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28/11/2012

« L’appel de l’intelligence », lectures et réflexion…

MODE d'EMPLOI  FESTIVAL.png

Mode d’emploi, festival, LYON. Les mots, les idées, l’intelligence... mobilisée... 

Présentation...

http://www.villagillet.net/portail/mode-demploi/presentat...

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En exergue à cette note qui donne lecture d’une parole sur l’intelligence (évoquant la complexité), et en écho à la rencontre introductive du festival Mode d’Emploi (dont on peut lire les interventions sur le courage) s’imposent deux citations d’Henri Michaux…

« Etant multiple, compliqué, complexe, et d’ailleurs fuyant – si tu te montres simple, tu seras un tricheur, un menteur. » (p 28)

« Lâche, tu as du courage. Mais où l’as-tu ? Tu ne le sais pas. / Il est là comme étranger à toi, tu n’as pas idée comment le mettre en fonctionnement. Sois donc plus chercheur, il est là, sot que tu es, endormi à cause de ton incurie, de ton incuriosité et parce que devant de nouveaux commencements tu te dérobes. Trouve-le donc. Trop bête de le laisser puisqu’il est en toi, en attente. Mais ne va pas le prendre là où il n’est pas, où en toi il ne tiendra jamais; il t’en cuirait. Tu n’en sortirais pas vivant. Ça ne plaisante pas, de ce côté. » (p.36)

Henri MICHAUX, Poteaux d’angle (Poésie/Gallimard).

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En conclusion de ma propre réflexion (précédée par des citations de Guy Walter), je mets une citation de Boualem SANSAL, fragment d’une réponse tiré d'un entretien avec  Arezki Metref, paru dans Le Matin en janvier 2012 (Histoire, identité, singularité d'une parole qui dérange). ………………………………………………………………………………...................................................................................... 

« Je pense que la complexité est un bien public. »

« Penser vraiment est toujours une mise en danger. »

« La pensée est toujours agonistique, le conflit d'idées est porteur d'énergie. »

« Je crois profondément en l'appel de l'intelligence. Je pense que tout le monde y répond. »

« Il y a un Eros de la pensée, un plaisir inouï à écouter des gens se parler. » (…) «… Cela crée une jubilation incroyable. »

Guy WALTER (répondant à Aude Lancelin : entretien, « L’appel de l’intelligence », Marianne, 17-11-12)

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Ces citations sont tirées d’un long entretien paru dans Marianne. Les passages dont elles sont extraites sont notés après le lien, ci-dessous. Les paragraphes éclairent un peu la pensée, l’article intégral (lisible sur le site) permet d’aller plus loin dans la compréhension de la démarche intellectuelle de Guy Walter, directeur de la Villa Gillet (Lyon) et organisateur de projets ambitieux. Comme ce Festival Mode d’emploi, où il propose au public d’entrer dans la « jubilation », et la profondeur, de la parole réellement dialogique (du 20 nov. au 02 déc. 2012). Exigence, complexité (accepter de prendre le temps d’entrer dans la nuance, le détail, les contradictions ou paradoxes, les questionnements). Prise de risque : secouer les pensées conformes, les paresses et les rejets partisans (quand si souvent on pense entre soi, du même au même, dans les certitudes installées). Mouvement vers l’autre dans la tension, mais pas dans l’anathème… Oser l’intelligence. (Avoir le courage d’oser l’intelligence ? Voir aussi, ci-dessous, la rencontre inaugurale de Mode d'emploi sur ce thème).

 « Guy Walter : l’appel de l’intelligence », Marianne, numéro du 17 au 23 novembre 2012, introduction et entretien, par Aude Lancelin :   http://www.marianne.net/Guy-Walter-l-appel-de-l-intelligence_a224371.html (CITATIONS (réponses de Guy Walter) : « (...) …Les philosophes ne sont plus invités à la télévision aux heures de grande écoute ou dans les radios généralistes. Pourquoi ? On prétend que ça va être trop compliqué, qu'il faut s'adapter à la capacité d'écoute des gens. C'est inouï. J'ai un credo qui me guide dans ce que je fais : je pense que la complexité est un bien public. Mon travail, ce n'est pas de rendre les choses plus simples, mais de les rendre plus complexes justement. Je suis absolument convaincu qu'il y a une ruse idéologique qui consiste à aliéner l'appétit d'intelligence, qui est pourtant évident chez tout le monde. Au fond, personne ne veut prendre le risque de faire entendre ces paroles-là, là où elles pourraient l'être. Il est vrai aussi que trop peu de médiateurs culturels et de journalistes prennent le risque de réfléchir vraiment à leur propre travail. Penser vraiment est toujours une mise en danger. » /// (…) «… (…) Préparant le programme de Mode d'emploi. Un grand nom de la sociologie a refusé catégoriquement de dialoguer avec quelque libéral que ce soit. Et j'ai essuyé d'autres refus du même genre. Pour moi, c'est une faute morale. La pensée est toujours agonistique, le conflit d'idées est porteur d'énergie, c'est ainsi, il faut l'accepter. » /// (...) « Je crois vraiment au plaisir de la pensée et à la force des assemblées. Il y a un Eros de la pensée, un plaisir inouï à écouter des gens se parler. Je garde, à cet égard, un souvenir ébloui du dialogue que nous avions organisé entre le théoricien de l'art Carlo Ginzburg et Paul Holdengräber, l'intervieweur de la New York Public Library. A la fin, le public les a ovationnés debout. Ginzburg a une telle générosité que, soudain, le public a eu le sentiment de pénétrer dans le labyrinthe de sa pensée. Evidemment, cela crée une jubilation incroyable. » /// (…)  « Je suis un mixte assez improbable : j'aime l'aristocratie de l'esprit, mais je suis un dandy démocrate. Je crois profondément en l'appel de l'intelligence. Je pense que tout le monde y répond. »)

