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20/10/2015

Barzakh, intermonde et océan… Mohammed Dib et Jeff Foster… L’écriture et la vague...

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« Qu’est-il arrivé à cette part du Monde ; à ses jours, à ses nuits ? Serait-elle tombée dans un entre-deux où chaque composante du temps ne sait dire que son contraire ? (…) N’est-ce pas le barzakh, s’il pouvait exister et s’il faut y vivre ? » 

Mohammed Dib, Neiges de marbre.

Citation en exergue sur  le site de Barzakh éditions... http://www.editions-barzakh.com

Note sur le livre, librairie Ombres blanches : http://bit.ly/1NlToUL )

Barzakh (citation de Mohamed Dib...), peut se comprendre de multiples façons. Dans l’ouvrage, «  Neiges de marbre », c’est la perte, le deuil qui fait s’interroger sur le « barzakh », mot qu’on traduit par la notion d' « intermonde », cet espace entre la vie physique et un monde où seraient les âmes après la mort. Séparation, barrière, écran, espace… Mais aussi, dans la trame du livre de Mohammed Dib, la part d’ombre des êtres, des marges de la folie. On peut voir, dans le barzakh, simplement la métaphore du mystère de cet entre-deux qu’est le temps de la mort (nous étions, corps présent, ancré, heureux ou souffrant, et nous ne sommes plus, nous entrons dans la mémoire et dans l’oubli des autres). On peut y lire aussi le symbole du trouble entre savoir et ne rien savoir, croire et ne pas croire. Mais chez le poète on peut aller encore plus loin, autoriser toutes les lectures, en faire une méditation sur la part d’ombre de notre monde, enfermé dans ses barrières, ses masques et ses haines.

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« La vague regarde l’océan et demande : ''Pourquoi tant de vagues si tout est l’océan?’' » / « Bien sûr, il n’y a jamais eu de vague séparée. Ainsi les questions se dissolvent et la réponse devient absolument apparente. » 

Jeff Foster, « Une absence extraordinaire », p.142, éd. Almora   http://www.almora.fr/telechargement/jeff-foster/383-une-a...

Et, autre citation, la vague, encore (métaphore qu’il utilise dans ces passages de deux livres, pour tenter de traduire ce que peut être l'expérience de la non-dualité, dans l’esprit de quelqu’un qui vit une ouverture de conscience qui métamorphose le sens de l’identité personnelle, la perception de l’altérité supposée d’autrui)...  

« D’un certain point de vue, une vague peut sembler éloignée d’une autre au milieu de l’océan, mais du point de vue de l’océan, dans la mesure où chaque vague est l’océan lui-même, le concept de distance ou son absence, perd son sens. » (…) « Toutes les vagues dans l’océan que je suis sont par essence ce que je suis même si en apparence certaines sont à des milliers de kilomètres les unes des autres. » 

Jeff Foster, « L’acceptation profonde », p.90, éd. Almora   http://www.almora.fr/telechargement/jeff-foster/382-l-acc...  

N’est-ce pas cela que nous tentons de rejoindre quand, comme les Israéliens et Palestiniens qui dialoguent et refusent la haine, parents qui partagent ensemble leur souffrance d’endeuillés, nous voyons en l’autre le même? 

Difficile, devant certains faits de l’actualité quotidienne, ici et ailleurs, partout, devant la noirceur et la brutalité de crimes, de voir en l’autre le même, bien sûr… Mais pourtant, si nous savons être en train de vivre dans un monde dont nous sommes aussi les co-créateurs, que devient la pensée de la vague? 

24/01/2012

Victor Segalen, cité en exergue, sur sorosoro.org (langues du monde…)

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« Augmenter notre faculté de percevoir le Divers, est-ce rétrécir notre personnalité ou l’enrichir ? Nul doute : c’est l’enrichir abondamment, de tout l’univers. »

Victor Segalen

Exergue du site associatif SOROSORO.org (« Pour que vivent les langues du monde ») : http://www.sorosoro.org/  (Planisphère des langues, vidéos, informations…).

Langues, justement… Elles font partie des sujets abordés par Amin Maalouf dans son ouvrage « Les Identités meurtrières » (note précédente…). Page 160 (Livre de Poche), il écrit ceci :

« Se contenter, en matière de langues, du strict minimum nécessaire serait contraire à l’esprit de notre époque, même si les apparences semblent suggérer autre chose. Entre la langue identitaire et la langue globale, il y a un vaste espace, un immense espace qu’il faut savoir remplir… »

22/11/2011

La Ruelle bleue, blog littéraire. En exergue, Kafka…

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« Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous »

                              Kafka 

La Ruelle bleue, blog littéraire : http://www.laruellebleue.com (celui d’une lectrice, pas d’une critique, c’est ainsi qu’elle le définit, même si sa profession est en rapport avec les livres).

L’exergue est une phrase de Kafka que j’apprécie particulièrement. Comme c’est juste… Bonne idée que mettre cette pensée en exergue d’un blog qui dit l’amour de la  lecture. Oui, si un livre n’est que de la confiture tiède, peu importe qu’on le lise ou pas : il ne changera rien, ne donnera ni force ni courage ni lucidité ni joie ni rien. Secouer, bousculer, questionner, heurter, voilà ce que doit faire un livre.

En accueil, l’image bleue d’une femme qui tend une coupe. Beau symbole : don, offrande, nourriture intellectuelle partagée, curiosité offerte pour enrichir autrui… Le bleu de l'illlustration, le bleu du nom. Bleu? La mer du voyage? Le ciel du rêve? Couleur froide, dit-on, que la symbolique associe à la spiritualité, à la réflexion, au mystère, à l'incertitude... Beau symbole, donc, doublement.  

J’ai découvert ce blog très récemment, en fouinant sur la Toile, pour lire des articles sur le livre d’Arturo Pérez Reverte, Cadix ou la diagonale du fou. Et, parmi d’autres pages, j’avais trouvé celle-ci. J’ai d’abord repéré l’exergue, en ouvrant le lien… 

La page sur cet ouvrage (déjà citée dans la note du 17-11-2011) : http://www.laruellebleue.com/7328/cadix-ou-la-diagonale-du-fou-arturo-perez-reverte-seuil/

L’A propos, en accueil du blog La Ruelle bleue : http://www.laruellebleue.com/4672/a-propos-2/

ENTRETIEN. « Qui se cache derrière La Ruelle bleue ? » (Questions de Stéphanie Joly) : http://www.pariscilaculture.fr/2011/10/qui-se-cache-derriere-www-laruellebleue-com/

Nuage de mots-clefs (ou « tags »), à voir en accueil. J’en relève certains : Actes Sud, adolescence, altérité, coup de cœur, création, détresse sociale, enfance, engagement, politique, Europe, existence, femme, Histoire, intrigue, quête d’identité, quête initiatique, racines…  

Les liens : http://www.netvibes.com/laruellebleue#blogs

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MISE à JOUR... La Ruelle bleue a mentionné (2013) que les publications s'arrêtaient après trois ans d'activité intense... Mais les 280 articles sont toujours lisibles en ligne.