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24/06/2021

Que penser du rapport de Benjamin Stora ?

STORA.jpgNous devrions nous taire
Si fiers de nos histoires, si fiers de nos mémoires
Si macabres et sans gloire…
Nous devrions nous taire
Se parler pour dire quoi ?
Qui comprend qui ? Qui comprend quoi ?
(…)
Les mots sourds… Les mots sont trop courts...
(…)
Depuis qu’il pleut ces mots,
n’y a-t-il plus de frontières ?
(…)
Et ces milliards d’écrits,
et ces milliards de cris
qui fondent dans l’oubli…
(…)
On nous dit que les mots,
que les mots sont des armes,
que les guerres ils désarment...
(…)
Mais
combien de fois le mot 'haine'
a vaincu les mots 'j’aime'
(…)
Les mots sourds… des comptes à rebours.
Nicolas Granier, chanson (paroles et musique). Les mots sourds
 
… Cet exergue s’est imposé, à l’issue du long travail de réflexion sur ce sujet,  déchiré entre différentes mémoires, dont certaines trahies par les mensonges de pouvoirs ou d’auteurs influencés par leur idéologie. Je ne sais pas à quoi pensait l’auteur exactement en écrivant cela. Sans doute pas à mon sujet, mais peut-être réfléchissait-il en fonction de ses lectures de la presse sur différents thèmes d’actualité (tant d’avis divers, tant de contradictions). Le poète-chanteur écrit, imprégné des douleurs qu’on entend ou lit, qui se mêlent à ses propres blessures, à cette difficulté de dire la complexité du réel, où le vrai se mêle au faux, où l’individu souffre de ce qui le nie, mais aussi de sa difficulté à ne pas se trahir lui-même, en choisissant les mots … 
 
Mais je l’associe à ceux qui suivent, dans l’axe du sujet traité…  Poème d’un auteur algérien, penseur en lucidité et humanisme, Ahmed Azeggah, citations de René-Jean Clot et Khrishnamurti...

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20/02/2020

Jean Sénac, poète majeur, présent sur le site du Printemps des poètes. 2020 : Le COURAGE... / LE LIRE : LIVRES...

1 Sénac.jpgJean Sénac, poète majeur, natif d'Algérie, en 1926 (Béni-Saf), d'origine espagnole (famille ouvrière), vint à Alger en 1946. Il a ouvert le chemin à de nombreux jeunes poètes algériens, car très engagé pour le développement de la création poétique et de sa diffusion. 
2 ART.jpgIl s'intéressait aussi beaucoup à l'art, et il a écrit de nombreuses chroniques à ce sujet. 
(Un livre magnifique, "Visages d'Algérie /  Regards sur l'art", regroupe des textes de lui et des reproductions, ainsi que des documents divers, comme une lettre de René-Jean Clot. Les textes ont été réunis par Hamid Nacer-khodja (qui fit sa thèse de doctorat sur Sénac), et la préface est de Guy Dugas. Cet ouvrage, 2002, est une co-édition France-Algérie : Paris Méditerranée et Edif 2000.)

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29/02/2016

"Un trait de khôl au bord des yeux"... Livres. Ou la trace sensible de la mémoire.

Livre dont la dédicace est double, adressée à sa mère, qui est centrale dans le livre, et à ses enfants, pour le devoir de transmission de la mémoire. 

laurence fontaine kerbellec,un trait de khôl au bord des yeux,livres,mémoire,transmission,métissage,pieds-noirs,espagne,andalousie,algérie,culture,guy jimenes,gil ben aych,carmencita ou l’aqueduc aux orangesL’auteur, Laurence Fontaine Kerbellec, est née d’un métissage entre exil pied-noir et ancrage normand. Elle, de cet exil et de cette culture dont vient sa mère, elle a reçu ce qui passe par les mots, les silences, le signe des douleurs, mais aussi par les minuscules choses qui traduisent des appartenances, des héritages. Elle a baigné, le sachant parfois et parfois le sachant moins, dans un espace nourri d’Oranie espagnole. Nourri, car la nourriture, la cuisine, cela est part importante de ce qui se transmet : le goût de recettes métissées, de certaines épices, de certaines couleurs, dans les plats (et des plats). Mais nourri aussi d’un reste d’accent, de parfums peut-être, de mots traversant les langues. De la tristesse, car l’exil est souffrance (et ce qui précéda l’exil autant que ce qui le suivit, ce fut souffrance), mais aussi une présence autre du corps, et du corps féminin. 

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10/01/2016

EXIL...62. Théâtre. "Dis-leur que la vérité est belle"

THEATRE.jpgRetour sur une pièce présentée en… 2010. Mais j’ai revu récemment un extrait (vidéo), et trouvé une connexion à faire, entre la violence qu’on affronte, ou qu’on n’affronte pas, et les formes de violence (terrorisme, mort et peur, et arrachement violent à son pays, exil). Aussi, la mort - encore - mais de ceux qui disparaissent… normalement, mais, par leur mort, suppriment la parole possible, qui expliquerait, pourrait expliquer peut-être enfin, ce qui a été vécu ensemble de violence affrontée (terrorisme, exil(s), ostracisme, etc.). Le silence ne peut plus se combler. Et le silence a été une réponse au traumatisme...

 

Les expériences passées différentes aident à penser le présent. (A rêver le futur?).

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26/12/2015

HOCINE AÏT AHMED est décédé. Hommage...

Hommage pour l'humanisme d'un indépendantiste qui incluait les Pieds-Noirs dans son rêve d'Algérie libre. Un être de grande fraternité. Il a écrit de belles choses dans ce sens. Un démocrate, qui a dû s'exiler. Son dernier choix est d'être enterré humblement, pas dans le carré des "héros", dont il pensait qu'il y avait là des assassins autant que des sacrifiés, des imposteurs autant que des esprits sincères. Dernier acte d'âme libre.

Lire :

Le Monde  http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/12/23/algerie-... 

Algérie-Focus : http://www.algerie-focus.com/2015/12/133041/

19/10/2015

Chantal Lefèvre, décès d’une femme très estimable. Portrait, itinéraire.