Mode d’emploi (Festival des idées, organisé par Guy Walter). Programme et objectif : « Prendre le temps des questions, accepter la confrontation, imaginer des solutions : trouver le Mode d’emploi ». Participent des chercheurs, des écrivains, penseurs, artistes, et des citoyens : http://www.villagillet.net/fileadmin/Contenus_site/Tickets/Actualites/PROGRAMME_MODE_D__EMPLOI_light.pdf 

Le 15 novembre, une rencontre introductive interrogeait le courage (« Le courage : actualité d’une vertu ») : http://www.villagillet.net/portail/mode-demploi/details/article/le-courage-actualite-dune-vertu/  (« Rester ferme devant le danger, résister à l’oppression, affronter la souffrance ou la peur, surmonter la fatigue ou la paresse, trouver la force d’être soi-même... Toutes ces choses en nécessitent une autre : le courage. Désigné comme « première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres » par Aristote, le courage est presque toujours perçu positivement. C’est lui qui permet de faire le saut, de se lancer, de commencer. Lui qui permet, chez Jankélévitch de réaliser les autres vertus : « Sincérité, justice ou modestie, elles commencent toutes par ce seuil de la décision inaugurale. » / Mais le courage n’est-il pas une valeur plus ambiguë que cela ? Est-il réservé aux héros ? Est-il nécessairement utilisé au service de la morale ? Le fanatique, le kamikaze, le terroriste, ne font-ils pas eux aussi preuve de courage ? Peut-on dire, avec Voltaire, qu’il n’est pas une vertu, mais « une qualité commune aux scélérats et aux grands hommes » ? ») 

Sur le site villagillet.net, les textes des intervenants sont disponibles : Kwame Anthony Appiah  (USA. Travaux sur le cosmopolitisme, l’ethnicité et l’identité/Le Code d’honneur), Caroline Fourest  (ProChoix/ Laïcité, Droits de l’homme/ Courage),  Pierre Zaoui  (Philosophie. Recherches sur Spinoza et Deleuze).……………………………………………………………………………………………………………………………………………

En tant que citoyen(ne)s nous sommes constamment devant ce choix de l’acceptation de la complexité, qui, pour être vécue dans la pensée, demande du temps, de la présence, une lutte contre les fatigues de la paresse, des questionnements permanents, beaucoup de lecture, beaucoup de doute, de patience (avec soi-même…). Complexité qui exige un travail intérieur - regard  sur le regard qu’on porte sur les êtres, les choses  et les faits; qui exige du silence, des périodes de retrait et d’autres de parole, d’écriture. Mais quand la complexité opère, l’autre choix à faire est celui du courage, car aucun dogme ne pourra nous récupérer (et en cela d’autres verront facilement dogme inverse au leur…). Courage qui est évident quand la pensée s’affirme contre des oppressions dans des contextes dictatoriaux, ou quand il faut lutter contre les extrémismes – y compris ceux qui s’expriment dans les marges (ou les failles) de nos démocraties. Mais courage, aussi, quand la pensée crée un espace de désaccord dans un lieu de partage, par refus de toute globalité simplificatrice. De cet espace il faut protéger les frontières, contre les autres et contre soi-même, contre la tentation du refuge dans l’appartenance. Nous sommes enrichis par (et à la fois empêtrés dans) des réseaux de liens, intimes et plus lointains. Nous sommes faits singuliers,  d’une communauté humaine, forcément (un corps né quelque part, nommé, un esprit nourri de croyances ou d’incroyances). Mais nous sommes aussi faits multiples, par le hasard des rencontres, du métier, des goûts, du lieu de vie, et même des voyages (immobiles ou errants) : nos diverses communautés humaines. Déchirés, si l’espace de liberté est douleur de la séparation, s’il se mêle à la peur de « déranger ». Paisibles, au contraire, s’il n’est que la conscience de la cohérence intérieure, d’une force qui sait que penser ne peut se faire sans déranger : d’abord soi-même.

