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23/11/2011

Le capitalisme hors la loi, de Marc Roche. Finances, économie : comprendre les raisons d’une crise…

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LIVRE. "Le capitalisme hors la loi", de Marc Roche (correspondant du Monde à Londres), éd. Albin Michel, 2011 

Fiche EDITEUR : http://www.albin-michel.fr/-EAN=9782226230553  (« Un capitalisme opaque et spéculatif s'oppose désormais au capitalisme réglementé. Ce système retient en otage Etats et consommateurs, sans parler des salariés et des petits actionnaires.
Mais ce capitalisme-là s'est émancipé : entre contournement massif des règles par le « hors-bilan » et paradis fiscaux, les interdits ont explosé. Est-on impuissant face à ce pouvoir occulte que la classe politique n'ose pas affronter? »)

Le LIVRE lu par Alternatives économiques :  http://www.alternatives-economiques.fr/le-capitalisme-hors-la-loi_fr_art_1102_55239.html  (le but… « nous faire entrevoir les " coulisses du casino " financier mondial »)

Articles de Marc Roche, Le Point  http://www.lepoint.fr/journalistes-du-point/marc-roche  

Autre livre, "La banque"http://www.albin-michel.fr/La-Banque-EAN=9782226206268

22/10/2011

INCIPIT. Les raisins de la colère, de John Steinbeck.

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« Sur les terres rouges et sur une partie des terres grises de l’Oklahoma, les dernières pluies tombèrent doucement et n’entamèrent point la terre crevassée. Les charrues croisèrent et recroisèrent les empreintes des ruisselets. Les dernières pluies firent lever le maïs très vite et répandirent l’herbe et une variété de plantes folles le long des routes, si bien que les terres grises et les sombres terres rouges disparurent peu à peu sous un manteau vert. »

Les raisins de la colère, de John Steinbeck (premières phrases du premier chapitre)

Marcel Duhamel et M.-E. Coindreau, pour la traduction (de l’américain). 

Coll. Folio, éd. Gallimard 

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Le LIVRE (1939) :

etudes-litteraires.com, résumé et étude, « L’éveil d’une conscience » : http://www.etudes-litteraires.com/steinbeck.php

Sur critiques libres.com, « Une grande leçon de vie » : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/4474

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Le FILM de John Ford (sortie USA, 1940). Fiche, synopsis, bande-annonce, sur allocine.fr : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1268.html

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15/10/2011

Laïcité Inch'Allah, documentaire de Nadia El Fani. Un film à voir et faire voir.

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Film... courage d'une femme qui sait ce qu'il faut refuser. Car il pose justement le problème des compromissions des pouvoirs, des confusions entre loi citoyenne et commandements religieux.

Impossible de ne pas penser au problème des arrangements pris, ici, au mépris des luttes des femmes laïques, quand d'autres affrontent des intégristes au péril de leur vie. Pour construire la démocratie que les islamistes ne veulent pas.

On peut, aussi, interroger cette notion du « religieux »  (quand cela interfère avec la loi et la vie civile - c'est le questionnement du film)... devenant croyance dominante – ou aspirant à le devenir : aspirant, donc, à être une norme générale, que ce soit sur un plan idéologique ou que ce soit de l'ordre du politique. Quand les frontières se brouillent. 

Ce film courageux, de quoi parle-t-il donc, précisément?

FICHE, BANDE-ANNONCE, et vidéos, sur allocine : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=195311.html

Résumé et commentaire, Evene (« INSTRUCTIF et CITOYEN. ») : http://www.evene.fr/cinema/films/laicite-inch-allah-38236.php « Sous le régime de Ben Ali, pendant l’été 2010, la réalisatrice franco-tunisienne Nadia El Fani était en train de tourner son deuxième long métrage documentaire, pendant le ramadan, sur la laïcité et la liberté des femmes. La Révolution et le renversement du régime donnèrent tout à coup à son projet une tournure inattendue… » (…) « … la ferveur militante du propos n’est alourdie d’aucune conclusion dogmatique. » (…) « À noter également, une bande-son truffée de magnifiques chansons appelant à la liberté. Instructif et citoyen. »

