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27/08/2020

"La France a une part d'Afrique en elle". Mémoire du débarquement de Provence, 15 août 1944

1 Hist. Provence.jpgOu la mémoire de l’Armée d’Afrique et de son débarquement de Provence…
Car si le débarquement de Normandie est dans les mémoires et l’objet de cérémonies très médiatisées, le débarquement de Provence, celui de l’Armée d’Afrique (des engagés des colonies d’alors, Maghreb et Afrique, et des Pieds-Noirs natifs d’Afrique du Nord mais originaires de plusieurs pays des rives méditerranéennes - une immigration non métropolitaine), celui-ci a longtemps été oublié, puis un peu retrouvé, mais les promesses de reconnaissance sont laissées de côté, d’où les déceptions et amertumes légitimes.

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22/06/2020

Andalousie… L’Envoyé de l’esprit, de Z’ev ben Shimon Halevi. Et La Confrérie des Éveillés, de Jacques Attali.

1.Envoye-de-l-esprit.jpgDouble relecture.
 
D’abord, un livre très particulier, d’un auteur qui l’est encore plus. Une des quelques rencontres les plus inouïes que j’ai pu faire dans ma vie, jusqu’ici. Un beau caillou sur le chemin, un de ceux qui montrent la route du dehors et du dedans. L’auteur faisait des conférences-ateliers, réservées à un public invité, et disparaissait comme il était venu, peu soucieux d’être suivi par des curieux.
Le livre est L’Envoyé de l’Esprit, roman initiatique de Z’ev ben Shimon Halevi (Warren Kenton est le nom anglais, transformé, le nom originel familial complet étant  Z'ev ben Shimon ben Joshua Haham-Halevi.
C’est un kabbaliste anglais connaisseur de l’Andalousie juive et métisse (les diasporas de gens et d'idées ont leurs mystères). Sa tradition est celle dite de Toledano (lignée sépharade). Ce livre fait pénétrer comme peu le font, dans l’univers andalou, tel que perçu par les récits transmis de génération en génération. C’est un livre de mystique, dont le message est l’idéal d’une Andalousie spirituelle fraternelle, mais où cependant on enfermait ceux qui ne suivaient pas la loi du moment. 

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27/01/2020

Mémoire de l'horreur concentrationnaire... Lire, savoir.

1 TERMINUS_AUSCHWITZ_poster.pngNote référençant plus de vingt livres, trois films sur les victimes de déportation et de génocide : Juifs, Gitans... Plus des pages d'histoire (dont une sur la Shoah par balles et une sur la déportation d’homosexuels), des émissions de France Culture, des poèmes, des dessins-témoignages, une citation... D'abord, livre, le témoignage de Félix Spitz, survivant de 91 ans. (Descendre sur la page pour lire la présentation). Cet ouvrage fait partie aussi de la sélection parue dans Le Monde des livres. Importance de ces paroles de survivants alors que l'antisémitisme sévit (augmentation de 74% en un an, la moitié des actes racistes alors que le pourcentage des Juifs est de 1% en France, et que seuls des Juifs ont été tués parce que Juifs dans notre pays). Importance, aussi, des témoignages, car le négationnisme du génocide existe encore (voir notamment le dernier lien de la note). Et il y a eu aussi des signes inquiétants de racisme visant les Gitans, les Roms, à partir de rumeurs, et malgré les démentis. 

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20/02/2017

Des ombres et des polémiques... Des mots et d'autres mots... Colonisation...

colonisation,algérie,crimes contre l’humanité,crimes de guerre,histoire,mémoire,traumatismes,jean pélégri,mouloud feraoun,rené-jean clot,albert camus,kamel daoud,hocine aït ahmed,richard malka,fellagAgitation générale autour de déclarations et de retours (parfois confus) sur les mots prononcés par Emmanuel Macron. Articles, émissions, notes, posts et commentaires sur Facebook ou ailleurs. A force de constater n’être d’accord avec personne, et agacée par beaucoup : trop de passions, de projections, de peurs (diverses), de pièges identitaires (de tous côtés…) j’ai réagi, là ou là, d’abord décidée à ne rien faire d’autre (c’est lassant, à force…). Mais tant pis, besoin de faire la synthèse de ma réflexion. Et cela donne cette page, à laquelle j’ajoute des liens vers des articles, qui permettent de revenir sur les notions, et sur le contexte de la polémique, mais aussi sur l’Histoire, en nuançant les positionnements... 

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26/05/2016

KOBANÉ... Cri, chant, plainte et mort.

kurdes,chant,lamentation,viyan peyman,kobané,sur,raqqa,massacres,turquie,syrie,ankara,djihadistesPlainte pour le peuple kurde, ce chant écouté il y a plusieurs jours, reste dans ma mémoire. Solidarité minimale que cette écoute, ce partage… 

Lamentation pour KOBANÊ (sous-titres en français). Viyan Peyman (barde et combattante) est décédée depuis… Et sa voix demeure, cri tragique... https://www.youtube.com/watch?v=V2TLtyiwRoI&feature=p... 

KOBANÉ, ville frontière (Turquie-Syrie) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kobané

Comme elle, de nombreuses femmes sont engagées pour la survie de leur peuple... http://television.telerama.fr/television/kurdistan-la-gue... 

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27/05/2015

Andalousie ? Non : Andalousies... Identité, histoire, livres.

Blas Infante.gifANDALOUSIE.jpg

 

 

 

 

 


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J’appelle à des Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l’inlassable espérance. 

Jacques Berque, né en Algérie, leçon de clôture prononcée au Collège de France, en juin 1981.

Ancestrale Andalousie à l’histoire complexe, aux récits parfois contraires. Et même si la réalité est  recouverte en partie par une mythologie idéale, il reste des mémoires transmises, qui touchent à un mystère identitaire. Ce qui est passé, de génération en génération, c’est un goût musical commun à plusieurs rives, les mêmes chants, un tissage de langues, une esthétique visuelle, architecturale notamment, qui transcende les frontières. Et des visages qui se ressemblent, car les gènes, au cours des siècles, ont circulé... Emprunts biologiques nés d’amours frontières. Andalousies, dit Jacques Berque, car ce pluriel donne une direction à la fraternité que les êtres humains, malgré tout, cherchent. L’Andalousie a ceci de particulier, qu’elle reste, plus qu’une région, une patrie intérieure des exilés, longtemps après qu’ils aient raconté leurs migrations, ou leur fuite, longtemps après, chez leurs descendants. Elle se fait centre diasporique, repère. Et quand on entend chanter Marlène Samoun, pour des chants sépharades en plusieurs langues, ou qu’on entend le violon ou la voix de Rachid Brahim-Djelloul, on part dans un voyage intime, on pénètre dans les douleurs et les joies de milliers de noms (avec les nôtres peut-être), dans un passé lointain, et dans le présent si proche qu’il suffit de quelques mots en espagnol ou de quelques heures en train, pour traverser le temps... Elle est peut-être, notre Andalousie métisse, la patrie intérieure de tous les humanistes, de tous ceux qui refusent les entraves de la haine, les pièges des barrières

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30/04/2015

« Petit-fils d’Algérie », BD, avril 2015

La BD peut être aussi un art de la mémoire et de la transmission. Celle-ci correspond à cette recherche d'identité et de compréhension du rapport complexe avec l'histoire. Exil sur exil... Il y a de quoi perdre le sens des racines, et de quoi, chez ceux qui suivent, de tenter de le retrouver... Quand on lit cet album, on sait qu’on peut remplacer « Italiens » par « Espagnols », « Maltais », « Gitans », « Arméniens », etc. et repérer les mêmes schémas. Ainsi les BD des fils et petit-fils de Pieds-Noirs tiendront le rôle d’une salle de Musée de l’immigration... ! (Inexistante... elle). Migrations, errances... exils. Est-ce drame ou chance ? Un sens est à déchiffrer, à mon avis. Le résultat, aussi : métissage d’âme, qui peut ouvrir - et ouvre - les lignées à une acceptation de l’Autre, au goût des langues, au refus du racisme. "Terrien, n’est-ce pas suffisant ?" (Remarque récente d’un Pieds- Noirs arrivé en France très jeune adolescent – je mets PN avec ‘s’ car il y a deux pieds, même si on est "un", et même en recherche de non-dualité...).

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03/02/2015

Parler du fascisme tapi dans l'islamisme...(MAIS...). Lectures... Courrier international...

