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26/07/2019

Abécédaire (faits). I comme ISLAMISME et autres VOIES et VOIX d’ISLAM (regards laïques, et voie spirituelle du soufisme)

 
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ISLAMISME. On a pu constater que l’entrisme des Frères musulmans atteignait des associations diverses qui prennent des décisions surprenantes, sous influence. Et on a pu voir aussi que les réseaux des salafistes (pourtant minoritaires au départ) se déployaient. Pour comprendre les enjeux et réagir il faut s’informer. Et c'est possible : blogs et sites, associations, auteurs, les sources sont infinies. Et si le fondamentalisme fait pression et influence, l'expression autre existe : des intellectuels musulmans (ou de culture musulmane sans être d'esprit religieux), des militants laïques, des chercheurs spirituels désirant une autre manière de vivre l'islam hérité, soit simplement en voulant le confronter à la modernité et en contextualiser les textes fondateurs, soit en se rapprochant des voies soufies mystiques.
 
islamisme,frères musulmans,salafistes,laïcité,islam,soufisme,abdennour bidar,ghaleb bencheikh,khaled bentounes,conscience soufie,saveurs soufies,isthmeISLAM. Volonté de s'opposer aux fanatiques qui instrumentalisent le religieux à des fins politiques, de pouvoir.
Et aussi volonté de répondre aux projections malveillantes qui font un amalgame entre des courants violents et criminels (ou des dogmatiques obscurantistes) et l'ensemble des croyants nés dans cette culture, confusion essentialisante qui rejoint un certain racisme ne disant pas toujours son nom. (Même si les marges extrémistes prêtent de quoi nourrir l'hostilité de gens qui ne sont pas forcément des porteurs de haine.) Et même s'il existe une certaine porosité entre les tenants de vues réactionnaires et de simples pratiquants, à partir du sentiment d'appartenance. Cette porosité on peut la voir à des signes, quand des faits provoquent des débats sur des questions liées au voile, par exemple, et que des laïques (par leur
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LAÏCITÉ...
REGARDS LAÏQUES...
Ainsi… Ikhwan Info… Menaces contre la laïcité, investigation…
Comité Laïcité République (en descendant sur la page d’accueil, nombreux LIENS, amis ou pas)…
 
BLOG de Naëm Bestandji… 
 
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LIVRE de Fawzia Zouari, Je ne suis pas Diam's...  https://www.editions-stock.fr/livres/essais-documents/je-...
 
LIVRE. Les Nouveaux Penseurs de l'Islam, de Rachid Benzine... https://www.albin-michel.fr/ouvrages/les-nouveaux-penseur...
Une page de SaphirNews, sur un positionnement de Ghaleb Bencheikh islamologue. À propos du voilement… https://www.saphirnews.com/Ghaleb-Bencheikh-s-explique-ap... 
 
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La collusion qui enferme le monde. Article de Dominique Eddé, dans L'Orient littéraire, Liban, sur un livre de Sophie Bessis (La double impasse. L'universel à l'épreuve des fondamentalismes religieux et marchands, La Découverte, 2014). Elle y dénonce notamment la complaisance d'une certaine gauche qui abdique et sacrifie l'universalisme au différentialisme, et accepte une convergence de vues avec des adversaires idéologiques (ou qui devraient l'être, comme les islamistes)...
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Kamel Daoud. Il faut être laïque pour sauver la religion...
 
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Abdennour Bidar. LIVRE. lettre ouverte au monde musulman… http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Lettre_ou...
 
DOSSIER. Réenchanter l’islam, Le Monde des Religions, déc.2017 (et rubriques régulières dans le magazine)... 
 
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LIVRE. L'instant soufi, Éric Geoffroy... http://www.eric-geoffroy.net/linstant-soufi/
 
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Abdennour Bidar. TEXTE. Par-delà religion et athéisme...  http://www.lemondedesreligions.fr/culture/abdennour-bidar-comment-sortir-de-la-religion 

Revue Shakti, SOUFISME, définition... http://revue.shakti.pagesperso-orange.fr/soufisme.htm

Maghress.com/SOUFISME et éthique (Forum, 2011)... https://www.maghress.com/fr/mapfr/21202

Conscience soufie… https://consciencesoufie.com/presentation/ 

Saveurs soufies… https://www.saveurs-soufies.com

Soufisme.org (Isthme)… http://www.soufisme.org/

Khaled Bentounes. Les sources du soufisme, AISA.ong... http://aisa-ong.org/cheikh-khaled-bentounes-les-sources-du-soufisme/

Soufisme et création chez Abd Al Malik (pour qui Camus est aussi une référence essentielle). Cet article donne des clés sur la spiritualité musulmane. "Quand le rap rencontre le soufisme"...
 
Autre témoignage spirituel. Atiq Rahimi, écrivain franco-afghan (lui aussi lecteur de Camus) dit son rapport à l’oeuvre de Shams, le maître mystique du soufi Rûmi. La Croix…  
 
Un peu d’HUMOUR
J’ai beau aller à la mosquée, un Bondynois partage pas son curé...

21/12/2017

L'athéisme, tabou en "pays" musulman...

BLASPhémateur.jpgLe texte d’Angeline Montoya, 20-12-17, paru dans Le Monde, repris sur le blog de Waleed Al-Husseini (La voie de la raison), athée ex-musulman qui a payé très cher son athéisme (emprisonné par l’Autorité palestinienne, puis exilé en France où il a été déçu par l’insuffisant soutien à gauche). 

Texte très intéressant, sur la difficile liberté de conscience, liberté de ne pas croire.

Et témoignages. 

Une seule chose me gêne, c'est le nom du blog de Waleed Al-Husseini,  car "La voie de la raison » (si on l’associe à une conviction athée affirmée et à une critique sans concessions de la religion, musulmane ici) cela peut signifier que l’athéisme est le seul choix rationnel, que la raison ne peut que produire l’athéisme (mais on comprend la position de celui qui tient ce blog, lui qui a tant souffert de l’obscurantisme, et qui le combat passionnément)... Cependant la raison a des tas de manières de s'exprimer. Un mystique peut être extrêmement rationnel. De même, l'athéisme peut recouvrir plusieurs sens. Notamment le rejet total de toute transcendance (même totalement étrangère aux religions et à une quelconque croyance à un Dieu personnage), ou le simple refus de croire à un Être transcendant, cette divinité unique des monothéismes. (Encore que les théologies soient fort différentes d'une religion à l'autre, un des monothéismes cultivant le questionnement légitime). 

TRAHISON française.jpgLe risque de cette association de l'athéisme et de la raison est le glissement de certains vers un militantisme antireligieux ou anti-spirituel (suivant les cas). Alors que toutes les options sont possibles pour une conscience libre.

Et c'est là cependant que ce texte est important et utile, en montrant la difficulté à exprimer ses choix personnels dans certains contextes ou lieux et certaines communautés soudées par l'appartenance religieuse. J’ai mis « pays » entre guillemets dans le titre, car le pays dépasse le territoire, et son sens aussi, les frontières étant physiques ou mentales.

Angeline Montoya insiste sur le piège tendu à des athées ex-musulmans par l’extrême droite (sites et associations) qui dit les soutenir et critique l’islam en s’appuyant sur certains discours d’athées pour attaquer en fait la communauté musulmane, et déguiser ainsi le racisme… Citation : « Ce que ses détracteurs appellent l’« islamo-gauchisme » – incarné dans le débat français actuel par le site Mediapart et son directeur, Edwy Plenel –, en condamnant toute critique de l’islam, laisse ces athées, souvent jeunes et sans grande expérience du militantisme, à la merci des véritables islamophobes. » De Waleed Al-Husseini elle rappelle la publication du livre « Une trahison française », qui, résume-t-elle, exprime « son désenchantement face à la frilosité d’une certaine gauche vis-à-vis de l’islamisme ».

Un précédent livre de Waleed Al-Husseini faisait le récit de ses épreuves, « Blasphémateur ! Les prisons d’Allah ». Ils sont à lire, et lui à soutenir, pour son courage (et pour ne pas laisser des extrémistes croire avoir le droit de le récupérer, s’il ne trouve d’adhésion apparente que chez eux, ou surtout chez eux, très faussement laïques). Je crois que les athées ex-musulmans doivent se rapprocher aussi des laïques musulmans, qui allient le fait d’être croyants et celui de s’engager pour défendre les valeurs républicaines et la liberté de conscience, y compris celle des athées issus de leur culture, mais à qui ils reconnaissent, eux, le droit de ne pas croire... Page du blog reprenant le texte... https://la-voie-de-la-raison.blogspot.com/2017/12/latheis...

Liens. Les livres de Waleed Al-Husseini, pages des éditions et articles associés…

« Blasphémateur ! Les prisons d’Allah », page de l’édition, Grasset… http://www.grasset.fr/blasphemateur-9782246854616 

Page de RFI (« L’exil de ‘’l’athée de Palestine’’ »), sur le livre publié chez Grasset en 2015, « Blasphémateur ! Les prisons d’Allah »… http://www.rfi.fr/hebdo/20150220-blasphemateur-waleed-al-...

« Une trahison française », page de l’édition, Ring… http://www.ring.fr/livre/livre.php/livre/une-trahison-fra...

Page de RFI (« Le brûlot de Waleed Al-Husseini face à l’islamisme »), sur « Une trahison française », mars 2017… http://www.rfi.fr/france/20170331-litterature-trahison-fr...

