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24/07/2017

COMPLEXITÉ. Le voile inquiétant... et le voile autrement.

DIAMS.jpgLaïque inconditionnelle, oui. Exaspérée par les injonctions des intégristes qui utilisent le voile des femmes comme marqueurs, et désirant combattre leur idéologie à visée politique, oui. (D'ailleurs,  j'ai diffusé l'info sur la manif des femmes sans voiles, pour ce droit de refuser et d'analyser les enjeux et la portée). MAIS je tiens au regard complexe sur des faits complexes. J'ai lu avec intérêt le livre important de Fawzia Zouari, "Je ne suis pas Diam's", contre le voile,  qui, dans ce qu'elle en sait, n'a été qu'un porteur de domination et d'enfermement, ravageur, mortel. Cependant je lis aussi les témoignages et analyses qui expriment une autre perception. Et j'écoute. Ne soyons pas naïfs, car les islamistes ne le sont pas, non. Stratèges dangereux, autocrates menaçants et exécuteurs, quand ils ont le pouvoir. Pervers et haineux quand ils manipulent pour y accéder. Mais ne soyons pas non plus d'arrogants justiciers froids. Luttons avec les armes de la laïcité. Refusons les prêches obscurantistes, le complotisme,  l'antisémitisme (tout cela s'associe). Refusons la maltraitance des fillettes qu'on voile, protestons contre les manoeuvres clientélistes de certains élus, ou leur complaisance. Soyons solidaires avec celles qui refusent le voile au péril de leur vie. ET ne soyons pas persuadés de savoir ce qu'il y a dans la conscience d'une jeune fille ou femme qui fait un choix surprenant pour nous, dérangeant. Les sujets, pour combattre la radicalité inquiétante ne manquent pas. Alors prenons un peu distance pour dépassionner celui-ci… Sous les voiles il y a des visages. Ne mettons pas d'écrans entre ces visages et nous. On se croise et on se rencontre dans le hasard du quotidien, il faut que là aussi on laisse entrer ce tissu des liens d'un instant avec des inconnues. Un jour les parfums remplaceront les voiles. Alors faisons l'éloge des parfums, de la danse, des couleurs, et de la lecture. Quant à l'infâme niqab, si laid, la loi existe… Les couleurs, justement. Le fondamentalisme les a en horreur puisqu’il recouvre les femmes d’un linceul (quelle que soit la valeur symbolique que les intégristes puissent donner au noir…). En donner le goût dès l’enfance serait une prévention à ne pas négliger… même si cela paraît à certains un écran dérisoire... 

VOILE.jpgJ’ajoute à cette réflexion des liens… qui renvoient à des analyses diverses.

ENTRETIEN. Le Point, 2015. Fawzia Zouari, journaliste tunisienne, parle du livre ("Je ne suis pas Diam's", éds Stock) dans lequel elle interpelle Diam’s, dont elle nie la légitimité à la représenter, à parler pour elle. Diam’s, convertie, se voilant pour, pense-t-elle, être conforme à sa foi. Diam’s étant à l’opposé de ce qu’être musulmane signifie pour l’auteur… L’article dit bien en quoi et pourquoi elle s’insurge... « Diam’s ne peut pas parler en mon nom »… http://bit.ly/2tAIXZb 

Article de Jeune Afrique, 2015  (journal dont elle est la collaboratrice), sur le livre de Fawzia  Zouari…L’article dit bien en quoi et pourquoi elle s’insurge. (Et mentionne aussi les titres des deux livres de Diam’s, où celle-ci raconte son itinéraire et justifie ses choix.)... http://bit.ly/2eLUt1c  

Présentation du livre, page des éditions StockCITATION : « L’ auteur s’engage avec passion en faveur d’un islam des Lumières, intégré dans le pays de la laïcité dont elle défend les valeurs. »... http://www.editions-stock.fr/je-ne-suis-pas-diams-9782234... 

Voici un article (Revue des deux mondes, 2016, par Valérie Toranian )qui dénonce la compromission de certaines marques de la mode avec les codes d’un islam puritain, "Fausse pudeur et vraie imposture". Des commentaires divers le suivent (pour, contre, sincères ou de mauvaise foi). J’en retiens un, qui pose le problème de l’injonction renvoyée par ces critiques sans nuances à des femmes qui, pour une raison ou pour une autre, ont choisi le voile : « Arrêtez de stigmatiser le port du voile, vous soumettez vous-même une pression identitaire à ces femmes et elles ne savent plus où elles en sont. Elles qui sont entre 2 pressions l’une politique et l’autre salafiste. Elles sont vraiment courageuses !! Qu’elles portent le voile ou non. » (Cela va dans le sens de ce que je ressens. Poser des questions, oui, mais sortir des certitudes en parlant de vécus qui ne sont pas les nôtres.)… http://www.revuedesdeuxmondes.fr/fausse-pudeur-et-vraie-i...  

Mais j’ai trouvé une analyse, 2016  (sur Orient XXI, journal libanais de qualité) d’une chercheuse musulmane, Neslihan Çevik, qui porte un regard nuancé sur la complexité des évolutions, ne signifiant pas forcément l’enfermement qu’on craint (pas pour toutes,du moins). Car elle prend en compte des modifications dans les goûts et la mode où se construisent des identités qui ne se veulent pas conformes. D’où ce courant « hipster » (volonté d’une affirmation personnelle différente des normes religieuses des rigoristes, mais en phase avec l’identité musulmane revendiquée), et cela donne mipster… (le m pour « musulmane »)... « Le foulard islamique, la mode et l’émancipation » http://bit.ly/2tXYQIm  

Et, sur Paris-Match, 2015, le compte-rendu d’une enquête auprès de femmes voilées, « Jamais sans mon voile », avec la mention de deux livres, dont celui de Nahida Nakad, « Derrière le voile ». L’article n’évacue pas le rôle des Frères musulmans dans ces pressions faites aux femmes, et il mentionne le voilement choquant d’enfants, cette maltraitance. Mais il donne la parole à des femmes voilées qui disent leur ressenti (pas toujours compris, ce ressenti, d’ailleurs, par les musulmans de leur famille ou de leur entourage, qui se méfient de leur évolution, et s’interrogent sur le sens que cela a, car effectivement cela peut être aussi signe de radicalisation inquiétante, si le choix est le niqab)... http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Jamais-sans-mon-vo... 

ENTRETIEN. Nahida Nakad, Paris-Match, 2013, "Le voile est l'arbre qui cache la forêt". Au sujet de son livre. CITATIONS  (parlant de son expérience des déchirements au Liban sur ces questions d’identité religieuse, et leurs pièges) : « Je suis très respectueuse de l’importance de la laïcité, et en même temps de la religion. » (…) « J’ai voulu expliquer combien il était important d’apaiser le débat, et de le recentrer sur les vraies questions. Car – et c’est ce que j’espère avoir expliqué dans ce livre - le problème n’est pas le voile, il est ailleurs. Il l’est devenu en France, mais c’est l’arbre qui cache la forêt. A force de ne regarder que le voile, on laisse passer des choses, on ne fait pas attention à ce qui se passe en profondeur dans la société française, qui est une islamisation réelle, et plus que cela – ce que j’explique dans le chapitre «La Oumma» - ce sentiment d’appartenance à la communauté religieuse plus qu’à la Nation. Or, c’est le plus grand danger qui puisse exister dans un pays. Je l’ai vu au Liban, et je le crains en France – dans une bien moindre mesure, toutefois, car c’est un pays ancien qui a des racines démocratiques bien ancrées, et qui a ses garde-fous. »... http://bit.ly/2vGS0ZH  

« Derrière le voile », de Nahida Nakad, éds. Don Quichotte. Présentation de l’éditeurCITATION : « Les musulmanes revendiquent quant à elles leur liberté individuelle et de culte lorsqu’elles veulent se couvrir, et vivent difficilement l’incompréhension qui leur est opposée. Tous s’appuient sur la même loi, tous s’opposent au nom du même principe. Mais alors, quel est le vrai sens du voile – des voiles ? »…http://bit.ly/2eLLOff 

LIVRES… Si vous mettez « voile musulman, livres » sur google, images, en recherche (« musulman », pour ne pas tomber sur les bateaux à voile…) vous aurez de nombreuses couvertures de livres sur ce sujet… 

BIBLIOGRAPHIES. Il y en a une du CNRS, « Le corps, la voix, le voile », très ample, mais dépassant de loin le thème du voile… http://books.openedition.org/editionscnrs/3675?lang=fr

Celle de Sens critique, 2015, est brève donc incomplète. 13 livres et des pistes. « Le voile : Femmes, islam et visibilité en France »… http://bit.ly/2tXwDS2 

Celle de Préfixes, ample, 2013 (Bibliothèque de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Lyon)  a une introduction qui semble un peu partiale. Le thème englobe des études généralistes sur l’islam et des titres spécifiquement sur le voile. Sont cités Dounia Bouzar (plusieurs fois…), Alain Gresh… Mais aussi, Mohamed Arkoun, précieuse référence, et Abdennour Bidar (regard mystique et authentiquement laïque).. "Le voile islamique en France : une bibliographie"... http://prefixesmom.hypotheses.org/1173

..............  Pour compléter, une adresse précieuse. SITE. Une ample étude sur l’islamisme et le déni à son sujet. Cela permet de rester dans un cadre qui n’accepte pas la naïveté, même si (c’est mon cas) il défend la fraternité, dans le respect des altérités. C’est le feuilleton d'André Versaille, intégralement lisible en ligne, et qui deviendra livre... http://www.andreversaille.be

11/02/2017

Laïcité, femmes, nudité. Le regard de Delphine Horvilleur, « rabbin laïque »…

RABBIN.jpgTrès pertinente la manière dont elle pense l'opposition entre les deux conceptions de la laïcité telles qu'elles se définissent en France et aux USA. Protéger d'abord les croyances des "empêchements" et limitations qui peuvent être imposées par l'État, cela aboutit (il me semble) à des aberrations, comme les pressions pour imposer le créationnisme dans l'éducation, sous prétexte de conviction religieuse et de droit d'expression. Cela autorise toutes les dérives et donne du pouvoir aux fondamentalistes et intégristes. Alors que la conception française veut protéger l'individu des risques fondamentalistes. (D'où l'aversion que les intégristes ont pour la laïcité : laïcité sans adjectifs...).

