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08/11/2016

« O-Dieux ». Semblables et séparés, se penser avec le théâtre de Kheireddine Lardjam…

O-DIEUX.jpg« Je veux montrer la complexité du conflit israélo-palestien. J’ai eu l’idée de monter cette pièce à force de discuter avec des jeunes et de constater à quel point ils ne comprennent rien à ce conflit mais le mettent à toutes les sauces. Des enfants ici naissent avec l’intifada dans le sang. »  

Kheireddine Lardjam, metteur en scène, Compagnie El Ajouad. Sur ses choix de mise en scène, pour "O-Dieux", pièce de Stefano Massini...

 

Fiche... http://www.vitry94.fr/actualites/fiche/o-dieu-hors-les-mu...

SITE de la Compagnie El Ajouad... http://www.elajouad.com 

Refus du manichéisme. Une actrice, Marie-Cécile Ouakil, joue les trois rôles (admirable performance...) : une Israélienne pacifiste qui est bouleversée par un attentat, et déchirée entre des émotions et pensées contraires, une Palestinienne future kamikaze, qui est décidée à se sacrifier, mais est elle aussi traversée par des errements intérieurs, et une Américaine qui intervient avec des militaires israéliens, qui voit les deux peuples avec un certain recul un peu cynique. On voit la proximité possible des êtres et le contexte invivable par les tensions et la peur. La mort omniprésente, et finale, absurdement. Le choix de l'actrice seule en scène fait percevoir autrement l'humanité commune. Et l'installation mobile (mise en scène dépouillée) permet de figurer autant les barrages, la symbolique de l'emprisonnement dans les identités et la peur, le quotidien, les lieux des attentats, les autres suggérés et la solitude de chacun dans son destin. Juste la voix, le jeu des gestes pour représenter chaque personnage, à la fois assez différent pour qu’on comprenne et pas trop pour qu’on saisisse la force d’un questionnement qui dépasse le récit factuel mais devient question sur l’essence humaine. Qui sommes-nous? Ceux qu’une identité nationale définit? Une religion? Ou des êtres au-delà de cela qui se sont fait piéger dans des situations qui les emprisonnent dans des cadres identitaires en fait interchangeables?

A peine le bruit des sirènes (police, ambulances, secours, armée) un instant, après celui d'une musique de boîte (où des jeunes tentent de vivre une normalité apparente). Mourir, tuer, deux faces des destins... Pas de parti pris. Le conflit est vu en hauteur : pas de volonté de traduction politique (ou pire, partisane). Mais, comme l’a dit dit le metteur en scène, c’est un regard méditerranéen (donc en empathie avec ceux qui sont pris dans ce long conflit, empathie par commune matrice culturelle, celle de cette mer Méditerranée), celui de l'auteur italien et du créateur algérien, Kheireddine Lardjam, fidèle à son message d'humanisme, de fraternité. On ne nous donne pas à haïr, mais à comprendre.

Nous sommes en face de nos doubles contradictoires, enfermés dans la peur qui sépare, et pourtant si semblables. Même si le « feu » final vient d’une riposte israélienne pour éviter un attentat programmé, on ne doit pas comprendre cela comme une invitation à porter la culpabilité sur Israël seul, je pense. Le croire serait trahir le message d’humanisme. Deux des personnages meurent quand le troisième est un des soldats qui tirent, l’Américaine venue en renfort (et pour la protection de son ambassade, dit-elle à un moment). Un voile posé sur la tête pour éviter la pluie crée une confusion entre la terroriste  palestinienne (kamikaze), décrite par les renseignements, et la jeune femme israélienne. Car les identités sont brouillées, en réalité. Et donc les rôles dont on se vêt. « Feu ». Et c’est la nuit totale, d’un coup, celle de la mort qui hante toute la pièce. Mort choisie pour l’une, mais qui rate sa fin, puisqu’elle est abattue. Mort par le hasard du « mauvais endroit au mauvais moment », pour l’autre, absurdement car ce n’est pas ce dont elle a peur qui la tue, mais une peur plus large, un climat qui fait de n’importe quel autre un ennemi possible. 