Sur le site du Comité Laïcité République, plusieurs liens, revue de presse sur « Une trahison française »… http://www.laicite-republique.org/une-trahison-francaise-... 

Le Point, mars 2017, rappelle le choc des attentats qui coïncident avec la mise en garde de Waleed Al-Husseini  et montrent à quel point il avait raison d’alerter… Citation.  « Le 7 janvier 2015, Waleed Al-Husseini dédicace chez son éditeur Grasset les premiers exemplaires de son livre Blasphémateur, les prisons d'Allah. Le doux jeune homme aux longs cheveux noirs y revient sur son parcours de blogueur palestinien athée qui, après dix mois passés dans une geôle pour "atteinte à l'islam et à la sûreté de l'État", a fui la Cisjordanie et sa famille pour rejoindre ce "pays des libertés" qu'est la  France. Soudain, son téléphone sonne : les frères Kouachi, en décimant la rédaction de Charlie Hebdo, viennent de prouver que la liberté d'expression et celle de blasphémer…»... http://www.lepoint.fr/societe/waleed-al-husseini-en-franc... 

Marianne, mars 2017, « Islamisme, ce Palestinien qui dénonce la trahison des élites françaises »… Extrait. « Français de fraîche date et Palestinien de naissance, le jeune polémiste Waleed al-Husseini lance dans son dernier livre (“Une trahison française”, Ring éditions) un cri de colère contre tout accommodement avec l’islamisme. / Voici un troublant regard porté sur la France. Un jeune regard où la douleur n'est pourtant pas exempte de tendresse. / Waleed al-Husseini croyait - et il croit encore - aux lumières du pays qui l'a accueilli après les épreuves subies en Cisjordanie pour « blasphème ». L'Autorité palestinienne, que seuls les Candide s'ingénient à croire laïque, l'avait jeté au cachot après avoir découvert le blog où l'adolescent revendiquait son athéisme. Il ne fut extrait de sa prison que sur intervention française. »... https://www.marianne.net/societe/islamisme-ce-palestinien... 

Musulmans laïques… 

Tribune de Nasser Ramdane Ferradj, voix des musulmans laïques progressistes, et fondateur du Collectif des musulmans progressistes et laïques. Libération, octobre 2017… Citations : « Au lieu de faire entendre nos voix qui condamnent l’islamisme, qui défendent le droit des femmes, qui approuvent le principe précieux de la laïcité, des journaux de gauche privilégient des organisations communautaristes comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). (…) « Les médias donnent aussi la vedette au Parti des indigènes de la République (PIR), groupuscule identitaire dont l’animatrice, Houria Bouteldja, a publié un brûlot les Blancs, les Juifs et nous (1). Ils ouvrent micros et studios à des associations régressives comme Lallab, qui se présente comme féministe mais fait campagne pour l’abrogation de la loi de 2004, c’est-à-dire pour le voile islamiste à l’école, et invite comme modèles à suivre des femmes comme cette députée tunisienne du parti Ennahdha ayant œuvré pour que la Constitution déclare la femme «complémentaire» de l’homme, ce qui revient à lui assigner un rôle second. La réforme a été rejetée grâce aux vraies féministes tunisiennes, dont Lallab ne parle jamais. »... http://www.liberation.fr/debats/2017/10/12/nous-musulmans... 

Musulmans laïques, fiche wikipedia… https://fr.wikipedia.org/wiki/Musulmans_laïcs 

Le soufisme, pour une « spiritualité laïque », "Le Courrier du Maghreb et de l'Orient"… (rempart au fondamentalisme)… https://lecourrierdumaghrebetdelorient.info/islam/islam-s...

Un blog, Islam laïque… http://islamlaique.canalblog.com 

06/06/2016

Ramadan, réalité et regards pluriels...

ARKOUN.jpgRespect. Pour ceux qui choisissent de le faire par désir de vivre une spiritualité ou une culture, et qui ne sont pas forcément de sombres intégristes...! Occasion de sortir des visions schématiques. On peut avoir une autre religion, être agnostique, ou athée, et respecter les choix des autres. 

RAMADAN... D’authentiques laïques le font, pour des raisons spirituelles qui leur sont propres.

Je ne supporte pas plus les certitudes trop affichées d'un athéisme militant que les rigidités de croyants trop conformes, ou dogmatiques. A lire les commentaires sur les réseaux sociaux, il est évident que le doute manque, là où on en fait parfois un précepte à imposer... aux autres. La raison, c'est aussi le temps de l'humilité, pas de l'hystérie militante. Il y a les Lumières des philosophes, il y a la lutte contre tous les intégrismes (tous...), et il y a aussi le constat culturel : la réalité est complexe, la conscience a plusieurs chemins. Et les sagesses diverses, issues de voies qui pensent la transcendance, ont donné de hautes pensées, de grandes oeuvres : une autre manière de penser aussi les Lumières. Lire ou relire les textes des soufis (ou ce simple roman, assez magique, "Soufi, mon amour", d'Elif Shafak, disponible en 10/18, qui contient trois livres en un...)... pour prendre un peu de distance avec une raison qui serait, elle, dogmatique, et donc pas si rationnelle que cela. 

Et, évidemment, là où le jeûne est obligatoire, si on réprime des gens qui le refusent : engagement total pour les soutenir. De même, soutien, si on réprime quelqu'un pour son refus de croire. Liberté de conscience…

Et le VOILE (signe-symptôme, dans ces temps de ramadan, ou en dehors, et dans ces temps de terrorisme…). Il y a deux postures idéologiques hystériques : le voile donné comme norme obligatoire, valeur, etc. (piège islamiste, support de propagande du wahhabisme saoudien religieux et politique), d’un côté, et, d’un autre côté, le soupçon porté systématiquement sur toute femme voilée (cf. petit voile discret sur les cheveux, pour des raisons qui peuvent être fort diverses). L'hystérisation du débat (dans un sens ou son contraire) ne peut qu'aider les radicaux et donner du pouvoir, donc, aux extrémistes intégristes. Si la position sur le voile devient une sorte de code de reconnaissance pour montrer qu'on est du bon côté des croyants ou du bon côté des laïques (et caresser son ego en exprimant un mépris agressif des femmes voilées), c'est aussi dangereux que l'aveuglement sur les raisons des radicaux de faire du voile un marqueur politique. C'est là que la complexité du regard et de la pensée est plus que nécessaire (même si ce n'est pas facile). D’autant plus que, foi ou incroyance, ramadan assumé ou rejeté (respecté, qui que l’on soit, ou moqué), islamisme dénoncé (et ses variantes salafistes aux doux masques) ou flatté par complicité idéologique objective, voile questionné ou voile-thème d’un refus obsessionnel… dans tous les cas, exprimer une opinion sur ces sujets fera croiser des commentateurs qui chercheront alliance pour de tout autres raisons idéologiques (ou politiques), donc à l’opposé de ce qu’on tente de définir comme repères universels. L’apparent accord sur un point (cf. le voile) risque de légitimer des positions haïssables (carrément racistes, par exemple). Il reste à penser sur le fil du rasoir…

GHALEB.jpgMais, dans le temps de ce mois, on peut saisir l’occasion de s’interroger sur ce que l’on sait de l’islam et des textes issus de l’islam (commentaires, mystiques).

 

 

 

 

Le ramadan, infos… 

Explications minimales de L’Internaute : http://www.linternaute.com/actualite/societe/1233170-rama... 

Fiche wikipedia, le ramadan:https://fr.wikipedia.org/wiki/Ramadan 

Article de L’Obs, 2012 (mais questions toujours actuelles), « Le ramadan entre spiritualité et business » : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/597267-le-ramada... 

RUMI.jpgLa voie spirituelle la plus haute dans l’islam est le soufisme. On peut lire cet article qui présente un ouvrage d’Eric Geoffroy, islamologue spécialiste du soufisme (et voir des liens vers plusieurs autres articles sur le thème du soufisme, avec des pistes de recherche ou lecture), SaphirNews : http://www.saphirnews.com/Eric-Geoffroy-Le-soufisme-mode-... 

Même site, saphirnews, interrogations sur ce qu’est l’islam, et liens vers des articles, des livres… http://www.saphirnews.com/Islam-spirituel-et-soufisme-viv... 

Un passionnant article sur Eva de Vitray-Meyerovitch « chercheuse d’absolu »… http://www.saphirnews.com/Eva-de-Vitray-Meyerovitch-une-c... 

La chronique d’Eric Geoffroy dans la revue Ultreïa… « L’instant soufi » : http://revue-ultreia.com/rubriques/chroniques/linstant-so... 

Sur l’islam, un dossier de la revue Ultreïa (le numéro 3, printemps 2015, qui peut être commandé à l’édition, « L’islam contre l’islam »). Sommaire : http://revue-ultreia.com/revue-par-numero/?numero=1572 

Le ramadan… Mais le contexte de la présence de l’islam dans la société est un aspect important aussi. Les débats, les faux débats, les regards extérieurs. La spiritualité et le fondamentalisme (à l’opposé). Ce que recadre Abdennour Bidar dans cet entretien, Libération, mai 2015 : http://www.liberation.fr/debats/2016/05/05/abdennour-bida...