« Les Américains sont les héritiers d’une séparation de l’Église et de l’État destinée à protéger les croyances individuelles de la pression étatique. En France, c’est l’inverse. On a voulu protéger l’État et les individus des pressions religieuses. La laïcité à la française est là pour garantir à l’individu, quelle que soit son appartenance, la possibilité de parler à la première personne du singulier sans pression d’une première personne du pluriel. Sans pression du “nous” communautaire.». (Une des citations d’un article sur Delphine Horvilleur, Le Devoir, Canada)... http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/49093...

« En tenue d’Ève », de Delphine Horvilleur. Livre sur la femme, la nudité, le regard, le corps. Citation (extrait de la page éditeur, Grasset)… « Les discours religieux fondamentalistes actuels expriment une obsession croissante de la pudeur des femmes. Réduite aux parties de son corps susceptibles d’éveiller le désir, la femme est « génitalisée » à outrance. Faut-il alors couvrir sa nudité ? Faut-il la renvoyer à son destin : le voilement ? »… http://www.grasset.fr/en-tenue-deve-9782246787457

26/10/2016

Silence, on danse… Silence, on médite… et tisse.

DANSE.jpg

 

« La danse est une forme de foi, une espérance, disait-elle. C’est une aspiration, le besoin d’atteindre un univers, une atmosphère, un état qui vous fait progresser, la recherche d’une vérité. »

Yvette Chauviré, danseuse étoile (citée par Rosita Boisseau, Le Monde, ample article du 20-10-16 qui lui rend hommage après sa mort, le 19 octobre) http://www.lemonde.fr/culture/article/2016/10/19/mort-de-... 

Avant le 19 octobre, je voulais, depuis quelques jours, faire une note brève sur Masatake Ito, danseuse qui laisse son corps bouger en fluidité totale, osmose étrange entre elle et le vent, l’herbe. Contemplant cet instant magique de beauté absolue (ode à la vie) j’avais associé cette fusion avec les éléments à la pratique du chi qong spontané : rien de formel mais un laisser faire de l’énergie qui décide du geste. On est, regardant sa danse, devant une prière cosmique. Les mains envoient leurs spirales en ondes immenses qui rejoignent le ciel lointain, et plus, mais l’ancrage est total, pieds arrimés à la terre, plongeant leurs racines invisibles. Quand j’ai lu cette citation d’Yvette Chauviré j’ai trouvé qu’elle correspondait aussi (en partie au moins) à ce qui émane de Masatake Ito (lien vers une vidéo, en fin de note : magie d’un instant). Autre association naturelle, celle qui concerne un livre, « La danse des femmes » de Rosina-Fawzia Al-Rawi (née en Irak), où la danse (orientale) est présentée, étudiée, comparée, dans la même perspective que ce lien que je fais entre danse et pratique du chi qong avancé. Danse avec ses rituels d’initié(e)s, son mystère, voie pour faire émerger ce qui peut sourdre au-delà des blocages physiques, émotionnels, ou mentaux, et mystère de l’accès à soi. Tout un savoir est là, transmis de génération en génération. (Éd. Almora, 2011). Présentation détaillée sur une page d’Amazon (citation : « Elle détaille précisément des exercices qui ouvrent les centres d’énergies et nous permettent aussi de retrouver une harmonie intérieure. La danse concerne tout le corps et Fawzia nous montre comment ressentir chaque partie du corps pour nous ouvrir à notre espace intérieur de vie et de vibration. En reliant également la danse orientale à la mystique soufie et notamment à la danse des derviches tourneurs, Fawzia explique la dimension mystique et ésotérique de cette danse. »). Lien vers cette page (et d’autres, dont l’édition) sur cette note du blog, de 2011 « Conscience sans objet ». (J'ai remarqué aussi qu’au 25-10-16 on trouve un entretien avec Abdennour Bidar au sujet de son dernier livre, « Les Tisserands, réparer ensemble le tissu déchiré du monde » : http://consciencesansobjet.blogspot.fr/2011/11/rosina-faw... 

Le titre de cette note s’est imposé, par l’association qui s’est faite naturellement entre danse, méditation, et silence (même si la danse est souvent soutenue par la musique). Silence, aussi, de la mort. L’étoile disait que les rôles mouraient et renaissaient, recréés par une danseuse après une autre qui cessait ou disparaissait. Silence, quand on fait des pauses, comme l’explique très bien Alain Gourhant dans sa note de blog, « Pause, silence et poésie ». Silence comme espace de devenir, de ce devenir non obsédé par le futur personnel du petit « moi » mais ouvert au tissage du monde (qui a, oui, besoin d’être réparé par tous les tisserands de liens et d’art) : http://blog.psychotherapie-integrative.com/pause-silence-...

Un documentaire a été consacré à Yvette Chauviré par Dominique Delouche, « Yvette Chauviré pour l’exemple ». Extrait sur cette page : http://www.filmsdocumentaires.com/films/1184-yvette-chauv... 

Sur la page de FranceInfo l’article sur la danseuse étoile disparue est complété par deux vidéos, deux moments forts (Giselle, Le Cygne) de cette « étoile étincelante » : http://culturebox.francetvinfo.fr/scenes/la-mort-d-yvette... 

Regarder Masatake Ito. Vidéo. Le son est un peu brouillé, mais ce qui importe est la danse du corps : on peut mettre sur silence si cela gêne… (Je n’ai rien trouvé d’autre sur elle, ni article ni lien quelconque.) : https://www.youtube.com/watch?v=bgGIUQr5uTU 

18/06/2016

Super Oum. Quelque chose de l’ordre de la danse…

VOILE.jpgOui, quelque chose de l’ordre de la danse… Pourtant rien ne danse, dans cette exposition de Fatima Mazmouz. Sauf dans l’immobilité d’avant le geste. Visages voilés sous des couleurs et le blanc de la gaze (pas celle des fils légers, mais celle de blessures recouvertes). On « voit » le geste de l’arrachage de ces tissus qui cachent la peau et les yeux des visages. Arrachés par celles qui les portent et par celle qui les représente. Car l’excès de ce qui emmitoufle ces regards enfouis, masqués, ne peut être suivi que par un arrachement brutal, un dévoilement qui vienne répondre à l’interrogation identitaire. Qui existe sans pouvoir être vu(e)? Et quel regard paradoxal commande de masquer? 

mms_img900244544.jpgJ’imagine ce qu’aurait fait Pina Bausch de cette scène inaugurale, présente dans plusieurs cadres. Les femmes seraient entrées sur scène et des personnages seraient venus lentement les provoquer (certains), les délivrer (d’autres ou les mêmes). Des hommes. 

« Chaque femme effrayée, je lui ai donné une patrie » écrivait Nizar Kabbani dans son poème « Tribunal » (Femmes, éd. Arfuyen). Et c’est cela aussi que l’artiste ici veut inscrire, non la patrie mais le questionnement de la patrie, racines et charges, paradoxes de l’ancrage culturel, riche, de l’appartenance, interrogée, de la pluralité identitaire par les migrations et par la conscience de l’universalité. Au bout du compte, le crâne dessiné porte bien des traces de lieux et des drapeaux, mais il est crâne de mort. Des identités en partie illusoires ne restera que la part commune : mourir. Alors on se détourne du crâne et on regarde de nouveau les têtes sous leurs voiles. Les pansements qui cachent les visages recouvrent aussi les os, et s’ils consolent peut-être les femmes de la douleur visible, ils ne soignent rien de l’invisible, et ne protègent pas du mensonge et de l’hypocrisie. (Quand au Maroc une actrice est diffamée et brutalisée pour avoir joué le rôle d’une prostituée, on sait que la violence vient du refoulé).

Ailleurs, c’est une joueuse de catch très dénudée, et enceinte. Comme toutes les femmes dont on voit les corps aux ventres énormes, et sur lesquelles des signes identitaires sont présents, questions obsessionnelles. Mais toutes ont aussi une étoile à la place du coeur, point commun, parcelle cosmique. Qu’est-ce qui est « mère »? La femme ou la terre? Qu’est-ce qui fait l’humain? Le ventre originel de l’espèce incarnée, ou l’ancrage terrestre d’une « poussière d’étoiles »? La joueuse de catch, elle, n’est ni belle (plutôt laide) ni fragile : au contraire, lutteuse à la façon des héroïnes de bandes dessinées, contre les clichés.

Des calligraphies font, elles, des chorégraphies de signes autour de femmes, pour une représentation de l’espace culturel qui hante l’inconscient corporel, richesse complexe à interroger. 

Une des plus grandes oeuvres est une photographie retravaillée où l’inscription des lettres fait à la fois écran et miroir, avec des couleurs chaudes qui rejoignent un peu celles des masques, mais dans une musicalité autre. Car on pourrait y voir un chant, comme une partition qui serait un autoportrait en gestation… Dont l’autre part serait la Marianne sous un drapeau métis (oeuvre visible sur le site de la galerie).

Exposition à voir jusqu’au 25 juin, Galerie Mamia Bretesché : http://www.mamiabreteschegallery.com

A Lire, sur Afrique in visu, un entretien avec Fatima Mermouz, en 2007, au moment d'une exposition dans la même galerie... http://www.afriqueinvisu.org/les-detournements,021.html 

08/03/2016

FEMMES... CONTRE LES INTEGRISMES. Contre le VIOL et le DÉNI... CONTRE la soumission, les totalitarismes...

« Deux cailloux blancs dans mon visage, 

 Dans le silence deux muets

 Ombrés encore d’un secret

 Et lourds du poids mort des images. »

 Louise de VilmorinANTHO.jpg 

…………………..