« Le premier réflexe de toute communauté est de rejeter celui qui vient lui dire des choses qui la dérangent dans ses certitudes ou dans son sommeil. » (« Boualem Sansal : “L’histoire de l’Algérie a toujours été écrite par les autres“ », entretien avec Arezki Metref, Le Matin, 19-01-2012, lematindz.net :  http://www.lematindz.net/news/7072-boualem-sansal-lhistoire-de-lalgerie-a-toujours-ete-ecrite-par-les-autres.html  )

29/09/2012

Biens visibles et biens invisibles, capabilités... Penser autrement le monde et nos vies…

Après une grande pause, des lectures qui nous invitent à des questionnements. Des articles pour poser des pistes de réflexion, et les livres des auteurs, si on veut aller plus loin…

« Daniel Cohen : Dans quel monde allons-nous vivre ? », JDD, 02-09-2012, par Marie-Laure Delorme : http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Daniel-Cohen-Dans-quel-monde-allons-nous-vivre-550224 [CITATIONS : « L’auteur de La Prospérité du vice, une introduction (inquiète) à l’économie (Albin Michel, 2009) poursuit son étude des liens entre bonheur et économie puis entre morale et économie en multipliant les voyages dans les siècles et les oeuvres. Le constat est clair : le niveau de richesse d’une nation ne dit rien du bonheur des peuples. On est obligé de passer des courbes aux coeurs pour en comprendre la raison. Il faut tenir compte de la complexité d’un homme universel et éternel composé de pulsions et de désirs. Daniel Cohen fait le pont entre les chiffres et les lettres. Le lecteur de Fukuyama et Easterlin s’accompagne d’un lecteur de Proust et Pascal. » / « "L’homme moral quitte la salle quand l’Homo economicus y entre." On l’oublie de plus en plus. L’employé marchant à la prime n’est pas l’employé marchant à l’estime. Gagne-pain et savoir-faire font mauvais ménage. L’homme a besoin de sens. » / « L’homme surestime les biens visibles (l’image donnée aux autres) et sous-estime les biens invisibles (le sens des choses). »]

Entretien, Libération, 03-09-2012 : http://www.liberation.fr/economie/2012/09/03/pour-retrouver-le-gout-du-bonheur-revalorisons-l-idee-de-cooperation_843657

Le livre (site de l’éditeur, Albin Michel) : http://www.albin-michel.fr/multimedia/Documents/espace_journalistes/communiques_de_presse/201209/COHEN.pdf

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Autre réflexion, celle de Martha Nussbaum, qui développe la notion de capabilité, pour penser autrement, elle aussi, les valeurs qui fondent le bonheur humain et la recherche d’un monde juste.

« Capabilités, comment créer un monde plus juste ? », scienceshumaines.com, par Nicolas Journet, 05-09-2012: http://www.scienceshumaines.com/capabilites_fr_29433.html

Et...

politique.eu.org : http://politique.eu.org/spip.php?article1203

16/03/2012

Le Japon, un an après la catastrophe

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La presse mêle les articles sur l’anniversaire de la catastrophe nucléaire et les pages culturelles d’hommage au Japon, en relation avec le Salon du livre. Cela interfère évidemment : infos et littérature ou mangas, tout se croise. Et même quand les œuvres ne parlent pas de Fukushima directement, ou sont très antérieures, on lit et on évoque malgré soi d’autres sens, comme en déchiffrement d’une trame fatale, de 1945 à aujourd’hui. Ainsi, ce haïku de Kobayashi Issa, dit Issa (XIXè siècle) : « En ce monde nous marchons / sur le toit de l’enfer / et regardons les fleurs ». Ou, XXè siècle, celui-ci, de  Ishihara Yakka  : « La mort en ce printemps / doit jouer / sur les rivages du ciel ». Ou cet autre,  de Morita Tomoko : « Elle cherche et trouve / les lèvres de la plaie --- / la main de l’homme ».

Un blog francophone (mais avec des liens vers la presse japonaise anglophone) fait le point sur le drame nucléaire de Fukushima et ses conséquences, démonte les désinformations : http://fukushima.over-blog.fr/  

Articles… « Des vies brisées par un mal invisible », le Japon un an après, Le JDD, 11-03-2012 : http://www.lejdd.fr/International/Asie/Actualite/A-Fukushima-entre-destins-brises-et-vies-disloquees-493551/  (« La vie à Minamisoma ne tient plus qu’à un souffle. Celui du vent qui charrie au loin la poussière radioactive. » Le médecin qui se sacrifie, et les remarques sur les carences du pouvoir, la blogueuse qui perd ses dents, la mère qui apprend que sa fille est gravement atteinte, ceux qui survivent, et s’interrogent…)

Kenzaburô Ôé, prix Nobel de littérature 1994, lutte pour la fin du nucléaire. Le Monde des livres, entretien, 16-03-2012,  « Sommes-nous un peuple aussi facile à berner ? » : http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/03/15/kenzaburo-oe-sommes-nous-un-peuple-aussi-facile-a-berner_1669357_3260.html  (« Car cette crise ne se réduit pas au désastre de Fukushima. Le plus désespérant pour moi est la "conspiration du silence" des compagnies d'électricité, des administrations, du gouvernement et des médias pour cacher les dangers. Depuis mars 2011 ont été dévoilés tant de mensonges - et il y en a probablement d'autres... La révélation de cette complicité des élites pour dissimuler la vérité me bouleverse. Sommes-nous un peuple aussi facile à berner ? »)

Le Japon est l’invité du Salon du livre 2012. Littérature et Culture manga...

