Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/05/2019

ÉLECTIONS EUROPÉENNES. Ou la nécessité de voter.

EUROPE.jpgParcours d’analyses importantes. Ou savoir les raisons d’un vote.
DOSSIER à consulter dans Le Un... https://le1hebdo.fr
 
 
 
Et parcours d'autres journaux, ci-dessous.
...............
 
 
La mort de la politique ? (Voir éditorial du Courrier international, au sujet des Gilets jaunes, refus des partis, ou refus de la politique ?).Or nous avons un choix "politique" à faire dimanche. Au sens de "conscience politique", conscience des enjeux.
 

Lire la suite

06/04/2019

ALGÉRIE, suite... Une démission, des questions, des espoirs. Symbolique matin d'Algérie...

algérie,algériens,diaspora,bouteflika,mandat,système,f.l.n.,politique,idéologie,religion,islam,femmes,mohamed benchicou,le parisien,brice perrier,kamel daoud,yasmina khadra,boualem sansal,aziz chouaki,anouar benmalek,amin zaoui,karim akouche,tawfiq belfadel,femmes insoumises dz,hebib khalil,ardavan amir-aslani,les algériennesBeaucoup de faits sont intervenus depuis ma première note-dossier.
Les manifestations ont donc continué jusqu’à la démission de Bouteflika, car le rejet du 5ème mandat ne pouvait tolérer un 4ème mandat prolongé. Mais la prise de conscience algérienne va plus loin. L’exigence est une rupture avec tout le système, le désir de se débarrasser de tout le clan du pouvoir, de la corruption de cette « famille » (au sens étroit, frère du président et alliés divers, et au sens large, c’est-à-dire tous les réseaux qui ont bénéficié d’avantages et privilèges). 
algérie,algériens,diaspora,bouteflika,mandat,système,f.l.n.,politique,idéologie,religion,islam,femmes,mohamed benchicou,le parisien,brice perrier,kamel daoud,yasmina khadra,boualem sansal,aziz chouaki,anouar benmalek,amin zaoui,karim akouche,tawfiq belfadel,femmes insoumises dz,hebib khalil,ardavan amir-aslani,les algériennes,le matin d'algérieLe rejet du système est aussi celui des partis complices, et d’abord du FLN. La méfiance touche l’armée (pas toute l’armée, certains officiers, officiels considérés comme compromis). Même si on voit que des accusations peuvent être prononcées à tort, par effet d'entraînement, rumeurs etc.. On a vu des textes circuler pour défendre des personnalités, après de telles attaques. Des écrivains ont pris la plume pour cela, comme Yasmina Khadra. Et des chroniqueurs, des internautes moins connus aussi (mais suivis par des listes de lecteurs attentifs, sur les réseaux sociaux). 
Cependant la transition à créer, pour construire une démocratie réelle, ne se présente pas facilement. Il va falloir que des personnes sûres puissent obtenir la confiance de la population, et si des visages apparaissent, rien n’est encore acté. (Même s’il est évident qu’il y a des forces vives qui pourront jouer un rôle).
Il va falloir déjouer les pièges, et certains ont déjà été tendus. Des informations sortent, qui montrent que le pouvoir ne lâche pas aisément, et qu’il semblerait même qu’un officier de haut rang ait évité une catastrophe en refusant des ordres demandant d’affronter la foule. Rumeur ou réalité, le temps le dira.

Lire la suite

04/03/2019

ALGÉRIE. Refus, élans, inquiétudes, et ESPOIR...

ESPOIR... 
ALGÉRIE… Comment ne pas suivre ? Un tel élan... Enthousiasmant, respectable, admirable, même, par la manière dont il est vécu et pensé. Pacifique, joyeux et triste à la fois. Joyeux, car, comme le dit Kamel Daoud, la peur a été cassée. Plus de peur d’affronter le régime. Plus de peur de provoquer des affrontements entre adversaires et soutiens du système (ou peur maîtrisée). Joyeux, l’élan, comme celui  de la danseuse au drapeau qui fait des pointes dans la manifestation, belle photographie, riche en symboles. Elle marquera l’Histoire, sa photographie. (Mais je ne l'ai d'abord trouvée que sur Facebook, sur une page, celle du livre "Alger sans Mozart", de Michel Canési et Jamil Rahman, Folio. Portrait de femme, aussi…). Imaginez une jeune femme élancée qui danse, cheveux au vent. On pourrait la penser Parisienne ou Madrilène. Une femme moderne, libre, d’évidence. Symbole de ce que peut être une Algérie libérée de la pression d’un clan dictatorial. Et, signe de ce qui est déjà en germe dans le pays, qui connaît, malgré le pouvoir, de multiples initiatives pour changer le quotidien (sociales, culturelles, environnementales, etc.). Avec, bien sûr, les archaïsmes qui tentent d’imposer obscurantisme et croyances aberrantes, les islamistes, moins agressifs (pas toujours) qui guettent, le complotisme, nourri, comme en France par la lecture de Russia Today, la voix du Kremlin… . Pays de fractures (mais on peut en dire autant, sur ce plan, de la France et de beaucoup d’autres, en ces temps de populismes et de nationalismes - au pluriel). Triste, l’élan, car portant l’inquiétude des risques de dérives et récupérations, et celle du manque d’alternatives. Mais les voix des intellectuels (universitaires, chroniqueurs, écrivains) portent à la vigilance.

Lire la suite

01/08/2015

"Les événements, les faits, les circonstances". Réflexion sur trois pointes de l'angle (penser-agir, créer, devenir)

albert camus,la crise de l’homme,citations,culture,langage,société,actualité,idéologie,terrorisme,politique,dominique eddé,marc saghié,atiq rahimi,soufisme,shams,régis debray,thomas clerc,jérôme ferrari,quantique"Ma conviction est que nous devrons toujours refuser de nous incliner devant les événements, les faits, les circonstances, la richesse et le pouvoir, l’histoire comme elle procède, le monde comme il va. Nous voulons voir la condition humaine telle qu’elle est. Et nous la connaissons désormais en profondeur. C’est l’horrible condition qui exige des charretées de cadavres et des siècles d’histoire pour provoquer une modification infime dans le destin de l’homme." (…) "Combien  de Socrate ont été assassinés en Europe, ces dernières années ? C’est un signe. Le signe que seul un esprit socratique d’indulgence envers les autres et de rigueur envers nous-mêmes peut constituer une réelle menace pour une civilisation fondée sur le meurtre. Un signe, donc, que seul cet esprit peut rénover le monde. Toute action, fût-elle la plus admirable, qui aurait pour finalité d’asseoir la domination et le pouvoir, ne peut que mutiler l’homme encore plus atrocement."