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31/01/2015

« Libérons Internet du Négationnisme ! ». Pétition

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Primo Levi, Si c’est un homme (poème liminaire)

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Paul Celan, Grille de parole

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Charlotte Delbo, Aucun de nous ne reviendra 

Et cependant malgré les témoignages et le travail de mémoire, d'histoire, il suffit de faire des recherches sur Internet pour tomber par hasard sur des blogs négationnistes, et sur des pages négationnistes sur des sites qui n’ont rien à voir avec l’Histoire, même factice. On croise des rumeurs sur des forums, du complotisme dans des commentaires de vidéos ou d’articles, du mensonge et du mensonge... Donc, oui, il est nécessaire de lutter, tous, contre cela : la Toile ne doit pas être le domaine de la propagande négationniste et haineuse. La menace (qui sévit sur les sites complotistes) est réelle, réagir est nécessaire. D'où cet appel. (Toujours en ligne, mise à jour 2020).

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24/07/2013

"Méditerranées", d’Olivier Py. Le court métrage commenté sur plusieurs blogs et sites...

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« L’ensemble de mon travail au cinéma comme au théâtre est une interrogation sur l’identité de « méditerranéen »  Olivier Py (citation en exergue, article de Version originale)

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Sur le site « Vivre à Belcourt » de Luc Demarchi, une vidéo : extrait d’un court métrage d’Olivier Py, « Méditerranées » (le 's' de nos pluralités…)  http://belcourtois.com/index.php/2015/05/11/mediterranees...

Du commentaire de Luc Demarchi, je copie la conclusion, beau message qui correspond totalement à ma vision de la Méditerranée : le lien que cette mer crée entre les êtres divers qui vivent sur ses rives, la fraternité à l’horizon. Voici :

« Le réalisateur conclut son film en évoquant la Mer Méditerranée comme une dimension commune à tous ceux qui vivent ou qui ont vécu dans les pays qui la bordent et c’est bien grâce à ces Méditerranées que nous nous rejoignons et que nous nous retrouvons.

Au-delà des conflits passés ou présents, la Mer apparaît comme le lieu sacré du baptême qui nous mène ensemble vers la voie de la paix et de la fraternité.

On ne peut visionner ce document sans faire la relation avec l’œuvre passionnée d’Albert Camus pour ce pays, une œuvre que l’on perçoit en filigrane tout au long du film. »

J'ai regardé. C'est très bref, cet extrait, mais suffisant pour capter la beauté de ces moments simples. Il y a de l'amour dans le regard de ces êtres, et de l'amour dans le double regard porté sur eux : regard de ceux qui filment, se filment (dans la présence de l'instant), et de celui qui reprend ces bribes familiales et les recrée. Une étrange sorte de double énonciation... Mais là ce ne sont pas des personnages qu'un auteur fait vivre devant nous : des personnes réelles dans un passage fugace de leur vie. Bribes de temps méditerranéen... Que la mer y est belle! Image de paix... Et je les vois, attentive, avec, en surimpression, l'accélération des vies, le fracas de la guerre, la rupture avec leur lieu d'ancrage, l'exil, les années qui passent. Et puis simplement, de nouveau, comme des méditerranéens à la source de leur force vitale. D'une rive à l'autre c'est toujours la même Méditerranée, la terre des Noces de Camus (Luc Demarchi a raison de faire le lien). Terre de danseurs, comme le père, jeune, dans son arbre, ou la mère, qu'elle marche ou nage... Magnifique. 

Il me faudra voir intégralement ce film, que je découvre avec grand retard...

Ce que j'ai lu de la démarche d'Olivier Py me fait adhérer totalement à cette démarche. Et je cosigne la première citation, mise en exergue de ma note... 

Entretien avec Olivier Py sur mickrociné. Passionnant (Et les commentaires sont aussi à lire) : http://on.fb.me/1aIrwq3  [Il insiste sur cette réalité métisse du Méditerranéen, et du Pied-Noir, sur le croisement de l’intime et de l’Histoire, sur la souffrance familiale, le refoulé, évoque les Harkis, les camps. Identité (nous pourrions tous écrire ça) : « Et comme il y a un exil qui est un peu à l'origine de l'histoire familiale, le centre en est la Méditerranée, pas une terre. Le rapport que certains peuvent avoir avec une terre je l'ai avec une mer. C'est pour ça que je suis arabo-italo-espagnol, et c'est plus fondamental pour moi que mon identité française par exemple. » Politique et identité (Le difficile lien… Il est conscient de donner des clés, loin des jugements anachroniques.) : « Le matériau que j’avais me permettait en quelque sorte d’utiliser un voile poétique pour raconter une histoire sans jeter de jugements politiques qui n'ont plus de sens. Je suis très content en tout cas si jamais une partie des Pieds-Noirs retrouvait leur histoire et leur identité à travers ce film. »

« Méditerranées », sur Doc en courts (Palmarès 2012, nominé).   : (Où il est dit ce que je percevais en surimpression, mais qui n’est pas encore explicite dans l’extrait présenté) : « Comment montrer l’Histoire ? Comment parler d’un souvenir aussi vibrant que la pellicule Super 8 sur lequel il est inscrit ? » (…) « Ici la guerre est en coulisse, mais qu’est-ce qu’une image de la guerre finalement? » / Lien devenu inactif...

Et sur Mémoblog de Paul Souleyre (blog référencé ici, cf. liste « Pages tissées… ») : « Olivier Py est un méditerranéen » :http://www.memoblog.fr/olivier-py-est-un-mediterraneen/ (Où il évoque la rencontre, idéologique et éthique, avec Luc Demarchi (de « Vivre à Belcourt » et la portée du film d’Olivier Py). Comment la conscience de l’identité méditerranéenne permet (Olivier Py, Luc Demarchi, Paul Souleyre – sur cette page) de vivre en cohérence son identité particulière et d’échapper aux enfermements des appartenances, quand elles sont limitantes (Pieds-Noirs, fils de Pieds-Noirs, ici – mais c’est une vérité qui est valable pour toutes les communautés humaines). Beau portrait du webmestre de Vivre à Belcourt dans cette page, et ample citation.

Autre note, Mémoblog : « Méditerranées, un film d’Olivier Py » http://www.memoblog.fr/film-olivier-py/ (Où Paul Souleyre dit son agacement, à la lecture d’une fiche wikipedia, devant un contenu erroné sur l’enfance d’Olivier Py – comme si le message de l’œuvre n’avait pas été compris : déni, là aussi, dans cette incompréhension, explique-t-il à juste titre).

Ample et bel article, sur Algériades, au cœur de l’identité méditerranéenne comprise à travers l’origine et la référence algérienne : http://www.algeriades.com/olivier-py/article/mediterranees-d-olivier-py (En conclusion, citation d’Olivier Py – entretien : « Nous avons une histoire en commun mais aussi un avenir. Et c’est ce monde de la Méditerranée qui aujourd’hui me semble une vraie, une magnifique utopie". »)

Sur cinemaniac.fr, une lecture qui tient compte de l’essentiel du message, compris profondément. Le film intégral se déroule, comme si nous étions en train de le visionner : « Méditerranées, l’été qui ne reviendra plus » : http://www.cinemaniac.fr/news/mediterranees-l-ete-qui-ne-reviendra-plus 

Article de Version originale : (En exergue, une citation d’Olivier Py : « L’ensemble de mon travail au cinéma comme au théâtre est une interrogation sur l’identité de « méditerranéen ».) / Lien devenu inactif...

Le blogueur, sur Vu du balcon, rappelant le Grand Prix obtenu par ce film au Festival de Nice 2012, relie les souvenirs évoqués dans le film aux siens, jeune à Paris, pendant la guerre d’Algérie… Histoire : http://vudubalcon.blogspot.fr/2012/10/mediterranees.html

... Deux pages sur le site d’ARTE... 

Le film… http://cinema.arte.tv/fr/article/mediterranees-dolivier-py 

Zoom… http://cinema.arte.tv/fr/article/zoom-mediterranees

... Le DVD, page FNAC... http://video.fnac.com/a6211320/Mediterranees-DVD-DVD-Zone-2

.................. Voir aussi, note, Andalousie (illusion?)... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2013/10/18/an... 

................... Andalousie, Méditerranée, voir catégories et TAGS...

17/12/2012

« Algérie, histoires à ne pas dire ». Projection du 4ème volet et débat, le 20 décembre à Paris

FILM JPL.pngINSTITUT CULTS d'ISLAM.png

J'ai vu ce film plusieurs fois. Et cette partie oranaise avec une émotion décuplée par la langue, les langues d'Oranie, les visages de ces êtres, si loin, si proches. Etres qui parlent d'eux, de nous. Comme si l'exode des uns était aussi l'exil des autres. Comme si les vérités que cherchent les uns dans leur mémoire étaient les vérités que d'autres ont sur les lèvres. Jean-Pierre Lledo réussit à filmer les Algériens qui donnent leur parole d'une manière qui met en évidence la beauté des traits et des regards. Fraternité d'évidence, présente dans tous les volets de ce grand film. Regard d'Algérien, soucieux de la mémoire de ses communautés d'origine comme de la démocratie de l'Algérie contemporaine (démocratie qui a besoin de trouver la force d'interroger aussi les ombres de l'Histoire). Ce film a déplu au pouvoir algérien actuel, qui n'a compris ni l'enjeu ni l'authenticité de la démarche... Il est donc très important qu'il soit vu et débattu. Très important qu'il ait sa place dans un lieu comme l'Institut des Cultures d'Islam, dont le pluriel signifie diversité des approches et des identités  : plurielles, effectivement. Occasion, cette soirée, d'entendre le metteur en scène Kheireddine Lardjam parler d'Oran, parler d'Algérie et d'art, en citoyen à la recherche de la vérité de la ville et du pays, en artiste lucide et engagé, qui fait de l'art un outil créateur de beauté et créateur d'énergie : celle que ce qu'il produit peut donner aux spectateurs, aux témoins, aux autres artistes, conscients de tenir dans leurs mains une force transformatrice.

