18/05/2024
Israël-Gaza, suite… À l’écoute de tous, les regards de Joann Sfar, Ismaël Saidi, Gilles Kepel, Sophia Aram, Kamel Daoud, et diverses voix...
Mon seul drapeau ce sont mes habits / mon seul hymne est mon souffle, / et le premier et le dernier mot est : / « ICI. ». / Je suis un fanatique de la paix
Yehuda Amichaï, poète israélien
Vous, qui tenez sur les seuils, entrez / et prenez avec nous le café arabe. / Vous pourriez vous sentir des humains, comme nous. / Vous, qui tenez sur les seuils, sortez de nos matins / Et nous serons rassurés d’être comme vous, des humains
Mahmoud Darwich, poète palestinien
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01:36 Publié dans ACTU/MÉMO.valeurs.idées, Israël-Palestine/tisseurs.de.paix | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : israël, gaza, israéliens, palestiniens, yehuda amichaï, mahmoud darwich, dialogue, valeurs, paix, humanisme, fraternité, partage, joann sfar, ismaël saidi, sophia aram, gilles kepel, jérusalem, nous vivrons, holocaustes, the times of israël, kamel daoud, l.p.m, c.c.l.j.
24/06/2021
Que penser du rapport de Benjamin Stora ?
Nous devrions nous taire23:27 Publié dans ACTU/MÉMO.valeurs.idées, ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, PN.H.peuple.Camus, work.in.progress | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : benjamin stora, rapport stora, france-algérie, histoire, mémoire, nicolas granier, ahmed azeggah, rené-jean clot, pieds-noirs, harkis, algériens, jean-jacques jordi, guy pervillé, mohand hamoumou, georges-marc benamou, kamel daoud, christian fenech, denis peschanski, pierre vermeren, dalila kerchouche, fatima besnaci-lancou, jacques ferrandez, carole filiu, ferhat mouhali, gérard crespo, jean-pierre lledo, 5 juillet 1962, albert camus
27/02/2021
Gabriel Audisio, l’ancêtre principal… Méditerranée, Algérie
Pour commencer une série de réflexions provoquées par les débats actuels, qui réactivent des thèmes liés à l’identité culturelle, aux mémoires et à l’Histoire, une note sous le signe de Gabriel Audisio et de la littérature. ………………………................
SOMMAIRE, suite…
. Recension, Feux vivants, 1958
. Recension, L’opéra fabuleux, 1970
. Ulysse ou l'intelligence, 1945. LIEN vers la recension (note qui suit...).
. Textes DE Gabriel Audisio, citations : essais, roman, récit (prose méditative)
. Textes SUR Gabriel Audisio, citations
. Échos. Pensée de la Méditerranée… Réflexion, puis citations (de Jean Grenier, Fernand Braudel, Jacques Huntzinger, Henry Laurens).
. Bibliographie sélective...
. Liens vers des documents précieux (notes, critiques, entretien, études...)
.......................................
22:45 Publié dans ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, AUDISIO Gabriel, PN.H.peuple.Camus, Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan, work.in.progress | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gabriel audisio, audisio, taos amrouche, jules roy, kamel daoud, littérature, méditerranée, algérie, hocine aït ahmed, messali hadj, humanisme, l’opéra fabuleux, feux vivants, pages de gabriel audisio, revue sud, sud, école d’alger, citations, valeurs, fraternité, livres, mémoire, oubli
17/02/2020
"L'Algérie de Kamel Daoud" (Oran en vedette). Documentaire de Jean-Marc Giri.

