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22/12/2011

Vaclav Havel, revue de presse : hommage…

« La vérité et l'amour doivent vaincre le mensonge et la haine ». Ce slogan des manifestants de 1989 est resté attaché au nom de Vaclav Havel, lui qui a réussi à déclencher une révolution sans violence.

L’ancien président de la Tchécoslovaquie puis de la République tchèque, Vaclav Havel « avait passé cinq ans dans les geôles communistes avant 1989 ». Le Monde, 18-12-2011 : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/12/18/vaclav-havel-est-mort_1620226_3214.html

« Le dramaturge - qui n'a jamais reçu le prix Nobel de littérature, pas plus d'ailleurs que celui de la paix - a acquis la célébrité en faisant tomber le régime communiste au pouvoir à Prague en réclamant le respect des droits de l'homme. »

Dans une page du Monde, daté 20-12, Vaclav Havel est cité. Article signé Natalie Nougayrède et Martin Plichta : « Comment se fait-il que ce nœud de contradictions bizarres que je suis, puisse traverser une vie – et même, me dit-on, avec un certain succès ? ». On retrouve là l’artiste, l’intellectuel, toujours présent derrière le visage de celui qui sut s’engager au plus haut sommet pour mener son pays vers la démocratie (et qui fut déçu par le partage qu’il n’aurait pas désiré).

Autre article, même date, 20-12, signé Marion Van Renterghem : « Un dramaturge de l'absurde contre l'idéologie totalitaire ». Citations : « Il se voulait avant tout poète, dramaturge, écrivain. On le préférait dissident, militant pour les libertés, habitué des prisons, résistant obstiné, fondateur de la Charte 77, chef d’Etat. » (…) « Plus sa dissidence l’expose à la répression, plus il est tenté, dans son théâtre, de mettre sa propre expérience en abyme. » (…) « Dans les années 1970 surgit Ferdinand Vanek, philosophe rebelle (…) alter ego manifeste du dramaturge et héros du triptyque réunissant trois courtes pièces en un acte. Audience, Vernissage, Pétition (Gallimard, 1980). ».  

Autres titres :

Le Parisien, 19-12-2011, « Havel, la mort d’une icône » : http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/havel-la-mort-d-une-icone-19-12-2011-1774841.php (« Il avait rencontré la semaine dernière à Prague le dalaï –lama et exprimé son soutien aux manifestants anti-Poutine à Moscou. »)

Le Figaro, 18-12-2011, « Vaclav Havel, conscience morale de l'Europe post communiste » : http://www.lefigaro.fr/international/2011/12/18/01003-20111218ARTFIG00197-havel-conscience-morale-de-l-europe-postcommuniste.php

Libération, 19-12-2011, « Vaclav Havel, un bohème en politique » (dossier titré « Vaclav Havel, le dissident » : http://www.liberation.fr/monde/01012378465-v-clav-havel-un-boheme-en-politique

Le Figaro, 18-12-2011, « Au théâtre, écrivain témoin de son temps », par Armelle Héliot :  http://www.lefigaro.fr/theatre/2011/12/18/03003-20111218ARTFIG00181-au-theatre-havel-etait-un-ecrivain-temoin-de-son-temps.php    (« En 1976, Vaclav Havel avait dit: «Je voudrais que le théâtre soit la voie de la conscience des hommes et de la société.» Par son œuvre, c'est possible. »)

Le Nouvel Observateur, 18-12-2011, « Mort d’un président philosophe » : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20111218.OBS7032/vaclav-havel-mort-d-un-president-philosophe.html

Et, ENTRETIEN, « Ce que j’ai cru, ce que je crois », Vaclav Havel par lui-même, Le Nouvel Observateur, 18-12-2011 : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111218.OBS7027/ce-que-j-ai-cru-ce-que-je-crois-par-vaclav-havel.html

La Croix, 18-12-2011, « Vaclav Havel, intellectuel en politique », par Alain Guillemolles : http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Vaclav-Havel-intellectuel-en-politique-est-mort-_EG_-2011-12-18-748193  (« Après 1968 et l’écrasement du printemps de Prague, il devient une des figures de la résistance intellectuelle au régime communiste, se refusant à se laisser gagner par l’apathie générale qui s’empare des sociétés d’Europe centrale. En 1975, il publie une Lettre à Husak, le président tchécoslovaque, qui est un des textes fondateurs de la dissidence. Puis en 1977, il participe à la fondation de la Charte 77, dont il sera un des trois portes paroles. »).

Ses ouvrages, Rue des Livres  : http://www.rue-des-livres.com/auteurs/1052/p2/vaclav_havel.html

02/12/2011

CARNETS D’ORIENT, BD de Jacques Ferrandez, L’Intégrale

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Bédéiste, Jacques Ferrandez l’est, d’évidence : il a réussi à créer une oeuvre forte, riche d’albums qui nous racontent une histoire qui rejoint l’Histoire, celle de son pays natal, et des communautés de ce pays, dans un contexte violent de colonisation, guerre, et décolonisation. Des personnages riches en profondeur et humanité permettent de saisir la complexité de cette longue période, sans dogmatisme, sans projections idéologiques, sans volonté de juger les uns ou les autres. Les carnets d’Orient, qui constituent une part importante de cette œuvre, majeure même, sont regroupés en deux volumes (mais disponibles en albums séparés aussi). Je présenterai les différents ouvrages plus précisément, en leur consacrant, petit à petit, une vignette et une page dans un album dédié aux bandes dessinées, qui va s’ouvrir avec ces deux volumes compacts.

C’est donc un auteur de BD, un très bon. Cependant on découvre le peintre, à travers les tableaux de son personnage, Joseph Constant. Mais on sent que le bédéiste observe le peintre, car les tableaux font partie de l’histoire, et posent un regard sur l’histoire de l’art, aussi : l’orientalisme, ses réussites superbes et flamboyantes parfois, ses limites, que le bédéiste veut, lui, franchir. Il n’est pas dans un rapport de contemplation extérieure, celle qui reste étrangère, malgré la fascination qui est celle des grands artistes orientalistes, malgré l’empathie, même : lui regarde de l’intérieur, ses personnages jouent des rôles qui parlent aussi des siens, et de possibles identifications avec les uns et les autres, des parts des uns et des autres. Loin d’une vision duelle, il propose une lecture qui cherche l’approche universelle, et trouve cette dimension dans les récits d’une douloureuse période historique. C’est une création fidèle à l’héritage humaniste de Camus, de Feraoun.

