, sur hubertzakine.blogspot.com : http://hubertzakine.blogspot.com/2011/05/petit-poeme-de-roland-bacri.html

Un poème d’Edmond Brua, « Maisons », sur arioul.blog : http://arioul.blog.lemonde.fr/2007/02/24/un-poeme-d-edmond-brua/

« Racines », de Jean Brua, sur arioul.blog : http://arioul.blog.lemonde.fr/2008/01/08/pieds-noirs-2/  

Geneviève Baïlac explique la genèse de sa pièce « La Famille Hernandez », sur babelouedstory.com : http://babelouedstory.com/ecoutes/famille_hernandez/famille_hernandez.html  (texte après les illustrations…). Citation : « Un "homme nouveau" naissait ainsi en dépit des politiques, des différences fondamentales, des heurts de nature, un homme que l'on pouvait rencontrer dans la rue avec son langage pittoresque émaillé d'expressions empruntées à toutes les langues parlées en Algérie, avec son exubérance, sa truculence, son verbe haut et son humour méditerranéen. II me semblait que cet homme devait trouver au théâtre le moyen d'expression le plus adapté à sa nature, et je cherchais donc à le faire vivre sur une scène »

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LIVRES :

Plusieurs ouvrages dans la rubrique « Langue pied-noir » des éditions Gandini, comme « Œuvres soigies » d’Edmond Brua, ou « Fables et contes en sabir » de Kaddour.

Ainsi, « Le pataouète, Dictionnaire de la langue populaire d’Algérie et d’Afrique du Nord » par J.Fuclos, C-A Massa, J. Monneret, et Y. Plevenhttps://editions-gandini.fr/ga02-le-pataouete.html 

« Qué Rabia » de Jean Brua https://editions-gandini.fr/ga103-que-rabia.html 

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« Trésors des racines pataouètes », de Roland Bacri, éd. Belin : http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-tresors-des-racines-pataouetes-6426.php?lst_ref=1  et sur bibliomonde.com  http://www.bibliomonde.com/livre/tresors-des-racines-pataouetes-1565.html

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Le Parler Pied-Noir, mots et expressions de là-bas », lexique établi par Léon Mazzella, éd. Rivages : http://www.payot-rivages.net/livre_Le-Parler-pied-noir--Leon-Mazzella_ean13_9782869302556.html

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« Le roro, dictionnaire pataouète de la langue pied-noir, étymologique, analogique, didactique, sémantique, et tout », de Roland Bacri, éd. Denoël : http://books.google.com/books/about/Le_roro_dictionnaire_pataou%C3%A8te_de_la_la.html?id=ug1iHQAACAAJ

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« Le Français d’Afrique du Nord », (thèse), d’André Lanly, éd. PUF, 1962 et « Bibliothèque des Introuvables », 2003 http://www.priceminister.com/offer/buy/1880961/Lanly-Andre-Le-Francais-D-afrique-Du-Nord-Qu-est-Ce-Que-Le-Patouete-Enquete-Sur-Le-Francais-Des-Pieds-Noirs-Livre.html 

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AUTEURS :

Auguste Robinet, dit Musette (1862-1930), créateur de Cagayous : http://babelouedstory.com/cdhas/36_37_cagayous/36_37_cagayous.html et... http://babelouedstory.com/bab_el_oued_photos/texte_02/texte_02.html ou...  http://patawet.hautetfort.com/archive/2010/04/03/cagayous.html

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Edmond Brua, 1901-1977, note biobibliographique de Georges Laffly, sur le site de Bernard Venis, alger-roi: http://alger-roi.fr/Alger/portraits/pages_liees/8_brua_edmond_pn45.htm

Présentation d’E.Brua, sur hubertzakine.blogspot.com : http://hubertzakine.blogspot.com/2009/11/edmond-brua.html  (documents audios associés, textes de l’auteur du blog : mémoire, identité…)

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Roland Bacri, né en 26 :

Fiche Wikipedia (et bibliographie) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Bacri

Sur evene.fr : http://www.evene.fr/celebre/biographie/roland-bacri-3272.php

« Et alors? Et oila! », disque : http://www.bide-et-musique.com/artist/5684.html

Discographie : http://www.encyclopedisque.fr/artiste/13707.html

Poèmes de Roland Bacri, choix d’Hubert Zakine, blog : http://hubertzakine.blogspot.com/2011/05/petit-poeme-de-roland-bacri.html

« Et alors ? Et oila ! », livre : http://www.amazon.fr/alors-oila-ROLAND-BACRI/dp/B003WWB0CK 

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Geneviève Baïlac :

Fiches wikipedia sur la pièce « La famille Hernandez », et le film qui a suivi : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Famille_Hernandez  (pièce)

et  (film) : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Famille_Hernandez_(film) 

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...Voir aussi l'album "Le Pataouète" (livres et liens). Cliquer sur les images pour lire :  http://tramesnomades.hautetfort.com/album/le-pataouete/pa...

