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05/06/2015

Rose Lokissim : engagement, courage, mort. L’irrécupérable dans nos vies... et la création, le regard

MEMOIRE HOMMAGE à Rose.jpg

Libération, le 2 juin, page 24, un hommage à Rose Lokissim, exécutée en 1986 sous la dictature d'Hissène Habré... Par hasard, sur ma table encombrée, à côté de l'ordinateur ouvert, cet article, juste sous les mots "Mémoires et images du sens", pour une exposition (en 2001) de Jean-Bernard Chardel : titre, et apparente légende de l'oeuvre reproduite. Le sens d'être, dans ce que déchiffre la création en même temps que soi, et le sens d'être, pour le courage de dire "non"... L'irrécupérable, dans les deux cas. Grand écart intérieur entre le non multiple à inscrire-dire-écrire, murmure du quotidien, et le oui du regard (avec des mots ou sans). Je ? Dissonante, paradoxale. A la fois complètement dans l’écoute de la radicalité des chocs et douleurs du monde, vus de près et de loin. Et totalement tendue vers le contraire, vers un lieu sans lieu.  

Lire :

« La prophétie de Rose, prisonnière d'Hissène Habré », Libération, 02-05-15. Par Reed Brody et Olivier Bercault : http://www.liberation.fr/monde/2015/06/01/la-prophetie-de-rose-prisonniere-d-hissene-habre_1320914

Informations HRW sur le documentaire réalisé par Isabel Coixet, « Parler de Rose », où la voix qui raconte est celle de Juliette Binoche : http://www.hrw.org/fr/news/2015/05/21/tchadsenegal-coup-de-projecteur-sur-l-imminent-proces-de-hissene-habre 

17/05/2015

Regards d’artistes, regard sur des œuvres d’artistes : une exposition, galerie Mamia Bretesché...

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Je viens à peine de voir cette exposition, qui se terminait deux jours après...

De revoir, plutôt, car j’étais passée très vite une première fois, et je voulais retrouver ce qui m’avait accrochée dans l’instant. Car les dessins, les peintures, les créations plastiques, c’est tout de suite qu’on aime, ou pas, que le regard saisit ce qui va nous traverser, ou rester en surface, ne parler en rien, ou, au contraire, se faire langage intérieur, questions. La première œuvre que j’avais remarquée, d’abord, c’était une tête graphique, œuvre de Sofia Hijat. Cela faisait écho à des recherches que j’avais voulu mener (en enseignant la poésie visuelle, persuadée du fait que le graphisme est une voie de liberté : par les doigts passent des signes issus du corps, de l’inconscient du corps, et ce chemin fait accéder à un savoir secret, sa propre liberté). C’est là un langage si proche que j’y ai reconnu d’instinct d’où venait ce besoin de tracer de mots un visage, d’en emplir le cerveau...  Mais la force qu’elle y met, et le sens, cela est très particulier, s’intègre ici à un art personnel très maîtrisé. Poésie visuelle, peut-être (dans ma perception), si j’ai le goût d’y retrouver cela, et vision d’une corporéité qui m’enchante, car c’est le corps et la tête qui revendique une autonomie de pensée et de création. Et quelle force...  Cependant, se rapprochant, on déchiffre des lettres et des bribes de mots, lettres et syllabes arrachées au français et à l’arabe, questionnement sur la double culture, qui est, vue ainsi, bien plus qu’un croisement de savoirs. Cela devient une peau tissée de racines duelles, multiples quand on pense aux étymologies plurielles des langues. La peau c’est bien plus que l’intellect brut. Cela signifie (et je ne peux qu’adhérer à cela) que nos langues mêlées nous créent, sensuellement tout autant qu’intellectuellement (qu’on les maîtrise tout à fait ou qu’on en soit imprégné sans savoir les utiliser également dans tous les contextes). Langues désirantes. Mais aussi que nous portons en nous, physiquement et esthétiquement, les traces et souffrances héritées des mémoires séculaires d’où nous venons. Pour nous délivrer de ces douleurs ancrées dans le corps, et au contraire en saisir les messages de vitalité créative, de joie, il faut les tracer ensemble dans notre conscience et les œuvres, dire ce que ces corps d’identités multiples savent, et de quels messages riches ils sont porteurs. Ode au métissage, cette œuvre concerne tout le monde, car qui oserait se croire autre que métis ? (J’ai photographié aussi un fragment de près, de ce visage de mots, pour en montrer le tissage). De l’artiste il y avait d’autres œuvres, dont un autre visage, avec des surimpressions différentes, images entre rêve (ou cauchemar, suivant lecture) et réel projeté. Evidence d’une démarche qui appartient à une œuvre construite en lucidité.

