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03/10/2016

Ni avancer, ni reculer. Avancer et reculer…

poesis,être présence,zen,tsai chih chung,tao,sagesses,spiritualité,alep,syrie,b.d.,bande dessinée,vipassana,goenka,joie,douleur,violenceJ’ai lu (diffusée par Etre Présence, sur Facebook) une page de BD. Tsai Chih Chung, reprend une sorte de koan zen d’un maître nommé ici Fayun… qui dit qu’il  ne faut ni avancer ni reculer, mais avancer ET reculer. Avancer, est-il écrit, c’est perdre le Tao, reculer perdre la manifestation, la vie, ne rien faire c’est être comme la pierre… 

poesis,être présence,zen,tsai chih chung,tao,sagesses,spiritualité,alep,syrie,b.d.,bande dessinée,vipassana,goenka,joie,douleur,violenceCe paradoxal enseignement de sagesse en bande dessinée (non dénué d'humour...) correspond à mon état d'esprit, en ce moment en tout cas. En fin d'après-midi, alors, je lisais (pause café en terrasse, comme j'aime). Et, sur ma table, les journaux avec un fatras d'horreurs et, quand même, des faits plus souriants. Mais la pensée de la Syrie, Alep, en arrière-plan de toutes les phrases. Après les journaux, plongée dans deux livres (relecture). Dans l'anthologie de Poesis, "Habiter poétiquement le monde", un texte d'Hölderlin, pages 23-24, et dans ce texte une phrase, dont je note la première partie : "C'est par la joie que tu t'efforceras de comprendre le pur en général, les hommes et tous les êtres...". La joie. Le message de toutes les sagesses. Et si loin des émotions liées à l'actualité. L'autre livre, de Goenka sur la méditation Vipassana (qui ne demande qu'être là, respirer, et, surtout, observer ce qui est ressenti : je résume...). page 129 (poche, Points Sagesses), il est écrit ceci, à propos des pensées qui viennent, interrogations, doutes, etc. : "Tout cela est le travail de la surface de l'esprit, mais la partie la plus profonde de l'esprit n'a rien à voir avec tout cela". (Et il relie la profondeur aux sensations perçues puis dissoutes, car la souffrance est notre propre création...). Et, dans cette BD, ce message : ni avancer, ni reculer, avancer ET reculer. La joie à l'horizon, dans ces trois lectures. A l'horizon de la poésie, si elle échappe aux rumeurs médiocres ressassées par l'esprit (et ce n'est malheureusement pas toujours le cas...). A l'horizon de la méditation. A l'horizon des espoirs de paix, du regard solidaire, contre la haine. Sauf que, rappelle la science (cf. article du Monde daté 30-09, signé par Nathaniel Herzberg) "La violence humaine s'enracine dans l'arbre de l'évolution". (Bien sûr, mais nous avons aussi en nous un autre centre, qui refuse de se limiter à cet enracinement...). Donc, malgré tout, croire en la joie. Et tenter l'harmonie... (J'hésite entre point d'interrogation et points de suspension...). Donc : ...???  Comment traduire cela pour penser l'actualité sans se perdre, c'est cela qui importe, et il y a matière...

Les bandes dessinées de Tsai Chih Chung qu'on peut trouver à la FNAC (par exemple) : http://recherche.fnac.com/ia312443/Tsai-Chih-Chung

Poesis éditions : http://www.poesis-editions.fr

07/06/2016

Deuil de blogs...

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MUSIQUE, Andalousie, fraternité. Il y avait un blog au nom héritier de l’Andalousie et de la pensée de Lorca. Une page sur "El Gusto", et le mot qui rejoint, en sens algérois, la signification  du duende andalou. La musique, et Enrico Macias, plus comme musicien que chanteur (chanteur aussi mais importance donnée à sa musique, à son orchestre andalou). 

Mais elduende.musicblog.fr ne peut plus être trouvé. La blogueuse l'avait écrit, disant qu'elle pensait arrêter, sans cesser d'aimer ce qu'elle aimait, fidèle à ses passions. Lassitude. Impression d'écrire dans le vent, dans la solitude, sans vraiment beaucoup de retour. Pourtant son blog était consulté. Moi je l'aimais particulièrement. Mais c'est vrai qu'on peut apprécier sans forcément commenter et contacter... Les notes sont des bouteilles à la mer, qui trouvent des échos inconnus souvent. Et puis, le temps… Elle tenait ce blog depuis longtemps, je crois, et voulait passer à autre chose. Mais c'est dur de découvrir que, voilà, c'est fait, le blog n'apparaît plus que par traces où plus rien ne peut se lire, mais où on voit qu'il y eut là des signes, du langage, des émotions, de l'amour... 

D'ailleurs cela pose un vrai problème de la mémoire (de la trace) de ces oeuvres qui ont accumulé des connaissances, des références, des pensées... Et qui disparaissent complètement. Deuil à faire d'un lien.

Emotion triste aussi - c’est autre chose - quand des sites ou blogs sont arrêtés par la mort du blogueur (forcément cela arrive : ainsi « Patawet », arrêté tout d’un coup). 