20/04/2011

Lire Jeremy Rifkin et Amartya Sen. L’empathie humaine, la volonté de justice : l’économie et le monde…

FIN du TRAVAIL J RIFKIN.gifECO.gifACCES J RIFKIN.gif

 

 

 

Jeremy Rifkin. « Une empathie nouvelle gagne l’humanité », Le Monde, 15-04-11 : http://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/04/15/jeremy-rifkin-une-empathie-nouvelle-gagne-l-humanite_1507194_1477893.html#xtor=EPR-32280468-[NL_weekend]-20110416« Nous assistons à une extraordinaire vague de solidarité mondiale, comme nous en avions déjà connu pour le tsunami de décembre 2004 ou le séisme d'Haïti en janvier 2010. Un puissant sentiment d'inquiétude et d'altruisme soulève des centaines de millions de personnes autour du monde. Ce sont des exemples très forts de la nouvelle réalité empathique qui gagne l'humanité. » (Il parle des grands changements à l’œuvre dans le monde : industrie, techniques, écologie, réseaux de communication. Pistes pour comprendre l’évolution actuelle de la planète, les choix devant lesquels l’humanité se trouve).

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 Amartya Sen. « Supprimer l' injustice partout dans le monde », article paru dans Philosophie magazine, novembre 2010 (lien inactif ensuite...). Un itinéraire, une œuvre, une éthique. Cet économiste, prix Nobel, est un philosophe : l’entretien était passionnant…). CITATION : « Il faut rechercher un meilleur mélange des institutions. Le dogmatisme crée de grandes crises. Le socialisme dogmatique a créé l'URSS, et, à la fin de l'Union soviétique, l'économie fonctionnait très mal. Le capitalisme dogmatique a créé la récente crise. Ne soyez pas dogmatiques ou pragmatiques, mais posez-vous la question, qui est une question ouverte : est-ce que je veux cette institution ? »Ethique et éco Amarta SEN.gifINEG A SEN.gifNOUVEAU A SEN.gif

15/04/2011

Jan Patocka, CITATION, et réflexion. « Ce qu’il faut, c’est dire la vérité »…

Platon et l'Europe.jpg

La phrase qui suit a été rédigée par le philosophe Jan Patocka sur son lit d’hôpital, avant de mourir des suites des interrogatoires subis, pour être un des acteurs de la dissidence, et le porte-parole de la Charte 77. Prague… Elle a la force d’une résistance menée au point de mourir. Ce sont de mots comme cela dont on a besoin, parce qu’ils sont marqués au fer rouge de la torture, de la dignité conservée dans les pires conditions. « Ne pas se laisser effrayer et intimider ». Si lui a pu le faire, dans un tel contexte, ceux qui refusent les mots de la haine le pourront, ici et maintenant (dans un contexte différent où les pressions sont idéologiques, mais où il n’est pas toujours facile de savoir dire cette vérité de l’éthique en affrontant la confusion de la pensée qui tente de dominer la raison, avec des certitudes nées des mauvaises peurs).

 «Ce qui est nécessaire, c’est de se conduire en tout temps avec dignité, de ne pas se laisser effrayer et intimider. Ce qu’il faut, c’est dire la vérité.»  Jan Patocka cité par Robert Maggiori, dans l’article de Libération du 31-04-11, "Patocka, Prague à l'âme" : http://www.liberation.fr/livres/01012328899-pato-ka-prague-a-l-ame 

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Pour situer un peu plus l’auteur :

Jan Patocka, "Platon et l’Europe", éds. Verdier. Site de l'édition... http://www.editions-verdier.fr  Extraits de presse : 

« Ce qui change tout est que ce très bon livre, mais qu’on croirait écrit en 1910 et auprès duquel Habermas serait postmoderne, ne sort pas de la vieille Sorbonne ou d’un Club pour l’arrêt des Horloges, mais de la Prague de 1973, où il a paru en samizdat dans la nuit soviétique. Alors, le cœur serré, on pense en le lisant, à ce qu’en 1943 René Char écrivait de la Madeleine à la veilleuse peinte par Georges de la Tour : « La femme explique, l’emmuré écoute. Merci à Georges de la Tour, qui maîtrisa les ténèbres hitlériennes avec un dialogue d’êtres humains. » (Libération, 1983)

« Qui se souvient encore du rôle de la Charte 77 en Tchécoslovaquie aura peut-être oublié jusqu’au nom de Jan Patocka, l’un de ses principaux porte-parole et inspirateurs,  qui devait mourir le 13 mars 1977 à la suite d’interrogatoires prolongés de la police. » () « Terré dans une cave de Prague où il tenait des séminaires, qu’il rédigeait ensuite, avant qu’ils ne soient diffusés sous la forme de samizdats, Jan Patocka a vécu dramatiquement l’expérience de la ligne de front qu’il décrit dans un chapitre central des Essais hérétiques» (Le Nouvel Obs. 1983)

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ESSAIS HERETIQUES. Présentation de l’éditeur (extrait) : « Remontant aux origines de la philosophie européenne, il aborde alors les problèmes du choix, du souci de l’engagement, et de la violence. La Charte 77 dont Jan Patocka fut le premier porte-parole, trouve ici une première tentative d’expression philosophique. » Fragment d’un article (sur la page de l’éditeur), Libération, entretien avec Erika Abrams : « faut dire que, dans l’ensemble, son œuvre s’adresse plutôt à des philosophes professionnels. Ce n’est pas le cas des Essais qui peuvent toucher un bien plus vaste public. Patocka pose des questions nouvelles. »

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Jan Patocka, sur Bibliomonde : http://www.bibliomonde.net/auteur/jan-patocka-1696.html  (note, biblio, et livre référencé, sur l’Europe - pensée comme horizon universel, non comme série de pays enfermés dans le retour au nationalisme)

Fiche  wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Pato%C4%8Dka

25/03/2011

MUR pour la PAIX, Paris. (Et Appel !!! mise à jour 2016...)

