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04/03/2012

Esprit métis : association, magazine, site et blog…

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La conception du métissage va, ici, au-delà des origines. Elle l’élargit considérablement en en faisant une manière de voir et de sentir, une ouverture aux cultures plurielles, une autre façon d’être et de percevoir…

Le SITE : http://www.espritmetis.com/

Sur le site : « Un métis est d'après nous une personne qui vit avec des cultures différentes, quelles que soient ses origines.  C'est une personne qui ne peut s'enfermer dans un communautarisme culturel  exclusif. Avoir l’esprit métis c’est accepter l'autre tel qu'il est ! »

Le blog : http://espritmetis.wordpress.com/

23/01/2012

Les Identités meurtrières, d’Amin Maalouf. INCIPIT

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« Depuis que l’ai quitté le Liban en 1976 pour m’installer en France, que de fois m’a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais ‘’plutôt français’’ ou ‘’plutôt libanais’’. Je réponds invariablement : ‘’L’un et l’autre !’’. (…) Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c’est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C’est précisément cela qui définit mon identité. Serais-je plus authentique si je m’amputais d’une partie de moi-même ? (…) « Moitié français, donc, et moitié libanais ? Pas du tout ! L’identité ne se compartimente pas, elle ne se répartit ni par moitiés, ni par tiers, ni par plages cloisonnées.»

Dans cet ouvrage Amin Maalouf rejette cette idée dangereuse qui serait celle d’une identité unique comme essence de notre être, alors que notre réalité est complexe, plurielle, et cette complexité unique pour chaque être. Dangereuse conception, dit-il (et il le démontre avec des exemples précis) que ce qui « réduit l’identité entière à une seule appartenance, proclamée avec rage ». Car « C’est ainsi que l’on ‘’fabrique ‘’ des massacreurs ». Oui, l’identité peut être un piège, quand l’appartenance enferme dans de fausses fidélités, que l’enfermement vienne des ‘’siens’’ (engagements communautaires, sociaux ou idéologiques) ou du regard des ‘’autres’’ (projections, rejets, fantasmes). Alors que les siens sont aussi ‘’autres’’ et que les autres sont aussi ‘’nôtres’’.

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Fiche wikipedia sur le LIVRE : http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Identit%C3%A9s_meurtri%C3%A8res

Page éditeur, éd. Grassethttp://www.grasset.fr/les-identites-meurtrieres-978224654... 

Livre de poche : http://www.livredepoche.com/les-identites-meurtrieres-ami...

21/01/2012

Boualem Sansal. Entretien avec Arezki Metref (le Soir d’Algérie) : citations

« Le premier réflexe de toute communauté est de rejeter celui qui vient lui dire des choses qui la dérangent dans ses certitudes ou dans son sommeil. »

 (Réponse de Boualem Sansal à la question d’Arezki Metref sur « la collision de son œuvre avec le dogme », et l’hostilité de ceux qui en sont les gardiens.)

Mais voici une autre citation,  qui donne son titre à la page : « L’Histoire de l’Algérie a toujours été, depuis l’Antiquité, écrite par les autres, les Romains, les Byzantins, les Vandales, les Arabes, les Turcs, les Espagnols, les Français, et tous nous ont traités dans leur Histoire comme si nous n’existions pas, comme si nous étions une race disparue ou vouée à la disparition, ou au mieux comme si nous étions une partie congrue d’eux, des bâtards. Et lorsque, enfin, nous sommes maîtres de notre destin, donc en mesure d’entrer dans notre Histoire et de la poursuivre, des gens, nos chefs autoproclamés, incultes et complexés, ont décidé de nous inscrire dans une Histoire qui n’est pas la nôtre, ils font comme s’ils avaient honte de notre identité, de notre histoire, comme si nous étions réellement des bâtards. »

Cet entretien complète tout à fait la réflexion entamée dans des notes précédentes, d’où l’importance que je lui accorde. Il faut que nous ayons le courage de déranger : la vérité des faits s’impose avec le temps, comme la complexité de la réalité fait éclater les certitudes simplificatrices...

Lecture intégrale de l’article, sur lematindz.net, 19-01-2012, « L’histoire de l’Algérie a toujours été écrite par les autres ». : http://www.lematindz.net/news/7072-boualem-sansal-lhistoire-de-lalgerie-a-toujours-ete-ecrite-par-les-autres.html

18/01/2012

Michel Onfray, le livre sur Albert Camus : revue de presse

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Michel Onfray : « L’ordre libertaire. La vie philosophique d’Albert Camus », éds. Flammarion, 2012.

 

 

 

 

 

 

Page EDITEUR : http://editionsflammarion.flammarion.com/albums_detail.cf... 

