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10/03/2020

Femmes, les droits avant et après le 8 mars…

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En marchant ou en prenant la parole, des messages sont portés, plus difficilement dans certains pays que dans d’autres. Femmes féministes ou simplement femmes qui, sans être engagées dans telle ou telle association, sont conscientes des problèmes qui demeurent, de l’inégalité des droits dans la société à l’inégalité des salaires, en passant par la 'charge mentale’ des responsabilités privées, et sans oublier la question des violences (agressions, harcèlement, féminicides). 

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07/04/2019

ALGÉRIE. Revue de presse...

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06/04/2019

ALGÉRIE, suite... Une démission, des questions, des espoirs. Symbolique matin d'Algérie...

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Les manifestations ont donc continué jusqu’à la démission de Bouteflika, car le rejet du 5ème mandat ne pouvait tolérer un 4ème mandat prolongé. Mais la prise de conscience algérienne va plus loin. L’exigence est une rupture avec tout le système, le désir de se débarrasser de tout le clan du pouvoir, de la corruption de cette « famille » (au sens étroit, frère du président et alliés divers, et au sens large, c’est-à-dire tous les réseaux qui ont bénéficié d’avantages et privilèges). 
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Cependant la transition à créer, pour construire une démocratie réelle, ne se présente pas facilement. Il va falloir que des personnes sûres puissent obtenir la confiance de la population, et si des visages apparaissent, rien n’est encore acté. (Même s’il est évident qu’il y a des forces vives qui pourront jouer un rôle).
Il va falloir déjouer les pièges, et certains ont déjà été tendus. Des informations sortent, qui montrent que le pouvoir ne lâche pas aisément, et qu’il semblerait même qu’un officier de haut rang ait évité une catastrophe en refusant des ordres demandant d’affronter la foule. Rumeur ou réalité, le temps le dira.

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24/07/2017

COMPLEXITÉ. Le voile inquiétant... et le voile autrement.

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Ne soyons pas naïfs, car les islamistes ne le sont pas, eux. Stratèges dangereux, autocrates menaçants, et exécuteurs quand ils ont le pouvoir. Pervers et haineux quand ils manipulent (et infiltrent) pour y accéder. Pas dupes, de plus, des jeux d’apparence, idéologiquement, de certaines associations (cf. Lallab, qui, sous prétexte de libre choix, font passer un message de banalisation, médiateur d’une instrumentalisation idéologique).

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11/02/2017

Laïcité, femmes, nudité. Le regard de Delphine Horvilleur, « rabbin laïque »…

laïcité,femmes,nudité,delphine horvilleur,rabbin,judaïsme,livres,religionsTrès pertinente la manière dont Delphine Horvilleur, rabbin, pense l'opposition entre les deux conceptions de la laïcité telles qu'elles se définissent en France et aux USA. Protéger d'abord les croyances des "empêchements" et limitations qui peuvent être imposées par l'État, cela aboutit (il me semble) à des aberrations, comme les pressions pour imposer le créationnisme dans l'éducation, sous prétexte de conviction religieuse et de droit d'expression. Cela autorise toutes les dérives et donne du pouvoir aux fondamentalistes et intégristes. Alors que la conception française veut protéger l'individu des risques fondamentalistes. (D'où l'aversion que les intégristes ont pour la laïcité : laïcité sans adjectifs...).

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26/10/2016

Silence, on danse… Silence, on médite… et tisse.

danse,femmes,art,yvette chauviré,masatake ito,rosina-fawzia al-rawi,la danse des femmes,spiritualité,silence,conscience sans objet,livres,citationsLa danse est une forme de foi, une espérance, disait-elle. C’est une aspiration, le besoin d’atteindre un univers, une atmosphère, un état qui vous fait progresser, la recherche d’une vérité. 

Yvette Chauviré, danseuse étoile (citée par Rosita Boisseau, Le Monde, ample article du 20-10-16 qui lui rend hommage après sa mort, le 19 octobre)

http://www.lemonde.fr/culture/article/2016/10/19/mort-de-... 

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18/06/2016

Super Oum. Quelque chose de l’ordre de la danse…

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26/05/2016

KOBANÉ... Cri, chant, plainte et mort.

kurdes,chant,lamentation,viyan peyman,kobané,sur,raqqa,massacres,turquie,syrie,ankara,djihadistesPlainte pour le peuple kurde, ce chant écouté il y a plusieurs jours, reste dans ma mémoire. Solidarité minimale que cette écoute, ce partage… 

Lamentation pour KOBANÊ (sous-titres en français). Viyan Peyman (barde et combattante) est décédée depuis… Et sa voix demeure, cri tragique... https://www.youtube.com/watch?v=V2TLtyiwRoI&feature=p... 