Cela parle d’un conflit, mais dans la réalité du monde actuel cela parle de bien des lieux et de beaucoup de sociétés, dont la nôtre. En fait la peur est porteuse de mort. Mais comment lui échapper quand on est devant des menaces? En refusant de s’y perdre…

Volonté de ne pas accepter l’instrumentalisation du conflit israélo-palstinien, ici notamment, piège rendu possible par l’ignorance et qui produit de la haine. Contrairement à l’analyse que j’ai lue dans un article de L’Humanité qui disait que la jeune femme israélienne s’enfonce dans la haine, après le traumatisme d’un attentat, alors qu’elle était une pacifiste engagée, j’ai vu plutôt quelqu’un qui était de plus en plus habitée par la peur, la peur produisant la méfiance, la séparation. Cela peut ressembler à la haine, mais la haine c’est plus violent, viscéral, alors qu’elle continue à s’interroger, déchirée. De même la jeune palestinienne est obsédée par ce qu’elle pense sa mission, être une kamikaze quand elle aura franchi les étapes initiatiques à l’intérieur d’un cheminement de mort, mais elle aussi on la sent déchirée, même hésitante à un moment. Et elles ont les mêmes mots pour se demander si l’autre peuple envahit leur espace, cherchant (d’une certaine manière) ce qu’elles sont. Et on sent la question de l’absurdité des guerres des humains, quand d’autres solutions pourraient tout changer. Absurdité des conflits qui font se heurter des semblables, si proches, mais qui ne le savent plus, et donc si lointains. Tellement semblables que la mort leur prêtera la même identité… L’Américaine, elle, est étrangère aux deux réalités, et cela accentue la proximité, paradoxale en apparence, des deux autres.

………………………

Voir la page du théâtre de l’Aquarium sur O-Dieux, avec des précisions sur le contenu du texte de Stefano Massini.  ... http://www.theatredelaquarium.net/O-DIEU 

Texte posé lors des représentations programmées là, associées à celle d’une autre pièce, Page en construction.

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Page en construction, justement…  Le texte est de Fabrice Melquiot, qui a pris comme sujet la personne même du metteur en scène, qui doit donc jouer son rôle, en maniant humour et émotion, recul et regard intérieur, pudeur et mise à nu. Page en construction (éd. L’Arche, 2015) est une oeuvre passionnante, qui traite de la mémoire personnelle et historique, de l’identité héritée, complexe, et de celle qui se construit, que nous construisons nous-mêmes. Comment on tente à la fois de se défaire des normes imposées, de la subjectivité qui peut trahir le réel, mais en même temps comment on maintient ses repères culturels car ils nous font tenir debout, et comment on respecte sa subjectivité libre, car elle est l’axe de notre individualité. La création a été le résultat d’un dialogue fécond, d’un regard de l’auteur sur son « personnage » qui n’en est pas un. Comme si l’auteur entrait dans les pensées secrètes du metteur en scène comédien, le révélant à lui-même, et éclairant plus que lui. Car les thèmes traités, les questions posées, sont des sujets qui nous concernent tous, et particulièrement dans cette période d’interrogations sur nos appartenances, de risques de fractures entre des pans entiers de la population. Les traces de la guerre d’Algérie (blessures et liens, mémoire familiale), la religion (entre spiritualité et culture) et les projections causées par l’ignorance. La double identité, le métissage, la transmission : ce que l’on a reçu des générations précédentes, et surtout, du père et de la mère, proches ou pas, présents ou pas, et ce qu’on va faire passer de soi à l’enfant. Appartenance à deux rives et imprégnation double des codes parfois contradictoires. Difficultés, et immense richesse. Agacements (quand on croise la bêtise ou l’agressivité). Partage et fraternité. La page qui  se construit c’est à la fois la personne et le pays qui s’invente (en tout cas dont on espère qu’il sache le faire). Espoir possible, inquiétudes. On ne cesse de naître, en fait, car l’identité n’est  pas figée, elle est un processus. Et cela concerne l’aspect psychologique et culturel, mais aussi le corps, qui est une carte à déchiffrer. Pièce d’une forte actualité : comment nous situons-nous? Nous acceptons-nous multiples et nomades, ou nous figeons-nous dans des peurs? Quel rapport entre les rives algériennes et françaises? Et quelles perspectives pour ces pays où nous vivons, ces « ici » mobiles? 

Il faut espérer que cette pièce puisse être découverte par ceux qui ne l’ont pas encore vue. Car elle nous concerne tous. Ce « je » n’est pas un étranger : il nous tend un miroir…

…...

Ces deux pièces qui font partie de la programmation 2016-2017 (voir sur le site de la compagnie) ont en commun des interrogations qui sont en fait celles, fondamentales, d’une possible bascule de conscience de l’humanité (si elle entend les questions, voit l’absurdité créée par les passions, les manipulations, et l’illusion identitaire) ou au contraire d’un risque d’embrasement, si un réveil ne se produit pas, si l’aveuglement général perdure…

07/03/2016

Deux petits films créés par des Syriens en exil...

Dire en quelques images le refus de l’obscurantisme des fondamentalistes, ou les douleurs de la guerre et de l'exil... 

Court film créé par des Syriens exilés au Liban. « Fade to black »  https://www.youtube.com/watch?v=WIrSDKcO-4M 

Et celui-ci, pour dire la douleur… « Yaman »  https://www.youtube.com/watch?v=Bjuev58SGCo&ab_channe... 

