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06/06/2019

TIAN'ANMEN 30 ans après. Mémoire pour la Chine... (Et, juin 2019, Hong Kong + répression Chine)

CHINE.jpgLa Chine est à la fois un pays de grande culture, une économie développée, et un régime qui allie capitalisme et dictature du parti communiste. La répression concerne tout positionnement critique du parti au pouvoir, et toute minorité « dérangeante » ou mouvement réclamant la démocratie.
 
Dans la note de Global Voices des informations sur la réalité de la répression en Chine. Et sur l’occultation du massacre du 4 juin 1989, Place TianAnmen.
 
CITATIONS... 
"Le Parti communiste chinois n'a jamais reconnu publiquement ces événements ni soumis ses actes à une enquête indépendante."
(...)
"Global Voices couvre ce sujet depuis plus d'une décennie. Cette année, nous commémorons le 30ème anniversaire de ce qui a conduit au massacre du 4 juin, afin de remplir notre devoir de garder vivant le souvenir de ces événements, malgré la persistance de Pékin à nier la vérité historique élémentaire."
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La fiche Wikipedia est un véritable dossier sur Tiananmen. Historique des événements, contexte géopolitique, répression, références, bibliographie et liens.
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PÉTITION, Amnesty Belgique... CONTRE LA RÉPRESSION...
"30 ans après Tiananmen, la Chine réprime toujours les militants"...  
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"Des balles et de l’opium", livre de Liao Yiwu, écrivain exilé à Berlin (ami de Liu Xiaobo, le Prix Nobel décédé en prison). Liao Yiwu écrit la mémoire de cette tragédie. Le Monde, 28-05-19...
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Deux livres importants sur la mémoire de Tiananmen…Le Monde, 29-05-19
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LISTE de 11 LIVRES sur TIANANMEN. Babelio (dont les "Élégies du 4 juin", de Liu Xiaobo)...
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MISE à JOUR, 17-06-19
HONG KONG… 
Deux millions de manifestants à Hong Kong. Refus de la loi d’extradition que voulait imposer le pouvoir local (contrôlé par Pékin), et malgré le recul (provisoire ?) la foule maintient l’action. Huffingtonpost... 
 
"Les signes d'une crise existentielle sous le joug de Pékin". Le Monde, 13-06-19. Car des éléments justifient l’inquiétude des Hongkongais qui ne veulent pas perdre leur autonomie et leur liberté d’expression (comme la détention de libraires et éditeurs hongkongais en 2016).  Xi Jinping est très répressif et fait pression sur le pouvoir local….
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MISE à JOUR, 17-06-19. Répression des adeptes du Falun gong.
La répression des adeptes du Falun Gong (que les ambassades 
présentaient comme un chi qong parmi les meilleurs de Chine,
jusqu'à ce que ce mouvement conteste la dictature du PCC...).
 
Arte... https://bit.ly/2x0pRil
Propagande, et torture. AgoraVox. Tribune… https://bit.ly/2MR8Hyo

13/07/2018

Patrick Chamoiseau, LES POÈTES DÉCLARENT…

CHAMOISEAU... .jpgPrenez le temps d’écouter, le temps de lire… 

« Les poètes déclarent que dans l’indéfini de l’univers se tient l’énigme de notre monde, que dans cette énigme se tient le mystère du vivant, que dans ce mystère palpite la poésie des hommes : pas un ne saurait se voir dépossédé de l’autre ! »

Fragment 2, sur 16, Les Poètes déclarent,"La Déclaration des Poètes". POÈME (très puissant message) de Patrick Chamoiseau, extrait de Frères Migrants (2017)

À écouter, ICI… Lecture (superbe) par Isabelle Fruleux... https://www.youtube.com/watch?v=v2qCTKVZChw&feature=y... 

NOTE, sur la démarche de l’auteur… http://www.l-etre-en-lettres.fr/actualites/la-declaration... 

Le TEXTE à lire, ICI… http://tout-monde.com/downloads/fre300res-migrants-chamoi...  

Frères migrants, LIVRE, Patrick Chamoiseauéd. du Seuil, page éditeur… http://www.seuil.com/ouvrage/freres-migrants-patrick-cham... 

29/05/2017

« La malédiction », POÈME de Hassan Yassin…

« La malédiction », POÈME de Hassan Yassin…

J’ai lu ce poème sur un post qui reprenait la réflexion de Tieri Briet, suivie de sa copie du bouleversant poème de Hassan Yassin. Je ne reprends qu’une partie du texte introductif de Tieri Briet : l’essentiel, qui situe. (Et de la même manière qu’il ne faut pas rendre les réfugiés responsables de situations qui leur échappent, je tiens à dire aussi qu’il ne faudrait pas non plus rendre les femmes qui refusent le harcèlement responsables de la situation des réfugiés quand ils ne sont pas pris en charge…) : 

« Qui sont ces hommes qu'on chasse de rue en rue, de ville en ville ? Ne sont-ils plus rien d'autre qu'une malédiction ? C'est ce que dit Hassan Yassin, arrivé du Soudan. L'autre soir, il a lu son poème en arabe, sur la petite scène du Local où un atelier théâtre destiné aux migrants nous avait invités. Une comédienne traduisait ses paroles en français. Et puis en prononçant les derniers mots, Hassan a fondu en larmes. La tragédie du poème continuait sous nos yeux. » (…) « Je recopie le poème de Hassan Yassin. Je voudrais qu'il soit lu, entendu, diffusé sur les murs. Et que nos regards changent eux aussi. » 

Tieri Briet 

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Le POÈME de Hassan Yassin, réfugié soudanais :

..

La malédiction

Je suis une malédiction

Je suis la malédiction incarnée

Suspendu à ma corde secrète

Attaché à l'utérus du ciel

J'entends les cris du vent et les pleurs aux alentours

Je parle aux fleurs autour de moi et j'admire le chant des murs

Ces murs de mon isolement infini et

La peur mon amie, 

Rien ne me donne le sentiment de sécurité...

Vous les passants face à moi 

Ne demandez pas la miséricorde en mon nom 

Comme un pécheur dans l'attente du pardon

Détournez le regard 

N'ayez pas pitié de moi

Donnez-moi juste un sac noir.

Pour que j'y rassemble ma désolation, 

Ma défaite et mon anéantissement

... Pour pouvoir le mâcher et l'avaler

Donnez-moi du feu pour que je brûle mes saletés, 

Je suis une charogne qui empuantit l'air tout autour

jusqu'à vous faire détester vos corps élancés

parfumés d'essences florales de Paris

Je vous inspire la haine de la race humaine 

mes semblables désarticulés...

ceux qui ont subi les horreurs des guerres

... Je suis une charogne où demeurent les vers 

Je ne serai ni leur dernier rêve, ni leur dernière demeure 

Ni ce qui reste de leurs souvenirs

J'ignore le jour de ma mort

Laissez moi reprendre souffle

Fermer les yeux pour me réveiller au paradis

Je n'ai envie de rien

Rien ne me séduit plus

Même pas le baiser de l'enfant que j'aurais pu avoir

Ni la jouissance au moment de sa conception

Ni même la pénétration d'une partie de moi 

Dans les vagins, berceaux de mes espoirs incertains

Priez pour que mon heure arrive vite

Le moindre regard vers moi ne vous inspire que dégoût

Laissez-moi quitter votre monde d'artifices

où je n'existe pas...