Et tristesse autrement, quand des blogs perdurent, mais silencieux depuis... un an, deux ans, ou plus. Et on ne sait pas pourquoi ce silence : lassitude, maladie, dépression, ou mort? Et même si en fait c'est le contraire, une vie passée à autre chose, qui prend le temps de s'échapper autrement... même cela est en rapport avec la mort, la fin, la disparition, l'éphémère... J’en connais un, de blog, entre vent et poème, ainsi silencieux. Quand je le consulte (archives riches) je parle en moi à la blogueuse (« Où es-tu, toi? », « Et qui maintient ce blog alors que tu ne parles plus? »), comme à une amie qui manquerait, une inconnue familière qu’on aurait aimé rencontrer…

Leçons de sagesse. Oui, rien n'est éternel, et encore moins dans cet espace virtuel. Et nous, pas plus. Car dans le miroir c'est notre propre finitude qu'on voit, et la sagesse n'est pas toujours au bord des yeux. Cependant il y a un autre questionnement, qui n'est pas personnel, pas pour une peine individuelle. La toile tissée est une oeuvre collective. Pourquoi perdre ces fragments? Pire quand ces fragments sont la seule mémoire de lieux, le seul témoignage de certains vécus collectifs, de certains exils. Le témoin meurt avec sa mémoire, et personne ne pourra tracer à sa place l’identique... Il manque quelque chose dans ce domaine.

Brisure, brisures. Justement, le traduire avec cette photographie, née de la trace d’une violence de rue. Vitre brisée, mais qui tenait encore. Cependant, en me déplaçant, le regard sur un éclat agressif s’est métamorphosé en vision de mandala, rayonnement partant d’un centre pour créer une étoile, métaphore d’un cosmos lumineux… accidenté par les consciences en recherche de sens. Même le hasard des signes nous enseigne. 

11/06/2014

Passé et présent… Mémoire, commémorations, et menaces actuelles…

Passé ET présent… Passé présent…

1944-2014… Commémoration du débarquement de Normandie, et heures diplomatiques... 

Pensée pour le débarquement de Provence, l'Armée d’Afrique : ce qui sera fait en août 2014… peut-être rien.

Décryptages...

2014… On parle du débarquement, de la lutte contre le nazisme... Et l'extrême droite tend sa toile… sur fond de recul passéiste, façade repeinte et radicalité identique, mêmes réseaux, et sulfureuses alliances. Documentaires qui inquiètent.

En miroir, autres extrémismes :  les complotistes, les islamistes radicaux. Radicalisme qui est interrogé de diverses manières. Contradictions, projections, questions.

D’un extrémisme à l’autre, d’un racisme à un autre, parfois les discours se croisent, sur la Toile. Ils s’empruntent des fantasmes, des ignorances, des mensonges. Les causes profondes ne se rejoignent-elles pas, en un sens ? Maladies idéologiques sur fond de pauvreté de pensée, de misère intérieure. Hannah Arendt avait cerné cette réalité trouble qui nous est insupportable : cette « banalité du mal » (concept qui a donné lieu à des interprétations polémiques et n’a pas été bien compris, alors qu’il offre une clé pour tenter de comprendre ces humaines dérives, tragiques et criminelles – tant par les mots que par les actes que les mots justifient). Maladie de l’affect. Lire l’analyse d’Aurore Mréjen sur Raison publique, publiée le 06-05-2013, « Absence  de pensée et responsabilité chez Hannah Arendt. A propos d’Eichmann » : http://www.raison-publique.fr/article606.html  (« La « banalité du mal » se caractérise par l’incapacité d’être affecté par ce que l’on fait et le refus de juger. Elle révèle une absence d’imagination, cette aptitude à se mettre à la place d’autrui. «  ). Et lire ce texte, de Damien Theillier, sur  Contrepoints, 29-05-2013, « Arendt versus Eichmann : la banalité du mal » http://www.contrepoints.org/2013/05/29/125917-arendt-versus-eichmann-la-banalite-du-mal  (La question posée est donc, finalement, celle de la responsabilité collective : « Il y a seulement la médiocrité et le laisser-aller de tous, qui finit par produire des effets monstrueux à grande échelle. ». Paresse générale, inattention, manque de vigilance et de pensée, et les conditions des catastrophes sont créées…).

2014… Et le monde continue à tourner, avec les prisonniers d’opinion, les femmes torturées, les exécutions, et autres délices totalitaires. Donc les pétitions se rajoutent aux pétitions, rempart qu'on tente d'opposer à l'effondrement.

03/04/2014

Cure de silence... Ecume des faits...

Cure de silence...

J'ai ajouté quelques liens, pour compléter des listes (et supprimé des titres...).

Ecume des faits. Le monde bouge (et demeure, paradoxes...) : guerres, tensions, répressions, pollution, climat, politique. Inquiétudes et agacements, en écoutant ou lisant ce qui émerge de disputes vaines, agressivité inutile et stérile, négativité. 

Je ne me sens pas entrer dans les cadres d'analyses que je lis ou entends, souvent : manque de complexité. 

Poussière du temps... 

Poussière... ces faits lus dans la presse, suivis à la télévision. Car quand on ne reprend pas (pendant de longues semaines) ces réalités pour les commenter ou les lister, on voit, ensuite, que cela a été recouvert par le sable d'autres faits, d'autres analyses, et que ce qui paraissait incontournable est effacé par le temps. Ne demeure que l'essentiel, et quelques visages qui surnagent. Comme Jérôme Kerviel marchant. Car, quoi qu'on puisse penser de ses erreurs, la condamnation financière ressemble (ressemblait puisque cela est cassé) à une sorte de mise à mort (dette invraisemblable pour un seul homme, sans perspective de réinsertion dans une vie normale avec des projets et des rêves, pour une culpabilité qui, dans l'excès du jugement antérieur, donne l'impression de couvrir un énorme mensonge bancaire : celui des pouvoirs de l'argent cynique, cause première de la catastrophe).