CARNETS D’ORIENT, L’Intégrale, tome 1, 2008 : http://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/albums-...

Présentation EDITEUR : «Ce premier tome de l’intégrale des CARNETS D’ORIENT de Jacques Ferrandez réunit en un volume unique les cinq premiers tomes de la série (de Carnets d’Orient au Cimetière des princesses) – soit l’époque historique s’étendant des premières années de la colonisation de l’Algérie à la veille de l’indépendance. Bonus : en complément de l’album, un carnet de croquis relié, à la manière d’un fac-similé, rassemble les peintures réalisées par Joseph Constant, le personnage principal du premier volume de la  série. »

L’intégrale, tome 2, 2011 BdFugue : http://www.bdfugue.com/carnets-d-orient-integrale-t-2

Présentation EDITEUR. Citation : « Après un premier tome regroupant les cinq épisodes du premier cycle narratif de la série, le second volume de cette intégrale rassemble en un volume unique les cinq titres du second cycle (La Guerre fantôme, Rue de la bombe, La fille du Djebel Amour, Dernière demeure et La Valise ou le cercueil), qui commence en 1954, à la veille de l’insurrection. »

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BioBibliographie de Jacques Ferrandez, sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Ferrandez   

 et… bdparadisio.com : http://www.bdparadisio.com/scripts/detail.cfm?id=664

Article, Le grand soleil de Jacques Ferrandez, sur actuabd.com : http://www.actuabd.com/Le-grand-soleil-de-Jacques-Ferrandez  (Citation : « La saga des Carnets d’Orient puise à deux sources très différentes. La première relève d’une certaine tradition historique de la bande dessinée franco-belge. Le trait de Ferrandez est sage, sans envolées excessives. Il fait preuve d’une certaine neutralité qui est aussi celle du propos. Ferrandez ne se propose pas de juger l’histoire de l’Algérie coloniale. Son graphisme respecte cette intention. »)

08/11/2011

Empreintes, documentaire, France 5 : "Erik Orsenna, éloge de la curiosité", et mention d'autres films de Joël Calmettes

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Présentation, France 5 : « Joël Calmettes embrasse toutes les facettes de cette personnalité érudite dans un portrait au long cours, de son port d’attache breton à Jaipur, en Inde, en passant par l’Antarctique et l’Afrique. Ce film rend compte de sa quête insatiable de la connaissance, sous toutes les latitudes et sous toutes ses formes. »

Empreintes, France 5 : http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-progra...

Sélection des EXTRAITS choisis par France 5 (autres CITATIONS complètes sur la page de France 5). Paroles d’Erik Orsenna : « Naviguer, c’est inventer sa route, puisqu’il n’y a pas de route ; comme dans les livres, il n’y a pas de route. » (…) « Le monde aujourd’hui est un monde relié. Si on veut le comprendre, il faut être au courant de tous ces liens, donc il faut camper dans toutes sortes de territoires.  » (…) «  J’aime le sérieux, mais j’adore me marrer. J’aime la solitude, mais j’adore les assistances, les publics. […] Si je suis écrivain, c’est parce que je ne supporte pas d’avoir une seule vie. » (…) « Je ne supporte pas la grandiloquence. » (…) « On écrit au moins autant avec les blancs qu’avec les mots. »

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Le DVD, « Erik Orsenna, éloge de la curiosité ». Présentation de l’éditeur : « Erik Orsenna est toujours « ailleurs », là où personne ne l'attend / tour à tour écrivain, économiste, académicien, navigateur, etc. Le film se devait de rendre compte des différentes facettes d’une vie où la curiosité tient une place si centrale qu’elle la structure. Tourné au fil du temps pendant plus d’un an, construit comme une chronique, le film témoigne au plus près de son quotidien de la pluralité des activités d’Erik Orsenna. » (…) « La vie d’Erik Orsenna est aussi faite de rencontres. Dans le film, il croise Jean Audouze (astrophysicien), Abdou Diouf (ancien président de la République du Sénégal), un historien indien à Jaipur, un ouvrier dans une mine d’or au Mali, etc. Eric Orsenna est pudique. Ici pourtant il lève avec délicatesse et profondeur un voile sur les douleurs qui l’ont poussé à écrire. » (…) « Un homme en perpétuel mouvement qui trouve son équilibre, chaque jour (ou plutôt chaque nuit), dans la solitude de l’écriture. »

Chiloé Productions :  http://www.chiloe.fr/1/dvd_erik_orsenna_255066.html

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J’ai suivi cette émission passionnante. J’avais lu un bon article dans le journal La Croix du 4-11-11, mais je n’ai pas retrouvé la page sur le site. Jeanne Ferney, titrait sa chronique télé, pour cette émission, « Le ‘’Tintin’’ de la littérature » (en référence à ce qui est dit dans le film de ce surnom donné amicalement à Erik Orsenna en raison de son goût du monde et des autres, de son enthousiasme). Elle relevait le rappel de l’émission de Bernard Pivot, Apostrophes, qui, en 1988, saluait Erik Orsenna pour (note la journaliste) «… le savoir inouï et la soif de connaissance dont débordent ses écrits », en disant, elle le cite, de l’œuvre d’Orsenna « C’est un éloge de la culture générale et presque de la culture inutile. » Culture inutile, répondait Erik Orsenna, oui : car les détails comptent, tout prend sens.  

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J’ai effectivement pu constater que le message que faisait passer Orsenna était, totalement, un très bel éloge de la curiosité. Celle qui nourrit une sorte de fringale insatiable de la rencontre des êtres et des lieux du monde. Celle d’un immense élan dans sa passion pour l’Afrique : car, dit-il « L’Afrique tisse des liens. En Europe je meurs du manque de liens. ». De la curiosité il dit « Celui qui est curieux soigne le monde », en s’appuyant, parlant dans une classe à de jeunes enfants, sur l’étymologie. (Quelle bonne idée ! Bien sûr… ! En latin  ‘’curiosus’’ signifie ‘’qui a soin de’’). Aux enfants il fait chercher des mots qui commencent par ‘’cur’’, les laisse trouver ‘’cure’’, ‘’curatif’’… et, alors, pouvoir entendre - et comprendre - sa conception du regard curieux, de l’être curieux.  La curiosité, pour lui (il le dit ailleurs dans un des moments du documentaire) débouche forcément dans la nécessaire transversalité, dont il fait donc l’éloge aussi. Car comment être vraiment curieux et ouvert si on reste enfermé dans une seule spécialité, un seul rôle, une seule vie ? Ecrivain, parce que… «… je ne supporte pas d’avoir une seule vie ». Publier des livres, dit-il, lui donne aussi (ils se vendent) la liberté matérielle de faire des enquêtes, en prenant tout le temps nécessaire à la « rencontre » de l’autre et d’ailleurs, et de publier ensuite librement les résultats de ses recherches. « Etre écrivain pour cette liberté »

Bel hommage mérité, et très réussi, que ce documentaire…

Mots clés, donc : curiosité, soin, LIENS, monde relié, TISSER, rencontre,culture, connaissance, TRANSVERSALITE, sérieux, rire, solitude, publics, écriture, écrivain, vies (plusieurs en une !), publics, liberté. Clés, oui, pour une éthique du rapport aux autres et au monde.

