"Égarer la lenteur".. Incipit, excipit, titres... Parcours de livres, éds. Unicité.
26/06/2019
Voilà une autre manière de donner à lire…
Beaucoup de livres en lecture programmée (Marché de la Poésie…), ou lus plus ou moins récemment. Envie de noter un parcours rapide. Cette fois, je fais un tour dans un catalogue (éds. Unicité)...
INCIPIT. Premières phrases, premiers vers… Les incipit (mot invariable, mais l’usage joue avec cela…) peuvent suffire à révéler un univers, donner envie de lire plus, ou pas.
EXCIPIT, Les excipit disent comment l’auteur a voulu la fermeture de sa parole, et cela fait sens.
Pour chaque livre… deux citations. Incipit, d’abord, excipit ensuite, puis le titre, l’auteur. S’il y a une épigraphe, je passe (cette fois…). Et pour certains livres, je reviendrai citer les exergues… Entre parenthèses je note un commentaire...
Voilà une autre manière de donner à lire…
Beaucoup de livres en lecture programmée (Marché de la Poésie…), ou lus plus ou moins récemment. Envie de noter un parcours rapide. Cette fois, je fais un tour dans un catalogue (éds. Unicité)...
INCIPIT. Premières phrases, premiers vers… Les incipit (mot invariable, mais l’usage joue avec cela…) peuvent suffire à révéler un univers, donner envie de lire plus, ou pas.
EXCIPIT, Les excipit disent comment l’auteur a voulu la fermeture de sa parole, et cela fait sens.
Pour chaque livre… deux citations. Incipit, d’abord, excipit ensuite, puis le titre, l’auteur. S’il y a une épigraphe, je passe (cette fois…). Et pour certains livres, je reviendrai citer les exergues… Entre parenthèses je note un commentaire...
Arpenteur du silence
dire est l’écho oublié
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Il y a toujours un regard attaché à un autre regard
s’il n’est pas brisé
Éric Dubois, « Chaque pas est une séquence », 2016

Ma note du 28 mai 19 sur ce livre…
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Il faudrait pouvoir dire le vent
aussi bien que l’écorce de l’arbre
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Il arrive parfois / qu’un éclair dans la nuit
soudain / s’immobilise
tel un désir inassouvi / d’éternité
Gérard Mottet, « Dans les plis du silence », 2019

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Les bruits du monde sont le paravent des habitudes
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Situer le monde / dans son rétrécissement
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Depuis quelque temps la vallée /des toits gris souci se refermait
et les hiéroglyphes de pouvoir / proliféraient sans gouverneur
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la porte de l’ouest s’ouvre au nomade / ancrage moiré point cardinal
tempo primo
Pascal Hermouet, « Sillage », 2019

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Il manque à ce récit de vrais dialogues, mais désolé, je n’ai pas pu vraiment les transcrire à partir de ma mémoire, car j’ai oublié beaucoup de choses. Il m’est arrivé bien des péripéties, dans ces années-là, que je n’ai pas évoquées, peut-être, un jour, sait-on jamais… j’en parlerai aussi…
Éric Dubois, « L’homme qui entendait des voix », 2019
Livre préfacé par Laurence Bouvet : « récit personnel mais pudique… qui relate ce temps des brisures de l’âme… ».
(Oui. Prose d’un souffle qui tient du début à la fin. Livre nécessaire. Une autre parole que celle de ses recueils, mais qui nous touche, me touche, car elle traite de douleurs humaines plus partagées qu’on ne le dit. Et c’est écrit avec la force de l’écriture du poète. Portée universelle.)
... Mise à jour. Recension de ce livre, note du 17-07-2019... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2019/07/17/l-homme-qui-entendait-des-voix-et-qui-est-lui-une-voix-qui-6164968.html
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Comment vivre le monde quand je ne connais que
Toi pour réalité
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J’invoque toute blessure
Qui semble vouloir te livrer à la nuit
Watson Charles, « Le chant des marées », 2018

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été indien / les reflets de la douceur / des premiers rayons
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au bout du chemin / là où les rêves s’arrêtent / commence l’aventure…
Patrick Fetu, « Un bout de chemin » (avec ses photographies), 2019

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rien ne vient. / le son sec des branches mortes / sous mes pieds
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loin, si loin / du feu d’artifice / l’étoile filante
Vincent Hoarau, « Silences », 2016

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Arôme d’herbes / je cache sous le mimosa / lait de végétaux
C’est par là que va / mon enfance / mon vieillissement / fumé parfumé / entre cahiers endormis
Voyageurs / moi / je marche seul dans la maison / du rêve… (poème 1969)
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il est dangereux de ne pas regarder l’humour qui regarde
il est dangereux de ne pas regarder l’inhabituée qui regarde
il est dangereux de ne pas regarder l’inachevé qui regarde
il est dangereux de ne pas regarder l’inexistant qui regarde (poème 2019), p.529.
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Tu es libre. Je suis venu avec ma Psychopoésie / pour te psycho-libérer à l’instant. / Maintenant tu peux t’envoler sans peur ni danger . / Nous sommes un.
(2019… p. 781). Plus une déclaration finale, ouvrant à la lecture plutôt que fermant le livre, pas donnée comme poème, mais écriture de poète, avec son sérieux… humour (« qui regarde »).
Pablo Poblète, « Psychopoésie » / Anthologie Totale 1969-2019, 50 ans de poésie, 2019

Le fragment que j’ai posé, en premier faux et vrai excipit, est page 529 d’une somme qui compte près de 800 pages. C’est le dernier poème, noté 2019, quand les textes qui suivent sont des études, des articles, des entretiens, des réflexions, des analyses : textes essentiels mais autres. Donc ici, incipit et excipit ne le sont pas d’un recueil mais d’une vie de poésie. Et quand on sait que c’est le bilan de tant d’années d’écriture ce n’est pas du tout une lourde accumulation. (Cela je l’apprécie, car j’y vois le signe d’une exigence : l’écriture de quelqu’un qui a suivi - par choix personnel - l’injonction du poète Emmanuel Hocquard, qui disait qu’écrire c’est aussi savoir s’arrêter). J’ai été écouter Pablo Poblète lire (ou plutôt dire) ses textes, entre lecture théâtrale et improvisation. Un don pour le spectacle qui fait entendre (parfois jusqu’au cri) le sens du message. Poète que je connaissais par certains textes et par ses interventions solidaires (pour une cause ou une autre). En humaniste - comme il le dit, lui, de son éditeur François Mocaër, dans sa dédicace à ses proches, amis, soutiens).
MC San Juan
LIENS…
SITE des éditions Unicité (poésie, haïkus, photographie, spiritualité...). Y retrouver ces livres et ces auteurs...
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Et, parenthèse voyageuse sur Toile…
INCIPIT. Une liste…
EXCIPIT. Une liste…
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