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JEUDI 20 décembre 2012, 19h, INSTITUT des CULTURES d’ISLAM. 

4 ème volet du film de Jean-Pierre Lledo, "Algérie, histoires à ne pas dire" (*) : Oran-Kheireddine Lardjam

Débat animé par Kheireddine Lardjam (**) après la projection.

Présentation sur le site de l’Institut : « Avec Algérie, histoires à ne pas dire, Jean-Pierre Lledo, dans le débat très actuel et l’ardente nécessité de trouver des voies d’élaboration d’une mémoire commune entre la France et l’Algérie, propose par ses films que chacun puisse apporter sa part de vérité au service d’une histoire plurielle. / Avec cette 4ème partie : Oran-Kheireddine Lardjam, c’est un retour sur en des plus grands déplacements de population dans l’histoire de l’Humanité. » (…) « Kheireddine Lardjam, metteur en scène de théâtre en quête d’une vérité revient sur une histoire cachée. ». 

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(*) Jean-Pierre LLEDO, metteur en scène franco-algérien, réalisateur de nombreux documentaires.

Fiche Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Lledo

Biographie et filmographie, sur Africultures : http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=5526

Blog J-P L, filmographie : http://lledo2007.skyrock.com/994145560-Jean-Pierre-LLEDO-FILMOGRAPHIE.html

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 Le FILM (2008), sur Allociné (fiche technique, synopsis, et bandes-annonces) : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=133459.html

Critique, Le Monde : http://bit.ly/1Qy0K5R  CITATIONS : « C'est un long et difficile voyage qui part de Skikda, à l'est de l'Algérie, pour finir à Oran. En quatre segments - Skikda, Alger, Constantine et Oran -, Jean-Pierre Lledo veut traverser la mémoire des Algériens. La mémoire des combats, celle des adversaires, celle la vie quotidienne avant et pendant le conflit. » (…) « Enfin, à Oran, c'est un jeune metteur en scène de théâtre, Kheireddine Ladjam, qui découvre une ville qu'il n'a jamais connue, peuplée d'Arabes, de juifs, d'Espagnols et de Français. Des vieillards se mettent à parler en castillan, une grand-mère voilée chante doucement Besame mucho. Kheireddine Ladjam exhume la tuerie qui suivit à Oran la déclaration d'indépendance. Une tuerie qui fit des dizaines de morts dans la population française, dont il n'avait jamais entendu parler qu'en termes vagues. » (…) « Le film de Jean-Pierre Lledo est plutôt comme une fenêtre d'où s'échappent des voix que l'on n'avait pas encore entendues. Et ce sont les mystères de ce discours hésitant, empêché, qui posent les questions les plus ardues. »

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(**) Kheireddine LARDJAM

ENTRETIEN avec Kheireddine Lardjam, « Le théâtre en Algérie », vidéo Algérie-Focus : http://www.youtube.com/watch?v=2TN11E02Yz8

09/11/2012

UN LIVRE, une somme. S’informer, questionner, penser l’histoire de l’Algérie de 1830 à 1962

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Pourquoi noter, justement là,  ce livre paru déjà depuis plusieurs mois ? Parce que sa lecture (qui n’en exclut pas d’autres...) invite à s’éloigner des tensions passionnelles et inutiles pour aborder réellement les faits, les questions, et s’inscrire dans la pensée raisonnée et raisonnable. On peut utiliser les différentes entrées pour chercher des réponses précises sur un sujet précis, on peut relier des thèmes traités séparément en passant d’un chapitre à l’autre. J’ai choisi des pages d’articles parus en France ou en Algérie, presse ou sites autres. Les citations mettent l’accent sur la démarche, les objectifs, la méthode, les enjeux. 

« Histoire de l'Algérie à la période coloniale ». Sous la direction d’Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault. Coédition La Découverte / Barzakh. Ouvrage publié avec l’aide du Centre National du Livre (CNL). Août 2012.

Fiche éditeur, La Découverte  http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Histoire_de_l_Algerie_a_la_periode_coloniale__1830_1962-9782707173263.html  (« … Ouvrage collectif destiné à un large public...   Or, depuis les travaux pionniers de Charles-André Julien et Charles-Robert Ageron, malgré la multiplication des publications, on manquait d'une vaste fresque synthétique de cette histoire, rendant compte des travaux les plus récents. Ce livre, écrit principalement par des historiens (algériens, français et d'autres nationalités), a donc pour but de mettre à disposition des lecteurs une histoire partagée et critique de cette période historique, qui tienne compte des interrogations actuelles des sociétés sur ce passé. » 

Fiche éditeur, Barzakh : http://www.editionsbarzakh.dz/index.php?option=com_parution&view=parution&id=130&Itemid=3

« Long temps de la colonie – La fresque partagée de l’Algérie française (1830-1962) », Libération, 08-11-12, par Dominique Kalifa : http://www.liberation.fr/livres/2012/11/07/long-temps-de-la-colonie_858849  (CITATION : "Tout en mobilisant plus de 80 spécialistes (français et algériens pour l’essentiel, mais aussi nord-américains, britanniques, allemands), il offre une «vaste fresque... » (…). « Cet essai d’histoire imbriquée de deux nations dont l’une – à l’exception d’une poignée d’ ‘algérianistes’ isolés – voulut ignorer l’autre, constitue un instrument remarquable et marque une étape importante dans l’historiographie. On peut seulement regretter que la période qui suit 1962 ne fasse l’objet que d’un court épilogue. » (…) « ‘En 2012, un Français sur six a un lien direct avec l’Algérie.’’ ».) 

« Quand l’Algérie était la France. ‘’Histoire de l’Algérie à la période coloniale’’. 1830-1962 », Le Monde des livres, 30-08-12 ‘’ : http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/08/30/histoire-quand-l-algerie-etait-la-france_1753077_3260.html   (« Pendant plus d'un siècle, selon le mot du ministre de l'intérieur en 1954, le jeune François Mitterrand, "l'Algérie, c'est la France". Avec ce que cela implique de traces et de mémoire partagée »)

Même page du Monde, note sur l’édition La Découverte. CITATIONS. « … Une difficulté : les compétences et la bonne volonté requises pour un travail de cette exigence ne sont pas légion dans les universités algériennes où, selon François Gèze, PDG des éditions La Découverte, "l'espace d'expression pour une histoire non officielle est réduit à la portion congrue. "Faute de recrue, c'est l'éditeur Abderrahmane Bouchène qui s'est associé aux trois autres chercheurs, » (…) « L'un des points forts de l'ouvrage est d'avoir mis en avant l'importance des travaux des chercheurs étrangers, notamment britanniques ou américains - autre façon de désenclaver cet épisode particulièrement douloureux de l'histoire nationale. »)

« Histoire de l’Algérie à la période coloniale : une fresque de 132 ans »,  Le Matin.dz, 13-09-12, par Kassia G-A : http://www.lematindz.net/news/9482-histoire-de-lalgerie-a-la-periode-coloniale-une-fresque-de-132-ans.html (CITATIONS. « On ne pouvait s’attendre à mieux. » (…) « A travers plusieurs séquences historiques qui ont marqué pour certaines l’histoire algérienne, les auteurs interrogent, dépouillent, expliquent et vont au fond des événements avec une lecture claire, impartiale et novatrice. » (…) » Mettre à perspective les rapports complexes de la période coloniale qu’a vécue l’Algérie pour les expliquer est sans doute l’essence de cette fresque historique. » (…)   « "Comment centre-trente deux-années d'une colonisation sans équivalent à l'époque contemporaine, dont ce livre à plusieurs voix tente de retracer l'histoire, ont-elles marqué la société algérienne et française ?" … interrogation... « dans une postface lumineuse »)