Site officiel de Michel Onfray : http://mo.michelonfray.fr/

Le Point, 05-01-2012, article de Michel Onfray (et liens, revue de presse, en marge), « La tentative d’assassinat de Sartre contre Camus » : http://banquetonfray.over-blog.com/article-michel-onfray-camus-par-onfray-le-point-96119911.html  (« Si, d'une certaine manière, le XXe siècle fut bien celui de Sartre, c'est que l'auteur de La nausée avait décidé qu'il en serait ainsi et qu'il ne s'est rien interdit pour parvenir à ses fins. Dans sa stratégie pour conquérir le pouvoir intellectuel en France et assurer sa domination, il ne recula devant rien. La fortune libéra Sartre de concurrences qui auraient été terribles » (…) « Camus fut un adversaire philosophique terrible et Sartre a lâché les chiens contre lui. » () « La déconsidération du travail et des idées de Camus sera donc la règle. »

Le Figaro, 11-01-2011, « Michel Onfray : L’Ordre libertaire », par Paul-François Paoli : http://www.lefigaro.fr/livres/2012/01/11/03005-20120111ARTFIG00721-michel-onfray-l-ordre-libertaire.php (« Comme le rappelle Onfray, alors que Camus a toujours refusé de plier l'échine devant la violence de l'histoire, aussi bien en France, à l'époque de l'occupation, que face au double terrorisme du FLN et de l'OAS, Sartre s'en est accommodé. » (…) « Au-delà de Sartre, c'est toute une intelligentsia qu'Onfray met en cause, celle-là même qui avait snobé Camus. »)

Le Monde, 12-01-2012, « Sartre-Camus : cessez le feu ! », par Olivier Todd, auteur d’une somme biographique sur Camus : http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/01/12/l-ordre-libertaire-la-vie-philosophique-d-albert-camus-de-michel-onfray_1628602_3260.html  («L'Histoire de la fin du XXe siècle donna raison à Camus contre Sartre dans sa condamnation des totalitarismes bruns et rouges, même s'il n'alla pas aussi loin que George Orwell. » (…) « Utopistes sérieux, Sartre et Camus furent aussi les héritiers des anarchistes et des libertaires du XIXe siècle. Comme Onfray ! » (…) « Intéressant et irritant, ce gros livre gras propose la compilation d'une époque qu'Onfray n'a pas connue » (…) « Si cet ouvrage, ce monument d'impatience, sans doute sincère, bâclé, ramène aux textes de Camus et de Sartre, tant mieux. S'il accroît la confusion, tant pis. »)

Le Magazine Littéraire, 09-01-2012, « Albert Camus : la contre-enquête de Michel Onfray », par Aliocha Wald Lasowski : http://www.magazine-litteraire.com/content/rss/article?id=20831 ( «  Qu’est-ce qu’une vie philosophique ? Comment penser l’existence d’un homme, son engagement, la formation d’un regard sur le monde, vif et singulier ? » (…) « Quelle est la démarche d’Onfray pour aborder celui qui, par sa disparition soudaine, apparaît parfois comme le James Dean de la philosophie ? » (…) « Pour Onfray, Camus, l’un des auteurs les plus lus dans le monde, s’inscrit dans le lignage français des philosophes existentiels, mais surtout pas existentialistes. Onfray refuse l’enfermement de Camus dans cette image convenue… » (…) « L’Ordre libertaire d’Onfray développe la leçon philosophique d’une oeuvre qui change la vie. » (…) « Lorsqu’il intègre Alger républicain comme rédacteur en chef à l’âge de 25 ans, Camus se veut, dans son vaste reportage « Misère de la Kabylie » – onze articles entre le 5 et le15 juin 1939 –, défenseur des minorités arabes et musulmanes, critique du mécanisme colonial, farouche opposant à la justice de classe, condamnant les erreurs judiciaires et les arbitraires de tous ordres. Bref, déjà, tout entier, Camus libertaire, celui qui défend le pacifisme et la liberté de critiquer. » (…) « Onfray rapproche Camus d’écrivains comme Chestov, Berdiaev, Unamuno et Ortega y Gasset, autrement dit « des oeuvres qui pensent le monde dans la perspective de produire des effets philosophiques dans l’existence ». »

Marianne, 08-01-2012, « Le vrai Camus », par Aude Lancelin ( lien inactif après 2012)...  Citations : « Un malentendu se dissipe souvent parce qu'un autre s'installe. Une légende s'en va parce qu'une autre la chasse. Cette fois pourtant, un dévoilement décisif semble en cours au sujet de Camus. » (…) « C'est un tout autre penseur que Michel Onfray restitue à un large public avec l'Ordre libertaire. La vie philosophique d'Albert Camus. Un Camus proudhonien et libertaire, un Camus anticolonialiste de la première heure, un Camus en lutte contre les féodalités financières, un Camus concrètement révolutionnaire » (…) « Nul doute que les plumes de la droite française ayant pris beaucoup de liberté avec Camus ces dernières années auront un haut-le-coeur à la lecture du livre d'Onfray, un de leurs ennemis idéologiques intimes. »

Voir aussi :

France catholique (des points de désaccord, analysés subtilement: http://www.france-catholique.fr/Onfray-Camus-et-Danielou.html