Sur la 5, en replay. Kamel Daoud, Oran... Des témoignages,
sans aucun tabou. Et des moments forts. Comme la parole
de ceux qui partagent vie intellectuelle et quotidien convivial
avec Kamel Daoud, connaissent beaucoup de lui. Un portrait
d'Oran, dans sa spécificité. Ville unique, imprégnée d'Espagne
aussi (on a entendu des échos d'espagnol). Et ce que dit Kamel
Daoud de son écriture en réponse au livre de Camus, L'étranger,
évacue les projections et instrumentalisations. Il insiste sur le fait
que son roman n'est pas "contre" Camus, mais, dit-il, "un exercice
d'admiration", un peu insolent, une "conversation". Il est,
en fait, un camusien authentique, avec la liberté de pensée de qui peut
affronter tout en aimant, non pas parce qu'il fait, lui, un contresens
sur l'intention de Camus dans sa propre création, mais pour être
dans une parole commune qui pose des nuances clés sur les
perceptions intimes du réel. Kamel Daoud parle, à un moment,
de l'altérité, du manque d'altérité quand l'autre est absent et
qu'on le réinvente négativement, justement parce qu'il est absent.
23:46 Publié dans ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kamel daoud, jean-marc giri, oran, algérie, hirak, l'algérie de kamel daoud, livres
16/04/2019
Notre-Dame qui brûle… Choc.
J’ai d’abord traduit cela ainsi :
Alors, après les images et les mots, besoin d’autres mots, réparateurs. Reprendre racine dans le sens profond, qui console de l’ignorance, de la peur de voir détruites des traces de culture et de spiritualité (murs et symboles). Notre tristesse dit l’attachement à un lieu qui fait partie de nous, et auquel nous appartenons aussi, en partage avec tant d’autres. (Exception
faite de ceux qui, il y en a et il y en a eu, ont besoin de ruminer de la haine : j’ai vu cela aussi, mais ce sont des marges
pathologiques, des névroses identitaires qui suent des phrases malodorantes et dysorthographiques - comme ces racialistes qui traînent à l’Unef et ailleurs...). Et, signes fraternels, des messages venus de partout, officiels et anonymes. J’ai été touchée de voir sur les pages Facebook algériennes ou marocaines (par exemple) des textes disant l’essentiel, des reproductions d’oeuvres d’art figurant la cathédrale, ou des citations de Victor Hugo. Émue par le beau message de Kamel Daoud sur ce que représente Notre-Dame (lieu d'art et de mémoire), et par les phrases des commentateurs algériens de sa page, exprimant leur émotion (sauf quelques grincheux, vite remis en place par les autres).08:20 Publié dans ACTU/MÉMO.valeurs.idées | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : notre-dame, paris, cathédrale, incendie, spiritualité, citations, sagesse, universel, kamel daoud, victor hugo, gérard de nerval, novalis, paroles de sagesse éternelle, albin michel, alain finkielkraut, françois cheng, jean-noël kapferer
06/04/2019
ALGÉRIE, suite... Une démission, des questions, des espoirs. Symbolique matin d'Algérie...
Beaucoup de faits sont intervenus depuis ma première note-dossier.
Le rejet du système est aussi celui des partis complices, et d’abord du FLN. La méfiance touche l’armée (pas toute l’armée, certains officiers, officiels considérés comme compromis). Même si on voit que des accusations peuvent être prononcées à tort, par effet d'entraînement, rumeurs etc.. On a vu des textes circuler pour défendre des personnalités, après de telles attaques. Des écrivains ont pris la plume pour cela, comme Yasmina Khadra. Et des chroniqueurs, des internautes moins connus aussi (mais suivis par des listes de lecteurs attentifs, sur les réseaux sociaux). 23:34 Publié dans ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, WEB..LIENS.sites.presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : algérie, algériens, diaspora, bouteflika, mandat, système, f.l.n., politique, idéologie, religion, islam, femmes, mohamed benchicou, le parisien, brice perrier, kamel daoud, yasmina khadra, boualem sansal, aziz chouaki, anouar benmalek, amin zaoui, karim akouche, tawfiq belfadel, femmes insoumises dz, hebib khalil, ardavan amir-aslani, les algériennes, le matin d'algérie, mohamed kacimi, nadia tazi, daikha dridi, meriem khelifi, mustapha benfodil, khaled belkouche, abdou semmar
04/03/2019
ALGÉRIE. Refus, élans, inquiétudes, et ESPOIR...
