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27/05/2015

Andalousie ? Non : Andalousies...

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Ancestrale Andalousie à l’histoire complexe, aux récits parfois contraires. Et même si la réalité est  recouverte en partie par une mythologie idéale, il reste des mémoires transmises, qui touchent à un mystère identitaire. Ce qui est passé, de génération en génération, c’est un goût musical commun à plusieurs rives, les mêmes chants, un tissage de langues, une esthétique visuelle, architecturale notamment, qui transcende les frontières. Et des visages qui se ressemblent, car les gènes, au cours des siècles, ont circulé... Emprunts biologiques nés d’amours frontières. Andalousies, dit Jacques Berque, car ce pluriel donne une direction à la fraternité que les êtres humains, malgré tout, cherchent. L’Andalousie a ceci de particulier, qu’elle reste, plus qu’une région, une patrie intérieure des exilés, longtemps après qu’ils aient raconté leurs migrations, ou leur fuite, longtemps après, chez leurs descendants. Elle se fait centre diasporique, repère. Et quand on entend chanter Marlène Samoun, pour des chants sépharades en plusieurs langues, ou qu’on entend le violon ou la voix de Rachid Brahim-Djelloul, on part dans un voyage intime, on pénètre dans les douleurs et les joies de milliers de noms (avec les nôtres peut-être), dans un passé lointain, et dans le présent si proche qu’il suffit de quelques mots en espagnol ou de quelques heures en train, pour traverser le temps... Elle est peut-être, notre Andalousie métisse, la patrie intérieure de tous les humanistes, de tous ceux qui refusent les entraves de la haine, les pièges des barrières.

Il y a aussi, dans la souterraine identité andalouse (et espagnole), la conscience marrane. Ce mot peut se lire comme une injure faite aux conversos (porcs, pour ne pas vouloir en manger), ou trouver dans l'hébreu le sens de consciences forcées (à la conversion). Car des 5% de Juifs, seuls 12% partirent. C'est ainsi que certains donnèrent des saints chrétiens, authentiques mystiques ne sachant plus leur identité religieuse familiale (car leurs parents les protégeaient en ne la leur disant pas...). Et c'est ainsi que l'Espagne andalouse s'interrogea beaucoup, après le franquisme, sur les interférences cachées de ses visages culturels et spirituels...

On peut aller plus loin dans les questions, et sentir, encore plus, le ridicule des enfermements identitaires. Zev ben Shimon Halevi (Warren Kenton), kabbaliste anglais fascinant, écrivit un roman initiatique sur l'Andalousie des mystiques, "L'Envoyé de l'Esprit", publié d'abord en anglais à Londres et à New York, puis en français en 1991. Rencontres de destins, groupes hétérogènes qui s'enseignent. Talmud, kabbale et soufisme qui se frôlent et s'interpénètrent, familles qui se croisent... Chrétiens récents aux antécédents juifs "ou" musulmans, et même juifs "et" musulmans. Cela commence par "un matin glacé du printemps de 1491". Cela finit sur une scène de mort et son contraire. On parle de "l'envoyé de ce temps". (Non le Messie final des uns ou des autres, mais le "Katub", un esprit ordinaire en apparence - singulier ou pluriel - qui supporte le monde par son feu intérieur... Que les êtres ne reconnaissent pas, ou reconnaissent, et qui meurt, comme tous, suivi par un autre.) Il y a Rachel et Avraham, Hakim et Mora, à la fin, page 239. Rachel... "Mon père était juif et ma mère maure, avant que nous devenions chrétiens.", avait-elle dit, page 100... 

Encore plus loin? Si on parle à un taoïste ou un mystique tibétain, il dira que, sans doute, dans d'autres vies que parcourut notre âme, nous avons, nous, parcouru plus que des vies. En voyageur d'identité... Juif une vie, musulman une autre, chrétien la suivante, athée cérébral une autre fois, ou avant. Agnostique, souvent, en recherche de lucidité. Méditant parfois, et sage, peut-être, ou fou. En tout cas ennemi de soi-même dans les vies d'intégrisme, d'inquisition, de fermeture communautaire, tuant son miroir ou son frère. Mais il dira aussi qu'au bout du bout du temps (qui n'est pas ce que l'on croit) on finit par prendre conscience de ce que sont les mirages de nos rivages intérieurs, et par se voir soi-même dans l'autre, sage ou fou. Car notre réalité est une mise en abyme...    

