01/04/2021
École d’Alger littéraire : initiateurs, contexte, héritage...
On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher
Être né quelque part
Être né quelque part, pour celui qui est né
C'est toujours un hasard Né quelque part, 1988, Maxime Le Forestier (né à Paris, lui)
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J’ai régulièrement besoin, comme homme et comme écrivain, de me retourner vers ce paysage. Par lui je me rapatrie. Jean Pélégri, Ma mère l’Algérie
Elle cherche partout une partie d’elle-même, un frère, une sœur, une herbe d’Algérie, un bleu (…), une odeur d’Afrique. Marie Cardinal, Écoutez la mer
Douleurs d’exil…
Mais en prolongement de ces rencontres de lecture, des proximités se révèlent ou s'affirment, qui ne concernent pas que les auteurs francophones algériens et pieds-noirs du passé, d’avant 62, mais bien des publications des écrivains algériens d’après 62. Cela s’accentue avec les exilés des années 90. Car les expériences ont des points communs. Comme le montre le dessinateur Gyps, dans une page humoristique et un peu triste (publiée par la revue Algérie Littérature Action n°9, 1997). Il la titre ainsi : 1993 : Algérie comme en 62 (il dessine et nomme, écrit : terrorisme, "la valise ou le cercueil", l’exil, les conditions de survie en France…). Les natifs d’Algérie, d’où qu’ils viennent (et surtout s’ils écrivent) ne se comprendront pas complètement eux-mêmes s’ils ne lisent pas les auteurs de l’autre rive, restés ou exilés. Et ils s’apercevront qu’ils sont lus aussi, et souvent compris. Sur les deux rives il y a haineux et humanistes, fanatiques et penseurs complexes. Une fracture chez tous, la même d’un bord à l’autre de la Méditerranée : les camusiens et les autres (qui n’ont pas toujours lu…). Cette compréhension de soi par la lecture de 'l’autre' c’est valable de chaque côté. Benjamin Stora, dans une chronique de la revue de chercheurs en littérature, Expressions maghrébines, numéro de 2003 sur l’Histoire, parle d’une "connivence" qu’il a étudiée dans des écrits de femmes algériennes et pieds-noirs, à partir du parcours d’une centaine de livres. Voilà ce qui aurait pu rendre Gabriel Audisio heureux. Et Feraoun, Roy, Amrouche, Pélégri, Dib, Camus, Roblès, Cardinal, Sénac. Et, je crois, Chouaki, et quelques autres... 23:39 Publié dans ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, PN.H.peuple.Camus, Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan, WEB..LIENS.sites.presse, work.in.progress | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : algérie, littérature, école d’alger, libéraux d’algérie, culture, exil, fraternité, humanisme, mémoire, racines, citations, poésie, gabriel audisio, edmond charlot, albert camus, emmanuel roblès, mouloud feraoun, mohammed dib, jean amrouche, jean pélégri, marie cardinal, rené-jean clot, jeanine de la hogue, jules roy, kaouther adimi, albert memmi, jean sénac, tahar djaout, rené sintès, jean-pierre péroncel-hugoz, kamel abdou, jamel-eddine bencheikh, abdelmadjid kaouah, emmanuel lévinas, saïd kessal, josé lenzini, guy dugas, ahmed azeggah, aziz chouaki, tony gatlif, benjamin stora, livres, bibliographies, anthologies
03/07/2020
Aziz CHOUAKI, Les oranges. Ou le parcours poétique d'années algériennes par un humaniste camusien...
Attendre, que le sang sèche, comme l’encre, puis écrire, avec le vent, avec les arbres, des feuilles simples et splendides, pour dire le vœu, l’œuf le mot, la pastèque de Camus, le mètre cube de terre, le chant de Rosina, la grande et puissante symphonie des oranges. Celle qui, partout et nulle part, dit le cercle parfait.23:06 Publié dans ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : aziz chouaki, les oranges, mille et une nuits, algérie, citations, littérature, théâtre, humanisme, fraternité, camus
06/04/2019
ALGÉRIE, suite... Une démission, des questions, des espoirs. Symbolique matin d'Algérie...
Beaucoup de faits sont intervenus depuis ma première note-dossier.
Le rejet du système est aussi celui des partis complices, et d’abord du FLN. La méfiance touche l’armée (pas toute l’armée, certains officiers, officiels considérés comme compromis). Même si on voit que des accusations peuvent être prononcées à tort, par effet d'entraînement, rumeurs etc.. On a vu des textes circuler pour défendre des personnalités, après de telles attaques. Des écrivains ont pris la plume pour cela, comme Yasmina Khadra. Et des chroniqueurs, des internautes moins connus aussi (mais suivis par des listes de lecteurs attentifs, sur les réseaux sociaux). 23:34 Publié dans ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, WEB..LIENS.sites.presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : algérie, algériens, diaspora, bouteflika, mandat, système, f.l.n., politique, idéologie, religion, islam, femmes, mohamed benchicou, le parisien, brice perrier, kamel daoud, yasmina khadra, boualem sansal, aziz chouaki, anouar benmalek, amin zaoui, karim akouche, tawfiq belfadel, femmes insoumises dz, hebib khalil, ardavan amir-aslani, les algériennes, le matin d'algérie, mohamed kacimi, nadia tazi, daikha dridi, meriem khelifi, mustapha benfodil, khaled belkouche, abdou semmar
30/11/2015
BRUNO HADJIH... METAPHORA, Le REGARD qui répare...
"On a oublié de clôturer le visage. Offert à l’énigme. Regard errant dans le noir de ce visage, cherchant l’issue. L’autre issue. Prisonnier d’une opacité. Ne voyant pas que c’est même chose, même issue. Qu’il y a sans doute un tracé foudroyant l’espace. Ne heurtant plus rien. Plus rien "d’ici" où tout se ramène à un visage. Ton visage en toutes choses et elle en toi. Il faut donc aller plus loin, creuser la blessure, ouvrir plus encore la brèche." (Pierre-Albert Jourdan, Brèche , L’espace de la perte)
23:54 Publié dans ART.tous arts visuels, CITATIONS.exergues.incipit.excipit, Photographies/textes © MC SanJuan | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bruno hadjih, metaphora, regard, galerie mamia bretesché, sahara, visages, art, culture, citations, algériades, aziz chouaki, at-h-ome, photographie




