18/10/2015

Israël-Palestine, penser le conflit sans "être" le conflit...

 
« Un peu de repos pour les blessures - qui parle de guérison? / (Et les hurlements de ces orphelins sont transmis d'une génération / à l'autre, comme dans une course de relais : / le bâton ne retombe jamais.) / Laissez-la venir comme les fleurs sauvages, / soudainement, car le champ / doit l'avoir: la paix sauvage. » 
Yehuda Hamichai, Paix sauvage 
« Je suis Ahmad l'Arabe, a-t-il dit / je suis la balle l'orange la mémoire / j'ai trouvé mon âme près de mon âme / je me suis éloigné de la rosée et de la vue sur la mer / et moi le pays réincarné / je suis le départ continu vers le Pays / j'ai trouvé mon âme remplie de mon âme.. » 
Mahmoud Darwich, Ahmad Al Arabi
 
Deux poèmes en exergue, et des liens… pour tenter de comprendre, en refusant d’entrer dans le conflit, ou de le laisser entrer en soi. Non, être les uns ET être les autres, le déchirement est la seule solution... contre le déchirement...
 
... RUMEURS… Elles naissent aussi des images. "Guerre des images", comme le démontre avec la présentation d’un cas le site belge CCLJ...  http://www.cclj.be/actu/israel/guerre-image
…...
Autre analyse, celle de l’historien Zeev Sternhell, texte paru dans le journal israélien de gauche, Haaretz, et repris dans Le Monde le 13-10-15 (le titre papier était mauvais car il déformait la pensée de l’auteur - donnant l’impression, fausse, d’une justification des attaques aux couteaux). Sur le site c’est différent, l’accent est mis sur la nécessité de deux Etats (souhait de l’auteur et conformité au titre originel) et le retour à la partition prévue en 49. Il considère que la poursuite de la colonisation est la cause des violences actuelles et que rien ne pourra être fait tant que cela continuera. L’enjeu est l’existence même d’Israël et son identité morale. Cela passe par une prise de conscience. Mais la réciprocité est vraie. L’existence d’Israël doit être reconnue et non niée comme le fait le Hamas. Et les enjeux, pour les Palestiniens, sont liés aussi au fait de pouvoir construire une réalité qui soit démocratique et un Etat qui devienne un voisin pacifique : cela va ensemble.
Lienhttp://www.lemonde.fr/idees/article/2015/10/13/la-revolte...  ... L'éthique de Zeev Sternhell rejoint celle de Lucien Lazare, par exemple - ce résistant et historien, auteur de l’ouvrage « Le tapissier de Jérusalem » 
...
« Pourquoi le conflit israélo-palestinien devient une guerre de religion? ». Cette page date de novembre 2014, mais elle éclaire ce que l’on sait de la rumeur lancée par l’islamiste Raed Salah inventant une menace sur la mosquée Al-Aqsa, en jouant sur des peurs identitaires religieuses, et ce que l’on sait de provocations d’extrémistes juifs israéliens mettant en question l’accord de partage des lieux pour la prière (esplanade pour les musulmans, et mur des lamentations pour les juifs). (C’est d’ailleurs ce sur quoi met l’accent l’article-dossier de Marianne, publication du 16-10-15, en ne posant plus la question mais en faisant le constat.). France 24, 12-11-2014 : http://www.france24.com/fr/20141112-analyse-conflit-israe... 
… 
Les OPINIONS ont un rôle, et elles ne le tiennent pas correctement. Souvent le conflit est présent aussi dans les débats, les positionnements. On choisit son camp, on polémique, donc on nourrit la guerre… Sans être réellement informé, parfois, sur les faits, sur la complexité des réalités, sur le soubassement de certaines déclarations ou options. 
 