Extrait, VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=OVvqd0zixhY

Critiques, points de vue :

Première (Fiche et synopsis) :  http://www.premiere.fr/film/Laicite-Inch-Allah-2769194

Le Monde http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/09/20/laicite-inch-allah-un-document-utile-a-la-comprehension-du-printemps-arabe_1574515_3476.html « Ce qui aurait sans doute été une déploration de l'emprise de l'islam sur la société, poussée par une intellectuelle qui revendique son athéisme, est devenu un argument - voire une arme - dans le débat qui traverse la société tunisienne. » (…) « Le matériau est passionnant et par la vertu de l'histoire, Laïcité Inch Allah est un document utile à la compréhension du printemps arabe. »

RFI : http://www.rfi.fr/france/20110920-laicite-inch-allah-sort-france « Laïcité Inch’Allah ! prône la tolérance et la séparation de l'Etat et de la religion. Une idée qui a suscité des réactions violentes chez les islamistes tunisiens. » (…) « Son documentaire, un temps intitulé Ni Allah ni maître choque les islamistes qui lancent une véritable campagne de haine. La réalisatrice est même menacée de mort. Mais Nadia el Fani ne veut pas céder. ''Je demande aux autorités tunisiennes, aux partis politiques, aux associations, à tous les gens de la société civile, de soutenir le fait qu’on n’a pas viré Ben Ali pour que les Benalistes nous imposent leur censure et leur mode de vie.'' »

Télérama (Trois scènes commentées par Nadia El Fani : VIDEOS et textes) : http://www.telerama.fr/cinema/laicite-inch-allah-revolution-tunisie,73190.php (Sur le jeûne du ramadan – tabous, hypocrisie, menaces. Les femmes, leurs revendications, la violence des islamistes. Savoir à quoi s’en tenir : « Mais après tout, mieux vaut savoir de quoi ils sont capables maintenant, plutôt que de les laisser accéder au pouvoir démocratiquement, eux qui n'ont nullement l'intention de pratiquer la démocratie. »).

Comme au Cinéma (Revue de presse, citations brèves : Studio CinéLive, TéléCinéObs, Le JDD/ Journal du Dimanche) : http://www.commeaucinema.com/film/laicite-inch-allah,214111

Regards croisés, BLOG. Le contexte. Texte sur les réactions de salafistes qui tentent d’empêcher la projection du film, sur la polémique provoquée par le film, considéré comme provocateur et inacceptable par les intégristes, les islamistes. Intervention de Nadia El Fani (vidéo) et commentaires d’internautes http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2011/06/29/tunisie-de-ni-allah-ni-maitre-a-laicite-inch-allah.html « "Les salafistes voulaient empêcher la projection du film. Nous leur avons suggéré de le voir pour ensuite donner leur point de vue, mais ils ont refusé", a déclaré à l'AP le critique cinématographique Naceur Saâdi, connu pour être un fervent défenseur de la liberté d'expression et de création. » (…) « Suite à la polémique qu'a créé le film " Ni allah, ni maître" , réalisé par la tunisienne Nadia el Fani, cette dernière a décidé de changer le titre de son film à cause de la mauvaise interprétation de celui-ci. "Ni allah, ni maître" devient alors "Laïcité, inch'Allah". »

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Rue 89, « Tunisie : Nadia El Fani, cinéaste menacée de mort parce qu'athée », 09-05-2011 : http://www.rue89.com/2011/05/09/nadia-el-fani-realisatrice-tunisienne-menacee-de-mort-parce-quathee-203068 « Une interview tronquée de l'auteur de « Ni Allah, ni maître » suscite la haine des islamistes, qui multiplient les attaques. A chaque fois qu'elle tape son nom sur Facebook, elle découvre une nouvelle page d'appel à la haine contre elle. » (Le tire a été modifié depuis, voir Regards croisés, ci-dessus).