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Autres documentaires de Joël Calmettes en DVD :

Albert Camus, la tragédie du bonheur : http://video.fnac.com/a2771535/Albert-Camus-DVD-Zone-2

Mandela, au nom de la liberté : http://video.fnac.com/a2800054/Mandela-au-nom-de-la-liberte-DVD-Zone-2

Autres titres : http://recherche.fnac.com/ia605406/Joel-Calmettes?SID=983798b8-d4d5-f39f-ead0-ae966bf399e6&UID=096F611F0-4A0A-2595-6C23-F0E13E02485E&Origin=fnac_google&OrderInSession=1&TTL=060520122324

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Plus un documentaire qui fut diffusé sur France 5 (et le DVD édité), différents auteurs :

Musulmans de France, série de films, France 5 : http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Mini-sites/Bonus/Musulmans-de-France/p-9331-La-serie-documentaire.htm

DVD. Présentation de l’éditeur : « Un double DVD de Musulmans de France... Edité par France Télévisions Distribution, ce coffret regroupe les trois épisodes de la série documentaire et propose, en bonus, une interview du réalisateur Karim Miské, un making of de la musique originale et des sous-titres pour sourds et malentendants. »

02/11/2011

L'équation africaine, de Yasmina Khadra. Ed. Julliard, 2011

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 Page éditeur :

http://www.julliard.fr/site/l_equation_africaine_&100&9782260019602.html

« Autour d'un phénomène dramatique - les prises d'otages récurrentes au large de la Somalie, Yasmina Khadra, au sommet de son art, construit un roman éblouissant, qui mêle suspense, récit d'aventures et histoire d'amour enfiévrée. » (…) « Un hymne à la grandeur d'un continent livré aux pires calamités. »

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« Puissant message de tolérance ».

Stéphane Koechlin, dans A nous Paris, 03-10-2011

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17/10/2011

« Et maintenant on va où ? », de (et avec) Nadine Labaki

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Fiche du FILM, synopsis, vidéos, sur allocine.fr  :  http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=189935.html

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19236225&cfilm=189935.html

CRITIQUES :

« Film humaniste, pas féministe », par Hela Khamarou, sur Rue 89, 18-09-11. Eloge : http://www.rue89.com/2011/09/18/et-maintenant-ou-on-va-film-humaniste-pas-feministe-222363  

« La coïncidence du calendrier a fait que quelques heures auparavant, j'assistais au lancement du programme « Tagore, Neruda, Césaire : pour un universel réconcilié » à l'Unesco. Si j'en parle, c'est que les deux sujets se sont miraculeusement rejoints et se sont imposés à moi comme une évidence autour du thème de l'humanisme. Car c'est bien de cela que traite ce film : d'un universel réconcilié. » (..)  « Il y a quelque chose d'Emir Kusturica là-dedans. La bande originale composée en amont par son mari, Khaled Mouzanar, avec qui elle avait déjà collaboré sur « Caramel », y est pour beaucoup. La musique fait partie intégrante de l'œuvre. » (…) «  « La magie de ce film c'est qu'il importe peu que cela se passe au Liban. »

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« La Libanaise Nadine Labaki tente d'exorciser les fantômes de la mort », par Thomas Sotinel, Le Monde,13-09-11 : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/09/13/et-maintenant-on-va-ou-la-libanaise-nadine-labaki-tente-d-exorciser-les-fantomes-de-la-mort_1571600_3476.html « C'est à ça, rien que ça, que Nadine Labaki a voulu se mesurer : la foi et la mort. Dans cette région du monde, on meurt encore (volontairement ou non) pour le nom du dieu qu'on invoque. » (…) « La jeune réalisatrice libanaise ne veut pas tenir pour acquis ce danger permanent qui plane sur les communautés et remet en cause le fondement de la société dans laquelle elle vit. »

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 « Et maintenant on va où ? ». Choix de société, choix des haines attisées ou des démarches de paix…  Comment faire ? Soit les enfermements communautaires, soit la rébellion contre les passions toxiques.  C’est de cela que traite le film. Il émeut (le sujet est grave : la mort, la douleur), et, en même temps il fait rire, beaucoup : humour omniprésent, qui amplifie la tendresse d’un regard humaniste. Visages, corps, tels qu’ils sont, sans recherche, beaux d’être vrais. Gestuelle chorégraphiée, dès le début, incipit des corps. Musique, chants, rythme (rythme qui, sourdement, exprime une sorte de colère latente, où se mêle le goût de la vie, la joie d’être, et la joie d’être avec les autres). C’est un très beau film. Un message contre la bêtise. Et, oui, plus humaniste que féministe, même s’il dit les femmes, dans leur rage contre la guerre absurde. A voir… !

06/10/2011

René Cassin (rédacteur de la Déclaration des droits de l'homme) inhumé au Panthéon, le 5 octobre 1987

Cette date du 5 octobre (anniversaire de l'inhumation au Panthéon de cette grande figure historique) est l'occasion de rendre hommage au rôle majeur que cet homme, René CASSIN, joua. Si les injustices, le racisme, la violence, la faim, la misère, et tant d'autres réalités terrifiantes, perdurent, le texte dont il fut un inspirateur essentiel permet d'avoir un repère pour tendre vers un humanisme à ancrer dans le possible.

En 1968 il reçut le prix NOBEL de la paix.