Ainsi, dans Libération, Laurent Joffrin, dans un éditorial du journal daté 15-16 août 2015 (« BDS, dessous d’un boycott »), analysait le sens réel et les objectifs cachés de l’action BDS, apparemment modérée et justifiée (car qui ne voudrait faire pression sur le gouvernement israélien pour qu’il cesse la poursuite de la colonisation?). Or, comme il le démontre, la logique souterraine aboutit à une option destructrice. 
… 
Ainsi (opinions… fractures… polémiques), la réflexion de Martine Gozlan, qui couvre le conflit israélo-palestinien pour Marianne, et a écrit un ouvrage sur les différents courants qui s’opposent en Israël... 
( « Israël contre Israël. L’autre menace », éd L'Archipel ).
 Là encore cette page du CCLJ date (entretien, 2013) mais est éclairante. Martine Gozlan y parle du paradoxe de l’opinion juive française, mal informée souvent de la réalité israélienne. Lire aussi les commentaires : http://www.cclj.be/actu/politique-societe/martine-gozlan-... 
OPINIONS… Autre danger, quand la lutte pro-palestinienne devient pour certains un alibi permettant d’afficher leur antisémitisme (masqué). Voir cette analyse sur le blog Marianne « Télégrammes d’Orient ». « Comment la haine antijuive a détourné la cause palestinienne »  : http://www.marianne.net/martinegozlan/Comment-la-haine-an... 
… 
Donc parler des INITIATIVES de PAIX  et donner des informations soucieuses des faits et de l'intérêt des deux peuples... 
Le CERCLE des PARENTShttp://www.theparentscircle.com 
...Article du Monde, sur la genèse de l’association, par Benjamin Barthe, 2011 : http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/08/25/le-cercle... 
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Le réseau Main dans la Main, Yad B'Yad, Hand in Hand, Ecoles mixtes pour l'éducation au dialogue, à la paix. Article, Le Monde des religions, 14-03-2011  http://www.lemondedesreligions.fr/savoir/enfants-juifs-mu... 
Et, page, site, israelvalley.com  http://www.israelvalley.com/news/2013/12/01/41901/apprend...  
   
PORTAIL de LIENS, Israël-Palestine, sur le site La Paix Maintenant   http://www.lapaixmaintenant.org/liens 
dont sites du camp de la paix palestinien, comme celui-ci, lisible en anglais : http://www.miftah.org 
 
LIVRES, des titres, des liens. Des ouvrages pour comprendre la complexité des réalités,  mais aussi des références volontairement littéraires... Car lire les auteurs israéliens et les auteurs palestiniens, c'est entrer, à chaque fois, dans l'intimité d'une écriture et partager intérieurement ce que les mots traduisent et qui ne peut plus rester étranger et lointain... c'est en quelque sorte rencontrer le visage. La compréhension ne se construit pas d'ennemis... Si on aime le poète on aime son univers, son lieu, et on partage ses questions, incertitudes, doutes et douleurs.
 
 
ECRIVAINS israéliens (blog dédié)  http://ecrivainsisraeliens.over-blog.com (Si on met « écrivains israéliens » en recherche google, une fresque des écrivains apparaît, qui permet de cliquer sur une icône et de trouver la page adéquate de liens…).
 
ECRIVAINS palestiniens, dossier sur oasisfle - et, en bas de page, des liens vers des pages d’information sur la Palestine   http://www.oasisfle.com/culture_oasisfle/litterature_pale... ( La recherche avec la mention "écrivains palestiniens" sur google donne de nombreuses pages de liens vers des articles et des sites). 
 
Voir, LISTE Actu (ici, marge gauche, descendre…) des liens vers des articles classés à Israël ou Palestine ou Israël-Palestine, et des institutions ou associations. Notes précédentes... (tags). Dont la note du 13-10-15, mise à jour après le débat du 15, "Nos larmes ont la même couleur"   http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2015/10/13/%C... 

13/10/2015

"Une bouteille à la mer", film de Thierry Binisti, le 13-10-15, sur la 3

Le film est repris sur la 3, ce soir, à 23h10. Voici l’occasion de sortir du manichéisme…  Certains critiques ont voulu absolument parler de  «bons sentiments», préférant sans doute des visions plus dures, la séparation des regards. Ce n’est pas, à mon avis, avec le goût des ressassements pessimistes qu’on peut faire évoluer les esprits, ici et ailleurs, sur l’histoire et l’actualité, qu’on parle d’Israël et de la Palestine, ou de la France et de l’Algérie (par exemple). Evidemment cela nous demande de tenter de nous échapper des certitudes, d’accepter de porter attention aux faits dérangeants, de faire un effort sur nous-mêmes pour sortir des cages identitaires qui nous emprisonnent (et cela ne veut en aucun cas trahir ses appartenances et ses ancrages : l’identité n’est pas une idéologie), et, enfin, d’avoir la force, non de renoncer à ressentir des émotions (tristesse, colère, révolte, etc.) mais de prendre le temps de les examiner en soi (car elles sont effectivement là) pour en savoir la source réelle et les transmuter… Nos pensées sont aussi des bouteilles à la mer, et le filet que nous lançons induit ce qu’il ramasse... 