KOBANÉ, ville frontière (Turquie-Syrie) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kobané

Comme elle, de nombreuses femmes sont engagées pour la survie de leur peuple... http://television.telerama.fr/television/kurdistan-la-gue... 

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08/03/2016

FEMMES... CONTRE LES INTEGRISMES. CONTRE les totalitarismes... SITES (féminisme, poésie).

8 mars,journée internationale des femmes,femmes,féminisme,manifeste,intégrismes,viol,violence,déni,paroles,histoire,livres,poésie,f.c.i.,femmes contre les intégrismes,quelqu’un plus tard se souviendra de nous,poètes,anthologie,sitesDeux cailloux blancs dans mon visage, 

 Dans le silence deux muets

 Ombrés encore d’un secret

 Et lourds du poids mort des images. 

 Louise de Vilmorin 

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23/03/2015

Martine BLIGNY, peintre. ART en Arles... Exposition collective

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Monique Rosenberg, La Splendeur déjà, Poèmes, éd. L'Harmattan

J’ai mis en exergue de ma note une citation de poète qui me semble traduire aussi la démarche de l'artiste, c’est l’impression qu’on a, regardant. Et cet exergue va bien avec la photographie où on la voit peindre. 

Pour ses peintures il semble que Martine Bligny puise dans une mémoire souterraine, ancestrale, et c’est cependant d’une puissante modernité...

En regardant ses créations on entre dans un mystère qui nous fait traverser le temps, alors que les visages peints, eux, semblent le traverser pour sourdre des murs et advenir. Comme si l’artiste, peignant, n’avait fait qu’aller chercher dans la mémoire des pierres la trace de traits dont elle porterait le souvenir en elle, profondément. Des bleus, des ombres, couleurs qui diffusent intérieurement une lumière sourde, qui peut-être émane des yeux de ces êtres si loin si proches, ou de l’énergie des corps. Antiquité ? Moyen-Âge ? Errants d’ailleurs mais de notre siècle ? Visages de danseurs méditants, immobiles, qui nous regardent. 

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12/03/2015

FEMMES... Retour sur le 8 mars. Et permanence des questions : droits, création, monde...

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Je suis survivante / parfois tortue millénaire / parfois oiseau de proie

J’irai encore, de Myriam Montoya, poème intégral (bilingue) sur le site de Terres de femmes http://terresdefemmes.blogs.com/anthologie_potique/myriam...

Couverture d’une anthologie de poésie pour revenir sur une journée a-poétique... Mais c’est ainsi que s’ouvre (exergue, page titre) et se ferme, presque, cette note ( parmi les derniers liens choisis : une question sur les femmes caricaturistes, et choix – limité - de références poétiques... Car c’est aussi par l’écriture, et précisément aussi par l’écriture de poèmes, comme par la trace inscrite sur des pages dessinées, que les femmes peuvent prendre part au débat sur ce que doit être le monde, et leur place dans ce monde. Libres traits, d’encre et de mots. Ce que je propose de lire, ce sont quelques pages d’informations (l’état des lieux, des manques, des atteintes aux droits...). Et de voir, des visages (Afrique, Haïti...). Puis, encore, infos, l’histoire du 8 mars, et la poésie, Quelqu’un plus tard se souviendra de nous. Car laisser sa trace c’est aussi un droit : agir au point que cela reste en mémoire, ne serait-ce que pour une page, un poème, un dessin. Et, donc, pouvoir désirer s’inscrire ainsi dans le monde, en avoir la force, le pouvoir, la liberté... 