Née à Blida, elle y est revenue, et a fait vivre l’entreprise familiale, imprimerie et librairie.
J’ai appris son décès par un post de l’édition Barzach, daté 17 octobre (et suivi de commentaires chaleureux), lu un article d’El Watan qui lui rend hommage aussi (mais doit fermer les commentaires du fait de malveillances diverses). Cherchant, j’ai retrouvé, sur son itinéraire, une page de blog, ample et fort riche, passionnante, dont je mets le lien ci-dessous (là aussi, commentaires chaleureux), plus un ancien article sur Jeune Afrique, et une vidéo de France 24. 
Je ne l’ai jamais rencontrée, juste échangé une fois un message il y a fort longtemps, mais j’ai toujours eu envie de rester informée, de suivre son parcours, estimant la valeur du témoignage de fraternité qu’elle a donné toute sa vie.
Née en Algérie, Algérienne de coeur, Pieds-Noirs (je laisse le pluriel : on a deux pieds…) d’identité, ne trahissant rien d’elle-même, et ne trahissant rien de ses valeurs, voilà des êtres qu’on ne peut qu’aimer, même de loin. Les articles en diront beaucoup plus, et la vidéo… 

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30/04/2015

« Petit-fils d’Algérie », BD, avril 2015

La BD peut être aussi un art de la mémoire et de la transmission. Celle-ci correspond à cette recherche d'identité et de compréhension du rapport complexe avec l'histoire. Exil sur exil... Il y a de quoi perdre le sens des racines, et de quoi, chez ceux qui suivent, de tenter de le retrouver... Quand on lit cet album, on sait qu’on peut remplacer « Italiens » par « Espagnols », « Maltais », « Gitans », « Arméniens », etc. et repérer les mêmes schémas. Ainsi les BD des fils et petit-fils de Pieds-Noirs tiendront le rôle d’une salle de Musée de l’immigration... ! (Inexistante... elle). Migrations, errances... exils. Est-ce drame ou chance ? Un sens est à déchiffrer, à mon avis. Le résultat, aussi : métissage d’âme, qui peut ouvrir - et ouvre - les lignées à une acceptation de l’Autre, au goût des langues, au refus du racisme. "Terrien, n’est-ce pas suffisant ?" (Remarque récente d’un Pieds- Noirs arrivé en France très jeune adolescent – je mets PN avec ‘s’ car il y a deux pieds, même si on est "un", et même en recherche de non-dualité...).

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22/03/2015

D’ombre et de lumière... La poésie contre l’arrogance brumeuse...

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Messaour Boulanouar

La Meilleure Force (et poème cité dans l’Anthologie de la poésie algérienne, Quand la nuit se brise, dirigée par Abdelmadjid Kaouah, éds Autres temps, 2004 /Points, 2012)

 Que d’ombre... dans les paroles des uns et des autres, quand on aborde le sujet de l'Algérie (colonisation, décolonisation, communautés). Que d'ombre... chez ceux qui ont besoin de reprendre, pour on ne sait quelle satisfaction perverse, des litanies de rejet, dans leur seule poussière de mots sans lumière. Et cela se retrouve autant dans une certaine sorte de presse (celle qui choisit le masque nationaliste : qu'il soit fait de passion française ou de passion algérienne) que sur des sites et sur les réseaux sociaux (le fiel masqué... derrière des pseudos - ou sans pseudos, mais à l'abri de la distance, derrière son clavier). Sans doute ne lisent-ils pas assez la poésie, qui, peut-être, peut, par les mots, faire entrer un peu de conscience complexe...

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23/02/2015

ROGER HANIN. HOMMAGE...

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17/11/2013

Camus complexe, Camus vraiment lu…

quarto Camus.jpg

Dictionnaire Camus.jpgCamus est encore l’objet de déformations de sa pensée : malentendus exploités, projections idéologiques, certitudes plaquées sur quelqu’un qui refusait la certitude, citations tronquées (dont la plus célèbre, une phrase prononcée à l’occasion du Prix Nobel). Or lire Camus, c’est d’abord, évidemment, le lire, et, comme il le disait dans une note des Carnets, attentivement. Et c’est tout lire. Car les ouvrages s’éclairent l’un l’autre, se complètent. Et occulter une partie de son œuvre, ou ne retenir que ce qui arrange une interprétation dans un sens ou un autre, c’est mentir. De même son action éclaire aussi le sens profond d’une éthique de vie (non d’une « morale »). Ainsi on retient son refus (légitime) du terrorisme, mais si c’est oublier le refus (identique) de la torture, c’est le trahir.

Si on note ses questionnements au sujet du pays natal déchiré, son rêve (pas si loin de celui des messalistes) d’un futur fraternel où les Pieds-Noirs Algériens ne seraient  pas exclus, ne le transformons pas en chantre de l’Algérie française – ce qu’il n’est pas, ayant dénoncé les injustices de la réalité coloniale, produit des choix de l’Etat, du pouvoir, au bénéfice des riches et de la métropole, pas des prolétaires pieds-noirs d’Algérie. N’en faisons pas un soutien de ceux qui fondent leurs choix sur la haine. Non, lui intervint pour éviter l’exécution de combattants indépendantistes, sans bruit : agir comptait, pas tirer honneur de l’action.

Lire « Le Premier Homme », chef d’œuvre admirable, fidélité à la source native, au milieu social d’où il vient, oui, il faut le lire et le relire. Relire est important : lire, c’est relire, se laisser accompagner par des phrases, laisser la mémoire s’en imprégner, et rendre ainsi possible la perception des liens et des tensions entre telles et telles pensées, sensations, expériences. Donc, Le Premier Homme… Mais en regard, aussi, Les Chroniques algériennes, les chroniques d’Alger républicain, les articles de Combat,  les Écrits libertaires, les Correspondances, les Carnets. Et revenir à Noces, à L’Envers et l’Endroit (source de cette écriture)…  Revenir aux pages qui sont, en prose, à mettre aussi dans le champ de la haute poésie.

On peut parcourir les dossiers de presse qui paraissent : ils donnent des clés, montrent la pluralité des lectures, la richesse de l’œuvre. J’aime aussi beaucoup le Dictionnaire Albert Camus (collection Bouquins) : immense travail qui fait, par articles thématiques, et très nombreuses entrées croisées, un ample parcours synthétique, précieux, riche de citations, d’extraits, pour éviter les omissions, donc  les trahisons …

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Volume regroupant romans, nouvelles, essais…  Coll. Quarto, éd. Gallimard : http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20131116_00390265

Oeuvres, Albert Camus, éd. Gallimard : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Quarto/OEuvres16

24/07/2013

"Méditerranées", d’Olivier Py. Le court métrage commenté sur plusieurs blogs et sites...

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« L’ensemble de mon travail au cinéma comme au théâtre est une interrogation sur l’identité de « méditerranéen »  Olivier Py (citation en exergue, article de Version originale)

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Sur le site « Vivre à Belcourt » de Luc Demarchi, une vidéo : extrait d’un court métrage d’Olivier Py, « Méditerranées » (le 's' de nos pluralités…)  http://belcourtois.com/index.php/2015/05/11/mediterranees...

Du commentaire de Luc Demarchi, je copie la conclusion, beau message qui correspond totalement à ma vision de la Méditerranée : le lien que cette mer crée entre les êtres divers qui vivent sur ses rives, la fraternité à l’horizon. Voici :

« Le réalisateur conclut son film en évoquant la Mer Méditerranée comme une dimension commune à tous ceux qui vivent ou qui ont vécu dans les pays qui la bordent et c’est bien grâce à ces Méditerranées que nous nous rejoignons et que nous nous retrouvons.