« J’appelle à des Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l’inlassable espérance. » Jacques Berque, né en Algérie, leçon de clôture prononcée au Collège de France, en juin 1981.

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LECTURES....

"El Ideal Andaluz", de Blas Infante, Sevilla, Arévalo, 1915. Réédition, Sevilla. Junta de Andalucía, 2010, centrodeestudiosandaluces.es : http://bit.ly/1KyxuOQ

"Identité andalouse", de Gabriel Martinez-Gros, Actes sud, 1997 : http://bit.ly/1AwVsqe

"Al-Andalus, 711-1492", de Pierre Guichard, Hachette/Pluriel. Sur le site Bibliomonde : http://www.bibliomonde.com/livre/andalus-711-1492-1814.html

 "Construction des identités", l’exemple de l’Andalousie. Recherche d’Ébane  Mexcin, Montpellier : http://bit.ly/1EwiBEi

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Sites...

L’Andalousie par elle-même, "Así es Andalucía", andalucia.org : http://bit.ly/1RmaP9r

Fiche wikipedia (liens, dont portails): http://fr.wikipedia.org/wiki/Andalousie

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Notes antérieures...

J’ai fait une mise à jour dans une note du 07-03-11, en constatant un manque étonnant (note qui était suivie d’une autre page, le 11). Multiples liens, livres et musique, sites dédiés, aussi : http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/03/07/andalousies.html

Autre note, complémentaire, le 11-03-11 : http://bit.ly/1GC3dfO

18/10/2013

Andalousie… Rêve, mémoire… Illusion ? Utopie ?

Je viens de lire une réflexion de  Jean Daniel, titrée « L'illusion andalouse », et publiée le 09-10-2013 dans le Nouvel Obs… Questionnement percutant. Andalousie, plurielle…  réelle, ou fantasmée. Oui, l’ombre est présente autant que la lumière. Mais beauté du rêve, quand même, d’une sagesse possible, d’une fraternité cependant tissée, et de proximités reconstruites…

Beau texte, à lire lentement et relire. Exercice de lucidité, non pour nier la possibilité de la fraternité, mais pour insister sur les pièges de ce qui l’entrave, sur ce qui fait de la haine entre les communautés une fatalité transmise par enfermement identitaire sur soi. Ignorance et mépris de l’autre, fiction de sa supériorité comme individu d’appartenance… La rencontre, souvent, se ferait par l’art, les créations croisées… et la possibilité offerte de rejoindre l’universel.

La chronique est à lire là : http://tempsreel.nouvelobs.com/jean-daniel/20131009.OBS0285/l-illusion-andalouse.html

De ce lieu, de son histoire complexe, on peut garder, je pense, ce qui effectivement demeure en héritage, si souvent, dans la culture de ceux qui ont une ascendance issue de ce rivage (ou de ceux qui, pour une raison ou une autre, sont attirés par ce qui n’est pas qu’un mirage). Le goût du partage en création (musique andalouse qui, de l’Espagne au Maghreb, et, en écho de présences, en France - Marseille, Paris - marque des identités croisées, des consciences traversées par des appartenances frontières où l’autre est aussi l’étranger que l’on porte en soi). Goût du son des langues… Parentés philosophiques : sagesses. Mystiques en miroir.

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Dans le prolongement de cette lecture on pourra aborder (ou retrouver) deux ouvrages essentiels. 

De Jean Daniel, « La prison juive. Humeurs et méditations d’un témoin », poches, Odile Jacob (Autre regard sur le rapport à l’identité, une ouverture, le témoignage d’une sagesse vécue…).  Christian Makarian écrit ceci sur ce livre, dans L’Express du 27-11-2003 : « Fort d'une puissante culture juive, en admiration devant l'édifice du christianisme, empathique envers l'islam, le directeur-fondateur du Nouvel Observateur propose sa propre clef, son passe personnel: pour échapper à la prison qu'il décrit, il n'y a que l'universalisme. ». La prison juive, humeurs et méditations d’un témoin,sur Decitre : http://www.decitre.fr/livres/la-prison-juive-978273811564... 