Mais dans cette exposition j’ai aimé tout autant les deux autres artistes. Ils avaient tous en commun cette présence des lettres ou chiffres mêlés aux dessins ou peintures, dans des styles très différents.

Très émue par les œuvres de Mounir Gouri, qui demandent de rester longtemps à les « lire ». D’abord pour repérer les différents outils plastiques qu’il utilise : crayon du dessin, beaucoup, encre, gouache ou aquarelle, pour de minuscules taches d’orange-rouge (ou de pointes de rose sur une des créations, et un peu de bleu sur une autre). Une sorte de signature s’impose : fil de fer barbelé qui court, fin, soit pour emprisonner très légèrement un corps d’homme assis (un méditant ?), soit pour menacer des êtres qui sont là, au-dessous, soit pour suspendre des objets. Symboles nombreux, mais, aussi, discrets. Tout est d’une très grande finesse, subtil. Et c’est poignant. Car ce fil de petites pointes dures, posé là, et là, qui semble risquer de tout déchirer, marque un enfermement qui est une souffrance et qui est refusé. Chacun peut l’interpréter comme il le sent : questionnement métaphysique ou douleur sociale, réflexion idéologique, philosophique, ou interrogation intime. Je vois dans cette œuvre l’expression d’une connaissance du corps, de la conscience, de l’énergie (ce corps-conscience du tao chinois, ou ce corps mystique du soufi – ce qui revient d’ailleurs au même). J’ignore, n’ayant pas eu l’occasion de parler avec l’artiste, si lui-même sait ce qu’il montre, ou s’il le fait par prescience, s’il a, malgré lui, un savoir intuitif qui est antérieur à la prise de conscience. Mais c’est comme s’il dessinait les centres énergétiques du corps (le chakra de l’Inde, le  tan tien de la Chine...). Tourbillons crayonnés qui sortent du sommet de la tête, spirales ascendantes, ou du ventre, en avant. Des êtres sont là, parfois plusieurs, à côté les uns des autres, mais comme silencieux, parfois seuls, et entravés par ces fers à peine marqués mais si présents. Le fil de fer peut relier des corps solitaires, comme si la communication était atteinte par ce qui emprisonne. Et il peut suspendre, ou frôler de sa présence esquissée, des symboles, nombreux (posés là comme le seraient les mots d’un poème) : valises, sacs, clés, cœurs, ballons, minotaures... et fleur moucharabieh multipliée, rosée. La fleur apaise, dessine comme un bijou, adoucit la présence dure des minuscules pointes de fer : un peu d’espoir. (Est-ce hommage aux femmes, de la part de l’homme artiste, que faire de la fleur moucharabieh la messagère de cet espoir? J’aurais tendance à le croire. Ou un appel à ce qui, dans la culture, agit dans le quotidien pour donner de la douceur à la vie, refuge rassurant des objets traditionnels de la maison familiale?). Mon désir, sortant de là, aurait été de pouvoir partir avec un livre empli des reproductions de ces fines ciselures signifiantes, ces poèmes visuels en suspension... (Un éditeur, un jour, peut-être ?).