Fiche wikipedia, René Cassin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Cassin

Sur diplomatie.gouv, une page (désactivée depuis) dont j'ai tiré cette citation : « C’est à Paris, au palais de Chaillot, que l’Assemblée générale des Nations unies vota, le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce fait n’est pas indifférent. Le monde rendait ainsi hommage à la  «patrie des droits de l’Homme» et aux efforts qu’elle avait accomplis, en grande partie grâce à l’action de René Cassin, dans l’élaboration d’un texte qui, après les crimes de l’Allemagne nazie, devait permettre à l’humanité de se ressaisir autour de quelques concepts fondamentaux rassemblés dans le ‘’premier manifeste (...), le premier mouvement d’ordre éthique que l’humanité organisée ait jamais adopté’’. »

Discours de François Mitterrand  pour le  transfert des cendres de René Cassin au Panthéon : http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Ren%C3%A9_Cassin_au_Panth%C3%A9on   

06/04/2011

Aimé Césaire. Hommage rendu au Panthéon, ce mercredi 6 avril 2011

Aimé Césaire entre au Panthéon, 20 minutes, 06-04-11 : http://www.20minutes.fr/article/701822/culture-aime-cesaire-entre-pantheon  « ‘’Reconnaître l'une des plus grandes voix ultramarines, c'est aussi rendre hommage à la vitalité des cultures d'Outre-mer, qui n'ont cessé d'influencer l'ensemble de la culture française’’, avait déclaré le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand lors d'une présentation de l'événement. Notons au passage que 2011 est l'année des Outre-mer. » (La tombe du poète décédé en 2008 reste en Martinique, mais une plaque et une fresque monumentale lui rendront hommage au Panthéon.  Cérémonie en présence du Président de la République, qui avait rencontré l’auteur, en présence, aussi, de la famille et de très nombreux invités.) 

Libération, annonçant la mort de l’écrivain, en avril 2008, rappelait les grands axes de sa vie. Article du 17-04-2008 http://www.liberation.fr/politiques/010127082-aime-cesair... : « Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l’un des chantres du courant de la «Négritude».L’auteur du «Cahier d’un retour au pays natal» avait consacré sa vie à la poésie et à la politique. ». Il redisait ses combats contre le racisme, et notait l’hommage rendu par L’Elysée, pour son 94 ème anniversaire, par une lettre rendue publique : « Le président Nicolas Sarkozy avait salué alors le 26 juin dernier en Aimé Césaire le poète et ‘’homme d’action’’, ‘’porteur d’un message de paix, de tolérance et d’ouverture’’ ».

Aujourd'hui, sur le site du même journal, la dépêche de l'AFP cite les paroles d'émotion de personnes parfois venues de très loin pour assister à cette cérémonie. Parmi les phrases qu'on peut lire, celle-ci : «C'est un événement qu'on ne verra qu'une fois, voir un grand homme des Caraïbes qui a fait connaître les valeurs de la négritude et de l'humanisme entrer au Panthéon.», (Jean Liseron). Et « Il y a un avant et un après Césaire. Son passage sur terre a été une révélation. », (Roland Veron, venu de Martinique).

L'article du 06-04-11, lui, n'est pas lisible intégralement (réservé aux abonnés) : http://www.liberation.fr/culture/01012330031-ave-cesaire (J'y relève une citation importante, qui précise la nature de l'engagement de l'auteur, concernant la négritude : « Nègre je suis, nègre je resterai... Mais Senghor et moi, nous nous sommes toujours gardés de tomber dans le racisme noir. »   

Le Monde, 05-04-11 : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/05/celebre-au...  Titre : « Célébré au Panthéon, Aimé Césaire demeure un rebelle irrécupérable.» Article qui rend compte de l'héritage humaniste de Césaire. Notions clés et CITATIONS...

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Parmi les expressions d'admiration reçues de son vivant, il y eut cette profonde reconnaissance de dette, d’un poète au poète… Dans « Ce que je dois à Aimé Césaire », Bibliophane, 2004, Jacques Lacarrière écrivit ce que fut pour lui le choc salvateur de cette lecture (car cela métamorphosa sa conception de l’écriture poétique, donna sens et direction à toute son œuvre) : «La découverte du cahier en cet automne 1947 me révéla dès les premières pages les pouvoirs et les magies insoupçonnées de ma propre langue : ce n'était pas seulement un poème que je tenais entre mes mains, mais un texte de feu, un brasier, un brûlot.»

Jean-Pierre Siméon, insiste sur cela dans la préface qui introduit le recueil des  « Oeuvres poétiques complètes» de Jacques Lacarrière, Seghers 2011,  «A l'orée du pays fertile » : « La grande rencontre, celle qui décidera de sa destinée de poète et qui est de la nature d'une révélation foudroyante, c'est celle d'un livre, le Cahier d'un retour au pays natal de Césaire. » Cette rencontre se fit par hasard, ouvrage trouvé dans une librairie...

Si un livre peut être croisé, trouvé, et gardé ainsi, comme un heurt prolongé qui change le rapport à la langue, à ce que cela signifie qu'écrire, c'est que ce livre mérite d'être pris en compte par beaucoup, pour tenter de comprendre ce qui fit ce bouleversement...  

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Fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_C%C3%A9saire

Biographie et poèmes, pierdelune.com : http://www.pierdelune.com/cesaire.htm

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VIDEO : Rencontre avec Césaire, 2006 : http://www.dailymotion.com/video/x63g14_rencontre-avec-ce... 

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CITATIONS :

« L'homme de culture doit être un inventeur d'âmes. » (et autres CITATIONS d'Aimé Césaire), sur evene.fr : http://www.evene.fr/citations/auteur.php?ida=1627 

« La justice écoute aux portes de la beauté.  » (et autres fragments) sur wikiquote.org : http://fr.wikiquote.org/wiki/Aim%C3%A9_C%C3%A9saire

« Colonisation = chosification »  Citation ajoutée par le Petit Robert à sa définition de la colonisation : http://www.lemonde.fr/societe/article/2007/09/04/le-petit... 

04/04/2011

Martin Luther King, I have a dream. 4 avril 1968, assassinat du Prix Nobel luttant, par la non-violence, contre la ségrégation, pour la justice et la fraternité...

Un 4 avril, on ne peut que rendre hommage à cet homme exemplaire. C'est le jour anniversaire de son assassinat...

Les valeurs de justice entraînent la haine de ceux qui veulent faire perdurer la haine, la discrimination. Que leur hostilité s'adresse à autrui pour son lieu de naissance, sa couleur de peau, ou l'origine de ses parents, pour sa communauté humaine, éventuellement religieuse, ou pour n'importe quel autre prétexte d'exclusion. Que cela passe par les mots ou directement par l'agression physique (mais les mots sont porteurs d'actes de violence et de mort).