Je suis un anonyme sans identité, sans papiers

Un tas de détritus face à vos portes

Je veux mourir et remettre mon âme dans les mains de Dieu, 

Je finirai en ange ou en démon, qu'importe. 

Que ma mort ne soit pas lente, 

Si seulement les fleurs poussaient sur mon cœur, 

Parfumaient mes poumons et fardaient les vers qui me rongent de parures multicolores, 

Et la mélancolie des carillons des cloches couvriraient les battements de mon cœur.

Que vos prières puissent envelopper ma peur. 

Ne l'appelez plus corps, 

C'est mon cadavre pourri qui vous observe, 

Ce cadavre que vous méprisez !! 

Même ces chiens me regardent bizarrement, 

Vos chiens bien habillés qui ont une identité et un nom. 

Dieu mon préféré, quand est-ce que tu me regarderas avec pitié 

Pour ordonner à mon coeur de s'arrêter, mon cœur empli de fleurs emprisonnées, 

Son battement me tue. 

Quoi de pire que le mot réfugié pour nommer un homme ?

Des lambeaux de saleté recouvrent mon corps et l'enveloppent d'une chaleur aux relents pestilentiels,

Vos odeurs agréables dégoûtent les poux qui ont trouvé refuge dans mes cheveux. 

Vous les passants devant moi : 

Je suis un migrant qui a survécu à la fermentation de la chair en Méditerranée pour pourrir dans les rues de Paris.

Ces rues nettoyées au petit matin, et moi là !!!

Je suis le mensonge de ce monde, 

Je suis cette part d'humanité médiatisée, 

Ils cherchent des stratégies pour se débarrasser de moi, 

Ils dépensent des sommes colossales, 

Ils ont créé des commissions pour me déraciner.

Alors je ne sais plus si je suis un bout de viande ou un morceau d'asphalte.

Ce monde me procure du mépris, 

Comme à mes frères renvoyés à la torture, 

Assassinés au nom des conventions internationales.

Ou ceux qui ont échappé aux campements, 

Aux empreintes maudites,

Venant des bains de sang Africains pour se retrouver plus bas que terre, mais pourquoi ??? 

Parce que je suis un réfugié rempli de pourriture, 

allongé sans même pouvoir espérer. 

Inquiet, je meurs avec le silence des lucioles, caressé par des papillons multicolores.

Hassan Yassin

15/12/2016

ALEP...!!! Solidarité à Paris

syrie 3.jpgALEP... Rassemblement important à Paris ce mercredi soir. Syriens démocrates exilés, et Parisiens... Plusieurs centaines de personnes. Pour dénoncer l'horreur des massacres et les désinformations diffusées par Assad et Poutine (dont le veto bloque, chaque fois, toute solution de paix). Les slogans mettaient en question les différents agresseurs (Assad, Poutine, Khamenei/Rohani - l’Iran a fait échouer la dernière tentative d’accord - et le Hezbollah) et la propagande. Non Daech n'est plus à Alep, mais ailleurs. Restent des opposants et de nombreux civils.

syrie.jpgCrimes contre l'humanité perpétrés par des milices iraniennes, le Hezbollah, l'armée d'Assad et de Poutine. La vérité n'est pas du côté des dictateurs... 


mms_img-2012735727.jpgJ'ai pris plusieurs photos de ce moment de solidarité… (Comme d'autres, avec l'intention de témoigner...).


Insupportable, l’impuissance.

Regrettable, l'absence, dans ce rassemblement, de candidats à la présidentielle. Plus grave, ceci dit, le silence de trois d'entre eux (donc soutien indirect des pouvoirs criminels, par adhésion relative aux discours de Poutine) : Fillon, Mélenchon et Le Pen... Drôle de trio. Les autres ont tous réagi contre ces massacres, dans des déclarations, posts et tweets. Comme le Président.

syrie 5.jpgsyrie 2.jpgInsupportable, la propagande... Celle des dictateurs impliqués et de leurs alliés, complices, celle des sites, le plus souvent complotistes, qui les soutiennent, ou d’associations ayant des intérêts idéologiques ou autres motivant ce soutien…

mms_img1025649181.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Occasion de rappeler le film « Eau argentée »,  le documentaire d’Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan, décembre 2014. Fiche complète, sur AlloCiné (dont bande-annonce et critiques)… Lien ci-dessous... http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228417.html 


Eau argentée
, vidéo, Youtube… https://www.youtube.com/watch?v=baf7wzxWFqk&feature=p...

mms_img-2117734554.jpg...... Note qui suit, informations sur la tragédie syrienne, s’appuyant sur des sources diverses, presse et ONG.

mms_img920415043.jpg...... Et, note à part, pour qu’elle ne se perde pas dans le flot des liens, qui reprendra la pétition de Médecins du monde, posée ci-dessous… en y ajoutant les dossiers de MdM et MSF, Médecins sans frontières (dont un WebDoc sur cinq ans de guerre et d’exode).

 

PÉTITION... http://www.medecinsdumonde.org/fr/pays/moyen-orient/petit...

26/05/2016

KOBANÉ... Cri, chant, plainte et mort.

KURDES.jpgPlainte pour le peuple kurde, ce chant écouté il y a plusieurs jours, reste dans ma mémoire. Solidarité minimale que cette écoute, ce partage… 

Lamentation pour KOBANÊ (sous-titres en français). Viyan Peyman (barde et combattante) est décédée depuis… Et sa voix demeure, cri tragique... https://www.youtube.com/watch?v=V2TLtyiwRoI&feature=p... 

KOBANÉ, ville frontière (Turquie-Syrie) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kobané

Comme elle, de nombreuses femmes sont engagées pour la survie de leur peuple http://television.telerama.fr/television/kurdistan-la-gue... 

Pour mémoire :

Juin 2015, massacre des habitants de Kobané par les djihadistes de l’Ei)... http://www.lexpress.fr/actualite/syrie-les-djihadistes-d-... 

Juillet 2015, bombardements turcs sur Kobané : « Ankara poursuit sa campagne de bombardements en Irak et en Syrie, visant pour la première fois les Kurdes de Kobané. Dans un communiqué, les Unités de protection du peuple (YPG), la force militaire kurde de Kobane, ont exhorté ce matin la Turquie à cesser son ‘agression’.»... http://www.rfi.fr/moyen-orient/2min/20150727-turquie-offe...

INFOS récentes (une autre ville, mais toujours les Kurdes, pris entre deux feux, pouvoir syrien et djihadistes…).
KURDES du sud-est… Habitants de la ville de SUR, victimes de l’AKP : « Après le génocide des populations, voici donc le génocide culturel. Il y a un siècle, les Arméniens étaient les cibles. C'est désormais la population kurde du coeur historique de Diyarbakir (au moins 24 000 personnes) qui a été expulsée manu militari de ses habitations (quand elle n'a pas été pilonnée sur place). Ce serait en tout 500 000 Kurdes qui auraient été déplacés en-dehors des différentes villes kurdes du sud-est de la Turquie. Des centaines de civils auraient été tués selon plusieurs ONG. »... SUR, mai 2016 : http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=93825

Offensive pour libérer Raqqa : http://fr.euronews.com/2016/05/24/syrie-les-milices-kurde... 