23:39 Publié dans ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, WEB..LIENS.sites.presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : algérie, algériens, diaspora, franco-algériens, 5ème mandat, présidentielle, bouteflika, manifestations, révolte, liberté, politique, société, el mouhoub mouhoud, thomas serres, mourad benachenhou, kamel daoud, yasmina khadra, boualem sansal, amin zaoui, hebib khalil, tawfiq belfadel, le matin d’algérie, le quotidien d'oran, melissa ziad
28/07/2017
Kamel Daoud, lire et relire...
Kamel Daoud est primé pour une reconnaissance de son oeuvre de chroniqueur engagé pour les droits humains. Lui préfère se dire « concerné », et, oui, il l’est. Oeuvre marquée par la publication d’un choix, ample, de ses textes dans « Mes indépendances », livre publié par Actes Sud. Superbe.
Que ses chroniques soient lues abondamment, elles qui mettent en scène, en quelque sorte, le balancement subtil entre le total "oui" à la vie et la tension du "non". "Mes indépendances". Magnifique écriture d'un grand chroniqueur (nouvelliste et romancier aussi), mais l'écrivain est complètement présent dans les pages profondes, brillantes, du journaliste.
Exercice de lucidité, processus de questionnement permanent.
20/02/2017
Des ombres et des polémiques... Des mots et d'autres mots... Colonisation...
Agitation générale autour de déclarations et de retours (parfois confus) sur les mots prononcés par Emmanuel Macron. Articles, émissions, notes, posts et commentaires sur Facebook ou ailleurs. A force de constater n’être d’accord avec personne, et agacée par beaucoup : trop de passions, de projections, de peurs (diverses), de pièges identitaires (de tous côtés…) j’ai réagi, là ou là, d’abord décidée à ne rien faire d’autre (c’est lassant, à force…). Mais tant pis, besoin de faire la synthèse de ma réflexion. Et cela donne cette page, à laquelle j’ajoute des liens vers des articles, qui permettent de revenir sur les notions, et sur le contexte de la polémique, mais aussi sur l’Histoire, en nuançant les positionnements...
23:43 Publié dans ACTU/MÉMO.valeurs.idées, ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, PN.H.peuple.Camus | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : colonisation, algérie, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, histoire, mémoire, traumatismes, jean pélégri, mouloud feraoun, rené-jean clot, albert camus, kamel daoud, hocine aït ahmed, richard malka, fellag
03/04/2016
Penser ombre et lumière, sauver le sens : Abdennour Bidar et Kamel Daoud
2012. Regard d'Abdennour Bidar sur des "récurrences tenaces". Entretien dans Le Monde des religions. Et la lumière quand même…
2015. Réflexion de Kamel Daoud, sur laïcité et religion, chronique publiée sur Tunisie Focus. Pour que le sens (cherché, ouvert) ne soit pas pris en otage…
Je retrouve par hasard ces deux textes en même temps. Publiés à trois ans d’intervalle, ils se croisent exactement pour se rejoindre et nous aider à comprendre ce qui est à l’oeuvre actuellement : les attaques contre Kamel Daoud et l’enjeu majeur (soutenir cette voix, la conscience, la laïcité pour la démocratie - sauver la pensée). A travers la force de cette voix soutenir aussi celle des poètes prisonniers (Arabie saoudite, Qatar…). Refuser les injonctions qui traversent les frontières, les compromissions, le silence honteux, les alliances honteuses avec l’oppression.
Relecture de l'entretien d’Abdennour Bidar (propos recueillis en 2012, Le Monde des Religions) pour penser les attaques actuelles contre Kamel Daoud, en mesurant mieux le contexte 2012-2016.
02:47 Publié dans ISLAM.islamS.soufisme.spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : abdennour bidar, kamel daoud, laïcité, islam, spiritualité, comment sortir de la religion, livres, lettre ouverte au monde musulman, soufisme, citations
19/12/2015
CITATIONS et... TITRES. Lecture... Lecture... Lecture... (pour soi, ou pour offrir...)
Je crois que je devine pourquoi on écrit les vrais livres. Pas pour se rendre célèbre, mais pour mieux se rendre invisible, tout en réclamant à manger le vrai noyau du monde.
Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête
Donc, des livres écrits pour se rendre invisible (que les auteurs le sachent ou pas), des livres pour pénétrer le sens enfoui du réel… (le sachant). Des livres sur mon chemin, en phase avec ce chemin…
01:53 Publié dans LIVRES, bibliographes, anthologies | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, humanisme, humanité, valeurs, liberté, droits humains, solidarité, citations, culture, livres, liberté de conscience, kamel daoud, abdellatif laâbi, j’atteste, à l’index, fawzia zouari, eux c’est nous, charlie hebdo, liberté d’expression, tout est pardonné
17/12/2013
« Quand j’ai lu Albert Camus »… Abd Al Malik…

Merci, Abd Al Malik…
Hier soir j’ai assisté à l’hommage rendu à Camus par un lecteur intense… Abd Al Malik. Triomphe. Les spectateurs présents ont senti, compris, l’authenticité de la démarche, le lien entre cet homme jeune, pur produit de notre réalité contemporaine, qu’il transcende dans la création, dans l’écriture, et l’auteur magnifique où il se reconnaît. Il révèle comment, lui, il est concerné, comment, lui, il a été transformé par une lecture. Le choc, les points communs (misère, soleil, exigence entre souffrance, désespoir, et espoir, refus, amour, mère aimée, omniprésente, père absent, trou béant du manque, et, je crois, aussi, la double identité : partage et richesse, déchirement et tension vers un absolu).
Il répète cette phrase en litanie « Quand j’ai lu Albert Camus », puis « Après avoir lu Albert Camus… ». Lecture et vécu se croisent, dans une marche sur un fil ténu, où tout pourrait basculer… Et si cette rencontre ne s’était faite, où serais-je, semble-t-il dire. Figure paternelle et message d’éthique et de force. Ou comment vivre, donner du sens, comment s’échapper du risque de mourir, quand des jeunes autour de soi meurent et que tout risquait de nous entraîner encore et encore dans les mêmes dérives mortelles.
Il parle, dit-il, à partir de sa « parcelle d’humanité » (bien grande… !), de ce refus des injustices, refus de la misère quand les autres n’en sortent pas, de la mort (on guillotine encore, rappelle-t-il, dans une longue lettre qu’il adresse à Camus, lui qui lutta contre la peine de mort, pour l’abolition). On guillotine de plusieurs façons, aussi : en abandonnant, en niant, en discriminant.
Il cite Camus, et Jacques Martial lit Camus.
Ecran. Le visage d’Albert Camus, présence forte.
Ecran. Ombre d’un corps qui danse, magnifiquement.
Musiciens. Soutiennent la voix, sont une voix.
La Méditerranée (et Gibraltar. Alger en passant par Oujda…).
Scène. Danseurs de hip hop qui expriment la même chose, qui font écho à ce qui crie. Gestes purs, souplesse extrême : corps qui se tordent, comme enchaînés, et se libèrent, mais comme s’ils se déchiraient.