06/10/2011

Steve JOBS, un parcours fascinant. Hommages, articles, livres, et son discours de 2005…

Ce qui me touche, dans cet itinéraire, c’est le message qui passe à travers cette vie, dont celui-ci : on peut mourir à 56 ans et avoir cependant réalisé l’essentiel de ses objectifs, à condition d’avoir suivi son chemin. Inventivité d’un visionnaire, complexité d’un être. Son discours de Stanford devrait être médité par tous : ne pas oublier, dans nos choix, que notre passage sur terre est éphémère (nous le savons, mais souvent nous marchons sur le sable illusoire de préoccupations inutiles et hors des frontières de notre axe essentiel), et, donc, rester fidèles à nous-mêmes (notre voie, pas celle qu’autrui pourrait vouloir nous imposer).

Révélatrice de la place immense des technologies de communication dans nos vies, en ce siècle, que l’importante vague des réactions multiples à la nouvelle de cette mort. Mais révélatrice, encore, de cette révolution accomplie, celle de notre appartenance à une réalité où le monde est dans une proximité immédiate, ce qui crée, insensiblement et profondément, d’autres connexions, dont nous ne mesurons sans doute ni la nature ni la force : celle des cerveaux, celle des esprits. Intelligence collective ? Conscience collective ? Certains ironisent sur la starisation exagérée, le goût des icônes qu’on se crée en magnifiant des individus… Mais, quand des masses si importantes adhèrent à la vision d’une personne, et quand il ne s’agit ni de mythes fondés sur du rien, ni de mythes fondés sur du négatif, et que cela semble plutôt correspondre à une recherche authentique de valeurs, alors ce peut être respectable…

Ce que j’apprécie, aussi, dans ce qu’on lit de sa biographie, c’est la force personnelle (par une « résilience » réussie, malgré l’abandon au début de sa vie ?), l’énergie créative, que trouve Steve Jobs à partir de son identité particulière. Né d’un père biologique syrien et musulman, et, dans sa famille adoptive, marqué par la culture ouvrière très positive de son père, et ayant bénéficié forcément de la mémoire familiale arménienne de sa mère  (ses vrais parents, donc), il est un exemple de ce que les migrations humaines (frontières nationales et frontières des classes sociales) peuvent produire. Quelqu’un qui s’inscrit complètement dans le tissu économique et social du pays où il vit. Magistralement, là.

Lisons…

Décès de Steve JOBS, Le Parisien, 06-10-2011. Hommages… http://www.leparisien.fr/high-tech/en-direct-mort-de-steve-jobs-les-fans-se-ruent-sur-sa-biographie-06-10-2011-1640840.php

Libération, 06-10-2011, « La mort de Steve Jobs, iCréateur » : http://www.liberation.fr/economie/01012364090-steve-jobs-est-mort

Son discours de 2005 à Stanford, à écouter jusqu’au bout, passage final sur la mort compris, « Soyez insatiables, soyez fous ». VIDEO dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x5m47b_vostfr-steve-jobs-stanford-commenc_news   ("Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui forcent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui").

Retranscription du discours de Stanford, sur blog.cozic.fr: http://blog.cozic.fr/retranscription-du-discours-de-steve-jobs-a-stanford  [Post de janvier 2008, avec une mise à jour du 06-10-2011 : « En rédigeant cet article il y a 3ans et demi, je n’imaginais pas à quel point ce discours allait me suivre dans ma vie : ses mots, son message, son inspiration. Je l’ai lu. relu. écouté. ré-écouté. »].

Commentaire (et citations), sur rian.ru, 06-10-2011, par Larissa Saenko : http://fr.rian.ru/discussion/20111006/191375438.html  (« En tout cas, il a réussi à mettre dans cet "instant" d’un demi-siècle bien plus que la moyenne. »).

Article du Figaro repris par buddhachannel, 05-08-2010 (Steve Jobs était bouddhiste, ce qui éclaire le sens de son discours de 2005, sorte de testament spirituel) : http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article18465

Et, sur le site du Figaro, une rubrique pour des hommages spontanés, intéressants à lire, 06-10-2011 : http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/10/06/01007-20111006ARTFIG00360-deposez-votre-hommage-a-steve-jobs.php  (En bas de page, nombreux liens vers les articles du Figaro sur Steve Jobs : vie, réalisations, mort, et réactions).