MANIFESTE, signable par les femmes ET par les hommes…Il me paraît convenir à cette journée symbolique qui permet de dénoncer des abus et crimes. 

« Les droits des femmes sont plus que jamais bafoués au nom des religions, en France et partout dans le monde, ce qui est intolérable. C’est pourquoi FCI lance le manifeste "Pour en finir avec les intégrisme " » (…) « Quelles que soient leur idéologie et leurs pratiques religieuses sectaires, tous les mouvements intégristes sont gangrénés par l’ignorance, le machisme et l’obscurantisme, jusqu’au meurtre. Tous ont en commun d’asservir les femmes, de contrecarrer les évolutions sociétales, d’étouffer la liberté de conscience et d’expression. Leur volonté de domination doit cesser. Ensemble, nous allons briser le silence des millions d’hommes et de femmes qui subissent leurs diktats sexistes. » SUITE (et SIGNATURE) sur le site… http://www.fci-asso.org/index.php/manifeste-femme-contre-...  (Info 7 mars, signature de Boualem Sansal qui a découvert le manifeste...).LOGO FCI .png

Les intégristes voilent… et violent. C’est même une arme de guerre et de torture, le viol… Mais ils ne sont pas les seuls (et une enquête récente a montré l’ignorance qui entoure encore la réalité terrifiante du viol). Femmes violées, et fillettes violées (enfants, filles et garçons). Malsain rapport à la sexualité, hypocrisie. Harcèlement et pressions (rue, transports, travail…).

CONTRE le VIOLhttp://www.contreleviol.fr 

et

STOP au DÉNI (violences sexuelles) : http://stopaudeni.com/campagne-stop-au-deni-2015 

Il suffit de regarder les photographies des gouvernements pour savoir où est le pouvoir. (Sans parler de la triste esthétique d’un monde sans couleurs, uniforme…). Salaires inférieurs et promotions problématiques : constat. Pour changer cela : les actions, et la parole.

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Inversion des valeurs… Quand l’Obs. http://www.prochoix.org/wordpress/?p=868 

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PAROLES de FEMMES, associations, SITES… 

Sisyphe (ample site très riche : informations internationales, analyses) http://sisyphe.org

Les Nouvelles News (regards de femmes sur l’actualité) http://www.lesnouvellesnews.fr 

FCI. F.contre les intégrismes (le site du manifeste) : http://www.fci-asso.org

Femme&libre.orghttp://yaelmellul.livehost.fr 

ProcChoix : http://www.prochoix.org/wordpress/ 

ForumFMéd. : http://forumfemmesmed.blogspot.fr 

Osez... http://osezlefeminisme.fr 

Ni Putes ni Soumiseshttp://www.npns.fr 

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FÉMINISMEFiche wikipedia (Histoire, idées, bibliographie, associations, sites) https://fr.wikipedia.org/wiki/Féminisme 

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HISTOIRE du 8 mars. 

Sur Hérodote : http://www.herodote.net/almanach-ID-2481.php 

Site dédié : http://8mars.info/histoire/ 

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POÉSIE, femmes. (8 mars, journée a-poétique, s’il en est… Mais l’inscription dans la mémoire du vivant, c’est aussi inscrire son sillage, traces d’encre et de mots).

LIVRE... Anthologie, Poésie Gallimard, « Quelqu’un plus tard se souviendra de nous » : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Poesie-Gallim...

Femmes poètes, du M-Âge au XXème siècle : http://www.poetesses.fr 

Anthologie en ligne, écriture de femmes (Terres de femmes): http://terresdefemmes.blogs.com/anthologie_potique/anthol... 

Fiche wikipedia. Femmes poètes françaises https://fr.wikipedia.org/wiki/Catégorie:Poétesse_français... 

01/03/2016

CONTRE les "chiens de garde de la fatwa, déguisés en chercheurs". Réflexion, et lecture de la tribune de Pascal Bruckner

mms_img1203484475.jpgSoutien de Kamel Daoud, suite...

Car... "A nous de décider quel monde nous voulons" (Kamel Daoud, Courrier international, 09-01-15 : http://bit.ly/1BLvE7G )

Et car... « Ces dernières décennies, le monde dit musulman vit, à travers les propagandes islamistes, une surexcitation de ces codes sexués patriarcaux que la charia entérine. En désignant la liberté sexuelle comme le point crucial de la culture occidentale, l’islamisme identifie les droits des femmes et des homosexuels comme les pires fléaux d’une « occidentalisation » qui détruirait l’identité islamique. La mixité et l’autonomie des femmes sont aussi présentées comme sources de corruption sociale et de désordre. Dans cette optique, la prescription du voile, garant de la pudeur, et des conduites inhérentes à respecter confère d’emblée aux femmes non voilées un caractère impudique. » Chahla Chafik  (Le Monde, 15-01-2016,  tribune intégrale lisible sur le site de l’auteur : http://bit.ly/1UISkPC )

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"Le Monde" a récidivé, en ouvrant une page (partagée) à une des signataires de la tribune hostile à Kamel Daoud (qui reprend les mêmes slogans donnés pour de la pensée… et ne comprend toujours pas ce qu’a écrit l’auteur que ces inquisiteurs accusent de tous les maux). Et en titrant, de manière choquante, « Peut-on critiquer Kamel Daoud? » (Pourquoi ne pas titrer « A-t-on le droit d’appuyer les fatwas contre les auteurs libres? » ou « A-t-on le droit de lyncher avec des mots hypocrites les penseurs qui nous dépassent? » ou « A-t-on le droit d’être les complices complaisants des islamistes? A-t-on le droit d’être des collaborateurs? »)

De quoi s’agit-il? Un auteur, chroniqueur et écrivain (qui depuis des années porte sur la société, les mentalités, les intégrismes, un regard d’une grande lucidité) a réagi à un fait dramatique, l’agression de femmes, à Cologne, par des hommes venant de pays arabo-musulmans (ce que l’enquête a démontré, mais que l’on savait dès les premiers témoignages, malgré le silence gêné d’officiels). Réagir à l’actualité, c’est le travail des chroniqueurs. Tenter de comprendre les causes des faits, de décrypter le réel, c’est du journalisme. 

Des agressions sexuelles? oui, ce fut le cas.

L’ identité des hommes? Oui, ce que disent les faits, les témoins, puis l’enquête, cela conforte le questionnement de Kamel Daoud. Pays, culture, appartenance à un ensemble déterminé par des codes machistes légitimés par des justifications se référant à une interprétation rigide de sources religieuses (ou un dévoiement inventant des règles que les sources ne confirment pas…).

Réelles agressions, occultées par les auteurs de la tribune qu’elles dérangent moins que le fait de les analyser et questionner, apparemment. Le crime de l’auteur est de refuser le déni. Et comme le déni est ce qui remplace la pensée pour les censeurs, il faut condamner celui qui le refuse.

Pourtant il n’y a pas  que Cologne. Le wahhabisme s’étend, là où il a le pouvoir les femmes sont soumises à l’effacement derrière les voiles qui masquent corps et beauté (car autrement les hommes ne sauraient résister aux pulsions?) et à des interdits, une soumission. Le voile sert aux salafistes de marque et d’affiche, et la notion de « pudeur » d’occultation à tout vécu de la sexualité qui ne soit d’emprise.

Il n’y a pas que Cologne. Mais, aussi, il n’y a pas que Kamel Daoud qui interroge et dénonce ce qui doit être interrogé et dénoncé. Pourquoi tant de hargne contre lui? Ce n’est pas seulement pour la grande qualité de son écriture (que les inquisiteurs n’ont pas l’air de savoir apprécier). Ce n’est pas seulement pour sa notoriété. 

Serait-ce parce qu’ils sont dérangés par la grande complexité de sa pensée? Justement? Complexité qui, notamment dans cette chronique sur Cologne, lui faisait renvoyer dos à dos les fantasmes des uns et des autres, les peurs des uns contre les peurs des autres. Ou, autre page, autre jour, dénoncer « les » intégrismes (« L’intégriste universel »). S’il n’accepte pas les pièges de la victimisation jouée et surdouée, qui évacue toute responsabilité, il n’accepte pas plus les pièges d’une idéalisation fausse des réalités occidentales. L’acuité du regard, Kamel Daoud l’exerce sur tout. 

Serait-ce à cause de cette fatwa? Par un désir inconscient de complaire aux salafistes? A moins que ce soit plus que complaire, et plus qu’inconscient? 

Ou, calcul stratégique qui aurait été impulsé par un courant idéologique qui sait infiltrer et capter des passeurs de message, serait-ce parce que, fragilisé par cette fatwa, il est une cible idéale pour ensuite décourager les autres auteurs. (Chroniqueurs, blogueurs, journalistes divers, romanciers, poètes ou philosophes?) On commence avec celui qui est le plus en vue, primé récemment encore (et on se saisit de ce moment, peut-être pas par hasard…), avec l’intention de continuer ensuite avec d’autres. 

Ou…? Je cherche, je réfléchis, depuis plusieurs jours, lisant les réactions des uns et des autres, tous ces soutiens qui sont de plus en plus nombreux. Et je me demande s’il n’y a pas quelque chose qui est de l’ordre du racisme, même si des signataires s’appuient sur leurs noms pour revendiquer une appartenance à l’univers culturel de l’auteur. Le racisme qui est ressenti devant celui qui échappe aux catégories, dont vous craignez qu’il vous ressemble au point que vous ne sachiez plus vous différencier. Kamel Daoud, lui, est très clair. Il est et se dit Algérien, totalement, avec amour pour la terre native et les êtres qui la peuplent. Il en prend toute la culture héritée, ne faisant pas profession d’athéisme. Il a choisi d’écrire en français, comme beaucoup (cette prise revendiquée par le grand Kateb Yacine). Et son esprit saisit le monde autant que le lieu. Son écriture produit des « chroniques algériennes », mais son art rejoint l’universel. Une conscience qu’on ne peut enfermer dans une case, et qui gêne le désir qu’ont certains de se mettre dans de confortables cases conformes : la victime éternelle de l’Histoire coloniale, le croyant toujours stigmatisé, l’antiraciste vigilant (ou qui croit l’être,antiraciste), l’ami « des » musulmans (qu’il confond souvent avec les islamistes, mais…), l’intellectuel (ou croyant l’être car bardé d’éventuels diplômes ou titres) professant le multiculturalisme (mais en fait le mono-culturalisme pluriel tel que défini par Amartya Sen), l’identitaire qui ne sait pas qu’il l’est (mais il l’est : obsédé par l’appartenance, l’origine, la fidélité aux frontières et aux normes dictées).