Et si on doit penser (en associant religion et problèmes de l'actualité violente) aux dérives du jihadisme meurtrier, il sera utile de relire ce texte de Chahla Chafiq, qui, pourtant dans un refus radical du fondamentalisme, considère qu'il faut sortir de cette vision qui voit dans la religion la source ou la solution de tous les problèmes. Non, dit-elle, ce qu'il faut c'est retrouver le sens de l'humanisme laïc. L'humanisme... A lire et méditer... http://bit.ly/1xQNS8G

BIBLIOGRAPHIE. L’islam (dont études sur le Coran), La Procure... http://www.laprocure.com/rayons/islam.html 

BIBLIOGRAPHIE. Le soufisme, librairie La Procure : http://www.laprocure.com/instant-soufi-eric-geoffroy/9782... 

……. Côté ombre…... 

Menace de Daesh sur le ramadan, Direct Matin, 05-06-16 http://www.directmatin.fr/monde/2016-06-05/la-menace-daes... 

Et autre menace possible (sur l’Euro et le ramadan) d’extrême droite (l’histoire de cet homme arrêté avec armes et explosifs), et chez qui on a trouvé un vêtement avec un sigle d’un groupe d’extrême droite : « L'étrange et dangereux arsenal du français arrêté en Ukraine ». Mais prudence (peut-être n’est-ce « que » trafic d’armes). A moins que ce ne soit une manipulation ukrainienne (???) : http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-etrange-et-danger...

27/02/2016

Pour Kamel Daoud. Sur un texte de soutien...

mms_img-2007196497.jpgIslamophobie?

« Quel islam pour quelle phobie ? L'islam de Médine ou l'islam de la Mecque ? L'islam soufi ou l'islam de Daech ? L'islam de Sayyid Qutb ou celui de Mahmoud Taha ? L'islam qui lapide ou l'islam d'Averroès ? L'islam de Mohammed Arkoun ou l'islam des ténèbres ? / N'a-t-on pas le droit de chercher à saisir la frontière qui sépare l'islam de l'islamisme, de comprendre comment l’islamisme se transforme en terrorisme ? »

Karim Akouche, chronique, Marianne, 26-02-16http://bit.ly/1T5aqvJ 

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Les 19 inquisiteurs (la tribune polémique…) osent parler "d'islamophobie" au sujet de Kamel Daoud, ce qui n'a pas de sens et démontre à quel point la notion est utilisée de manière perverse par des gens qui ont traversé la frontière qui sépare la lecture critique (droit que personne ne conteste, si c'est argumenté et fondé) du procès idéologico-religieux. Ils ont aussi traversé la frontière qui sépare le refus éthique de toute discrimination sur la base de l'ethnie ou de la foi et l'hystérisation fanatique de lois communautaires (interdiction de penser autrement que ce qu'exige de nous la norme des appartenances ethniques et religieuses, ou supposées religieuses). C'est poser un interdit sectaire, et refuser la liberté de conscience, droit humain s'il en est, dans la totale confusion. Ces gens devraient lire Amartya Sen…  

J'apprécie beaucoup le passage de l'article où Karim Akouche, en renvoyant un questionnement au sujet de ce soupçon diffamant "d'islamophobie", demande de quel Islam ils parlent. Car on ne peut certainement pas mettre sur le même plan, et derrière le même mot, l'islam lumineux des soufis (dont tous nous pouvons nous nourrir pour grandir en humanité), l'islam dit des Lumières, celui de la haute sagesse, d'une philosophie, d'une métaphysique rigoureuse, l'islam humble des croyants qui entrent une morale de vie, et l'islam de haine de criminels pouvant tuer une petite fille qui fuit, regardant son visage avec des yeux sans conscience... tuer (Toulouse). De criminels voulant débarrasser la terre de la musique, de la danse, des mots de la pensée.  Et ne pensant du corps que la violence (viol, meurtres, décapitations), des femmes que l'effacement et la domination. L'islam des sages et des méditants n'est pas celui des intégristes ou de leurs complices (ces gens qui préparent avec des anathèmes la route des assassins. Et qui le savent (ou sont fous). Non, Kamel Daoud n'est pas seul... La preuve, ces écrits (journalistes, écrivains, blogueurs) de gens qui signent des engagements de liberté. 

« Kamel Daoud ne hait pas les islamistes, il les combat », par Karim Akouche, Marianne, 26-02-16 : http://www.marianne.net/agora-kamel-daoud-ne-hait-pas-les... 

……... Mise à jour, 28-02-16, articles : 

« Kamel Daoud ou la défaite du débat », de Michel Guerrin , Le Monde, 26-02-16. Soutien de K.D., car la défaite n'est pas la sienne. (Et citation de Hugues Lagrange, joint en Inde, et qui soutient Kamel Daoud)  http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/26/kamel-daou... 

« Sexe, islam, et polémiques », de Caroline Hayek, 22-02-16. L’Orient-Le-Jourhttps://www.lorientlejour.com/article/971657/sexe-islam-e... 

« La double fatwa », par Michel Onfray (le début, seul en ligne), Le Point, 24-02-16. Pour le titre, très juste, et quelques lignes  http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/mi...

Soutien. "Au-delà du relativisme culturel. pour une défense et illustration de la pensée critique". Par Amira Bouraoui et Maya Boutaghou, 28-02-16 . « …Montrer que notre liberté d’expression et notre esprit critique sont les seules réponses à une forme d’aveuglement bien pensant. »: http://www.chouf-chouf.com/chroniques/au-dela-du-relativi...

« Au nom de Kamel Daoud », par Fawzia Zouari (auteur du livre « Je ne suis pas Diam’s », Stock, ouvrage qui parle d’islam, de féminisme et de laïcité, à partir de sa propre expérience de musulmane laïque et d’une grande culture). Elle donne totalement raison à Kamel Daoud, en rappelant des réalités, en opposant la lucidité à l’aveuglement et aux complaisances. Libération, 28-02-16  http://www.liberation.fr/debats/2016/02/28/au-nom-de-kame... (Citations : « Oui, le concept de ‘oumma' recouvre l’adhésion à des certitudes dogmatiques aujourd’hui plus que jamais attestées sous le voile et le qamis. » (…) « Oui, les intégristes sont dans la culture de la mort. » (…) «Les signataires de la tribune appellent à un «débat apaisé et approfondi». Cela veut dire quoi, au juste ? Qu’on occulte ce qui ne va pas dans nos sociétés ? » (…) « Il existe, en France, une élite de gauche qui entend fixer les critères de la bonne analyse et qui veut faire de nous les otages d’un contexte français traumatisé par la peur de l’accusation d’islamophobie. » (…) « La même élite qui s’essaie à l’exégèse coranique et cherche la bénédiction de religieux devenus ses principaux interlocuteurs, aux dépens des musulmans laïques réfractaires au rôle de victime. » / « Cette tendance à dicter aux intellectuels arabes ce qu’ils doivent dire ou ne pas dire sur leurs sociétés confine au néocolonialisme » (…) « Or c’est d’un nouveau discours que nous avons besoin de la part de la gauche. » Nous sommes de plus en plus nombreux dans le monde arabo-musulman et ailleurs à penser que le salut de l’islam comprend et exige la relecture de l’islam. » (…) « Et si certains veulent se constituer en brigade anti-islamophobe, assimilant toute critique de l’islam à un sentiment de peur ou de haine, nous estimons que notre rôle à nous est d’éveiller les consciences sur le poids de nos tabous spécifiques et les maux de nos sociétés en attente de liberté. » (…) « Sachez que des Kamel Daoud, il en naît tous les jours de l’autre côté de la Méditerranée. Et c’est là un signe de bonne santé. » (« En cela, et contrairement à ce que vous pensez, ils ne sortent pas de leur monde ni ne souffrent de déni d’identité. Bien au contraire. Ils s’inscrivent dans une autre tradition de l’islam, celle des poètes rebelles et des penseurs du doute… »)

« Kamel Daoud dérange le confortable angélisme sur l’islam », Marianne, 25-02-16. Abdallah Soidri rappelle le contenu de la tribune de Fawzia Zouari parue dans Jeune Afrique et le contexte de sa réponse aux attaques contre Kamel Daoud. (La page comporte plusieurs liens) http://www.marianne.net/fawzia-zouari-kamel-daoud-derange...

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Autres notes : tag Kamel Daoud

 

01/08/2015

"les événements, les faits, les circonstances"

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« Ma conviction est que nous devrons toujours refuser de nous incliner devant les événements, les faits, les circonstances, la richesse et le pouvoir, l’histoire comme elle procède, le monde comme il va. Nous voulons voir la condition humaine telle qu’elle est. Et nous la connaissons désormais en profondeur. C’est l’horrible condition qui exige des charretées de cadavres et des siècles d’histoire pour provoquer une modification infime dans le destin de l’homme. » (…) « Combien  de Socrate ont été assassinés en Europe, ces dernières années ? C’est un signe. Le signe que seul un esprit socratique d’indulgence envers les autres et de rigueur envers nous-mêmes peut constituer une réelle menace pour une civilisation fondée sur le meurtre. Un signe, donc, que seul cet esprit peut rénover le monde. Toute action, fût-elle la plus admirable, qui aurait pour finalité d’asseoir la domination et le pouvoir, ne peut que mutiler l’homme encore plus atrocement. » Albert Camus, « La crise de l’homme » conférence prononcée en 1946 aux Etats-Unis, à la Colombia University. Texte publié par la NRF en janvier 1996.