Camus, cité par Abd Al Malik, lu par Jacques Martial, parlait de cette fausse communication où la méchanceté veut se faire passer pour de l’intelligence. Entendant cela, je repensais à une critique négative de ce spectacle, lue je ne sais plus où. On reprochait au rappeur poète de trop centrer sur lui cet hommage, comme prisonnier de son ego, et on disait être gêné par la présence des danseurs de hip hop, comme si cela ne pouvait correspondre à une parole sur un auteur comme Camus. Pourquoi donc ? Au contraire, l’hommage tire sa force de ce rapport à soi. (Je fais le lien avec le documentaire de Joël Calmettes, « Vivre avec Camus ». Des jeunes aussi y parlent de leur expérience, et c’est bouleversant : notamment ces jeunes qui en Algérie ont trouvé le lien avec le natif frère d’âme). Ce n’est pas piège de l’ego, mais traduction vitale : l’intellect n’est pas absent, mais l’émotion passe par le corps, c’est tripal. Les mains d’Abd Al Malik en disent autant que les mots. Et le hip hop, moi j’aime ça. J’y vois un art qui défait les armures de souffrance, qui libère corps et cœurs. Corps et cœurs qui savent des douleurs et des joies (des joies parce que des douleurs…). Car « Il n’y a pas d’amour de vivre sans désespoir de vivre » répète inlassablement Abd Al Malik, avec la voix et les mains. Les applaudissements qui accueillent cet hommage sont aussi, forcément, adhésion à l'œuvre et à l'éthique de Camus. Cela corrige Sartre et autres faiseurs d'ombre... Abd Al Malik voudrait réconcilier Sartre et Camus (il le dit à un moment : espoir de paix entre les idées, mais certaines idées sont antinomiques...). Et rien ne peut effacer les paroles de Sartre, son appel au meurtre, l'éloge de la violence (préface célèbre...).Un auteur mort ne peut revenir sur ses mots. Ce qui peut être apaisé c'est le rapport entre les vivants, capables de faire l'effort du pardon, et capables de cet effort paradoxal de la rencontre entre mémoire et oubli : devoir de mémoire, témoignages, mais effacement de ce qui excède, par le retour au présent... Non, on ne peut se réconcilier avec le choix du terrorisme, on ne peut que le refuser... C'est Kamel Daoud qui a raison sur ce point. En Algérie, en 1962, nous n'avons pas eu un Mandela, a-t-il écrit ( http://www.djazairess.com/fr/lqo/5191330 )... Mais, maintenant, nous pouvons tous tenter la même démarche : voir en l'autre une humanité pareille, se mettre à sa place...
Juliette Greco fut sur scène un instant.
Amnesty international proposait, dehors, à l’étage, de signer les appels d'actions en cours.
Et en sortant on pouvait se procurer des livres ou disques. Celui tiré du spectacle (L’art et la révolte), avec quelques textes, et une note de remerciement à Catherine Camus, qui encouragea l’entreprise. Le dernier livre d’Abd Al Malik n’était plus disponible là (il est en librairie) : « L’Islam au secours de la République ». (C'est toute la démarche de paix d'Abd Al Malik, en musulman proche du soufisme, soufi, même : il veut faire passer un message positif, montrer qu'il y a une autre voie en islam, et que cette voie peut coïncider avec les valeurs et réalités de la République).
SITE officiel d'Ab Al Malik : http://www.abdalmalik.fr/
23:58 Publié dans Albert CAMUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : albert camus, camus, abd al malik, rap, rappeur, culture, catherine camus, pensée, éthique, humanisme, humanité, art, révolte, lecture, joël calmettes, jacques martial, méditerranée, soleil, misère, pauvreté, danse, hip hop, kamel daoud, algérie, islam, république, valeurs
05/12/2013
Mort de Nelson MANDELA, et lecture d'un itinéraire particulier en marge de cette voix magnifique
« L'essence de l'être humain dans tout ce que ce mot devrait, pourrait signifier" Nadine Gordimer, sur Nelson Mandela
