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30/07/2021

Ritournelle pour un jardin de pierre, de Michel Lamart (suite d'une lecture esquissée le 19-05-21)

1182750108.jpgRitournelle pour un jardin de pierre, de Michel Lamart, À L’Index, coll. Les Plaquettes, 2018. 

Quand j’ai commenté le titre c’était pour rendre compte d’un ouvrage que j’aurais voulu lire (qui était épuisé - et que, depuis, j’ai pu lire). Pour une note sur plusieurs plaquettes, toutes liées au regard. Mais j’avais lu quelques mots sur le site d’À L’Index (Le livre à dire, Jean-Claude Tardif). Et je connaissais suffisamment de textes et travaux de Michel Lamart pour avoir l’intuition de sa démarche et pour deviner que ses mots, accompagnés par des monotypes de Marie Desmée, devaient être un riche exercice de regard. J’avais lu ce qu’il écrivait dans un beau dossier, Autopsier un mirage, consacré à un poète photographe, Michel Mourot, publié par À L’index (n° 38) et recensé ici. 

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30/06/2021

PLANÈTE. Alertes du GIEC. Enjeux climatiques, questions et réponses. Le vivant, humain et non-humain...

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La Terre est partout notre terre         Esprit je le sens ce mystère               Nourredine Ben Bachir, Méditation sur la banquise                                                (poème mis en chanson par William Edery)

La crise écologique agit comme un examen de conscience.
Hubert Reeves, astrophysicien
Entretien pour Le Monde des Religions n°87, 01-02/2018

Une question fondamentale se pose d’une façon de plus en plus pressante : la crise planétaire contemporaine prendra-t-elle fin grâce à l’action déterminée des Terriens ou par leur disparition ?                                Hubert Reeves, Mal de Terre

L’alerte écologique mondiale a été lancée il y a 50 ans par le Rapport Meadows. La prise de conscience, très lente, est encore très insuffisante. Les forces du statu quo sont énormes. Le vide de la pensée politique est énorme.                                       Edgar Morin, Paris-Match, 16-04-2020

planète,terre,climat,réchauffement climatique,g.i.e.c.,giec,astrophysique,climatologie,conscience,écologie,cosmos,poussières d’étoiles,astrophysiciens,spiritualité,humanité,paradigme,citations,livresJ’ai osé le pari de rendre moins innommable le vertigineux mystère du monde qui nous entoure et nous fait.                                                 Jean-Pierre Luminet, L’Écume de l’espace-temps

Rappelez-vous qu'il faut regarder les étoiles, pas vos pieds.                                                 Stephen Hawking, Brèves réponses aux grandes questions

Même en plein jour les étoiles                                                    te touchent du bout des doigts.                                                  Jean Mambrino, distiques, Le mot de passe

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Les éléments de réponse à nos questions (et anxiétés) se trouvent chez les scientifiques (divers). Climatologues, biologistes ou penseurs des étoiles, astrophysiciens rejoints par les poètes (ainsi Jean Mambrino)... Elles se trouvent aussi en sciences humaines (ethnologie notamment). Voyage de pensée menant jusqu'aux univers des chamans, et passant par la spiritualité et la philosophie... Des livres et des livres... 

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SOMMAIRE de la note

. Le GIEC… rapport, travaux, inquiétudes                           

Menaces sur l’humanité

Biodiversité en danger (ou pas ?). Dossiers de presse...

. Articles, citations, options. Divergences… 

Le désir de catastrophe, LIVRE. L’inconscient humain…    

. Géopolitique de l’environnement, concepts (pdf, ENS)  

. Devons-nous tout arrêter ? Choisir la décroissance ? NON (et l'industrie ?). NON (risques plus grands...). OUI, dans un sens.  Bifurquer. Il n’y a pas d’alternative. (Bernard Stiegler et 60 scientifiques de 15 pays). OUI. Ou faire autrement. Bifurquer, certains le font déjà. Dossier-reportage de PhiloMag dans le Vercors, Les nouvelles graines de la résistance. Ainsi Baptiste Morizot ou Nastassja Martin            

Prise de conscience commencée ?