Ce mur devait être éphémère (comme la Tour Eiffel...!!!), avec ce mot écrit en toutes langues...  Paix. Paix, désir des hommes, paix, s'il n'y avait les marchands d'armes, les idéologies de la haine, les pouvoirs qui se piègent eux-mêmes... Mais devant la force du sens, et le succès public de ce monument parisien (qui attire des visiteurs du monde entier), sa pérennité  s’impose… Cependant des menaces pèsent sur cette oeuvre de Clara Halter et de l'architecte Jean-Michel Wilmotte, des atteintes diverses se produisent… J’ai signé l’appel, espérant qu'une solution soit trouvée (voir les échanges de courriers, ci-dessous...). Ce Mur a ses adversaires (dont une minorité d'habitants du 7ème...) et ses admirateurs, attachés au message... et à la beauté. C'est aussi, pour les Parisiens, un lieu de rassemblement (pacifiquement...) pour lancer des appels, protester contre des violences. Comme le Parvis du Trocadéro (et riche de la même symbolique) il est entré dans la mémoire de la ville et dans la mémoire de bien plus de gens du monde entier... Les symboles étant très importants il est essentiel de faire perdurer celui-ci.

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Le mur sur le SITE de l’Association : http://www.murpourlapaix.org/site/mur.html

Murs de la Paix, Monde : http://www.murpourlapaix.org/site/  (cliquer sur les lignes de la liste, cf. Portes de la paix, Hiroshima...)

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Diaporama sur citizenside.com : http://www.citizenside.com/fr/photos/faits-divers/2011-03...

Une photographie, sur djibnet.com : http://www.djibnet.com/photo/wall+for+peace/paris-champ-d...

Des photographies, par Sorsha : http://mes-loisirs.over-blog.com/article-le-mur-pour-la-p...  (le Mur, Paris, et la banlieue...) D'autres encore sur le site de... Gavroche Père et fils : http://www.gavroche-pere-et-fils.fr/un-mur-pour-la-paix-s... Et encore... http://www.surprisedevue.com/tag/photo-mur-pour-la-paix/

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Rachida Dati, élue UMP du 7ème,  veut démanteler le Mur pour la Paix. Lire sur toutelaculture.com : http://toutelaculture.com/2011/03/rachida-dati-veut-deman... 

Echanges de courriers... (Rachida Dati, maire du 7è arrdt., Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, Bertrand Delanoë, maire de Paris...) : http://www.mairie7.paris.fr/mairie07/jsp/site/Portal.jsp?...  (Questions de droit, sécurité...).

Et...

Blogs : Patrick Lozès, blogs.nouvelobs.com : Mur pour la Paix : http://patricklozes.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/03/15/signez-pour-le-mur-de-la-paix.html Et son blog diversite.20minutes : http://diversite.20minutes-blogs.fr/archive/2011/03/15/si... (reprise de l'Appel et publication des premiers signataires)

Mur pour la Paix Chili, vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=Ndp7JwPRakc&feature=related 

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MISE à JOUR 17-04-2016.  APPEL aux DONS pour sauver le Mur pour la Paix...  Article, Direct Matin, 13-04-16 : http://www.directmatin.fr/france/2016-04-13/paris-un-appe... 

et site participatifhttps://fr.ulule.com/sauvonslemurpourlapaix/

19/03/2011

Salon du livre, suite… « Abd Al Malik, la plume et le cœur », compte-rendu de la rencontre du 18 mars 2011

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http://www.salondulivreparis.com/

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Une rencontre avec le public était donc programmée, pour ce vendredi 18 mars, avec Abd Al Malik, rappeur, slameur, écrivain  (voir la note précédente). L’échange était animé par Juan Masseyna (France 5), qui posait des questions permettant de faire le tour des thématiques essentielles, et encourageait le public à en poser aussi. Il y en eut d’intéressantes, dont une, lancée au vol, presque comme un  fragment de slam, entre poésie et philosophie…  Les questions de l’animateur, sauf exception, sont sous-entendues, ou reprises dans la formulation des mots clés des réponses d’Abd Al Malik, ou inscrites dans la formulation de la pensée, au départ…  (C’était très fluide le passage de la question à la réponse).

Je souligne les mots clés, je souligne et mets en gras les mots ou les expressions sur lesquels il a fait porter une accentuation, les mettant donc en valeur. Mais ce n’est pas la trace d’un enregistrement, ni de notes de sténo : notes prises au vol, traduction de l’essentiel, le plus fidèlement possible.

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Dès ses premiers mots Abd Al Malik insiste sur l’importance, pour lui, de créer du sens, de faire lien. A propos du slam il parle d’énergie. Celle qui circule, qui se donne et celle qu’on donne, propre à la forme même de la parole dans le partage. Passer du rap au slam, pour lui, c’était logique, dans la mesure où ce qui compte pour lui, ce sont les mots. Parce que les mots font sens.