Albert Camus, La crise de l’homme, conférence prononcée en 1946 aux Etats-Unis, à la Colombia University. Texte publié par la NRF en janvier 1996.

Lire la suite

03/02/2015

Parler du fascisme tapi dans l'islamisme...(MAIS...). Lectures... Courrier international...

COURRIER international.jpgCOURRIER ISLAM.jpgParler du fascisme, oui. Fascisme... C'est cela que désignent les auteurs de ces articles, journalistes ou écrivains, qui s'expriment dans le monde - et, précisément, aussi (voir les deux derniers articles), dans le "monde arabe" (notion controversée, mais qui recouvre une réalité culturelle et géopolitique cependant). Fondamentalisme qui est avant tout idéologique, politique. Fascisme qui ment en prenant le masque d'un attachement à une appartenance religieuse (même si celle-ci peut interroger ce qui en elle permet cette captation), et en emprisonnant les populations dont c'est la croyance ou la culture. (Ou dont c'est une des cultures, car les êtres sont tissés de cultures plurielles, surtout dans le contexte de notre univers mondialisé, diasporique, métissé, voyageur, nomade, connecté, traversé de réseaux...). Totalitarisme qui a un projet (fou peut-être, mais d'autres folies ont déjà réussi à opprimer terriblement : mémoire de l'Inquisition, du nazisme, du stalinisme...). Idéologie fondée sur des constructions mentales manipulatrices, une rationalité mêlée considérablement d'irrationalité (complotisme et négationnisme n'étant que deux aspects de la mise hors raison). Plongée mortifère dans le culte du passé, la peur de la femme, la peur du rire, du sport, de la musique, de l'art, de la pensée...

Fascisme tapi dans l'islamisme... PAS dans l'islam (vision haineuse que veut imposer l'extrême droite, pour rejeter les musulmans, par pur racisme, xénophobie en tout cas, refus culturel, peur identitaire). Pas dans l'islam tel que le pratiquent la majorité des gens qui le vivent comme spiritualité. Donc pas en eux, seulement croyants parfois, ou même pratiquants - plus ou moins, comme dans toutes les religions. Pas en eux, sur lesquels on risque de projeter l'ombre des terroristes revendiqués musulmans. Projeter cela c'est projeter la peur, et ouvrir la place (dont d'autres pourront se saisir) pour les agressions, verbales ou physiques. Attention, NE PAS confondre... Eviter de superposer les mots et les gens (ou idéologie et croyance religieuse). L'extrême droite nous tend et nous tendra ce piège, qui n'est que le miroir de celui que tendent les islamistes djihadistes (cela conforte leurs analyses jumelles fondées sur la haine de l'Autre...). Confondre, c'est pratique, facile... c'est penser en raccourci. Ne pas penser en raccourci, c'est, aussi, interroger, comme le font de nombreux intellectuels musulmans et des islamologues, ce qui, dans les sources de la religion, peut autoriser la violence, la légitimer. Dans tous les textes de ces intellectuels, donnés à lire dans les revues de presse de plusieurs de mes notes (et dans les références de livres) la complexité est présente. Mais, si la complexité est présente, dans la pensée comme dans la réalité, l'interrogation devra se porter aussi sur le lien des religions avec les revendications identitaires, et sur le lien des appartenances idéo-religieuses avec la perception que les uns ont des autres (croyants ou incroyants, et croyants autrement). [En Norvège, Anders Behring Breivik, le terroriste chrétien qui tua 77 personnes et en blessa 151 en juillet 2011 - des cibles idéologiques - ne le fit évidemment pas au nom de l'islam, mais bien au nom de ses convictions politiques d'extrême droite, sous-tendues par le désir de défendre sa conception d'une identité européenne associée à la chrétienté, qu'il voulait préserver... Preuve que des fanatiques idéologiques peuvent se saisir du religieux à des fins politiques. Stratégiquement parfois, ou même sincèrement... Car le rapport avec la foi est subjectif, donc facilement passionnel, et peut devenir doctrinaire si les questionnements n'ouvrent pas la lecture des textes aux interprétations divergentes. Et, au-delà, si des clés ne sont pas données, culturellement, pour dire comment distinguer ce qui est de l'ordre de la spiritualité, de la recherche de sens, et ce qui est de l'ordre de la politique.] Religion, et religions, ou cultures imbriquées... Rien n'est simplement cela ou le contraire.     

Complexité? Bien mise à mal, encore, quand on enferme les êtres dans des catégories. Car que veut-on dire quand on dit "musulmans"? Ceux qui ne sont ni chrétiens, ni juifs, ni bouddhistes? (Cela ne rend pas forcément musulman...). N'y-a-t-il pas dans cette appellation, y compris pour refuser (à juste titre) tout amalgame avec les terroristes, une manière de désigner une origine? C'est hypocrite et mensonger. Lire la tribune d'Ahmed Benchemsi, parue dans Le Monde du 16-01-15 : "Le 'musulman modéré', une version actualisée du bon nègre". [Citations : "En les qualifiant de 'musulmans', on les singularise déjà." (...) "L'islam, c'est d'une ridicule évidence, n'est inscrit dans le patrimoine génétique de personne." (...) "Sauf à considérer que leur origine ethnique conditionne leur façon de penser (ce qui est la définition même du racisme)"]. Texte intégral : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/16/le-musulman-modere-une-version-actualisee-du-bon-negre_4557616_3212.html   

Donc, LECTURES (citations...), pour commencer (ou poursuivre), la confrontation, avec, réellement, ce qu'est l'islamisme... Et non pas ce que nos paresses, notre idéologie, ou notre inconscient, voudraient nous faire croire (dans un sens ou un autre...). Vu de... Québec (l'idéologie...), Ukraine (ne pas tolérer l'intolérable, car ce serait renoncer à la démocratie...), Liban (répondre au fascisme...), Tunisie (des fascistes... imbéciles... qui osent se réclamer d'Allah..), presse monde arabe à Londres (Explications... Non, ni la France, ni les Juifs, n'ont mérité ça. Caricatures? Comprendre que se moquer du Prophète c'est comme se moquer de Moïse. Oui, on peut se moquer de Moïse, mais pas de l'Holocauste, car ce n'est pas la même chose... ), Syrien en exil à Londres (racines historiques de l'islamisme, la source : idéologues refusant la modernité et voulant faire du religieux la norme qui régente tout...). Un dossier, sous forme de revue de presse, qui est une bonne synthèse de questions essentielles...

........................  