Ce qu’il dit là après les ravages d’une terrible guerre, l’horreur de l’holocauste, Camus aurait pu le redire en 2015. C’est toujours la même réalité sombre qu’on constate : domination et intérêt, règne de la violence et de la mort.

Actuellement, désespérant spectacle des luttes autour des problèmes et des choix de la Grèce : dureté, mépris, fracture politique, lutte nord-sud dans une Europe plus déchirée qu’on pouvait croire. Pays en posture de bouc émissaire, et pays en position de jeux de règne. Aux frontières, la souffrance, la peur, la mort : migrants (et tout un continent qui interroge la géopolitique, les stratégies mondiales). Pour cela aussi faillite de la pensée qui ne sait s’en saisir, de l’éthique qui se dilue dans des peurs adverses. Plus loin, Asie, autres migrants, Rohingyas musulmans persécutés par des bouddhistes intégristes et racistes : faits sidérants, contraires aux catégories mises en place. Mais, au contraire, terreur diffusée par d’autres musulmans, fondamentalistes, intégristes, stratèges manipulateurs, eux : les islamistes habiles à installer la porosité idéologique qui fait recruter. Terroristes, mais qui se réfèrent à une religion, dont ils ont une vision où la spiritualité a disparu (à des années lumières de la superbe mystique des soufis, et même de la simple pratique du quotidien de tous ceux qui leur échappent et qu’ils voudraient détruire). Le terme « islamistes » contenant le radical « islam » certains réfutent son emploi, mais il est pourtant le seul à désigner le soubassement du système mis en place. Le fait que les confusions soient possibles, les projections et amalgames aussi, cela ne peut justifier le déni. Cela nous impose juste une vigilance accrue : penser des pôles inverses en même temps. Toujours sur le fil du rasoir. Et lire, beaucoup. Relire. Camus autant que la presse, où on trouve des débats de qualité. Terrorisme, il faut mettre le pluriel : les faits dramatiques récents, en Israël, le démontrent, comme la répétition des assassinats de noirs aux USA. « Meurtre », concept clé (rappel de Camus). Même un roi lion se fait assassiner par quelqu’un qui peut payer le droit de cruauté. Meurtre et peine de mort… encore largement répandue. Meurtres, massacres, bombardements, mensonges. « Refuser de nous incliner ». Et soutenir ceux qui refusent…

Mais fil du rasoir et grand écart, pas seulement pour la pensée. Aussi pour savoir quelle place donner en soi aux trois pointes de l’angle. A la préoccupation du monde (qui peut devenir hantise, dérive militante anesthésiante), d’un côté. A la contemplation de la beauté des choses dans ce même monde, à la création pour la déchiffrer, d’un autre côté. Et, enfin, au cheminement intérieur vers plus de conscience, de silence, de l’autre. Trois pieds, trois yeux. Donc, là, pendant que je lisais des poèmes (notes précédentes, notamment, une partie de mon « marché » de la poésie de juin), et pendant que je photographiais et écrivais, j’avais constamment en tête tous les bruits des faits, les mots de la presse, le texte de Camus, et d’autres, chroniques ou éditos, entretiens parfois : documents accumulés, lus stylo en main. Textes (très récents ou beaucoup moins récents…) qui me paraissent donner des clés, mériter relecture, aider à penser l’actualité, pour refuser l’emprise des faits, pour ne pas être prisonniers de leur pouvoir. Textes que je relis, pour moi, textes que je pose en citations dans des notes (ou dans les listes en marge des notes : réserve de pensées, de questionnements, et d'informations prises en compte dans la lenteur contraire aux précipitations des faits donnés en pâture sur des chaînes qui paradoxalement nous coupent du réel).

Indépendamment de ces liens, et pour accompagner Camus, en écho éthique, je note des citations diverses… ci-dessous.

« Pour la majorité d’entre nous qui, n’ayant pas les moyens de stopper la barbarie, est condamnée à la subir, reste la solitude partagée. Ce n’est pas rien. Car plus les êtres humains seront nombreux à être seuls, plus ils constitueront un espace susceptible de reprendre un jour la parole. Car qu’est-ce que l’éthique, pour finir, sinon tenir bon et refuser d’obéir, y compris sans le soutien de l’espoir ? ». Dominique Eddé, texte dans « L’orient littéraire », fragment cité par Marc Saghié, éditorial du Courrier international, hors série sur « L’islam en débat », début 2015 : http://www.lorientlitteraire.com/

La solitude partagée, cela peut donner ce qui suit… Entrer en empathie dans la réalité de la vie d’autrui, sa solitude, en gardant la nôtre, pour dire.

« La route est là ». Ce fut une expo à la Goutte d’Or  (Portes d’or): douleur des migrants. Les artistes du quartier ont choisi de porter la souffrance des exilés de la guerre, des dictatures et de la misère, d’en prendre une part et de la dire. Voici comment cette démarche fut introduite : « Ils quittent leur monde, traversent des mondes, transpercent les cloisons du monde. Ils en meurent, ici. Là, ils s’arrêtent mais ne sont jamais arrivés. Quand ils arrivent on les arrête. Ils repartent, s’envolent et font tourner la terre. Et nous les voyons passer, parfois mourir ; alors un peu de nous tous meurt avec chacun d’eux. ». Texte complet de la présentation de l’exposition collective, Portes d’or, lien, pdf : http://bit.ly/1LXvD5z 

Ce peut être aussi la solitude métaphysique, philosophique, conscience d’un exil sur terre, plus intense que l’exil d’un pays. Solitude commune à Atiq Rahimi et Albert Camus, dans la compréhension intime qu’en a Atiq Rahimi (qui, comme des lecteurs indiens, sait voir en lui une parenté méconnue : avec un Orient de l’esprit). Dans son commentaire sur sa lecture de L’Etranger, paru dans La Croix du 28-07-2011, il témoigne d’autres grandes proximités, comme Shams, ce mystique splendide, maître de Rûmi, Erri de Luca, et Dostoïevski. Et il cite Shams : « Le grand scripte a écrit trois textes, l’un qui pouvait être lu par les autres et par lui-même ; le deuxième qui pouvait être lu seulement par lui-même ; et le troisième qui ne peut être lu ni par les autres ni par lui : c’est moi. ». L’entretien, La Croix : http://bit.ly/1Di59uq

Solitude du refus du troupeau (idéologique, politique, identitaire, religieux…). « Le citoyen c’est l’homme sans étiquette », dit Régis Debray (entretien, Marianne, 5-11 juin 2015 : http://bit.ly/1MEDOp0

En fait la question du choix de la place des sujets sociaux, idéologiques, politiques - les faits, l’actualité, dans l’espace de notre pensée et de notre action, ce n’est pas seulement un problème de temps à consacrer à cela « contre » le temps du reste, c’est principalement la saisie d’un enjeu de langage. Thomas Clerc, ainsi, parle de l’abjection du langage, danger idéologique double : corruption abjecte de la pensée complaisante, idéologiquement paresseuse, d’une part, et anéantissement du langage par l’univers de la terreur, Libération : http://bit.ly/1ICOwJV

Mais, en deçà de la terreur, la politique, déjà, oppose une langue pervertie (par trop de cadres mentaux ?) à la présence du langage en poésie, qui est travail du questionnement, des marges et du doute, un « flou » qui fait traverser les couches du sens. On retrouve cette manière de penser chez Jérôme Ferrari : « La politique pourrit la langue, c’est-à-dire qu’elle fait à la langue l’exact contraire de la poésie ». Voir ce qu’il dit sur la physique quantique - le rapport au réel qu’elle bouleverse, et le rapprochement avec la démarche de la poésie soufie. Dans L’orient littéraire : http://bit.ly/1OW24kH 

27/05/2015

Andalousie ? Non : Andalousies...

Blas Infante.gifANDALOUSIE.jpgAl-Andalus.gif

Ancestrale Andalousie à l’histoire complexe, aux récits parfois contraires. Et même si la réalité est  recouverte en partie par une mythologie idéale, il reste des mémoires transmises, qui touchent à un mystère identitaire. Ce qui est passé, de génération en génération, c’est un goût musical commun à plusieurs rives, les mêmes chants, un tissage de langues, une esthétique visuelle, architecturale notamment, qui transcende les frontières. Et des visages qui se ressemblent, car les gènes, au cours des siècles, ont circulé... Emprunts biologiques nés d’amours frontières. Andalousies, dit Jacques Berque, car ce pluriel donne une direction à la fraternité que les êtres humains, malgré tout, cherchent. L’Andalousie a ceci de particulier, qu’elle reste, plus qu’une région, une patrie intérieure des exilés, longtemps après qu’ils aient raconté leurs migrations, ou leur fuite, longtemps après, chez leurs descendants. Elle se fait centre diasporique, repère. Et quand on entend chanter Marlène Samoun, pour des chants sépharades en plusieurs langues, ou qu’on entend le violon ou la voix de Rachid Brahim-Djelloul, on part dans un voyage intime, on pénètre dans les douleurs et les joies de milliers de noms (avec les nôtres peut-être), dans un passé lointain, et dans le présent si proche qu’il suffit de quelques mots en espagnol ou de quelques heures en train, pour traverser le temps... Elle est peut-être, notre Andalousie métisse, la patrie intérieure de tous les humanistes, de tous ceux qui refusent les entraves de la haine, les pièges des barrières.