...

Histoire. Les Kurdes sur Hérodote : https://www.herodote.net/Les_Kurdes-synthese-2054.php 

LIVRE : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogu... 

18/12/2015

POÈME POUR DIRE… SOUTIEN, suite. "Litanie pour juillet plusieurs fois, plusieurs fois tous les temps…"

mms_img-2007196497.jpg((SOMMAIRE : photographie (cristal des mots, éclair lucide…), dédicace, exergues, poème))

Dédicace. Aux victimes de la terreur, quelles que soient les formes, le lieu, et le moment. Refus, pour soi, pour eux. Résister c’est dire. Et particulièrement, dédicace offerte à Ahsraf Ayad, condamné en Arabie saoudite, à Mohammed Al Ajami, prisonnier au Qatar, à tous ceux qui souffrent, dans ces deux pays, de nos silences complices. Message, pour les êtres du 13-11-15 à Paris et hors de Paris, les morts et les vivants. Offert, ce poème, écrit d’abord dans la pensée d’autres drames, et repris encore et encore, à chaque blessure rappelée, en écho questionnant. Que faire des plaies du monde? Que faire des noirceurs qui nous tendent ce miroir effrayant de notre humanité?

.......... Et j’ajoute (25 février 2016), aux lignes antérieures, l’offre de cette dédicace à Kamel Daoud, grande plume algérienne, qui subit le lynchage de ceux qui se mettent du côté de la bêtise, par ignorance doublée d’hypocrisie idéologique, avec la complaisance d’esprits paresseux, ou de stratèges aveugles… (Voir les notes des 16 et 21 février, mises à jour depuis).

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Litanie pour juillet plusieurs fois, plusieurs fois tous les temps…

"Tout ce que nos yeux ont vu et que l’esprit ne parvient pas à comprendre."  Margherita Guidacci  (Inventaire du massacre / L’horloge de Bologne) 

"La vie additionne. La mort soustrait." Edmond Jabès  (Le petit livre de la subversion hors de soupçon) 

"J’atteste qu’il n’y a d’Être humain / que Celui qui combat sans relâche la Haine / en lui et autour de lui." Abdellatif Laâbi, 10 janvier 2015 (J’atteste / contre la barbarie) 

"Il y a de grandes flaques de sang sur le monde / où s’en va-t-il tout ce sang répandu." Jacques Prévert (Chanson dans le sang / Paroles)

………..

Aujourd’hui je ne me souviens pas. Je ne me souviens pas d’hier, seulement du plus lointain de la mémoire, d’une pluie de sable, d’une pluie d’instants. 

Nuages. Comme brouillard sur l’écran des yeux. Très douce la parole du passé, très douce.

Douce et violente de la violence des exils, douce de la déchirure des langues, douce du froissement du papier de soie autour du texte offert par l’étrangère, en cette intime voix du dedans.

Amnésie. Bouffée de rires sur fond d’horreur ultime.

Aujourd’hui on lapide une femme, aujourd’hui on lapide un couple. Je ne me souviens pas, je rampe. Dans le présent je rampe, et mange l’orchidée noire.

Aujourd’hui on jette un homme et son oeuvre au feu du mépris, au destin de mort. Poète, on a peur de l’éclair lucide de tes mots, peur des yeux et du corps vivant. On craint la contagion d’esprit, la source intime de pensée, l’invasion de multiples « je » libres. Consciences sans dieux, ou consciences mystiques, on a peur des braises du vent qui chante.

Litanie de dates, litanie de noms, oubliés de mars et juillet, oubliés de janvier et novembre. Oubliés d’avant et après mars et juillet. Massacres et génocides, bombes et pierres, fleuves obsédants d’octobre noir. Je ne me souviens pas, je rampe : bombes, couleurs d’artificiers, disparus.

Disparus, bouches hantées, tendresses ravagées, identités lacérées, juillet désert, été désert, automne sidéré, hiver brûlant d’effroi. Enfant aux yeux aveuglés.

Aujourd’hui on censure un livre, on déchire un poème, on interdit un film, on arrête un blogueur : je ne me souviens pas. Otages, je ne me souviens plus…

Je ne me souviens plus, je danse. Je danse sur des cadavres, je marche sur des charniers, j’habite des immondices mémoriels, je dors sur de la cendre. Et douce, douce, est la cendre.

Soleil je bois, en coulées d’averses. Non, je ne bois pas l’or, soleil, je cherche l’ombre qui brûle. Je la chante, sanglant oublieux, je la cherche.

Yeux mats, papier journal en terrasse d’ocre toit, ou fond de cour au figuier, oui. Je froisse la feuille des nouvelles, je déchire la photographie, j’oublie que je me souviens. Alors je ne me souviens pas.

Morte rive, amante desséchée, l’eau n’a pas le bleu qu’il faut, l’eau s’enfuit en abysse en faux bleu, en rigole.

Gargoulette fantasmatique, inutile de tendre les lèvres vers une image, ou de poser les paumes sur un souvenir de fraîcheur, la soif reste, et les mots, dans l’incandescence des mains. De ne pas savoir je me souviens.

Aujourd’hui on emprisonne encore une femme, pour crime de pensée, on fait de sa porte la clé d’une cellule, de sa fenêtre le miroir clos de leurs peurs. Et je ne me souviens pas, je danse, sur la cendre je danse, sur nos douleurs je danse.

Mystère des arbres : je pose la main, je pose les pieds, j’arrête le silence. Je ne sais. Ni le soldat enlevé, ni l’enfant assassiné, ni les rêves de joie, ni les gouttes de rosée sur la fleur du temps. Ni même les murs.

Non, je ne sais plus rien, je suis là, j’existe. Devoir de mémoire. Devoir de bonheur, je laisse la mort hanter le papier journal, le temps de ma récréation cosmique, de mes contemplations de galaxies, de mes tendresses.

Mais je me souviens du bruit, j’écoute les mots. Je me souviens de la voix, j’écoute le souffle, la musique. Violons de Rostropovitch et Menuhin contre les mirages des armes, luth de Raymond, tambour du chaman, voix du blues, danse soufie. Contre l’illusion kamikaze.

Je ne parle pas du sang : j’ai oublié le sang. Je ne parle pas des noms : cela j’ai oublié. Je ne parle que du reste : l’oubli même.

Oui, trace, poudre, silence du bois, silence de la pierre. Petits cailloux de quartz de Saint-Augustin : en lécher le goût, pacifier l’olivier, le parfum.

Sidi Yahia des frontières, oasis de quelqu’un d’autre, qui ne reconnaît que le nom et cherche pourtant des yeux les sages. De cela est-ce que je me souviens ? 

Naissance frontière, autre rive. Quelqu’un sait-il encore quelle rue ou quel chant ? 