Evoquant le hip hop, lié à cette même culture, il cite un écrivain américain (il n’a pas rappelé le nom) dont il avait lu une pensée sur cet art du corps en mouvement : « Les Baudelaire d’aujourd’hui sont les artistes du hip hop. » Pourquoi ? Parce qu’ils ont créé une forme nouvelle : ils ont donc vraiment créé (et c’est une forme, justement, qui correspond à l’époque, qui peut traduire ce que ces artistes d’aujourd’hui vivent et ressentent).

Au sujet du rap il fait remarquer que c’est une musique qui intègre toutes les autres musiques actuelles : ce n’est pas un genre à part, mais une forme qui contient.

Que doit-on faire avec l’art, l’expression ? Si on garde en conscience la notion d’universelon doit aller vers l’autre, critiquer ce qui fait mur, défaire les murs barrières. Mais en s’interrogeant, en se demandant comment on peut faire cela, soi. Comment défaire ces barrières déjà en soi, ne pas participer à ce qui dresse les obstacles, ne pas en être complices involontaires par manque de lucidité. Comment amener sa part de lumière au lieu de chercher des responsables extérieurs à nos échecs et douleurs ?

Et qu’est-ce qu’on peut faire au sujet des fantasmes projetés sur les banlieues et sur l’islam ? Moi, dit-il, je cherche à répondre à ces questions avec ma spiritualité. (Mais chacun la sienne : cela peut être divers).

Comment, lui demande Juan Masseyna, passe-t-on du texte écrit pour être chanté au texte destiné à un livre ? C’est la même dynamique, dit Abd Al Malik. Pour le rap, le chant, c’est la musique qui fait venir les mots. Dans l’écriture de livres c’est d’une autre manière, on ne travaille pas de la même façon, on revient en relisant, on soumet au premier lecteur qui réagit, mais ce sont toujours les mots. Pour le rappeur ou pour l’écrivain, l’important ce sont les mots.

Dès le départ, d’entrée, je voulais faire les deux.

Pourquoi pas un scénario ? lui demande un comédien… Justement, je travaille sur cela pour mon livre « Qu’Allah bénisse la France ». C’est une « grammaire » qui m’intéresse, celle du scénario...

Les mots. Ils sont là pour soigner. Si on est dans un élan de vie on transmet la vie. Si on est dans un élan de mort on transmet la mort. Je suis dans cette démarche de partage parce que j’ai vu la mort au sens propre. Dans mon quartier, où l’héroïne était une plaie à un moment.

On ne parle pas assez d’une pauvreté qui est celle du manque de mots. La pauvreté en mots, quand on ne peut mettre des mots sur ses douleurs. Il y a des jeunes qui disent que cela ne sert à rien d’aller à l’école si on ne peut pas, après, avoir du « taf », de l’argent. Non. On doit d’abord aller à l’école pour les outils, pour la maîtrise de la langue.

Moi, je me suis reconnu dans Camus, dans Césaire, dans Sartre, etc. On se dit, lisant,  qu’il y a quelque chose de commun, d’homogène, qui, finalement, nous lie.

D’où l’importance d’investir dans l’Education nationale.

La seule communauté qui compte c’est la communauté nationale.

« La guerre des banlieues n’aura pas lieu », ce titre est là pour dire qu’on est acteurs de nos propres vies. Et on parle de la schizophrénie, dans les cités,  d’être de là et de là (comme si c’était un partage problématique). Non , il adviendra ce que moi, ce que nous, nous aurons décidé. C’est aussi un message vers les médias. Car la manière dont on nous regarde détermine la manière dont on se comporte. Pouvoir des médias… La banlieue ce n’est pas une machine, car dedans il y a des individus.

Pourquoi cette volonté absolue de réintégrer le quartier dans les débats concernant la France ? Le quartier ce n’est pas périphérique. Le quartier c’est une allégorie pour parler de la France. La banlieue est la France. Tout se joue dans les quartiers, tout y est.

Ce qui m’intéresse c’est de lancer des passerelles, car s’il y a dialogue il y a la possibilité du changement .

Le vocabulaire de mon personnage, dans le dernier livre, Peggy ? Ce n’est pas le mien. Il vit des choses que je connais, des choses que je ne connais pas : c’est un personnage. Moi je fais attention aux mots que j’emploie, je n’aime pas, par exemple, les mots vulgaires, car une attitude et des mots déterminent un comportement. Mais le personnage a son propre cheminement.

La mémoire c’est quelque chose de central, pour qu’une expérience serve. Ainsi, dans le livre de Primo Levi, « Si c’est un homme », l’auteur dit que dans le camp il faisait attention à son hygiène, malgré les conditions si dures, pour garder son humanité. Important de se rappeler notre humanité. Ou alors notre semblable devient un chiffre, un sondage. Or chaque individu se construit dans la reconnaissance de l’autre.

Un auditeur lui demande s’il est dans une recherche de la réconciliation (avec l’autre, avec lui), d’une rédemption, dans le passage du slam à une autre musique, ou d’une musique à l’autre. Non. Pas réconciliation, plutôt cheminement.

Ne plus avoir peur d’être soi. Donc courage d’aller vers soi.

Avant je cherchais des responsables ailleurs, en dehors de moi. Maintenant je fais la démarche d’avoir le courage d’être moi. On chemine vers soi.