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26/11/2011

VIOLENCES contre les FEMMES. Infos sur la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. 25 novembre…

Le site journee-mondiale.com  Rappel historique, et sens de cette journée : http://www.journee-mondiale.com/132/25_novembre-internationale_elimination_violences_femmes.htm  (« Si l'on demandait à un citoyen pris au hasard ce que signifie pour lui le 25 novembre, nul doute que cela ne lui évoquerait pas grande chose sauf peut-être la Sainte Catherine s'il a gardé en mémoire de vieilles traditions... C'est pourtant la date choisie par les Nations Unies pour célébrer la Journée Internationale pour l'Elimination de la Violence contre les Femmes.  / Son origine remonte à 1960, lorsqu'en République Dominicaine les sœurs Mirabal furent assassinées parce qu'elles militaient pour leurs droits. Elles devinrent alors les symboles du combat pour éradiquer ce fléau qu'est la violence à l'égard des femmes. »)

 Fiche Wikipedia, infos aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_internationale_pour_l'%C3%A9limination_de_la_violence_%C3%A0_l'%C3%A9gard_des_femmes

 Ne pas réduire la violence à la question de la violence physique (celle qui aboutit à un meurtre tous les deux jours, presque, en France, et doit donc être prise au sérieux).  En allant chercher à la source dans les rapports sociaux, notamment dans des formes subtiles, aussi, de ce qui dépend de rapports de force entre le féminin et le masculin. Domination des petits chefs (ou prétendus chefs…) qui se croient autorisés à mépriser, dans les relations hors de la sphère privée (travail, engagements). C’est observable.

Le dénigrement, dit-on, est le premier signe de la violence en gestation. Langage qui peut dériver vers la simple impolitesse évidente, dans l’affrontement d’idées, ou même l’incorrection vulgaire. Conviction qu’on peut se permettre (certains hommes) l’affirmation d’une sorte d’autorité native, d’espèce sans doute. Dérive qui apparaît notamment quand la femme n’est pas séduite (y compris sur un plan intellectuel, quand la séduction amoureuse n’est pas le sujet) chez des hommes qui se croient investis d’un pouvoir (par le fait de connaissances qu’ils croient maîtriser plus que d’autres, par le fait de rôles sociaux dont ils pensent que cela leur donne une supériorité sociale). Hommes  qui sont habitués à être estimés, admirés même parfois, ou qui le croient. Entre l’agression verbale vulgaire du dénigrement affirmé et le jeu de supériorité sournois qui prend des formes légères, glissements peu visibles et peu repérés, il y a des degrés nombreux. On observe cela dans les jeux sociaux.

Il faut interroger aussi la notion de virilité (qui échappe au seul plan physique), et qui dépend de schémas mentaux dont les effets sont aussi négatifs sur les relations de pouvoir et d’autorité entre les hommes eux-mêmes. Violence des rivalités.

Mais on peut se questionner au sujet de l’éducation reçue par des hommes dont les mères ont omis de faire passer un certain nombre de messages dès l’enfance. On peut s’interroger au sujet du comportement des femmes dans la vie quotidienne et sociale. La « servitude volontaire » a aussi des formes féminines, quand la complaisance complice légitime des comportements illégitimes. Coresponsabilité, dans certains cas. (Evidente quand on voit le  spectacle donné par certaines émissions télévisuelles).  

Ce qui n’empêche pas de criminaliser ce qui doit l’être. Violence physique, menaces et viols. Ces crimes ne sont pas encore suffisamment pris en compte. Et si nous améliorons le statut des femmes ici, le respect, la sécurité, nous serons plus efficaces et plus audibles quand nous protesterons contre l'horreur des lapidations de femmes, ailleurs.

Une interrogation, en marge de ces questions relatives à la violence et aux crimes, concerne l’appellation « demoiselle », « mademoiselle », qui désigne des femmes qui ne se sont jamais mariées (ce qui ne veut pas dire qu’elles n’aient pas eu de vie amoureuse et sexuelle, et même qu’elles n’aient pas choisi pour autant de mettre des enfants au monde). Des féministes demandent la suppression de ces termes qui marquent une différence de traitement du célibat (différence de regard sur une situation). Cette revendication ne semble pas être comprise. Pourtant on ne dit pas damoiseau (ou "demoiseau"…). Demoiselle connote une sorte de virginité (au départ c’est bien le sens qu’on entend). Mais plus encore une valeur « femme » (adulte) qui ne serait donnée que par le mariage. Comme si la femme restait dans une enfance non mature tant que la marque du nom d’un homme ne lui donnait pas le statut d’individu majeur. Le langage a des effets qui ne devraient pas être négligés. Quand la femme sera reconnue, dans les mots qui nomment, femme majeure en tant que telle, sujet autonome par son existence et rien d’autre (et pouvant être pensée ainsi, pas seulement comme être mineur auquel on ne reconnaissait pas le droit de voter il n’y a pas si longtemps…) peut-être que des hommes auront moins tendance à la penser comme objet, et conscience à bas prix.