FICHE wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Jobs

LIVRES :

Une biographie publiée en juin 2011, par Daniel Ichbiah : http://ichbiah.online.fr/stevejobs.htm  ( l’introduction : http://ichbiah.online.fr/extraits/stevejobs/intro.htm)

A voir, son lien avec l’Arménie (mère adoptive d’origine arménienne) : http://istanbul.blog.lemonde.fr/2011/10/06/lhistoire-armenienne-de-steve-jobs/  (« Comme nous l'apprend une biographie, à paraître début novembre (JC Lattès), la mère adoptive de Steve Jobs, Clara Hagopian Jobs, était la fille d'une famille d'Arméniens de Malatya, rescapés du génocide de 1915. »). Un aspect de plus pour comprendre la complexité des racines de Steve Jones, leur richesse. (Car un enfant adopté entre dans l’arbre généalogique de sa famille, en reçoit les mémoires, s’en imprègne – dans la parole, ou dans le silence des inconscients).

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MISE à JOUR. Biographie de Steve Jobs, par Walter Isaacson, éds. J-C Lattès, parution 26-10-2011. Début de la présentation sur le site de l'éditeur : "Suggéré par le créateur d’Apple, qui fait face à une maladie redoutable, Steve Jobs,  à partir de plus de quarante entretiens menés sur plus de deux ans et d’interviews d’une centaine de membres de sa famille, amis, rivaux, concurrents et collègues, le livre retrace l’incroyable vie et l’extraordinaire personnalité d’un génie, perfectionniste et hyperactif, qui a révolutionné les ordinateurs, les films d’animation, la musique, les téléphones, les tablettes tactiles et l’édition numérique. Steve Jobs est désormais l’icône absolue de l’inventivité. Il a compris qu’associer la créativité à la technologie était devenu essentiel. Steve Jobs a bien sûr collaboré au livre mais n’a demandé aucun droit de regard sur ce qui est écrit, ni même de le lire avant la publication.". Suite sur le site... http://www.editions-jclattes.fr/steve-jobs-9782709638326  

03/10/2011

« Les Faiseuses d’histoire – Que font les femmes à la pensée ? », livre d’Isabelle Stengers et Vinciane Despret (article de Patrice Van Eersel, Clés)

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En consultant le site de la revue Clés on peut découvrir des rubriques et des pages fort enrichissantes, des pages qui donnent à penser… Et j’ai trouvé celle-ci :

« Retour de flamme féministe », chronique, par Patrice Van Eersel, Clés, rubrique  Itinéraires, à propos d’un ouvrage des philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret : « Les Faiseuses d’histoire – Que font les femmes à la pensée ? », Les empêcheurs de tourner en rond/La Découverte, 2011 (Lien retiré, car devenu inactif : mise à jour 30-03-16)

Mais dans le commentaire de Clés (occasion de découvrir ce livre) histoire, au sens d'Histoire - celle des historiennes - devient un pluriel, jouant sur l'expression "faire des histoires".  (Jeu sur le sens présent dans le titre du livre évidemment, pour marquer le fait que, souvent, donner sens à l'histoire - la leur et celle de tous - cela demeure un domaine dominé par les hommes. Donc reprendre pouvoir sur cela dérange).

Citations : « Éberluées par ‘’La philosophie, ou l’art de clouer leur bec aux femmes’’ de Frédéric Pagès (Mille et une nuits), les philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret, de l’Université Libre de Bruxelles, demandent : ‘’Et si on ne jouait plus le jeu ?’’ » (…) « L’expression    ’’faiseuses d’histoires’’  a plusieurs sens, mais le premier est celui-là : Stengers et Despret invitent les femmes à ne pas s’écraser, à ne pas jouer le jeu et à ’’faire des histoires’’, quitte à passer pour d’horribles chiffonnières ! » (…) « …dé-dignez-vous » (…) « Cessez d’accepter dignement ce que l’on vous présente comme inéluctable. Soyez des emmerdeuses. »