Echo... Hiroshima, 1955, 10 ans après la bombe atomique. BD, manga, Le pays des cerisiers, de Fumiyo Kouno : http://www.actuabd.com/Le-Pays-des-cerisiers-Fumiyo-Kouno-Kana (« Évidemment, un titre vient immédiatemment à l’esprit si l’on pense à manga et à bombe atomique, celui de Gen d’Hiroshima, la série de Keiji Nakazawa actuellement en cours de publication chez Vertige Graphic. Mais là où Nakazawa s’inspirait de sa vie et de celle de sa famille pour nous faire partager l’horreur de la bombe, Fumiyo Kouno, une mangaka née en 1964 à Hiroshima même, fait œuvre de fiction. »)

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APPEL  INTERNATIONAL . Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima : des crimes contre l’humanité. En français : http://fukushima.over-blog.fr/article-appel-international-hiroshima-tchernobyl-fukushima-des-crimes-contre-l-humanite-101458831.html  Et en anglais : http://fukushima.over-blog.fr/article-international-appeal-hiroshima-chernobyl-fukushima-crimes-against-humanity-101394506.html

15/03/2012

15 mars 1962 – 15 mars 2012. Il y a 50 ans Mouloud Feraoun était assassiné…

14 mars  

« A Alger, c’est la terreur. Les gens circulent tout de même et ceux qui doivent gagner leur vie ou simplement faire leurs commissions sont obligés de sortir et sortent sans trop savoir s’ils vont revenir ou tomber dans la rue. » (…) « Mais chaque fois que l’un d’entre nous sort, il décrit au retour un attentat ou signale une victime. »

Journal, Mouloud Feraoun

Le lendemain, 15 mars 1962, Mouloud Feraoun, enseignant et écrivain, humaniste subtil, était assassiné par l’OAS, ainsi que d'autres enseignants. Je ne peux que marquer ce jour, Mouloud Feraoun étant un écrivain que j'estime particulièrement, et ces meurtres une abomination. Le Journal (1955-1962) est un livre d'une lucidité et d'une prescience extraordinaires. Ouvrage admirable. Ci-dessous des liens pour marquer cet hommage, condamner le crime et donner envie de lire ou relire l'auteur, penseur subtil... (Mars 62... Le 26, l'armée française tire sur une foule, et tue, à Alger, de nombreux Pieds-Noirs venus protester contre le blocus d'un quartier. Mars à Juillet, crimes des uns et crimes des autres - OAS, FLN. Le 5 juillet, à Oran, massacre de centaines de civils.)

Page intéressante, sur algerie-dz.com, ("La rupture avec satan") : http://www.algerie-dz.com/article195.html

Fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouloud_Feraoun

Bibliographie, fiche decitre.fr : http://www.decitre.fr/recherche/resultat.aspx?recherche=refine&auteur=Mouloud+Feraoun

Sur Limag (Littératures du Maghreb), page et liens : http://limag.refer.org/Volumes/Feraoun.htm

Site dédié : http://mouloudferaoun.free.fr/temoignages.html

Tizi-Hibel  : http://www.tizihibel.net/

Page sur arabesques-editions.com : http://www.arabesques-editions.com/fr/biographies/mouloud-feraoun1974105.html

 

15/02/2012

La Conférence des oiseaux, de Farid al-Din Attar. Citation

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« Quand même les deux mondes seraient tout à coup anéantis, il ne faudrait pas nier l’existence d’un seul grain de sable de la terre. S’il ne restait aucune trace, ni d’hommes, ni de génies, fais attention au secret de la goutte de pluie. » 

Farid al-Din Attar, cité par Philippe Jaccottet                                                                       L’encre serait de l’ombre (p.353)

24/01/2012

Victor Segalen, cité en exergue, sur sorosoro.org (langues du monde…)

SOROSORO.png

« Augmenter notre faculté de percevoir le Divers, est-ce rétrécir notre personnalité ou l’enrichir ? Nul doute : c’est l’enrichir abondamment, de tout l’univers. »

Victor Segalen

Exergue du site associatif SOROSORO.org (« Pour que vivent les langues du monde ») : http://www.sorosoro.org/  (Planisphère des langues, vidéos, informations…).

Langues, justement… Elles font partie des sujets abordés par Amin Maalouf dans son ouvrage « Les Identités meurtrières » (note précédente…). Page 160 (Livre de Poche), il écrit ceci :

« Se contenter, en matière de langues, du strict minimum nécessaire serait contraire à l’esprit de notre époque, même si les apparences semblent suggérer autre chose. Entre la langue identitaire et la langue globale, il y a un vaste espace, un immense espace qu’il faut savoir remplir… »

23/01/2012

Les Identités meurtrières, d’Amin Maalouf. INCIPIT

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« Depuis que l’ai quitté le Liban en 1976 pour m’installer en France, que de fois m’a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais ‘’plutôt français’’ ou ‘’plutôt libanais’’. Je réponds invariablement : ‘’L’un et l’autre !’’. (…) Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c’est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C’est précisément cela qui définit mon identité. Serais-je plus authentique si je m’amputais d’une partie de moi-même ? (…) « Moitié français, donc, et moitié libanais ? Pas du tout ! L’identité ne se compartimente pas, elle ne se répartit ni par moitiés, ni par tiers, ni par plages cloisonnées.»