Il y a aussi, dans la souterraine identité andalouse (et espagnole), la conscience marrane. Ce mot peut se lire comme une injure faite aux conversos (porcs, pour ne pas vouloir en manger), ou trouver dans l'hébreu le sens de consciences forcées (à la conversion). Car des 5% de Juifs, seuls 12% partirent. C'est ainsi que certains donnèrent des saints chrétiens, authentiques mystiques ne sachant plus leur identité religieuse familiale (car leurs parents les protégeaient en ne la leur disant pas...). Et c'est ainsi que l'Espagne andalouse s'interrogea beaucoup, après le franquisme, sur les interférences cachées de ses visages culturels et spirituels...

On peut aller plus loin dans les questions, et sentir, encore plus, le ridicule des enfermements identitaires. Zev ben Shimon Halevi (Warren Kenton), kabbaliste anglais fascinant, écrivit un roman initiatique sur l'Andalousie des mystiques, "L'Envoyé de l'Esprit", publié d'abord en anglais à Londres et à New York, puis en français en 1991. Rencontres de destins, groupes hétérogènes qui s'enseignent. Talmud, kabbale et soufisme qui se frôlent et s'interpénètrent, familles qui se croisent... Chrétiens récents aux antécédents juifs "ou" musulmans, et même juifs "et" musulmans. Cela commence par "un matin glacé du printemps de 1491". Cela finit sur une scène de mort et son contraire. On parle de "l'envoyé de ce temps". (Non le Messie final des uns ou des autres, mais le "Katub", un esprit ordinaire en apparence - singulier ou pluriel - qui supporte le monde par son feu intérieur... Que les êtres ne reconnaissent pas, ou reconnaissent, et qui meurt, comme tous, suivi par un autre.) Il y a Rachel et Avraham, Hakim et Mora, à la fin, page 239. Rachel... "Mon père était juif et ma mère maure, avant que nous devenions chrétiens.", avait-elle dit, page 100... 

Encore plus loin? Si on parle à un taoïste ou un mystique tibétain, il dira que, sans doute, dans d'autres vies que parcourut notre âme, nous avons, nous, parcouru plus que des vies. En voyageur d'identité... Juif une vie, musulman une autre, chrétien la suivante, athée cérébral une autre fois, ou avant. Agnostique, souvent, en recherche de lucidité. Méditant parfois, et sage, peut-être, ou fou. En tout cas ennemi de soi-même dans les vies d'intégrisme, d'inquisition, de fermeture communautaire, tuant son miroir ou son frère. Mais il dira aussi qu'au bout du bout du temps (qui n'est pas ce que l'on croit) on finit par prendre conscience de ce que sont les mirages de nos rivages intérieurs, et par se voir soi-même dans l'autre, sage ou fou. Car notre réalité est une mise en abyme...    

« J’appelle à des Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l’inlassable espérance. » Jacques Berque, né en Algérie, leçon de clôture prononcée au Collège de France, en juin 1981.

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LECTURES....

"El Ideal Andaluz", de Blas Infante, Sevilla, Arévalo, 1915. Réédition, Sevilla. Junta de Andalucía, 2010, centrodeestudiosandaluces.es : http://bit.ly/1KyxuOQ

"Identité andalouse", de Gabriel Martinez-Gros, Actes sud, 1997 : http://bit.ly/1AwVsqe

"Al-Andalus, 711-1492", de Pierre Guichard, Hachette/Pluriel. Sur le site Bibliomonde : http://www.bibliomonde.com/livre/andalus-711-1492-1814.html

 "Construction des identités", l’exemple de l’Andalousie. Recherche d’Ébane  Mexcin, Montpellier : http://bit.ly/1EwiBEi

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Sites...

L’Andalousie par elle-même, "Así es Andalucía", andalucia.org : http://bit.ly/1RmaP9r

Fiche wikipedia (liens, dont portails): http://fr.wikipedia.org/wiki/Andalousie

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Notes antérieures...

J’ai fait une mise à jour dans une note du 07-03-11, en constatant un manque étonnant (note qui était suivie d’une autre page, le 11). Multiples liens, livres et musique, sites dédiés, aussi : http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/03/07/andalousies.html

Autre note, complémentaire, le 11-03-11 : http://bit.ly/1GC3dfO

15/01/2015

Lecture de Charlie, numéro 1178 : irrévérence, questions, tristesse, rire ...

CHARLIE MERCREDI.jpgLIBERATION du 15 janvier.jpgCANARD.png

 J’ai lu, aujourd’hui, intégralement, Charlie Hebdo... Digne de la Une, à laquelle je disais déjà hier que j’adhérais complètement (et ravie de trouver dans Libération, ce jeudi, une analyse qui rejoint ma lecture : résumé et citations dans la mise à jour de la note du 14-01...). Celle de Soufiane Zitouni, qui enseigne la philosophie au lycée Averroès.

Dans Charlie, l’éditorial de Gérard Biard, « L’Apéro », pose la question des « Oui, mais »... (Dessins et critiques de Charlie, oui, mais, quand même...). Crainte du retour aux frilosités critiques antérieures. (A juste titre : j’entends, infos, que le Pape catholique a protesté contre ce qui, pour lui, est atteinte au sacré des uns ou des autres. Veut-il, le Pape, remettre au goût du jour la question du blasphème, et être suivi par les Français qui partagent sa foi ?). Colère, dans l'édito, contre les manœuvres des complotistes, actifs dès le 7... Et insistance sur la notion de laïcité : « pas la laïcité-je-ne-sais-quoi, la laïcité point final. »

Jean-Yves Camus, dans sa chronique, « Les charognards du complot », décrypte ce phénomène inquiétant. Citation : « Si on laisse de côté les indécrottables tarés de l’ultradroite antisémite, pour qui tout est « sioniste » et « juif », il ne faut pas se leurrer : ce complotisme est un problème de la gauche radicale et de la sous-culture islamo-gauchiste qui sévit sur les forums. ».

Laurent Léger, lui, interroge les « trous dans le filet » du renseignement..

Le reste : émotion, réflexions, dessins, humour et humour sur larmes... c’est dans le journal. « Charlie » 1178 est  en vente plusieurs jours encore (plus d’exemplaires le matin dans les boutiques importantes, qui ont plus de place que les petits kiosques...). 

LAÏCITE... Au début de l’éditorial, il y a l’affirmation du refus de l’expression « laïcard intégriste », que Gérard Biard aimerait voir « disparaître  du vocabulaire intellectuel et politique ». Sauf que pour cela il faudrait que cela disparaisse de la réalité. Or les « laïcards intégristes » cela existe  : conception erronée de la laïcité, qui n’est plus, chez certains, séparation des églises et de l’Etat ("laïcité point final"), mais volonté d’imposer une vision, et mépris de tous ceux qui oseraient affirmer une foi quelconque – sans pour autant s’abstraire d’une société laïque. (Ce n'est pas une laïcité qu'on réduirait, à laquelle on enlèverait quelque chose, mais une laïcité à laquelle on ajoute quelque chose : on la colore, vision "laïcarde", d'une obligation de. croyance, athéisme imposé comme norme d'une pensée qui se voudrait laïque). Certains croient à une transcendance, d’autres pas. Point. Ils ne sont pas plus « crétins » les uns que les autres (vocabulaire qui pourtant désigne plus facilement les uns que les autres dans la parole des athées convaincus que sont souvent les laïcards, pas forcément les laïques, même militants, et vocabulaire qu'on retrouve parfois dans les expressions "des" Charlie).  

Crainte du retour des « oui, mais »... Oui, l’irrévérence et le droit au blasphème ne doivent pas se heurter aux « oui, mais » qui peuvent vite rejoindre l’appel à la contrainte ou à la censure. Oui, irrévérence et droit au blasphème "point final" aussi, cf. G. Biard... Cependant, malgré le massacre, on ne doit pas non plus sacraliser Charlie au point de refuser la critique. C’était, c’est, et cela reste un journal : ce serait une erreur d’en faire un emblème intouchable. Justement, dans Charlie, la critique féroce des religions, des pouvoirs,  et des postures idéologiques ou politiques qui ont leur ridicule, cela doit continuer. Mais il ne faudrait pas oublier une autre posture qui s’apparente au religieux : l’athéisme militant, bardé de certitudes qui ne sont pas plus fondées que celles sur le dieu (Dieu...) ou les dieux des autres. D’ailleurs ce mot de « dieu » ne recouvre pas forcément dans l’esprit de croyants un personnage de conte pour enfant : ce peut être simplement la croyance en une transcendance, quelque chose qu’on suppose, hors ou dans l’être humain, dépasser le petit personnage que nous sommes tous, piégé dans une pauvre identité limitée et en partie illusoire.  

(Et ce « dieu » dans l’esprit des agnostiques c’est seulement un point d’interrogation, pour ces êtres qui disent « je ne sais pas », donc les moins « religieux » qui soient... et peut-être les plus authentiquement laïques... Car comment prendre une posture totalitaire avec un « je ne sais pas » ?).