Peuples premiers, ce qu’ils ont à nous dire… La collection terre humaine, Jean Malaurie

. Et du côté du chamanisme ? Intérêt pour les peuples premiers, vers une autre pensée du vivant. PhiloMag, et trois dossiers de revues (Inexploré, Le Monde des religions, Nouvelles clés)... Plus une référence de livre donnée par Le Monde diplomatique

. Nature sauvage ?  (Parfois la nature est choisie CONTRE les autochtones, cf. reproches faits à l'ONG WWF et à l'Unicef). Article du Monde    

. Deux riches pensées du vivant. Emanuele Coccia, philosophe, et Jacques Tassin, chercheur en écologie végétale. Ouverture...    

. Animaux, autre perception, nouveau statut...   

. Une autre dimension, penser le cosmos avec les astrophysiciens

. Autres pistes, avec l’Appel de Fès, un regard spirituel

. Un regard critique sur les processus destructeurs des humains. La pensée du philosophe Emanuele Severino

///  MISE à JOUR, 20-07-21. L'appel de la vie sauvage, dossier du Courrier international, 14-07-21. ///

. LIENS. Encore des LIVRES. Essentiels. De Nastassja Martin, Baptiste Morizot, Philippe Descola, Jean Birnbaum (participation de Philippe Descola), Bruno Latour, Théodore Monod, Hubert Reeves, Satish Kumar, Corine Sombrun, Brigitte Pietrzak, Laurent Huguelit, Mario Mercier… Deux ENTRETIENS, avec Bruno Latour, PhiloMag et avec Satish Kumar, La Vie… Des ARTICLES,  dont un du Courrier de l’Unesco de mai-juin 1986 (lisible intégralement en ligne). Planète en danger… (1986…!!!). Une PAGE sur le chamanisme. Deux FICHES wikipedia. Un DOSSIER sur les peuples premiers (revue Sciences humaines). Des SITES... (celui d'Hubert Reeves et des associations diverses, terre).

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06/05/2021

Parcours de quelques livres... Éditions Unicité. Lire Éric Desordre, Pascal Hermouet, Pascal Mora, Mohsen Marashi Pour, Éric Dubois...

Unicité éd.jpgD’abord, l’édition, car ce sont des livres qui sont tous publiés par les éditions Unicité (picorés sur quatre années, 2018 à 2021). Cette édition, qui n’a plus à prouver sa qualité, a été créée en 2010 par François Mocaër, écrivain engagé dans un itinéraire personnel qui donne sens à ses choix d’éditeur et au nom de son édition (voir la note précédente). Cela paraît très proche, 2010, alors que les traces concrètes des productions commencent à être assez nombreuses, et que l’aura dépasse la région parisienne, notamment par les auteurs qui viennent de toutes régions et d’au-delà des frontières, pour certains, comme le jeune philosophe iranien, dont je présente ici un ouvrage. Il a su pouvoir être compris là. Puisqu’il cherche à dépasser la dualité, toute pensée de séparation, même dans un contexte difficile.

Unicité, l’exergue en accueil sur le site explique ce que cela veut signifier. Une citation d’Albert Einstein, ce chercheur maître en rationalité mais ouvert à une compréhension du réel qui lui fait ressentir émerveillement devant ce qui est, dans ces moments, écrit-il, "où l’on se sent libéré de ses propres limites et imperfections humaines". Et… "Il n’y a qu’être", ajoute Einstein. Être. Voilà un mot qui aidera à comprendre les démarches des auteurs recensés aujourd’hui. Aucun n’est dupe de ses limites ou fragilités (la sagesse commence par la connaissance de nos "imperfections humaines"…). Mais aucun ne s’arrête là. Chez tous ce désir d’échapper à ce qui sépare d’autrui et de la possibilité de l’émerveillement, si on arrive à produire en soi la capacité de vivre de tels moments d’ouverture de conscience. 

Autre chose est à noter. Certains sont photographes. Mais dans tous ces livres le regard est important. Savoir regarder le monde (le vivant, la nature, les choses), et les visages, les yeux, d’autrui. Les yeux, profondeur qui offre plus que la beauté. Le regard, comme celui d’Albert Einstein, "fixé en émerveillement sur la beauté froide et pourtant profonde et émouvante de ce qui est éternel, de ce qui est insaisissable". Lisez la citation complète en accueil sur le site.