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Je crois que toute femme qui a l’habitude de penser par elle-même, d’analyser la réalité  (actualité, idéologie, politique), d’élaborer ses propres concepts, d’exprimer des désaccords, sera tombée, à un moment ou à un autre, dans un cadre professionnel ou associatif, sur quelques petits maîtres d’autorité, sûrs de leur fait, sûrs de savoir, eux, avec leur intelligence… masculine, persuadés d’avoir compris, mieux, et de s’être informés, forcément mieux… ! Heureusement, dans la vie privée on évacue de son cercle de bonheur de tels énergumènes, mais dans un contexte social élargi, là, c’est parfois plus difficile… D’autant plus qu’effectivement, ce qui est dit à propos de l’attitude de certaines femmes est juste (elles pointent les milieux universitaires, mais c’est vrai ailleurs). Oui, des femmes choisissent un comportement faussement féministe : rassurez-vous, messieurs, disent-elles ainsi (plus ou moins consciemment), nous sommes capables, nous, de fonctionner comme vous, voyez, nous sommes d’accord – à égalité avec vous - correctes, respectueuses… ! Equivalentes. Eh bien, oui, détestées ou pas, il est bon de savoir ne pas jouer le jeu, ne pas se faire piéger par l’illusion d’une mensongère réciprocité. Et alors d’autres interlocuteurs, authentiques, pas machistes, se révèlent. Ailleurs.

Cette analyse me fait penser à un article d’Yves Delahaie sur Caroline Fourest, s'interrogeant sur les raisons de l'agressivité haineuse qu'elle doit affronter souvent.  Car il est certain que la force de son engagement intellectuel doit intervenir dans la manière dont elle est reçue : elle tient tête, elle ose, elle maîtrise, en affrontant des contradicteurs hommes, notamment. Et cela dérange. Peut-être même quand elle démonte les arguments de personnalités qui déplaisent… Du dialogue ou de la démonstration, de manière souterraine, non sue, l’auditeur retient le franchissement du tabou. Il oublie le fondamentaliste ou l’extrémiste raciste, et retient cela, même s’il adhère à la pensée de l’une et abhorre la pensée de l’autre…

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Lien vers une recension du même ouvrage, lisible en ligne. Par Osi Bouaké : http://osi.bouake.free.fr/?Les-Faiseuses-d-histoire-Que-f...   

20/04/2011

Lire Jeremy Rifkin et Amartya Sen. L’empathie humaine, la volonté de justice : l’économie et le monde…

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Jeremy Rifkin. « Une empathie nouvelle gagne l’humanité », Le Monde, 15-04-11 : http://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/04/15/jeremy-rifkin-une-empathie-nouvelle-gagne-l-humanite_1507194_1477893.html#xtor=EPR-32280468-[NL_weekend]-20110416« Nous assistons à une extraordinaire vague de solidarité mondiale, comme nous en avions déjà connu pour le tsunami de décembre 2004 ou le séisme d'Haïti en janvier 2010. Un puissant sentiment d'inquiétude et d'altruisme soulève des centaines de millions de personnes autour du monde. Ce sont des exemples très forts de la nouvelle réalité empathique qui gagne l'humanité. » (Il parle des grands changements à l’œuvre dans le monde : industrie, techniques, écologie, réseaux de communication. Pistes pour comprendre l’évolution actuelle de la planète, les choix devant lesquels l’humanité se trouve).

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 Amartya Sen. « Supprimer l' injustice partout dans le monde », article paru dans Philosophie magazine, novembre 2010 (lien inactif ensuite...). Un itinéraire, une œuvre, une éthique. Cet économiste, prix Nobel, est un philosophe : l’entretien était passionnant…). CITATION : « Il faut rechercher un meilleur mélange des institutions. Le dogmatisme crée de grandes crises. Le socialisme dogmatique a créé l'URSS, et, à la fin de l'Union soviétique, l'économie fonctionnait très mal. Le capitalisme dogmatique a créé la récente crise. Ne soyez pas dogmatiques ou pragmatiques, mais posez-vous la question, qui est une question ouverte : est-ce que je veux cette institution ? »Ethique et éco Amarta SEN.gifINEG A SEN.gifNOUVEAU A SEN.gif

19/04/2011

Ghaleb Bencheikh, Citation. Sur la laïcité...

« La laïcité, c'est la loi qui garantit le libre exercice de la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dicter la loi. Nous sommes pour le primat du droit positif sur toute législation dite d'inspiration métaphysique, religieuse, transcendanteGhaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix.