Oui, racisme sans doute. 

Et peur. Car Kamel Daoud interroge autant les conforts et failles de l’impensé européen (machisme miroir qui refusait de voir du viol là où il y avait viol) que les failles dans ce qu’il dit de son monde d’autre bord de mer. Secousse sur deux rives. 

Si de telles questions viennent d’Algérie, l’onde de choc qui se prolonge peut déchirer bien des certitudes. Et les « sociologues », enfermés dans leurs systèmes, être perdus sans leurs cadres repères. C’est leur statut aussi qu’ils défendent. Leur échec à savoir penser ce qu’un écrivain peut formuler avec d’autres mots et concepts que ceux que leurs schémas ne savent pas saisir. 

Ce que l’exigence de lucidité de Kamel Daoud provoque, c’est un questionnement sur le rapport de la société avec le féminin (plus que le rapport féminin-masculin seul), de manière universelle. Et aussi de la société avec la pensée et les frontières artificielles entre domaines de compétence. La force d’écriture d’un auteur dépasse en rigueur, par son art, les productions dites universitaires. Parfois une chronique vaut plus que certains livres lourds de pages et de certitudes. 

La flamme d’un style contre la glace des intégrismes (même coiffés).

Pour que l’intelligence ne soit pas marquée d’illégitimité…

………………………………………………………………………………………………………………………................................................

Et donc, j’ai lu, aujourd’hui, la tribune de Pascal Bruckner, qui oppose sa lecture des faits et sa perspicacité à l’obscurantisme déguisé en maîtrise. Soutien affirmé de Kamel Daoud. Affirmé et argumenté.

Le titre pose les points sur les « i »… Fatwas. Le « s » associe les signataires (et la récidive individuelle de l’une d’entre eux) à la monstruosité de l’appel du salafiste vouant la pensée à la mort. Car c’est effectivement du même ordre.

« Défendons les libres-penseurs contre les fatwas de l’intelligentsia », est donc le titre (papier) de cette tribune de Pascal Bruckner, dans Le Monde daté 2 mars. Sur le site le complément (« venus du monde musulman ») correspond bien au contenu du texte… (même si la notion de « monde musulman » masque la pluralité des mondes dits de l’islam - où, d’ailleurs, tout n’est pas « islam »… malgré les injonctions de forces dominantes - et où « islam » recouvre des réalités plurielles aussi). 

« Comment faire taire une voix originale ? », dit-il, « Par deux moyens : la menace physique, d’un côté, le discrédit moral, de l’autre. »

Si, insiste-t-il (à juste titre), Kamel Daoud a évoqué la misère sexuelle, la frustration, « Il n’est pas le premier à proposer une telle lecture : de Tahar Ben Jelloun à Fethi Benslama, nombreux sont les écrivains ou psychanalystes, originaires d’Afrique du Nord, à avoir mis en lumière la misère sexuelle, la relégation des femmes, l’interdit de l’homosexualité dans le monde arabe. ». Mais lui, note-t-il, a appliqué sa réflexion aux agressions de Cologne. C’est concret, c’est ici, c’est tabou. Donc : « Il s’agit de lui fermer la bouche en l’accusant de racisme. » Et « Avec cette pétition, on n’est pas dans le débat intellectuel, parfaitement légitime, mais dans la démonologie. » Pour supprimer de l’horizon, de manière inconsciemment magique, ce qui est insupportable car très grave, « il ne faut pas en parler »… « il ne faut rien en dire ». Comme si ne pas nommer avait pouvoir d’évacuer le réel dérangeant... « Une sorte d’interdit pèse sur l’interprétation. » 

Pascal Bruckner porte l’attention sur une inversion de la prise en compte des faits. Se soucier des personnes agressées portant l’attention sur la violence des hommes et leur identité, il ne faut pas le faire : donc se taire est le choix de ceux qui dénient à Kamel Daoud le droit de dire, questionner, analyser des… faits. Non, il faut se soucier plutôt de l’image que cela donnerait des cultures auxquelles ils se rattachent, disent implicitement les censeurs. Et du religieux, dont la présence est dominante. Parler du religieux, là, c’est forcément, explique Pascal Bruckner, être accusé d’islamophobie (ce qui a été fait dans leur tribune pétitionnaire) : « Voilà donc, le terme d’islamophobie, ce mot du vocabulaire colonial du XIX ème siècle, transformé en arme de guerre idéologique par les mollahs de Téhéran en 1979, à nouveau utilisé comme instrument de censure.» Censure, visant les intellectuels au-delà de Kamel Daoud  : « C’est toute la nébuleuse critique de l’intelligentsia franco-maghrébine qui est visée par les pétitionnaires. »

Et, là, Pascal Bruckner fait le lien avec la période stalinienne, où les tabous étaient aussi violents, où l’on désignait comme traîtres réactionnaires ceux qui osaient critiquer l’URSS, alors intouchable au regard de communistes suivistes… Une certaine gauche ne supporte pas de voir ses illusions percées à jour. (Je dirais, pour ma part, une gauche qui frôle l’extrême droite…).

Il dénonce aussi ce qui relève, dit-il, d’une sorte d’apartheid intellectuel (on ne reconnaît pas à l’intellectuel algérien, maghrébin, le droit de critiquer sa propre culture). Le regard critique sur soi étant un privilège d’européen : « mépris néo-colonial masqué sous la défense de l’islam ». Pascal Bruckner regrette qu’au lieu d’aider les penseurs dissidents à « combattre le fanatisme», les intellectuels soutiennent « les pouvoirs dominants » et « cautionnent »... la « bigoterie religieuse en cours » : « trahison des clercs », encore… 

Contre les « chiens de garde de la fatwa, déguisés en chercheurs » (titre de la note emprunté à cette citation),  Pascal Bruckner en appelle à ceux qui sauront « appuyer ces voix divergentes » : « Il n’est pas de cause plus sacrée ». I agree…! Car l’enjeu est de taille, pour la paix, pour la démocratie, pour le bonheur et l’intelligence des individus. Lien vers le texte (non lisible intégralement…), Le Monde, daté 02-03 : http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/01/defendons-...

........ MISE à JOUR, 03-03-16 :

Chronique de Kamel Daoud « Mes petites guerres de libération ». Il explique son rapport à l’écriture, ses décisions : « «En règle générale, je n'aime pas parler à la première personne. Le « je » est un abus. Encore plus chez un journaliste. Cela me gêne comme une carapace ou un maquillage. Cela me rappelle ces egos démesurés qui croissent chez les « engagés », les militants, les intellectuels ou chez les bavards. Ecrire est une exigence de la lucidité et cela impose de s'effacer. Au « je », je préfère l'artifice de « chroniqueur ». Un statut d'administrateur de la métaphore. Cela me permet d'écrire tout en gambadant, libre, derrière les mots. Cela donne de l'importance à l'Autre. Laisser courir un vent. Ouvrir une fenêtre sur une poignée de main. Ecouter et rester un peu immobile pour voir surgir l'inattendu dans le buisson des verbes. Exprimer des idées sans les alourdir par son propre ego.   http://www.lequotidien-oran.com/?news=5225706

Plainte de Kamel Daoud contre le salafiste auteur de la fatwa  http://www.impact24.info/plainte-de-kamel-daoud-contre-sa...

Procès. Six mois requis (justice). Décision le 8 mars  http://www.lecourrierdelatlas.com/1097201032016Affaire-Da... 

« Haro sur un écrivain révolté », par Anne Hamidou, 23-02-16  http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/02/23/kamel-da...  

Marianne, 01-03-16. Sur la troisième intervention de Fawzia Zouari (sur France Inter le 1er mars, après des chroniques de soutien à Kamel Daoud parues dans Jeune Afrique et Libération - liens posés ici (note du 21-02, l’une, du 27-02, l’autre) : http://www.marianne.net/kamel-daoud-est-victime-fatwa-lai...

Tribune de Manuel Valls : https://www.actualitte.com/article/tribunes/en-soutien-a-... 

Brice Couturier, France Culture. Texte et document audio http://www.franceculture.fr/emissions/les-idees-claires/p...

André Comte-Sponville. Pourquoi philosopher quand… « N’aurait-on pas le droit d’être…? ». L'Express  http://www.lexpress.fr/actualite/societe/andre-comte-spon... Et... A. Comte-Sponville. "Le politiquement correct, l’islam et moi" http://www.causeur.fr/comte-sponville-islam-politiquement...

Note blog de Sébastien Fath, 01-03-16 (laïcité, protestantisme) : « Kamel Daoud, défaite du débat et misère de la sociologie française » : http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/archive/2016/03...

Réaction de la Licra (Pas vu d’autre intervention d’associations antiracistes pour l’instant): http://www.licra.org/quels-mots-face-aux-maux/ 

Communiqué signé par Cherifa Kheddar, Blida, Présidente de l’association " Djazairouna" des Familles Victimes du Terrorisme Islamiste, et Huguette Chomsky Magnis, Paris, Secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (MPCT). « Solidaires de Kamel Daoud, solidaires de toutes les femmes victimes de violences sexuelles, solidaires de toutes les victimes du terrorisme islamiste » : http://www.mpctasso.org/spip.php?article1484

De Vincent Bonnet, texte. "A propos de la tribune"...  http://www.nuitetjour.xyz/article-free/2016/3/2/a-propos-...

Texte de Myriam Ibn Arabi, publié par Virgil Brill https://blogs.mediapart.fr/virgil-brill/blog/220216/aux-o... 