Lien… http://www.editions-unicite.fr

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01/05/2021

Poésie. Deux recueils de François Mocaër. "On écrit avec le corps dès le signe d'un basculement vers la douleur". Et "Le don du silence est le diamant du vide"… Parcours, de 2003 à 2020.

F Mocaër On écrit.jpgJ’ai inventé la nuit
qui gênait nos rumeurs
La fragilité d’un arbre
me donne espoir
p. 23. François Mocaër, On écrit avec le corps dès le signe d’un basculement vers la douleur, L’Harmattan, 2003
 
Dans une poussière
il y a le monde
p. 16 
Nous sommes pauvres
près de cette folie qui fait de nous
ces hommes débarquant
au cœur du dernier sursaut
p. 17
avant que nous disions oui
à l’immense
dont chacun de nous porte le mystère
p. 43
F. M., Le don du silence est le diamant du vide, Unicité 2020 
 
Essaie de répondre à la question  
qui suis-je
sans te référer à ton moi
qui se projette constamment dans le futur
François Mocaër, S’abandonner à la plénitude, Accarias l’Originel, 2010
p. 65, rééd. Unicité, Définitions de Dieu/Le chant de l'éveil, 2020 (2ème partie du volume Le don du silence…)
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Deux volumes, trois recueils (dont une réédition). Le livre de 2020 est suivi de la reprise d’un ouvrage publié en 2010, et qui est tout à fait dans le même esprit. L’un éclaire l’autre. Mais lire l’ouvrage de 2003 fait de l’itinéraire une évidence, tant pour la dimension personnelle des vécus tels qu’ils sont partagés (vécus émotionnels, interrogations métaphysiques, questions éthiques) que pour la démarche d’écriture. Rien d’ancien, qui serait dépassé, dans la publication de 2003. Les textes demeurent, évidemment, avec toute leur force. Mais on suit, en poésie, dix-sept ans de maturation (2003-2020), avec une étape, donc, en 2010. Cela pour les publications. Car la poésie, elle, est présence permanente, et c’est de ce lieu qui demeure qu'elle provient. Peu de livres dans une vie de poète. Et quelques romans, peu nombreux, qui ne sont pas étrangers au domaine poétique. Ainsi À l’aube d’un dimanche raconte l’histoire d’une femme qui fait dire ses poèmes, pour la voix, par un homme qui va découvrir ainsi le pouvoir de la poésie. Le poème est rare quand il est méditation. En 2020 on retrouve des thématiques présentes en 2003, mais avec le détachement de qui a pris la mesure de l’essentiel, sachant lâcher l’inessentiel. 
 
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26/08/2020

POÉSIE. Les Cahiers du Sens N°30, Le silence. Et des livres associés...

Cahiers du Sens 30.jpgEn lisant la revue j’ai commencé par la fin, ou presque la fin, les voyages, puis les recensions. Notes de lecture de plusieurs intervenants. Les miennes, que je ne commenterai pas, sont le condensé de notes de blog trop amples pour la rubrique, et que j'ai donc résumées. Lecture de François Cheng et Patrick Le Bescont (Échos du silence), de Jean-Luc Leguay (Le Maître de lumière), et d’un numéro de Poésie première sur le silence. Je ne parlerai pas, là, non plus, de mon texte dans le dossier "Silence" (Déchiffrer ce qui lentement se déploie), ni de mes poèmes (je me contente d’en noter ici les titres : Des oiseaux… / L’apogée du parfum. (Et maintenant je ne m’occupe plus que des autres, notant et commentant). Mes publications, j’y reviendrai en automne... (Mise à jour 07-12-20. C'est fait. Deux mois après, j'ai repris mes trois textes (dont deux poèmes), et posé titres, exergues et fragments, tout en bas de la note...). 

Quatre parties, dans la revue... Dont je change l'ordre.

Voyage... Lectures... Textes sur le silence, le dossier... Anthologie, poèmes. 

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15/07/2020

Rainer Maria RILKE, Le livre de la pauvreté et de la mort. Ou ce "que tout homme en soi porte", ce "fruit autour duquel gravite tout"…

1 RILKE.jpg
Ô vers où l’emporta, lui si clair, sa chanson?
Que ne le sentent-ils de loin
dans sa joie et dans sa jeunesse
les pauvres qui attendent ?
 