Une_bouteille_a_la_mer.jpgCitations (critiques) : « Portée par un interprétation sensible, cette évocation du conflit israëlo-palestinien, à hauteur d'ados, trouve toujours le ton juste pour évoquer le drame humain, sans manichéisme ni bons sentiments. » Julien Barcilon (Télé 7 jours)

« Primé par cinq fois, dont une récompense pour l’interprétation de Mahmoud Shalaby ( Les hommes libres), Une bouteille à la mer mêle petite histoire et grande histoire dans cette chronique d’une beauté tragique, presque shakespearienne, du conflit israëlo-palestinien. » Estelle Charles (« A voir à lire » )

« S'il n'évite pas toujours les clichés ou une certaine naïveté, le film de Thierry Binisti a le mérite éminemment louable de porter un regard neuf et différent sur le conflit israëlo-palestinien. » Fabien Menguy (« A nous Paris »)

« Avec Une bouteille à la mer, le réalisateur Thierry Binisti renoue de façon    épistolaire le dialogue israélo-palestinien. » Emmanuèle Frois (Le Figaro)

Page sur Allociné... http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=179070.html 

« Nos larmes ont la même couleur », un livre, des êtres, des rencontres...

LIVRE LARMES.jpg

Le titre est très beau, il traduit la manière dont la douleur est vécue, et l’éthique des êtres qui s’engagent, malgré toute la dureté du conflit, la situation qui semble bloquée. Sortir des colères et des rages, malgré l’horreur des drames (là c’est la mort absurde de son enfant, dans un conflit qui s’éternise, avec, de part et d’autre, des chercheurs de paix et des esprits enfermés dans la logique de guerre). Parler à la place des autres, c’est impossible, manipulateur (et trop le font, qui instrumentalisent la réalité, relativement proche mais lointaine cependant, pour des enjeux douteux). Mais entrer dans la souffrance de l’autre pour comprendre qu’elle est exactement la nôtre, c’est une démarche inverse, dont sont capables, justement, des êtres pour qui la réalité n’est pas une information externe, une analyse lue dans un journal, un info entendue, mais le vécu concret, émotionnel, charnel, et pourtant pensé. Celles qui témoignent sont des mères : elles ont perdu un fils, et militent ensemble. Ce conflit, on le suit avec tristesse ou rage, en lecteur/lectrice des journaux, oreille et yeux attentifs aux paroles et images télévisuelles, aux prises de position d’associations (fort diverses, clivées), aux commentaires vus ici et là sur des forums, et très souvent fort décevants, si ce n’est fort inquiétants (tant la haine s’y greffe, au point qu’on ne sait plus si le conflit est cause ou prétexte pour certains). 

Les uns, les autres : la séparation, encore, et les projections. Alors, quoi qu’on puisse penser des choix, des stratégies, des errements… des pouvoirs, constater que des personnes, particulièrement concernées, elles, sont capables d’entrer en empathie avec l’autre, apparemment étranger et ennemi, pour refuser la cassure, et tendre le fil du partage, c’est apaisant. Deux femmes témoignent, mais elles ne sont pas seules. Des familles israéliennes et palestiniennes se rencontrent régulièrement, toutes frappées par la même tragédie personnelle, et se saisissent de cela pour appeler à une prise de conscience, pour dire non à la violence et à la guerre, et dire qu’il est possible de penser autrement. 

On peut lire le livre d’Anne Guion, on peut aussi avoir envie de les entendre exprimer ce qu’elles vivent.  Bushra Awad, Palestinienne, et Robi Damelin, Israélienne, participent à des débats-échanges avec l’auteur du livre, en divers lieux. (Ainsi, le 15 octobre à l’église St-Merry : voir ci-dessous, précisions et lien). 

Le livre, « Nos larmes ont la même couleur » est celui d’Anne Guion, éd. du Cherche-Midi.

Page éditeur (dont version numérique), éd. du Cherche-Midihttp://www.cherche-midi.com/theme/Nos_larmes_ont_la_meme_...  

Résumé (et fiche technique, bio auteur), sur Decitre : http://www.decitre.fr/livres/nos-larmes-ont-la-meme-coule...  

Page Facebook dédiée : https://www.facebook.com/noslarmesontlamemecouleur 

 

Impossible de ne pas faire retour sur d’autres livres… 

Ceux de l’écrivain israélien David Grossman (qui a perdu son fils) :, « Tombé hors du temps »,  « Une femme fuyant l’annonce » et « Un cheval entre dans un bar ».

Bibliographie sur le site du Seuil : http://www.seuil.com/auteur-2742.htm 

« Tombé hors du temps », culturebox.francetvinfo : http://culturebox.francetvinfo.fr/livres/romans/tombe-hor... 

« Une femme fuyant l’annonce », Le Monde : http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/08/25/david-gro... 

« Un cheval entre dans un  bar » (et ce que dit l’auteur, dans la subtilité et la complexité, sur la société israélienne), culturebox.francetvinfo : http://culturebox.francetvinfo.fr/la-rentree-litteraire-2...   

Celui d’Izzeldin Abuelaish, médecin palestinien (qui a perdu trois de ses filles et sa nièce) : « Je ne haïrai point ».

Article du Point, par Armin Arefi, nov. 2012 : http://www.lepoint.fr/monde/israel-palestine-je-ne-hairai...  