Une lettre ouverte sur Le Post, de Manuel Gomez, auteur d’un ouvrage « Camus l’Algérois » (il tient à corriger certains points de détail…) : http://www.lepost.fr/article/2012/01/07/2675099_lettre-ouverte-a-michel-onfray-concernant-l-article-sur-camus-que-lui-a-consacre-le-point.html

Télérama éreinte (cela ne m’étonne pas)... http://www.telerama.fr/livres/l-ordre-libertaire-la-vie-philosophique-d-albert-camus,76743.php

Et, évidemment, Le Monde diplomatique, dont l’idéologie prend un coup (ce livre ne dérangera donc pas que la droite, mais beaucoup de systèmes de pensée figés et doctrinaires…) : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-01-11-Coup-bas-intellectuel

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Albert Camus, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Camus  

Michel Onfray, fiche wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Onfray 

  (Voir la note précédente…)

14/01/2012

Michel Onfray « sur les traces de Camus », par Franz-Olivier Giesbert

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« En Algérie, sur les traces de Camus », par Franz-Olivier Giesbert, Le Point, 13-01-2012 : http://www.lepoint.fr/livres/en-algerie-sur-les-traces-de-camus-13-01-2012-1418558_37.php  (« Il n'y a pas à tortiller, Camus est l'affaire de sa vie : j'ai vu Michel Onfray le teint blême, submergé par l'émotion, à Alger, au 93 de l'ancienne rue de Lyon, aujourd'hui rue Mohamed Belouizdad, là où habitait dans sa jeunesse l'auteur de L'étranger. »)

Je trouve que l’écriture de ce livre sur Camus, et son contexte, fait découvrir Michel Onfray, autant qu’il veut, lui, faire découvrir des aspects de Camus. Lui qui parfois peut heurter, par ses formules et ses certitudes (un athéisme un peu trop militant) il paraît là bien plus complexe et nuancé. Et tant pis si Olivier Todd éreinte plus ou moins l’ouvrage (Le Monde, 13-01-2012, « Sartre-Camus : cessez le feu ! »), ne le trouvant pas assez préoccupé de littérature (ce n’est pas tout à fait son objet…) et ne supportant pas les critiques adressées à Sartre (pourtant fort justifiées à mon sens…). 

Fiche Decitre.fr, sur le livre de Michel Onfray : « L’ordre libertaire. La vie philosophique d’Albert Camus », éd. Flammarion, 2012. (Résumé, sommaire, auteur) : http://www.decitre.fr/livres/L-ordre-libertaire.aspx/9782...

(Voir la note suivante : revue de presse...)

10/12/2011

Hanna Schygulla, pensée sur la pensée, lors du parcours de l’exposition « Walter Benjamin Archives », au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme

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« J'ai étudié cinq ans la philologie quand j'étais étudiante. J'ai retenu que notre pensée est liée à la grammaire... »

Hanna Schygulla, actrice et chanteuse allemande, parcourant l’exposition « Walter Benjamin Archives » devant des feuillets tracés par Walter Benjamin, et notamment celui où il note une question d’enfant, celle de son fils Stefan : « Que chantent les poissons ? ». Citée par Nicolas Weill, dans Le Monde des Livres du 9 décembre : http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/12/08/walter-benjamin-et-hanna-schygulla-les-affinites-inattendues_1614663_3260.html

Oui, grammaire, premier lieu de la pensée, et, même, de la philosophie, recherche de sens et soif d’être, dès l’enfance, dès les premiers balbutiements organisés du langage. Je et tu sujet. Objet, fonction. Objet, chosification. La conscience, et la négation de la conscience. Distinguer, choisir, poser. Présent, passé, futur, antériorité : sagesse de la présence à l’instant, possibilité de l’Histoire, risque de l’utopie, de l’espoir. Rien de construit sans rigueur maîtrisée. Ni politique, ni poésie. Grammaire, socle de la métaphore... Mais il faudrait étudier ce qu’est la grammaire du mensonge, la grammaire de la manipulation, de la haine, celle du totalitarisme (et celle de la complaisance à ce qui produit haine et mort)... Comment, dans le langage, s'inscrit la volonté de mort...Grammaire du nazisme? Langue de l'antisémitisme... Comment se fissure la vie dans les discours du nazisme, et dans l'écriture d'un Céline... 

Hanna Schygulla, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanna_Schygulla

et page sur concerts.fr : http://www.concerts.fr/Biographie/hanna-schygulla

Walter Benjamin, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Benjamin

et sur le site de l’encyclopédie agora.qc.ca : http://agora.qc.ca/dossiers/walter_benjamin

L’EXPOSITION « Walter Benjamin Archives », Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (jusqu’au 5 février 2012) : http://www.mahj.org/fr/3_expositions/expo-Walter-Benjamin-Archives.php?niv=2&ssniv=2

« Né à Berlin en 1892, dans une famille juive assimilée, Walter Benjamin s’est suicidé à la frontière franco-espagnole le 26 septembre 1940, devant la menace d’être livré aux nazis et envoyé à la mort. C’est à l’un des philosophes et critiques les plus importants du XXe siècle que l’exposition Walter Benjamin Archives est consacrée. » (…) « Collectionneur passionné (de livres pour enfants notamment), Walter Benjamin a adapté l’objet et la méthode de la collecte au travail de la pensée. L’extraction, le découpage, la citation, le montage, l’association, la juxtaposition, ou encore la mise en regard furent autant de gestes qui lui permirent de déconstruire des logiques de représentation dominantes et de faire apparaître des configurations inédites à l’origine de lectures radicalement nouvelles de l’histoire, de la littérature, du rapport de l’art au politique. » (Page sur le site du Musée, mahj.org, extraits)

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VOIR aussi la NOTE du 16-12-2011, sur Walter Benjamin        http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/12/16/en... 