Que ne surgit-il en leur crépuscule —
Lui, de la Pauvreté grande étoile du soir ?
Rainer Maria Rilke
Le Livre de la pauvreté et de la mort (1903), excipit
Seuil, Œuvres 2, 1972
(traduction de Jacques Legrand)
 
C’est le dernier poème d’un recueil (qu’on regroupe avec deux autres dans Le Livre d’heures). Textes d’une méditation sur la mort, adressée à Dieu comme un défi (Seigneur…), et cherchant en François d’Assise le maître en pauvreté authentique, pure (celle d’un être lumineux). 
L’excipit nomme deux sortes de pauvreté, celle du manque que vivent dans la souffrance les êtres humains perdus dans des villes douloureuses à vivre, sans repères de sens, et celle, avec majuscule, du dépouillement du grand pauvre, François d’Assise ("Ô toi qui sais"), "l’étoile du soir", et paradoxalement, aussi, du Dieu auquel Rilke s'adresse. Puisqu’il lui demande de pouvoir aller loin des villes, ces lieux de misère où il est "enfoncé jusqu’à en suffoquer" : "Envoie-moi dans tes déserts". Bien sûr il évoque là les vrais déserts terrestres, mais symboliquement aussi ce qui pour lui est un attribut de la divinité, du sacré : la dépossession de tout, un absolu - vide de l’inutile car absolu. Il demande aussi, pour tous, d’accomplir "en nous ton signe suprême" (…), de nous donner "l’austère maternité de l’être". Comme pour une contagion de dénuement afin de rejoindre la part sacrée, une essence dépouillée de ce qui charge l’âme d’autre chose qu’elle.

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28/06/2020

Jean Mambrino, Le Veilleur aveugle

1 Mambrino.jpgAvance,
Corps de soleil et de blessures, 
Le vent des nuits pour seule armure,
Porteur d’une coupe de sang,
Entre tes mains consumées.
Tout l’espace de la guerre
Profonde, les jeux du monde,
Les plaines bleues de haine, la mer
En flamme, fument
Sous la semence du sang.
Le temps ruiné 
S’ouvre au dur amour
Par la bouche enfin fraîche des morts,
Exhalant à travers un visage de larmes,
L’aveu plus ancien que l’aurore,
Une bouffée de lilas blancs.
   Jean Mambrino
   L’Aveu, 1958, poème dédié à Jules Supervielle, premier du recueil, Le Veilleur aveugle, Mercure de France, 1965, rééd. Cahiers bleus/Librairie Bleue, 2002.
 
Le livre est dédié à "À mes Amis connus et inconnus", ce qui signifie, inconnus, ses lecteurs non rencontrés. (Lecteurs dont il sait qu’ils le lisent en empathie, en "profond et silencieux partage", si je reprends la dédicace qu’il posa sur mon exemplaire, avec dans son regard la qualité de cette profondeur aimante d’une amitié inconditionnelle. Je me souviens de ce regard, on en croise peu souvent de tels). 

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22/06/2020

Andalousie… L’Envoyé de l’esprit, de Z’ev ben Shimon Halevi. Et La Confrérie des Éveillés, de Jacques Attali.

1.Envoye-de-l-esprit.jpgDouble relecture.
 
D’abord, un livre très particulier, d’un auteur qui l’est encore plus. Une des quelques rencontres les plus inouïes que j’ai pu faire dans ma vie, jusqu’ici. Un beau caillou sur le chemin, un de ceux qui montrent la route du dehors et du dedans. L’auteur faisait des conférences-ateliers, réservées à un public invité, et disparaissait comme il était venu, peu soucieux d’être suivi par des curieux.
Le livre est L’Envoyé de l’Esprit, roman initiatique de Z’ev ben Shimon Halevi (Warren Kenton est le nom anglais, transformé, le nom originel familial complet étant  Z'ev ben Shimon ben Joshua Haham-Halevi.
C’est un kabbaliste anglais connaisseur de l’Andalousie juive et métisse (les diasporas de gens et d'idées ont leurs mystères). Sa tradition est celle dite de Toledano (lignée sépharade). Ce livre fait pénétrer comme peu le font, dans l’univers andalou, tel que perçu par les récits transmis de génération en génération. C’est un livre de mystique, dont le message est l’idéal d’une Andalousie spirituelle fraternelle, mais où cependant on enfermait ceux qui ne suivaient pas la loi du moment. 