Point de vue publié par L’Humanité, 08-04-11 : http://www.humanite.fr/08_04_2011-la-catalyse-de-lalchimi...   (Rubrique « Débats »)

(Ghaleb Bencheikh anime  l'émission « Islam » sur France 2, est docteur en physique, et théologien.)

19/03/2011

Salon du livre, suite… « Abd Al Malik, la plume et le cœur », compte-rendu de la rencontre du 18 mars 2011

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http://www.salondulivreparis.com/

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Une rencontre avec le public était donc programmée, pour ce vendredi 18 mars, avec Abd Al Malik, rappeur, slameur, écrivain  (voir la note précédente). L’échange était animé par Juan Masseyna (France 5), qui posait des questions permettant de faire le tour des thématiques essentielles, et encourageait le public à en poser aussi. Il y en eut d’intéressantes, dont une, lancée au vol, presque comme un  fragment de slam, entre poésie et philosophie…  Les questions de l’animateur, sauf exception, sont sous-entendues, ou reprises dans la formulation des mots clés des réponses d’Abd Al Malik, ou inscrites dans la formulation de la pensée, au départ…  (C’était très fluide le passage de la question à la réponse).

Je souligne les mots clés, je souligne et mets en gras les mots ou les expressions sur lesquels il a fait porter une accentuation, les mettant donc en valeur. Mais ce n’est pas la trace d’un enregistrement, ni de notes de sténo : notes prises au vol, traduction de l’essentiel, le plus fidèlement possible.

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Dès ses premiers mots Abd Al Malik insiste sur l’importance, pour lui, de créer du sens, de faire lien. A propos du slam il parle d’énergie. Celle qui circule, qui se donne et celle qu’on donne, propre à la forme même de la parole dans le partage. Passer du rap au slam, pour lui, c’était logique, dans la mesure où ce qui compte pour lui, ce sont les mots. Parce que les mots font sens.

Evoquant le hip hop, lié à cette même culture, il cite un écrivain américain (il n’a pas rappelé le nom) dont il avait lu une pensée sur cet art du corps en mouvement : « Les Baudelaire d’aujourd’hui sont les artistes du hip hop. » Pourquoi ? Parce qu’ils ont créé une forme nouvelle : ils ont donc vraiment créé (et c’est une forme, justement, qui correspond à l’époque, qui peut traduire ce que ces artistes d’aujourd’hui vivent et ressentent).

Au sujet du rap il fait remarquer que c’est une musique qui intègre toutes les autres musiques actuelles : ce n’est pas un genre à part, mais une forme qui contient.

Que doit-on faire avec l’art, l’expression ? Si on garde en conscience la notion d’universelon doit aller vers l’autre, critiquer ce qui fait mur, défaire les murs barrières. Mais en s’interrogeant, en se demandant comment on peut faire cela, soi. Comment défaire ces barrières déjà en soi, ne pas participer à ce qui dresse les obstacles, ne pas en être complices involontaires par manque de lucidité. Comment amener sa part de lumière au lieu de chercher des responsables extérieurs à nos échecs et douleurs ?

Et qu’est-ce qu’on peut faire au sujet des fantasmes projetés sur les banlieues et sur l’islam ? Moi, dit-il, je cherche à répondre à ces questions avec ma spiritualité. (Mais chacun la sienne : cela peut être divers).

Comment, lui demande Juan Masseyna, passe-t-on du texte écrit pour être chanté au texte destiné à un livre ? C’est la même dynamique, dit Abd Al Malik. Pour le rap, le chant, c’est la musique qui fait venir les mots. Dans l’écriture de livres c’est d’une autre manière, on ne travaille pas de la même façon, on revient en relisant, on soumet au premier lecteur qui réagit, mais ce sont toujours les mots. Pour le rappeur ou pour l’écrivain, l’important ce sont les mots.

Dès le départ, d’entrée, je voulais faire les deux.

Pourquoi pas un scénario ? lui demande un comédien… Justement, je travaille sur cela pour mon livre « Qu’Allah bénisse la France ». C’est une « grammaire » qui m’intéresse, celle du scénario...