06/12/2011

Gilbert Lascault, citations : territoire, frontières, concentration, dispersion, détail

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« Avec  acharnement, à longueur de nuits et de journées, certains philosophes, certains professionnels de la culture se demandent ce qu’est l’art, ce qu’il n’est pas, quelles sont ses frontières, comment l’organiser, comment interdire son territoire à ceux qui ne seraient pas dignes d’y entrer, comment y établir des ordres et des hiérarchies. »

(…)

« L’école nous avait appris à nous concentrer, à nous tendre, à préférer les notions aux sensations, les concepts à la riche multiplicité des choses. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de cette éducation. Nous ne serons jamais assez dispersés, assez nonchalants. »

Gilbert Lascault

Apologie du pluriel

Ecrits timides sur le visible, coll. 10/18 1979), pages 13-14 / 2008, éds du Félin http://www.decitre.fr/livres/Ecrits-timides-sur-le-visible.aspx/9782866456696

Suite de la note d’hier… A l’opposé d’une autre position sur la création et d’un autre regard sur l’éducation (Alain Finkielkraut, écrivains ou lecteurs, concentration ou expression- note du 5-12-11) : Gilbert Lascault fait un éloge du pluriel, des sensations, de la dispersion… A sa réflexion il  ajoute un appel à ne pas oublier le détail au profit du général. (« On nous répète qu’il faut nous méfier des arbres qui cachent la forêt. » (…) Mais, dit-il « Trop souvent nous vivons dans un monde où le mot forêt  sert à nous cacher la présence de chaque merisier, de chaque tremble. ». La forêt, parfois, ce peut être le mot « écrivains », le mot « lecteurs », qui cache la singularité des itinéraires de création...

05/12/2011

Alain Finkielkraut, trois phrases, et des questions… Plus une citation de Gilbert Lascault (ou la question du territoire...)

« Apprendre à lire, c’est apprendre à faire attention aux livres et, grâce aux livres, aux autres et au monde. On s’oublie pour se retrouver. Lire, c’est se lire ».

Alain Finkielkraut, dans une page du JDD de septembre 2011.

Une gaieté grave. Article de Marie-Laure Delorme, le JDD, 25-09-2011, sur le livre d’Alain Finkielkraut, « Et si l’amour durait » : http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Alain-Finkielkraut-une-gaiete-grave-395299/

Je retrouve cet article, sur un livre que, pour l’instant, je n’ai pas encore lu : d’autres attendent (et je ne sais pas si j’aurai, finalement, envie de le lire : peut-être, peut-être pas...). J’avais repéré des phrases de Finkielkraut, citées dans la critique. J’en ai retenues trois, là. D’abord, cette  idée avec laquelle on ne peut qu’être d’accord (« Lire, c’est se lire ») mais qui n’a rien de très original. (D’autres ont dit des choses très proches de cette conception de la lecture : la lecture qui aide au déchiffrement de soi, avant même d’aider au déchiffrement du monde. Oui, bien sûr…). Mais aussi deux passages qui me gênent (comme peuvent le faire parfois les affirmations de Finkielkraut, parfois profondes, parfois agaçantes).

Car, écrit-il, « Nous avons trop de créateurs et pas assez de lecteurs. La littérature sera morte le jour où tout le monde sera écrivain. »

Pourquoi donc tout le monde voudrait-il être écrivain ? N’y a-t-il pas des tas d’autres manières de créer et de se réaliser ? (Et nous aurions, d’ici là, du travail à faire, pour vaincre l’analphabétisme, par exemple…). Mais,  aussi, pourquoi craindre que beaucoup écrivent? (Tout ce qui s’écrit n’est pas de la littérature, ceci dit). Pourquoi ? N’est-ce pas, là, l’expression de ce que Gilbert Lascault dénonce dans le texte « Apologie du pluriel » (« Ecrits timides sur le visible », coll. 10/18, page 13) : « Comment interdire son territoire à ceux qui ne seraient pas dignes d’y entrer, comment y établir des ordres et des hiérarchies. ». (Je citerai totalement ce passage demain...). Et pourquoi penser que la lecture aurait comme ennemis les gens qui écrivent? C'est tout le contraire... L'écriture se nourrit de lecture. Plus les gens écrivent, plus ils lisent (ils écrivent parce qu'ils ont été lecteurs et le demeurent...). Et, encore, pourquoi penser que certains puissent être écrivains ET lecteurs, et d'autres incapables de cela? (Territoires?).