Je ne me souviens pas des noms, je ne sais plus les rues. Aujourd’hui je perds cette langue.

Musicien perdu, de Thagaste en Ardenne, quels sons, quelles lettres ? Seulement un écho bruissant du vide, de ne pas savoir faire.

Clandestine migration, Grenade ne se souvient plus des noms, Alicante a perdu les visages, Valence tous les prénoms, Almeria les sons, Alger les tombes, Oujda le vent, Marseille l’accent, Montréal les adresses. Il n’y a que Paris, la mer, et l’olivier, qui sachent encore rejoindre les pas, faire soleil de l’ombre. 

L’acacia, peut-être, Camargue…

Je ne me souviens pas des pères et des mères, et je ne me souviens pas des enfants des pères et des mères. Juste des litanies de foules sur des routes vagues. Distraite de moi-même je ne sais plus les visages successifs enfouis derrière mes yeux, je ne sais plus la caresse du temps.

Je ne me souviens pas de ne faire que me souvenir. Devant une feuille et un crayon je me souviens de la trace malgré le soir, de la fatigue des ensommeillés, d’hypocrites menteurs qui déguisent mes pieds, de colères à écrire. Pour délivrer l’âme d’encombrantes lenteurs je me souviens de la rebelle solitude heureuse, d’un tapis où s’asseoir. Ici l’urgence de dire et la force du présent dans la douceur tiède des rues, des mains. Vers un ailleurs qui sait, lointain rivage.

Buscar. Buscar la luz. 

L’étrangère aussi, en soi sait peut-être… Elle.

© MC San Juan (Texte et photographie)

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16/12/2015

Ashraf FAYAD, POÈTE condamné en Arabie saoudite…

mms_img890865515.jpgmms_img-1046065589.jpg………………………………………………………………………………………………….

« Le vent est un être invisible

même quand il danse

avec les arbres »  (Logique)

« La terre

cet enfer apprêté pour… les réfugiés »  (Amnistie)

« La perte de l'âme exige un temps qui ne suffira pas

Pour consoler tes yeux effrayés de ce qu’ils ont coulé comme pétrole »  (Du mérite du pétrole sur le sang)

« Dieu sur son trône

Et tu essaies maintenant

de réparer tes ailes »  (Corbeau volant sur deux bâtons)

Ahsraf Fayad / ‘Instructions internes’ (recueil, 2007, éd. Dar al Farabi, Beyrouth/Liban). Poèmes traduits par Abdellatif Laâbi (Plusieurs poèmes sont sur le site du Marché de la Poésie : http://poesie.evous.fr  ou sur celui du Printemps des poètes : http://www.printempsdespoetes.com

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PÉTITION de soutien (fermée mais toujours en ligne)... SUR CHANGE.ORG https://www.change.org/p/sauvons-le-poète-palestinien-ash...

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... MISE à JOUR, 14-01-2016... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2016/01/14/so... 

14/12/2015

SOLIDARITÉ. Soirée pour ASHRAF FAYAD, poète palestinien condamné à mort en Arabie saoudite. Maison de la Poésie, Paris, le 14-12, 20h.

POETE.jpgAPPEL de la Maison de la Poésie : « Le poète palestinien Fayad Ashraf a été condamné à mort pour « apostasie » par des juges d’Arabie Saoudite. / Il est lui est notamment reproché d’avoir publié un recueil de poèmes en 2007, « Instructions internes », qui contiendrait des poèmes athées. (Cette condamnation à mort intervient après une première condamnation à quatre ans de prison et 800 coups de fouets). / Des poètes français et arabes liront des poèmes de Fayad Ashraf, ainsi que des poèmes en rapport avec le sujet. Le même jour, à l’invitation du Mouvement mondial des poètes, d’autres manifestations semblables se tiendront dans d’autres villes en différentes régions du monde. / Soirée organisée par La Biennale Internationale des poètes en Val de Marne, le Pen Club français et le Printemps des Poètesavec le soutien de la SGDL (Société des Gens de Lettres), de l’Union des poètes,du WPM (mouvement mondial des poètes).» LIEN : http://www.maisondelapoesieparis.com/events/sauvons-fayad...

Mise à jour, 14-01-2016http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2016/01/14/so... 

04/12/2015

"Frères et soeurs d'infortune"... en rencontre profonde d'humanité essentielle

Ombre chaîne NUIT attentat.jpgJai lu ce texte d’abord dans Marianne du 4 décembre, rubrique Journal des lecteurs. Je le retrouve en ligne sur un blog. (Je l'introduis, avec, en exergue, cette photographie qui interroge nos chaînes, nos ombres, le refus des chaînes... Mais la capacité de voir l'ombre, et donc la lumière...).

Danielle Michel-Chich, née en Algérie, qui a perdu une jambe à cinq ans en 1956 lors de l’attentat du Milk Bar, écrit aux blessés du 13 novembre. Car, si on a pensé beaucoup aux morts, absence irréversible, douleur infinie des proches, demeurent les blessés, si nombreux, dont certains le sont très gravement, et on peut se douter que des corps seront irrémédiablement atteints. Danielle Michel-Chich sait, pour le vivre, qu’on ne peut pas oublier cette atteinte, toujours présente pour rappeler le fracas terrifiant de cet instant. Terrorisme alors, terrorisme encore. Terreur telle qu’elle sidère quelque chose en soi et dans l’entourage, proche ou moins proche : communauté, concitoyens, compatriotes, et tout simplement humains, qui, même très loin, ressentent l’effet du choc, partagent. Ce choc physique et psychique se prolonge longtemps, et c’est un travail sur soi qu’en défaire ce qui serait obstacle au fait de vivre, malgré et à cause de ça, plus, encore plus, ou, simplement, vivre. Comment réagir, comment penser, et comment ne pas s’enfermer dans la haine? Sachant plus que personne les pièges et les ressources de vie qu’on trouve en soi, qu’on décide de trouver en soi, Danielle Michel-Chich s’adresse à tous ceux qui sont directement meurtris. Meurtris ils le sont par le deuil, s’ils ont perdu un proche (parfois deux, ou plus). Ils le sont par l’inquiétude et la révolte devant la souffrance de ceux qu’ils aiment, encore hospitalisés ou revenus chez eux et suivis. Devant le saccage des corps et des liens par la folie de fanatiques. Ils peuvent l’être, aussi, meurtris, par la colère. Colère contre les assassins, colère contre ceux qui n’ont pas su empêcher cela, comme l’ont exprimé fortement des pères révoltés (pourquoi n’a-t-on pas fait avant ce qu’on fait maintenant? pourquoi n’a-t-on pas pris la mesure des failles?). De la souffrance à la haine, de la colère à la haine, le fil est ténu. Parfois cela submerge, même quand on s’y refuse. Mais cela nous détruit, la haine est une prison.

Danielle Michel-Chich leur dit comment elle a réagi, les ‘choix’ qu’elle a faits (se demandant - elle met un point d’interrogation - si ce sont des choix ou un instinct vital qui a coulé sans le décider). Elle a choisi la vie, la joie, l’implication. 