Additif 9 mars 16. Réaction de Tahar Ben Jelloun  http://www.le360.ma/fr/blog/le-coup-de-gueule/affaire-kam... 

............... Mise à jour 04-03-16

Entretien avec Lydia Guirous, qui situe le contexte idéologique de la polémique…. Les faux débats  et les attaques s’inscrivent dans le cadre d’une lutte où le fondamentalisme trouve des complices. Lydia Guirous dénonce les pièges et dit les enjeux. « L’islamisme c’est le nazisme du XXIème siècle ». par Lydia Guirous, L’écho.be, 02-03-16. Citations : « Nous avons une gauche da­van­tage sou­cieuse d’évi­ter les ac­cu­sa­tions d’is­la­mo­pho­bie que de condam­ner le fa­na­tisme is­la­mique. C’est triste pour la France et c’est in­dé­cent pour toutes les vic­times. » (…) « Les ac­com­mo­de­ments rai­son­nables ont mené à l’échec de l’in­té­gra­tion. Quant au voile, il n’est rien d’autre que le sym­bole de la sou­mis­sion et de l’in­fé­rio­rité de la femme. Le com­mu­nau­ta­risme re­li­gieux est le ter­reau de la ra­di­ca­li­sa­tion. Or, par quoi passe le com­mu­nau­ta­risme re­li­gieux au­jour­d’hui? Par le pro­sé­ly­tisme. Et quels sont les ou­tils de ce pro­sé­ly­tisme? Ce sont les signes os­ten­ta­toires re­li­gieux: voile, burqa, niqab, etc. Ces at­tri­buts sont de­ve­nus le sym­bole du refus d’un mode de vie, de toute forme d’in­té­gra­tion. » (…) « On a fait preuve d’un aveu­gle­ment et d’un ro­man­tisme ef­frayant. L’is­la­misme, c’est le na­zisme du XXIe siècle. » https://m.lecho.be/economie_politique_europe_general/L_is...  

Les deux articles qui suivent illustrent ce que Lydia Guirous explique…

« Manuel Valls, merci pour Kamel Daoud. / Le Premier ministre a frappé fort. Plenel n’a pas apprécié », Causeur, 03-03-16. Dans cet article, Marc Cohen met en question le positionnement d’Edwy Plenel (symbolique d’un aveuglement) : http://www.causeur.fr/manuel-valls-kamel-daoud-edwy-plene... 

Mohamed Louizi, lui, va plus loin en pointant des liens qui lui semblent faire sens : https://blogs.mediapart.fr/mohamed-louizi/blog/110615/med...

20/01/2016

Deux fois le féminin pour interroger le rapport au religieux et à la société...

Les communautés qui affrontent le plus d’hostilité actuellement sont les Juifs et les Musulmans, en France. L’antisémitisme a des effets plus dramatiques car il entraîne l’adhésion à des idéologies meurtrières, mais les agressions contre les musulmans ont triplé, d'après les dernières statistiques. Cependant, malgré cela, les actes antisémites sont deux fois plus nombreux, 806 dénombrés en 2015, pour 400 actes antimusulmans (actes dont le nombre est contesté par certains* quand des associations spécifiques intègrent à cela des réactions à des pratiques discutables ou à des discours de haine : expulsions d'imams qui se mettent hors la loi). Les uns et les autres subissent des stigmatisations d’une sorte ou d’une autre. Cela interroge le rapport des individus à l’idéologie, et à la religion, quand elle devient soit le prétexte à se faire haïr ou tuer soit le prétexte pour haïr et tuer. Poser les bonnes questions et trouver des éléments de réponse, cela dépasse de loin le seul débat intellectuel mais devient une question de survie. « Sauver » est le terme qu’utilisent les mères de la Brigade des mères. Résoudre les conflits, y compris celui qui oppose Israéliens et Palestiniens et entraîne souffrances et morts, c’est un des thèmes de la réflexion de Delphine Horvilleur, qui rappelle l’assassinat de Yitzhak Rabin.

* (cf. une tribune d'Eric Conan, dans Marianne du 15 au 21 janvier, qui traite de la laïcité et de la polémique déclenchée par un interview d'Elisabeth Badinter, qui posait la question de la nécessité de pouvoir critiquer toutes les religions, islam compris - alors que le mot "islamophobie" est souvent utilisé pour faire barrage à tout questionnement...)

Voilà ce qu’écrivent en tête de leur site des femmes musulmanes, antiracistes, et désireuses de sortir des pièges de la victimisation ou de la radicalisation : « Nous sommes toutes Mères et françaises. Nous allons lancer des ponts de la connaissance entre les banlieues et les centres villes, entre Paris et Sevran, et créer l’Ecole de la République des Mères. Nous voulons que les lois de la République soient appliquées pour sauver les Mères et les enfants. Nous sommes contre la Radicalisation, l’Islamophobie, L’Antisémitisme, la Victimisation, le clientélisme. C’est terminé. » Nadia Remadna : http://www.brigadedesmeres.org ((Pour ma part je préfère parler de haine des musulmans, ce qui rejoint une forme de racisme, que d'islamophobie, ce terme d' "islamophobie" restant controversé car au spectre trop large et à la définition floue : qu'entend-on vraiment par cela? Si c'est le questionnement de l'idéologie associée à une certaine vision de la religion, ce questionnement est légitime et nécessaire. Si c'est le refus d'accepter la foi des croyants, et par extension ces croyants, c'est problématique. Dans quel cadre peut-on faire entrer la critique de l'islam radical, politique? Dans quel cadre peut-on faire entrer un regard critique sur le fondamentalisme? L'antisémitisme, par exemple, ne recouvre pas la critique qu'on peut faire des postures intégristes de certains courants juifs (et que les Juifs laïques font eux-mêmes) : il recouvre clairement la haine des Juifs en tant que Juifs. La Brigade des mères entend certainement par islamophobe la haine des musulmans en tant que tels...))

Delphine Horvilleur, elle, rabbin libéral, parle du féminin, du « va-et-vient entre le texte et l’humain », qui est central dans la pratique religieuse, et elle évoque les positions conservatrices, en France, des instances religieuses (et des mentalités) en général. Elle invite ainsi à un questionnement intime et social, en relation avec l’actualité et la résolution des conflits. Car « l’altérité est au coeur du conflit ». Elle nomme le fondamentalisme (présent dans toutes les religions : on l'a vu lors des débats sur le mariage pour tous...) qui est une fermeture qui fige tout, pensée et langage, codifie les comportements (en utilisant notamment la notion de pudeur pour dominer la femme), empêche la liberté : http://www.telerama.fr/idees/le-rabbin-delphine-horvilleu...

23/03/2015

Martine BLIGNY, peintre. ART en Arles... Exposition collective

Martine BLIGNY au travail....jpgMARTINE BLIGNY.jpg

 

 

 

 

« dans le favorable, le considérable / j’avance. »

Monique Rosenberg, La Splendeur déjà / Poèmes, éd. L’Harmattan (p.23)

Espace Van Gogh, Arles, 15-25 mars 2015.  « Vénus éternelle » : http://www.souchaudartproject.com/venus-eternelle/  

Méditation sur le corps féminin proposée à plusieurs artistes, dont Martine Bligny.

Précisions sur le projet collectif, et liens, dans la note-vignette (voir ci-dessous).

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Je ne parlerai que de l’artiste dont je connais l’œuvre, que j’apprécie particulièrement. 

Martine BLIGNY, donc... 

Il semble qu’elle puise dans une mémoire souterraine, ancestrale, et c’est d’une puissante modernité...

En regardant les peintures de Martine Bligny on entre dans un mystère qui nous fait traverser le temps, alors que les visages peints, eux, semblent le traverser pour sourdre des murs et advenir. Comme si l’artiste, peignant, n’avait fait qu’aller chercher dans la mémoire des pierres la trace de traits dont elle porterait le souvenir en elle, profondément. Des bleus, des ombres, couleurs qui diffusent intérieurement une lumière sourde, qui peut-être émane des yeux de ces êtres si loin si proches, ou de l’énergie des corps. Antiquité ? Moyen-Âge ? Errants d’ailleurs mais de notre siècle ? Visages de danseurs méditants, immobiles, qui nous regardent. Et nous, si on regarde en même temps tous les visages de la page google, par exemple (justement parce qu’ils sont sur deux rangs, tous) il y a inversion du regard. Comme pour une seule peinture mais c’est plus évident. Ils nous contemplent d’au-delà des siècles, comme pour interroger notre humanité. Beauté de traits dont l’étrangeté vient de la pureté silencieuse de l’expression. Silence de l’âme, calme du sens. Qu’avez-vous fait de votre silence ? disent les portraits...  Qu’avez-vous fait de votre visage ? Des visages du monde ?

Pour la photographie de l’artiste au travail, on peut aller, aussi,  sur l’ancien site, abandonné. La force signifiante du geste, la peinture étant ce geste de tracer, qu’il soit inscrit là comme  un instant volé à la solitude de la création, c’est une symbolique entrée dans l’univers des visages et des corps peints par Martine Bligny,  d’autant plus qu’on y voit la peinture qui est élaborée.

Ancien site :  http://martine.bligny.free.fr/    

Très beau texte de Christian Noorbergen, lisible intégralement sur le nouveau site Odexpo de l’artiste. CITATION : « Noyé de haute mémoire, un visage s'abîme dans la mer des visages. Tous les dehors du monde ont disparu. Martine Bligny efface les excès de la réalité, les blessures du dedans, et les effets provisoires du monde. » :  http://www.martine-bligny.odexpo.com/       

Quelques œuvres de Martine Bligny à voir sur google images : http://bit.ly/1HtiOPA

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TRACES DIVERSES, expos antérieures, sites...  Liens, note-vignette. Clic/lire : http://tramesnomades.hautetfort.com/list/martine-bligny-p...

12/03/2015

FEMMES... Retour sur le 8 mars. Et permanence des questions : droits, création, monde...