Lire... Terrafemina.com : http://www.terrafemina.com/societe/solidarites-engagement/articles/9037--novembre--journee-internationale-contre-les-violences-faites-aux-femmes.html

Alliance des Femmes pour la Démocratie (informations intéressantes, dont celle concernant un point de vue d’E.Badinter, publié sur le site du  Monde - avec des infos erronées -  et un article de réponse qui ne l’est toujours pas : http://www.alliancedesfemmes.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=19&Itemid=52

Femmes solidaires : http://femmes-solidaires.org/spip.php?rubrique9

17/10/2011

« Et maintenant on va où ? », de (et avec) Nadine Labaki

Et-maintenant-on-va-ou_fichefilm_imagesfilm.jpg

Fiche du FILM, synopsis, vidéos, sur allocine.fr  :  http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=189935.html

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19236225&cfilm=189935.html

CRITIQUES :

« Film humaniste, pas féministe », par Hela Khamarou, sur Rue 89, 18-09-11. Eloge : http://www.rue89.com/2011/09/18/et-maintenant-ou-on-va-film-humaniste-pas-feministe-222363  

« La coïncidence du calendrier a fait que quelques heures auparavant, j'assistais au lancement du programme « Tagore, Neruda, Césaire : pour un universel réconcilié » à l'Unesco. Si j'en parle, c'est que les deux sujets se sont miraculeusement rejoints et se sont imposés à moi comme une évidence autour du thème de l'humanisme. Car c'est bien de cela que traite ce film : d'un universel réconcilié. » (..)  « Il y a quelque chose d'Emir Kusturica là-dedans. La bande originale composée en amont par son mari, Khaled Mouzanar, avec qui elle avait déjà collaboré sur « Caramel », y est pour beaucoup. La musique fait partie intégrante de l'œuvre. » (…) «  « La magie de ce film c'est qu'il importe peu que cela se passe au Liban. »

..........................

« La Libanaise Nadine Labaki tente d'exorciser les fantômes de la mort », par Thomas Sotinel, Le Monde,13-09-11 : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/09/13/et-maintenant-on-va-ou-la-libanaise-nadine-labaki-tente-d-exorciser-les-fantomes-de-la-mort_1571600_3476.html « C'est à ça, rien que ça, que Nadine Labaki a voulu se mesurer : la foi et la mort. Dans cette région du monde, on meurt encore (volontairement ou non) pour le nom du dieu qu'on invoque. » (…) « La jeune réalisatrice libanaise ne veut pas tenir pour acquis ce danger permanent qui plane sur les communautés et remet en cause le fondement de la société dans laquelle elle vit. »

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 « Et maintenant on va où ? ». Choix de société, choix des haines attisées ou des démarches de paix…  Comment faire ? Soit les enfermements communautaires, soit la rébellion contre les passions toxiques.  C’est de cela que traite le film. Il émeut (le sujet est grave : la mort, la douleur), et, en même temps il fait rire, beaucoup : humour omniprésent, qui amplifie la tendresse d’un regard humaniste. Visages, corps, tels qu’ils sont, sans recherche, beaux d’être vrais. Gestuelle chorégraphiée, dès le début, incipit des corps. Musique, chants, rythme (rythme qui, sourdement, exprime une sorte de colère latente, où se mêle le goût de la vie, la joie d’être, et la joie d’être avec les autres). C’est un très beau film. Un message contre la bêtise. Et, oui, plus humaniste que féministe, même s’il dit les femmes, dans leur rage contre la guerre absurde. A voir… !

03/10/2011

« Les Faiseuses d’histoire – Que font les femmes à la pensée ? », livre d’Isabelle Stengers et Vinciane Despret (article de Patrice Van Eersel, Clés)

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En consultant le site de la revue Clés on peut découvrir des rubriques et des pages fort enrichissantes, des pages qui donnent à penser… Et j’ai trouvé celle-ci :

« Retour de flamme féministe », chronique, par Patrice Van Eersel, Clés, rubrique  Itinéraires, à propos d’un ouvrage des philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret : « Les Faiseuses d’histoire – Que font les femmes à la pensée ? », Les empêcheurs de tourner en rond/La Découverte, 2011 (Lien retiré, car devenu inactif : mise à jour 30-03-16)

Mais dans le commentaire de Clés (occasion de découvrir ce livre) histoire, au sens d'Histoire - celle des historiennes - devient un pluriel, jouant sur l'expression "faire des histoires".  (Jeu sur le sens présent dans le titre du livre évidemment, pour marquer le fait que, souvent, donner sens à l'histoire - la leur et celle de tous - cela demeure un domaine dominé par les hommes. Donc reprendre pouvoir sur cela dérange).