Et ceci, aussi, m’agace : « On enseigne aux enfants l’expression mais pas l’attention. » Qui ? Quoi ? Comment ? Toujours cette opposition fausse entre expression et attention. Alors qu’il n’y a pas enfants plus attentifs que ceux qui créent (ce qui ne les empêche pas, à d’autres moments - une pédagogie étant un tout – d’être attentifs pour apprendre des règles de grammaire, par exemple). Toujours vouloir donner des leçons à ceux qui enseignent. (Qu’ils aient des difficultés à le faire, dans certaines conditions, oui : c’est un autre problème). Mais cela rejoint encore la question du territoire (cohérence idéologique?) : enfants (futurs lecteurs passifs?) voués à recevoir, pas à produire. Les uns apprennent et lisent, les autres créent ce qu'on donne à lire...

20/04/2011

Lire Jeremy Rifkin et Amartya Sen. L’empathie humaine, la volonté de justice : l’économie et le monde…

FIN du TRAVAIL J RIFKIN.gifECO.gifACCES J RIFKIN.gif

 

 

 

Jeremy Rifkin. « Une empathie nouvelle gagne l’humanité », Le Monde, 15-04-11 : http://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/04/15/jeremy-rifkin-une-empathie-nouvelle-gagne-l-humanite_1507194_1477893.html#xtor=EPR-32280468-[NL_weekend]-20110416« Nous assistons à une extraordinaire vague de solidarité mondiale, comme nous en avions déjà connu pour le tsunami de décembre 2004 ou le séisme d'Haïti en janvier 2010. Un puissant sentiment d'inquiétude et d'altruisme soulève des centaines de millions de personnes autour du monde. Ce sont des exemples très forts de la nouvelle réalité empathique qui gagne l'humanité. » (Il parle des grands changements à l’œuvre dans le monde : industrie, techniques, écologie, réseaux de communication. Pistes pour comprendre l’évolution actuelle de la planète, les choix devant lesquels l’humanité se trouve).

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 Amartya Sen. « Supprimer l' injustice partout dans le monde », article paru dans Philosophie magazine, novembre 2010 (lien inactif ensuite...). Un itinéraire, une œuvre, une éthique. Cet économiste, prix Nobel, est un philosophe : l’entretien était passionnant…). CITATION : « Il faut rechercher un meilleur mélange des institutions. Le dogmatisme crée de grandes crises. Le socialisme dogmatique a créé l'URSS, et, à la fin de l'Union soviétique, l'économie fonctionnait très mal. Le capitalisme dogmatique a créé la récente crise. Ne soyez pas dogmatiques ou pragmatiques, mais posez-vous la question, qui est une question ouverte : est-ce que je veux cette institution ? »Ethique et éco Amarta SEN.gifINEG A SEN.gifNOUVEAU A SEN.gif

15/04/2011

Jan Patocka, CITATION, et réflexion. « Ce qu’il faut, c’est dire la vérité »…

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La phrase qui suit a été rédigée par le philosophe Jan Patocka sur son lit d’hôpital, avant de mourir des suites des interrogatoires subis, pour être un des acteurs de la dissidence, et le porte-parole de la Charte 77. Prague… Elle a la force d’une résistance menée au point de mourir. Ce sont de mots comme cela dont on a besoin, parce qu’ils sont marqués au fer rouge de la torture, de la dignité conservée dans les pires conditions. « Ne pas se laisser effrayer et intimider ». Si lui a pu le faire, dans un tel contexte, ceux qui refusent les mots de la haine le pourront, ici et maintenant (dans un contexte différent où les pressions sont idéologiques, mais où il n’est pas toujours facile de savoir dire cette vérité de l’éthique en affrontant la confusion de la pensée qui tente de dominer la raison, avec des certitudes nées des mauvaises peurs).

 «Ce qui est nécessaire, c’est de se conduire en tout temps avec dignité, de ne pas se laisser effrayer et intimider. Ce qu’il faut, c’est dire la vérité.»  Jan Patocka cité par Robert Maggiori, dans l’article de Libération du 31-04-11, "Patocka, Prague à l'âme" : http://www.liberation.fr/livres/01012328899-pato-ka-prague-a-l-ame 

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Pour situer un peu plus l’auteur :

Jan Patocka, "Platon et l’Europe", éds. Verdier. Site de l'édition... http://www.editions-verdier.fr  Extraits de presse : 

« Ce qui change tout est que ce très bon livre, mais qu’on croirait écrit en 1910 et auprès duquel Habermas serait postmoderne, ne sort pas de la vieille Sorbonne ou d’un Club pour l’arrêt des Horloges, mais de la Prague de 1973, où il a paru en samizdat dans la nuit soviétique. Alors, le cœur serré, on pense en le lisant, à ce qu’en 1943 René Char écrivait de la Madeleine à la veilleuse peinte par Georges de la Tour : « La femme explique, l’emmuré écoute. Merci à Georges de la Tour, qui maîtrisa les ténèbres hitlériennes avec un dialogue d’êtres humains. » (Libération, 1983)