 

ANTHOLOGIE POESIE.jpg

 

« Je suis survivante /  parfois tortue millénaire / parfois oiseau de proie »

 

J’irai encore, de Myriam Montoya, poème intégral (bilingue) sur le site de Terres de femmes : http://terresdefemmes.blogs.com/anthologie_potique/myriam-montoyajirai-encore.html

Couverture d’une anthologie de poésie pour revenir sur une journée apoétique... Mais c’est ainsi que s’ouvre (exergue, page titre) et se ferme, presque, cette note ( parmi les derniers liens choisis : une question sur les femmes caricaturistes, et choix – limité - de références poétiques... Car c’est aussi par l’écriture, et précisément aussi par l’écriture de poèmes, comme par la trace inscrite sur des pages dessinées, que les femmes peuvent prendre part au débat sur ce que doit être le monde, et leur place dans ce monde. Libres traits, d’encre et de mots. Ce que je propose de lire, ce sont des pages d’informations (l’état des lieux, des manques, des atteintes aux droits...). Mais aussi des portraits (destins brisés, ou vies en marche, signes d’espoir). Et des visages, des visages (monde, Afrique, Haïti, Maroc, monde...). Puis, encore, des infos, l’histoire du 8 mars, et, donc, la caricature questionnée et la poésie, proposée... « Quelqu’un plus tard se souviendra de nous ». Car laisser sa trace c’est aussi un droit : agir au point que cela reste en mémoire, ne serait-ce que pour une page, un dessin, ou (pourquoi pas...) une recette (voir le blog cuisine plurielle, aux si belles photographies de femmes...). Et, donc, pouvoir désirer s’inscrire ainsi dans le monde, en avoir la force, le pouvoir, la liberté... 

FEMMES dans le monde. Dix exemples (pays... divers et lutte pour les droits des femmes encore bien utile...). Par Catherine Fournier, 08-03-15 FranceTV info : http://bit.ly/1BZnZFd

Asia Bibi, chrétienne condamnée à mort au Pakistan pour un verre d’eau transformé en blasphème... Régimes répressifs et obscurantisme allié du totalitarisme. Femmes prises au piège au péril de leur vie. (Ainsi... elle, parmi d'autres...). INFOS et pétitions, bas de note : solidarité...

10 femmes journalistes (courage de ces êtres, dans des pays où ce n’est pas évident...). RSF : http://fr.rsf.org/etre-femme-journaliste-05-03-2015,47646.html

9 femmes en Afrique, Le Monde/Afrique, 07-03-15, par Marc Bettinelli : http://bit.ly/1x5qL4r

Le 8 mars à Haïti, SOLIDARITES.org : http://bit.ly/1B6wbfV

Visages de femmes, portraits de femmes au quotidien. Voyages pluriels sur le blog Cuisine plurielle. Ici, le Maroc, page du 8 mars 2015 : http://bit.ly/1MuMk7A

PLANETOSCOPE. Situation en temps réel... Violence conjugale en France:http://www.planetoscope.com/Criminalite/1730-victimes-de-violence-conjugale-en-france.html  « Chaque minute environ, on recense une victime de violence conjugale en France, soit 540 000 par an, le plus souvent des femmes. Une femme décède sous les coups de son conjoint tous les 3 jours en France (174 décès de violence conjugale en 2012 et 146 en 2013). »

VIDEO (brève). Les violences faites aux femmes en cinq chiffres choc , 20 minutes, 25-11-2014: http://bit.ly/1pkBWHP  (« Chaque année en France, plus de 200 000 femmes se déclarent victimes de violences conjugales. Le plus souvent, il s’agit de violences répétées. » / « D’après les chiffres publiés par l’Observatoire national des violences faites aux femmes en 2013, environ 83.000 femmes de 18 à 59 ans ont déclaré avoir été victimes de viols ou tentatives de viols en 2012. »)

Campagne à noter. Pétition de CARE .org : "Donne du pouvoir aux femmes si t'es un homme" : http://www.carefrance.org/sitesunhomme 

MANIFESTE d'Amnesty international "Mon corps mes droits" (droits sexuels et reproductifs). Texte et signature : http://www.amnesty.fr/Mon-corps-mes-droits 

8 mars. SITE dédié. Histoire (en bas de la page plan du site, page Héroïnes, page Biblio et sites...) : http://8mars.info/histoire/ 

Histoire du 8 mars, page sur Herodote : http://www.herodote.net/almanach-ID-2481.php 

...

Associations... 

INFOS. Regards de femmes sur l’actualité et le monde : http://www.lesnouvellesnews.fr/ 

Femmes contre les intégrismes... http://www.fci-asso.org/index.php/manifeste-femme-contre-... 

Sisyphe.org... http://sisyphe.org 

...

QUESTION. « Où sont les femmes caricaturistes ? »ici.radio-canada.ca  (Sur les conditionnements, les stéréotypes, les blocages et freins divers) : http://bit.ly/1D84udz 

...

Quelques poèmes sur le thème des femmes (de poètes hommes ou femmes). Ils suivent une introduction d’une page sur le blog du CRDP de Versailles . « Femmes en poésie »  : http://bit.ly/18dk89X 

Femmes poètes. Anthologie 2015, Terres de femmes (une sélection du site) : http://bit.ly/1eugqWB 

« Quelqu’un plus tard se souviendra de nous ». Anthologie, 15 poètes. Poésie/Gallimard... http://bit.ly/1AgTBA5

...... 

Solidarité avec ASIA BIBI 

ACAT (actions) : http://www.acatfrance.fr/action/condamnation-a_mort_confi... 

Pétitions... Mes opinions : http://bit.ly/1b3pyGl 

et... Cyberacteurs : http://bit.ly/19diJ4j 

Mise à jour 16-03-15. Article du 16-03, La Croix. Asia BIBI. Entretien avec la journaliste Anne-Isabelle Tollet, auteur du livre "Blasphème" (Oh Editions, 2011). Dernières nouvelles précises : http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Continuer-de-f...

Mise à jour 03-06-2016 (Asia Bibi ciblée par la propagande islamiste) : https://www.portesouvertes.fr/informer/espace-radio/chron... 

Comité international de soutien : http://www.asiabibi.com

26/11/2011

VIOLENCES contre les FEMMES. Infos sur la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. 25 novembre…

Le site journee-mondiale.com  Rappel historique, et sens de cette journée : http://www.journee-mondiale.com/132/25_novembre-internationale_elimination_violences_femmes.htm  (« Si l'on demandait à un citoyen pris au hasard ce que signifie pour lui le 25 novembre, nul doute que cela ne lui évoquerait pas grande chose sauf peut-être la Sainte Catherine s'il a gardé en mémoire de vieilles traditions... C'est pourtant la date choisie par les Nations Unies pour célébrer la Journée Internationale pour l'Elimination de la Violence contre les Femmes.  / Son origine remonte à 1960, lorsqu'en République Dominicaine les sœurs Mirabal furent assassinées parce qu'elles militaient pour leurs droits. Elles devinrent alors les symboles du combat pour éradiquer ce fléau qu'est la violence à l'égard des femmes. »)

 Fiche Wikipedia, infos aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_internationale_pour_l'%C3%A9limination_de_la_violence_%C3%A0_l'%C3%A9gard_des_femmes

 Ne pas réduire la violence à la question de la violence physique (celle qui aboutit à un meurtre tous les deux jours, presque, en France, et doit donc être prise au sérieux).  En allant chercher à la source dans les rapports sociaux, notamment dans des formes subtiles, aussi, de ce qui dépend de rapports de force entre le féminin et le masculin. Domination des petits chefs (ou prétendus chefs…) qui se croient autorisés à mépriser, dans les relations hors de la sphère privée (travail, engagements). C’est observable.

Le dénigrement, dit-on, est le premier signe de la violence en gestation. Langage qui peut dériver vers la simple impolitesse évidente, dans l’affrontement d’idées, ou même l’incorrection vulgaire. Conviction qu’on peut se permettre (certains hommes) l’affirmation d’une sorte d’autorité native, d’espèce sans doute. Dérive qui apparaît notamment quand la femme n’est pas séduite (y compris sur un plan intellectuel, quand la séduction amoureuse n’est pas le sujet) chez des hommes qui se croient investis d’un pouvoir (par le fait de connaissances qu’ils croient maîtriser plus que d’autres, par le fait de rôles sociaux dont ils pensent que cela leur donne une supériorité sociale). Hommes  qui sont habitués à être estimés, admirés même parfois, ou qui le croient. Entre l’agression verbale vulgaire du dénigrement affirmé et le jeu de supériorité sournois qui prend des formes légères, glissements peu visibles et peu repérés, il y a des degrés nombreux. On observe cela dans les jeux sociaux.

Il faut interroger aussi la notion de virilité (qui échappe au seul plan physique), et qui dépend de schémas mentaux dont les effets sont aussi négatifs sur les relations de pouvoir et d’autorité entre les hommes eux-mêmes. Violence des rivalités.

Mais on peut se questionner au sujet de l’éducation reçue par des hommes dont les mères ont omis de faire passer un certain nombre de messages dès l’enfance. On peut s’interroger au sujet du comportement des femmes dans la vie quotidienne et sociale. La « servitude volontaire » a aussi des formes féminines, quand la complaisance complice légitime des comportements illégitimes. Coresponsabilité, dans certains cas. (Evidente quand on voit le  spectacle donné par certaines émissions télévisuelles).  

Ce qui n’empêche pas de criminaliser ce qui doit l’être. Violence physique, menaces et viols. Ces crimes ne sont pas encore suffisamment pris en compte. Et si nous améliorons le statut des femmes ici, le respect, la sécurité, nous serons plus efficaces et plus audibles quand nous protesterons contre l'horreur des lapidations de femmes, ailleurs.