Citations : « Éberluées par ‘’La philosophie, ou l’art de clouer leur bec aux femmes’’ de Frédéric Pagès (Mille et une nuits), les philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret, de l’Université Libre de Bruxelles, demandent : ‘’Et si on ne jouait plus le jeu ?’’ » (…) « L’expression    ’’faiseuses d’histoires’’  a plusieurs sens, mais le premier est celui-là : Stengers et Despret invitent les femmes à ne pas s’écraser, à ne pas jouer le jeu et à ’’faire des histoires’’, quitte à passer pour d’horribles chiffonnières ! » (…) « …dé-dignez-vous » (…) « Cessez d’accepter dignement ce que l’on vous présente comme inéluctable. Soyez des emmerdeuses. »

……………………..

Je crois que toute femme qui a l’habitude de penser par elle-même, d’analyser la réalité  (actualité, idéologie, politique), d’élaborer ses propres concepts, d’exprimer des désaccords, sera tombée, à un moment ou à un autre, dans un cadre professionnel ou associatif, sur quelques petits maîtres d’autorité, sûrs de leur fait, sûrs de savoir, eux, avec leur intelligence… masculine, persuadés d’avoir compris, mieux, et de s’être informés, forcément mieux… ! Heureusement, dans la vie privée on évacue de son cercle de bonheur de tels énergumènes, mais dans un contexte social élargi, là, c’est parfois plus difficile… D’autant plus qu’effectivement, ce qui est dit à propos de l’attitude de certaines femmes est juste (elles pointent les milieux universitaires, mais c’est vrai ailleurs). Oui, des femmes choisissent un comportement faussement féministe : rassurez-vous, messieurs, disent-elles ainsi (plus ou moins consciemment), nous sommes capables, nous, de fonctionner comme vous, voyez, nous sommes d’accord – à égalité avec vous - correctes, respectueuses… ! Equivalentes. Eh bien, oui, détestées ou pas, il est bon de savoir ne pas jouer le jeu, ne pas se faire piéger par l’illusion d’une mensongère réciprocité. Et alors d’autres interlocuteurs, authentiques, pas machistes, se révèlent. Ailleurs.

Cette analyse me fait penser à un article d’Yves Delahaie sur Caroline Fourest, s'interrogeant sur les raisons de l'agressivité haineuse qu'elle doit affronter souvent.  Car il est certain que la force de son engagement intellectuel doit intervenir dans la manière dont elle est reçue : elle tient tête, elle ose, elle maîtrise, en affrontant des contradicteurs hommes, notamment. Et cela dérange. Peut-être même quand elle démonte les arguments de personnalités qui déplaisent… Du dialogue ou de la démonstration, de manière souterraine, non sue, l’auditeur retient le franchissement du tabou. Il oublie le fondamentaliste ou l’extrémiste raciste, et retient cela, même s’il adhère à la pensée de l’une et abhorre la pensée de l’autre…

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Lien vers une recension du même ouvrage, lisible en ligne. Par Osi Bouaké : http://osi.bouake.free.fr/?Les-Faiseuses-d-histoire-Que-f...   

08/03/2011

FEMMES, 8 mars 2011. La Journée internationale en CHANSONS, actions, informations, hommages, et solidarités… (vidéos, textes, liens).

Retour historique

Hymne MLF des femmes, vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=lIE9HtFv0fc

CITATION : « Depuis la nuit des temps, les femmes / Nous sommes le continent noir. » (…)  / « Asservies, humiliées, les femmes / Achetées, vendues, violées / Dans toutes les maisons, les femmes / Hors du monde reléguées. »

(Même s’il faut replacer ce chant dans le contexte des luttes passées, il n’y a qu’à regarder le bord de certaines routes proches de bois parisiens, et certaines rues de nos villes, pour voir que des femmes forcées de se vendre, c’est toujours d’actualité…  Et quand on voit le nombre de viols et assassinats de femmes (le plus souvent par des hommes connus)… on peut réécouter tout cet hymne, pour rêver de femmes libres, ici et ailleurs…

SITE  dédié, la journée internationale, les DROITS des femmes et l'enjeu de la laïcité : http://www.journeedelafemme.com/default.htm#Lesnews:  (Informations toute l'année, femmes du monde, pays).