Dans cet ouvrage Amin Maalouf rejette cette idée dangereuse qui serait celle d’une identité unique comme essence de notre être, alors que notre réalité est complexe, plurielle, et cette complexité unique pour chaque être. Dangereuse conception, dit-il (et il le démontre avec des exemples précis) que ce qui « réduit l’identité entière à une seule appartenance, proclamée avec rage ». Car « C’est ainsi que l’on ‘’fabrique ‘’ des massacreurs ». Oui, l’identité peut être un piège, quand l’appartenance enferme dans de fausses fidélités, que l’enfermement vienne des ‘’siens’’ (engagements communautaires, sociaux ou idéologiques) ou du regard des ‘’autres’’ (projections, rejets, fantasmes). Alors que les siens sont aussi ‘’autres’’ et que les autres sont aussi ‘’nôtres’’.

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Fiche wikipedia sur le LIVRE : http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Identit%C3%A9s_meurtri%C3%A8res

Page éditeur, éd. Grassethttp://www.grasset.fr/les-identites-meurtrieres-978224654... 

Livre de poche : http://www.livredepoche.com/les-identites-meurtrieres-ami...

21/01/2012

Boualem Sansal. Entretien avec Arezki Metref (le Soir d’Algérie) : citations

« Le premier réflexe de toute communauté est de rejeter celui qui vient lui dire des choses qui la dérangent dans ses certitudes ou dans son sommeil. »

 (Réponse de Boualem Sansal à la question d’Arezki Metref sur « la collision de son œuvre avec le dogme », et l’hostilité de ceux qui en sont les gardiens.)

Mais voici une autre citation,  qui donne son titre à la page : « L’Histoire de l’Algérie a toujours été, depuis l’Antiquité, écrite par les autres, les Romains, les Byzantins, les Vandales, les Arabes, les Turcs, les Espagnols, les Français, et tous nous ont traités dans leur Histoire comme si nous n’existions pas, comme si nous étions une race disparue ou vouée à la disparition, ou au mieux comme si nous étions une partie congrue d’eux, des bâtards. Et lorsque, enfin, nous sommes maîtres de notre destin, donc en mesure d’entrer dans notre Histoire et de la poursuivre, des gens, nos chefs autoproclamés, incultes et complexés, ont décidé de nous inscrire dans une Histoire qui n’est pas la nôtre, ils font comme s’ils avaient honte de notre identité, de notre histoire, comme si nous étions réellement des bâtards. »

Cet entretien complète tout à fait la réflexion entamée dans des notes précédentes, d’où l’importance que je lui accorde. Il faut que nous ayons le courage de déranger : la vérité des faits s’impose avec le temps, comme la complexité de la réalité fait éclater les certitudes simplificatrices...

Lecture intégrale de l’article, sur lematindz.net, 19-01-2012, « L’histoire de l’Algérie a toujours été écrite par les autres ». : http://www.lematindz.net/news/7072-boualem-sansal-lhistoire-de-lalgerie-a-toujours-ete-ecrite-par-les-autres.html

19/01/2012

Mohamed Garne : Français par le crime J’accuse !

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J’ai suivi l’émission Secrets de famille, hier soir (18-01-12), quand j’ai vu que serait traitée l’histoire d’un Algérien, victime d’un drame lié à l’Histoire. (J’avais suivi, il y a quelques mois, une autre émission où un Pied-Noir racontait comment il avait découvert, très tard dans sa vie, que sa mère était une Algérienne toujours vivante, et qu’il avait pu rencontrer : son père, après deux ans de relation amoureuse, et malgré la naissance de leur enfant, ne l’avait pas épousée, et elle avait dû fuir cette relation faussée et renoncer à son petit garçon). Je n’avais pas entendu parler du drame de Mohamed Garne, malgré les livres parus (et j’avais raté la publication du plus récent, chez L’Harmattan, même si je reçois la newsletter…). Ces drames personnels sont révélateurs de réalités humaines bien plus complexes que les discours officiels ou militants ne le disent, ils me passionnent donc. Et, en plus, s’informer, savoir, c’est une façon de soutenir : ignorer serait trahir la nécessaire solidarité…

Effectivement, cette émission fut bouleversante. Quel courage que celui de cet homme ! Quelle tragédie que son histoire, et que celle de sa mère, Kheira (elle qui choisit de vivre dans un cimetière, entre deux tombes, dans une sorte de case de pierre : « Parmi les morts, dit-elle, car les vivants m’ont fait trop de mal. »). Une terrible solitude, rejetée aussi en Algérie après avoir été violée par plusieurs soldats français, et avoir mis au monde un garçon produit de ce viol, et qu’elle croyait d’ailleurs mort…  Courage, aussi, que celui de cette femme qui finit par dire son viol dans un procès en Algérie (quand son fils cherchait à retrouver le nom de celui qu’il pensait alors être son père, le mari, décédé, de sa mère – et héros de la révolution…).

Mohamed Garne a eu raison de se battre pour obtenir la reconnaissance de son statut de victime, pour lui et pour sa mère. Il a eu raison d’écrire ces deux livres (2005 et 2011). Et je vais m’empresser de me les procurer et de les lire. Pour lui c’est ce qui lui permet de survivre, ce qui permet, j’espère (et on en a l’impression) de réussir cette résilience qui rend la vie possible, avec du sens. Mais pour tous c’est aussi une manière de poser des vérités, contre les tabous qui idéalisent l’Histoire (et des personnages de l’Histoire, politiques de gauche ou de droite, et pire, acteurs d’extrême posture, ou criminels notoires, parfois honorés). L’amnistie qui fut décidée pour pacifier les mémoires (et la société) ne devrait pourtant pas rendre prescrits des crimes contre l’humanité. (Et c’est bien d’un tel crime dont témoigne Mohamed Garne).