Et il y avait les tableaux d’Abdelkrim Tajiouti. Des œuvres au fond noir (pour des questions nécessaires et sombres...). Sur ce noir, des chiffres blancs, nombreux, parfois isolés, un 7 (un 2 ?),  parfois créant des nombres restreints ou infinis. Et, sur chaque tableau, un objet symbole de ce que la peinture dénonce. Chauve-souris (menace, dévoration, nuit, drone, peur ?), grenade porteuse de mort, signe de guerre, et arme. Les chiffres représenteraient autant les soldats ou terroristes que les victimes. Enfants soldats, aussi ? Chiffres infinis tant les morts s’accumulent depuis des siècles, et tant ils tombent, dans notre siècle à peine achevé, dans notre siècle à peine commencé... Chiffres ? J’y vois aussi l’argent des marchands d’armes, trafiquants d’un côté, vendeurs « légaux » de l’autre, pays, comme le nôtre qui est dans les premiers à faire voyager les instruments de mort... Comme les chiffres n’ont pas de signe distinctif (tueurs ou morts,  humains ou sommes) on peut y voir un sens : peu importent les morts pour les marchands, peu importent les droits humains pour le marché, légal ou mafieux. Ce sont des œuvres de colère, juste colère. On sent une obsession (plus que légitime pour qui refuse que la violence et la haine mènent les actions des hommes et régissent l’ambiance de nos vies). Refus intense de cette violence, décision de mettre en face toute la force de l’art, un art engagé s’il en est. On m’a dit (car je ne l’avais pas vu) qu’en décembre l’artiste avait exposé là - et cela était resté en janvier (œuvre tristement visionnaire pour Paris) un Kalachnikov, ce fusil d’assaut des bandits et des terroristes, mais le sien était en savon de Marseille. Idée géniale. Si les armes devenaient de simples statues à faire fondre dans l’eau, la mort s’éloignerait (celle qui vient du meurtre). L’arme en savon se transformerait en objet de purification, ou en jouet ridicule, car ridicule est ce goût de la mort et de la violence, ridicule à force de bêtise et de cruauté ignorante. C’est ce que ces œuvres  nous disent.

Le hasard m’a fait découvrir sur la Toile (croisement de rencontres) une artiste qui est présente aussi sur le site et dont les créations m’intéressent (quelque chose à voir avec l’art chorégraphique...) : Annabel Aoun Blanco. Raison de plus pour suggérer de chercher, sur le site de la galerie, au-delà de la page d’accueil (déjà ample) la rubrique où des pages sont consacrées à divers créateurs (il n’y a pas que ces quatre noms).  Ainsi j’ai repéré d’autres œuvres qui me touchent : le Don Quijote de Nasr-Eddine Bennacer et son cœur sur la main, cela ne peut que me parler... Comme ce que je revois de Samta Benyahia, qui a exposé aussi ici, et dont je connais bien l’œuvre. J’aime les photographies issues des vidéos de Yun Aiyoung, forme d’art aux possibilités troublantes, pour traduire un monde de fantasmagories, entrer dans le rêve. Yamou... On croit voir d’abord  une photographie... d’un univers étrange et beau, mais non : huile sur toile ! Et les fenêtres de Luis Moragon, dans la nuit, je ne peux qu’apprécier : cela rejoint chez moi une thématique obsessionnelle (mais heureuse), peut-être à cause de Baudelaire...  Et ceux qui iront fouiner dans ces pages en ligne feront d’autres découvertes, vers d’autres artistes, suivant leur univers intérieur (là c’est ce qui coïncide avec le mien...).

Donc... pour ce voyage (et en savoir plus sur les artistes dont je parle ci-dessus, ayant vu les œuvres, ou que j’évoque ensuite, ayant deviné ces œuvres, ainsi que la Toile les transmet), visiter le site, Galerie Mamia Bretesché  : http://www.mamiabreteschegallery.com/  

14/03/2015

Fraternité et résistance... Penser la tension en soi, choisir la vie, la « spiritualisation de nos vies »...