Article du Courrier international, 05-12-13, 23h 17. Copie de citations : « Nelson Mandela, icône mondiale de la réconciliation », titre reprenant l'expression de Desmond Tutu : (« "Le pardon libère l'âme, il fait disparaître la peur. C'est pourquoi le pardon est une arme si puissante": Nelson Mandela, mort jeudi à Johannesburg, avait résumé, en une phrase devenue mythique, la vision du monde et de l'humanité qui a fait de lui le dirigeant le plus populaire du XXe siècle. /// De son vivant déjà, le prix Nobel de la paix 1993 était vénéré bien au-delà des frontières de l'Afrique. Pour avoir arraché son pays au régime raciste de l'apartheid, et renoncé à toute vengeance contre la minorité blanche, qui l'avait emprisonné durant vingt-sept longues années. /// Qualifié un jour d'"icône mondiale de la réconciliation" par Desmond Tutu, l'une des hautes figures de la lutte anti-apartheid, l'ancien président sud-africain incarnait des valeurs d'autant plus universelles qu'il n'a jamais prôné ni religion ni idéologie. Juste un humanisme à l'africaine, profondément nourri de la culture de son peuple, les Xhosas. /// Ni Lénine, ni Gandhi, celui que ses compatriotes appelaient affectueusement "Madiba", de son nom de clan, ne s'est jamais enfermé non plus dans une ascèse révolutionnaire. (…) « Après le semi-échec de campagnes de mobilisation non violentes, inspirées des méthodes du Mahatma Gandhi, l'ANC est interdit en 1960. Mandela, arrêté à plusieurs reprises, passe à la clandestinité, et décide d'engager le mouvement sur la voie de la lutte armée. Capturé, il est emprisonné en 1962. Et bientôt envoyé au bagne terrible de Robben Island, au large du Cap. » (...) '' Je savais parfaitement", note-t-il, "que l'oppresseur doit être libéré tout comme l'opprimé. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de sa haine, il est enfermé derrière les barreaux de ses préjugés (...) Quand j'ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission: libérer à la fois l'opprimé et l'oppresseur". »
Je relève, ci-dessous, des extraits de l'article du JDD, qui a fait plus que m’intriguer il y a près d’un mois, et dont la relecture s’est imposée ce soir, en apprenant la mort de Nelson Mandela, homme admirable qui transcende notre humanité, et qui faisait du regard sur l’autre, pourtant si autre, une composante d’une éthique de la rencontre inconditionnelle, hors du temps ressassé, hors de l’emprise du passé, fascinant et mortifère... L'histoire de Jean-Yves Ollivier fait le lien entre des pans de l'Histoire contemporaine et peut nous aider à penser le présent, à la lumière de l'œuvre de Mandela. Lien entre l'histoire de l'indépendance algérienne et celle de la fin de l'apartheid d'Afrique du sud. le lien est cet homme, né en Algérie, Pied-Noir à l'itinéraire complexe, qui a milité passionnément pour la liberté en Afrique du Sud, et pour Mandela...
« Jean-Yves Ollivier. Le mystérieux médiateur », JDD, 10-11-2013. Par François Clémenceau. Lien en bas de page. CITATIONS : «… L’histoire du chantier de la paix en Afrique australe du milieu des années 1980 jusqu’à la fin de l’apartheid et la libération de Mandela. Au coeur de cette aventure, un Français au destin exceptionnel. » /// « ‘’Mandela ne sait rien de moi, rien de mon histoire secrète qui se mélange à la sienne.’’ L’homme qui évoque ainsi l’euphorie qui s’empare de lui lors du retour triomphal de Nelson Mandela auprès des siens, le 13 février 1990, se trouvait cet après-midi-là au milieu de la foule, dans le stade géant de Soccer City à Soweto. » (…) « Jean-Yves Ollivier était venu vivre dans l’anonymat le plus total cette journée historique, la récompense pour lui et ses complices de plusieurs années de tractations secrètes et de diplomatie parallèle. C’est vrai, Mandela n’apprendra l’existence de Jean-Yves Ollivier que bien plus tard, une fois qu’il aura compris les motivations de cet homme d’affaires qui a su conjuguer idéal de liberté, sens commercial et courage politique. » (…) « Mais la décoration dont il est le plus fier, l’Ordre de Bonne-Espérance, la plus haute distinction d’Afrique du Sud pour les dignitaires étrangers, il est le seul Français, avec François Mitterrand et Jacques Chirac, à se l’être vu décerner. Mieux, il a été fait officier par le patron de la diplomatie du régime de l’apartheid, Pik Botha, dès 1987, puis grand officier par le président Nelson Mandela en personne huit ans plus tard. / Son exploit? Avoir passé des années à tisser des liens avec chacun des