Sur Algeria-Watch (site sur les droits humains en Algérie), « Pour une histoire partagée et critique de la période coloniale », août 2012 :  http://www.algeria-watch.org/fr/article/div/livres/histoire_algerie_coloniale.htm  (« À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, les Éditions La Découverte (Paris) et les Éditions Barzakh (Alger) ont fait  le pari de réaliser un ouvrage collectif ambitieux, qui met à la disposition d'un très large public, dans les deux pays, un ensemble exceptionnel de connaissances sur l'Algérie à la période coloniale (1830-1962), nourri de nombreux travaux historiques peu connus produits ces dernières années. » (…) « Une histoire sans tabous, particulièrement indispensable à l'heure où la permanence des mémoires blessées et des récits biaisés, de part et d'autre de la Méditerranée, entretien toujours des tensions mutuelles qui doivent enfin pouvoir être dépassées.. »

Initiales, groupement de libraires, par Philippe, Librairie Gwalarn, à Lannion , 04-10-12 : http://www.initiales.org/Histoire-de-l-Algerie-a-la-periode.html  (« Un demi-siècle après les accords d’Evian, il est possible d’avoir connaissance de ce que fut la guerre d’Algérie. Son histoire est maintenant bien documentée grâce aux travaux des historiens. Pourtant cette guerre soulève encore de très nombreuses passions tant les traumatismes qu'elle a laissés sont importants, avec pour conséquence une assez large méconnaissance de sa réalité, et cela malgré les dizaines de livres, films, documentaires télévisuels … » (…) « Pour l’ensemble de l’histoire coloniale de l’Algérie (1830-1962), c’est encore pire, car cette histoire a été passée sous silence dans les deux pays et est donc très largement ignorée des deux populations.  Il n’existait que très peu d’ouvrages sur cette période. » (…) « Ce « gros » livre, découpé en quatre grandes périodes, regroupe de nombreux articles écrits par des dizaines d’historiens français, algériens et anglo-saxons. » (…) « Ce livre est tout simplement indispensable à qui s’intéresse à l’histoire de la France et de l’Algérie coloniale. Il n'est pas question ici de vaine repentance ou de concurrence mémorielle mais juste de dire l'histoire. »)

Le site de l’association Harkis-Dordogne http://chs.univ-paris1.fr/spip.php?article42 publie la couverture en mentionnant la publication, et renvoie aux sites de la FNAC et d’EVENE et à la fiche de Sylvie Thénault (avec une bibliographie abondante et précise de ses travaux) : http://chs.univ-paris1.fr/spip.php?article42

« Dépasser la guerre d’Algérie », sur Non Fiction, 30-09-12, par Benjamin Caraco :  http://www.nonfiction.fr/article-6113-depasser_la_guerre_dalgerie.htm  (« Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour et Sylvie Thénault soulignent ainsi dès l'introduction leur "volonté de dépasser les polarisations nationales" avec ce livre, "exercice de reconnaissance réciproque et de mise à distance d'un passé conflictuel", qui ne cherche pas pour autant à vainement "réconcilier les mémoires" »  (...)  «  Ce n'est que dans la postface que l'histoire en vient à éclairer le présent avec un essai sur les relations franco-algériennes.  (...) Pour les auteurs le contentieux mémoriel n'est pas encore soldé. »)

« L’ Encyclopédie indispensable »,  El Watan, 16-10-12, par Rémi Yacine :  (« Et si c’était le livre qu’on attendait sur la guerre d’indépendance ? Mieux, sur l’histoire franco-algérienne, une relation imbriquée ? » (…) « …rares sont ceux qui ont entrepris une œuvre aussi titanesque. » (…) « Objectif du livre : «mettre à disposition des lecteurs une histoire partagée et critique de cette période historique, qui tienne compte des interrogations actuelles des sociétés sur ce passé». Objectif dépassé. Un livre indispensable. »

 Sur une conférence de Sylvie Thénault , en juin 2012, à l'Institut français d'Alger. (Questionnement sur la manière de travailler sur la période coloniale, question des archives, etc.) http://www.if-algerie.com/alger/agenda-culturel/ecrire-lhistoire-de-l2019algerie-a-la-periode-coloniale.-en-france-quels-apports-quelles-limites

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Repères chronologiques, fiche wikipedia : Histoire de l’Algérie  Période de l’Algérie française : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alg%C3%A9rie_fran%C3%A7aise

04/11/2012

« HAÏR C'EST ENCORE DEPENDRE ». Réflexion à partir d'un texte de Daniel Maximin citant Césaire (texte à méditer...)

Des récupérations idéologiques et politiques ont cours en ce moment, là ou ailleurs, à propos de la reconnaissance des crimes du 17 octobre 1961 (déguisée par certains - qui y sont hostiles - en « repentance » : ce qui attise les passions, remue les émotions, les colères, les rancoeurs - ce qui, aussi, autorise la mauvaise foi…). Dans ces heurts où les mémoires et souffrances s’opposent (et intimement dans les questionnements personnels identitaires que ces débats réactivent) parfois la haine affleure (ou déborde). Haine et haines d’autant plus dangereuses que, dans un contexte de crise, des groupes politiques (des mouvances, des partis) instrumentalisent mémoire et Histoire pour, dans l’actualité sociale, introduire des thématiques discriminatoires, des divisions entre les communautés qui composent le pays, provoquer la peur (de l’autre, forcément). Et quand, en plus, la commémoration en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie entraîne une lutte de dates qui recouvre un conflit mémoriel plus important... on ne sait plus qui va crier le plus fort.

Il est donc peut-être nécessaire de relire certains textes qui proposent de prendre recul, de faire un peu silence en soi avec ces remuements douloureux sur un passé individuel et collectif. Qu’est-ce qui libère et qu’est-ce qui entrave ? Penser dans la solitude permet de retrouver son autonomie de pensée, de réfléchir autrement, sans influence politicienne ou communautaire (ce qui ne veut pas dire reniement d’appartenances : mais il y a plusieurs manières d’appartenir – en se faisant piéger par un enfermement idéologique et passionnel univoque, ou en acceptant de constater la complexité des regards sur la réalité et la complexité des communautés humaines elles-mêmes).Ce qui ne veut pas dire non plus renoncement à l'expression, ni même aux revendications justes... 

Daniel Maximin, à propos de la commémoration de l’esclavage, se pose les mêmes questions. On remplace « esclavage » par guerre d’Algérie, colonisation, décolonisation, et on a de quoi méditer sur les choix possibles (quels positionnements?) à ce sujet. (« On »  renvoie à des « mondes », divers : Pieds-Noirs et Harkis, oui - personnes, communautés, et associations - mais aussi Algériens sur les deux rives, Franco-Algériens, anciens appelés, métropolitains, pouvoirs, partis, médias… Mais c’est d’abord un appel à la conscience individuelle… exigence qui interfère… (Et c'est valable pour d'autres conflits passés et actuels...).


« La commémoration a un sens si elle n'est pas déviée. Car, plus important que le devoir de mémoire, il y a le droit à l'Histoire. Il faut que toute l'Histoire soit dite: pas seulement celle des douleurs, mais surtout la plus cachée, celle des résistances. La mémoire doit autant privilégier la parole des opprimés que la condamnation du discours de l'oppresseur. Elle doit montrer que l'esclavage a perdu, qu'il n'était pas fait pour fonder des sociétés, des cultures. Donc il ne doit y avoir ni ressentiment, ni resserrement, ni posture victimaire. Césaire disait : "Attention, haïr, c'est encore dépendre." » Evidemment, d'un lecteur du texte à l'autre l'opprimé et l'oppresseur auront des visages différents. Peu importe : ce qui compte surtout c'est la mise en garde... Attention...
 

Le sens du mot  « dépendre » peut être compris diversement. Ceux qui ont dépendu de l’autorité politique des autres, subi des oppressions (colonisation, esclavage), doivent se libérer du lien qui demeurerait avec la colère et la haine, et les maintiendrait dans une sorte de paradoxale dépendance, intérieure surtout, inconsciente. Mais les situations sont parfois plus complexes, autres, l’oppression avoir des formes très diverses, camouflées, les contraintes être de l’ordre de la manipulation (manipulation d’opinion, aussi, comme le montre et le dénonce Jean Pélégri dans son livre « Ma Mère l’Algérie » : comment la métropole – avec ses pouvoirs – a construit une image collective des Pieds-Noirs, en faisant de cette communauté un bouc émissaire). Et cependant, dans tous les cas, prolonger les luttes passées, ne rien remettre en question de ses croyances antérieures, rester dans la douleur des exils, quels qu’ils soient, cela aussi crée dépendance, autrement. Collectivement il faut travailler à une résilience libératrice, en déconstruisant les manipulations passées et présentes, en refusant les injonctions qui font jouer un rôle, créent une fausse identité, piègent dans de fausses valeurs (qu’on croit siennes et qui sont étrangères profondément). Bien sûr, parler de résilience (Algériens, Pieds-Noirs, Harkis, Appelés, Métropolitains) est plus difficile quand on évoque les plus terribles traumatismes (victimes du terrorisme, enfants de disparus ou de victimes d’assassinats ciblés, survivants d’un massacre, témoins de meurtres, de tortures, nés d’un viol, victimes de viol). C’est là que les communautés peuvent avoir un rôle apaisant ou au contraire aggravant (en croyant même parfois accompagner – mais en réactivant les souffrances, les colères, en les figeant dans un éternel passé, quand le présent est déjà assez dur). Attention aux héros qu’on se crée, aux icônes qu’on fabrique : certains masques peuvent être dévastateurs… Le défi est de ne pas choisir ce qui dévaste… Quand ceux qui haïssent ne dépendent pas seulement (encore…) de ceux qui les ont opprimés ou agressés (ou, c’est pareil, rôles inversés, de ceux qu’ils ont opprimés ou méprisés), mais dépendent aussi (et c’est peut-être la pire prison) de la part la plus sombre d’eux-mêmes, de l’ombre intérieure qui les hante et qu’ils projettent sur le monde, pour une vision manichéiste… 