Au-delà des conflits passés ou présents, la Mer apparaît comme le lieu sacré du baptême qui nous mène ensemble vers la voie de la paix et de la fraternité.

On ne peut visionner ce document sans faire la relation avec l’œuvre passionnée d’Albert Camus pour ce pays, une œuvre que l’on perçoit en filigrane tout au long du film. »

J'ai regardé. C'est très bref, cet extrait, mais suffisant pour capter la beauté de ces moments simples. Il y a de l'amour dans le regard de ces êtres, et de l'amour dans le double regard porté sur eux : regard de ceux qui filment, se filment (dans la présence de l'instant), et de celui qui reprend ces bribes familiales et les recrée. Une étrange sorte de double énonciation... Mais là ce ne sont pas des personnages qu'un auteur fait vivre devant nous : des personnes réelles dans un passage fugace de leur vie. Bribes de temps méditerranéen... Que la mer y est belle! Image de paix... Et je les vois, attentive, avec, en surimpression, l'accélération des vies, le fracas de la guerre, la rupture avec leur lieu d'ancrage, l'exil, les années qui passent. Et puis simplement, de nouveau, comme des méditerranéens à la source de leur force vitale. D'une rive à l'autre c'est toujours la même Méditerranée, la terre des Noces de Camus (Luc Demarchi a raison de faire le lien). Terre de danseurs, comme le père, jeune, dans son arbre, ou la mère, qu'elle marche ou nage... Magnifique. 

Il me faudra voir intégralement ce film, que je découvre avec grand retard...

Ce que j'ai lu de la démarche d'Olivier Py me fait adhérer totalement à cette démarche. Et je cosigne la première citation, mise en exergue de ma note... 

Entretien avec Olivier Py sur mickrociné. Passionnant (Et les commentaires sont aussi à lire) : http://on.fb.me/1aIrwq3  [Il insiste sur cette réalité métisse du Méditerranéen, et du Pied-Noir, sur le croisement de l’intime et de l’Histoire, sur la souffrance familiale, le refoulé, évoque les Harkis, les camps. Identité (nous pourrions tous écrire ça) : « Et comme il y a un exil qui est un peu à l'origine de l'histoire familiale, le centre en est la Méditerranée, pas une terre. Le rapport que certains peuvent avoir avec une terre je l'ai avec une mer. C'est pour ça que je suis arabo-italo-espagnol, et c'est plus fondamental pour moi que mon identité française par exemple. » Politique et identité (Le difficile lien… Il est conscient de donner des clés, loin des jugements anachroniques.) : « Le matériau que j’avais me permettait en quelque sorte d’utiliser un voile poétique pour raconter une histoire sans jeter de jugements politiques qui n'ont plus de sens. Je suis très content en tout cas si jamais une partie des Pieds-Noirs retrouvait leur histoire et leur identité à travers ce film. »

« Méditerranées », sur Doc en courts (Palmarès 2012, nominé).   : (Où il est dit ce que je percevais en surimpression, mais qui n’est pas encore explicite dans l’extrait présenté) : « Comment montrer l’Histoire ? Comment parler d’un souvenir aussi vibrant que la pellicule Super 8 sur lequel il est inscrit ? » (…) « Ici la guerre est en coulisse, mais qu’est-ce qu’une image de la guerre finalement? » / Lien devenu inactif...

Et sur Mémoblog de Paul Souleyre (blog référencé ici, cf. liste « Pages tissées… ») : « Olivier Py est un méditerranéen » :http://www.memoblog.fr/olivier-py-est-un-mediterraneen/ (Où il évoque la rencontre, idéologique et éthique, avec Luc Demarchi (de « Vivre à Belcourt » et la portée du film d’Olivier Py). Comment la conscience de l’identité méditerranéenne permet (Olivier Py, Luc Demarchi, Paul Souleyre – sur cette page) de vivre en cohérence son identité particulière et d’échapper aux enfermements des appartenances, quand elles sont limitantes (Pieds-Noirs, fils de Pieds-Noirs, ici – mais c’est une vérité qui est valable pour toutes les communautés humaines). Beau portrait du webmestre de Vivre à Belcourt dans cette page, et ample citation.

Autre note, Mémoblog : « Méditerranées, un film d’Olivier Py » http://www.memoblog.fr/film-olivier-py/ (Où Paul Souleyre dit son agacement, à la lecture d’une fiche wikipedia, devant un contenu erroné sur l’enfance d’Olivier Py – comme si le message de l’œuvre n’avait pas été compris : déni, là aussi, dans cette incompréhension, explique-t-il à juste titre).

Ample et bel article, sur Algériades, au cœur de l’identité méditerranéenne comprise à travers l’origine et la référence algérienne : http://www.algeriades.com/olivier-py/article/mediterranees-d-olivier-py (En conclusion, citation d’Olivier Py – entretien : « Nous avons une histoire en commun mais aussi un avenir. Et c’est ce monde de la Méditerranée qui aujourd’hui me semble une vraie, une magnifique utopie". »)

Sur cinemaniac.fr, une lecture qui tient compte de l’essentiel du message, compris profondément. Le film intégral se déroule, comme si nous étions en train de le visionner : « Méditerranées, l’été qui ne reviendra plus » : http://www.cinemaniac.fr/news/mediterranees-l-ete-qui-ne-reviendra-plus 

Article de Version originale : (En exergue, une citation d’Olivier Py : « L’ensemble de mon travail au cinéma comme au théâtre est une interrogation sur l’identité de « méditerranéen ».) / Lien devenu inactif...

Le blogueur, sur Vu du balcon, rappelant le Grand Prix obtenu par ce film au Festival de Nice 2012, relie les souvenirs évoqués dans le film aux siens, jeune à Paris, pendant la guerre d’Algérie… Histoire : http://vudubalcon.blogspot.fr/2012/10/mediterranees.html

... Deux pages sur le site d’ARTE... 

Le film… http://cinema.arte.tv/fr/article/mediterranees-dolivier-py 

Zoom… http://cinema.arte.tv/fr/article/zoom-mediterranees

... Le DVD, page FNAC... http://video.fnac.com/a6211320/Mediterranees-DVD-DVD-Zone-2

.................. Voir aussi, note, Andalousie (illusion?)... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2013/10/18/an... 

................... Andalousie, Méditerranée, voir catégories et TAGS...

21/03/2013

Jean-Michel Beaujon, itinéraire solidaire d’un natif d’Alger : l’art des sports extrêmes, le courage pour aider autrui…

Jean-Michel Beaujon, natif d'Algérie, association Les Intrépides. Actions solidaires financées par le courage physique comme art extrême. Un bel itinéraire... accompagné par une association de Pieds-Noirs de sa région.