En complément, dans la liste Actu, marge gauche de ce blog (il faut descendre un peu…), j’ai posé de nombreux liens vers des articles et des sites, classés à Israël ou Palestine ou Israël/Palestine….

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MISE à JOUR, 19-10-15, après le débat-échange du 15 octobre à Paris : 

Le 15 octobre, Bushra Awad et Robi Damelin, dont les témoignages ont été recueillis par Anne Guion, ont parlé de leur itinéraire personnel : comment passer de la souffrance, qui anéantit, à la capacité d’agir, comment ne pas s’enfermer dans la haine et le désir de vengeance. Elles ont parlé du temps nécessaire pour que le dialogue soit possible, et de la valeur du pardon, qui délivre les victimes et ceux qui ont agressé, tué. Oui, ont-elles dit, lutter pour la paix, contre la violence et la haine, c’est comme vider la mer avec une cuillère à thé. Mais, ont-elles insisté, nous ne pouvons pas renoncer, car nous devons protéger les enfants, l’avenir. Robin Damelin, répondant à une question, a dit que le gouvernement actuel d’Israël était le pire qu’ils pouvaient avoir (mais qu'en face...), que tout était expliqué par la peur, elle-même compréhensible , mais que rien n’était immobile. Elle a ajouté que rien ne pouvait s’ouvrir vers la paix tant que la colonisation continuerait. 
Elles ont expliqué qu’elles n’étaient pas seules, que Le Cercle des parents réunissait 600 familles, et que d’autres associations tentaient d’agir dans le même esprit, car l’espoir est, en quelque sorte, un devoir.
Cela, c’est ce qui est faisable pour eux, Israéliens et Palestiniens.
..
Mais, pour nous, qui vivons ailleurs et nous sentons concernés, impliqués, elles ont fait passer un message, qui leur paraît être l’essentiel de ce qu’elles veulent dire (en plus du pardon, libérateur, qui sort la victime de son statut de victime, et l’agresseur de ce qui semble être son inhumanité). Ce message est une supplique. Que nous cessions d’entrer dans le conflit par le choix d’un camp, que nous cessions de promouvoir la guerre dans des engagements partisans. Que nous soyons des deux camps, seule manière de les aider.
 
"Ne soyez pas pro-palestinien. Ne soyez pas pro-israélien.

Faites partie de la solution, pas du problème." 

........... MISE à JOUR, 07-06-16. Israël-Palestine, recherche d'une troisième voie... Israéliens et Palestiniens ensemble (qui contestent les choix des politiques et ont été déçus par des tentatives alternatives des camps de la Paix). "Two states, one homeland" : http://www.cclj.be/actu/israel/initiative-paix-two-states...

Dans le même esprit... pour lutter contre les clichés, il est bien de noter des expériences dialogiques qui réussissent et donnent espoir. Ou de repérer ce qui contredit les messages de haine ou les visions caricaturales... 

Ainsi, alors qu'en France le conflit Iraélo-palestinien, passionnel, est facilement instrumentalisé et présenté de manière caricaturale (des 'camps' s'affrontant avec haine) peu ont prêté attention à ce que dit la carte interactive de Facebook. En tête des premiers amis des Israéliens sur Facebook viennent les Palestiniens... http://www.caminteresse.fr/economie-societe/sur-facebook-... 

D'Israël, qui connaît en France le village de la paix? "Wahat as-Salam - Nevé Shalom - Oasis de Paix". Village établi par des citoyens israéliens, qui sont des Arabes palestiniens et des Juifs, ensemble... http://wasns.org/-oasis-de-paix- 

Et le Cercle des parents (parents israéliens et palestiniens qui ont perdu des enfants dans le conflit, guerre ou attentats) : http://www.theparentscircle.com

Enfin, lire la tribune magnifique d’Ahmed Meguini (Son récit, sa réflexion, sont une synthèse de tout ce qu'est aussi le message du livre d’Amartya Sen, « Identité et violence ». Ou comment on trouve notre humanité quand on sort de l’identité univoque.) : http://laicart.org/je-nai-pas-sauve-des-juifs-jai-sauve-d...

... Voir aussi ces trois notes... Une sur le film, "Une bouteille à la mer"... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2015/10/13/un...  Et celle-ci, lectures et liens pour le dialogue ("Penser le conflit sans être le conflit")... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2015/10/18/is... Et... sur une initiative particulière... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2015/11/05/is... 

... Et cet entretien avec Aline Baldinger pour son livre sur les "tisseurs de paix"... http://www.cclj.be/actu/israel/aline-baldinger-et-tisseur... 