Vu de Québec. « Quand l'idéologie tue », par Paul Journet, La Presse (Montréal, 09-01-15), Courrier international, 15/21-01-15 : http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/14/vu-du-quebec-quand-l-ideologie-tue [ CITATIONS : « (S’interroger sur...) la part de responsabilité du modèle français d’intégration des minorités. Cet examen est prématuré et simpliste. Il repose sur une confusion entre trois concepts liés mais distincts. L’intégration des immigrants (...), la laïcité (...) et enfin l’intégrisme, la religion devenue militante et violente. Ni la laïcité, trop molle ou stricte, ni l’intégration déficiente ne causent l’intégrisme. Et elles ne suffiront pas à l’éteindre. (...) L’islamisme existe aussi dans des pays où l’intégration ne pose pas problème. ( ...) On oublie que les musulmans forment les plus nombreuses victimes des islamistes et que leur ras-le-bol augmente au Pakistan et ailleurs. Les djihadistes ne correspondent pas à un profil unique. (...) Certains sont fous, d’autres sont diaboliquement rationnels. ». L’auteur insiste sur la nécessité « d’admettre le pouvoir meurtrier de l’idéologie » et d’éviter deux pièges. Le premier est de réagir en adhérant aux thèses de l’extrême droite, récupérant les attentats pour « amalgamer les islamistes à l’ensemble des musulmans qui pratiquent pourtant leur foi dans la paix. » De réagir en croyant à la « bête théorie du choc des civilisations » qui « sert les islamistes » - par la polarisation qu’ils veulent créer pour « mieux recruter ». Au contraire, « Il faut dénoncer sans relâche cette xénophobie. ». L’autre piège, l’autre danger, est « non pas de récupérer, mais d’étouffer le débat sur l’islamisme. »]

.....

Vu d’Ukraine. « Le prix sanglant du ‘politiquement correct’ », par Sergueï Grabovskiy, Den (Kiev, 09-0-115), Courrier international, 15/21-01-15 : http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/14/vu-d-ukraine-le-prix-sanglant-du-politiquement-correct [ CITATIONS : « Pour l’heure, ni l’Europe, ni les Etats-Unis, ni l’Ukraine ne sont prêts à exprimer ouvertement les faits essentiels qui ont abouti aux attentats terroristes à Paris, ni la réalité fondamentale qui se dissimule derrière ces actes. » (...) « On ne parle pas seulement de religion, mais de politique parée d’atours religieux. Nous sommes face à une chose digne de l’obscurantisme médiéval ou des Cent-Noirs [mouvement nationaliste, monarchiste et antisémite apparu dans l’Empire russe au début du XXème siècle.] Pour être plus précis, cette idéologie terroriste est un ‘fascisme islamiste’, qui s’appuie sur des idées totalitaires et nourrit des ambitions planétaires. /// En dépit de cette réalité la majorité des journalistes et des dirigeants (...) parlent d’atteinte aux médias et à la liberté d’expression’. Or, ce terrorisme est très particulier, car il a pour objectif ultime la liquidation de la civilisation euro-atlantique (ou ‘judéo-chrétienne’ comme elle se définit elle-même). » (...) « Attentats (...) absurdes » ( ?). « Non. » (...) « ... ce sont des actes complètement rationnels qui s’inscrivent dans le cadre de cette vision du monde totalitaire. » (...) « Il y a eu le bolchevisme, le fascisme et le nazisme, la vague de l’extrême gauche appelant à une révolution mondiale dans les années 1970, et maintenant il y a l’islam militant. » L’auteur dit que, à son avis, la réponse aux attentats de Paris est « la fin de toute ‘tolérance’ face aux agissements des fondamentalistes et des tenants du fascisme islamiste. » (...) Car ne pas le faire « revient à saper les fondements de la démocratie européenne tout en donnant aux musulmans qui défendent les valeurs démocratiques le sentiment d’être abandonnés face au totalitarisme. »]

.......

Vu du Liban. « Le poing du fascisme », par Alex Rowell, Now (Beyrouth, 07-01-15), Courrier international, 15/21-01-15 : http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/14/vu-du-liban-le-poing-du-fascisme  [ CITATIONS : « Les rues de Paris, qu’ont autrefois foulées Descartes, Diderot et Voltaire, ont été ensanglantées. Une fois de plus, l’esprit humoristique, ironique et intellectuel est frappé en pleine face par le poing du fascisme.3 (...) « Insondables illusions. Certains, bien entendu, verront dans ce qui s’est passé une sorte de justice expéditive à l’égard du passé colonial de la France ou de ses interventions récentes au Mali ou en Libye. Peu importe aux yeux de ces gens que la seule ‘vengeance’ invoquée par les tueurs l’ait été au nom du Prophète... » (...) « Plus dangereux sont ceux qui diront que ce qui s’est passé aujourd’hui prouve la nécessité de montrer plus de ‘sensibilité’ ou (de façon plus paternaliste) de ‘sens commun’ dans ce que les medias publient au sujet de la religion. » (...) « ... La réalité a toujours prouvé exactement le contraire : ceux qui répondent à la satire par le meurtre doivent être non pas moins mais encore plus critiqués... »]

.....

Vu de Tunisie. « Des imbéciles qui se réclament d'Allah », par Slaheddine Charlie Dchicha, Kapitalis (Tunis, 08-01-15), Courrier international, 15/21-01-15. [ CITATIONS : « Les fascistes qui ont tué les journalistes de Charlie Hebdo sont les mêmes qui égorgent des policiers et des soldats en Tunisie, et sèment la désolation en Irak, en Syrie et en Libye. Ainsi donc deux ou trois sinistres individus, parce que le hasard les a fait naître dans une famille musulmane, s’autoproclament porte-parole des musulmans et s’érigent en représentants de Mahomet voire d’Allah sur terre. Quelle prétention ! Quelle fatuité ! Quelle suffisance ! » (...) « Ces criminels fanatiques et imbéciles prennent en otage les musulmans de France et d’ailleurs. » (...) « Car ces fascistes sont les agents et les promoteurs autoproclamés d’un ordre totalitaire, le même qui émet une fatwa contre Kamel Daoud en Algérie. L’autoproclamation, voilà la malédiction du monde arabe et musulman. » (...) « Le génial journaliste algérien Kamel Daoud a mille fois raison lorsqu’il affirme : ‘Si l’on ne tranche dans le monde dit arabe la question de Dieu, on ne va pas réhabiliter l’homme, on ne va pas avancer... La question religieuse devient  vitale dans le monde arabe. Il faut qu’on la tranche, il faut qu’on la réfléchisse pour pouvoir avancer.’ »]

....