HISTOIRE. Le 8 mars, Journée internationale, sur herodote.net : http://www.herodote.net/almanach/jour.php?ID=2481  

VIDEOS :

Marche mondiale des femmes : (différentes années, IMAGES, textes dits, CHANT) :  http://www.youtube.com/watch?v=ezxXwQ6C9nU&feature=related

Journée internationale du 8 mars, hommage. Femmes. VISAGES et CHANT (comédiennes, artistes, femmes engagées, résistantes) : http://www.youtube.com/watch?v=8xibU5rO8M4&feature=related 

« Femmes, je vous aime ». CHANSON de Julien Clerc : http://www.youtube.com/watch?v=oz_fK97ggwc&feature=related

« La femme grillagée », CHANSON de Pierre Perret :  http://www.deezer.com/fr/music/pierre-perret/la-femme-gri...

«La soeur musulmane »,  CHANSON de Matoub Lounès (assassiné le 25 juin 1998 en Kabylie) : http://matoub.rebelle.free.fr/le-rebelle/chanson3.php (le texte intégral). Citation : «Nous sommes réduites au silence, assoiffées» (...) «Viens, voile de la honte, et tourmente-moi : / De la sagesse proscris jusqu'à la langue». Vidéo : http://matoub.rebelle.free.fr/videos/page8.php

(Mais les voiles ne sont pas toujours visibles… et les carcans psychologiques et idéologiques enferment aussi dans leurs rigidités et névroses des femmes qui ne sont pas voilées, mais prisonnières de contraintes, interdits, obligations, conformismes ou anticonformismes. Il y a mille manières d’être voilées, entravées…).

«La femme est l'avenir de l'homme», CHANSON de Jean Ferrat  (et film éponyme reprenant aussi la citation d'Aragon). J.Ferrat :  http://www.youtube.com/watch?v=qbphJHiAfdU  (film : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_femme_est_l'avenir_de_l'h... )

«Qu'elles sont jolies les filles de mon pays», CHANSON d'Enrico Macias : http://www.metacafe.com/watch/5711577/enrico_macias_les_f...  Et «Suzy» , Olympia 1995 (sa femme) : http://www.youtube.com/watch?v=LnYx3cItlN8&feature=re...  Aussi (chanson en hommage à sa femme, décédée) : http://www.youtube.com/watch?v=qCo5iLWIxaM&feature=re...

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ANTHOLOGIE (Femmes, poètes) : "Quelqu'un plus tard se souviendra de nous", coll. Poésie/Gallimard, 2010  http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Poesie-Gallim...

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Autres informations.  SITES :

NPNS, Ni Putes Ni Soumises : http://www.npns.fr 

Sisyphe, « Un regard féministe sur le monde ». Mine d’informations… http://sisyphe.org 

BLOG El Pais, Espagne. "Mujeres" (Femmes) : http://blogs.elpais.com/mujeres/  (En espagnol : articles divers, vidéos, informations internationales, et femmes des pays de la rive sud de la Méditerranée). Blog, Espagne, note en écho à l'entretien avec Nawal El Saadawi, écrivain, dans El Pais du 8 mars, où elle dit son espoir pour l'Egypte, après les épreuves, la prison, l'exil. Et, parlant du "réveil" des femmes égyptiennes, elle déclare "La femme ne peut se libérer si l'homme n'est pas libéré, et réciproquement. " et "La femme ne peut se libérer sous aucune religion, parce que les femmes sont inférieures dans toutes les religions".

Article, El PaisEspagne, 08-03-11. "Femmes révolutionnaires des pays arabes". "Han luchado codo a codo junto a sus companeros masculinos para liberar a sus paises de la opresion y ahora temen que su propria liberacion quede en el olvido" (Elles se sont battues coude à coude auprès de leurs compagnons de lutte masculins pour libérer leurs pays de l'oppression et maintenant elles craignent que leur propre libération ne demeure oubliée). http://www.elpais.com/articulo/opinion/Revolucionarias/ar...

Hommes proféministes, Europe. Site de l’association : http://www.europrofem.org/