Qui sait, sur les traits de Mohamed Garne, quelqu’un va peut-être reconnaître les siens, s’il vit encore. (Ou quelqu’un de sa famille… qui découvrirait alors, aussi, une terrible part d’ombre dans leur histoire personnelle…).

Page EDITEUR, L’Harmattan, 2011 : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33727  (« Les politiques savaient : les viols, la torture, les exécutions sommaires pendant la guerre d'Algérie. L'auteur apporte un double et terrifiant témoignage : celui de sa mère et de lui-même. Il apprend en 1994 que sa mère a été violée par des soldats français. »)

Fiche decitre.fr : http://www.decitre.fr/livres/Francais-par-le-crime-j-accuse-Algerie-1954-1962.aspx/9782296544581 (« Les politiques savaient.
Les viols, la torture, les exécutions sommaires, Guy Mollet, président du Conseil, savait ; Robert Lacoste, ministre de l'Algérie, savait ; Max Lejeune, secrétaire d'Etat aux forces armées, savait ; les radicaux Bourgés-Maunoury et Félix Gaillard, président du Conseil en 1957-1958, savaient. L'opposition le savait aussi.. » (…) « Le ministre de la Justice François Mitterrand savait. Je ne suis ni dupe ni aveugle ni soumis. C'est pour cela qu'avec sérénité j'apporte un double et terrifiant témoignage : celui de ma mère et de moi-même. »)

« Des viols pendant la guerre d’Algérie », par Raphaëlle Branche, cairn.info : http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2002-3-page-123.htm (« Femmes combattantes et donc « rebelles », femmes suspectes, femmes au fond des mechtas ratissées : leur viol fut une violence et un acte de guerre perpétrés, là-bas, par des soldats français. Sur ce sujet si difficile que les historiens découvrent, voici une première mise au point, en prélude à des études plus complètes. »)

FORUM Frce 2 :  http://forums.france2.fr/france2/Secrets-de-famille/reactions-mohammed-emission-sujet_10_1.htm  (Commentaires, divers et émouvants, à la suite de cette émission qui présentait l'histoire dramatique de Mohamed Garne : des témoignages de vécus similaires, autres situations, autres coupables...).

Autre livre de Mohamed Garne, « Lettre à ce père qui pourrait être vous », éd. J-C Lattès, 2005. Fiche decitre.fr : http://www.decitre.fr/livres/Lettre-a-ce-pere-qui-pourrait-etre-vous.aspx/9782709626804

07/01/2012

La mémoire de riz, de Jean-Marie Blas de Roblès, citation et liens...

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« Une absolue certitude s’emparait de moi, un sentiment de liberté, de puissance, un éblouissement de l’être qui mettait toute chose, y compris le divin, à sa juste place dans le théâtre du Cosmos. »

Cité par Florent Georgesco, Le Monde, 23-12-2011,  « Le tarot de Blas de Roblès » 

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Informations édition (4ème de couverture) : « Né à Sidi-Bel-Abbès, J.-M. B. de R. est l'héritier d'une double ascendance marine et andalouse. Docteur en philosophie (Éléments pour une Critique des fondements de l'esthétique contemporaine), il a également consacré une étude au symbolisme du Tarot... »

Page éditeur, Zulma, 2011 (Livre publié en 1982, réédition 2011) :  http://www.zulma.fr/livre-la-memoire-de-riz-572014.html

SITE personnel (Bio et parutions, dont ouvrages sur l'archéologie) : http://blasderobles.fr 

Fiche Wikipediahttps://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Blas_de_Roblès 

Un entretien au sujet de « La Montagne de Minuit », sorte de conte tibétain écrit par un athée  http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2010/08/archiv... 

« Hautes lassitudes », poèmes : http://blasderobles.fr/?product=hautes-lassitudes 

27/12/2011

Henry Bauchau, Tentatives de louange

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« Accorde-moi, comme aux Rois mages, de connaître l'étoile
/ Du brûlant, brûlant amour
/ Que je connaisse enfin la libre efflorescence qui est, qui est là, qui est toi,
/ O silencieux, souterrain, souverain Seigneur des eaux, des plantes, des vivants
/ Et de la nourriture de tous. »

Henry Bauchau, Tentatives de louange, poèmes

Actes Sud, coll. Le Souffle de l’esprit, 2011

Ecrits de 2009-2010, recueil publié dans l’année des 99 ans de l’auteur

ACTES SUD : http://www.actes-sud.fr/catalogue/religions-et-spirituali... (Présentation EDITEUR : « Textes de sagesse et de gratitude, Tentatives de louange est une ode à la fragilité, un éloge du doute, une interrogation sur l'essentiel de la vie. »)

Le Choix des bibliothécaires : http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-111990-ten...  