L'entretien complet est à lire sur le site de L’Express. « Haïr, c’est encore dépendre », Daniel Maximin, 07-05-2009 : http://www.lexpress.fr/culture/livre/daniel-maximin-hair-c-est-encore-dependre_823480.html

Autre entretien, éclairant aussi. « Il faut arrêter d’être esclave de l’esclavage », Daniel Maximin, décembre 2006, L’Internaute : http://www.linternaute.com/histoire/magazine/interview/daniel-maximin/retranscription-daniel-maximin.shtml  (CITATIONS :« La volonté d'oppression est constitutive d'une partie de chacun d'entre nous. C'est le désir de mort pour soi ou pour l'autre qui s'oppose en permanence au désir de vie ou de faire vivre. » (…) « Il reste nécessaire de pratiquer "l'auto-surveillance" dont vous parlez (il répond à une question) vis-à-vis de chacun de nous et vis-à-vis des autres. Il n'est pas utopique de penser que la mort et le mal existeront toujours mais que la Résistance à leur empire est aussi permanente dans l'histoire des hommes. »)

C’est une leçon de lucidité.  Ne risquons-nous pas, nous, tous, en effet, d’être esclaves des attachements à la condition d’exilé (par exemple), quand nous ne sommes ici que de passage? (Ce peut être aussi le contraire, avec les pièges de l'ancrage local, ou des visions ethnicistes, à la façon des Identitaires ou des Indigènes de la République...). Ne sommes-nous pas, tous, souvent, dans l’illusion de l’innocence intime, communautaire, ou nationale, quand personne n’a échappé, en réalité, aux choix les plus mortifères. Ne serait-ce que par contagion. Ne serait-ce qu’en se taisant… 

12/04/2012

1962-2012. GUERRE D’ALGERIE, Histoire, mémoires, présent, et futur à construire. DOSSIER... et LIENS

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La presse a marqué l’anniversaire de mars (fin officielle de la guerre d’Algérie, mais pas des drames et des morts). L’indépendance, c’est après, et l’exode, c’est plus tard, l’été. J’ai lu, bien sûr, parfois avec une impression d’overdose (apprendre encore, apprendre, comprendre ? Ou réactiver des émotions ?). Parfois avec le sentiment, au contraire, d’un manque (tant de choses non dites, mal expliquées, refoulées, occultées).

J’ai mis du temps avant d’acheter le hors série du Monde, « Guerre d’Algérie, Mémoires parallèles ». D’abord à cause du titre. Parallèles, ces mémoires, vraiment ? Parallèles seulement ? Parallèles, lesquelles ? Algérie et France ? Mais quelle Algérie et quelle France ? L’Algérie du peuple ou l’Algérie du pouvoir ? La France métropolitaine ou celle des mémoires des natifs d’Algérie exilés ? Mémoires des historiens, des acteurs, ou des témoins ? Pays de 1962, ou pays actuels, en 2012 ? Oui, le numéro présente des mémoires parallèles, globalement. Mais les mémoires croisées de ceux qui veulent entrer dans la mémoire de l’autre, tout en assumant la leur, où sont-elles ? Je n’ai pas retrouvé tout à fait dans ce sommaire la force des problématiques posées avec tant d’humanisme lors de la conférence sur mémoire et histoire au Forum des images (voir ci-dessous, programme et bilan, deux notes). Mohammed Harbi, cependant, évoque la possibilité de mémoires partagées (pas encore communes, mais partagées).

Autre chose m’avait gênée, quand j’avais entrouvert le journal pour regarder rapidement l’avant-propos. Dès le début, une citation de Sartre, lui qui appelait au meurtre terroriste dans sa préface au livre de Frantz Fanon (ce qui avait scandalisé Jean Daniel). Sartre parlant de névrose au sujet de la France… on a les références qu’on peut… Mais le reste du texte de Michel Lefebvre pose d’une manière correcte la question des mémoires qui ne se rencontrent pas, dans cet avant-propos qui tient lieu d’éditorial…

 J’ai donc lu. En commençant par la fin : la bibliographie. Je la trouve très insuffisante, il aurait fallu deux pages. Ce qui manque semble correspondre à des choix, une vision partielle ou partiale : d’autres titres auraient pu rendre compte d’une réalité plus complexe. Benjamin Stora est omniprésent, et d’autres à peine évoqués, ou pas du tout (Cf. letexte de Roger Vétillard, mentionné plus bas, à propos de La Déchirure : même questionnement). Peu d’Algériens, peu de Pieds-Noirs. Pas de sites, la Toile est négligée : pourtant bien des adresses auraient pu être données, bien des pages indiquées (ne serait-ce que l’INA, mais pas seulement…). Absence de l’apport de la littérature (une bibliographie sans Mouloud Feraoun, Kateb Yacine, Albert Camus, Jean Pélégri, René-Jean Clot, et tant d’autres). Pas de filmographie… 

J’ai apprécié la publication du texte d’Albert Camus, sa « Trêve pour les civils », appel de 1956. J’ai lu les articles sur la torture, les viols (et la page, sur le poignard de Le Pen : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/16/le-grand-blond-au-poignard_1669337_3212.html ), les pages sur Jacques Chevallier, éclairantes aussi sur l’OAS (et je note qu’un livre sur lui va paraître en mai, «J. Chevallier, l’homme qui voulait empêcher la guerre d’Algérie », de José-Alain Fralon). L’entretien avec Mohammed Harbi est riche d’informations, et il y montre un esprit qui rejette le sectarisme, les visions figées : « La colonisation est un fait historique et social. Elle est ambivalente dans ses manifestations et c’est une erreur de dire qu’elle a été globalement positive ou globalement négative. » (Là il renvoie dos à dos les ultras de tous bords, extrémistes de droite ou de gauche). J’ai été intéressée par les témoignages, et notamment l’article sur Ali Aissaoui, fils d'ancien harki. Et j’ai aimé retrouver Jacques Ferrandez et ses BD. Mais je trouve qu’il manque des éclairages importants. Peu ou pas d’antériorité historique (un peu comme El Watan le reproche à La Déchirure : voir ci-dessous). Pas de présence collective des populations qui vivaient en Algérie, la complexité du sentiment d’appartenance à cette terre, la complexité des liens. Absence des « petits », des humbles et des pauvres. Rien ou presque sur la réalité coloniale, avec ses aspects divers – faits sociaux et culturels, injustices et apports. Et pas de questionnement au sujet du terrorisme (comme c’est fait à juste titre pour la torture). Les attentats contre les civils ont juste une place dans la chronologie…

Dans son texte sur les mémoires sous tension, B. Stora évacue d’une phrase la question du mur des victimes du FLN (Disparus), comme si c’était un facteur aggravant des tensions actuelles, comme si ces victimes n’avaient pas droit au respect, et leurs familles à un  lieu de recueillement… (Des controverses les avaient d’ailleurs assimilés à des activistes, ce qui est faux. Laissons les activistes avec les activistes et ne mélangeons pas tout…).