Et elle leur exprime un seul souhait : qu’ils puissent éviter l’écueil de la haine.

D’elle on peut entendre cela, d’autres ce serait différent. Elle parle du lieu du partage, fraternité de douleur, d’infortune (au sens fort : ce hasard tragique qui atteint dans un instant, et aurait pu ne pas atteindre). 

Elle a un autre message : même si elle reprend le mot ‘victimes’ au début de son texte, pour dire à qui elle s’adresse, elle précise à la fin qu’elle récuse ce mot (‘étiquette salement collante’). Mot qui est une autre prison, chape de plomb qui réduit une identité singulière en la figeant dans un moment et dans un rôle. Avec le risque d’être transformé en icône d’une vision. Idéologies qui veulent leurs martyrs pour les maintenir dans leurs filets, en prétextant parfois les protéger, les soutenir. 

Elle parle de réactions à son livre, sans jugement. Dans le contexte passionnel de la mémoire de la guerre d’Algérie, les projections sont encore importantes, tant les douleurs peuvent avoir été violentes, et tous n’ont pas les mêmes ressources pour se délivrer de la haine. Certains ont peut-être désiré d’elle un partage de haine qu’elle n’a jamais proposé. Elle dit seulement que la haine empêche d’avancer. (D’autres ont vécu des drames similaires, et refusé la haine - ainsi la plasticienne Nicole Guiraud, qui a failli mourir en 1956, au Milk Bar, petite fille, et a perdu un bras. Pas de haine non plus. Mais chaque être exprime à sa façon son choix de vie : écrire, créer, militer pour la fraternité, les uns, militer contre le terrorisme, les autres) .  

Voici donc le texte si dense et fort que Danielle Michel-Chich offre aux êtres blessés du 13 novembre (corps et âmes) : « A mes jeunes frères et soeurs d’infortune » : https://blogs.mediapart.fr/danielle-michel-chich/blog/231... 

Dans une chronique du Monde, le 1er décembre, Benoît Hopquin faisait l’éloge des 130 morts, jeunes, citoyens heureux d’une Babel. Ce qu’il dit d’eux on peut le reprendre pour les vivants, les blessés, les meurtris, qui vont se reconstruire : « Ils étaient pioupious de la liesse, sentinelles du vivre-ensemble, artificiers de l’amitié, balançant encore leurs salves de rires, juste avant le drame. » Ils le seront encore, même si, comme le dit Danielle Michel-Chich, il leur faudra beaucoup de courage. Lien : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/11/30/morts-au... 

Le processus  de reconstruction de soi et de sa vie, c’est un peu le prolongement de ce que raconte ce couple de survivants, Caroline Dos Santos et Julien Boudot : « S’extraire de l’horreur » cela va continuer...  « S’extraire de l’horreur. Hébétés, ahuris, encore dans l’épouvante. Et courir dans la nuit. Survivants! Chercher désespérément un taxi au milieu des sirènes. Et se serrer l’un contre l’autre tandis que la voiture file sur les berges de la Seine et s’éloigne de ce théâtre de guerre. Incrédules. Pleins de larmes et de frissons. Avec l’urgence de vivre. » (…) « J’oscille en permanence », dit Caroline (entre pleurs et rires). Propos recueillis par Annick Cojean : "Je t'aime, on ne doit pas mourir" Lire : http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/28... 

Humanité… Visages. Êtres émouvants, généreux. Et le mal, son mystère. Comment et pourquoi peut-on arriver à ne plus être capables de reconnaître en l’autre un visage, une conscience, un sujet? Humanisation et déshumanisation, disent Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc, philosophes, dans une tribune de La Croix du 1er décembre, "L'idée d'humanité" : « Dans toute société, il existe alors des processus d'humanisation portés par des valeurs et des processus de déshumanisation qui tiennent à la présence de la violence ou du mal. ‘Liberté, égalité, fraternité’  est une devise qui porte une idée de l'humanité, et qui doit s'incarner dans des processus d’humanisation… » (…) « Nous avons plus que jamais besoin de tenir ensemble, à la fois dans un même pays, mais aussi dans un univers mondialisé. Défendre les valeurs de l'humanité revient à ne pas faire des autres des ennemis, à ne pas oublier non plus l'ennemi intérieur. Le mal peut toujours être porté surtout s'il trouve les supports pour se déployer. » L’ennemi intérieur qui peut faire basculer un individu dans la folie meurtrière ou l’assassinat de masse. L’ennemi intérieur, tapi en soi, fait de rancoeurs, de ressassements, de haine plus ou moins consciente… Radicalité qui s’installe, fantasmes et théories du complot, fuite dans le jihadisme. Ou, autre radicalité jumelle, rejet de l’autre, xénophobie, projections. Le mal, qui s’insinue dans l’esprit, le langage, nourrit le meurtre dans tous les cas. Donc tentons de faire des valeurs les remparts au mal tapi dans l’ombre : http://www.la-croix.com/Archives/2015-12-01/FORUM.-L-idee...

24/09/2015

Sauver Ali Mohammed Al-Nimr, jeune saoudien condamné à mort

Terrifiant. Dure reprise du blog, en commençant par un drame (loin d’être isolé, mais particulièrement choquant et bouleversant…). Plongée directe dans la nécessité de dire… (Le silence de blog, aussi, a sa nécessité, j’en ai fait une longue cure… tout en gardant quelques articles en réserve pour une revue de presse très sélective… et qui viendra).

La simple déclaration du président Hollande demandant la clémence en rappelant notre opposition à la peine de mort : nécessaire, mais insuffisante. Il faut un geste plus fort.  

Ci-dessous, des informations, et des actions : pétition sur Mes opinions (beaucoup de signatures), page Facebook dédiée, communiqués (Acat, ECPM, MPCT, Amnesty). Pétitions Avaaz, Cyberacteurs....    

Libération, 23-09-15 : http://www.liberation.fr/monde/2015/09/23/arabie-saoudite...  

Paris-Match : http://www.parismatch.com/Actu/International/Ali-al-Nimr-...  

Qui est Ali Mohammed Al-Nimr, Slate : http://www.slate.fr/story/107079/al-nimr-arabie-saoudite-...  

Multiplication des appels pour sauver Ali Mohammed Al-Nimr, Le Monde, 24-09-15 : http://www.lemonde.fr/arabie-saoudite/article/2015/09/24/...  

On attend de la France une réaction plus forte qu’une simple déclaration d’appel à la clémence uniquement en référence à la suppression de la peine de mort (ou nous serons coresponsables de son exécution). Chronique du Point, 24-09-15 : http://www.lepoint.fr/invites-du-point/charles-consigny/c...

Et Riyad au Conseil des d-Droits de l’homme…! RFI, 23-09-15: http://www.rfi.fr/moyen-orient/20150923-arabie-saoudite-n...  

Le Figaro, appel, 23-09-15 : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/09/23/31002-2015092...  

Le Figaro, info, suite, 24-09-15 : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/09/24/97001-201509...  

Ambiguïtés de l’Occident face à l'Arabie saoudite, Le Figaro, 24-09-15: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/09/24/31001-201...  