... Tisseurs de paix, ici, ceux qui utilisent les langues partagées pour créer le dialogue et la compréhension par l'apprentissage linguistique : « Parler en paix » (apprendre l’arabe et l’hébreu ensemble) : http://www.parlerenpaix.org

23/06/2014

Chrétiens d’orient, des associations et des sites…

Retour sur des réalités assez sombres…  Intolérance, haines… S’informer…

Association  française, L’œuvre d’Orient : http://www.oeuvre-orient.fr/  

Coordination des Chrétiens d’Orient (de divers pays) : http://chretiens-dorient-en-danger.org/  

ACAT : http://www.acatfrance.fr/    :  Association axée sur la torture (que les causes soient religieuses, idéologiques ou politiques, et quelles que soient les identités des victimes), mais dénonçant aussi les crimes concernant des chrétiens dans le monde : cf. le cas de Meriam, entre autres – articles antérieurs et la dernière nouvelle, ici  : http://www.acatfrance.fr/bonne-nouvelle/liberation-de_meriam

INFOS générales, Chrétiens de la Méditerranée : http://www.chretiensdelamediterranee.com

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Chrétiens, là ou là, autres appartenances ailleurs… Ainsi, en Chine, ce sont (aussi) les pratiquants du Falun gong qui sont victimes de crimes. 

28/02/2011

ECRIVAINS libyens, de Sifaw El Mahroug à Kamal Ben Hameda. Parcours…

libye,littérature,culture,poésie,citations,dictature,exil,amazighité,livres« Ne ressent la brûlure du feu que celui qui marche dessus. » Kamal Ben Hameda, écrivain (texte, Le Monde, 25-2-11).

Connaît-on la littérature libyenne ? (Quand on ne savait rien sur la société même…).

Nous étions tellement obnubilés (à juste titre, mais pas de la même manière que certains dirigeants) par le dictateur à la tête de ce pays (les attentats, les mensonges, la haine, et les menaces), que cela a fait écran. Et notre perception de la réalité sociale de la Libye en a été déformée. On pense « terrorisme » (et c’est), et on n’a plus la place mentale pour penser que, là, des gens écrivent, malgré tout. Certains en meurent, d’autres s’exilent ou sont emprisonnés, d’autres, encore, tentent de créer des bribes de société civile, pour plus de droits (voir, ci-dessous, 2009 : des écrivains sont impliqués).

Dans un entretien du JDD, où une question est posée à Luis Martinez sur l’existence d’une opposition en Libye (pas seulement les révoltes de rue et les manifestations et combats, mais des organisations préparées à une relève) le chercheur (Sciences-Po), avant de répondre, évoque d’abord l’alphabétisation, la culture (puis les études à l’étranger) : « On a très mal pris en compte la société libyenne ces dernières années. Le taux d’alphabétisation est de 90% et celui d’urbanisation de 80%. Bien que ce soit interdit, toutes les familles ont des paraboles et savent très bien ce qui se passe à l’extérieur. » (Journal du Dimanche, 27-2-11).

Donc notre ignorance était grande.

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Traces de ces écritures, de ces résistances, des informations quilaissent leurs petits cailloux de sens, montrant la genèse des évolutions. Je les ai notées chronologiquement.
De 1994 à 2011, on meurt, on écrit, on part, on écrit… Parcours de dates, de noms, et de faits.
Sifaw El Mahroug est un poète berbère libyen, né en 1946, dissident et harcelé, mort en1994 des suites d’un accident douteux, d’après l'ancien site berberoscope :  
CITATION :
«Tant de gens
Ont oublié leurs noms
Après avoir oublié
Leur accent.»
(Ce fragment de poème, peut symboliser aussi, je trouve, des annéesaprès,la situation des 
Libyens dans un pays
au système dictatorial
plus qu’étouffant, et celle des exilés. L’accent
sera à
comprendre, non plus comme le seul signe perdu de l’ « amazighité », signe qu’il est
mais comme la marque d’une perte d’identité
plus générale : perte d’être dans un monde brutal
qui écrase,
perte des racines pour celui qui doit s’éloigner. Formes diverses de l’exil.)
...
SurSifaw El Mahroug, et de lui, lire cette page, dans le supplément littéraire mensuel de 
L'Orient Le Jour (Liban) : http://www.lorientlitteraire.com/article_details.php?cid=... 
....