Les mots. Ils sont là pour soigner. Si on est dans un élan de vie on transmet la vie. Si on est dans un élan de mort on transmet la mort. Je suis dans cette démarche de partage parce que j’ai vu la mort au sens propre. Dans mon quartier, où l’héroïne était une plaie à un moment.

On ne parle pas assez d’une pauvreté qui est celle du manque de mots. La pauvreté en mots, quand on ne peut mettre des mots sur ses douleurs. Il y a des jeunes qui disent que cela ne sert à rien d’aller à l’école si on ne peut pas, après, avoir du « taf », de l’argent. Non. On doit d’abord aller à l’école pour les outils, pour la maîtrise de la langue.

Moi, je me suis reconnu dans Camus, dans Césaire, dans Sartre, etc. On se dit, lisant,  qu’il y a quelque chose de commun, d’homogène, qui, finalement, nous lie.

D’où l’importance d’investir dans l’Education nationale.

La seule communauté qui compte c’est la communauté nationale.

« La guerre des banlieues n’aura pas lieu », ce titre est là pour dire qu’on est acteurs de nos propres vies. Et on parle de la schizophrénie, dans les cités,  d’être de là et de là (comme si c’était un partage problématique). Non , il adviendra ce que moi, ce que nous, nous aurons décidé. C’est aussi un message vers les médias. Car la manière dont on nous regarde détermine la manière dont on se comporte. Pouvoir des médias… La banlieue ce n’est pas une machine, car dedans il y a des individus.

Pourquoi cette volonté absolue de réintégrer le quartier dans les débats concernant la France ? Le quartier ce n’est pas périphérique. Le quartier c’est une allégorie pour parler de la France. La banlieue est la France. Tout se joue dans les quartiers, tout y est.

Ce qui m’intéresse c’est de lancer des passerelles, car s’il y a dialogue il y a la possibilité du changement .

Le vocabulaire de mon personnage, dans le dernier livre, Peggy ? Ce n’est pas le mien. Il vit des choses que je connais, des choses que je ne connais pas : c’est un personnage. Moi je fais attention aux mots que j’emploie, je n’aime pas, par exemple, les mots vulgaires, car une attitude et des mots déterminent un comportement. Mais le personnage a son propre cheminement.

La mémoire c’est quelque chose de central, pour qu’une expérience serve. Ainsi, dans le livre de Primo Levi, « Si c’est un homme », l’auteur dit que dans le camp il faisait attention à son hygiène, malgré les conditions si dures, pour garder son humanité. Important de se rappeler notre humanité. Ou alors notre semblable devient un chiffre, un sondage. Or chaque individu se construit dans la reconnaissance de l’autre.

Un auditeur lui demande s’il est dans une recherche de la réconciliation (avec l’autre, avec lui), d’une rédemption, dans le passage du slam à une autre musique, ou d’une musique à l’autre. Non. Pas réconciliation, plutôt cheminement.

Ne plus avoir peur d’être soi. Donc courage d’aller vers soi.

Avant je cherchais des responsables ailleurs, en dehors de moi. Maintenant je fais la démarche d’avoir le courage d’être moi. On chemine vers soi.

On dit de moi que je suis consensuel ? Oui. Je suis pour le consensus actif : chercher ce qui rapproche, je veux être fédérateur.

Cela vient de ma démarche spirituelle. Attention, je ne suis pas prosélyte. Pour moi la spiritualité c’est ma religion musulmane, pour d’autres cela peut être le sport, une autre religion, ou autre chose.

Racines ? Moi, je suis 100% du Congo, et 100% français. Car il faut sortir de la schizophrénie

Quand je lis « L’Envers et l’Endroit » de Camus, ce qu’il dit de ses origines, d’où il vient : c’est moi. Quand je lis Aragon, je me reconnais. Je suis décomplexé

L’arbre ne fait pas ses fruits sur les racines.

Les racines c’est très important. Mais je ne suis pas mes racines.

Etre en paix avec soi est la seule manière d’être en paix avec les autres.

Décomplexé… par rapport à la littérature, par rapport au fait d’être noir. Etc.