Lu sur le blog de Claude Rivière (en 2008, lien inactif maintenant), page sur JM Beaujon (itinéraire, action), lien 2008 :  (« Jean-Michel Beaujon défend depuis 30 ans la cause de l'enfance handicapée, via son association Les Intrépides. Pour attirer l'attention du monde sur ce problème, il a conçu le projet Espoir Himalaya consistant à escalader le toit du monde pour y planter le drapeau de l'enfance inadaptée. » (…) « Jean-Michel Beaujon devant rééditer son exploit (de 2001) en 2009, Racine pieds-noirs se mobilise à nouveau à ses côtés : "Cette soirée est pour nous une belle occasion de l'aider à nouveau en nous associant à sa démarche humanitaire. Il fera flotter le drapeau de l'association aux côtés de celui de l'enfance inadaptée. Jean-Michel Beaujon est une personnalité hors-normes, une sorte de Jean Valjean d'aujourd'hui. Comme lui, il a connu des débuts chaotiques… »)

2013 : http://claude2k6.jeblog.fr/cassis-avec-jean-michel-beaujon-les-intrepides-hissent-les-voiles-a45837782
Article de La Montagne, 26-06-2013 (itinéraire, rencontre, évolution...)  http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/a...

 

17/12/2012

« Algérie, histoires à ne pas dire ». Projection du 4ème volet et débat, le 20 décembre à Paris

FILM JPL.pngINSTITUT CULTS d'ISLAM.png

J'ai vu ce film plusieurs fois. Et cette partie oranaise avec une émotion décuplée par la langue, les langues d'Oranie, les visages de ces êtres, si loin, si proches. Etres qui parlent d'eux, de nous. Comme si l'exode des uns était aussi l'exil des autres. Comme si les vérités que cherchent les uns dans leur mémoire étaient les vérités que d'autres ont sur les lèvres. Jean-Pierre Lledo réussit à filmer les Algériens qui donnent leur parole d'une manière qui met en évidence la beauté des traits et des regards. Fraternité d'évidence, présente dans tous les volets de ce grand film. Regard d'Algérien, soucieux de la mémoire de ses communautés d'origine comme de la démocratie de l'Algérie contemporaine (démocratie qui a besoin de trouver la force d'interroger aussi les ombres de l'Histoire). Ce film a déplu au pouvoir algérien actuel, qui n'a compris ni l'enjeu ni l'authenticité de la démarche... Il est donc très important qu'il soit vu et débattu. Très important qu'il ait sa place dans un lieu comme l'Institut des Cultures d'Islam, dont le pluriel signifie diversité des approches et des identités  : plurielles, effectivement. Occasion, cette soirée, d'entendre le metteur en scène Kheireddine Lardjam parler d'Oran, parler d'Algérie et d'art, en citoyen à la recherche de la vérité de la ville et du pays, en artiste lucide et engagé, qui fait de l'art un outil créateur de beauté et créateur d'énergie : celle que ce qu'il produit peut donner aux spectateurs, aux témoins, aux autres artistes, conscients de tenir dans leurs mains une force transformatrice.

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JEUDI 20 décembre 2012, 19h, INSTITUT des CULTURES d’ISLAM. 

4 ème volet du film de Jean-Pierre Lledo, "Algérie, histoires à ne pas dire" (*) : Oran-Kheireddine Lardjam

Débat animé par Kheireddine Lardjam (**) après la projection.

Présentation sur le site de l’Institut : « Avec Algérie, histoires à ne pas dire, Jean-Pierre Lledo, dans le débat très actuel et l’ardente nécessité de trouver des voies d’élaboration d’une mémoire commune entre la France et l’Algérie, propose par ses films que chacun puisse apporter sa part de vérité au service d’une histoire plurielle. / Avec cette 4ème partie : Oran-Kheireddine Lardjam, c’est un retour sur en des plus grands déplacements de population dans l’histoire de l’Humanité. » (…) « Kheireddine Lardjam, metteur en scène de théâtre en quête d’une vérité revient sur une histoire cachée. ». 

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(*) Jean-Pierre LLEDO, metteur en scène franco-algérien, réalisateur de nombreux documentaires.

Fiche Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Lledo

Biographie et filmographie, sur Africultures : http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=5526

Blog J-P L, filmographie : http://lledo2007.skyrock.com/994145560-Jean-Pierre-LLEDO-FILMOGRAPHIE.html

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 Le FILM (2008), sur Allociné (fiche technique, synopsis, et bandes-annonces) : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=133459.html

Critique, Le Monde : http://bit.ly/1Qy0K5R  CITATIONS : « C'est un long et difficile voyage qui part de Skikda, à l'est de l'Algérie, pour finir à Oran. En quatre segments - Skikda, Alger, Constantine et Oran -, Jean-Pierre Lledo veut traverser la mémoire des Algériens. La mémoire des combats, celle des adversaires, celle la vie quotidienne avant et pendant le conflit. » (…) « Enfin, à Oran, c'est un jeune metteur en scène de théâtre, Kheireddine Ladjam, qui découvre une ville qu'il n'a jamais connue, peuplée d'Arabes, de juifs, d'Espagnols et de Français. Des vieillards se mettent à parler en castillan, une grand-mère voilée chante doucement Besame mucho. Kheireddine Ladjam exhume la tuerie qui suivit à Oran la déclaration d'indépendance. Une tuerie qui fit des dizaines de morts dans la population française, dont il n'avait jamais entendu parler qu'en termes vagues. » (…) « Le film de Jean-Pierre Lledo est plutôt comme une fenêtre d'où s'échappent des voix que l'on n'avait pas encore entendues. Et ce sont les mystères de ce discours hésitant, empêché, qui posent les questions les plus ardues. »

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(**) Kheireddine LARDJAM

ENTRETIEN avec Kheireddine Lardjam, « Le théâtre en Algérie », vidéo Algérie-Focus : http://www.youtube.com/watch?v=2TN11E02Yz8

04/11/2012

« HAÏR C'EST ENCORE DEPENDRE ». Réflexion à partir d'un texte de Daniel Maximin citant Césaire (texte à méditer...)

Des récupérations idéologiques et politiques ont cours en ce moment, là ou ailleurs, à propos de la reconnaissance des crimes du 17 octobre 1961 (déguisée par certains - qui y sont hostiles - en « repentance » : ce qui attise les passions, remue les émotions, les colères, les rancoeurs - ce qui, aussi, autorise la mauvaise foi…). Dans ces heurts où les mémoires et souffrances s’opposent (et intimement dans les questionnements personnels identitaires que ces débats réactivent) parfois la haine affleure (ou déborde). Haine et haines d’autant plus dangereuses que, dans un contexte de crise, des groupes politiques (des mouvances, des partis) instrumentalisent mémoire et Histoire pour, dans l’actualité sociale, introduire des thématiques discriminatoires, des divisions entre les communautés qui composent le pays, provoquer la peur (de l’autre, forcément). Et quand, en plus, la commémoration en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie entraîne une lutte de dates qui recouvre un conflit mémoriel plus important... on ne sait plus qui va crier le plus fort.