……………………………………PÉTITIONS toujours en ligne…………………………………………………………. 

Mes opinions : http://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/fr...   

Cyberacteurshttp://www.cyberacteurs.org/cyberactions/decapite-crucifi...

Pétition avaazhttps://secure.avaaz.org/fr/stop_saudi_beheadings_loc/?pv...         

03/08/2015

QATAR. LE POETE Mohammed Ibn Al-Dhib Al-Ajami / LIBÉRÉ (info avril 2016)

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Mise à jour, avril 2016. Après avoir été condamné à la perpétuité (pour ses écrits), puis à 15 ans, il vient enfin d'être libéré de manière anticipée, après quatre années de prison (info Amnesty international). Le soutien a des effets. Cependant les conditions de sa libération (et de sa liberté d'expression) peuvent encore poser question. Lien http://www.amnesty.be/je-veux-m-informer/actualites/artic... 

............. Note du 03-08-15, trace pour mémoire...................................

Poésie, oui… Récemment le Marché à St-Sulpice… Mais des poètes sont en prison, comme Mohammed Ibn Al-Dhib Al-Ajami. Au Qatar il avait été condamné d’abord à la perpétuité, puis en 2013 cela fut commué à quinze ans de prison. Pour un poème - non une critique directe de l’émir, comme cela est dit parfois, mais un poème d’espoir, rêve de démocratie pour la Tunisie et tous…  En 2012 j’avais fait une note, et depuis, j’ai toujours laissé des liens sur lui dans les listes en marge de mes notes - en étant particulièrement attentive aux dérives du Qatar concernant les droits humains. J'ai remarqué, parmi les pages qu'on trouve sur lui, qu'une édition laisse un lien en accueil vers la note sur lui, Aile, et que Poetas del mundo avait publié une ode d’hommage...

Marché de la poésie 2013 : Poètes empêchés (dont lui) : http://poesie.evous.fr/mardi-4-juin-2013-Ecrivains.html"

Aile éditions (« Créations croisées, langues en dialogue, arts mêlés… »), page de soutien (toujours indiquée en accueil), et poème, plus un message de lui, de 2013 : http://www.aile-editions.com/article/scandale-15-ans-de-p...  

Poetas del mundo. Ode au poète qatari. Site multilingue : http://www.poetasdelmundo.com/detalle.php?id=2768

Aile éditions et Poetas del mundo, page Facebook, aussi, dans les deux cas…

Pour que cela soit en mémoire, et afin de commencer à semer une graine pour des actions de soutien à venir, cette note (la précédente avait été faite au moment des pétitions et soutiens divers (articles, appels, etc.) 11-11-12...  http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2012/11/11/qa...  

 

08/05/2015

Place Igor Stravinsky, Paris, 7 mai 2015. Des voix et des images pour les dissidents d’Arabie saoudite

PHOTO 9 RAIF.jpgPHOTO 10 RAIF.jpgPHOTO 11 RAIF.jpgPHOTO 8 RAIF.jpgPHOTO 6 RAIF.jpgPHOTO 7 RAIF.jpgPHOTO 5 RAIF.jpgPHOTO 3 RAIF.jpgPHOTO 1 RAIF.jpgPHOTO 2 RAIF.jpgPHOTO 3 RAIF.jpg

PHOTO 12 RAIF.jpgarabie saoudite,dissidence,dissidents,liberté,liberté d’expression,raif badawi,waleed abu al-khair,samar badawi,abdullah al-hamid,droits humains,7 mai 2015,place stravisnky,amnesty,r.s.f.,photographies,citations,prison,prisonniersPhotographies... Manière de prolonger ces moments solidaires, de faire trace. Seuls visages visibles, militants qui ont donné leur accord ou qui ont posé volontairement (ceux qui ont prêté leur voix un instant  à chacun des prisonniers...). Je photographie les messages, dans le contexte du lieu, aidée pour certaines images par des mains tenant des papiers : symboles forts, ces mains, tissant ces fils tendus vers d’autres, pour ne pas les oublier...  

Lecture : des citations publiées par les associations ayant appelé au rassemblement du 7 mai à Paris.

"De nos cellules nous allumerons des bougies" (Dr. Abdullah Al-Hamid)  

« Je n’ai pas été enfermé pour avoir pris ma propre défense. Je l’ai été parce que je défendais les personnes opprimées de mon pays. Ne m’oubliez pas. Mais, par dessus tout, n’oubliez pas celles et ceux que je défendais. » (Waleed Abu Al-Khair, avocat des droits humains, condamné à quinze ans de prison)

« Vivre longtemps dans une cage obscure nous fait craindre la liberté. » (Waleed Abu Al-Khair)

« Aujourd’hui, il est temps de défendre la liberté d’expression en tant que telle ! Pour que jamais plus une personne ne puisse être jetée en prison pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression. » (Samar Badawi (frère emprisonné, mari emprisonné - porte-parole des dissidents...)

Extraits de NOTES de Raif Badawi (blog), repris par le GUARDIAN (en anglais). « A look at the writings of Saudi blogger Raif Badawi – sentenced to 1,000 lashes » : http://www.theguardian.com/world/2015/jan/14/-sp-saudi-blogger-extracts-raif-badawi 

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Rappel. NOTE du 07-03-2015, sur RAIF BADAWI : http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2015/03/07/ra... 

En ARABIE SAOUDITE... penser librement est dangereux...

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Penser... croire autrement... ou ne pas croire.

En Arabie saoudite oser évoquer la démocratie ou questionner les croyances met en danger (prison, torture, mort). Si nous voulons être solidaires de ceux qui subissent la répression pour leurs idées (ou pour défendre les droits de leurs compatriotes), il nous est plus que jamais nécessaire d’être vigilants : les stratégies géopolitiques tendent des pièges, le marché aussi... (C’est vrai pour ce pays, vrai pour d’autres, cf. le Qatar).Ci-dessous, quelques informations et liens...Hier, 7 mai, en fin de journée, place Igor Stravinsky, à Paris, des associations ont pris la parole pour soutenir ceux dont la parole est empêchée...

Fiche wikipedia. Rappel d’informations minimales, pour situer la problématique de la répression et l’enfermement de gens qui expriment simplement des idées mais sont considérés comme de dangereux dissidents http://fr.wikipedia.org/wiki/Arabie_saoudite (CITATIONS : « L'Arabie saoudite est une monarchie islamique de type absolu contrôlée par la famille Saoud. / La Constitution du pays se fonde sur le Coran et la sunna selon la compréhension des ‘Compagnons de Mahomet’. Aucune manifestation ou culte d'une autre religion n'est acceptée et ceux qui expriment à ce titre une opinion différente sont déclarés apostats et passibles de la peine de mort. La liberté de religion de la population non musulmane d'origine y est très restreinte, et doit s'exercer exclusivement dans le domaine privé. » (...) Les femmes sont « sous la tutelle des hommes » et « L'Arabie saoudite est le dernier pays au monde où les femmes sont privées du droit de conduire ». (...) Sont « passibles de la peine de mort » des « crimes »... « comme l'apostasie ou le prosélytisme non musulman. » (...) « L'islam sunnite est la religion d’Etat du royaume. » (...) « Une police religieuse, la Muttawa, veille à la stricte application des préceptes musulmans » (...) «  Le code vestimentaire en Arabie saoudite suit strictement les principes du hijab (le principe islamique de la pudeur... »