leaders qui comptent, dans cette région à feu et à sang. Avec d’un côté, les Sud- Africains du régime de l’apartheid appuyé par la CIA et les rebelles de l’Unita de Jonas Savimbi. Et de l’autre, les marxistes au pouvoir en Angola et au Mozambique (…) » /// « Quel parcours pour ce fils d’ingénieur mécano né à Alger en 1944 et qui dévalait les pentes de la rue Michelet pour se faire offrir des Carambar par l’épicier berbère du quartier! Le petit Jean-Yves vit dans un environnement favorable à l’OAS. Et dans un climat de haine. » (…) « De cette déchirure algérienne, il va garder ancrée en lui l’idée que l’on ne bâtit pas une nation dans la division. Gaulliste avant l’heure? Non, car Ollivier vit comme un traumatisme le rapatriement d’un million de Français, étrangers sur leur propre sol. Mais l’un des premiers collaborateurs qu’il recrute pour monter ses affaires s’appelle Charles de Gaulle, petit-fils du général! Pas rancunier donc. Encore moins avec les héritiers du gaullisme qui se regroupent au côté de Jacques Chirac. » (…) « En débarquant à Johannesburg, il avait eu le sentiment de visiter "une autre planète". "Je me suis demandé comment les Blancs pouvaient ne pas se rendre compte qu’à moins d’accepter le partage du pays, à moins de changer et de tendre la main aux Noirs, ils allaient être jetés à la mer." Comme dans l’Algérie de son enfance. / D’où ce "complot pour la paix" des plus risqués. "Quand j’y repense aujourd’hui, on était gonflés", se souvient Michel Roussin. Jacques Chirac devenu Premier ministre de la cohabitation avec François Mitterrand à l’Élysée, la fine équipe de Jean-Yves Ollivier avait carte blanche (…) » (…) « Jean-Yves Ollivier publiera ses Mémoires l’hiver prochain, comme si le film ne dévoilait qu’un seul de ses secrets parmi tant d’autres. "C’est pour laisser un testament", confie-t-il, lui qui n’a pas d’enfants et dont les photos de famille sont restées en Algérie après le départ tragique de 1962. » LECTURE INTEGRALE de L’ARTICLE : http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Jean-Yves-Ollivier-le-mysterieux-mediateur-638271
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MISE à JOUR : ALGERIE... Nous n'avons pas eu de Nelson Mandela... Je l'ai pensé... Kamel Daoud l'a écrit :
« Malheureusement, nous n’avons pas eu un Mandela en 62 », Kamel Daoud le 07-12-13. (publié dans Le Quotidien d’Oran, repris sur Djazairess). Citations : « On ose alors le tabou parce que c’est un grand rêve éveillé : une Algérie qui n’aurait pas chassé les Français algériens mais qui en aurait fait la pointe de son développement, de son économie et la pépinière de sa ressource humaine. Une Algérie de la couleur de l’arc en ciel. L’Afrique du Sud de Mandela a eu son OAS, ses Pieds noirs, ses colons, ses fermiers blancs, ses radicaux noirs, ses traîtres, ses torturés et ses Aussarresses et ses Larbi Ben M’hidi. » / « Un Mandela algérien nous aurait évité le pays actuel, ses mauvaises convictions, nos mauvais jours et des molles dictatures et ses gabegies. Nous aurions perdu moins de vies et moins de temps et nous aurions été un grand pays. Car cet homme est l'un des très rares à avoir donné sens à la décolonisation. Toutes les autres épopées ont mal fini : la décolonisation glorieuse y a été menée à la dictature hideuse ou sournoise. Au massacre, aux caricatures sanguinaires et au sous-développement. C'est dire que l'on ne décolonise pas avec les armes, mais avec l'âme. Décoloniser n'est pas vaincre le colon mais le démon en soi. Adieu l'homme au sourire qui dénoue. » http://www.djazairess.com/fr/lqo/5191330 et aussi sur d’autres sites, comme celui du journal électronique de Sidi Bel-Abbès : http://bel-abbes.info/malheureusement-nous-navons-pas-eu-...
23:54 Publié dans ACTU/MÉMO.valeurs.idées, DISSIDENCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nelson mandela, mandela, nadine gordimer, desmond tutu, réconciliation, apartheid, afrique du sud, oppression, pardon, solidarité, paix, jean-yves ollivier, ollivier, conflits, catégories, violence, johannesburg, sud-africains, citations, itinéraires, algérie, kamel daoud, humanisme




