Il est donc peut-être nécessaire de relire certains textes qui proposent de prendre recul, de faire un peu silence en soi avec ces remuements douloureux sur un passé individuel et collectif. Qu’est-ce qui libère et qu’est-ce qui entrave ? Penser dans la solitude permet de retrouver son autonomie de pensée, de réfléchir autrement, sans influence politicienne ou communautaire (ce qui ne veut pas dire reniement d’appartenances : mais il y a plusieurs manières d’appartenir – en se faisant piéger par un enfermement idéologique et passionnel univoque, ou en acceptant de constater la complexité des regards sur la réalité et la complexité des communautés humaines elles-mêmes).Ce qui ne veut pas dire non plus renoncement à l'expression, ni même aux revendications justes... 

Daniel Maximin, à propos de la commémoration de l’esclavage, se pose les mêmes questions. On remplace « esclavage » par guerre d’Algérie, colonisation, décolonisation, et on a de quoi méditer sur les choix possibles (quels positionnements?) à ce sujet. (« On »  renvoie à des « mondes », divers : Pieds-Noirs et Harkis, oui - personnes, communautés, et associations - mais aussi Algériens sur les deux rives, Franco-Algériens, anciens appelés, métropolitains, pouvoirs, partis, médias… Mais c’est d’abord un appel à la conscience individuelle… exigence qui interfère… (Et c'est valable pour d'autres conflits passés et actuels...).


« La commémoration a un sens si elle n'est pas déviée. Car, plus important que le devoir de mémoire, il y a le droit à l'Histoire. Il faut que toute l'Histoire soit dite: pas seulement celle des douleurs, mais surtout la plus cachée, celle des résistances. La mémoire doit autant privilégier la parole des opprimés que la condamnation du discours de l'oppresseur. Elle doit montrer que l'esclavage a perdu, qu'il n'était pas fait pour fonder des sociétés, des cultures. Donc il ne doit y avoir ni ressentiment, ni resserrement, ni posture victimaire. Césaire disait : "Attention, haïr, c'est encore dépendre." » Evidemment, d'un lecteur du texte à l'autre l'opprimé et l'oppresseur auront des visages différents. Peu importe : ce qui compte surtout c'est la mise en garde... Attention...
 

Le sens du mot  « dépendre » peut être compris diversement. Ceux qui ont dépendu de l’autorité politique des autres, subi des oppressions (colonisation, esclavage), doivent se libérer du lien qui demeurerait avec la colère et la haine, et les maintiendrait dans une sorte de paradoxale dépendance, intérieure surtout, inconsciente. Mais les situations sont parfois plus complexes, autres, l’oppression avoir des formes très diverses, camouflées, les contraintes être de l’ordre de la manipulation (manipulation d’opinion, aussi, comme le montre et le dénonce Jean Pélégri dans son livre « Ma Mère l’Algérie » : comment la métropole – avec ses pouvoirs – a construit une image collective des Pieds-Noirs, en faisant de cette communauté un bouc émissaire). Et cependant, dans tous les cas, prolonger les luttes passées, ne rien remettre en question de ses croyances antérieures, rester dans la douleur des exils, quels qu’ils soient, cela aussi crée dépendance, autrement. Collectivement il faut travailler à une résilience libératrice, en déconstruisant les manipulations passées et présentes, en refusant les injonctions qui font jouer un rôle, créent une fausse identité, piègent dans de fausses valeurs (qu’on croit siennes et qui sont étrangères profondément). Bien sûr, parler de résilience (Algériens, Pieds-Noirs, Harkis, Appelés, Métropolitains) est plus difficile quand on évoque les plus terribles traumatismes (victimes du terrorisme, enfants de disparus ou de victimes d’assassinats ciblés, survivants d’un massacre, témoins de meurtres, de tortures, nés d’un viol, victimes de viol). C’est là que les communautés peuvent avoir un rôle apaisant ou au contraire aggravant (en croyant même parfois accompagner – mais en réactivant les souffrances, les colères, en les figeant dans un éternel passé, quand le présent est déjà assez dur). Attention aux héros qu’on se crée, aux icônes qu’on fabrique : certains masques peuvent être dévastateurs… Le défi est de ne pas choisir ce qui dévaste… Quand ceux qui haïssent ne dépendent pas seulement (encore…) de ceux qui les ont opprimés ou agressés (ou, c’est pareil, rôles inversés, de ceux qu’ils ont opprimés ou méprisés), mais dépendent aussi (et c’est peut-être la pire prison) de la part la plus sombre d’eux-mêmes, de l’ombre intérieure qui les hante et qu’ils projettent sur le monde, pour une vision manichéiste… 

L'entretien complet est à lire sur le site de L’Express. « Haïr, c’est encore dépendre », Daniel Maximin, 07-05-2009 : http://www.lexpress.fr/culture/livre/daniel-maximin-hair-c-est-encore-dependre_823480.html

Autre entretien, éclairant aussi. « Il faut arrêter d’être esclave de l’esclavage », Daniel Maximin, décembre 2006, L’Internaute : http://www.linternaute.com/histoire/magazine/interview/daniel-maximin/retranscription-daniel-maximin.shtml  (CITATIONS :« La volonté d'oppression est constitutive d'une partie de chacun d'entre nous. C'est le désir de mort pour soi ou pour l'autre qui s'oppose en permanence au désir de vie ou de faire vivre. » (…) « Il reste nécessaire de pratiquer "l'auto-surveillance" dont vous parlez (il répond à une question) vis-à-vis de chacun de nous et vis-à-vis des autres. Il n'est pas utopique de penser que la mort et le mal existeront toujours mais que la Résistance à leur empire est aussi permanente dans l'histoire des hommes. »)

C’est une leçon de lucidité.  Ne risquons-nous pas, nous, tous, en effet, d’être esclaves des attachements à la condition d’exilé (par exemple), quand nous ne sommes ici que de passage? (Ce peut être aussi le contraire, avec les pièges de l'ancrage local, ou des visions ethnicistes, à la façon des Identitaires ou des Indigènes de la République...). Ne sommes-nous pas, tous, souvent, dans l’illusion de l’innocence intime, communautaire, ou nationale, quand personne n’a échappé, en réalité, aux choix les plus mortifères. Ne serait-ce que par contagion. Ne serait-ce qu’en se taisant… 

12/04/2012

1962-2012. GUERRE D’ALGERIE, Histoire, mémoires, présent, et futur à construire. DOSSIER... et LIENS

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La presse a marqué l’anniversaire de mars (fin officielle de la guerre d’Algérie, mais pas des drames et des morts). L’indépendance, c’est après, et l’exode, c’est plus tard, l’été. J’ai lu, bien sûr, parfois avec une impression d’overdose (apprendre encore, apprendre, comprendre ? Ou réactiver des émotions ?). Parfois avec le sentiment, au contraire, d’un manque (tant de choses non dites, mal expliquées, refoulées, occultées).