Vu du monde arabe. « Non, la France n'a pas mérité ça ! », par Hazem Saghieh, Al-Hayat (Londres, 10-01-15), Courrier international, 15/21-01-15. [ CITATIONS : « Les auteurs du crime contre la revue satirique Charlie Hebdo ont eu comme seules paroles, d’après ce qu’on en sait, les cris “Allahu Akbar” et l’affirmation qu’ils voulaient “venger le Prophète”. En revanche, des éditorialistes [arabes] et des militants des réseaux sociaux se sont efforcés de trouver des raisons auxquelles les criminels eux-mêmes n’auraient pas pensé et qui sont très loin de leur univers mental simpliste de terroristes. ///Cette ambiguïté, voire complaisance, dont ces éditorialistes font preuve face au crime s’explique par le sentiment que dans nos contrées le réflexe de faire l’unité [entre musulmans] prime les autres considérations. Alors qu’en un clin d’œil on voit les multiples guerres civiles qui déchirent le monde arabo-musulman, ce qui donne à cette “unité” un côté pathologique. Mettons de côté les accusations contre le sionisme, les mises à l’index de la France, des Etats-Unis et des puissances occultes, ainsi que les discours oiseux selon lesquels “eux-mêmes” [la France] l’ont cherché. » (...) « Certains Arabes disent que les caricaturistes se sont moqués de l’islam mais pas de l’Holocauste. Le fait est qu’il y a une différence profonde entre les deux. Selon les dessinateurs de ce journal et selon les lois de leur pays, on a le droit de heurter les sensibilités religieuses et d’attaquer les symboles du sacré. » (...) « C’est tout autre chose que de se moquer de drames humains récents, ayant fait des victimes dont des proches sont encore en vie. On peut se moquer de Moïse, mais pas de l’Holocauste. » (...) « D’autres veulent “que les Juifs dégustent un peu, eux aussi, des souffrances que nous subissons” !  /// Or les Juifs ont bien assez dégusté au cours des dizaines de siècles, bien plus que nous Arabes. Personne, pas même les racistes parmi les Juifs, ne dit que les Arabes devraient subir la même chose. Certes, l’islamophobie existe dans les pays occidentaux. Mais il ne faut pas oublier que ces pays sont les seuls qui débattent de ce phénomène, l’analysent et le condamnent. C’est probablement la frustration que nous ressentons depuis [l’échec] des révolutions, échec qui nous prive de la liberté qui nous aurait permis, à nous aussi, de débattre de ces phénomènes, de les analyser et de les condamner. »]

.......

VU de Londres (article d’un écrivain, opposant syrien). « Comment l'islamisme a triomphé », par Yassine al-Haj Saleh, Al-Quds Al-Arabi (Londres, 10-01-15), Courrier international, 29-01/04-02 :  http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/29/comment-l-islamisme-a-triomphe [Intro. Courrier int. : « Pour cet écrivain et opposant syrien, l’attrait de la modernité a été supplanté dans les pays arabes par la religion à partir des années 1970, alors que l’instruction cessait d’être un gage de progrès social et que se répandait la corruption. » /// ARTICLE. CITATIONS : « L’acclimatation à la modernité n’a pas rencontré de résistance particulière dans le monde musulman pendant environ un siècle, de la deuxième moitié du XIXe siècle aux années 1970. Cela allait de pair avec l’amélioration des conditions de vie et l’apparition d’opportunités de promotion sociale, d’abord pour les hommes, ensuite pour les femmes. » (...) « Quoi qu’il en soit, ce qui meut les sociétés arabes, à l’instar de n’importe quelle société, c’est la perspective d’améliorer la vie en ce bas monde. Et dans aucun pays arabe la lutte anticoloniale n’a été essentiellement religieuse, même si l’islam a fait partie des éléments de mobilisation. » (...) « Jusque dans les années 1970, la tendance générale était à la modernisation des institutions, de la société... » (...) « Certes, cette modernité a rencontré des résistances... » (...) « Que s’est-il donc passé dans les années 1970 pour que les choses s’inversent, pour que le voile soit à nouveau répandu et que les islamistes puissent prétendre se substituer à l’autorité de l’Etat ? On l’explique couramment par l’islam ou par une structure mentale propre aux musulmans. Cette vision des choses correspond à celle des islamistes eux-mêmes puisqu’ils prônent le ‘retour au véritable islam’ et la primauté de la religion dans tous les aspects de la vie. » // « Cette explication n’en est pas une. Pour commencer, parce que les musulmans ne sont pas entièrement  structurés par la religion. En revanche on peut faire remonter cette tendance, dont l’Etat islamique [Ei, Daech] représente le point culminant, à une idée forgée par  Sayyid Qutb, (...) l’idéologue égyptien des islamistes, idée selon laquelle il fallait s’écarter de la modernité. » (Idée, dit-il, qui s’est développée au moment où « les libertés reculaient » – dictateurs, enrichissements de tyrans. » (...) « Ce nouveau climat a permis aux islamistes de répandre leur vision du monde. Aujourd’hui la première tâche consiste à renouer avec le progrès, c'est-à-dire à offrir au plus grand nombre des opportunités pour une vie meilleure.»]

25/10/2013

Musulmans contre islamistes… A lire...

Dossier du Courrier international daté 24-10-13. Deux articles et un éditorial sont lisibles (partie d'un dossier plus ample)... http://www.courrierinternational.com/magazine/2013/1199-musulmans-contre-islamistes  (« Violence, terrorisme et répression au nom de l’islam, fatwas délirantes, droits des femmes en régression : les musulmans en ont assez de sentir l’emprise des islamistes sur leur vie et sur leur image. » (…)  « De la Tunisie au Pakistan, des intellectuels musulmans veulent en finir avec la chape de plomb de l’obscurantisme. Des voix de femmes et d’hommes blessés que l’on n’avait pas l’habitude d’entendre. »)

Courrier int.jpg

01/12/2012

TIBET à La CIMADE...

CIMADE.pngTIBET.png

Conférence organisée par La Cimade au Centre international de Massy, pour le Tibet. C’est l’occasion de rappeler le drame de ce pays, occupé, réprimé. Drame qui revient dans l'actualité avec des images terribles d'immolations : signe du désespoir de ceux qui ne savent plus comment agir, comment faire réagir les consciences internationales. Quand des arguments économiques font se taire des gouvernants (la force du marché...) ou réduire à des remarques (alibis?) l'intervention sur la question des droits de l'homme. Quand des choix idéologiques font oublier le Tibet, oublier le mot "colonisation" (que les mêmes utilisent pourtant abondamment pour parler de la Cisjordanie). Or la solidarité ne devrait pas accepter d'aveuglements pour des raisons d'alliances partisanes, des raisons de complaisance. 

... "Que se passe-t-il au Tibet?". Pour répondre à cela le Président de l'association de la communauté tibétaine en France, Thupten GYATSO, doit intervenir. Et trois femmes tibétaines, réfugiées en France, témoigner : Kunsang GYALTSEN, Yangkey YANGEUK, et Dolma LOBSANG).