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Ce livre paraît en même temps que L’Enfant rieur, même éditeur. Le premier ouvrage d’Henry Bauchau fut publié à 45 ans, et le succès vint plus tard, près de ses 70 ans. Patiemment une œuvre s’est construite, avec exigence. Mais qu’aurait compté la hâte, quand le temps d’écrire se confond avec le temps d’être, qui n’est que lente maturation…

22/12/2011

Vaclav Havel, revue de presse : hommage…

« La vérité et l'amour doivent vaincre le mensonge et la haine ». Ce slogan des manifestants de 1989 est resté attaché au nom de Vaclav Havel, lui qui a réussi à déclencher une révolution sans violence.

L’ancien président de la Tchécoslovaquie puis de la République tchèque, Vaclav Havel « avait passé cinq ans dans les geôles communistes avant 1989 ». Le Monde, 18-12-2011 : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/12/18/vaclav-havel-est-mort_1620226_3214.html

« Le dramaturge - qui n'a jamais reçu le prix Nobel de littérature, pas plus d'ailleurs que celui de la paix - a acquis la célébrité en faisant tomber le régime communiste au pouvoir à Prague en réclamant le respect des droits de l'homme. »

Dans une page du Monde, daté 20-12, Vaclav Havel est cité. Article signé Natalie Nougayrède et Martin Plichta : « Comment se fait-il que ce nœud de contradictions bizarres que je suis, puisse traverser une vie – et même, me dit-on, avec un certain succès ? ». On retrouve là l’artiste, l’intellectuel, toujours présent derrière le visage de celui qui sut s’engager au plus haut sommet pour mener son pays vers la démocratie (et qui fut déçu par le partage qu’il n’aurait pas désiré).

Autre article, même date, 20-12, signé Marion Van Renterghem : « Un dramaturge de l'absurde contre l'idéologie totalitaire ». Citations : « Il se voulait avant tout poète, dramaturge, écrivain. On le préférait dissident, militant pour les libertés, habitué des prisons, résistant obstiné, fondateur de la Charte 77, chef d’Etat. » (…) « Plus sa dissidence l’expose à la répression, plus il est tenté, dans son théâtre, de mettre sa propre expérience en abyme. » (…) « Dans les années 1970 surgit Ferdinand Vanek, philosophe rebelle (…) alter ego manifeste du dramaturge et héros du triptyque réunissant trois courtes pièces en un acte. Audience, Vernissage, Pétition (Gallimard, 1980). ».  

Autres titres :

Le Parisien, 19-12-2011, « Havel, la mort d’une icône » : http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/havel-la-mort-d-une-icone-19-12-2011-1774841.php (« Il avait rencontré la semaine dernière à Prague le dalaï –lama et exprimé son soutien aux manifestants anti-Poutine à Moscou. »)

Le Figaro, 18-12-2011, « Vaclav Havel, conscience morale de l'Europe post communiste » : http://www.lefigaro.fr/international/2011/12/18/01003-20111218ARTFIG00197-havel-conscience-morale-de-l-europe-postcommuniste.php

Libération, 19-12-2011, « Vaclav Havel, un bohème en politique » (dossier titré « Vaclav Havel, le dissident » : http://www.liberation.fr/monde/01012378465-v-clav-havel-un-boheme-en-politique

Le Figaro, 18-12-2011, « Au théâtre, écrivain témoin de son temps », par Armelle Héliot :  http://www.lefigaro.fr/theatre/2011/12/18/03003-20111218ARTFIG00181-au-theatre-havel-etait-un-ecrivain-temoin-de-son-temps.php    (« En 1976, Vaclav Havel avait dit: «Je voudrais que le théâtre soit la voie de la conscience des hommes et de la société.» Par son œuvre, c'est possible. »)

Le Nouvel Observateur, 18-12-2011, « Mort d’un président philosophe » : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20111218.OBS7032/vaclav-havel-mort-d-un-president-philosophe.html

Et, ENTRETIEN, « Ce que j’ai cru, ce que je crois », Vaclav Havel par lui-même, Le Nouvel Observateur, 18-12-2011 : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111218.OBS7027/ce-que-j-ai-cru-ce-que-je-crois-par-vaclav-havel.html

La Croix, 18-12-2011, « Vaclav Havel, intellectuel en politique », par Alain Guillemolles : http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Vaclav-Havel-intellectuel-en-politique-est-mort-_EG_-2011-12-18-748193  (« Après 1968 et l’écrasement du printemps de Prague, il devient une des figures de la résistance intellectuelle au régime communiste, se refusant à se laisser gagner par l’apathie générale qui s’empare des sociétés d’Europe centrale. En 1975, il publie une Lettre à Husak, le président tchécoslovaque, qui est un des textes fondateurs de la dissidence. Puis en 1977, il participe à la fondation de la Charte 77, dont il sera un des trois portes paroles. »).

Ses ouvrages, Rue des Livres  : http://www.rue-des-livres.com/auteurs/1052/p2/vaclav_havel.html

HANOUCCA, fête des lumières, début : 21 décembre 2011

Menorah de Hanoucca.jpgRetour d'une fête...