J’ai mis du temps avant d’acheter le hors série du Monde, « Guerre d’Algérie, Mémoires parallèles ». D’abord à cause du titre. Parallèles, ces mémoires, vraiment ? Parallèles seulement ? Parallèles, lesquelles ? Algérie et France ? Mais quelle Algérie et quelle France ? L’Algérie du peuple ou l’Algérie du pouvoir ? La France métropolitaine ou celle des mémoires des natifs d’Algérie exilés ? Mémoires des historiens, des acteurs, ou des témoins ? Pays de 1962, ou pays actuels, en 2012 ? Oui, le numéro présente des mémoires parallèles, globalement. Mais les mémoires croisées de ceux qui veulent entrer dans la mémoire de l’autre, tout en assumant la leur, où sont-elles ? Je n’ai pas retrouvé tout à fait dans ce sommaire la force des problématiques posées avec tant d’humanisme lors de la conférence sur mémoire et histoire au Forum des images (voir ci-dessous, programme et bilan, deux notes). Mohammed Harbi, cependant, évoque la possibilité de mémoires partagées (pas encore communes, mais partagées).

Autre chose m’avait gênée, quand j’avais entrouvert le journal pour regarder rapidement l’avant-propos. Dès le début, une citation de Sartre, lui qui appelait au meurtre terroriste dans sa préface au livre de Frantz Fanon (ce qui avait scandalisé Jean Daniel). Sartre parlant de névrose au sujet de la France… on a les références qu’on peut… Mais le reste du texte de Michel Lefebvre pose d’une manière correcte la question des mémoires qui ne se rencontrent pas, dans cet avant-propos qui tient lieu d’éditorial…

 J’ai donc lu. En commençant par la fin : la bibliographie. Je la trouve très insuffisante, il aurait fallu deux pages. Ce qui manque semble correspondre à des choix, une vision partielle ou partiale : d’autres titres auraient pu rendre compte d’une réalité plus complexe. Benjamin Stora est omniprésent, et d’autres à peine évoqués, ou pas du tout (Cf. letexte de Roger Vétillard, mentionné plus bas, à propos de La Déchirure : même questionnement). Peu d’Algériens, peu de Pieds-Noirs. Pas de sites, la Toile est négligée : pourtant bien des adresses auraient pu être données, bien des pages indiquées (ne serait-ce que l’INA, mais pas seulement…). Absence de l’apport de la littérature (une bibliographie sans Mouloud Feraoun, Kateb Yacine, Albert Camus, Jean Pélégri, René-Jean Clot, et tant d’autres). Pas de filmographie… 

J’ai apprécié la publication du texte d’Albert Camus, sa « Trêve pour les civils », appel de 1956. J’ai lu les articles sur la torture, les viols (et la page, sur le poignard de Le Pen : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/16/le-grand-blond-au-poignard_1669337_3212.html ), les pages sur Jacques Chevallier, éclairantes aussi sur l’OAS (et je note qu’un livre sur lui va paraître en mai, «J. Chevallier, l’homme qui voulait empêcher la guerre d’Algérie », de José-Alain Fralon). L’entretien avec Mohammed Harbi est riche d’informations, et il y montre un esprit qui rejette le sectarisme, les visions figées : « La colonisation est un fait historique et social. Elle est ambivalente dans ses manifestations et c’est une erreur de dire qu’elle a été globalement positive ou globalement négative. » (Là il renvoie dos à dos les ultras de tous bords, extrémistes de droite ou de gauche). J’ai été intéressée par les témoignages, et notamment l’article sur Ali Aissaoui, fils d'ancien harki. Et j’ai aimé retrouver Jacques Ferrandez et ses BD. Mais je trouve qu’il manque des éclairages importants. Peu ou pas d’antériorité historique (un peu comme El Watan le reproche à La Déchirure : voir ci-dessous). Pas de présence collective des populations qui vivaient en Algérie, la complexité du sentiment d’appartenance à cette terre, la complexité des liens. Absence des « petits », des humbles et des pauvres. Rien ou presque sur la réalité coloniale, avec ses aspects divers – faits sociaux et culturels, injustices et apports. Et pas de questionnement au sujet du terrorisme (comme c’est fait à juste titre pour la torture). Les attentats contre les civils ont juste une place dans la chronologie…

Dans son texte sur les mémoires sous tension, B. Stora évacue d’une phrase la question du mur des victimes du FLN (Disparus), comme si c’était un facteur aggravant des tensions actuelles, comme si ces victimes n’avaient pas droit au respect, et leurs familles à un  lieu de recueillement… (Des controverses les avaient d’ailleurs assimilés à des activistes, ce qui est faux. Laissons les activistes avec les activistes et ne mélangeons pas tout…).

Un passage d'un texte (historienne, Sylvie Thénault) m'a interpellée. Idées reçues sur la guerre. Notamment une. Le fait qu'on ait confondu le rejet du FLN (pour ses méthodes, la terreur) et le rejet de l'indépendance. C'est une idée fausse qui perdure, oui. Mais de la même manière on confond l’anticolonialisme avec des pensées qu’on lui associe et qui n’ont pas à l’être. L'Histoire ne pouvait amener qu'à la fin de toutes les colonisations, quelle que soit leur forme (mais des colonisations continuent à être justifiées, cf. Tibet/Chine, pour ne donner qu’un exemple). Cependant refuser par principe le fait de coloniser ne force pas à penser le passé comme s’il se déroulait en 2012 : la conscience a changé dans les démocraties. Ces prises de conscience doivent être assumées par les pays, donc la France métropolitaine, dont les pouvoirs ont décidé de coloniser. Dénoncer le fait colonial ne doit pas devenir une condamnation des populations immigrées venues vivre et naître dans telle ou telle colonie. C’est pourtant ce qui se fait en France : les Pieds-Noirs sont utilisés comme alibi pour un déni historique (qui donc a colonisé si ce n’est la métropole des Français ? sûrement pas les immigrés espagnols ou les communards expulsés de force, ni les Alsaciens réfugiés, ni les Juifs berbères là depuis toujours… !). Jean Pélégri le disait bien dans son livre « Ma mère l’Algérie », on jettera l’opprobre sur les Pieds-Noirs qu’on accusera de tous les maux : habitude des métropoles, notait-il… Et penser la colonisation ne doit pas devenir (comme c’est souvent le cas) une sorte de catéchisme rigide posant des cadres où toute complexité des faits ne peut qu’échapper…            

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INFORMATIONS :

1830-1940 : "Un siècle de passions algériennes, Une histoire de l'Algérie coloniale", somme de Pierre Darmon : http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-29/l-algerie-des-pa...