Critère du « je ne sais pas », donc, tant pour lire Charlie que pour interroger ses propres éventuelles « croyances ». Pour que la laïcité (mal comprise) ne devienne pas le mot clé du risque d’un autre obscurantisme. (Après tout des régimes totalitaires ont fait du refus du religieux une matière de la répression... de la liberté d’expression : les églises ne régentaient plus l’Etat, certes, mais l’Etat, lui, régentait un vide spirituel pour mieux opprimer). Sauf à tomber dans le piège dans lequel semble être tombé Amnesty international (2010), qui voit de la discrimination dans un outil de la laïcité (« la laïcité point final », comme le dit Gérard Biard. L'erreur d' Amnesty... donc.  Alors, oui, même si j’aime bien ajouter des « mais » aux « oui », pour quoi que ce soit (comment, autrement, penser les nuances et la complexité ?), devant de telles dérives associatives, on attend avec impatience la caricature qui pourra s’en inspirer... Amnesty et les « curés » fondamentalistes d’un islam dévoyé... Décidément, la dérision est nécessaire... (Mais je continuerai à signer des pétitions d'Amnesty : autres...).

Et, j'y reviens, le regard critique sur toute lecture...Voir, dans Charlie à venir, ce qui manquerait (en fonction de l'actualité). Voir ce qui est en trop (une chronique acceptée, il y a des années, par erreur, sur un brûlot, choix corrigé ensuite). Regard attentif, et critique s'il le faut. Cela aussi c'est respecter. 

[Mise à jour, 16-01-15. Obsèques émouvantes... Mais... je ressens un malaise, en entendant (infos) Mélenchon se lancer dans un discours tremblant d’émotion, lui qui, là, représenterait une figure critique libre du soutien de Charlie, lui, l’ami de Chavez, le soutien du pouvoir répressif de Cuba. Présence qui a été préférée à celle de Jeannette Bougrab, qui semble avoir dérangé. Les raisons de cet éloignement ne sont pas connues : ce peut être du fait de ses appartenances politiques ou pour d'autres résistances qui, dans tous les cas, choquent dans le contexte (il semble qu'elle ait décidé de ne pas venir ou qu'elle ne l'ai pu), malgré sa douleur évidente. Si c'est un rejet motivé par des préjugés idéologiques, c'est blessant, si la cause est émotionnelle (rivalité de proximité dans le deuil) c'est troublant. En tout cas, d'elle, on ne peut que saluer l'immense courage, prouvé par les risques pris afin de réaliser un documentaire, bien digne du courage de Charb. (Qu’importe qu’une relation soit officielle ou pas, discrète ou pas : si on est peiné on doit être invité à vivre sa peine...). Autre chose, triste signe des errances idéologiques dans la mouvance PCF, bien avant le massacre de Charlie Hebdo, à la fête de L’Humanité, où Charb vint (il votait PC, dit-on), un rappeur, Médine, était invité. (Lui qui crie « Crucifions les laïcards » dans un clip (« Don’t Laïk », je crois) pour ne relever qu’un exemple de ce qui n’est pas loin de l’appel au meurtre... et quoi qu'il puisse dire, depuis : les mots sont plus que des sons). Le mot "laïcards" signifie "laïques", là...  Triste coïncidence : « Médine, l’étrange invité à la fête de l’Humanité », Marianne, 27-09-2014 : http://www.marianne.net/Medine-l-etrange-invite-de-la-Fete-de-l-Humanite_a241577.html

MISE à JOUR 18-01-2015 (obsèques, suite...). ARTICLE : « La double peine de Jeannette Bougrab », Le Parisien, 18-01-2015 http://bit.ly/1xlT3aD (« Il manquait quelqu'un vendredi aux obsèques de Charb, à Pontoise. Jeannette Bougrab, qui, la semaine dernière, avait de façon forte et émouvante crié sa douleur sur les plateaux de télévision, révélant qu'elle était la compagne du dessinateur, n'aura pas pu lui rendre un dernier hommage et assister à ses funérailles. » / «... hospitalisée au Val-de-Grâce à Paris depuis plusieurs jours, n'est rentrée chez elle qu'hier. »

Mise à jour 24-01-15. Déclaration de l’avocat de Jeannette Bougrab. Le Point, 23-01-15 :  http://mobile.lepoint.fr/people/mise-en-cause-de-sa-relation-avec-charb-jeannette-bougrab-prete-a-aller-en-justice-23-01-2015-1898972_2116.php

Mise à jour, 02-02-15. Lecture de cette page : "Le 'oui-mais' est une formule assassine", Le Huffingtonpost, par Pauline Bebe, 1ère femme rabbin, 19-01-15 : http://huff.to/163pAeA

Mise à jour, 02-02-15. Réactions (pays) au numéro du 14 janvier. Huffingtonpost, 14-01-15 : http://huff.to/1Dvh5nx 

La lecture  de Charlie (à entendre lecture de ce numéro, et lecture du journal en général), cette lecture ne serait pas complète sans proposer la réflexion de Nicolas Bedos, sur le courage de l’humour (l’estime qu’il exprime pour les caricaturistes de Charlie, et l’affirmation de sa propre démarche, courageuse et engagée). Son admiration pour les journalistes assassinés ne l’empêche pas de soumettre un questionnement d'humoriste, questions à lui-même aussi), tout en rappelant le refus de l’autocensure : « Nicolas Bedos : ‘ Laissez-nous l’ouvrir et risquer notre peau ’ », Le Monde, 10-01-2015. Entretien : « Pleurer la bande Charlie n’empêche pas de rappeler son combat offensif, quasi hebdomadaire, à l’encontre des symboles islamiques. Non, Charlie n’était pas un repaire de déconneurs bon enfants. Et alors ? J’étais de tout cœur avec eux. Mais nier l’obsession satirique de Charb concernant l’Islam serait une provocation à l’égard des jeunes musulmans - ceux-là même qui, jamais, n’ont souhaité une telle barbarie. Charlie avait le droit - et le devoir – de concentrer son vitriol sur l’Islam radical mais on ne peut pas dire qu’il était un journal satirique classique. C’est faire de l’angélisme, du politiquement correct, et ça risque d’attiser le sentiment d’exclusion des jeunes musulmans. Qui pourraient se dire : ‘S’ils ne reconnaissent pas que certains dessins étaient extrêmement véhéments, alors j’emmerde Charlie et la France’ ». Article complet : http://www.lemonde.fr/culture/article/2015/01/10/nicolas-bedos-laissez-nous-l-ouvrir-et-risquer-notre-peau_4553347_3246.html

...... Echo de plusieurs questions évoquées ici, dans « Le canard enchaîné » : complotisme (article « Complètement complot » (etc.)......

...... Site de Charlie Hebdo : http://www.charliehebdo.fr/

........ Site du Canard enchaîné http://lecanardenchaine.fr/

18/12/2014

« Portrait du poète en soufi ». Lire Abdelwahab Meddeb, conscience éclairante...

 

SOUFI.jpgIncipit : "Ô souffle ô voix / ô saveur ô parfum / l'eau que la bouche donne et reçoit / la fleur qui dans l'oreille bruit / le jardin où les mains sont fleurs / le nombril que l'œil boit "  (1, p.7)

Citations :" que serait l'aurore / sans le noir de la nuit? "   (deux vers du fragment '54', p.47)

"matière soufie dense infinie en perpétuelle / découverte dire encore et toujours et à jamais / sur la voie inventer ses haltes ses points de fuite / et reprendre le chemin de logis en maison / où se vit et s'entend la jouissance autre / parfois sur le pré de désolation ou à son bord / ou à l'ombre de la maison de contrition / ailleurs ça peut être sur les rives de la jubilation / en mouvement sans cesse sans s'arrêter / porteur d'un feu qui..." (...) // (début du poème '97', p.107)   

"Portrait du poète en soufi", coll. L’Extrême contemporain, éd. Belin, 2014 (155 poèmes comme fragments de méditation).

J'ai choisi trois pages pour introduire cette lecture : la présentation du livre sur le site de l'édition, le portrait que fait Nicolas Truong de l'écrivain, un texte de lui sur le conflit israélo-palestinien. Et, bien sûr, trois citations, dont l'incipit. J'admire depuis fort longtemps cet auteur, brillant intellectuel né en Tunisie, qui, au-delà de ses dons de poète, de lecteur, de penseur, avait une faim du monde, un désir d'universalité, une grande exigence spirituelle. Force éthique exprimée dans la douleur du constat que nous sommes forcés, tous, de faire, devant la lâcheté hypocrite des enfermements complaisants dans la bêtise et la haine (dans la bêtise de la haine...). Dénonciation des murs dressés par les fausses croyances identitaires, par une sorte de goût mortifère du conflit avec l'Autre qu'on croit autre, ce goût de la mort contre la vie... Il le dit, notamment, cela, avec rage et souffrance, en humaniste profond, dans le texte "Pornographie de l'horreur". Voix perdue, l'immédiate : il est décédé en novembre 2014. Mais ses livres demeurent : la voix porte, à la fois intemporelle - par sa dimension spirituelle - et intensément dans le temps de nos vies, temps de ce monde qu'il pensa.    