« Qui se souvient encore du rôle de la Charte 77 en Tchécoslovaquie aura peut-être oublié jusqu’au nom de Jan Patocka, l’un de ses principaux porte-parole et inspirateurs,  qui devait mourir le 13 mars 1977 à la suite d’interrogatoires prolongés de la police. » () « Terré dans une cave de Prague où il tenait des séminaires, qu’il rédigeait ensuite, avant qu’ils ne soient diffusés sous la forme de samizdats, Jan Patocka a vécu dramatiquement l’expérience de la ligne de front qu’il décrit dans un chapitre central des Essais hérétiques» (Le Nouvel Obs. 1983)

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ESSAIS HERETIQUES. Présentation de l’éditeur (extrait) : « Remontant aux origines de la philosophie européenne, il aborde alors les problèmes du choix, du souci de l’engagement, et de la violence. La Charte 77 dont Jan Patocka fut le premier porte-parole, trouve ici une première tentative d’expression philosophique. » Fragment d’un article (sur la page de l’éditeur), Libération, entretien avec Erika Abrams : « faut dire que, dans l’ensemble, son œuvre s’adresse plutôt à des philosophes professionnels. Ce n’est pas le cas des Essais qui peuvent toucher un bien plus vaste public. Patocka pose des questions nouvelles. »

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Jan Patocka, sur Bibliomonde : http://www.bibliomonde.net/auteur/jan-patocka-1696.html  (note, biblio, et livre référencé, sur l’Europe - pensée comme horizon universel, non comme série de pays enfermés dans le retour au nationalisme)

Fiche  wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Pato%C4%8Dka

04/04/2011

Martin Luther King, I have a dream. 4 avril 1968, assassinat du Prix Nobel luttant, par la non-violence, contre la ségrégation, pour la justice et la fraternité...

Un 4 avril, on ne peut que rendre hommage à cet homme exemplaire. C'est le jour anniversaire de son assassinat...

Les valeurs de justice entraînent la haine de ceux qui veulent faire perdurer la haine, la discrimination. Que leur hostilité s'adresse à autrui pour son lieu de naissance, sa couleur de peau, ou l'origine de ses parents, pour sa communauté humaine, éventuellement religieuse, ou pour n'importe quel autre prétexte d'exclusion. Que cela passe par les mots ou directement par l'agression physique (mais les mots sont porteurs d'actes de violence et de mort).

Il est toujours très utile aujourd'hui de lire et relire la pensée de cet être. Pour prendre conscience de ce qui vaut le coup d'être défendu, de ce qui peut élever la conscience... En relation avec quelques citations, ci-dessous (après quelques liens), voir ce qui fait écho, donc, avec des préoccupations actuelles, locales, mondiales (notes brèves entre parenthèses...).

Martin Luther King, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Luther_King  « Martin Luther King, Jr. est un pasteur baptiste afro-américain né à Atlanta (Géorgie) le 15 janvier 1929 et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis (Tennessee). »

L'assassinat du leader intégrationniste, vidéo INA : http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-ur... 

I have a dream, discours, le texte sur wikipedia (bilingue) : http://fr.wikipedia.org/wiki/I_Have_a_Dream 

SITE dédié :  http://www.martinlutherking.fr/  « Découvrir et apprécier leur pertinence ( celle de sa pensée, de ses conceptions sociales et éthiques) pour aujourd'hui est sans doute une étape indispensable dans le combat contre le racisme et les nouvelles formes d'esclavage moderne. »

DOSSIER sur l'Internaute http://www.linternaute.com/biographie/martin-luther-king/  « Militant non-violent pour les droits civiques des noirs, Martin Luther King a joué un rôle majeur pour l’émancipation des Afro-américains et la prise de conscience de l’injustice de la ségrégation aux Etats-Unis. « I have a Dream », titre de son discours appelant à la fraternité entre noirs et blancs, est devenu un véritable hymne à la solidarité et à l’espoir d’entente entre toutes les communautés. »

Sur herodote.net : http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=75  (Biographie du pasteur qui lutta contre la ségrégation par la non-violence).

Revue de presse en 2008, 40 ans après l'assassinat (USA) sur 20minutes.fr  http://www.20minutes.fr/article/223356/Monde-Il-y-a-40-an...

Images d'archives (en 2008, pour les 40 ans de l'anniversaire tragique de cet assassinat), sur afrik.com : http://www.afrik.com/article14021.html 

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CITATIONS.

Sur L’Internautehttp://www.linternaute.com/citation/auteur/martin-luther-... 

