
Déjà, ce titre, Avant que s’efface l’ineffable , retient, touche, au point de retarder le geste de la main, qui reste en attente au-dessus de la couverture. Alors on « écoute » le titre. Assonances. Ce « a » des commencements de tout, ce « e » muet du murmure. Allitération. Ces « f » du souffle léger, de la trace à peine esquissée, accentuant l’effet de murmure. Et quand on ouvre les pages et lit, on découvre que tout est annoncé dans ces quelques mots. En exergue, une citation de Charles Morgan : « Les dieux ne meurent pas, ils changent de nom. » Un recueil dense, où alternent...