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23/05/2020

POÉSIE. La Beauté Eurydice, Sept Chants de Georges de Rivas

1 RIVAS.jpgEn exergue, Tolstoï, sur la beauté et l’amour. 
Le livre, La Beauté Eurydice, commence par deux "Chants" d’Orphée, grands poèmes en vers, quatre pages l’un, trois l’autre. Et ce n’est qu’à la fin de l’ouvrage qu’on retrouve de nouveau quatre poèmes en vers. À part un texte demandé par Eurydice dans le dialogue, et intégré au centre du livre, "La Rose circumpolaire", pp 47-48. Tout le reste du livre est un dialogue entre Orphée et Eurydice. Pas en répliques comme au théâtre, non, sortes de stances en prose. Mais la structure du livre est organisée en sept parties, dites Chants, qui regroupent dialogues et poèmes. 
Large souffle. Pas étonnant que Georges de Rivas aime Saint-John Perse et Victor Hugo (deux des neuf auteurs étudiés dans un essai publié en 2014, La Poésie au péril de l’Oubli).
J’ai pensé "ample souffle" en lisant les premières pages, et retrouvé cette expression dans un titre et un texte. Car le poète qui écrit est aussi celui qui a conscience de ce qu’est son art, de ce qu’il conçoit comme essence formelle et signifiante de "sa" poésie, de "la" poésie, cet élan du chant.
 
Dès le premier poème on est dans l’univers de l’alchimie dont on retrouve des éléments symboliques. Étrangement c’est l’absence qui est l’athanor. Comme si dans la nuit intérieure un processus  de transformation créait la possibilité de la parole poétique et de la rencontre de la "voix". On est aussi dans le monde de la lecture des signes, celui du mystère qui est à dévoiler et concerne le coeur et l’âme ("l’âme infinie", "l’Âme du monde"), sur une "route pavée d’oracles". Genre assumé de l’oaristys (poème antique du dialogue amoureux).

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18/05/2020

POÉSIE. Un recueil de Silvaine ARABO... Arcanes majeurs (sommet abouti)

2 Arabo.jpgSeconde lecture…
 
Arcanes majeurs, éd. Alcyone, 2018
 
La poésie est une mathématique mystique et voluptueuse du feu.
Carl Sandburg, Aphorismes (trad. de l’anglais américain par Alain Bosquet)
Cette définition de la poésie me paraît l’idéale entrée pour la recension d’un livre où le dragon mythique a son blason, et la poésie, par lui, son feu affirmé...
 
Dans le Tarot  de Marseille les vingt-deux arcanes sont des cartes qui représentent des réalités archétypales, personnages ou processus ou parts de l’univers (lune, soleil). Elles renvoient à des réalités intérieures de la psyché, et à des étapes dans un chemin initiatique. Riches de symbolisme, fortes d’une dynamique énergétique, c’est un univers infiniment commenté, dont les figures stylisées offrent un miroir à qui veut s’y interroger. 
Mais Silvaine Arabo a créé son propre référentiel d’arcanes (que la plasticienne Claudine Goux a mis en images).
Ici il n’y a pas vingt-deux arcanes mais quinze. Peu de personnages, trois - le roi, la reine (la mère), le mage. Un animal (l’oiseau). Tous les autres sont des éléments de la nature (vents, forêt, ozone…). C’est un tarot chamanique, commençant et finissant par un Chant.

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12/05/2020

POÉSIE. Saraswati 10, parcours de citations...

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Je commence par les citations hors textes, choix de l’édition qui dit une orientation (éthique, esthétique, philosophique, spirituelle). Ces phrases d’auteurs sont des signes posés entre les différentes parties (les onze chapitres des réponses aux questions), séparées aussi par des poèmes. C’est un peu une discrète réponse indirecte aux questions par l’éditrice, Silvaine Arabo. J’en retiens ce à quoi j’adhère plus (parfois je ne copie qu’un fragment d’une citation plus longue…).
Je remets les couvertures d’autres numéros de la revue, en lien visuel entre ces deux notes.