D’Amin Maalouf, « Les identités meurtrières », Livre de poche. « Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c'est que je suis ainsi à la lisière de deux pays de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C'est cela mon identité... ». Page éditeur, Grassethttp://www.grasset.fr/les-identites-meurtrieres-978224654... ... Decitre : http://www.decitre.fr/livres/les-identites-meurtrieres-97... .....Citations du livre sur evene.fr : http://www.evene.fr/livres/livre/amin-maalouf-les-identit... 

Pour changer de regard il faut donc développer une éthique personnelle, faite de liberté intérieure, de refus des cadres formels rigides, de recherche de la sagesse. Cela passe par la traversée des frontières mentales et des réelles frontières culturelles. Nécessité du voyage, sous une forme ou une autre, ne serait-ce que par les livres…

Clin d’œil musical à l'éthique méditerranéenne questionnant l'identité singulière pour l'ouvrir à la pluralité, cet orchestre regroupant seize pays du pourtour méditerranéen, Mediterranean Charlie OrchestraLaurent Dussutour, JournalVentilo, résume ainsi l’orientation méditerranéenne de l’orchestre, inspiré aussi par Conrad : « Le véritable sens musical proposé par le MCO est loin du sens commun, proposant un objet jazzistique non identifié, ce qui est le propre de l’esprit du genre ! Au-delà d’un « troisième courant » du jazz qui consisterait à rapprocher classique et notes bleues, c’est plus à une odyssée méditerranéenne rompant avec le tropisme transatlantique du genre que convie ce projet. » : http://www.journalventilo.fr/mediterranean-charlie-orches... 

L’orchestre a une page Facebook : https://www.facebook.com/179835852047859/videos/596901680...

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...Jean Daniel... Fiche wikipedia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Daniel 

Jean Daniel, observateur du XXème siècle, sur culture-libre  http://www.culture-libre.org/wiki/Jean_Daniel_:_Observate...

Chroniques, Jean Daniel, Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/journaliste/16443/jean-dan... 

...Amin Maalouf... Fiche wikipedia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Amin_Maalouf

................... MISE à JOUR...  LIVRE... Identité et violence, d’Amartya Sen, éd. Odile Jacob : http://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/reli...

.................. Voir aussi, Méditerranées, film d'Olivier PY, commentaires croisés (identité, Méditerranée...)... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2013/07/24/me... 

.................. Andalousie / Méditerranée... Catégories et TAGS.......

24/07/2013

« Méditerranées », d’Olivier Py, sur « Vivre à Belcourt », de Luc Demarchi, et sur MémoBLOG. Commentaires croisés… Et lectures (sites)…

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« L’ensemble de mon travail au cinéma comme au théâtre est une interrogation sur l’identité de « méditerranéen »  Olivier Py (citation en exergue, article de Version originale)

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Sur le site « Vivre à Belcourt » de Luc Demarchi, une vidéo : extrait d’un court métrage d’Olivier Py, « Méditerranées » (le 's' de nos pluralités…)  http://belcourtois.com/index.php/2015/05/11/mediterranees...

Du commentaire de Luc Demarchi, je copie la conclusion, beau message qui correspond totalement à ma vision de la Méditerranée : le lien que cette mer crée entre les êtres divers qui vivent sur ses rives, la fraternité à l’horizon. Voici :

« Le réalisateur conclut son film en évoquant la Mer Méditerranée comme une dimension commune à tous ceux qui vivent ou qui ont vécu dans les pays qui la bordent et c’est bien grâce à ces Méditerranées que nous nous rejoignons et que nous nous retrouvons.

Au-delà des conflits passés ou présents, la Mer apparaît comme le lieu sacré du baptême qui nous mène ensemble vers la voie de la paix et de la fraternité.

On ne peut visionner ce document sans faire la relation avec l’œuvre passionnée d’Albert Camus pour ce pays, une œuvre que l’on perçoit en filigrane tout au long du film. »

J'ai regardé. C'est très bref, cet extrait, mais suffisant pour capter la beauté de ces moments simples. Il y a de l'amour dans le regard de ces êtres, et de l'amour dans le double regard porté sur eux : regard de ceux qui filment, se filment (dans la présence de l'instant), et de celui qui reprend ces bribes familiales et les recrée. Une étrange sorte de double énonciation... Mais là ce ne sont pas des personnages qu'un auteur fait vivre devant nous : des personnes réelles dans un passage fugace de leur vie. Bribes de temps méditerranéen... Que la mer y est belle! Image de paix... Et je les vois, attentive, avec, en surimpression, l'accélération des vies, le fracas de la guerre, la rupture avec leur lieu d'ancrage, l'exil, les années qui passent. Et puis simplement, de nouveau, comme des méditerranéens à la source de leur force vitale. D'une rive à l'autre c'est toujours la même Méditerranée, la terre des Noces de Camus (Luc Demarchi a raison de faire le lien). Terre de danseurs, comme le père, jeune, dans son arbre, ou la mère, qu'elle marche ou nage... Magnifique. 