Fiche éditeur : ("Pensées d'un néo-nomade" : "Le poète, soufi d'un nouveau genre en quête de la poésie globale de notre temps, trouve sa matière en réinventant sa patrie dans un nomadisme à l'horizon du monde" / (...) "Abdelwahab Meddeb, tunisien de culture française, est une personnalité importante du monde culturel. Il est écrivain, poète, philosophe et universitaire. Il produit et anime chaque vendredi sur France Culture l'émission "Cultures d'islam". Il a enseigné aux universités de Yale, Genève et Nanterre. Il a été lauréat en France de plusieurs prix littéraires.") :http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-portrait-du-poete-en-soufi-23819.php

PORTRAIT « Mort de l’essayiste et romancier Abdelwahab Meddeb (1946-2014) », Le Monde, 06-11-2014, par Nicolas Truong : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/11/06/mort-de-l-essayiste-et-romancier-abdelwahab-meddeb-1946-2014_4519799_3382.html (CITATIONS : «Poète, islamologue, essayiste et romancier, né en 1946 à Tunis, Abdelwahab Meddeb est mort à la clinique Bizet, à Paris, mercredi 5 novembre, d’un cancer du poumon. Grand érudit, pétri de culture musulmane et occidentale, il plaidait sans relâche pour un Islam des Lumières, un dialogue des civilisations face au choc des nations, des images et des représentations. / « Passionné par la littérature la plus exigeante, ce sont les attentats du 11 septembre 2001 qui conduisirent ce poète et romancier franco-tunisien à descendre dans l’arène des débats. « Si, selon Voltaire, l'intolérance fut la maladie du catholicisme, si le nazisme fut la maladie de l'Allemagne, l'intégrisme est la maladie de l'islam », écrivait-il en ouverture à La Maladie de l’islam (Seuil, 2002), son ouvrage-phare, dans lequel il invitait le monde musulman à balayer « devant sa porte » et à rompre avec la spirale de la violence et du ressentiment. Il ne cessa de combattre l’islamisme radical, tout comme le mépris ignare pour les musulmans dans lequel se complaisent certains intellectuels français.  / « Une position singulière, qui lui valut d’avoir des adversaires dans chaque camp. Mais aussi de nombreux amis et soutiens, tels... » (... voir l’article...). » / (...) «"Je porte en moi la maladie de l’islam’’ », disait-il encore alors qu’il luttait contre son cancer. » / « Pour lutter contre le littéralisme et l’intégrisme, séparer le politique du théologique, il propose de chercher dans la tradition du soufisme d’Ibn Arabi (1165-1240) notamment, la voie d’un islam ouvert à la pluralité des mondes. Cette préoccupation est au cœur du Portrait du poète en soufi, son dernier ouvrage. ») 

Cette remarquable ouverture de conscience se voit dans ce texte qui met dos à dos les violences et la terreur dans le conflit Israël-Palestine : « Pornographie de l'horreur », A.Meddeb, Le Monde, 12-01-2009 : http://www.lemonde.fr/idees/article/2009/01/12/pornographie-de-l-horreur-par-abdelwahab-meddeb_1140741_3232.html

MC San Juan

22/12/2011

HANOUCCA, fête des lumières, début : 21 décembre 2011

Menorah de Hanoucca.jpgRetour d'une fête...

A lire. Recueil de textes sur harissa.com : http://www.harissa.com/news/article/hanoucca-des-juifs-de-tunisie-textes-recettes-et-coutumes

Dont ces deux pages :

L’histoire de Hanoucca, par Ruben Corcos : http://www.harissa.com/D_Religion/hannoucarcorcos.htm

Les rituels, par Léon Masliah : http://www.harissa.com/D_Religion/hanoukka5760lm.htm

A lire ou relire, la note du 04-12-10, ample, fruit de lectures et recherches, Hanoucca, fête des lumières : http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2010/12/04/hanoucca-fete-des-lumieres-en-ce-debut-decembre-2010.html

Et, récente, 14-12-11, celle sur la lumière, car la symbolique est là, Lumière et lumières, regard… : http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/12/14/lumiere-et-lumieres-regard-photographie-fete-meditation-et-p.html

Une autre fête des lumières, a été organisée par les soufis parisiens, le 18 décembre au Forum 104 : http://www.soufisme.org/rps/  (Cliquer sur "soufisme"...).

Et, bientôt, Noël...

Signe, ces dates fêtées par les trois religions et cultures du Livre, que cette période au cœur de l’hiver et des jours raccourcis, est bien celle d’une recherche réelle et symbolique de la lumière dans toutes les voies spirituelles…

14/11/2011

Soufi mon amour, d’Elif Shafak. (En exergue, Shams de Tabriz)

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 « Quand j’étais enfant, / je voyais Dieu, / je voyais les anges ; / je regardais les mystères des mondes d’en haut et d’en bas. / Je croyais que tous les hommes voyaient la même chose. / J’ai fini par comprendre qu’ils ne voyaient pas… »

Shams  de  Tabriz

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Cette citation est mise en exergue en tête de l’ouvrage d’Elif Shafak, romancière turque, « Soufi mon amour », 2010 (éd. 10/18 2011). Traduction, de l’anglais, par Dominique Letellier.

Fille de diplomate Elif Shafak est née à Strasbourg, a vécu en Espagne, puis en Turquie, a enseigné aux Etats-Unis. Elle vit à Istanbul.

Site officiel (en anglais), Elif Shafak : http://www.elifshafak.com/index.php

BioBibliographie, fiche wikipedia, Elif Shafak : « Féministe engagée, cosmopolite, humaniste et profondément imprégnée par le soufisme et la culture ottomane, Şhafak défie ainsi par son écriture toute forme de bigoterie et de xénophobie. » (…) « Le soufisme a toujours joué un rôle central dans l'écriture de Şhafak mais ce n'est qu'avec son dernier roman en date, « Soufi, Mon amour », qu'elle aborde pleinement le sujet. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Elif_Shafak

Ce roman tisse des histoires croisées. D’une part, Ella, américaine de culture juive, et Aziz, européen converti à l’islam, photographe, écrivain et voyageur passionné, soufi (et qui semble avoir ainsi retrouvé là une identité d’âme bien plus ancienne…), des êtres de notre temps, qui vont s’aimer et bousculer leur vie pour être fidèles à eux-mêmes. Et, d’autre part, le grand Rûmi, érudit, mystique, et poète, et son maître Shams de Tabriz, le derviche errant, dans un temps bien plus lointain( le XIIIè siècle), et dans un monde peuplé d’êtres très divers qui seront tous marqués d’une manière ou d’une autre par la rencontre déstabilisante de Shams, l’accoucheur d’âmes. Un roman dans le roman ("Doux blasphème"), des pensées de sagesse dans le roman : c’est là un livre dont la lecture est infinie et qu’on se remet à parcourir pour y puiser du sens bien après avoir refermé à regret la dernière page. L’ouvrage met l’amour au centre de toute réalisation de soi, et le soufisme y est présenté comme une clé  possible, une voie vers ce centre intérieur . Voilà des pages qui permettent d’entrer dans la compréhension de cette haute spiritualité musulmane qu’Elif Shafak connaît si bien. Histoire, sagesse, mystique, éthique et questionnements simplement humains… voilà des pages qui donnent matière à réflexion et méditation (et qu’il faudrait donner à lire à tous les faiseurs d’amalgames). « Je crois que la visée de l’art, et en particulier de l’art du récit, est de construire des ponts. », dit l’auteur dans un entretien de qualité, publié sur son site.  (Elle y donne des références pour dire ses lectures sur le thème du soufisme).

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CITATIONS :

« Pour moi, le soufisme est une tapisserie où s’entrelacent couleurs et motifs. Dans mon roman, je ne présente pas le soufisme comme une notion abstraite ou un enseignement théorique, mais comme une énergie vitale, chaude, apaisante. Je m’intéresse à ce que le soufisme représente dans notre monde moderne. Je souhaite montrer la portée de la philosophie de Rûmi aujourd’hui, alors même que nous avons l’impression d’être à des lieues et à des siècles de celle-ci. »

« De l'ouverture du cœur dépend celle de l'esprit. Point n'est besoin de tout abandonner ni de se faire pauvre hère pour tenter d'approcher cette sagesse universelle. Elif Shafak invite chacun, croyant, agnostique ou athée, à ce travail sur lui-même : accepter de se changer pour que change sa vie. »

....

Page éditeur, Phébus (BioBiblio. Cliquer sur les couvertures des livres, dont celui-ci, pour lire les présentations): http://www.editionsphebus.fr/fiche-auteur2577/elif-shafak 

Et sur 10/18 (BioBiblio): http://www.10-18.fr/site/elif_shafak_&181&28786.h... 

Critiques du livre… 

La lecture d’Hervé Bonnet : http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2012/11/01/elif-sha... 

Et celle de Sabine Mustakim : http://publikart.net/soufi-mon-amour-un-livre-de-elif-sha...

Critique (élogieuse) du livre d’Elif Shafak. Par Kate, sur wodka-over.blog : http://wodka.over-blog.com/article-elif-shafak-soufi-mon-amour-56420106.html

 

23/03/2011

Algérie, terre de SPIRITUALITES. Islam, soufisme, judaïsme, christianisme. Et une grande figure de concorde : Saint Augustin …

Spiritualités... Car comment parler du pays (son actualité, sa culture : note précédente) sans évoquer cette dimension essentielle de son histoire et de son identité, dimension qui interfère avec la réalité sociale, culturelle, politique, esthétique. (Et joue un rôle important dans les destins individuels, y compris pour les exilés des diasporas diverses : Algériens berbéro-arabes, Juifs algériens, Pieds-Noirs)… Même ceux qui refusent toute légitimité à cette part des vécus de l'être, à cette part intime qui privilégie intériorité et recherche de transcendance (que ce refus soit au nom d'un athéisme militant ou d'une laïcité parfois radicale), même eux sont concernés, car ils sont rejoints par ce qui participe de cette dimension dans l'art, la poésie, la recherche du bonheur et du sens. Spiritualité laïque...