Samar Badawi, portrait, Le Monde, 05-05-15 (devenue le porte-parole des dissidents – son frère est le blogueur emprisonné qui a subi le fouet, son mari, avocat, a été condamné à quinze ans de prison en 2014) : http://bit.ly/1F23szF  

DOSSIER Arabie saoudite, fil d’infos, Courrier international : http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/arabie-saoudite  

Page sur Raif Badawi, toujours emprisonné, Amnesty international : http://bit.ly/1JsUATd  

Raif Badawi (condamné il y a un an à dix ans de prison et 1000 coups de fouet pour la création d'un forum de discussion en ligne et son expression libre sur la Toile). Informations complémentaires, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Raif_Badawi

Arabie saoudite... « Bilan épouvantable » d’Amnesty international « en matière de droits humains », L’Obs, 05-05-2015 : http://bit.ly/1zPuoCF

RSF demande une « réaction forte » à François Hollande au sujet de Raif Badawi, 04-05-15. (« Il est inconcevable que la France puisse garder ainsi le silence sur la condamnation barbare de ce jeune blogueur, qui pourrait à tout moment être rejugé pour apostasie et être condamné à la peine de mort, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. » : http://bit.ly/1ETz9Kc

Texte collectif des associations ayant appelé au rassemblement de soutien aux prisonniers d’opinion en Arabie saoudite, ce 7 mai 2015, Place Igor Stravinsky à Paris  : « N’oublions pas les militants des droits humains en prison en Arabie saoudite. Des avocats, des professeurs engagés, ainsi que des journalistes sont poursuivis en justice pour avoir mené  des activités jugées subversives ou terroristes par les autorités. » / « Raif Badawi, Waleed Abu Al-Khair, les membres de l’ACPRA (Association Saoudienne des droits civils et politiques) et d’autres militants sont condamnés pour des faits tels que ‘désobéissance au souverain’, ‘manipulation de l’opinion publique contre les autorités’ ou d’autres chefs d’accusation formulés en termes vagues, rassemblés dans de nouvelles lois antiterroristes qui criminalisent de fait toutes les formes de dissidence pacifique. »

07/05/2015

Serge ATLAOUI. INFOS et ACTIONS URGENTES... (LETTRE...). Audience pour le recours, déplacée au 13 mai

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Lu sur El Pais, au sujet de l'assassinat de Federico Garcia Lorca (j'ajoute ceci le 09-05): "Quien mata una vida mata al universo entero." (Qui supprime une vie tue l'univers entier, l'humanité entière"). Phrase ancestrale, transmise par la tradition biblique et présente dans le Coran. Argument supplémentaire contre l'ignominie de la peine de mort...

Peut-on rester inactif ? NON. Agir pour sauver un homme - qui, en plus, clame son innocence : la naïveté éventuelle de quelqu'un qui cherchait juste à travailler et a été manipulé... cela n'est pas un crime. Mais la condamnation à mort, oui.) Lutter pour sauver UN homme, c'est lutter contre toutes les exécutions - ce que fait ECPM, en intervenant dans tous les cas... Là, il y a urgence. Et c'est, de plus, un compatriote : notre pays, son pays, est ABOLITIONNISTE. Enfin, lutter contre la peine de mort c'est aider la longue marche vers la démocratie : pas de démocratie réelle et totale dans des pays qui pratiquent cette barbarie (qu'ils soient des régimes dictatoriaux ou apparemment des systèmes démocratiques...). 

De tous ceux qui furent impliqués dans l'accusation (trafic de drogue) seul Serge Atlaoui est condamné à mort, lui qui fut une artisan soudeur, et qui clame son innocence (innocence confirmée par les accusés indonésiens, trafiquants réels, et non condamnés à mort : ils disent qu'il ne savait pas ce qu'ils faisaient, eux, réellement). Ces témoignages n'ont pas été versés au dossier pour le procès (pas retenus). Volonté démagogique de complaire à une demande de dureté, en utilisant un étranger. Ceux qui connaissent le dossier sont scandalisés par ce qui se joue là. La société civile s'est mobilisée, sa famille, sa femme, se sont investis intensément. Impression d'être devant un mur inhumain.

ACTION...  MAIL et lettre (surtout) à l’ambassade d’Indonésie. (Le courriel ne fonctionne pas toujours, parfois boîte pleine – mais le mien ne m’est pas revenu). LETTRE...  à cette ADRESSE : Mr l’Ambassadeur / Ambassade d’Indonésie / 47 rue Cortambert / 75016 Paris. / Courriel : komparis ( at) amb-indonesie.fr

Pétition (qui a de nombreux signataires). Continuer : http://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/petition...

Autres actions  (s'informer, diffuser) : ECPM : http://www.abolition.fr/ 

PAGE FACEBOOK. « Sauvez Serge Atlaoui du peloton d’exécution » : http://bit.ly/1KPRI42

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ARTICLES et DOSSIERS :

ARTICLE du 07-05-15 : « Serge Atlaoui : la descente aux enfers d'un ouvrier soudeur », Le Parisien, (« Retour sur l’itinéraire d’un homme pris au piège » : http://bit.ly/1P4tR6p

« C’est un meurtre d’Etat ». Henri Leclerc, avocat, JDD, 26-04-15... http://bit.ly/1csr5Xy   

« Je réclame un véritable procès », Richard Sédillot, l’avocat français de Serge Atlaoui : http://bit.ly/1RhxiVV

Le président a lancé un appel officiel. Sans réponse. JDD... http://www.lejdd.fr/International/Asie/Indonesie-Francois... 

« Une insupportable barbarie », Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/04/22/01016-...

« Pour que la peine capitule » (sur l’engagement de photojournalistes), Libération, 12-10-14. Article de Sonya Faure et Luc Briand : http://bit.ly/1oatue6

Mais... Peine de mort. "Alerte", Amnesty : http://bit.ly/1JqvhkG 

Peine de mort en INDONESIE. Fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_en_Indon%C3%A9sie  

04/04/2015

La RUE... Fin de la trêve hivernale... Regards.