Et Wikiquote : https://fr.wikiquote.org/wiki/Martin_Luther_King 

05/02/2011

Edouard Glissant, le poète, le penseur du Tout-Monde, de la « créolisation » du monde. Hommage

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Il est de fouiller son sous-sol
Où un espace meuble est gardé
Brûlant, pour ce que l'arbre dit » 

 

(Plus… sur : http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/glissant_champ.html )

« Au plus fort de mon activité politique dans les années 60, j’écrivais des poèmes résolument opaques. L’obscur est le renoncement aux fausses vérités des transparences. Je réclame pour tous le droit à l’opacité.» (Cité dans l’article de Gilles Anquetil, Le Nouvel Observateur) http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20110203.OBS7408/hommage-le-cyclone-glissant.html

« L’écrivain est l’ethnologue de soi-même », cité par René de Ceccaty, Le Monde (papier), 4-2-11.

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INSTITUT du Tout-Monde, fondé en 2006 par Edouard Glissant : http://www.tout-monde.com/

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Un grand écrivain vient de mourir, le 3 février 2011, à 82 ans. Parmi les essais, « Soleil de la conscience », et « Traité du Tout-Monde » (Poétique I et IV), éd. Gallimard. Poèmes, diverses éditions, et en collection de poche (Poésie/Gallimard), dont un volume préfacé par Jacques Berque. Ce penseur est surtout un poète, mais de ses romans, on peut noter, déjà, le premier, « La Lézarde », 1958. Dans un entretien télévisuel, qui vient d’être cité en partie sur France 2, il dit écrire enraciné dans les cultures du monde, les identités, les spiritualités, les malheurs du monde. Ne pas oublier ces deux ouvrages, écrits avec Patrick Chamoiseau, « Quand les murs tombent », et « L’intraitable beauté du monde » (éds. Galaade).

Dénonçant  l’enfermement dans une identité limitative qui resterait figée, il opposait notamment les notions de créolité et de créolisation, ce dernier concept se posant dans la dynamique d’un monde moderne exigeant de l’individu l’acceptation d’une réflexion sur son identité, pas pour la renier, mais pour prendre conscience de sa nécessaire transformation du fait des interférences culturelles, des échanges. L’éthique entre les peuples devant être celle de la relation, pas de la domination.

Important, donc, est ce livre d’Edouard Glissant, choix de textes, dans l’esprit de cette ouverture aux cultures d’un monde pluriel : « La terre, le Feu, l’Eau et les Vents, Une anthologie de la poésie du Tout-Monde », éd. Galaade,  2010 . Une sélection qui intègre des genres autres, comme l’essai ou le roman (on peut donc comprendre « poésie » comme genre mais aussi comme modalité du regard sur le monde, esthétique de l’éthique des interférences).

Lire (note blog de Christian Tortel, papalagi) ...http://papalagi.blog.lemonde.fr/2010/03/16/attendue-une-a...  ...Et tout le blog est une illustration de l'éthique culturelle du "tout-monde". On y trouve une pensée traversée par le goût de l'ailleurs mêlé d'ici et inversement, une identité qui se tisse avec les mots et l'art du lointain. L'auteur passe d'un article sur l'actualité (avec des humeurs, parfois - qui peuvent se traduire aussi en poème) à l'évocation d'une oeuvre littéraire (en prenant soin de citer) ou artistique. Et se glissent là, discrètement, comme des pauses en marge, des haïkus, des fragments poétiques qui sont la photographie des jours (les siens au regard du monde, yeux vers l'horizon questionné). 

Voir la page de l'édition Galaadehttp://www.galaade.com/oeuvre/la-terre-le-feu-l-eau-et-le...

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BIO-BIBLIOGRAPHIE et nombreux LIENShttp://ile-en-ile.org/glissant/ « l'un des plus grands écrivains contemporains de l'universel » (Jacques Cellard, Le Monde) », cité sur cette page. 

RADIO. Emissions sur France Culture, dossier radiophonique consacré à l’écrivain le 4 février. On peut aussi réécouter le très riche entretien du 6 juin 2010, avec Alain Veinstein (émission « Du jour au lendemain ») : http://www.franceculture.com/2011-02-03-disparition-d-edo...   

TELEVISION. Emissions sur France Ô et Outre-mer, dont celles des 5 et 9 février : http://www.newstele.com/article-france-o-et-outre-mer-ren...

VIDEOS :  « L’intraitable beauté du monde ». Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau  (Entretien sur la beauté du monde, dans la relation entre les êtres, les paysages, les pays, dans la diversité) : http://www.dailymotion.com/video/x81q9n_edouard-glissant_... et « le Tout-Monde contre l’identité nationale » : http://www.dailymotion.com/video/x5lnuj_glissant-le-tout-...