Une interrogation, en marge de ces questions relatives à la violence et aux crimes, concerne l’appellation « demoiselle », « mademoiselle », qui désigne des femmes qui ne se sont jamais mariées (ce qui ne veut pas dire qu’elles n’aient pas eu de vie amoureuse et sexuelle, et même qu’elles n’aient pas choisi pour autant de mettre des enfants au monde). Des féministes demandent la suppression de ces termes qui marquent une différence de traitement du célibat (différence de regard sur une situation). Cette revendication ne semble pas être comprise. Pourtant on ne dit pas damoiseau (ou "demoiseau"…). Demoiselle connote une sorte de virginité (au départ c’est bien le sens qu’on entend). Mais plus encore une valeur « femme » (adulte) qui ne serait donnée que par le mariage. Comme si la femme restait dans une enfance non mature tant que la marque du nom d’un homme ne lui donnait pas le statut d’individu majeur. Le langage a des effets qui ne devraient pas être négligés. Quand la femme sera reconnue, dans les mots qui nomment, femme majeure en tant que telle, sujet autonome par son existence et rien d’autre (et pouvant être pensée ainsi, pas seulement comme être mineur auquel on ne reconnaissait pas le droit de voter il n’y a pas si longtemps…) peut-être que des hommes auront moins tendance à la penser comme objet, et conscience à bas prix.

Lire... Terrafemina.com : http://www.terrafemina.com/societe/solidarites-engagement/articles/9037--novembre--journee-internationale-contre-les-violences-faites-aux-femmes.html

Alliance des Femmes pour la Démocratie (informations intéressantes, dont celle concernant un point de vue d’E.Badinter, publié sur le site du  Monde - avec des infos erronées -  et un article de réponse qui ne l’est toujours pas : http://www.alliancedesfemmes.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=19&Itemid=52

Femmes solidaires : http://femmes-solidaires.org/spip.php?rubrique9

17/10/2011

« Et maintenant on va où ? », de (et avec) Nadine Labaki

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Fiche du FILM, synopsis, vidéos, sur allocine.fr  :  http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=189935.html

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19236225&cfilm=189935.html

CRITIQUES :

« Film humaniste, pas féministe », par Hela Khamarou, sur Rue 89, 18-09-11. Eloge : http://www.rue89.com/2011/09/18/et-maintenant-ou-on-va-film-humaniste-pas-feministe-222363  

« La coïncidence du calendrier a fait que quelques heures auparavant, j'assistais au lancement du programme « Tagore, Neruda, Césaire : pour un universel réconcilié » à l'Unesco. Si j'en parle, c'est que les deux sujets se sont miraculeusement rejoints et se sont imposés à moi comme une évidence autour du thème de l'humanisme. Car c'est bien de cela que traite ce film : d'un universel réconcilié. » (..)  « Il y a quelque chose d'Emir Kusturica là-dedans. La bande originale composée en amont par son mari, Khaled Mouzanar, avec qui elle avait déjà collaboré sur « Caramel », y est pour beaucoup. La musique fait partie intégrante de l'œuvre. » (…) «  « La magie de ce film c'est qu'il importe peu que cela se passe au Liban. »

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« La Libanaise Nadine Labaki tente d'exorciser les fantômes de la mort », par Thomas Sotinel, Le Monde,13-09-11 : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/09/13/et-maintenant-on-va-ou-la-libanaise-nadine-labaki-tente-d-exorciser-les-fantomes-de-la-mort_1571600_3476.html « C'est à ça, rien que ça, que Nadine Labaki a voulu se mesurer : la foi et la mort. Dans cette région du monde, on meurt encore (volontairement ou non) pour le nom du dieu qu'on invoque. » (…) « La jeune réalisatrice libanaise ne veut pas tenir pour acquis ce danger permanent qui plane sur les communautés et remet en cause le fondement de la société dans laquelle elle vit. »

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 « Et maintenant on va où ? ». Choix de société, choix des haines attisées ou des démarches de paix…  Comment faire ? Soit les enfermements communautaires, soit la rébellion contre les passions toxiques.  C’est de cela que traite le film. Il émeut (le sujet est grave : la mort, la douleur), et, en même temps il fait rire, beaucoup : humour omniprésent, qui amplifie la tendresse d’un regard humaniste. Visages, corps, tels qu’ils sont, sans recherche, beaux d’être vrais. Gestuelle chorégraphiée, dès le début, incipit des corps. Musique, chants, rythme (rythme qui, sourdement, exprime une sorte de colère latente, où se mêle le goût de la vie, la joie d’être, et la joie d’être avec les autres). C’est un très beau film. Un message contre la bêtise. Et, oui, plus humaniste que féministe, même s’il dit les femmes, dans leur rage contre la guerre absurde. A voir… !

15/10/2011

Laïcité Inch'Allah, documentaire de Nadia El Fani. Un film à voir et faire voir.

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Film... courage d'une femme qui sait ce qu'il faut refuser. Car il pose justement le problème des compromissions des pouvoirs, des confusions entre loi citoyenne et commandements religieux.

Impossible de ne pas penser au problème des arrangements pris, ici, au mépris des luttes des femmes laïques, quand d'autres affrontent des intégristes au péril de leur vie. Pour construire la démocratie que les islamistes ne veulent pas.

On peut, aussi, interroger cette notion du « religieux »  (quand cela interfère avec la loi et la vie civile - c'est le questionnement du film)... devenant croyance dominante – ou aspirant à le devenir : aspirant, donc, à être une norme générale, que ce soit sur un plan idéologique ou que ce soit de l'ordre du politique. Quand les frontières se brouillent. 

Ce film courageux, de quoi parle-t-il donc, précisément?

FICHE, BANDE-ANNONCE, et vidéos, sur allocine : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=195311.html

Résumé et commentaire, Evene (« INSTRUCTIF et CITOYEN. ») : http://www.evene.fr/cinema/films/laicite-inch-allah-38236.php « Sous le régime de Ben Ali, pendant l’été 2010, la réalisatrice franco-tunisienne Nadia El Fani était en train de tourner son deuxième long métrage documentaire, pendant le ramadan, sur la laïcité et la liberté des femmes. La Révolution et le renversement du régime donnèrent tout à coup à son projet une tournure inattendue… » (…) « … la ferveur militante du propos n’est alourdie d’aucune conclusion dogmatique. » (…) « À noter également, une bande-son truffée de magnifiques chansons appelant à la liberté. Instructif et citoyen. »

Extrait, VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=OVvqd0zixhY

Critiques, points de vue :

Première (Fiche et synopsis) :  http://www.premiere.fr/film/Laicite-Inch-Allah-2769194

Le Monde http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/09/20/laicite-inch-allah-un-document-utile-a-la-comprehension-du-printemps-arabe_1574515_3476.html « Ce qui aurait sans doute été une déploration de l'emprise de l'islam sur la société, poussée par une intellectuelle qui revendique son athéisme, est devenu un argument - voire une arme - dans le débat qui traverse la société tunisienne. » (…) « Le matériau est passionnant et par la vertu de l'histoire, Laïcité Inch Allah est un document utile à la compréhension du printemps arabe. »

RFI : http://www.rfi.fr/france/20110920-laicite-inch-allah-sort-france « Laïcité Inch’Allah ! prône la tolérance et la séparation de l'Etat et de la religion. Une idée qui a suscité des réactions violentes chez les islamistes tunisiens. » (…) « Son documentaire, un temps intitulé Ni Allah ni maître choque les islamistes qui lancent une véritable campagne de haine. La réalisatrice est même menacée de mort. Mais Nadia el Fani ne veut pas céder. ''Je demande aux autorités tunisiennes, aux partis politiques, aux associations, à tous les gens de la société civile, de soutenir le fait qu’on n’a pas viré Ben Ali pour que les Benalistes nous imposent leur censure et leur mode de vie.'' »

Télérama (Trois scènes commentées par Nadia El Fani : VIDEOS et textes) : http://www.telerama.fr/cinema/laicite-inch-allah-revolution-tunisie,73190.php (Sur le jeûne du ramadan – tabous, hypocrisie, menaces. Les femmes, leurs revendications, la violence des islamistes. Savoir à quoi s’en tenir : « Mais après tout, mieux vaut savoir de quoi ils sont capables maintenant, plutôt que de les laisser accéder au pouvoir démocratiquement, eux qui n'ont nullement l'intention de pratiquer la démocratie. »).

Comme au Cinéma (Revue de presse, citations brèves : Studio CinéLive, TéléCinéObs, Le JDD/ Journal du Dimanche) : http://www.commeaucinema.com/film/laicite-inch-allah,214111

Regards croisés, BLOG. Le contexte. Texte sur les réactions de salafistes qui tentent d’empêcher la projection du film, sur la polémique provoquée par le film, considéré comme provocateur et inacceptable par les intégristes, les islamistes. Intervention de Nadia El Fani (vidéo) et commentaires d’internautes http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2011/06/29/tunisie-de-ni-allah-ni-maitre-a-laicite-inch-allah.html « "Les salafistes voulaient empêcher la projection du film. Nous leur avons suggéré de le voir pour ensuite donner leur point de vue, mais ils ont refusé", a déclaré à l'AP le critique cinématographique Naceur Saâdi, connu pour être un fervent défenseur de la liberté d'expression et de création. » (…) « Suite à la polémique qu'a créé le film " Ni allah, ni maître" , réalisé par la tunisienne Nadia el Fani, cette dernière a décidé de changer le titre de son film à cause de la mauvaise interprétation de celui-ci. "Ni allah, ni maître" devient alors "Laïcité, inch'Allah". »

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Rue 89, « Tunisie : Nadia El Fani, cinéaste menacée de mort parce qu'athée », 09-05-2011 : http://www.rue89.com/2011/05/09/nadia-el-fani-realisatrice-tunisienne-menacee-de-mort-parce-quathee-203068 « Une interview tronquée de l'auteur de « Ni Allah, ni maître » suscite la haine des islamistes, qui multiplient les attaques. A chaque fois qu'elle tape son nom sur Facebook, elle découvre une nouvelle page d'appel à la haine contre elle. » (Le tire a été modifié depuis, voir Regards croisés, ci-dessus).