Il est toujours très utile aujourd'hui de lire et relire la pensée de cet être. Pour prendre conscience de ce qui vaut le coup d'être défendu, de ce qui peut élever la conscience... En relation avec quelques citations, ci-dessous (après quelques liens), voir ce qui fait écho, donc, avec des préoccupations actuelles, locales, mondiales (notes brèves entre parenthèses...).

Martin Luther King, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Luther_King  « Martin Luther King, Jr. est un pasteur baptiste afro-américain né à Atlanta (Géorgie) le 15 janvier 1929 et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis (Tennessee). »

L'assassinat du leader intégrationniste, vidéo INA : http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-ur... 

I have a dream, discours, le texte sur wikipedia (bilingue) : http://fr.wikipedia.org/wiki/I_Have_a_Dream 

SITE dédié :  http://www.martinlutherking.fr/  « Découvrir et apprécier leur pertinence ( celle de sa pensée, de ses conceptions sociales et éthiques) pour aujourd'hui est sans doute une étape indispensable dans le combat contre le racisme et les nouvelles formes d'esclavage moderne. »

DOSSIER sur l'Internaute http://www.linternaute.com/biographie/martin-luther-king/  « Militant non-violent pour les droits civiques des noirs, Martin Luther King a joué un rôle majeur pour l’émancipation des Afro-américains et la prise de conscience de l’injustice de la ségrégation aux Etats-Unis. « I have a Dream », titre de son discours appelant à la fraternité entre noirs et blancs, est devenu un véritable hymne à la solidarité et à l’espoir d’entente entre toutes les communautés. »

Sur herodote.net : http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=75  (Biographie du pasteur qui lutta contre la ségrégation par la non-violence).

Revue de presse en 2008, 40 ans après l'assassinat (USA) sur 20minutes.fr  http://www.20minutes.fr/article/223356/Monde-Il-y-a-40-an...

Images d'archives (en 2008, pour les 40 ans de l'anniversaire tragique de cet assassinat), sur afrik.com : http://www.afrik.com/article14021.html 

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CITATIONS.

Sur L’Internautehttp://www.linternaute.com/citation/auteur/martin-luther-... 

Et Wikiquote : https://fr.wikiquote.org/wiki/Martin_Luther_King 

19/03/2011

Salon du livre, suite… « Abd Al Malik, la plume et le cœur », compte-rendu de la rencontre du 18 mars 2011

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http://www.salondulivreparis.com/

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Une rencontre avec le public était donc programmée, pour ce vendredi 18 mars, avec Abd Al Malik, rappeur, slameur, écrivain  (voir la note précédente). L’échange était animé par Juan Masseyna (France 5), qui posait des questions permettant de faire le tour des thématiques essentielles, et encourageait le public à en poser aussi. Il y en eut d’intéressantes, dont une, lancée au vol, presque comme un  fragment de slam, entre poésie et philosophie…  Les questions de l’animateur, sauf exception, sont sous-entendues, ou reprises dans la formulation des mots clés des réponses d’Abd Al Malik, ou inscrites dans la formulation de la pensée, au départ…  (C’était très fluide le passage de la question à la réponse).

Je souligne les mots clés, je souligne et mets en gras les mots ou les expressions sur lesquels il a fait porter une accentuation, les mettant donc en valeur. Mais ce n’est pas la trace d’un enregistrement, ni de notes de sténo : notes prises au vol, traduction de l’essentiel, le plus fidèlement possible.

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Dès ses premiers mots Abd Al Malik insiste sur l’importance, pour lui, de créer du sens, de faire lien. A propos du slam il parle d’énergie. Celle qui circule, qui se donne et celle qu’on donne, propre à la forme même de la parole dans le partage. Passer du rap au slam, pour lui, c’était logique, dans la mesure où ce qui compte pour lui, ce sont les mots. Parce que les mots font sens.

Evoquant le hip hop, lié à cette même culture, il cite un écrivain américain (il n’a pas rappelé le nom) dont il avait lu une pensée sur cet art du corps en mouvement : « Les Baudelaire d’aujourd’hui sont les artistes du hip hop. » Pourquoi ? Parce qu’ils ont créé une forme nouvelle : ils ont donc vraiment créé (et c’est une forme, justement, qui correspond à l’époque, qui peut traduire ce que ces artistes d’aujourd’hui vivent et ressentent).

Au sujet du rap il fait remarquer que c’est une musique qui intègre toutes les autres musiques actuelles : ce n’est pas un genre à part, mais une forme qui contient.

Que doit-on faire avec l’art, l’expression ? Si on garde en conscience la notion d’universelon doit aller vers l’autre, critiquer ce qui fait mur, défaire les murs barrières. Mais en s’interrogeant, en se demandant comment on peut faire cela, soi. Comment défaire ces barrières déjà en soi, ne pas participer à ce qui dresse les obstacles, ne pas en être complices involontaires par manque de lucidité. Comment amener sa part de lumière au lieu de chercher des responsables extérieurs à nos échecs et douleurs ?

Et qu’est-ce qu’on peut faire au sujet des fantasmes projetés sur les banlieues et sur l’islam ? Moi, dit-il, je cherche à répondre à ces questions avec ma spiritualité. (Mais chacun la sienne : cela peut être divers).

Comment, lui demande Juan Masseyna, passe-t-on du texte écrit pour être chanté au texte destiné à un livre ? C’est la même dynamique, dit Abd Al Malik. Pour le rap, le chant, c’est la musique qui fait venir les mots. Dans l’écriture de livres c’est d’une autre manière, on ne travaille pas de la même façon, on revient en relisant, on soumet au premier lecteur qui réagit, mais ce sont toujours les mots. Pour le rappeur ou pour l’écrivain, l’important ce sont les mots.

Dès le départ, d’entrée, je voulais faire les deux.

Pourquoi pas un scénario ? lui demande un comédien… Justement, je travaille sur cela pour mon livre « Qu’Allah bénisse la France ». C’est une « grammaire » qui m’intéresse, celle du scénario...

Les mots. Ils sont là pour soigner. Si on est dans un élan de vie on transmet la vie. Si on est dans un élan de mort on transmet la mort. Je suis dans cette démarche de partage parce que j’ai vu la mort au sens propre. Dans mon quartier, où l’héroïne était une plaie à un moment.

On ne parle pas assez d’une pauvreté qui est celle du manque de mots. La pauvreté en mots, quand on ne peut mettre des mots sur ses douleurs. Il y a des jeunes qui disent que cela ne sert à rien d’aller à l’école si on ne peut pas, après, avoir du « taf », de l’argent. Non. On doit d’abord aller à l’école pour les outils, pour la maîtrise de la langue.