Présentation de cette conférence, par la CIMADE : "Depuis quelques temps de nouvelles vagues d’immolation ont lieu au Tibet, et dans les pays d’accueil des réfugiés tibétains, notamment en Inde. Que se passe-t-il? Quels sont les enjeux de l’occupation chinoise? Pourquoi une répression si forte, comment la situation en est-elle arrivée à ce point de non-retour? Et comment exprimer notre solidarité concrète ? D’abord en écoutant leur témoignage...
Pour mieux nous faire comprendre la lutte qu’ils mènent, les réfugiés tibétains de Massy ont choisi de nous raconter leur réalité au Tibet et les raisons de leur fuite jusqu’en Europe."

.................................................................

INFORMATIONS (Sur La Cimade, sur le Tibet)....

SITE de LA CIMADE : http://www.lacimade.org

Association France-Tibet :http://www.tibet.fr

04/11/2012

« HAÏR C'EST ENCORE DEPENDRE ». Réflexion à partir d'un texte de Daniel Maximin citant Césaire (texte à méditer...)

Des récupérations idéologiques et politiques ont cours en ce moment, là ou ailleurs, à propos de la reconnaissance des crimes du 17 octobre 1961 (déguisée par certains - qui y sont hostiles - en « repentance » : ce qui attise les passions, remue les émotions, les colères, les rancoeurs - ce qui, aussi, autorise la mauvaise foi…). Dans ces heurts où les mémoires et souffrances s’opposent (et intimement dans les questionnements personnels identitaires que ces débats réactivent) parfois la haine affleure (ou déborde). Haine et haines d’autant plus dangereuses que, dans un contexte de crise, des groupes politiques (des mouvances, des partis) instrumentalisent mémoire et Histoire pour, dans l’actualité sociale, introduire des thématiques discriminatoires, des divisions entre les communautés qui composent le pays, provoquer la peur (de l’autre, forcément). Et quand, en plus, la commémoration en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie entraîne une lutte de dates qui recouvre un conflit mémoriel plus important... on ne sait plus qui va crier le plus fort.

Il est donc peut-être nécessaire de relire certains textes qui proposent de prendre recul, de faire un peu silence en soi avec ces remuements douloureux sur un passé individuel et collectif. Qu’est-ce qui libère et qu’est-ce qui entrave ? Penser dans la solitude permet de retrouver son autonomie de pensée, de réfléchir autrement, sans influence politicienne ou communautaire (ce qui ne veut pas dire reniement d’appartenances : mais il y a plusieurs manières d’appartenir – en se faisant piéger par un enfermement idéologique et passionnel univoque, ou en acceptant de constater la complexité des regards sur la réalité et la complexité des communautés humaines elles-mêmes).Ce qui ne veut pas dire non plus renoncement à l'expression, ni même aux revendications justes... 

Daniel Maximin, à propos de la commémoration de l’esclavage, se pose les mêmes questions. On remplace « esclavage » par guerre d’Algérie, colonisation, décolonisation, et on a de quoi méditer sur les choix possibles (quels positionnements?) à ce sujet. (« On »  renvoie à des « mondes », divers : Pieds-Noirs et Harkis, oui - personnes, communautés, et associations - mais aussi Algériens sur les deux rives, Franco-Algériens, anciens appelés, métropolitains, pouvoirs, partis, médias… Mais c’est d’abord un appel à la conscience individuelle… exigence qui interfère… (Et c'est valable pour d'autres conflits passés et actuels...).


« La commémoration a un sens si elle n'est pas déviée. Car, plus important que le devoir de mémoire, il y a le droit à l'Histoire. Il faut que toute l'Histoire soit dite: pas seulement celle des douleurs, mais surtout la plus cachée, celle des résistances. La mémoire doit autant privilégier la parole des opprimés que la condamnation du discours de l'oppresseur. Elle doit montrer que l'esclavage a perdu, qu'il n'était pas fait pour fonder des sociétés, des cultures. Donc il ne doit y avoir ni ressentiment, ni resserrement, ni posture victimaire. Césaire disait : "Attention, haïr, c'est encore dépendre." » Evidemment, d'un lecteur du texte à l'autre l'opprimé et l'oppresseur auront des visages différents. Peu importe : ce qui compte surtout c'est la mise en garde... Attention...
 

Le sens du mot  « dépendre » peut être compris diversement. Ceux qui ont dépendu de l’autorité politique des autres, subi des oppressions (colonisation, esclavage), doivent se libérer du lien qui demeurerait avec la colère et la haine, et les maintiendrait dans une sorte de paradoxale dépendance, intérieure surtout, inconsciente. Mais les situations sont parfois plus complexes, autres, l’oppression avoir des formes très diverses, camouflées, les contraintes être de l’ordre de la manipulation (manipulation d’opinion, aussi, comme le montre et le dénonce Jean Pélégri dans son livre « Ma Mère l’Algérie » : comment la métropole – avec ses pouvoirs – a construit une image collective des Pieds-Noirs, en faisant de cette communauté un bouc émissaire). Et cependant, dans tous les cas, prolonger les luttes passées, ne rien remettre en question de ses croyances antérieures, rester dans la douleur des exils, quels qu’ils soient, cela aussi crée dépendance, autrement. Collectivement il faut travailler à une résilience libératrice, en déconstruisant les manipulations passées et présentes, en refusant les injonctions qui font jouer un rôle, créent une fausse identité, piègent dans de fausses valeurs (qu’on croit siennes et qui sont étrangères profondément). Bien sûr, parler de résilience (Algériens, Pieds-Noirs, Harkis, Appelés, Métropolitains) est plus difficile quand on évoque les plus terribles traumatismes (victimes du terrorisme, enfants de disparus ou de victimes d’assassinats ciblés, survivants d’un massacre, témoins de meurtres, de tortures, nés d’un viol, victimes de viol). C’est là que les communautés peuvent avoir un rôle apaisant ou au contraire aggravant (en croyant même parfois accompagner – mais en réactivant les souffrances, les colères, en les figeant dans un éternel passé, quand le présent est déjà assez dur). Attention aux héros qu’on se crée, aux icônes qu’on fabrique : certains masques peuvent être dévastateurs… Le défi est de ne pas choisir ce qui dévaste… Quand ceux qui haïssent ne dépendent pas seulement (encore…) de ceux qui les ont opprimés ou agressés (ou, c’est pareil, rôles inversés, de ceux qu’ils ont opprimés ou méprisés), mais dépendent aussi (et c’est peut-être la pire prison) de la part la plus sombre d’eux-mêmes, de l’ombre intérieure qui les hante et qu’ils projettent sur le monde, pour une vision manichéiste… 