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Des livres peuvent faire entrer dans cette pensée, son langage, ses références, ses repères particuliers. Et des créations plastiques...

Un livre

Sur la spiritualité musulmane, expérimentée dans une vie ouverte au pluriel des cultures… L’itinéraire intérieur de quelqu’un d’ancré dans le monde…

« Eclats d'islam » (Albin Michel, 2009), de Karima Berger (née à Ténès en Algérie, doctorat sur le nationalisme, vit en France depuis 1975). Journal sur le rapport à la spiritualité, dans le cadre de la double culture, et la richesse de la rencontre d'autres spiritualité. (Comment l'islam est vécu ainsi.  « Algérienne, installée en France depuis de nombreuses années, Karima Berger livre une réflexion très émouvante sur son identité spirituelle. » http://www.laprocure.com/livres/karima-berger/eclats-islam-chroniques-un-itineraire-spirituel_9782226183194.html

Une thèse

Sur littérature et spiritualité…

« La spiritualité algérienne s’invite à l’Inalco ». Thèse du poète Yacine Benabid, « Littérature et mystique dans l’Algérie contemporaine ».  Djazairess/El Watan, 07-04-2009. http://www.djazairess.com/fr/elwatan/121904  « Exercice d'interprétation tout aussi vertical qu'horizontal du phénomène mystique dans la culture arabo-musulmane, particulièrement dans sa version maghrébo-algérienne. » (Critique moderne, théorie littéraire, herméneutique, mystique comparée, étude d’un grand auteur soufi...).

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 Une oeuvre plastique et mystique...  Rachid Koraïchi, peintre algérien, plasticien soufi, graphiste...

Vidéo. 14 pièces sur des mystiques. "Les maîtres invisibles" : http://www.youtube.com/watch?v=0XSi4Ot-Hdo  

Autres vidéos (Deux Rives, une Mer / Espagne des trois cultures, etc.) : http://www.google.fr/search?hl=fr&biw=897&bih=389... 

Créations de Rachid Koraïchi (images Google, ample sélection) : http://www.google.fr/images?hl=fr&biw=897&bih=389...  

 Rachid Koraïchi a fait une donation importante à un hôpital parisien (des peintures données à l'hôpital La Pitié-Salpétrière :    (source La Croix, 25-01-11).

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SOCIETE et religion :

Le débat (français) sur l’islam… vu d’Algérie, sur algerie-focus, source Le Quotidien d’Oran, 18-03-11 : http://www.algerie-focus.com/2011/03/18/le-debat-sur-lislam-et-ses-multiples-facettes/  (intéressante analyse).

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Le SOUFISME en Algérie… Textes.

Explication, le soufisme sur un forum algérien, 2007 (et précisions sur l’opposition entre le soufisme et les courants de l’orthodoxie http://www.forum-algerie.com/islam-religions-philosophies/2470-le-soufisme-et-ces-pratiques.html  (« Aujourd'hui encore les courants les plus orthodoxes cherchent à diminuer l'influence des confréries soufies dans le monde, le soufisme étant considéré comme un instrument pour sortir du cadre d'une forme d'orthodoxie stricte et littérale. »)

Intervention de Barkahoum Ferhati (colloque de Bucarest, 2006) sur « Les femmes algérienne soufies » (Personnalité et rôle de Lalla Zeineb, occultée dans l’historiographie, avec une évocation d’ Isabelle Eberhardt, qui la connut. En introduction, réflexion sur l’utilisation, par le pouvoir, des confréries soufies, pour lutter contre le fondamentalisme religieux, l’islamisme : subventions, encouragement de la recherche, aide aux publications. Mais… dans l’oubli des femmes.). Texte complété par une riche bibliographie (dont un ouvrage de Jacques Berque et les « Notes de route » d’Isabelle Eberhardt.

Par Semmar Abderrahmane, article sur Saïd Djabelkhir, journaliste et chercheur algérien, qui étudie notamment le rôle culturel du soufisme, son influence sur la culture populaire, le langage, la philosophie, la poésie et l’art. (Il insiste aussi, dit le chroniqueur, sur la place de la tolérance dans le soufisme) : http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article4104

Riches apports… Mais, aussi, sur niarunblog, une réflexion critique, plus distancée, comme bilan d’un colloque: http://niarunblog.unblog.fr/lumieres-dislam1/6e-colloque-international-sur-le-soufisme/  (Source Liberté, 19-12-09). (Pragmatisme, pensée, femmes, et modernité).

SOUFISME algérien. Vidéo (Abd El Kader) :  http://www.dailymotion.com/video/xa1b44_lemir-abd-elkader...

Un festival et des colloques :

7ème festival international « Soufisme culture et musique »  à Annaba, décembre 2010 : http://fr.allafrica.com/stories/201012080331.html  [Présentation des conférences : culture, Histoire, dont une sur l’alchimiste algérien Ahmed Al Bûnî  (le « houroufisme » étudié en relation avec la philosophie et la psychanalyse chez Jung) et une sur la femme « chez la savante Adjm Bent El Nafiis ».]

Colloque sur le soufisme, 2009 : http://www.maliweb.net/category.php?NID=54143

Colloque sur l’islam (international) sur « Tlemcen, capitale de la culture islamique »  en février 2011 : http://fr.allafrica.com/stories/201102220561.html  (patrimoine, apports culturels, savants…). Et http://www.algerie-focus.com/2011/03/21/colloque-international-sur-lislam-au-maghreb-a-tlemcen/  21-03-11

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Saint Augustin. Un grand VISAGE de Souk-Ahras... visage d'Algérie, visage universel...

Citations sur evene.fr : http://www.evene.fr/celebre/biographie/saint-augustin-66....  

Fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d'Hippone 

Colloque sur Saint Augustin, 2004, à Tizi Ouzou, « Entre platonisme et thélologie mystique » : http://www.algerie-dz.com/article149.html   (descendre sur la page après les liens publicitaires…). (Réhabilitation, réappropriation d’un penseur et mystique d’abord rejeté parce que chrétien, puis retrouvé et reconnu). « Depuis, les algériens ne cessent de redécouvrir et de s’initier aux pensées philosophiques et religieuses de ce patrimoine “algérien”, antérieur à l’histoire contemporaine de l’Algérie, en organisant et en participant à de nombreuses manifestations culturelles qui lui sont consacrées. »

Saint Augustin, « figure » chrétienne d’Algérie, dossier (intro, bio, livres, sermons, textes) :  http://www.assomption.org/Augustin/SommaireStAugustin.html

L’Olivier de Saint Augustin, à Souk-Ahras, Thagaste, sa ville de naissance, El Watan, 2006 : http://www.annabacity.net/dossiers/dossier_10_souk+ahras+-+olivier+saint+augustin.html  L’olivier entre mythe et réalité, El Watan, algerie-dz, 2004 : http://www.algerie-dz.com/article1045.html  

Un livre  ("Plaidoyer pour saint Augustin de Souk-Ahras), de Nacéra Benseddik : http://www.berberes.net/forum/viewtopic.php?f=15&t=283 

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Juifs d’Algérie

Sur la Kahina, reine berbère, juive (qui combattit contre les Arabes, au moment de l’invasion arabo-musulmane), à propos du quatrième colloque qui lui a été consacré, en mai 2009. Par Hakim Arabdiou, juillet 2009. http://www.gauchemip.org/spip.php?article10030 (Lire aussi la fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Kahena )

Algérie, les Juifs avant l’islam : http://www.judaicultures.info/Algerie-les-Juifs-avant-l-islam.html

Juifs d’Algérie (déchirure historique) sur sefarad.org  (source le Quotidien d’Oran, 2004) : http://www.sefarad.org/publication/lm/056/html/page31.html

Le site des Juifs d’Algérie, zlabia.com : http://www.zlabia.com

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Chrétiens d’Algérie, la mémoire d’une Algérie plurielle. (Histoire du christianisme en Algérie, premiers siècles, Algérie avant la France, années 1830-1962, et depuis l’indépendance). Synthèse claire, surafrik.com, au 19-12-10 :  http://www.afrik.com/article1773.html

Informations. Chrétiens de Méditerranée, chrétiens d’Algérie : http://www.chretiensdelamediterranee.com

Chrétiens de Kabylie, sur algeriepyrenees.com, janvier 2011 (source El Watan) : http://www.algeriepyrenees.com/article-algerie-les-chretiens-de-kabylie-64118005.html  

Le tombeau de la Chrétienne (Tipasa) : http://www.djamila.be/Documents/tombeau.htm 

 

Moines de Tibhirine 

Moines : http://www.algeria-watch.org/farticle/sale_guerre/teissier.htm Archevêque d’Alger, 2001 (qui interprète les informations qu’il a eues comme une preuve que ce sont les islamistes qui ont assassiné les moines).

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DIALOGUE interreligieux...

Page sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogue_interreligieux

Religions pour la Paix :  http://www.religionspourlapaix.org/

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Décryptage… ésotérique…

Don Quichotte, lu par la kabbaliste Dominique Aubier (d’origine espagnole, elle a gardé son nom français de résistante) : http://www.dominique-aubier.com/crbst_30.html  (« Don Quichotte, la réaffirmation messianique du Coran »). Février 2011.

Révolutions de la rive sud ? Une lecture très particulière (ésotérique, initiatique…), D.Aubier : http://dominiqueaubier.blogspot.com/2011/02/revolution-en-islam-algerie-tunisie.html