 libye,littérature,culture,poésie,citations,dictature,exil,amazighité,livresKamal Ben Hameda (cité en exergue), libyen de Tripoli, est exilé aux Pays-Bas. Et le texte de lui que je viens de lire, dans Le Monde du 24-2-11, est loin d’être juste un article, mais vraiment la page forte d’un écrivain. Ce texte peut servir d’introduction à la pensée, à l’écriture, de ce poète. Un cri, le souffle de la colère et de la douleur : celle de celui qui n’a pas revu sa mère, morte seule, elle aussi exilée, mais là où elle fut toujours («… cette jeune vieille dame que j'appelais jadis maman »), et qui sait que nombreuses sont les mères en deuil de leurs enfants, fils forcés de partir à la mort. « Elles resteront tapies dans la brûlure du manque, ces mères-là, car le grand désert a englouti les leurs dans ses replis ». Il nous parle de la marche des « folles » de Benghazi (écho aux célèbres mères de disparus), qui les premières « ont ouvert un champ à l'espoir » et de ce « Bédouin autiste aux mille visages, golem du désert » que l’Occident semble découvrir après l’avoir accueilli… En humaniste, il poursuit : « Ma parole ne saura qu'ourler nos ruptures et tisser nos distances si le sentiment de l'humain n'est pas en notre partage. » Et il conclut par une anecdote. (Un passant lui ayant demandé d’où il venait, donc qui il était, «… au regard de mon faciès basané », il répondit par un mot latin: « Mens », esprit, «un être humain ») . http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/24/qu-il-part...

Commencer par lire, ou relire, et faire lire, un auteur libyen, c’est commencer à entrer dans l’apprentissage de cette culture trop méconnue.

Cinq titres chez L’Harmattan : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=3003 

Présentation du livre « Le Saint Je » (poème monosyllabique), 2003 : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=15844

Et du recueil de poèmes  « La tentation de la lumière », 2002 :  http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=5047  (« Deuil du moi pour l'ouvrir à toutes les contrées des fonds de l'invisible… ")

« Plis de lumière », 2007 : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=23992

Texte à lire sur le site africultures.com, Aube... http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&...

EXTRAITS :

« Poésie, acte de connaissance.
Connaissance dans l'acception primaire, matérielle et sensuelle de naissance à l'autre, avec l'autre, aux mondes. Une naissance comme toute autre, réelle et palpable qui élit une nudité, nomme une transparence. » 
(…) « La poésie, cet instant-là, devient le chemin qui mène de soi vers le Soi, un voyage initiatique, initiation à sa propre parole. »

Dernier livre paru : La compagnie des Tripolitaines, éd. Elyzad, 2011. http://www.babelio.com/livres/Ben-Hameda-La-compagnie-des...

25/02/2011

Actes Sud... Objets d’écrivains et témoignages d'auteurs (actualité 2011: Libye, Syrie, Égypte)

actes sud,vidéos,voyage dans l'anthropocène,littérature,culture,écrivains,libye,syrie,égypteHier,  consultant  la newsletter d’Actes Sud, du 23-2-11, j'y ai découvert... des objets, des titres, des questions...

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ECRIVAINS. « L’objet de… », par Actes Sud, édition.  Seize vidéos.

A partir du choix d’un objet porteur de sens, découvrir une entrée pour se glisser dans l’univers d’un écrivain, et peut-être vouloir le lire. Il est précisé que la série, créée par David Unger, a été produite par Actes Sud et diffusée par Paris Première. (Cela résonne, pour moi, avec l’émission littéraire de Philippe Lefait, « Des mots de minuit », sur France 2, le mercredi soir à minuit trente : il demande aux auteurs de choisir un objet et d’en parler, s’ils le désirent…)...  http://www.dailymotion.com/ActesSud#videoId=xgxcty      

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C’est en allant de la newsletter au site http://www.actes-sud.fr/ que j’ai vu le dossier sur les témoignages d'écrivains : revue de presse (dont je connaissais certains articles, cités déjà, mais pas du tout les autres), et vidéos d’émissions, ou entretiens radiophoniques. Nombreux liens : http://www.actes-sud.fr/actualites/egypte-alaa-el-aswany-sonallah-ibrahim-khaled-al-khamissi-temoignent   actes-sud.fr

Les écrivains égyptiens, ainsi, ont conscience de leur rôle dans la révolte actuelle, du fait  d’avoir peint les souffrances et les réalités complexes de leur société, d’avoir semé des graines, par leur expression, la création. Ils dénoncent, au passage, des préjugés (le regard qu’on porte sur leur pays, sur les peuples de ces régions) et, lucides, ils restent vigilants, sachant que rien n’est gagné : une étape est franchie, mais les mots des intellectuels et des artistes seront nécessaires encore, pour déchiffrer les mutations, leurs dérives possibles, pour donner corps aux chances de la démocratie (celle de la justice et de la liberté, car le mot démocratie, en soi, ne suffit pas).

Même si tous les pays sont différents, ces dossiers transcendent les problématiques liées à une identité nationale, à l’histoire d’un peuple. Notre réflexion et nos questionnements peuvent aller bien au-delà. Et, heureusement, contrairement aux échecs de la diplomatie, il y a la place donnée par des éditeurs à ces écrivains d’au-delà frontières et mer : réussites de la culture…