Un passage d'un texte (historienne, Sylvie Thénault) m'a interpellée. Idées reçues sur la guerre. Notamment une. Le fait qu'on ait confondu le rejet du FLN (pour ses méthodes, la terreur) et le rejet de l'indépendance. C'est une idée fausse qui perdure, oui. Mais de la même manière on confond l’anticolonialisme avec des pensées qu’on lui associe et qui n’ont pas à l’être. L'Histoire ne pouvait amener qu'à la fin de toutes les colonisations, quelle que soit leur forme (mais des colonisations continuent à être justifiées, cf. Tibet/Chine, pour ne donner qu’un exemple). Cependant refuser par principe le fait de coloniser ne force pas à penser le passé comme s’il se déroulait en 2012 : la conscience a changé dans les démocraties. Ces prises de conscience doivent être assumées par les pays, donc la France métropolitaine, dont les pouvoirs ont décidé de coloniser. Dénoncer le fait colonial ne doit pas devenir une condamnation des populations immigrées venues vivre et naître dans telle ou telle colonie. C’est pourtant ce qui se fait en France : les Pieds-Noirs sont utilisés comme alibi pour un déni historique (qui donc a colonisé si ce n’est la métropole des Français ? sûrement pas les immigrés espagnols ou les communards expulsés de force, ni les Alsaciens réfugiés, ni les Juifs berbères là depuis toujours… !). Jean Pélégri le disait bien dans son livre « Ma mère l’Algérie », on jettera l’opprobre sur les Pieds-Noirs qu’on accusera de tous les maux : habitude des métropoles, notait-il… Et penser la colonisation ne doit pas devenir (comme c’est souvent le cas) une sorte de catéchisme rigide posant des cadres où toute complexité des faits ne peut qu’échapper…            

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INFORMATIONS :

1830-1940 : "Un siècle de passions algériennes, Une histoire de l'Algérie coloniale", somme de Pierre Darmon : http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-29/l-algerie-des-pa...

Guerre d’Algérie, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d'Alg%C3%A9rie

Chronologie, sur linternaute.com (quelques repères) : http://www.linternaute.com/histoire/categorie/49/a/1/1/histoire_de_la_guerre_d_algerie.shtml

Livre. « Que sais-je ?». La guerre d’Algérie, par Guy Pervillé : http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=107

Le camp de LODI. « Le camp des oubliés », Nouvel Observateur, 2010  (Centaines de Pieds-Noirs indépendantistes arrêtés) :   http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20100318.OBS0307/lodi-le-camp-des-oublies.html

La Déchirure, documentaire France 2, de Benjamin Stora et Gabriel Le Bomin, avec la voix de Kad Merad.   Lire l’article du Parisien (Kad Merad raconte la guerre d’Algérie) : http://www.leparisien.fr/tv/kad-merad-raconte-la-guerre-d-algerie-11-03-2012-1899832.php  La qualité de ce documentaire n’est en général pas mise en doute, le sérieux de l’entreprise, mais il y a des controverses entre historiens français autour  de ce documentaire. Cf. Benjamin Stora et Daniel Lefeuvre : http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2012/04/10/23971171.html  Ou Roger Vétillard, qui met en question l’omniprésence de Benjamin Stora, et exprime quelques réserves concernant le film...  La réception en Algérie est assez critique (El Watan pointe la limitation du film à un axe qui occulte l’antériorité historique).

Dossier "Guerre d'Algérie'", sur Herodote  https://www.herodote.net/Guerre_d_Algerie-synthese-319.php 

« Fin de la guerre d’Algérie : le massacre d’Oran reste dans les mémoires » https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_du_5_juillet_1962  

Enlèvements, Disparus. "Les Pieds-Noirs ont-ils été abandonnés par la France?", Le Point, 25-01-12 :  http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/francois-guil...

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La tragédie des HARKIS...

Documents sur le site de l'association AJIR pour les harkis : http://www.harkis.com et sur le blog d'Harkis et droits de l’hommehttp://ahdh.blog.lemonde.fr

Harkis. VIdéo INA : http://www.ina.fr/video/CAA8200509301/les-harkis.fr.html 

L'EXIL. Texte de Serge Molines, sur Algérie-Pyrénées : http://www.algeriepyrenees.com/article-algerie-mon-amour-... 

Comment l'idéologie (des uns et des autres) déforme la réalité historique, jusqu'à nier des faits (massacres) ou à changer la réalité des causes (cf. Pierre Daum et son analyse idéologique haineuse de l'exode des Pieds-Noirs). Lire cette note au sujet des massacres de Harkis : Apprentis historiens (et manipulateurs), un article intéressant sur Harkis et Droits de l’homme : http://ahdh.blog.lemonde.fr/2016/04/02/les-harkis-la-2-cv... 

Sur les PIEDS-NOIRS... 

Les Pieds-Noirs, 50 ans après, Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/01/27/01016-... 

Pied-Noir (wiktionary) : https://fr.wiktionary.org/wiki/pied-noir 

Note historique, dossier Migrations, Pieds-Noirs (7 pages) : http://migrations.besancon.fr/quitter-son-pays/rapatries/... 

Fiche wikipedia, Pieds-Noirs : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pieds-noirs

Librairie Pied-Noir, Biblio : http://www.librairie-pied-noir.com

Et voir ici la liste Frères de Rive...s (Algériens et Pieds-Noirs, nombreux liens : dernière liste de la marge gauche)

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TEMOIGNAGES :

Portraits d’oubliés de la guerre d’Algérie, Nouvel Obs, 29-02-12 : http://tempsreel.nouvelobs.com/les-50-ans-de-la-fin-de-la-guerre-d-algerie/20120229.OBS2568/algerie-l-histoire-oubliee.html

Le souvenir à vif des Pieds-Noirs de Carnoux,Le Monde, 15-03-12, Julien et Christian Fenech : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/15/le-souve... ("un pied sur les deux rives", rêvant d'être de ceux qui seront le "fer de lance des contacts au-dessus de la Méditerranée")

Pieds-Noirs, Portraits d'exilés, Le Monde, 19-03-12 (famille Fenech, et autres témoignages): http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/19/pieds-no...

La mémoire refoulée des appelés d'Algérie : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/15/la-memoi...

France-Algérie : les blessures invisibles, France24 (« Ecouter la parole des victimes de tous bords » : crimes, tortures, disparitions, traumatismes). Vidéo et texte: http://www.france24.com/fr/20120317-france-algerie-blessures-invisibles?ns_campaign=editorial&ns_fee=0&ns_linkname=20120317_france_algerie_blessures_invisibles&ns_mchannel=RSS&ns_source=RSS_public (« Pourquoi cette chape de plomb ? Entre la France et l’Algérie, c’est une question de mémoire. Une mémoire en lambeaux. », Adel Gastel)

« Disparus sous le secret ». Libération, 16-03-2012 : http://www.liberation.fr/societe/01012396261-disparus-sous-le-secret (« «Mais qu’est-ce que ça veut dire, disparus ?» C’est sur cette question, posée en voix off par Hélène Cohen au-dessus de la tombe de son père, que s’ouvre Algérie 1962, l’été où ma famille a disparu, un documentaire de 90 minutes qu’elle a réalisé, coproduit par France Télévisions et 13 production. »)

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EXPRESSION de VICTIMES du FLN et de l’OAS (additif expo N Guiraud) :

Un article de Delphine Renard, victime de l’OAS. « Guerre d’Algérie : l’histoire en révision » : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/07/guerre-d-algerie-l-histoire-en-revision_1639524_3232.html (Elle parle de la terreur venue de l’OAS, mais pas de celle causée par le terrorisme du FLN… Elle exprime une légitime révolte au sujet d’hommages rendus à des activistes. D’autres hommages, télévisuels notamment, chaînes publiques, ont pourtant été rendus, aussi,  à des poseuses de bombes du FLN. Seules leurs victimes en ont été choquées : mais leur souffrance n’en a  pas été reconnue pour autant… J’avais fait une note sur cela – tags : terrorisme, Algérie).

Livre, « Lettre à Zohra Drif », de Danielle Michel-Chich (Alger, attentat FLN du Milk-Bar), « La petite Dany du Milk Bar », La Croix, 08-02-2012, par Bruno Frappat : http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Livres/La-petite-Dany-du-Milk-Bar-_NG_-2012-02-08-766546 (« Lettre à Zohra D. C’est un coup à l’estomac. Une révélation d’humanité. On n’ose pas dire un chef-d’œuvre tant il est mêlé à l’existence de son auteur. » (…) « Milk Bar, le 30 septembre 1956. Ce jour-là, rue d’Isly, à Alger, une militante du FLN, âgée de vingt-deux ans, dépose une bombe sous une table et s’enfuit. »)  ADDITIF 2 autres articles, éclairage différent

Exposition de Nicole Guiraud, Survivre :  http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/exposition-survivre-de-nicole-guiraud-a-perpignan-au-centre-de-documentation-des-francais-d-algerie-couvent-sainte-claire  (voir aussi à son nom, listes). EXPO prolongée jusqu'à fin avril.