Guerre d’Algérie, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d'Alg%C3%A9rie

Chronologie, sur linternaute.com (quelques repères) : http://www.linternaute.com/histoire/categorie/49/a/1/1/histoire_de_la_guerre_d_algerie.shtml

Livre. « Que sais-je ?». La guerre d’Algérie, par Guy Pervillé : http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=107

Le camp de LODI. « Le camp des oubliés », Nouvel Observateur, 2010  (Centaines de Pieds-Noirs indépendantistes arrêtés) :   http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20100318.OBS0307/lodi-le-camp-des-oublies.html

La Déchirure, documentaire France 2, de Benjamin Stora et Gabriel Le Bomin, avec la voix de Kad Merad.   Lire l’article du Parisien (Kad Merad raconte la guerre d’Algérie) : http://www.leparisien.fr/tv/kad-merad-raconte-la-guerre-d-algerie-11-03-2012-1899832.php  La qualité de ce documentaire n’est en général pas mise en doute, le sérieux de l’entreprise, mais il y a des controverses entre historiens français autour  de ce documentaire. Cf. Benjamin Stora et Daniel Lefeuvre : http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2012/04/10/23971171.html  Ou Roger Vétillard, qui met en question l’omniprésence de Benjamin Stora, et exprime quelques réserves concernant le film...  La réception en Algérie est assez critique (El Watan pointe la limitation du film à un axe qui occulte l’antériorité historique).

Dossier "Guerre d'Algérie'", sur Herodote  https://www.herodote.net/Guerre_d_Algerie-synthese-319.php 

« Fin de la guerre d’Algérie : le massacre d’Oran reste dans les mémoires » https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_du_5_juillet_1962  

Enlèvements, Disparus. "Les Pieds-Noirs ont-ils été abandonnés par la France?", Le Point, 25-01-12 :  http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/francois-guil...

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La tragédie des HARKIS...

Documents sur le site de l'association AJIR pour les harkis : http://www.harkis.com et sur le blog d'Harkis et droits de l’hommehttp://ahdh.blog.lemonde.fr

Harkis. VIdéo INA : http://www.ina.fr/video/CAA8200509301/les-harkis.fr.html 

L'EXIL. Texte de Serge Molines, sur Algérie-Pyrénées : http://www.algeriepyrenees.com/article-algerie-mon-amour-... 

Comment l'idéologie (des uns et des autres) déforme la réalité historique, jusqu'à nier des faits (massacres) ou à changer la réalité des causes (cf. Pierre Daum et son analyse idéologique haineuse de l'exode des Pieds-Noirs). Lire cette note au sujet des massacres de Harkis : Apprentis historiens (et manipulateurs), un article intéressant sur Harkis et Droits de l’homme : http://ahdh.blog.lemonde.fr/2016/04/02/les-harkis-la-2-cv... 

Sur les PIEDS-NOIRS... 

Les Pieds-Noirs, 50 ans après, Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/01/27/01016-... 

Pied-Noir (wiktionary) : https://fr.wiktionary.org/wiki/pied-noir 

Note historique, dossier Migrations, Pieds-Noirs (7 pages) : http://migrations.besancon.fr/quitter-son-pays/rapatries/... 

Fiche wikipedia, Pieds-Noirs : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pieds-noirs

Librairie Pied-Noir, Biblio : http://www.librairie-pied-noir.com

Et voir ici la liste Frères de Rive...s (Algériens et Pieds-Noirs, nombreux liens : dernière liste de la marge gauche)

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TEMOIGNAGES :

Portraits d’oubliés de la guerre d’Algérie, Nouvel Obs, 29-02-12 : http://tempsreel.nouvelobs.com/les-50-ans-de-la-fin-de-la-guerre-d-algerie/20120229.OBS2568/algerie-l-histoire-oubliee.html

Le souvenir à vif des Pieds-Noirs de Carnoux,Le Monde, 15-03-12, Julien et Christian Fenech : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/15/le-souve... ("un pied sur les deux rives", rêvant d'être de ceux qui seront le "fer de lance des contacts au-dessus de la Méditerranée")

Pieds-Noirs, Portraits d'exilés, Le Monde, 19-03-12 (famille Fenech, et autres témoignages): http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/19/pieds-no...

La mémoire refoulée des appelés d'Algérie : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/15/la-memoi...

France-Algérie : les blessures invisibles, France24 (« Ecouter la parole des victimes de tous bords » : crimes, tortures, disparitions, traumatismes). Vidéo et texte: http://www.france24.com/fr/20120317-france-algerie-blessures-invisibles?ns_campaign=editorial&ns_fee=0&ns_linkname=20120317_france_algerie_blessures_invisibles&ns_mchannel=RSS&ns_source=RSS_public (« Pourquoi cette chape de plomb ? Entre la France et l’Algérie, c’est une question de mémoire. Une mémoire en lambeaux. », Adel Gastel)

« Disparus sous le secret ». Libération, 16-03-2012 : http://www.liberation.fr/societe/01012396261-disparus-sous-le-secret (« «Mais qu’est-ce que ça veut dire, disparus ?» C’est sur cette question, posée en voix off par Hélène Cohen au-dessus de la tombe de son père, que s’ouvre Algérie 1962, l’été où ma famille a disparu, un documentaire de 90 minutes qu’elle a réalisé, coproduit par France Télévisions et 13 production. »)

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EXPRESSION de VICTIMES du FLN et de l’OAS (additif expo N Guiraud) :

Un article de Delphine Renard, victime de l’OAS. « Guerre d’Algérie : l’histoire en révision » : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/07/guerre-d-algerie-l-histoire-en-revision_1639524_3232.html (Elle parle de la terreur venue de l’OAS, mais pas de celle causée par le terrorisme du FLN… Elle exprime une légitime révolte au sujet d’hommages rendus à des activistes. D’autres hommages, télévisuels notamment, chaînes publiques, ont pourtant été rendus, aussi,  à des poseuses de bombes du FLN. Seules leurs victimes en ont été choquées : mais leur souffrance n’en a  pas été reconnue pour autant… J’avais fait une note sur cela – tags : terrorisme, Algérie).

Livre, « Lettre à Zohra Drif », de Danielle Michel-Chich (Alger, attentat FLN du Milk-Bar), « La petite Dany du Milk Bar », La Croix, 08-02-2012, par Bruno Frappat : http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Livres/La-petite-Dany-du-Milk-Bar-_NG_-2012-02-08-766546 (« Lettre à Zohra D. C’est un coup à l’estomac. Une révélation d’humanité. On n’ose pas dire un chef-d’œuvre tant il est mêlé à l’existence de son auteur. » (…) « Milk Bar, le 30 septembre 1956. Ce jour-là, rue d’Isly, à Alger, une militante du FLN, âgée de vingt-deux ans, dépose une bombe sous une table et s’enfuit. »)  ADDITIF 2 autres articles, éclairage différent

Exposition de Nicole Guiraud, Survivre :  http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/exposition-survivre-de-nicole-guiraud-a-perpignan-au-centre-de-documentation-des-francais-d-algerie-couvent-sainte-claire  (voir aussi à son nom, listes). EXPO prolongée jusqu'à fin avril.