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CITATION:

« La littérature telle que je la conçois et la pratique a pour fonction d’exprimer ce métissage, avec toutes ses joies, mais aussi ses dérélictions, ses massacres, ses génocides, ses contradictions ou ses banalisations. » (…) « Les « emmêlements » à l’œuvre ont rendu le monde complexe. Nous devons nous habituer désormais à l’idée que nous pouvons vivre le monde sans avoir l’ambition de le prévoir ou de le régenter. Nous devons aussi nous accoutumer à l’idée que notre identité va changer profondément au contact de l’Autre comme la sienne à notre contact, sans que pour autant l’un et l’autre ne se dénaturent ni ne se diluent dans un magma multiculturel. Ce sont des notions difficiles à concevoir et encore plus difficiles à mettre en pratique. Cela donne la mesure de ce que j’appelle le chaos-monde. »

HOMMAGES en LIGNE :

africultures.com : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=murmure&... « Considéré comme l'un des fils spirituels d'Aimé Césaire, il voulait souligner l'importance de la diversité, et de la spécificité des cultures, non dans un monde "universalisé", mais dans un "tout-monde" fait de partage, de respect et d'alliage des cultures »

« Edouard Glissant (1928-2011), un héritage magnifique », par Boniface Mongo-MboussaAfricultures : «  Edouard Glissant est mort, mais il nous laisse ses mots : un héritage magnifique, protéiforme et fertile. » (…) «Edouard Glissant affronte Hegel de manière oblique. A cette vision totalisante, prétendument universelle, Edouard Glissant oppose l'Opacité, le Divers, le Rhizome et surtout la Relation. Ce refus des systèmes sera durant toute sa vie, sa marque de fabrique. De ce point de vue, la pensée Glissantienne, qui est une ode à la fraternité, recoupe, à certains égards, celles de Derrida et Levinas : deux pensées de l'Autre mais aussi deux discours de l'opacité. »  (Ce très beau texte est à lire intégralement sur le site.  Il fait une synthèse très éclairante de l’apport d’Edouard Glissant.  http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=9929 

Page sur Présence africaine : http://www.presenceafricaine.com/237_glissant-edouard

ARTICLES :

Le Nouvel Observateur, article de Gilles Anquetil, et liens, dossier... Hommage ("Le cyclone Glissant").  Le Nouvel Observateur, article de Gilles Anquetil, et liens, dossier « Ce poète chantait l’imaginaire parce qu’il rassemble. Il a honni l’idéologie car elle divise. Le militant du «tout-monde» a toujours refusé toute séparation entre le poète, le romancier, le philosophe, le professeur ou le danseur. » (…) « Ce chantre de la créolisation généralisée du monde a toujours été rétif à tout esprit de système. Ses grands  livres tels «le Discours antillais» (1981) ou «Poétique de la relation» (1990) sont des machines de guerre joyeuse contre les tentations de repli sur des identités uniques »... http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20110203.OBS7408/hommage-le-cyclone-glissant.html 

 Le Monde, 3-2-11 (reprise d’un entretien de 2005 « Pour l’écrivain Edouard Glissant la créolisation du monde est irréversible »). http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2011/02/04/pou...  CITATIONS« Nous vivons dans un bouleversement perpétuel où les civilisations s'entrecroisent, des pans entiers de culture basculent et s'entremêlent, où ceux qui s'effraient du métissage deviennent des extrémistes » (…) «… les vieilles pensées de systèmes ne peuvent comprendre le chaos-monde. » (Seules des pensées « incertaines », « métisses », « créoles » le peuvent, dit-il).  « La créolisation, c'est un métissage d'arts, ou de langages », «…une façon de se transformer de façon continue sans se perdre », « C'est un espace où la dispersion permet de se rassembler, où les chocs de culture, la disharmonie, le désordre, l'interférence deviennent créateurs. » (…) « Les identités fixes deviennent préjudiciables à la sensibilité de l'homme contemporain engagé dans un monde-chaos et vivant dans des sociétés créolisées. L'Identité-relation, ou l'"identité-rhizome" comme l'appelait Gilles Deleuze semble plus adaptée à la situation. C'est difficile à admettre, cela nous remplit de craintes… » (…)  « Mais nous devons changer notre point de vue sur les identités, comme sur notre relation à l'autre. »

Lire aussi ceci (titre et citation), Métro, 03-02-2011  :  « Le métissage perd un de ses grands défenseurs » / « Auteur d'une oeuvre complexe mêlant souvenirs, légendes, images poétiques, propos polémiques et réflexions théoriques…»

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Fiche sur evene.fr : http://www.evene.fr/celebre/biographie/edouard-glissant-3...  (biographie, titres, trois citations – dont exergue – et des liens).

Dans un autre registre... voyage dans la culture antillaise. Site Or des îles : http://www.ordesiles.com

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Prolonger la réflexion sur l’identité, en lisant ou relisant « Les identités meurtrières » d’Amin Maalouf et « Mes démons » d’Edgard Morin. Consulter le site de l’INSTITUT du Tout-Monde, en allant au-delà du programme de l’hommage à Edouard Glissant  http://www.tout-monde.com/  ... Visiter le blog de Christian Tortel (Papalagi)http://papalagi.blog.lemonde.fr  Fréquenter les sites qui couvrent l'actualité culturelle des îles et de l'Afrique (histoire littéraire, actualité ou racines diasporiques...) : Présence africaine, Africultures, Or des îles, etc.

.................... MISE à JOUR... Lecture (identité...). Aussi : "Identité et violence" d'Amartya Sen... Pour savoir nos pluralités, celles qui créent la réelle multiculture, qu'il oppose au mono-culturalisme pluriel.