Il me faudra voir intégralement ce film, que je découvre avec grand retard...

Ce que j'ai lu de la démarche d'Olivier Py me fait adhérer totalement à cette démarche. Et je cosigne la première citation, mise en exergue de ma note... 

Entretien avec Olivier Py sur mickrociné. Passionnant (Et les commentaires sont aussi à lire) : http://on.fb.me/1aIrwq3  [Il insiste sur cette réalité métisse du Méditerranéen, et du Pied-Noir, sur le croisement de l’intime et de l’Histoire, sur la souffrance familiale, le refoulé, évoque les Harkis, les camps. Identité (nous pourrions tous écrire ça) : « Et comme il y a un exil qui est un peu à l'origine de l'histoire familiale, le centre en est la Méditerranée, pas une terre. Le rapport que certains peuvent avoir avec une terre je l'ai avec une mer. C'est pour ça que je suis arabo-italo-espagnol, et c'est plus fondamental pour moi que mon identité française par exemple. » Politique et identité (Le difficile lien… Il est conscient de donner des clés, loin des jugements anachroniques.) : « Le matériau que j’avais me permettait en quelque sorte d’utiliser un voile poétique pour raconter une histoire sans jeter de jugements politiques qui n'ont plus de sens. Je suis très content en tout cas si jamais une partie des Pieds-Noirs retrouvait leur histoire et leur identité à travers ce film. »

« Méditerranées », sur Doc en courts (Palmarès 2012, nominé).   : (Où il est dit ce que je percevais en surimpression, mais qui n’est pas encore explicite dans l’extrait présenté) : « Comment montrer l’Histoire ? Comment parler d’un souvenir aussi vibrant que la pellicule Super 8 sur lequel il est inscrit ? » (…) « Ici la guerre est en coulisse, mais qu’est-ce qu’une image de la guerre finalement? » / Lien devenu inactif...

Et sur Mémoblog de Paul Souleyre (blog référencé ici, cf. liste « Pages tissées… ») : « Olivier Py est un méditerranéen » :http://www.memoblog.fr/olivier-py-est-un-mediterraneen/ (Où il évoque la rencontre, idéologique et éthique, avec Luc Demarchi (de « Vivre à Belcourt » et la portée du film d’Olivier Py). Comment la conscience de l’identité méditerranéenne permet (Olivier Py, Luc Demarchi, Paul Souleyre – sur cette page) de vivre en cohérence son identité particulière et d’échapper aux enfermements des appartenances, quand elles sont limitantes (Pieds-Noirs, fils de Pieds-Noirs, ici – mais c’est une vérité qui est valable pour toutes les communautés humaines). Beau portrait du webmestre de Vivre à Belcourt dans cette page, et ample citation.

Autre note, Mémoblog : « Méditerranées, un film d’Olivier Py » http://www.memoblog.fr/film-olivier-py/ (Où Paul Souleyre dit son agacement, à la lecture d’une fiche wikipedia, devant un contenu erroné sur l’enfance d’Olivier Py – comme si le message de l’œuvre n’avait pas été compris : déni, là aussi, dans cette incompréhension, explique-t-il à juste titre).

Ample et bel article, sur Algériades, au cœur de l’identité méditerranéenne comprise à travers l’origine et la référence algérienne : http://www.algeriades.com/olivier-py/article/mediterranees-d-olivier-py (En conclusion, citation d’Olivier Py – entretien : « Nous avons une histoire en commun mais aussi un avenir. Et c’est ce monde de la Méditerranée qui aujourd’hui me semble une vraie, une magnifique utopie". »)

Sur cinemaniac.fr, une lecture qui tient compte de l’essentiel du message, compris profondément. Le film intégral se déroule, comme si nous étions en train de le visionner : « Méditerranées, l’été qui ne reviendra plus » : http://www.cinemaniac.fr/news/mediterranees-l-ete-qui-ne-reviendra-plus 

Article de Version originale : (En exergue, une citation d’Olivier Py : « L’ensemble de mon travail au cinéma comme au théâtre est une interrogation sur l’identité de « méditerranéen ».) / Lien devenu inactif...