L'entretien complet est à lire sur le site de L’Express. « Haïr, c’est encore dépendre », Daniel Maximin, 07-05-2009 : http://www.lexpress.fr/culture/livre/daniel-maximin-hair-c-est-encore-dependre_823480.html

Autre entretien, éclairant aussi. « Il faut arrêter d’être esclave de l’esclavage », Daniel Maximin, décembre 2006, L’Internaute : http://www.linternaute.com/histoire/magazine/interview/daniel-maximin/retranscription-daniel-maximin.shtml  (CITATIONS :« La volonté d'oppression est constitutive d'une partie de chacun d'entre nous. C'est le désir de mort pour soi ou pour l'autre qui s'oppose en permanence au désir de vie ou de faire vivre. » (…) « Il reste nécessaire de pratiquer "l'auto-surveillance" dont vous parlez (il répond à une question) vis-à-vis de chacun de nous et vis-à-vis des autres. Il n'est pas utopique de penser que la mort et le mal existeront toujours mais que la Résistance à leur empire est aussi permanente dans l'histoire des hommes. »)

C’est une leçon de lucidité.  Ne risquons-nous pas, nous, tous, en effet, d’être esclaves des attachements à la condition d’exilé (par exemple), quand nous ne sommes ici que de passage? (Ce peut être aussi le contraire, avec les pièges de l'ancrage local, ou des visions ethnicistes, à la façon des Identitaires ou des Indigènes de la République...). Ne sommes-nous pas, tous, souvent, dans l’illusion de l’innocence intime, communautaire, ou nationale, quand personne n’a échappé, en réalité, aux choix les plus mortifères. Ne serait-ce que par contagion. Ne serait-ce qu’en se taisant… 

22/12/2011

Vaclav Havel, revue de presse : hommage…

« La vérité et l'amour doivent vaincre le mensonge et la haine ». Ce slogan des manifestants de 1989 est resté attaché au nom de Vaclav Havel, lui qui a réussi à déclencher une révolution sans violence.

L’ancien président de la Tchécoslovaquie puis de la République tchèque, Vaclav Havel « avait passé cinq ans dans les geôles communistes avant 1989 ». Le Monde, 18-12-2011 : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/12/18/vaclav-havel-est-mort_1620226_3214.html

« Le dramaturge - qui n'a jamais reçu le prix Nobel de littérature, pas plus d'ailleurs que celui de la paix - a acquis la célébrité en faisant tomber le régime communiste au pouvoir à Prague en réclamant le respect des droits de l'homme. »

Dans une page du Monde, daté 20-12, Vaclav Havel est cité. Article signé Natalie Nougayrède et Martin Plichta : « Comment se fait-il que ce nœud de contradictions bizarres que je suis, puisse traverser une vie – et même, me dit-on, avec un certain succès ? ». On retrouve là l’artiste, l’intellectuel, toujours présent derrière le visage de celui qui sut s’engager au plus haut sommet pour mener son pays vers la démocratie (et qui fut déçu par le partage qu’il n’aurait pas désiré).

Autre article, même date, 20-12, signé Marion Van Renterghem : « Un dramaturge de l'absurde contre l'idéologie totalitaire ». Citations : « Il se voulait avant tout poète, dramaturge, écrivain. On le préférait dissident, militant pour les libertés, habitué des prisons, résistant obstiné, fondateur de la Charte 77, chef d’Etat. » (…) « Plus sa dissidence l’expose à la répression, plus il est tenté, dans son théâtre, de mettre sa propre expérience en abyme. » (…) « Dans les années 1970 surgit Ferdinand Vanek, philosophe rebelle (…) alter ego manifeste du dramaturge et héros du triptyque réunissant trois courtes pièces en un acte. Audience, Vernissage, Pétition (Gallimard, 1980). ».  

Autres titres :

Le Parisien, 19-12-2011, « Havel, la mort d’une icône » : http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/havel-la-mort-d-une-icone-19-12-2011-1774841.php (« Il avait rencontré la semaine dernière à Prague le dalaï –lama et exprimé son soutien aux manifestants anti-Poutine à Moscou. »)

Le Figaro, 18-12-2011, « Vaclav Havel, conscience morale de l'Europe post communiste » : http://www.lefigaro.fr/international/2011/12/18/01003-20111218ARTFIG00197-havel-conscience-morale-de-l-europe-postcommuniste.php

Libération, 19-12-2011, « Vaclav Havel, un bohème en politique » (dossier titré « Vaclav Havel, le dissident » : http://www.liberation.fr/monde/01012378465-v-clav-havel-un-boheme-en-politique

Le Figaro, 18-12-2011, « Au théâtre, écrivain témoin de son temps », par Armelle Héliot :  http://www.lefigaro.fr/theatre/2011/12/18/03003-20111218ARTFIG00181-au-theatre-havel-etait-un-ecrivain-temoin-de-son-temps.php    (« En 1976, Vaclav Havel avait dit: «Je voudrais que le théâtre soit la voie de la conscience des hommes et de la société.» Par son œuvre, c'est possible. »)

Le Nouvel Observateur, 18-12-2011, « Mort d’un président philosophe » : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20111218.OBS7032/vaclav-havel-mort-d-un-president-philosophe.html

Et, ENTRETIEN, « Ce que j’ai cru, ce que je crois », Vaclav Havel par lui-même, Le Nouvel Observateur, 18-12-2011 : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111218.OBS7027/ce-que-j-ai-cru-ce-que-je-crois-par-vaclav-havel.html

La Croix, 18-12-2011, « Vaclav Havel, intellectuel en politique », par Alain Guillemolles : http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Vaclav-Havel-intellectuel-en-politique-est-mort-_EG_-2011-12-18-748193  (« Après 1968 et l’écrasement du printemps de Prague, il devient une des figures de la résistance intellectuelle au régime communiste, se refusant à se laisser gagner par l’apathie générale qui s’empare des sociétés d’Europe centrale. En 1975, il publie une Lettre à Husak, le président tchécoslovaque, qui est un des textes fondateurs de la dissidence. Puis en 1977, il participe à la fondation de la Charte 77, dont il sera un des trois portes paroles. »).