Moi, je me suis reconnu dans Camus, dans Césaire, dans Sartre, etc. On se dit, lisant,  qu’il y a quelque chose de commun, d’homogène, qui, finalement, nous lie.

D’où l’importance d’investir dans l’Education nationale.

La seule communauté qui compte c’est la communauté nationale.

« La guerre des banlieues n’aura pas lieu », ce titre est là pour dire qu’on est acteurs de nos propres vies. Et on parle de la schizophrénie, dans les cités,  d’être de là et de là (comme si c’était un partage problématique). Non , il adviendra ce que moi, ce que nous, nous aurons décidé. C’est aussi un message vers les médias. Car la manière dont on nous regarde détermine la manière dont on se comporte. Pouvoir des médias… La banlieue ce n’est pas une machine, car dedans il y a des individus.

Pourquoi cette volonté absolue de réintégrer le quartier dans les débats concernant la France ? Le quartier ce n’est pas périphérique. Le quartier c’est une allégorie pour parler de la France. La banlieue est la France. Tout se joue dans les quartiers, tout y est.

Ce qui m’intéresse c’est de lancer des passerelles, car s’il y a dialogue il y a la possibilité du changement .

Le vocabulaire de mon personnage, dans le dernier livre, Peggy ? Ce n’est pas le mien. Il vit des choses que je connais, des choses que je ne connais pas : c’est un personnage. Moi je fais attention aux mots que j’emploie, je n’aime pas, par exemple, les mots vulgaires, car une attitude et des mots déterminent un comportement. Mais le personnage a son propre cheminement.

La mémoire c’est quelque chose de central, pour qu’une expérience serve. Ainsi, dans le livre de Primo Levi, « Si c’est un homme », l’auteur dit que dans le camp il faisait attention à son hygiène, malgré les conditions si dures, pour garder son humanité. Important de se rappeler notre humanité. Ou alors notre semblable devient un chiffre, un sondage. Or chaque individu se construit dans la reconnaissance de l’autre.

Un auditeur lui demande s’il est dans une recherche de la réconciliation (avec l’autre, avec lui), d’une rédemption, dans le passage du slam à une autre musique, ou d’une musique à l’autre. Non. Pas réconciliation, plutôt cheminement.

Ne plus avoir peur d’être soi. Donc courage d’aller vers soi.

Avant je cherchais des responsables ailleurs, en dehors de moi. Maintenant je fais la démarche d’avoir le courage d’être moi. On chemine vers soi.

On dit de moi que je suis consensuel ? Oui. Je suis pour le consensus actif : chercher ce qui rapproche, je veux être fédérateur.

Cela vient de ma démarche spirituelle. Attention, je ne suis pas prosélyte. Pour moi la spiritualité c’est ma religion musulmane, pour d’autres cela peut être le sport, une autre religion, ou autre chose.

Racines ? Moi, je suis 100% du Congo, et 100% français. Car il faut sortir de la schizophrénie

Quand je lis « L’Envers et l’Endroit » de Camus, ce qu’il dit de ses origines, d’où il vient : c’est moi. Quand je lis Aragon, je me reconnais. Je suis décomplexé

L’arbre ne fait pas ses fruits sur les racines.

Les racines c’est très important. Mais je ne suis pas mes racines.

Etre en paix avec soi est la seule manière d’être en paix avec les autres.

Décomplexé… par rapport à la littérature, par rapport au fait d’être noir. Etc.

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11/03/2011

Andalousie(s). Terre plurielle, de musique. Découvrir...

Informations, pages et vidéos...

Fiche wikipedia. Musique arabo-andalouse (histoire, bibiographie, noms et liens) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_arabo-andalouse 

Page sur la musique andalouse, sur le site du FAR (agence régionale, domaine musical) : http://www.le-far.fr/document-musique-arabo-andalouse 

Musique andalouse, sur darnna.com : http://www.darnna.com/musique.htm 

Sur Akadem, musique judéo-andalouse, 13 vidéos (concerts) : http://www.akadem.org/sommaire/themes/culture/musique/mus... 

Musique classique algérienne arabo-andalouse, sur okbob.net, site algérien : http://www.okbob.net/article-musique-classique-algerienne... 

Voyage dans une mémoire musicale juive andalouse, vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=UY5HWB9Qvzo  (Même si les appellations sont à nuancer. Cf Lili Boniche (cité en légende de la vidéo) : «Est-ce qu'on dit d'un musicien musulman, qu'il joue de la musique islamo-arabe ? Je joue de la musique arabe, un point c'est tout !»)

Musique judéo-andalouse, sur okbob.nethttp://www.okbob.net/article-12600429.html  

Page sur Dafina, musique juive marocaine : http://www.dafina.net/lamusiquejuivemarocaine.htm 

Musique judéo-andalouse marocaine (sur un site israélien un texte sur l’histoire et l’actualité de la musique andalouse, comme vestige d’une civilisation hispano-maghrébine). CITATION (début du texte qui cite un article de revue) : « En 1988, Daniel Eisenberg écrit sur la Musique Andalouse dans"The Journal of Hispanic Philology » : " Cette musique est l'un des vestiges les plus attrayants et surtout le moins connu en Occident, d'une civilisation très raffinée, la civilisation hispano-maghrébine, née de la fusion des cultures marocaines et andalouses, et dont le Maroc est devenu, l'héritier fondamental." / " La musique andalouse marocaine est donc une synthèse des traditions musicales arabes, berbères et espagnoles. Elle est nettement différente de la musique orientale »." http://www.terredisrael.com/musique-andalouse-1.php 

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Les deux blogs que je choisis de présenter un peu plus, ci-dessous, sont des fils dans la trame d'Enrico Macias, et des fils dans la trame andalouse. Fils de fraternité. Tissons cette Toile...