On dit de moi que je suis consensuel ? Oui. Je suis pour le consensus actif : chercher ce qui rapproche, je veux être fédérateur.

Cela vient de ma démarche spirituelle. Attention, je ne suis pas prosélyte. Pour moi la spiritualité c’est ma religion musulmane, pour d’autres cela peut être le sport, une autre religion, ou autre chose.

Racines ? Moi, je suis 100% du Congo, et 100% français. Car il faut sortir de la schizophrénie

Quand je lis « L’Envers et l’Endroit » de Camus, ce qu’il dit de ses origines, d’où il vient : c’est moi. Quand je lis Aragon, je me reconnais. Je suis décomplexé

L’arbre ne fait pas ses fruits sur les racines.

Les racines c’est très important. Mais je ne suis pas mes racines.

Etre en paix avec soi est la seule manière d’être en paix avec les autres.

Décomplexé… par rapport à la littérature, par rapport au fait d’être noir. Etc.

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18/03/2011

Salon du Livre 2011, 18 mars, jour 1. Des livres… et Abd Al Malik...

Le Salon du Livre 2011 : http://www.salondulivreparis.com/   18 au 21 mars

J’avais repéré, dans « A Nous Paris », ce moment, titré « Abd Al Malik, la plume et le cœur », et annoncé ainsi, pour ce vendredi 19h-20h : « Rencontre avec le plus poète des rappeurs, le plus engagé des slameurs. De l’écriture de ses textes à leur mise en musique. ». En courant je pouvais y être… et je suis arrivée juste pour le début.  Sur le moment je n’ai pas eu le réflexe de prendre des notes (fin de journée…) puis le papier et le crayon sont sortis naturellement (voir mon compte-rendu,note suivante).   

Mais, d’abord, les quelques livres de mon marché (qui, n’étant pas celui de la Poésie, juin  à St-Sulpice, ne peut rapporter les ouvrages des éditeurs absents : pour eux, ce sera le libraire du coin – car deux Arfuyen et deux J. Corti attendent sur un post-it… que je trouve le temps et que j'aie fait mes comptes...).

Ce marché…

Abd Al Malik, justement. J’avais lu, mais pas acheté, deux volumes : « Qu’Allah bénisse la France » (éd. Albin Michel, coll. Espaces libres, 2004 puis 2007), et « La guerre des banlieues n’aura pas lieu » (éd. Le Cherche Midi, 2010). J’y reviendrai, à l’occasion. Pas ruineux : 12,5 E. les deux… Donc aucune raison de passer à côté de ces lectures ou relectures, vous qui lisez ces lignes. Ces livres sont des ouvrages nécessaires... un cadeau pour soi : éthique sociale, dimension spirituelle.

Jacques Lacarrière (c’était prévu), « A l’orée du pays fertile », Œuvres poétiques complètes (éd. Seghers, 2010). De même, René Depestre, « Non-assistance à poètes en danger » (éd. Seghers, coll. Autour du monde, 2005). Avec une préface de Michel Onfray, qui m’agace souvent, mais qui, là, dit pourtant, au début de sa préface (début repris comme citation de quatrième de couverture) une chose ou deux sur la poésie contemporaine et certains pièges formels (formalistes...). Par contre, à la fin du même texte, il retombe dans ses propres pièges : vocabulaire conforme et fausse rationalité, parlant de « ce génie toujours tenu à distance par les Blancs épuisés ». Clichés, vocabulaire que les racialistes peuvent apprécier : quelle idée ! Un poète publié par Seghers est-il tenu à distance ? Et c’est qui, les « Blancs » ? Je n’aime pas plus ce mot, là, que, ailleurs, lorsque la porte-parole des Indigènes de la République l’emploie chez Taddei, comme jeudi dernier (en se justifiant inefficacement : pour elle, catégorie politique… !). Et pour Onfray ? Catégorie idéologique ? C’est du n’importe quoi... (Qui n'enlève rien au reste, et rien au recueil du poète). 

Découverte, par hasard (étonnée de ne pas connaître…).  De Patrick Mesner : « Algérie, la tombe de ma mère » (éd. Le temps qu’il fait, 2004). Voyage, en Algérie et dans la mémoire, personnelle, familiale. Voyage dans le présent du pays actuel. Notes, commentaires, et nombreuses photographies. De ce livre, et des autres, je reparlerai aussi, d'une manière ou d'une autre. Et ces pages, je vais les lire de très près... (Pays, racines, proximités...).

Autre hasard. En feuilletant, c’est une citation qui m’a accrochée : « Aujourd’hui, j’aimerais beaucoup entendre quelqu’un revendiquer le droit d’être impopulaire pour des raisons morales. ». Parole… « Entretiens », Jacques Attali (éd. Michel de Maule, 2007).

16/03/2011

Printemps des Poètes 2011, « Infinis paysages ». Poésie, malgré tout...

Etrange coïncidence, ces lectures parlant de terre, de vent, de fleuves et de mer, de feuillages, de forêts, de pays regardés ou fantasmés, quand la nature se rappelle à nous, par séismes et tsunamis,  quand une catastrophe nucléaire transforme, Japon, des paysages en cauchemars, et quand des dictateurs métamorphosent, ailleurs, leurs pays en lieux de mort, sans que quiconque, autour, ne sache prendre les moyens de mettre fin à l’horreur sans rajouter d'horreur. La poésie. Quand même… ou encore plus ?