Le blogueur, sur Vu du balcon, rappelant le Grand Prix obtenu par ce film au Festival de Nice 2012, relie les souvenirs évoqués dans le film aux siens, jeune à Paris, pendant la guerre d’Algérie… Histoire : http://vudubalcon.blogspot.fr/2012/10/mediterranees.html

... Deux pages sur le site d’ARTE... 

Le film… http://cinema.arte.tv/fr/article/mediterranees-dolivier-py 

Zoom… http://cinema.arte.tv/fr/article/zoom-mediterranees

... Le DVD, page FNAC... http://video.fnac.com/a6211320/Mediterranees-DVD-DVD-Zone-2

.................. Voir aussi, note, Andalousie (illusion?)... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2013/10/18/an... 

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17/11/2011

Arturo Pérez-Reverte (Cadix, ou la diagonale du fou) cité par Xavier Houssin, Le Monde des Livres, et Aurora Intxausti, El Pais Cultura

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Méditerranée. « Ma vraie patrie de mémoire et d'étoiles. »

Arturo Pérez-Reverte, écrivain espagnol

Cité par Xavier Houssin, dans son article consacré à la critique du roman « El Asedio », traduit par François Maspero et publié au Seuil (2011), avec le titre français  « Cadix, la diagonale du fou ».

« Dans sa Cadix bouleversée, tout se lit à ciel ouvert. Fantastique roman à tiroirs, semé d'embûches, de filets, de traquenards, où les rues, les quartiers se déplient en un gigantesque échiquier, où les événements, les intrigues sont autant de parties à jouer. », écrit le chroniqueur dans cet article.

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Autres citations de l’auteur, dans le même article :

« Je suis un lecteur qui écrit des romans. »

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 « Je porte ma littérature dans mon expérience. J'ai quitté ma famille à 18 ans avec un sac au dos et j'ai passé mon temps, comme reporter, dans des pays en guerre. Dieu, le respect, la foi en l'homme, tout a été balayé. J'écris avec l'innocence que la vie m'a enlevée. »

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 « Il y a des romanciers qui écrivent avec leur imagination, moi, j'écris avec mes souvenirs. Je n'ai besoin de rien d'autre pour  décrire la violence. Lorsque j'étais à Beyrouth ou à Sarajevo, j'ai vu des choses épouvantables. Mais ce sont les livres qui m'ont permis de supporter. Sans eux, cela aurait été impossible. Et toujours aujourd'hui, lorsque j'ai des doutes, des angoisses, je vais vers Montaigne, je vais vers Homère. C'est une compagnie dont je ne peux me passer. »

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L’ARTICLE : « Cadix, la diagonale du fou », d'Arturo Pérez-Reverte : Cadix dans tous ses états, Le Monde des Livres, daté 21-10-2011 (papier), par Xavier Houssin : http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/10/20/cadix-la-diagonale-du-fou-d-arturo-perez-reverte_1590692_3260.html  (LECTURE INTEGRALE sur le SITE)

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Le LIVRE « Cadix, la diagonale du fou », sur le site de l’éditeur : http://www.seuil.com/livre-9782021029482.htm « Cadix 1811. Joseph Bonaparte est sur le trône d’Espagne et le pays lutte contre l’occupation des armées napoléoniennes. Mais… « (…) « Cadix, ou la Diagonale du fou », narre la fin d’une époque dans une ville énigmatique et ténébreuse sous l’apparente blancheur de ses murs et de sa lumière océane. »

Sur le BLOG La Ruelle bleue : http://www.laruellebleue.com/7328/cadix-ou-la-diagonale-du-fou-arturo-perez-reverte-seuil/  « … Il revient en Andalousie en 1811 et pose son décor à Cadix, ville blanche ouverte grâce à son port sur le vaste monde, vainement assiégée et bombardée par les Français, ultime bastion de résistance de la péninsule ibérique avec sa voisine dans la baie, l’île de Léon. / Quatre trames sont tissées sur ce fond de guerre.»