BLOG El Duende« Enrico et nos Andalousies » :

On y trouve beaucoup de références, de vidéos (souvenirs et actualités). Ainsi « Joselito chante toujours », (celui qu’on nommait autrefois « l’enfant à la voix d’or ») : http://elduende.musicblog.fr/1585167/Joselito-chante-touj.... Dans la riche rubrique « Andalousie », voir le montage sur la ville de Grenade, vidéo, avec, en fond musical, « Granada » : http://elduende.musicblog.fr/1145183/Granada/  par la blogueuse, musicienne. Pour comprendre cette notion de « duende » et compléter ce que je note en introduction d'une page précédente, « Andalousies… », lire sa présentation, suivie du profil (en écoutant un morceau à la guitare composé et joué par elle) : http://elduende.musicblog.fr/p/profil/ Ses thèmes : l’Andalousie, et Enrico Macias  (passion qu’on retrouve souvent chez des blogueurs soucieux de culture andalouse et d'humanisme). Parmi ses catégories  (nombreuses) : chanteurs, musique maghrébine, chanteurs pieds-noirs, Enrico Macias et l'Andalousie (bien sûr). Mais aussi sa région en France (la Charente) et divers coups de coeur et coups de colère, comme celui-ci, notamment, qui va si bien avec les valeurs andalouses : http://elduende.musicblog.fr/1576535/Nous-sommes-tous-des...  Mêmes valeurs affirmées aussi dans le profil, en deux blocs (le blog, les axes, elle, ses valeurs) : http://elduende.musicblog.fr/p/profil/

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BLOG Kdi.musicblog  (« Enrico et moi ») : http://kdi.musicblog.fr 

Le blogueur « kdi » (Khadi), lui aussi, s'intéresse à la culture plurielle d'une Algérie fraternelle, diasporique ou pas. (Une vidéo présente un moment d’interview où est évoquée la ville d’Enrico Macias : (Smaïn sur Constantine et Enrico Macias - interviewé par « kdi » pour kdi.musicblog.fr) : http://kdi.musicblog.fr/1311044/Smain-interviewe-par-kdi/  Chez lui aussi beaucoup de notes sur Enrico Macias, dont les dernières informations. Voir ses derniers posts, notamment celui-ci : http://kdi.musicblog.fr/1589735/Voyage-d-une-melodie/ (l'album). Un autre (2008) est une photographie de la maison d'Enrico Macias à Constantine (lui devant la maison) : http://kdi.musicblog.fr/947980/Constantine/  Sur son blog, de même, se mêlent Algériens natifs de diverses origines (Algériens et Pieds-Noirs), mais aussi (êtres et visages, peu importe d'où), d'autres artistes, dont Pierre Perret. Parmi les rubriques, l'Algérie, et sa ville de naissance en France, Thionville (plusieurs notes pour ces deux références). Fraternité... Et, pour des amis, il chante Enrico Macias : http://kdi.musicblog.fr/1242500/Une-fille-a-marier/ 

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MISE à JOUR de cette note faite en avril 2016. (Liens ajoutés et liens vérifiés...).

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VOIR AUSSI la note du 07-03-2011 (mise à jour aussi en avril 2016). HISTOIRE, CULTURE, DANSE, CINÉMA, MUSIQUE. Andalousie(s)... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/03/07/an...  

05/02/2011

Edouard Glissant, le poète, le penseur du Tout-Monde, de la « créolisation » du monde. Hommage

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Il est de fouiller son sous-sol
Où un espace meuble est gardé
Brûlant, pour ce que l'arbre dit » 

 

(Plus… sur : http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/glissant_champ.html )

« Au plus fort de mon activité politique dans les années 60, j’écrivais des poèmes résolument opaques. L’obscur est le renoncement aux fausses vérités des transparences. Je réclame pour tous le droit à l’opacité.» (Cité dans l’article de Gilles Anquetil, Le Nouvel Observateur) http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20110203.OBS7408/hommage-le-cyclone-glissant.html

« L’écrivain est l’ethnologue de soi-même », cité par René de Ceccaty, Le Monde (papier), 4-2-11.

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INSTITUT du Tout-Monde, fondé en 2006 par Edouard Glissant : http://www.tout-monde.com/

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Un grand écrivain vient de mourir, le 3 février 2011, à 82 ans. Parmi les essais, « Soleil de la conscience », et « Traité du Tout-Monde » (Poétique I et IV), éd. Gallimard. Poèmes, diverses éditions, et en collection de poche (Poésie/Gallimard), dont un volume préfacé par Jacques Berque. Ce penseur est surtout un poète, mais de ses romans, on peut noter, déjà, le premier, « La Lézarde », 1958. Dans un entretien télévisuel, qui vient d’être cité en partie sur France 2, il dit écrire enraciné dans les cultures du monde, les identités, les spiritualités, les malheurs du monde. Ne pas oublier ces deux ouvrages, écrits avec Patrick Chamoiseau, « Quand les murs tombent », et « L’intraitable beauté du monde » (éds. Galaade).

Dénonçant  l’enfermement dans une identité limitative qui resterait figée, il opposait notamment les notions de créolité et de créolisation, ce dernier concept se posant dans la dynamique d’un monde moderne exigeant de l’individu l’acceptation d’une réflexion sur son identité, pas pour la renier, mais pour prendre conscience de sa nécessaire transformation du fait des interférences culturelles, des échanges. L’éthique entre les peuples devant être celle de la relation, pas de la domination.

Important, donc, est ce livre d’Edouard Glissant, choix de textes, dans l’esprit de cette ouverture aux cultures d’un monde pluriel : « La terre, le Feu, l’Eau et les Vents, Une anthologie de la poésie du Tout-Monde », éd. Galaade,  2010 . Une sélection qui intègre des genres autres, comme l’essai ou le roman (on peut donc comprendre « poésie » comme genre mais aussi comme modalité du regard sur le monde, esthétique de l’éthique des interférences).

Lire (note blog de Christian Tortel, papalagi) ...http://papalagi.blog.lemonde.fr/2010/03/16/attendue-une-a...  ...Et tout le blog est une illustration de l'éthique culturelle du "tout-monde". On y trouve une pensée traversée par le goût de l'ailleurs mêlé d'ici et inversement, une identité qui se tisse avec les mots et l'art du lointain. L'auteur passe d'un article sur l'actualité (avec des humeurs, parfois - qui peuvent se traduire aussi en poème) à l'évocation d'une oeuvre littéraire (en prenant soin de citer) ou artistique. Et se glissent là, discrètement, comme des pauses en marge, des haïkus, des fragments poétiques qui sont la photographie des jours (les siens au regard du monde, yeux vers l'horizon questionné). 

Voir la page de l'édition Galaadehttp://www.galaade.com/oeuvre/la-terre-le-feu-l-eau-et-le...

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BIO-BIBLIOGRAPHIE et nombreux LIENShttp://ile-en-ile.org/glissant/ « l'un des plus grands écrivains contemporains de l'universel » (Jacques Cellard, Le Monde) », cité sur cette page. 