Le Printemps des Poètes 2011 était introduit par Juliette Binoche et Jean-Pierre Siméon. Un thème, les paysages, et des événements divers (rencontres, lectures, parutions).

Parmi les initiatives, l’exposition à la station  de métro St-Germain...  Et, métro, encore, des poèmes lus à Auber le 7 mars : Ibn Arabi, Edouard Glissant, Rimbaud, René Depestre, Aimé Césaire, etc. Mais aussi, textes de Michel Butor, René Depestre, André Velter et Kenneth White le 13 mars, Musée du Quai Branly…  Exemples parmi beaucoup d'autres moments : riches possibilités de lectures et rencontres, à Paris et ailleurs.

Poèmes à lire sur le site, voir à Poéthèquehttp://www.printempsdespoetes.com

CITATION : « Je croyais le voir devant moi mais / il était en moi, ce paysage, ermite / errant comme un rivage cherchant la mer en lui »

Jacques Lacarrière

(« A l’orée du pays fertile », Seghers)

Japon... nouvelles du monde. Et nous, impuissants…

« Les nouvelles du monde à l’infini ont frappé la pierre » , Edouard Glissant, L’œil dérobé (« Pays rêvé, pays réel »), Poésie/Gallimard. Relisant ce vers je trouve qu’il traduit tout à fait l’impression que nous pouvons avoir, en en déplaçant un peu le sens. Le sol, autour de nous, frappé, ou nous, pétrifiés…

Retenir, aujourd’hui, deux éditoriaux du même journal. Ethique d’un regard sur le monde, dehors…

Japon…

« Une leçon de dignité dans un malheur immense » : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/14/une-lecon-de-dignite-dans-un-malheur-immense_1492760_3232.html  Le Monde, 14-03-11

Citation : « Et, pourtant, des récits, des images, des témoignages qui nous parviennent, de ce que disent nos correspondants, on retiendra ceci : la démonstration de sang-froid ; le calme, une manière d'être solidaires qui semble aller de soi. Il y a cet immense malheur, bien sûr. Et puis il y a la dignité des Japonais. »

VOIR la NOTE du 16-04-2011, sur la solidarité http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/04/16/ja... 

08/03/2011

FEMMES, 8 mars 2011. La Journée internationale en CHANSONS, actions, informations, hommages, et solidarités… (vidéos, textes, liens).

Retour historique

Hymne MLF des femmes, vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=lIE9HtFv0fc

CITATION : « Depuis la nuit des temps, les femmes / Nous sommes le continent noir. » (…)  / « Asservies, humiliées, les femmes / Achetées, vendues, violées / Dans toutes les maisons, les femmes / Hors du monde reléguées. »

(Même s’il faut replacer ce chant dans le contexte des luttes passées, il n’y a qu’à regarder le bord de certaines routes proches de bois parisiens, et certaines rues de nos villes, pour voir que des femmes forcées de se vendre, c’est toujours d’actualité…  Et quand on voit le nombre de viols et assassinats de femmes (le plus souvent par des hommes connus)… on peut réécouter tout cet hymne, pour rêver de femmes libres, ici et ailleurs…

SITE  dédié, la journée internationale, les DROITS des femmes et l'enjeu de la laïcité : http://www.journeedelafemme.com/default.htm#Lesnews:  (Informations toute l'année, femmes du monde, pays).

HISTOIRE. Le 8 mars, Journée internationale, sur herodote.net : http://www.herodote.net/almanach/jour.php?ID=2481  

VIDEOS :

Marche mondiale des femmes : (différentes années, IMAGES, textes dits, CHANT) :  http://www.youtube.com/watch?v=ezxXwQ6C9nU&feature=related

Journée internationale du 8 mars, hommage. Femmes. VISAGES et CHANT (comédiennes, artistes, femmes engagées, résistantes) : http://www.youtube.com/watch?v=8xibU5rO8M4&feature=related 

« Femmes, je vous aime ». CHANSON de Julien Clerc : http://www.youtube.com/watch?v=oz_fK97ggwc&feature=related

« La femme grillagée », CHANSON de Pierre Perret :  http://www.deezer.com/fr/music/pierre-perret/la-femme-gri...

«La soeur musulmane »,  CHANSON de Matoub Lounès (assassiné le 25 juin 1998 en Kabylie) : http://matoub.rebelle.free.fr/le-rebelle/chanson3.php (le texte intégral). Citation : «Nous sommes réduites au silence, assoiffées» (...) «Viens, voile de la honte, et tourmente-moi : / De la sagesse proscris jusqu'à la langue». Vidéo : http://matoub.rebelle.free.fr/videos/page8.php

(Mais les voiles ne sont pas toujours visibles… et les carcans psychologiques et idéologiques enferment aussi dans leurs rigidités et névroses des femmes qui ne sont pas voilées, mais prisonnières de contraintes, interdits, obligations, conformismes ou anticonformismes. Il y a mille manières d’être voilées, entravées…).