Lettre ouverte de Nicole Guiraud (victime du FLN, attentat du Milk Bar) à Danielle Michel-Chich. Elle y exprime certains désaccords et son propre ressenti. La lecture de l’une et de l’autre nous permettra d’entrer dans la complexité des faits et de la manière de les penser. : http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/lettre-ouverte-de-nicole-guiraud-a-danielle-michel-chich  (« J’ai été très touchée par ce témoignage, pouvant parfois presque mot pour mot le faire mien… » (…) « Cependant, progressant dans la lecture du livre, je me suis posé quelques questions… » (…) » Vous écrivez également d’autres choses qui m’ont choquée, peut-être même blessée, et que je trouve profondément injustes. ») Nicole Guiraud réagit aussi à l’intervention de D M Chich dans une émission : http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/la-guerre-d-algerie-selon-b-stora-et-france-2-suite 

Associations :

L’ANPROMEVO (victimes de l’OAS) :  http://www.net1901.org/association/ASSOCIATION-NATIONALE-POUR-LA-PROTECTION-DE-LA-MEMOIRE-DES-VICTIMES-DE-LO.A.S.-ANPROMEVO,91263.html et  Les AMIS de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons  (M.Feraoun, M.Marchand, S.Ould Aoudia et leurs collègues, assassinés par l’OAS le 15 mars 1962) : http://max-marchand-mouloud-feraoun.fr 

L’AVICCEAL (association des victimes du FLN - dissoute en 62).  Du fait de la disparition de cette association ce sont les associations de rapatriés qui s’expriment à ce sujet, comme le Cercle algérianiste, par exemple (Voir, ainsi, certaines pages, point de vue sur l’Histoire) : http://www.cerclealgerianiste.fr/splash.html 

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QUESTIONNEMENTS :

Histoire de la guerre d’Algérie. Manuels en France et en Algérie, Le Monde, « Guerre d’Algérie, un récit à deux voix » : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/18/guerre-d-algerie-un-recit-deux-voix_1670676_3212.html

Sur la nostalgie de l’époque coloniale en Algérie, et la problématique du refoulé, en France, par Yassine Temlali, BabelMed, 3-1-06 (« Il faut être aussi clairs sur nous-mêmes, nous autres Algériens, que sur la société française. Le discours officiel algérien a toujours voulu faire croire aux jeunes générations que «le 1er novembre 1954, le peuple algérien s’est levé comme un seul homme contre le colonialisme». Ce n’est pas du tout vrai. Les Algériens qui ont pris le parti de la séparation de la France, le parti de l’indépendance totale de l’Algérie, étaient une infime minorité. Une autre partie de la population algérienne n’était pas indifférente à une certaine présence française en Algérie. Le courant qu’elle a pu représenter dans la société algérienne de l’époque existe encore aujourd’hui dans la société algérienne. » (…) « Le problème de fond en France est que la société française ne veut pas réellement s’interroger sur son histoire coloniale. Cette histoire est de l’ordre du refoulé. »)

Racisme colonial en France. Conséquences idéologiques de l’Histoire récente et de la manière de penser la guerre d’Algérie ; Une réflexion de Madjid Ben Chikh. (Discours antimusulman ou acceptation inconditionnelle, deux faces du même regard qui ne tient pas compte de la complexité diverse des êtres en globalisant une appartenance mythifiée). Sur MondeEnQuestion... 

Infiltration du FLN, paranoïa, exécutions, la bleuite, Nouvel Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/les-50-ans-de-la-fin-de-la-guerre-d-algerie/20120404.OBS5422/guerre-d-algerie-le-poison-de-la-bleuite.html

Analyse sur le terrorisme et la torture, point de vue sur la chaîne des causes, paru dans Libération en 2000, et repris sur Algeria Watch : http://www.algeria-watch.de/farticle/1954-62/addi.htm 

 « France-Algérie. : pacte contre la mémoire », de Ghania Khelifi, BabelMed, 30-01-12 : http://www.babelmed.net/Pais/Alg%C3%A9rie/francealg%EF%BF%BDrie_pacte.php?c=7243&m=36&l=fr  (« En réalité seuls ceux qui croient en l’amitié entre les deux peuples, ceux qui font la différence entre l’Etat colonial et les populations réclament la lumière sur l’histoire partagée et la libération des mémoires. Les autres ne sont que des politiciens que cette lumière effraie et dérange. »)

2012, anniversaire. La presse algérienne et la commémoration de la fin de la guerre, slateafrique.com : http://www.slateafrique.com/84333/algerie-france-guerre-c...

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LIVRES, BD, FILMS :

Sélection de livres, librairie Jeunesse, librairiesandales : http://librairiesandales.hautetfort.com/archive/2012/03/19/guerre-d-algerie-bibliographie-selective.html

Les ROMANS de la guerre, collectif, Omnibus, decitre.fr : http://www.decitre.fr/livres/Algerie-les-romans-de-la-guerre-Les-mauvais-sentiments-La-derniere-impression-Le-jardin-de-Djemila-Qui-se-souvient-de-la-mer-La-grotte-Les-Bagnoulis-L-opium-et-le-baton.aspx/9782258058507

Sur Kateb Yacine (l’écriture, l’engagement), par Yassine Temlali, BabelMed, 7-11-10 :  http://www.babelmed.net/Pais/Alg%C3%A9rie/kateb_yacine.php?c=6103&m=36&l=fr

Chroniques algériennes, d’Albert Camus, présentation brève, émission, France 3, document INA : http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/2288647001/albert-camus-chroniques-algeriennes-1939-1958.fr.html

BD. Carnets d’Orient, Terre fatale, Jacques Ferrandez, decitre.fr : http://www.decitre.fr/livres/Carnets-d-Orient-Tome-10-Terre-fatale.aspx/9782203015333 

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Etude. L’impact à long terme du traumatisme de masse. Enquête qui mériterait d’être élargie à d’autres groupes humains, victimes de génocides, pour les uns, de répression, pour les autres, d’exode, pour d’autres encore, de racisme et d'ostracisme, pour beaucoup. Cette étude pourrait  notamment concerner les anciens Harkis et leurs familles, les Pieds-Noirs et leurs descendants, et, bien sûr aussi, les Algériens et Franco-Algériens, générations successives sur les deux rives, toutes marquées par l'Histoire et la guerre. A lire sur armeniantrends : http://armeniantrends.blogspot.fr/2012/04/limpact-long-terme-du-traumatisme-de.html