20/06/2026
Diérèse n°95
En exergue, une citation d’Alain Bosquet :
« Suis-je l’être ou l’objet ? Je suis ce qui oppose le signe du mystère aux signes de l’erreur. »
On peut comprendre, ainsi, qu’accepter de regarder ce qui échappe peut-être à l’ordre rationnel ouvre la possibilité d’accéder à de paradoxales vérités déchiffrées en saisissant ce qui appartient à l’espace du mystère.
Car, oui, dans ses textes Alain Bosquet fait s’interroger Dieu (le concept de Dieu, cosmos ou abstraction du sens ou non-sens du réel) ou lui-même, le Je qui écrit, sur le sujet, l’être en face du rien (ce vide tel que peuvent le penser les bouddhistes). Une des réponses, hypothèse, est encore une question : « Suis-je un compromis conclu par l’être et le non-être aux dépens de moi-même ? » La conscience est une frontière, est à la frontière. Alors l’écriture se pose aussi dans cet espace intérieur « entre », l’enjeu de la poésie étant de parier sur la force des mots pour relier ce qui normalement ne peut l’être.
02:12 Publié dans Recensions.REVUES.poésie.citations.©MC San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : diérèse n°95, poésie, théorie littéraire, livres, citations, daniel martinez






