Lettre ouverte de Nicole Guiraud (victime du FLN, attentat du Milk Bar) à Danielle Michel-Chich. Elle y exprime certains désaccords et son propre ressenti. La lecture de l’une et de l’autre nous permettra d’entrer dans la complexité des faits et de la manière de les penser. : http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/lettre-ouverte-de-nicole-guiraud-a-danielle-michel-chich  (« J’ai été très touchée par ce témoignage, pouvant parfois presque mot pour mot le faire mien… » (…) « Cependant, progressant dans la lecture du livre, je me suis posé quelques questions… » (…) » Vous écrivez également d’autres choses qui m’ont choquée, peut-être même blessée, et que je trouve profondément injustes. ») Nicole Guiraud réagit aussi à l’intervention de D M Chich dans une émission : http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/la-guerre-d-algerie-selon-b-stora-et-france-2-suite 

Associations :

L’ANPROMEVO (victimes de l’OAS) :  http://www.net1901.org/association/ASSOCIATION-NATIONALE-POUR-LA-PROTECTION-DE-LA-MEMOIRE-DES-VICTIMES-DE-LO.A.S.-ANPROMEVO,91263.html et  Les AMIS de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons  (M.Feraoun, M.Marchand, S.Ould Aoudia et leurs collègues, assassinés par l’OAS le 15 mars 1962) : http://max-marchand-mouloud-feraoun.fr 

L’AVICCEAL (association des victimes du FLN - dissoute en 62).  Du fait de la disparition de cette association ce sont les associations de rapatriés qui s’expriment à ce sujet, comme le Cercle algérianiste, par exemple (Voir, ainsi, certaines pages, point de vue sur l’Histoire) : http://www.cerclealgerianiste.fr/splash.html 

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QUESTIONNEMENTS :

Histoire de la guerre d’Algérie. Manuels en France et en Algérie, Le Monde, « Guerre d’Algérie, un récit à deux voix » : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/18/guerre-d-algerie-un-recit-deux-voix_1670676_3212.html

Sur la nostalgie de l’époque coloniale en Algérie, et la problématique du refoulé, en France, par Yassine Temlali, BabelMed, 3-1-06 (« Il faut être aussi clairs sur nous-mêmes, nous autres Algériens, que sur la société française. Le discours officiel algérien a toujours voulu faire croire aux jeunes générations que «le 1er novembre 1954, le peuple algérien s’est levé comme un seul homme contre le colonialisme». Ce n’est pas du tout vrai. Les Algériens qui ont pris le parti de la séparation de la France, le parti de l’indépendance totale de l’Algérie, étaient une infime minorité. Une autre partie de la population algérienne n’était pas indifférente à une certaine présence française en Algérie. Le courant qu’elle a pu représenter dans la société algérienne de l’époque existe encore aujourd’hui dans la société algérienne. » (…) « Le problème de fond en France est que la société française ne veut pas réellement s’interroger sur son histoire coloniale. Cette histoire est de l’ordre du refoulé. »)

Racisme colonial en France. Conséquences idéologiques de l’Histoire récente et de la manière de penser la guerre d’Algérie ; Une réflexion de Madjid Ben Chikh. (Discours antimusulman ou acceptation inconditionnelle, deux faces du même regard qui ne tient pas compte de la complexité diverse des êtres en globalisant une appartenance mythifiée). Sur MondeEnQuestion... 

Infiltration du FLN, paranoïa, exécutions, la bleuite, Nouvel Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/les-50-ans-de-la-fin-de-la-guerre-d-algerie/20120404.OBS5422/guerre-d-algerie-le-poison-de-la-bleuite.html

Analyse sur le terrorisme et la torture, point de vue sur la chaîne des causes, paru dans Libération en 2000, et repris sur Algeria Watch : http://www.algeria-watch.de/farticle/1954-62/addi.htm 

 « France-Algérie. : pacte contre la mémoire », de Ghania Khelifi, BabelMed, 30-01-12 : http://www.babelmed.net/Pais/Alg%C3%A9rie/francealg%EF%BF%BDrie_pacte.php?c=7243&m=36&l=fr  (« En réalité seuls ceux qui croient en l’amitié entre les deux peuples, ceux qui font la différence entre l’Etat colonial et les populations réclament la lumière sur l’histoire partagée et la libération des mémoires. Les autres ne sont que des politiciens que cette lumière effraie et dérange. »)

2012, anniversaire. La presse algérienne et la commémoration de la fin de la guerre, slateafrique.com : http://www.slateafrique.com/84333/algerie-france-guerre-c...

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LIVRES, BD, FILMS :

Sélection de livres, librairie Jeunesse, librairiesandales : http://librairiesandales.hautetfort.com/archive/2012/03/19/guerre-d-algerie-bibliographie-selective.html

Les ROMANS de la guerre, collectif, Omnibus, decitre.fr : http://www.decitre.fr/livres/Algerie-les-romans-de-la-guerre-Les-mauvais-sentiments-La-derniere-impression-Le-jardin-de-Djemila-Qui-se-souvient-de-la-mer-La-grotte-Les-Bagnoulis-L-opium-et-le-baton.aspx/9782258058507

Sur Kateb Yacine (l’écriture, l’engagement), par Yassine Temlali, BabelMed, 7-11-10 :  http://www.babelmed.net/Pais/Alg%C3%A9rie/kateb_yacine.php?c=6103&m=36&l=fr

Chroniques algériennes, d’Albert Camus, présentation brève, émission, France 3, document INA : http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/2288647001/albert-camus-chroniques-algeriennes-1939-1958.fr.html

BD. Carnets d’Orient, Terre fatale, Jacques Ferrandez, decitre.fr : http://www.decitre.fr/livres/Carnets-d-Orient-Tome-10-Terre-fatale.aspx/9782203015333 

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Etude. L’impact à long terme du traumatisme de masse. Enquête qui mériterait d’être élargie à d’autres groupes humains, victimes de génocides, pour les uns, de répression, pour les autres, d’exode, pour d’autres encore, de racisme et d'ostracisme, pour beaucoup. Cette étude pourrait  notamment concerner les anciens Harkis et leurs familles, les Pieds-Noirs et leurs descendants, et, bien sûr aussi, les Algériens et Franco-Algériens, générations successives sur les deux rives, toutes marquées par l'Histoire et la guerre. A lire sur armeniantrends : http://armeniantrends.blogspot.fr/2012/04/limpact-long-terme-du-traumatisme-de.html

22/03/2012

LE RACISME TUE… (3). Terrorisme. Les armes tuent. Et les mots, les livres, les films…

Le 19 (après les assassinats des 11 et 15 mars) une fusillade terrible, sur fond de racisme et d’idéologie fascisante. Réactions, émotions (légitimes). Une horreur qui atterre tout le monde. C’est ici, ce sont nos compatriotes, à l’intérieur de frontières repérables. Les faits sont qualifiés de monstrueux (ce qu’ils sont). Ce soir c’est le tueur que j’ai entendu qualifier de monstre par le Président de la République. Monstre? C’est rassurant de se dire que l’auteur de tels actes échappe à l’humain, que nous sommes d’une autre nature. Rassurant mais faux. Psychopathologie qui va chercher dans la part la plus sombre, la plus perverse, de l’humain, à partir de délires idéologiques construisant une haine obsessionnelle. Le mal. On a sans doute inventé le Diable pour figurer ce puits où sombrent des individus, et des groupes, ou masses, d’individus, de temps en temps dans l’Histoire, et dans l’actualité, pour leur malheur et le nôtre... Le serial killer a des motivations personnelles plus ou moins inconscientes : le fanatique politique structure autrement la pensée de ses passages à l’acte, qu’il soit d’ultra droite (attentat de Norvège, juillet 2011, près d’une centaine de morts : http://www.lefigaro.fr/international/2011/07/23/01003-201... ), ou islamiste (les crimes de Montauban et Toulouse). Le militaire américain qui a massacré récemment seize personnes en Afghanistan (dont femmes et enfants) est-il, lui, un fou, ou un fasciste d’un autre genre, projetant tout d’un coup sa haine ? Quel genre de terroriste est-il, lui? (http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/03/14/a... )

Si seuls les « monstres » tuaient de manière barbare il n’y aurait pas de crimes de guerre, pas de crimes contre l'humanité, pas de trafics d’armes, mais une société paisible secouée parfois par des « accidents » tragiques.

Le président dit que ces actes qui viennent de nous déchirer ne sont pas explicables. Peut-être le dit-il pour réagir à des tentatives d’explication un peu sommaires. (Nous cherchons tous maladroitement à comprendre, car comprendre peut aider à lutter contre cela, mais aussi des personnalités politiques cherchent sans doute, trêve de campagne ou pas, à inscrire leur différence, leur stratégie, ou leur récupération – jugeant, critiquant, projetant). Mais si ces actes ne sont pas du tout explicables, alors la barbarie gagnera toujours. Actes explicables? Ils ne sont en aucun cas justifiables, mais explicables, forcément un peu, avec des grilles diverses que la raison peut nous permettre d’utiliser pour entrer dans la trame complexe des causalités nombreuses. Tenter d’expliquer ne veut pas dire que nous allons désigner des coupables, mais peut-être accepter d’interroger nos fonctionnements, nos manques éventuels.