03/10/2011

« Les Faiseuses d’histoire – Que font les femmes à la pensée ? », livre d’Isabelle Stengers et Vinciane Despret (article de Patrice Van Eersel, Clés)

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En consultant le site de la revue Clés on peut découvrir des rubriques et des pages fort enrichissantes, des pages qui donnent à penser… Et j’ai trouvé celle-ci :

« Retour de flamme féministe », chronique, par Patrice Van Eersel, Clés, rubrique  Itinéraires, à propos d’un ouvrage des philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret : « Les Faiseuses d’histoire – Que font les femmes à la pensée ? », Les empêcheurs de tourner en rond/La Découverte, 2011 (Lien retiré, car devenu inactif : mise à jour 30-03-16)

Mais dans le commentaire de Clés (occasion de découvrir ce livre) histoire, au sens d'Histoire - celle des historiennes - devient un pluriel, jouant sur l'expression "faire des histoires".  (Jeu sur le sens présent dans le titre du livre évidemment, pour marquer le fait que, souvent, donner sens à l'histoire - la leur et celle de tous - cela demeure un domaine dominé par les hommes. Donc reprendre pouvoir sur cela dérange).

Citations : « Éberluées par ‘’La philosophie, ou l’art de clouer leur bec aux femmes’’ de Frédéric Pagès (Mille et une nuits), les philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret, de l’Université Libre de Bruxelles, demandent : ‘’Et si on ne jouait plus le jeu ?’’ » (…) « L’expression    ’’faiseuses d’histoires’’  a plusieurs sens, mais le premier est celui-là : Stengers et Despret invitent les femmes à ne pas s’écraser, à ne pas jouer le jeu et à ’’faire des histoires’’, quitte à passer pour d’horribles chiffonnières ! » (…) « …dé-dignez-vous » (…) « Cessez d’accepter dignement ce que l’on vous présente comme inéluctable. Soyez des emmerdeuses. »

……………………..

Je crois que toute femme qui a l’habitude de penser par elle-même, d’analyser la réalité  (actualité, idéologie, politique), d’élaborer ses propres concepts, d’exprimer des désaccords, sera tombée, à un moment ou à un autre, dans un cadre professionnel ou associatif, sur quelques petits maîtres d’autorité, sûrs de leur fait, sûrs de savoir, eux, avec leur intelligence… masculine, persuadés d’avoir compris, mieux, et de s’être informés, forcément mieux… ! Heureusement, dans la vie privée on évacue de son cercle de bonheur de tels énergumènes, mais dans un contexte social élargi, là, c’est parfois plus difficile… D’autant plus qu’effectivement, ce qui est dit à propos de l’attitude de certaines femmes est juste (elles pointent les milieux universitaires, mais c’est vrai ailleurs). Oui, des femmes choisissent un comportement faussement féministe : rassurez-vous, messieurs, disent-elles ainsi (plus ou moins consciemment), nous sommes capables, nous, de fonctionner comme vous, voyez, nous sommes d’accord – à égalité avec vous - correctes, respectueuses… ! Equivalentes. Eh bien, oui, détestées ou pas, il est bon de savoir ne pas jouer le jeu, ne pas se faire piéger par l’illusion d’une mensongère réciprocité. Et alors d’autres interlocuteurs, authentiques, pas machistes, se révèlent. Ailleurs.

Cette analyse me fait penser à un article d’Yves Delahaie sur Caroline Fourest, s'interrogeant sur les raisons de l'agressivité haineuse qu'elle doit affronter souvent.  Car il est certain que la force de son engagement intellectuel doit intervenir dans la manière dont elle est reçue : elle tient tête, elle ose, elle maîtrise, en affrontant des contradicteurs hommes, notamment. Et cela dérange. Peut-être même quand elle démonte les arguments de personnalités qui déplaisent… Du dialogue ou de la démonstration, de manière souterraine, non sue, l’auditeur retient le franchissement du tabou. Il oublie le fondamentaliste ou l’extrémiste raciste, et retient cela, même s’il adhère à la pensée de l’une et abhorre la pensée de l’autre…

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Lien vers une recension du même ouvrage, lisible en ligne. Par Osi Bouaké : http://osi.bouake.free.fr/?Les-Faiseuses-d-histoire-Que-f...   

25/09/2011

Elles changent l’Inde… Exposition, et album de RSF

Elles changent l’Inde…

Le Petit Palais expose (du 21 octobre 2011 au 8 janvier 2012) 108 photographies dont le thème est de montrer « comment les femmes contribuent à « changer le monde ». C’est le résultat d’un partenariat avec Reporters sans frontières (Album pour la liberté de la presse) et Magnum Photos.

Le Petit Palais, exposition : http://www.petitpalais.paris.fr/fr/expositions/elles-changent-linde

RSF, le site de l'association qui soutient les journalistes et les blogueurs : http://fr.rsf.org

DIAPORAMA, L’Express : http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/monde/ces-femmes-qui-changent-l-inde_1030166.html?p=2

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08/03/2011

FEMMES, 8 mars 2011. La Journée internationale en CHANSONS, actions, informations, hommages, et solidarités… (vidéos, textes, liens).

Retour historique

Hymne MLF des femmes, vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=lIE9HtFv0fc

CITATION : « Depuis la nuit des temps, les femmes / Nous sommes le continent noir. » (…)  / « Asservies, humiliées, les femmes / Achetées, vendues, violées / Dans toutes les maisons, les femmes / Hors du monde reléguées. »

(Même s’il faut replacer ce chant dans le contexte des luttes passées, il n’y a qu’à regarder le bord de certaines routes proches de bois parisiens, et certaines rues de nos villes, pour voir que des femmes forcées de se vendre, c’est toujours d’actualité…  Et quand on voit le nombre de viols et assassinats de femmes (le plus souvent par des hommes connus)… on peut réécouter tout cet hymne, pour rêver de femmes libres, ici et ailleurs…

SITE  dédié, la journée internationale, les DROITS des femmes et l'enjeu de la laïcité : http://www.journeedelafemme.com/default.htm#Lesnews:  (Informations toute l'année, femmes du monde, pays).

HISTOIRE. Le 8 mars, Journée internationale, sur herodote.net : http://www.herodote.net/almanach/jour.php?ID=2481  

VIDEOS :

Marche mondiale des femmes : (différentes années, IMAGES, textes dits, CHANT) :  http://www.youtube.com/watch?v=ezxXwQ6C9nU&feature=related

Journée internationale du 8 mars, hommage. Femmes. VISAGES et CHANT (comédiennes, artistes, femmes engagées, résistantes) : http://www.youtube.com/watch?v=8xibU5rO8M4&feature=related 

« Femmes, je vous aime ». CHANSON de Julien Clerc : http://www.youtube.com/watch?v=oz_fK97ggwc&feature=related

« La femme grillagée », CHANSON de Pierre Perret :  http://www.deezer.com/fr/music/pierre-perret/la-femme-gri...

«La soeur musulmane »,  CHANSON de Matoub Lounès (assassiné le 25 juin 1998 en Kabylie) : http://matoub.rebelle.free.fr/le-rebelle/chanson3.php (le texte intégral). Citation : «Nous sommes réduites au silence, assoiffées» (...) «Viens, voile de la honte, et tourmente-moi : / De la sagesse proscris jusqu'à la langue». Vidéo : http://matoub.rebelle.free.fr/videos/page8.php

(Mais les voiles ne sont pas toujours visibles… et les carcans psychologiques et idéologiques enferment aussi dans leurs rigidités et névroses des femmes qui ne sont pas voilées, mais prisonnières de contraintes, interdits, obligations, conformismes ou anticonformismes. Il y a mille manières d’être voilées, entravées…).

«La femme est l'avenir de l'homme», CHANSON de Jean Ferrat  (et film éponyme reprenant aussi la citation d'Aragon). J.Ferrat :  http://www.youtube.com/watch?v=qbphJHiAfdU  (film : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_femme_est_l'avenir_de_l'h... )

«Qu'elles sont jolies les filles de mon pays», CHANSON d'Enrico Macias : http://www.metacafe.com/watch/5711577/enrico_macias_les_f...  Et «Suzy» , Olympia 1995 (sa femme) : http://www.youtube.com/watch?v=LnYx3cItlN8&feature=re...  Aussi (chanson en hommage à sa femme, décédée) : http://www.youtube.com/watch?v=qCo5iLWIxaM&feature=re...

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ANTHOLOGIE (Femmes, poètes) : "Quelqu'un plus tard se souviendra de nous", coll. Poésie/Gallimard, 2010  http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Poesie-Gallim...

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Autres informations.  SITES :

NPNS, Ni Putes Ni Soumises : http://www.npns.fr 

Sisyphe, « Un regard féministe sur le monde ». Mine d’informations… http://sisyphe.org 

BLOG El Pais, Espagne. "Mujeres" (Femmes) : http://blogs.elpais.com/mujeres/  (En espagnol : articles divers, vidéos, informations internationales, et femmes des pays de la rive sud de la Méditerranée). Blog, Espagne, note en écho à l'entretien avec Nawal El Saadawi, écrivain, dans El Pais du 8 mars, où elle dit son espoir pour l'Egypte, après les épreuves, la prison, l'exil. Et, parlant du "réveil" des femmes égyptiennes, elle déclare "La femme ne peut se libérer si l'homme n'est pas libéré, et réciproquement. " et "La femme ne peut se libérer sous aucune religion, parce que les femmes sont inférieures dans toutes les religions".

Article, El PaisEspagne, 08-03-11. "Femmes révolutionnaires des pays arabes". "Han luchado codo a codo junto a sus companeros masculinos para liberar a sus paises de la opresion y ahora temen que su propria liberacion quede en el olvido" (Elles se sont battues coude à coude auprès de leurs compagnons de lutte masculins pour libérer leurs pays de l'oppression et maintenant elles craignent que leur propre libération ne demeure oubliée). http://www.elpais.com/articulo/opinion/Revolucionarias/ar...

Hommes proféministes, Europe. Site de l’association : http://www.europrofem.org/