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Solitude, et pierres. Magnificence des lumières de la ville et terrible froideur. Corps épuisés, êtres dans l’errance. Pas celle de la recherche de soi vers le projet d’autre lieu extérieur et intérieur. L’errance dans la perte et le vide. Des yeux qui appellent au secours, ou qui n’appellent plus. C’est la rue, ici, partout, en France. Nuit : quelqu’un de très âgé étend une sorte de matelas et du plastique au-dessus de lui pour se protéger de l’humidité. Jour : deux enfants sourient aux passants, assis sur une toile avec leur mère, bout de trottoir froid. Scènes de tous les jours. Quai de métro : odeurs d’alcool et de cigarettes, hommes groupés, d’un côté, homme seul, ailleurs, qui lit : il ne veut rien des aides qui le feraient cohabiter avec ces voisins si différents. L’un d’eux, pourtant, cherche à parler aux inconnus : un peu de parole et de regard. Couloir de métro : quelqu’un aborde les gens en dansant, élégant, presque, rire des yeux, c’est l’autre solitude d’un être qu’on voit partout à des heures différentes. La rue est cet espace où se croisent ceux qui n’ont qu’elle comme lieu, et ceux qui n’ont qu’elle comme rencontre. Cela c’est le réel que tous peuvent faire entrer dans l'espace de leur conscience. On regarde ou on ne regarde pas, chacun dans son monde. Mais des créateurs choisissent de faire du regard une action, et  forcer celui des autres pour que peut-être une solidarité vienne (et ce n’est pas vain). Des associations font des paris, en croyant à la culture, la création, qui peut sauver. Documentaires dont la fonction principale est le témoignage (c’est ridicule d’exiger, comme le fait quelqu’un dans un commentaire sous une bande-annonce, de conditionner le fait de voir le film au pourcentage destiné aux gens de la rue). Et, autre expérience, regard de soi sur soi, photographies qui sont celles de ces hors lieux : témoignage, aussi, mais en plus opération d’alchimie, l’appareil photographique devient pour certains l’outil d’une résurrection, preuve que des initiatives particulières sont à inventer. Film, puis DVD, « Au bord du monde » : quel titre juste... l’idée de cet abîme qui fait frontière, sépare de tout. « 300 hommes » : hommes, d’abord humains, parlant de notre humanité. « Prises de rues », exposition. Photographies pour une « deuxième chance »...

 « Au bord du monde », documentaire de Claus Drexel. Bande-annonce (et commentaires sur le film) : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19540665&cfilm=220999.html

Critiques presse, allocine.fr : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-220999/critiques/presse/#pressreview40009004

Citations (presse) : Le Figaroscope : « Un film remarquable de noblesse et d'humanité. » / Marianne, par Alain Dreyfus : « Claus Drexel n'est pas le premier à traiter de la grande exclusion, mais il est le seul à le faire avec un tel parti pris esthétique. Non par afféterie, mais parce que le Cinémascope permet à l'oeil de discerner avec netteté tant les corps défaits que la splendide dureté du monde de pierre qui les abrite et les repousse. » / critikat.com, Marianne Fernandez : « un regard, un regard profondément humain »

Soutien de nombreuses associations (liste sur le site officiel, ainsi que les prix multiples qui récompensent cette œuvre) : « Nous soutenons le film ‘’Au bord du monde’’, pour la dignité et la parole qu'il donne aux sans-abri. Ce film ose le plus bel écrin de beauté pour ces âmes éprouvées et pose un regard sur une société qui ne parvient pas à les protéger. ». SITE (et DVD, Arte éditions, avril 2015) : http://www.auborddumonde.fr/index.php?chemin=null&langue=fr

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« 300 hommes », long-métrage documentaire d’Aline Dalbis et Emmanuel Gras (sortie fin mars 2015). Fiche allocine.fr : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228337.html

Une démarche, dit Clément Ghys dans Libération (24-03-15), qui refuse de voir ces êtres dans un ensemble confus les abandonnant à l’anonymat : « respect absolu des réalisateurs pour leurs sujets ». Ils « donnent à voir des êtres au milieu d’un inframonde. ». Le lieu où se réfugient ces hommes est à Marseille : http://next.liberation.fr/cinema/2015/03/24/marges-a-l-ombre_1227602  

Diaporama, vidéo, informations et liens, sur le site Les films de l’air : http://www.lesfilmsdelair.com/film/300-hommes

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« Prises de rues », exposition. Treize photographes d’eux-mêmes... Les photographies ont été exposées sur les grilles de l’Hôtel de Ville du IVème arrondissement de Paris jusqu’au 23 mars 2015. Elles sont visibles sur le site Deuxième marche, et des tirages peuvent être achetés. Poésie, humour, tristesse de ce qui est signifié, mais traces d’espoir, regard qui dit très fort la réalité des paradoxes (ou les paradoxes de la réalité).  Les titres sont très révélateurs.

« Ascenseur social », de Stéphane Baratay. Un escalier envahi de feuilles mortes ou de papiers, sans personne, pour sortir, semble-t-il, d’un passage souterrain entre deux rues, ou venant d’un jardin (Les Tuileries peut-être).

« Au bout la lumière », de Lorenzo Barranco. Tunnel, comme ceux où se réfugient des gens qui dorment dehors, courbes qui font temple, flaques, et cercle de lumière du jour donnant sur des arbres aux troncs épais. Espoir ? Mais c’est... au bout.

Clic-claque photographie un ciel d’arbres, avec un lampadaire : « Bientôt la nuit, douce chaleur ». Ainsi, c’est un oxymore. Seule une lumière, mais tout en haut, seule douceur, dans la menace de la nuit froide.

« Bleu blanc rouge »... Elise Juville a trouvé un sens interdit rouge à côté d’une flèche bleue, dans l’autre sens mais quand même symbole contradictoire. Il y a les trois couleurs du drapeau français : le symbole est ici celui d’une trahison des valeurs. Quelle égalité ? Quelle fraternité ?

Le « Brouillard » de Michèle est celui d’une sorte de parc d’automne. Feuilles mortes. Est-ce un lieu de refuge ? De solitude ? D’évasion ?

« Clair obscur » de Ramen semble une photographie qui serait un fragment d’un film japonais. Quelqu’un est assis là, on ne sait où. L’échappée est barrée de planches, comme les marques d’un enfermement dans une situation insupportable.

« Hitchcok », photographie signée ‘Bossu de Notre-Dame’. Echo des oiseaux du cinéaste de l’effroi... Quelqu’un qui vit dans la rue, est en train de nourrir les pigeons, cherchant ce qu’il donne dans une sorte de voiture d’enfant chargée d’effets : lui partage... et ils viennent en masse à lui. Ce doit être sa joie.

« L’abandon », de Cerf-volant. Dans les mêmes tons un peu rosés : voiture d’enfant (vide), sol, feuilles mortes, un désert. La rue commence parfois pour certains par un abandon, enfant, mais l’abandon est aussi  ce non-geste collectif de la société. Solitudes.

Humour et poésie, chez Franck et Michel, Clic-claque (Le pseudo n’est pas clic-clac, mais bien clic-claque : gifle, froidure du vent qui claque dans les nuits dehors, mort risquée ou trouvée. Claques de la souffrance. Gifle que les images renvoient, pour secouer l'inertie sociale. On nous laisse interpréter. C’est aussi fort que les photographies, ce choix). Poésie et humour aussi chez Régis, Jean-Marc, et  les autres... Tout est très réussi...

SITE : http://deuxiememarche.org/exposition-prises-de-rue/

Page (et diaporama), toutelaculture.com : http://bit.ly/1Hu66gn

Article, Le Parisien, 20-02-15, par Philippe Baverel, « Des sans-abri derrière l'objectif » : http://bit.ly/1NHPW4G

.................. et NOTE du 26-11-2011 (Enfants des rues)... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/11/26/enfants-26-novembre-journee-des-enfants-des-rues.html