RADIO. Emissions sur France Culture, dossier radiophonique consacré à l’écrivain le 4 février. On peut aussi réécouter le très riche entretien du 6 juin 2010, avec Alain Veinstein (émission « Du jour au lendemain ») : http://www.franceculture.com/2011-02-03-disparition-d-edo...   

TELEVISION. Emissions sur France Ô et Outre-mer, dont celles des 5 et 9 février : http://www.newstele.com/article-france-o-et-outre-mer-ren...

VIDEOS :  « L’intraitable beauté du monde ». Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau  (Entretien sur la beauté du monde, dans la relation entre les êtres, les paysages, les pays, dans la diversité) : http://www.dailymotion.com/video/x81q9n_edouard-glissant_... et « le Tout-Monde contre l’identité nationale » : http://www.dailymotion.com/video/x5lnuj_glissant-le-tout-...

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CITATION:

« La littérature telle que je la conçois et la pratique a pour fonction d’exprimer ce métissage, avec toutes ses joies, mais aussi ses dérélictions, ses massacres, ses génocides, ses contradictions ou ses banalisations. » (…) « Les « emmêlements » à l’œuvre ont rendu le monde complexe. Nous devons nous habituer désormais à l’idée que nous pouvons vivre le monde sans avoir l’ambition de le prévoir ou de le régenter. Nous devons aussi nous accoutumer à l’idée que notre identité va changer profondément au contact de l’Autre comme la sienne à notre contact, sans que pour autant l’un et l’autre ne se dénaturent ni ne se diluent dans un magma multiculturel. Ce sont des notions difficiles à concevoir et encore plus difficiles à mettre en pratique. Cela donne la mesure de ce que j’appelle le chaos-monde. »

HOMMAGES en LIGNE :

africultures.com : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=murmure&... « Considéré comme l'un des fils spirituels d'Aimé Césaire, il voulait souligner l'importance de la diversité, et de la spécificité des cultures, non dans un monde "universalisé", mais dans un "tout-monde" fait de partage, de respect et d'alliage des cultures »

« Edouard Glissant (1928-2011), un héritage magnifique », par Boniface Mongo-MboussaAfricultures : «  Edouard Glissant est mort, mais il nous laisse ses mots : un héritage magnifique, protéiforme et fertile. » (…) «Edouard Glissant affronte Hegel de manière oblique. A cette vision totalisante, prétendument universelle, Edouard Glissant oppose l'Opacité, le Divers, le Rhizome et surtout la Relation. Ce refus des systèmes sera durant toute sa vie, sa marque de fabrique. De ce point de vue, la pensée Glissantienne, qui est une ode à la fraternité, recoupe, à certains égards, celles de Derrida et Levinas : deux pensées de l'Autre mais aussi deux discours de l'opacité. »  (Ce très beau texte est à lire intégralement sur le site.  Il fait une synthèse très éclairante de l’apport d’Edouard Glissant.  http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=9929 

Page sur Présence africaine : http://www.presenceafricaine.com/237_glissant-edouard

ARTICLES :

Le Nouvel Observateur, article de Gilles Anquetil, et liens, dossier... Hommage ("Le cyclone Glissant").  Le Nouvel Observateur, article de Gilles Anquetil, et liens, dossier « Ce poète chantait l’imaginaire parce qu’il rassemble. Il a honni l’idéologie car elle divise. Le militant du «tout-monde» a toujours refusé toute séparation entre le poète, le romancier, le philosophe, le professeur ou le danseur. » (…) « Ce chantre de la créolisation généralisée du monde a toujours été rétif à tout esprit de système. Ses grands  livres tels «le Discours antillais» (1981) ou «Poétique de la relation» (1990) sont des machines de guerre joyeuse contre les tentations de repli sur des identités uniques »... http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20110203.OBS7408/hommage-le-cyclone-glissant.html 

 Le Monde, 3-2-11 (reprise d’un entretien de 2005 « Pour l’écrivain Edouard Glissant la créolisation du monde est irréversible »). http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2011/02/04/pou...  CITATIONS« Nous vivons dans un bouleversement perpétuel où les civilisations s'entrecroisent, des pans entiers de culture basculent et s'entremêlent, où ceux qui s'effraient du métissage deviennent des extrémistes » (…) «… les vieilles pensées de systèmes ne peuvent comprendre le chaos-monde. » (Seules des pensées « incertaines », « métisses », « créoles » le peuvent, dit-il).  « La créolisation, c'est un métissage d'arts, ou de langages », «…une façon de se transformer de façon continue sans se perdre », « C'est un espace où la dispersion permet de se rassembler, où les chocs de culture, la disharmonie, le désordre, l'interférence deviennent créateurs. » (…) « Les identités fixes deviennent préjudiciables à la sensibilité de l'homme contemporain engagé dans un monde-chaos et vivant dans des sociétés créolisées. L'Identité-relation, ou l'"identité-rhizome" comme l'appelait Gilles Deleuze semble plus adaptée à la situation. C'est difficile à admettre, cela nous remplit de craintes… » (…)  « Mais nous devons changer notre point de vue sur les identités, comme sur notre relation à l'autre. »

Lire aussi ceci (titre et citation), Métro, 03-02-2011  :  « Le métissage perd un de ses grands défenseurs » / « Auteur d'une oeuvre complexe mêlant souvenirs, légendes, images poétiques, propos polémiques et réflexions théoriques…»

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Fiche sur evene.fr : http://www.evene.fr/celebre/biographie/edouard-glissant-3...  (biographie, titres, trois citations – dont exergue – et des liens).

Dans un autre registre... voyage dans la culture antillaise. Site Or des îles : http://www.ordesiles.com

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Prolonger la réflexion sur l’identité, en lisant ou relisant « Les identités meurtrières » d’Amin Maalouf et « Mes démons » d’Edgard Morin. Consulter le site de l’INSTITUT du Tout-Monde, en allant au-delà du programme de l’hommage à Edouard Glissant  http://www.tout-monde.com/  ... Visiter le blog de Christian Tortel (Papalagi)http://papalagi.blog.lemonde.fr  Fréquenter les sites qui couvrent l'actualité culturelle des îles et de l'Afrique (histoire littéraire, actualité ou racines diasporiques...) : Présence africaine, Africultures, Or des îles, etc.

.................... MISE à JOUR... Lecture (identité...). Aussi : "Identité et violence" d'Amartya Sen... Pour savoir nos pluralités, celles qui créent la réelle multiculture, qu'il oppose au mono-culturalisme pluriel.