«La femme est l'avenir de l'homme», CHANSON de Jean Ferrat  (et film éponyme reprenant aussi la citation d'Aragon). J.Ferrat :  http://www.youtube.com/watch?v=qbphJHiAfdU  (film : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_femme_est_l'avenir_de_l'h... )

«Qu'elles sont jolies les filles de mon pays», CHANSON d'Enrico Macias : http://www.metacafe.com/watch/5711577/enrico_macias_les_f...  Et «Suzy» , Olympia 1995 (sa femme) : http://www.youtube.com/watch?v=LnYx3cItlN8&feature=re...  Aussi (chanson en hommage à sa femme, décédée) : http://www.youtube.com/watch?v=qCo5iLWIxaM&feature=re...

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ANTHOLOGIE (Femmes, poètes) : "Quelqu'un plus tard se souviendra de nous", coll. Poésie/Gallimard, 2010  http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Poesie-Gallim...

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Autres informations.  SITES :

NPNS, Ni Putes Ni Soumises : http://www.npns.fr 

Sisyphe, « Un regard féministe sur le monde ». Mine d’informations… http://sisyphe.org 

BLOG El Pais, Espagne. "Mujeres" (Femmes) : http://blogs.elpais.com/mujeres/  (En espagnol : articles divers, vidéos, informations internationales, et femmes des pays de la rive sud de la Méditerranée). Blog, Espagne, note en écho à l'entretien avec Nawal El Saadawi, écrivain, dans El Pais du 8 mars, où elle dit son espoir pour l'Egypte, après les épreuves, la prison, l'exil. Et, parlant du "réveil" des femmes égyptiennes, elle déclare "La femme ne peut se libérer si l'homme n'est pas libéré, et réciproquement. " et "La femme ne peut se libérer sous aucune religion, parce que les femmes sont inférieures dans toutes les religions".

Article, El PaisEspagne, 08-03-11. "Femmes révolutionnaires des pays arabes". "Han luchado codo a codo junto a sus companeros masculinos para liberar a sus paises de la opresion y ahora temen que su propria liberacion quede en el olvido" (Elles se sont battues coude à coude auprès de leurs compagnons de lutte masculins pour libérer leurs pays de l'oppression et maintenant elles craignent que leur propre libération ne demeure oubliée). http://www.elpais.com/articulo/opinion/Revolucionarias/ar...

Hommes proféministes, Europe. Site de l’association : http://www.europrofem.org/

11/02/2011

LECTURE d’ Anise Koltz le 10 février, L’Entrepôt, Paris

 livres,anise koltz,je renaîtrai,lune noircie,l’ailleurs des mots,arfuyen,luxembourg,langues,carnets spirituels,cahiers d’arfuyen,transcendance,citations,littérature,poésie,culture,spiritualitéCITATIONS:

« Casser le mot / comme une noix / en extraire le noyau / le broyer entre les dents / le recracher au poème »     L’ailleurs des mots, coll. Carnets spirituels, éd. Arfuyen, 2007

« Dans les paumes de ma mère / où tous les temps coexistent  / je lis mon avenir »  Je renaîtrai (coll. Cahiers d’Arfuyen, janvier 2011)

                                                                                                       Anise Koltz

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C'était là : http://www.lentrepot.fr  Prétexte à relecture... 

Le lecteur ne sort pas indemne d’une telle lecture, de cette oeuvre qui lui fait affronter les désastres du siècle (retour, dans "Lune noircie", sur la mort de son mari, en 1974, lui qui avait été torturé par les nazis), et les questionnements de l’être, entre naissance, mort, renaissance évoquée ou refusée, deuil qui est plus que mémoire du deuil, oeuvre qui repousse les limites du rapport à la langue et à l’intériorité. Elle peut écrire, dans "L’ailleurs des mots", « Nous sommes de la matière des astres »,   nous laissant interpréter cela comme la prescience d’un « plus » d’être, et elle peut dire qu’elle renaît  « dans la crasse / Et le sang », victoire d’une mise au monde « Jour par jour », ou force vitale dans l’effort de vivre, douloureusement.  Litanie de ce en quoi elle ne croit plus, refus des dogmes imposés, colère ou rage contre la mort inscrite dans tous les choix humains, lamentation, mais, aussi, constat de réalité : vie. Paradoxe d’une revendication du blasphème (non à la religion, non à Dieu…) et d’une recherche qui le dépasse et le nie.   

Complexité d’une pensée…  Dans le discours fait en 2009 à l’occasion de son prix européen Jean Arp, elle dit d’abord ceci : « Je suis chaque fois désorientée et embarrassée lorsqu’on me demande de prendre la parole. Dès que je prononce une phrase j’ai déjà envie de la rejeter pour dire, dans la suivante, le contraire. » Et elle achève son intervention sur cette phrase : « Notre  langue reste sacrée. Notre devoir est de la protéger, de la veiller, comme un feu qui ne doit jamais s’éteindre. Car c’est lui qui précisément doit éclairer la nuit du monde. ». Entre ces deux fragments elle évoque la solitude de l’homme et la violence, la brutalité du siècle, mais aussi le phénomène en jeu dans l’esprit du poète, son mystère, ce lien avec le « grand ‘Tout’ ».  

MC San Juan

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LIENS...