REVUE de PRESSE et court extrait sur le site Le choix des libraires : http://lechoixdeslibraires.com/livre-110203-cadix-ou-la-diagonale-du-fou.htm

FICHE decitre.fr : http://www.decitre.fr/livres/Cadix-ou-la-diagonale-du-fou.aspx/9782021029482 (résumé, auteur, autres titres)

Et 2ème fiche decitre.fr pour le livre originel en espagnol, « El Asedio » (et autres titres dans la langue de l’auteur) : http://www.decitre.fr/livres/El-asedio.aspx/9788420405551

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SITE officiel de l’écrivain (en espagnol) : http://www.perezreverte.com/

L’auteur cité par Aurora Intxausti, El Pais Cultura, Espagne (Article et LIENS vers d’autres pages) :

http://www.elpais.com/articulo/cultura/Arturo/Perez-Reverte/muestra/lugares/gaditanos/desarrolla/asedio/elpepucul/20100304elpepucul_5/Tes :  « La historia transcurre hace dos siglos en una ciudad en la que se conocía todo el mundo. Es una novela muy poco políticamente correcta. Muy incorrecta. Plantea temas como la tortura, el castigo y el premio y la impunidad. Todo está diluido bajo un trama en la que hay aventuras, peripecias, lances, amoríos y enigmas. »

DIAPORAMA (sur ELPAIS.COM), Cadix : http://www.elpais.com/fotogaleria/Perez/elpgal/20100221elpepucul_1/Zes/1

17/10/2011

« Et maintenant on va où ? », de (et avec) Nadine Labaki

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Fiche du FILM, synopsis, vidéos, sur allocine.fr  :  http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=189935.html

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19236225&cfilm=189935.html

CRITIQUES :

« Film humaniste, pas féministe », par Hela Khamarou, sur Rue 89, 18-09-11. Eloge : http://www.rue89.com/2011/09/18/et-maintenant-ou-on-va-film-humaniste-pas-feministe-222363  

« La coïncidence du calendrier a fait que quelques heures auparavant, j'assistais au lancement du programme « Tagore, Neruda, Césaire : pour un universel réconcilié » à l'Unesco. Si j'en parle, c'est que les deux sujets se sont miraculeusement rejoints et se sont imposés à moi comme une évidence autour du thème de l'humanisme. Car c'est bien de cela que traite ce film : d'un universel réconcilié. » (..)  « Il y a quelque chose d'Emir Kusturica là-dedans. La bande originale composée en amont par son mari, Khaled Mouzanar, avec qui elle avait déjà collaboré sur « Caramel », y est pour beaucoup. La musique fait partie intégrante de l'œuvre. » (…) «  « La magie de ce film c'est qu'il importe peu que cela se passe au Liban. »

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« La Libanaise Nadine Labaki tente d'exorciser les fantômes de la mort », par Thomas Sotinel, Le Monde,13-09-11 : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/09/13/et-maintenant-on-va-ou-la-libanaise-nadine-labaki-tente-d-exorciser-les-fantomes-de-la-mort_1571600_3476.html « C'est à ça, rien que ça, que Nadine Labaki a voulu se mesurer : la foi et la mort. Dans cette région du monde, on meurt encore (volontairement ou non) pour le nom du dieu qu'on invoque. » (…) « La jeune réalisatrice libanaise ne veut pas tenir pour acquis ce danger permanent qui plane sur les communautés et remet en cause le fondement de la société dans laquelle elle vit. »

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 « Et maintenant on va où ? ». Choix de société, choix des haines attisées ou des démarches de paix…  Comment faire ? Soit les enfermements communautaires, soit la rébellion contre les passions toxiques.  C’est de cela que traite le film. Il émeut (le sujet est grave : la mort, la douleur), et, en même temps il fait rire, beaucoup : humour omniprésent, qui amplifie la tendresse d’un regard humaniste. Visages, corps, tels qu’ils sont, sans recherche, beaux d’être vrais. Gestuelle chorégraphiée, dès le début, incipit des corps. Musique, chants, rythme (rythme qui, sourdement, exprime une sorte de colère latente, où se mêle le goût de la vie, la joie d’être, et la joie d’être avec les autres). C’est un très beau film. Un message contre la bêtise. Et, oui, plus humaniste que féministe, même s’il dit les femmes, dans leur rage contre la guerre absurde. A voir… !