Ses ouvrages, Rue des Livres  : http://www.rue-des-livres.com/auteurs/1052/p2/vaclav_havel.html

23/11/2011

Le capitalisme hors la loi, de Marc Roche. Finances, économie : comprendre les raisons d’une crise…

CAPITALISME  BANQUE.jpg

LIVRE. "Le capitalisme hors la loi", de Marc Roche (correspondant du Monde à Londres), éd. Albin Michel, 2011 

Fiche EDITEUR : http://www.albin-michel.fr/-EAN=9782226230553  (« Un capitalisme opaque et spéculatif s'oppose désormais au capitalisme réglementé. Ce système retient en otage Etats et consommateurs, sans parler des salariés et des petits actionnaires.
Mais ce capitalisme-là s'est émancipé : entre contournement massif des règles par le « hors-bilan » et paradis fiscaux, les interdits ont explosé. Est-on impuissant face à ce pouvoir occulte que la classe politique n'ose pas affronter? »)

Le LIVRE lu par Alternatives économiques :  http://www.alternatives-economiques.fr/le-capitalisme-hors-la-loi_fr_art_1102_55239.html  (le but… « nous faire entrevoir les " coulisses du casino " financier mondial »)

Articles de Marc Roche, Le Point  http://www.lepoint.fr/journalistes-du-point/marc-roche  

Autre livre, "La banque"http://www.albin-michel.fr/La-Banque-EAN=9782226206268

15/04/2011

Jan Patocka, CITATION, et réflexion. « Ce qu’il faut, c’est dire la vérité »…

Platon et l'Europe.jpg

La phrase qui suit a été rédigée par le philosophe Jan Patocka sur son lit d’hôpital, avant de mourir des suites des interrogatoires subis, pour être un des acteurs de la dissidence, et le porte-parole de la Charte 77. Prague… Elle a la force d’une résistance menée au point de mourir. Ce sont de mots comme cela dont on a besoin, parce qu’ils sont marqués au fer rouge de la torture, de la dignité conservée dans les pires conditions. « Ne pas se laisser effrayer et intimider ». Si lui a pu le faire, dans un tel contexte, ceux qui refusent les mots de la haine le pourront, ici et maintenant (dans un contexte différent où les pressions sont idéologiques, mais où il n’est pas toujours facile de savoir dire cette vérité de l’éthique en affrontant la confusion de la pensée qui tente de dominer la raison, avec des certitudes nées des mauvaises peurs).

 «Ce qui est nécessaire, c’est de se conduire en tout temps avec dignité, de ne pas se laisser effrayer et intimider. Ce qu’il faut, c’est dire la vérité.»  Jan Patocka cité par Robert Maggiori, dans l’article de Libération du 31-04-11, "Patocka, Prague à l'âme" : http://www.liberation.fr/livres/01012328899-pato-ka-prague-a-l-ame 

……………………………………………………………………………………………………………………………………………

Pour situer un peu plus l’auteur :

Jan Patocka, "Platon et l’Europe", éds. Verdier. Site de l'édition... http://www.editions-verdier.fr  Extraits de presse : 

« Ce qui change tout est que ce très bon livre, mais qu’on croirait écrit en 1910 et auprès duquel Habermas serait postmoderne, ne sort pas de la vieille Sorbonne ou d’un Club pour l’arrêt des Horloges, mais de la Prague de 1973, où il a paru en samizdat dans la nuit soviétique. Alors, le cœur serré, on pense en le lisant, à ce qu’en 1943 René Char écrivait de la Madeleine à la veilleuse peinte par Georges de la Tour : « La femme explique, l’emmuré écoute. Merci à Georges de la Tour, qui maîtrisa les ténèbres hitlériennes avec un dialogue d’êtres humains. » (Libération, 1983)

« Qui se souvient encore du rôle de la Charte 77 en Tchécoslovaquie aura peut-être oublié jusqu’au nom de Jan Patocka, l’un de ses principaux porte-parole et inspirateurs,  qui devait mourir le 13 mars 1977 à la suite d’interrogatoires prolongés de la police. » () « Terré dans une cave de Prague où il tenait des séminaires, qu’il rédigeait ensuite, avant qu’ils ne soient diffusés sous la forme de samizdats, Jan Patocka a vécu dramatiquement l’expérience de la ligne de front qu’il décrit dans un chapitre central des Essais hérétiques» (Le Nouvel Obs. 1983)

…………………………

ESSAIS HERETIQUES. Présentation de l’éditeur (extrait) : « Remontant aux origines de la philosophie européenne, il aborde alors les problèmes du choix, du souci de l’engagement, et de la violence. La Charte 77 dont Jan Patocka fut le premier porte-parole, trouve ici une première tentative d’expression philosophique. » Fragment d’un article (sur la page de l’éditeur), Libération, entretien avec Erika Abrams : « faut dire que, dans l’ensemble, son œuvre s’adresse plutôt à des philosophes professionnels. Ce n’est pas le cas des Essais qui peuvent toucher un bien plus vaste public. Patocka pose des questions nouvelles. »

………………………

Jan Patocka, sur Bibliomonde : http://www.bibliomonde.net/auteur/jan-patocka-1696.html  (note, biblio, et livre référencé, sur l’Europe - pensée comme horizon universel, non comme série de pays enfermés dans le retour au nationalisme)

Fiche  wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Pato%C4%8Dka

29/12/2010

Jafar Panahi, cinéaste iranien, arrêté et condamné. Mobilisation internationale...

Mobilisation pour le cinéaste iranien Jafar Panahi. Article du Monde, 21-12-2010... http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/12/21/jafar-panahi-les-intellectuels-francais-expriment-leur-indignation_1456136_3218.html

Relire le message du cinéaste au festival de Cannes, 18 mai 2010 (arrêté pour un projet de film)... http://www.lefigaro.fr/festival-de-cannes/2010/05/18/03011-20100518ARTFIG00649-le-message-poignant-de-jafar-panahi.php  (« Le réalisateur iranien Jafar Panahi ne cesse de hanter les esprits » (...) « «Ici, des milliers de prisonniers sans défense n'ont même pas une seule personne pour relayer leur détresse. Ils n'ont, tout comme moi, pas commis le moindre crime. Et mon sang n'est pas plus important que le leur.»

Biographie et filmographie de Jafar Panahi, sur allocine.fr... http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=21762.html

... Mise à jour...

Cinéaste résistant, arte.tv... TAXI Téhéran... http://cinema.arte.tv/fr/article/jafar-panahi-cineaste-re...

FICHE wikipedia. Biographie et filmographie... https://fr.wikipedia.org/wiki/Jafar_Panahi

16/12/2010

Liu Xiaobo, la colère du pouvoir, les réactions, ses textes, DOSSIER complémentaire...

 «Avant que tu rentres dans ta tombe, n’oublie pas de m’écrire une lettre avec les cendres de tes os, et de me laisser ton adresse dans le néant obscur.», Liu Xiaobo, poème, cité par Libération, 11-12 déc. 2010

« Parce qu’aucune force ne peut arrêter la quête humaine de liberté, la Chine finira par devenir un pays gouverné par l’Etat de droit, où règneront les droits de l’homme. ». Liu Xiaobo, 2009, lors de son procès, cité sur France 24.