Cela se passe dans un monde que nous créons quotidiennement, qui est héritier des violences et des guerres précédentes, modelé par les guerres présentes, par les discours haineux des uns et des autres, dont les folies et les frustrations individuelles peuvent se saisir pour donner matière d'argumentation à la violence démente. (D'autant plus que des armes circulent, et se trouvent facilement. De cela qui est complice? Quand fera-t-on le lien entre le terrorisme et le nécessaire contrôle des armes?).

Climat idéologique, donc, qui ne peut être cause principale mais qui est cause aggravante. (Climat créé par les excès des extrémistes de tous bords : extrême droite, extrême gauche – qui se rejoignent souvent, par exemple, dans l’antisémitisme, sous des formes variables plus ou moins assumées - et servent directement ou indirectement les délires des islamistes, notamment, ou des ultras. Mots et discours démultipliés sur la Toile, sans règles et sans contrôle efficace).

Depuis qu’on sait qui est l’auteur des crimes, Mohamed Merah, djihadiste, on critique ceux qui ont pu oser soupçonner l'ultra droite. Mais les enquêteurs, aussi, portaient leur questionnement vers elle, au début. Qu’on ait pensé à l’extrême droite, en voyant des victimes musulmanes dans les premiers meurtres, ce n’est pas étonnant. Et qu’on y ait pensé alors qu’on est assailli de déclarations qui rejoignent des thématiques de haine, ça l’est moins encore. Aucun groupe précis n’a été désigné à tort, cependant… (Cela choque, cette hypothèse formulée là, alors que le soupçon, pour la Norvège, qui a fait penser aux islamistes, quand c’était un ultra droite, cette hypothèse n’a pas gêné les mêmes…).

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Mais... on ne déchiffre jamais l'archéologie d'une histoire du terrorisme, de la théorisation acceptée de sa légitimation (pour certaines causes, dans certains cas... quand on confond terrorisme ciblant les civils et résistance) et des traces qui perdurent... de cette complaisance idéologique avec le pire. Ainsi, des films sont les supports de cette acceptation complice. Et, là, d'un jour à l'autre, condamnation générale d'actes abjects, dans toute la presse (d'un côté), le 19. le lendemain, dans le pays même qui vit ces drames, à la télévision publique, éloge du terrorisme fantasmé, auréolé d'héroïsme.

… Donc, le 19, l'horreur dans une école, le 20, film sur la 3. Non, pas de déprogrammation pour donner des clés, aider à penser les drames. Non. Après un journal qui dénonce l’impensable, un film qui met en scène la justification de faits similaires. « Pour Djamila », de Caroline Huppert, titre emprunté au texte de Simone de Beauvoir, publié au moment du procès.

Voici un article, révélateur de l’esprit de la critique en général, regard sympathique porté sur le film, et courte réflexion. Le Parisien, 20-03-2012 : http://www.leparisien.fr/espace-premium/culture-loisirs/h...

De nouveau la thématique terroriste, après le film sur Zohra Drif, poseuse de bombes. 

Que le film Pour Djamila parle d’une lutte pour l’indépendance, dans le cadre de la décolonisation générale, qu'il évoque un désespoir qui porte certains au pire, cela fait partie du regard sur l’Histoire. Que ce film dénonce la torture, cela rejoint les nécessaires combats pour les droits humains, contre des procédés inadmissibles. Et que l'histoire de cette femme rende compte de la torture qui fut utilisée contre elle, c'est légitime. (Elle fut torturée et violée). Mais qu'à travers un portrait très positif, et l'oubli de la réalité des actes des poseuses de bombes, on magnifie et justifie cette forme d'engagement, cela n'est en rien acceptable. Pas de preuves, pas d'aveux, est-il dit. En fait elle avait avoué avoir posé une bombe, et était revenue sur ses aveux, après avoir rencontré Gisèle Halimi. (Vérité ou faux aveux sous l'infamie de la torture? Vérité ou stratégie de défense dans la négation de la culpabilité?). Les enquêteurs et les juges pensaient, eux, avoir suffisamment d'éléments pour considérer qu'elle était coupable.

Je porte un regard très critique sur ce film qui évoque l'histoire de Djamila Boupacha et le procès... Il y a donc les faits (présentés diversement suivant les auteurs), une part du réel, et la manière dont on rend compte de tout le réel. Le film, je trouve, est surtout fidèle à la radicalité de Simone de Beauvoir et de Gisèle Halimi : partiel, et partial. Qu'il dédramatise l’utilisation du terrorisme, effaçant d’un trait les victimes civiles, les morts ou les blessés graves (adultes et enfants), cela n’est pas acceptable. Sartre, préfaçant Frantz Fanon, avait appelé au meurtre des civils (les «colons», écrivait-il…), sans états d’âme, et il reste le maître à penser (ou ne pas penser) de certains faiseurs de «culture»...

Pour appuyer cette justification de l’immonde (le terrorisme : les bombes qui tuent et blessent des civils), un certain manichéisme sous-tend tout le récit, et là encore ce sont les Pieds-Noirs qui sont la cible - forcément des coupables, forcément des gens à abattre, fussent-ils des bébés, des petites filles ou des petits garçons ("nés quelque part" où on ne leur reconnaît pas, dans une certaine marge de la France métropolitaine, d'avoir eu le droit de naître...).. La seule parole qui les concerne est celle de la mère de Djamila Boupacha, qui dit ceci (je cite de mémoire, pas tout à fait complètement, mais le sens est là) : « Les Français de France, il y a des gens bien, mais les Français d’Algérie, des méprisants, et il y a des barbares. Tout pour eux, rien pour nous. ». Rapide raccourci. Dénoncer les injustices d'un système à défaire, oui, mais l'anathème qui globalise, non... On se demande pourquoi les Pieds-Noirs seraient accueillis si fraternellement en Algérie s’ils avaient tous été des gens aussi abjects ? Et pourquoi Aït Ahmed aurait dit d’eux, ses compatriotes de naissance, qu’il aurait fallu construire l’Algérie indépendante avec eux – précisant « avec eux, pas avec les Français, avec les Pieds-Noirs » Donc, dans le film, les Pieds-Noirs, funestes gens, sont les représentants du Mal absolu, le terrorisme, lui, est une option acceptable. (Mais qui donc avait colonisé l’Algérie, si ce n’est le pouvoir de la France métropolitaine ? Sûrement pas des immigrés de tous les pays méditerranéens, devenus Français par leur ancrage en Algérie. Et qui avait torturé, alors, si ce n’est l’armée française ?)

Et si c'était, si c'est, acceptable, alors le terrorisme actuel l'est aussi.Pas grave, on pleurera plus tard, au Journal de la nuit, ou du lendemain, en revenant sur les crimes récents…

Que fait-on dire à Djamila Boupacha ? « Le terrorisme, l’arme de ceux qui ne peuvent pas se défendre, ça a toujours été comme ça, ce sera toujours comme ça. ». Rien de plus complexe n'intervient pour compenser... Voilà la lutte contre le terrorisme réglée d’un coup. Il faut dire que, quand le terrorisme F.L.N touchait les Pieds-Noirs il ne dérangeait personne. Pas de LDH prête à s’émouvoir  Pas de soutien pour supporter les traumatismes, alors. Seul le terrorisme de l’OAS (plus tardif, sur une seule année), qui toucha aussi la métropole, a été condamné comme tel. Et bien plus tard seulement, les massacres de Harkis.

Sauf que… Cette vision d’un terrorisme légitime (et même héroïque) a inspiré celui d’autres régions du monde, et, en Europe, des factions d’extrême gauche, persuadées de faire une juste guerre révolutionnaire. Il a inspiré aussi les acteurs de la décennie noire (années 90) en Algérie. Il a nourri l’idéologie des intégristes et leur violente doctrine politique.

(Et voilà comment nos chaînes nationales luttent contre le terrorisme…)

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Pour plus de lucidité et d’humanisme je renverrai encore au "Journal" de Mouloud Feraoun, car il aborde subtilement ces questions 

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Mise à jour. 24-03, soir.

Sur ConspiracyWatch trois autres articles en relation avec le terrorisme (islamiste ou d'extrême droite). Deux analyses précieuses.

Drames de Montauban et Toulouse. Les conspirationnistes s'en mêlent! Déclaration du candidat Poutou (NPA), corrigée maladroitement, ensuite par celle, officielle, de son parti. A lire sur conspiracywatch.info : http://www.conspiracywatch.info/Tuerie-de-Toulouse-Poutou-n-ecarte-pas-une-tentative-de-diversion_a809.html   

A partir de la tuerie en Norvège, "La nouvelle extrême droite" : http://www.conspiracywatch.info/Le-cas-Anders-Behring-Breivik-et-la-nouvelle-extreme-droite-europeenne_a805.html

"Le péril islamique existe-t-il?" : http://www.conspiracywatch.info/Le-peril-islamique-existe-t-il_a433.html