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07/12/2010

MANIFESTE contre le viol, et PETITION à signer sur le site contreleviol.fr

logo-viol.pngManifeste contre le viol  26509 signatures au 6 décembre... 26593 le 7 décembre...

sur http://www.contreleviol.fr

Voir aussi, ci-dessous, fin de note, FILM, projection, Paris ce vendredi 10-12.

  

Ce manifeste et cette pétition sont proposés par un collectif féministe contre le viol, qui a été constitué en 1985.

De nombreuses associations soutiennent cette action, dont le but est de "faire changer la honte de camp", et d'obtenir que des moyens soient vraiment donnés pour lutter efficacement contre ce fléau : moyens financiers, juridiques, de formation, d'information, etc.

L'objectif est double : présenter des revendications et provoquer une prise de conscience, pour changer les mentalités qui font que la société civile tolère encore trop souvent de tels crimes (silence ou refus des familles dans les cas d'inceste, et aveuglement ou complicité des voisinages dans des cas divers).

  

Le viol est un problème social : c'est donc la société qui doit changer ce qui le rend possible.

Il faut des procès et des jugements, mais aussi un travail de prévention (c'est une des revendications de la pétition).

  

A mon sens la prévention doit passer aussi par une attention aux dérives du langage et par leur dénonciation. On ne doit plus accepter la banalisation de certains comportements - qui ne dérangent pas certains publics (scènes de vie, forums sur la Toile, humour douteux, ou commentaires ambigus sur des violences filmées, par exemple) alors qu'ils sont complices et porteurs de la possibilité du crime.

 

A lire intégralement et signer sur le site  http://www.contreleviol.fr

Associations qui soutiennent : http://www.contreleviol.fr/associations-signataires

Femmes connues qui soutiennent : http://www.contreleviol.fr/elles-nous-soutiennent

Liste des 10 idées reçues :

http://www.contreleviol.fr/viol-en-france/10-idees-recues-sur-le-viol

Spot 1/3 de la campagne contre le viol (au bureau...) :

http://www.dailymotion.com/video/xfq4xh_spot-1-3-campagne-contre-le-viol-a-faire-tourner_news 

(Un des spots me déplaît, le 2/3 : un peu trop conforme à des clichés, assez "limite"...

Dommage.).

Divers clips ( à voir...!) : http://www.contreleviol.fr/clip-contre-le-viol 

Témoignages : http://www.contreleviol.fr/viol-en-france/temoignages  

La loi : http://www.contreleviol.fr/viol-en-france/comprendre-la-loi 

Les chiffres : http://www.contreleviol.fr/viol-en-france/les-chiffres

 

Extraits du manifeste :  

 "Chaque acte sexuel forcé est un instrument de déshumanisation."

 

(...)

 

"Le viol est un crime. Les agresseurs doivent être jugés et condamnés.
Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. Dans 8 cas sur 10, l’agresseur est connu de la victime. Le viol n’est pas une fatalité. Il est le signe d’une société profondément sexiste.
Cette réalité peut changer. Cette réalité doit changer !

Nous refusons que la peur du viol imprègne notre quotidien et nos comportements. Nous voulons être pleinement libres dans l’espace privé et dans l’espace public."

 

Extraits de la pétition, deux points sur les six mentionnés ("Nous exigeons...") :

"Des campagnes d’information et de prévention des violences sexuelles en direction du grand public notamment à l’école, dès le plus jeune âge."

 "Un jugement des crimes sexuels exclusivement en cour d’assises".

 

Oeuvre associée

 (projections et débats, voir sur le site de la campagne contre le viol),

le film de Marion Sarraut, 'Un viol" (2009) :

http://www.commeaucinema.com/filmographie/marion-sarraut,...

PROJECTION et DISCUSSION, en présence de la réalisatrice, PARIS, cinéma la Clef.

Ce vendredi 10-12, à 20h. Réserver par  e-mail à cinema.la.clef@free.fr, ou
par téléphone au 09 53 48 30 54, ou au cinéma. Tarif : 5 E.

http://www.osezlefeminisme.fr/evenement/1012-projection-e...

VIDEO (clip correspondant à la diffusion du film en octobre 2009 sur France 2) :

http://www.dailymotion.com/video/xaogrm_un-viol-un-film-d...