FICHE AUTEUR (BioBibliographie, et revue de presse),  sur le site de l’édition Arfuyen : clés essentielles pour comprendre les raisons de l’itinéraire en langues de celle qui passera de l’allemand au français dans l’élaboration de son œuvre : http://www.arfuyen.fr/koltz.html 

Lire, sur le livre "L’ailleurs des mots" : http://www.arfuyen.fr/html/fichelivre.asp?id_livre=374     

 Et sur le recueil récemment publié, Je renaîtrai : "Ce nouvel ouvrage, Je renaîtrai, renoue avec la forme poétique. Son titre, brandi comme un véritable défi par cette femme de 82 ans, fait référence au premier texte du recueil". Citation « J’ai escorté mon nom / jusqu’à l’oubli // Demain je renaîtrai  / surgissant de l’argile // Mon ombre gravite déjà / autour d’une nouvelle effigie »... http://www.arfuyen.fr/html/fichelivre.asp?id_livre=443 

Ample revue de presse, et nombreuses citations dans les recensions ( http://www.arfuyen.fr/koltz.html ) :  Ainsi, dans l’analyse fouillée de Gaston Carré, sur L’ailleurs des mots, La Voix, 2008, il est écrit : « Noir certes est son ailleurs. Ténébreux et fuligineux, féroce souvent, ardent toujours. Anise s'expose au vertige du miroir, moire glacée où se mirent l'ego, le logos et le monde, et nous rapporte sans concession ce qu'en leur tréfonds elle sonde. » Alors que Sahkti note, au sujet des récits de Lune noircie, l’adhésion à l’emprise d’une écriture, belle par la forme et par le sens à déchiffrer : « L’écriture d'Anise Koltz est superbe, tellement humaine, forte et fragile à la fois. Je me suis laissée submerger par ses lignes, cet amour qui émane de sa plume, en particulier lorsqu'elle fait face à l'adversité. »

Anthologie permanente Anise Koltz, POEZIBAO :  http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/01/anthologie-permanente-anise-koltz.html

CITATIONShttp://surduvent.hautetfort.com/archive/2011/01/27/anise-...  

10/02/2011

Lecture de Marie Etienne et Philippe Beck, le 10-2, Librairie Tschann


livres,littérature,marie étienne,haute lice,le livre des recels,les yeux fermés,josé corti,philippe beck,poésies premières,un journal,flammarion,poésie,librairie tschan,citations,cultureIl y avait plusieurs lectures le même jour : un choix à faire, donc. Mais aussi un prétexte trouvé, si on ne pouvait être là, pour se procurer les ouvrages, faire des recherches, lire les auteurs…

Marie Etienne et Philippe Beck, le 10 février   

Librairie Tschann, 125 bd. Du Montparnasse, Paris 6°       

http://www.tschann.fr

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livres,littérature,marie étienne,haute lice,le livre des recels,les yeux fermés,josé corti,philippe beck,poésies premières,un journal,flammarion,poésie,librairie tschan,citations,cultureMarie Etienne
 
:

 « Certains écrits surgissent, pareils aux rêves dans le sommeil.»

Marie Etienne, 4ème de couverture, Haute lice, coll. Domaine français, éds José Corti, 2011

CITATIONS :

« Les matins de semaine, je conduisais mon corps au bord de la rivière, espérant le laver, le soigner de son déjà trop lourd passé ; je le rangeais dans son étui après l’avoir soigneusement plié en quatre, comme ma mère m’avait appris, et retournais à mon école, y suivre la dictée du jour. »                                                                                         

     Les yeux fermés, coll. En lisant en écrivant,  éds. José Corti, 2011

  « On tue une femme ou elle se tue. On ne sait pas. On la retrouve dans le fleuve. On l’a vue sur le pont, il fait nuit. Le fleuve, le pont : un paysage. »                 

   Le livre des recels, Poésie/Flammarion, 2011

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« Une enfance en Asie et une jeunesse africaine » (…) « une vingtaine d'ouvrages »  

Sur le site des éditions Corti, 4ème de couverture, fiche auteur, extrait :                                                                                    http://www.jose-corti.fr/titresfrancais/Haute_lice_Etienne.html 

Biobibliographie, recensions, extraits (Anthologie permanente / Poezibao) : http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/01/anthologie-permanente-marie-etienne.html 

Note de lecture, Haute lice, par Angèle Paoli, Terres de femmes... http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2011/02/marie-%C3%A9tienne-haute-lice.html     (« Pénétrer dans l’arène intérieure de Marie Étienne, c’est se confronter avec elle aux chimères du rêve. »)

Le livre des recels : http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/01/poezibao-a-re%C3%A7u-n-157-dimanche-16-janvier-2011.html   (lecture…)

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livres,littérature,marie étienne,haute lice,le livre des recels,les yeux fermés,josé corti,philippe beck,poésies premières,un journal,flammarion,poésie,librairie tschan,citations,culturePhilippe Beck :

« Les paupières de l’aube, les paupières de l’aspiration à mieux que des arbres et des derricks. »       

                        Poésies Poésies premières, éd.Flammarion, 2011 (regroupement de recueils épuisés)

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Extraits du recueil Poésies premières  (Anthologie permanente, poezibao) :                              http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/01/anthologie-permanente-phil.html     

Un journal, Flammarion, 2008, résumé sur evene.fr :                                                                 http://www.evene.fr/livres/livre/philippe-beck-un-journal-33101.php

Fiche auteur, sur le site de l’édition Flammarion (bibliographie) : http://editions.flammarion.com/Peoples_Detail.cfm?ID=133245&levelCode=litterature