A lire. Recueil de textes sur harissa.com : http://www.harissa.com/news/article/hanoucca-des-juifs-de-tunisie-textes-recettes-et-coutumes

Dont ces deux pages :

L’histoire de Hanoucca, par Ruben Corcos : http://www.harissa.com/D_Religion/hannoucarcorcos.htm

Les rituels, par Léon Masliah : http://www.harissa.com/D_Religion/hanoukka5760lm.htm

A lire ou relire, la note du 04-12-10, ample, fruit de lectures et recherches, Hanoucca, fête des lumières : http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2010/12/04/hanoucca-fete-des-lumieres-en-ce-debut-decembre-2010.html

Et, récente, 14-12-11, celle sur la lumière, car la symbolique est là, Lumière et lumières, regard… : http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/12/14/lumiere-et-lumieres-regard-photographie-fete-meditation-et-p.html

Une autre fête des lumières, a été organisée par les soufis parisiens, le 18 décembre au Forum 104 : http://www.soufisme.org/rps/  (Cliquer sur "soufisme"...).

Et, bientôt, Noël...

Signe, ces dates fêtées par les trois religions et cultures du Livre, que cette période au cœur de l’hiver et des jours raccourcis, est bien celle d’une recherche réelle et symbolique de la lumière dans toutes les voies spirituelles…

20/12/2011

Cesaria EVORA. Revue de presse : hommage…

CABO.jpgEVORA.jpg

Le SITE officiel, d’abord, avant la presse, avec un double beau portrait en accueil. Riche symboliquement : sous le visage, deux autres photographies de Cesaria Evora, mains ouvertes tendues, comme offrant son chant et sa générosité, et mains cachant les yeux, comme marquant la fin du regard. Avant de lire quoi que ce soit, donc, ce site : http://www.cesaria-evora.com/

« L’écouter », hommage, article du Courrier international, 18-12-2011 : http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/18/cesaria-evora-la-femme-qui-parlait-peu-et-enchantait-beaucoup  (« L'écouter, c'était écouter et voir le Cap-Vert. Il est difficile de trouver un album aussi beau que Mar Azul [1991] et de rester insensible à chacune de ses huit chansons. »).

 Et aussi sur le site du Parisien. « Adieu Cesaria ». Avec plusieurs vidéos (mise à jour : vidéos inactives), dont l’hommage de Bernard Lavilliers (« La voix de Cesaria Evora me met la chair de poule ». Il dit (cité dans un article du Parisien du 18-12) considérer qu’elle faisait partie des chanteuses du niveau des Nina Simone, Bessie Smith, Ella Fitzgerald : http://www.leparisien.fr/musique/videos-adieu-cesaria-18-12-2011-1773754.php

Autres articles :

« Cesaria Evora, la gloire aux pieds nus » (l’itinéraire, dont un long silence de dix ans, les rencontres marquantes, Le Figaro, 19-12-11 : http://www.lefigaro.fr/culture/2011/12/18/03004-20111218ARTFIG00152-cesaria-evora-la-gloire-aux-pieds-nus.php

Le Monde, 17-12-2011 : http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/12/17/la-chanteuse-cesaria-evora-est-morte_1620143_3246.html  Et le 20-12 le journal cite la chanteuse : « Celui qui meurt est celui qui était vivant. »

« La diva cap-verdienne disparaît », 20 minutes : http://www.20minutes.fr/article/844428/cesaria-evora-diva-cap-verdienne-disparait  (« La diva aux pieds nus» s'en est allée et le monde de la musique est en deuil. Cesaria Evora, la célèbre artiste cap-verdienne est décédée ce samedi à l'âge de 70 ans, selon le journal portugais Jornal de Noticias. »)

« Cesaria Evora : la « Diva aux pieds nus » en 14 dates », Métro, 19-12-2011 : http://www.metrofrance.com/culture/cesaria-evora-la-diva-aux-pieds-nus-en-14-dates/rkls!3NzoBHcLAIoVmnKzt7eug/

« Mort d’une diva aux pieds nus », le JDD, 17-12-2011 : http://www.lejdd.fr/Culture/Musique/Actualite/Cesaria-Evora-est-mort-selon-les-medias-cap-verdiens-440961/

Article et vidéos, La Croix, 19-12-11 : http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Musique/Cesaria-Evora-est-decedee-_NG_-2011-12-17-748048

Libération, article et vidéo (Sodade), 17-12-2011 :  http://next.liberation.fr/culture/01012378297-cesaria-evora-saudade   « Le grand public avait découvert cette ancienne chanteuse des bars de Mindello, capitale de l’île de Sao Vicente, en 1992, grâce à la parution cette année-là de son troisième album, «Miss Perfumado», et de deux concerts triomphaux au Théâtre de la Ville à Paris. »

16/12/2011

Enfance, de Walter Benjamin. Une citation sur la lecture

ENFANCE.jpg

« Nous ne lisons pas pour augmenter nos expériences, mais pour nous augmenter nous-mêmes. »

Walter Benjamin, Enfance

 

 

 

 

 

Cité par Jean Birnbaum, Le Monde des Livres, 02-12-2011 http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/12/01/premiere-necessite_1611463_3260.html

Rivages poches : http://www.payot-rivages.net/livre_Enfance-Walter-Benjamin_ean13_9782743621841.html

Voir aussi une note, ici, le 10-12-2011, sur l’exposition Walter Benjamin  http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/12/10/hanna-schygulla-pensee-sur-la-pensee-lors-du-parcours-de-l-e.html

Et deux notes, avec des citations sur la lecture, aussi : celles des 5 et 6 décembre (Finkielkraut et Lascault). TAG "lecture"