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10/05/2020

POÉSIE. Revue Saraswati. Lecture des numéros 10, 13 et 15...

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Gwen Garnier-Duguy, Recours au poème, 07-09-2014 (début d'une chronique sur le numéro 13 de la revue Saraswati).
J’ai choisi cette citation en exergue, car elle me semble traduire précisément la démarche de l’éditrice (et poète)... https://www.recoursaupoeme.fr/saraswati-revue-de-poesie-d...

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07/12/2019

Sitting Bull, chef indien, biographie, par son arrière-petit-fils, Ernie LaPointe...

1 SITTING .jpgUn entretien. Et un livre, biographie de son 
ancêtre, double message - celui du chef sioux,
sagesse et spiritualité amérindienne, et celui
du descendant, héritier d'une culture et porteur
d'une inquiétude pour l'état de la planète,
mais aussi d'une paradoxale sérénité,
car, pour lui, ce qui est a sa cohérence
au-delà du temps immédiat.

Par Ernie LaPointe, auteur de l'ouvrage
"Sitting Bull, sa vie, son héritage",
Flammarion, 2019.
L'article, Le Monde des religions, 
"Comment l'héritier de Sitting Bull
voit la vie"...
http://www.lemondedesreligions.fr/papier/2019/96/comment-...
Page éditeur, Flammarion... 

25/11/2019

Tao-tö king. À lire et relire...

1 TAO .jpgCitations... 
" Tout être porte sur son dos l'obscurité et serre 
dans ses bras la lumière." "Seul le rien s'insère dans ce qui n'a pas de failles.
À quoi je reconnais l'efficace du non-agir." "Le Tao caché n'a pas de nom. Et pourtant c'est lui
seul qui soutient et parachève tous les êtres."
Lao-Tseu
Absolu sommet. Le taoïsme essentiel. L'écriture nue
qui ne se perd jamais en dispersions inutiles. J'en ai
deux volumes. Relus et relus. Celui de la collection
Idées de Gallimard, poche. (Deux cent pages, dont
une cinquantaine pour la préface d'Étiemble). Et
celui des Mille-Et-Une-Nuits. Bilingue, pour 4 euros
environ. Avec 55 notes et une brève postface de
Catherine Despeux.
Deux traductions différentes.
Celle de Liou Kia-Hway pour Idées/Gallimard
et celle de Stanislas Julien pour Mille-Et-Une-Nuits. "Livre de la Voie et de la Vertu"... Trace d'un sage méditant passé de l'autre côté du miroir de la conscience.
Ne pas prendre le mot "vertu" au sens qu'aimeraient les pudibonds.
Ni la "voie" comme un chemin figé. Bien au contraire.

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-S...

08/11/2019

Voix, d'Antonio Porchia, encore...

1 VOIX.jpgC'est cet ouvrage que j'ai d'abord lu en découvrant Antonio Porchia, ses "Voix". Fragments de sagesse, aphorismes-poèmes, "haut langage" au sens de Jean Cohen. Depuis j'ai récupéré d'autres éditions, plus complètes ou intégrales. Mais c'est ce livre qui reste ma référence préférée (le premier, de 1979, postérieur cependant à des fragments publiés par Guy Lévis Mano). Même si j'accorde de l'importance à d'autres, comme la publication bilingue chez erès, la source à lire en espagnol... Voix... En très peu de lignes une sagesse qui vient d'une sorte de méditation permanente dans le simple quotidien. Un constant exercice de lucidité, aussi. À lire et relire infiniment.

"Je n'ai trouvé qu'en Antonio Porchia une aussi haute coïncidence entre la sagesse de la vie et la sagesse du langage."
Roberto Juarroz (extrait de la 4ème de couverture).
 
Citations...
 
Avant de parcourir mon chemin, j'étais mon chemin.
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Quand je crois que la pierre est pierre, que le nuage est nuage, je suis en état d'inconscience.
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Ce que je sais je le supporte avec ce que je ne sais pas.
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Maintenant que mes idées embrassent avec mes yeux, mes bras sont sans objet.
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Ce qui est hors de moi est une imitation mal faite de ce qui est en moi.