Le monde s’oppose au prix Nobel,  a dit le pouvoir chinois… http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/09/97001-20101209FILWWW00408-le-monde-s-oppose-au-nobel-selon-pekin.php

En fait de « monde » absent, sur l’ensemble des invités (pays représentés en Norvège) 65 pays étaient présents, et 20 ne sont pas venus, peu représentatifs de l’ensemble des pays... Les absents peuvent avoir fait ce choix pour plusieurs raisons, plus ou moins avouables, alibis plus ou moins assumés. Peur de leurs propres dissidents, refus des valeurs de la démocratie et de la liberté de pensée, volonté de satisfaire le pouvoir chinois, pour des raisons économiques ou politiques, complaisance idéologique, vision manichéenne de la réalité internationale, dans laquelle la démocratie est considérée comme une forme de culture étrangère.  Les conflits et les débats internationaux  à venir seront révélateurs…       http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101210.OBS4483/nobel-pres-de-20-pays-absents-de-la-ceremonie.html

Le gouvernement chinois est tombé dans l’obsession du complot, le voyant dans le prix Nobel même, comme une ingérence intérieure inacceptable, autant que les demandes de libération du dissident Liu Xiaobo... http://www.lesechos.fr/economie-politique/presse-etrangere/020856418981--le-complot-de-l-occident-contre-la-chine-.htm

Colère du pouvoir... http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101210.OBS4452/la-chine-laisse-exploser-sa-colere-apres-la-remise-du-nobel-de-la-paix-a-xiaobo.html

et  http://www.lefigaro.fr/international/2010/12/08/01003-20101208ARTFIG00759-prix-nobel-de-la-paix-la-chine-ne-decolere-pas.php

Protestations internationales : « Un cri de plus en plus fort va se faire entendre : ‘Libérez Liu Xiaobo !’ Ce cri vient de tous les continents. Il faut ajouter à ces mots : ‘Libérez sa femme Liu Xia, assignée à résidence !’ Et une fois partis, libérez la quarantaine d’autres écrivain incarcérés. » … (John Ralston Saul, psdt du PEN Club international, Le monde, 10-12-10)... http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/09/liberez-le-dissident-liu-xiaobo_1451282_3232.html

Y a-t-il malgré tout, en Chine, les signes d’une évolution ? Peut-on dire cela quand on voit les censeurs avoir peur des mots « chaise vide » sur la Toile et contrôler, réprimer, arrêter, ceux qui contestent ? Lire... http://www.lemonde.fr/international/article/2010/12/10/la-situation-des-droits-de-l-homme-s-ameliore-peu-a-peu-en-chine_1451997_3210.html#ens_id=1445594

"L’homme qui se cogne aux murs", titre Libération, pour un portrait de celui qui refuse l’exil, à l’évident courage intellectuel et moral,  à la totale indépendance d’esprit : http://www.liberation.fr/monde/01012307458-l-homme-qui-se-cogne-aux-murs

...............

MISE à JOUR, avril 2016

2014. Que devient Liu Xiaobo? Et que font les Occidentaux? (Silence de Sarkozy et Hollande devant les officiels chinois...). France Info : http://www.franceinfo.fr/emission/que-devient-le-dissiden...  

Voir aussi, note du 06-11-11 (mise à jour en avril 2016), sur Liu Xia, sa femme (poète, peintre, photographe), assignée à résidence sans raisons (pendant qu’il est prisonnier depuis 2009 pour avoir participé à la rédaction de la Charte 8, sur la démocratie : http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/11/06/li...

...............................

MISE à JOUR après le décès de Liu Xiaobo.

...... FICHE WIKIPEDIA... LIU XIAOBOdécédé le 13 juillet 2017 en prison. Le pouvoir fit disperser ses cendres dans la mer... Sa femme Liu Xia (poète et photographe) a réussi, finalement, à quitter la Chine, après bien des épreuves. Elle est réfugiée en Allemagne...  https://fr.wikipedia.org/wiki/Liu_Xiaobo 

....... Qui était le Prix Nobel de littérature Liu Xiaobo, mort en captivité ?, FranceTVinfo...  https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/qui-etait-liu-xia...

……. ....... "L’hommage impossible", en Chine. La Chine veut effacer sa mémoire… http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20180712-chine-mort-liu-...

DISSIDENCE… Guillermo Farinas, Cuba, Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, autre chaise vide…

« Ne fermez jamais les yeux sur la situation politique à Cuba », a insisté le dissident cubain Guillermo Farinas (entretien recueilli l’avant-veille de la remise du prix, et qui fut publié sur le site du Parlement européen). 

Cuba est encore trop souvent un pays oublié des grands appels à la solidarité. Est-ce un reste du regard illusoire sur les régimes communistes, pour une partie de ceux qui diffusent les idées et font la promotion de certaines luttes ? (Il fut un temps où la propagande du film « Cuba si », 1961 , servait de référence…). Est-ce un effet paradoxal des horreurs adverses commises par le gouvernement Pinochet ? (Effet d’effacement…). Les deux causes doivent se mêler…

Mais le Parlement européen a de nouveau mis le projecteur sur la dissidence cubaine.

 « Pour la 23ème fois, le Parlement européen a remis le Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit. Créé en 1988, nommé d'après le nom de l'opposant soviétique et physicien nucléaire Andreï Sakharov, il récompense chaque année un individu ou une organisation qui s'est distingué dans sa lutte contre l'oppression et l'injustice. Le dissident cubain Guillermo Fariñas a succédé, entre autres, à l'association russe Memorial, à la Birmane Aung San Suu Kyi ou encore au chinois Hu Jia. »

« Cinq jours après la cérémonie du prix Nobel de la paix à Oslo, en l'absence de son lauréat Liu Xiaobo, la remise du prix Sakharov du Parlement européen aura lieu sans récipiendaire à Strasbourg. Guillermo “El Coco” Fariñas Hernández, journaliste cubain dissident et prix Cyberliberté de Reporters sans frontières en 2006, n’a pas obtenu l’autorisation de sortir du pays. »

Il fallait regarder la VIDEO, Rsf, publiée le 8 avril 2010, interview où Guillermo Farinas expliquait les enjeux de son action, alors qu’il poursuivait une grève de la faim,  depuis 40 jours, pour la libération des prisonniers, et après la mort de l’un d’entre eux, Orlando Zapata Tamayo, prisonnier d’opinion, gréviste de la faim, considéré par le pouvoir comme un prisonnier de droit commun... 

..... 

Mise à jour…

Guillermo Farinas a reçu son prix en 2013. Euronews... http://fr.euronews.com/2013/07/03/point-leve-guillermo-fa... 

Fiche wikipedia... https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillermo_Fariñas