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« Tout ce qui monte converge »

Teilhard de Chardin, cité par Abdennour Bidar (p.79)

« Mon cœur est devenu capable / d’accueillir toute forme. » (...) « Car l’amour est ma religion et ma foi. »

Ibn Arabi, cité par Abdennour Bidar (p.94)

 « Nous avons aujourd’hui l’occasion historique de changer d’ère en changeant de vision de l’homme. En échangeant cette mesure de l’homme à partir de son inhumanité contre sa mesure à partir de son humanité. » (p.71) / « Le sacré de la fraternité n’impose rien. Il laisse être. » (p.94)

Abdennour Bidar   Plaidoyer pour la fraternité, Albin Michel Spiritualités, 2015 : http://bit.ly/1AzC5Gz

« Savoir endiguer la déferlante extrémiste, ravaler le délabrement moral, guérir du malaise existentiel, en finir avec l’indigence intellectuelle et la déshérence culturelle. Telle est la vision programmatique pour sortir de l’ornière dans laquelle nous nous débattons. L’extrémisme est le culte sans la culture ; le fondamentalisme est la croyance sans la connaissance ; l’intégrisme est la religiosité sans la spiritualité. »

 Ghaleb Bencheikh, Editorial, Religions pour la paix, 10-01-15 : http://bit.ly/1BDoYcc

« Appartenir à deux cultures, loin de créer un choc de civilisations, est au contraire une richesse ; mais s’en tenir exclusivement à une soi-disant « culture d’origine », qui renie l’Autre dans son essence, risque pourtant d’engendrer un choc de cultures. »

Antoine Sfeir, Editorial, Cahiers de l’Orient N° 118, note de son blog, 05-02-15 : http://bit.ly/1FkLAQn

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Deux livres, dont l’un précède l’autre de plusieurs années, trois auteurs, et des expressions récentes répondant à l’actualité (entretiens, articles, tribunes, éditoriaux, émissions). Ce qui est proposé c’est de faire l’effort de penser la réalité en prenant du recul par rapport aux émotions d’abord traversées, en se remettant dans la rationalité de l’exigence fraternelle. Il y a le NON du refus du terrorisme. Mais il y a le OUI de l’engagement qui concerne chacun. Abdennour Bidar nous dit (Albin Michel, 2015) qu’il faut passer des luttes CONTRE aux actions POUR. Sortir du négatif. C’est au citoyen en chacun qu’il s’adresse dans son Plaidoyer, texte indispensable qui répond à l’urgence d’agir (la nôtre, implication concrète, individuelle).

Ni déni ni haine. Au contraire. Nuances dans le regard porté sur l’islam : distinction claire entre ce qui est  spiritualité fondée sur la culture, sur une perception historique, sur le questionnement philosophique, et ce qui n’est que dévoiements de l’ignorance, de la perte de liberté de conscience, et, pire, l'oppression ou la terreur qui veulent faire croire qu’elle sont légitimes.

J’ai noté « Penser la tension », car c’est un fil tendu entre des voies qui semblent parfois, ou semblent à certains, antinomiques. Deux sacralisations s’affrontent, nous dit Abdennour Bidar (liberté et spiritualité). Peut-être, justement, parce que, dans nos sociétés nous avons « évacué la dimension du sacré » et qu’il faut retrouver « un sacré partageable ». Les idéologies ne répondent plus aux questions actuelles, et nous n’avons pas encore réinvesti la valeur de la fraternité. Et ce qui oppose (nos « démons » réciproques souterrains) ce n’est que le miroir tendu qu’on refuse de voir. D’où cet examen de conscience double dont il parle. Son livre nous propose une éthique de la fraternité, pour laquelle un « travail sur soi » est nécessaire. En exergue, Régis Debray. Au cours des pages, des références, des citations : Pierre Rabhi pour « l’insurrection des consciences », Albert Camus, Mohammed Arkoun, Emmanuel Lévinas, Kant... Et, bien sûr, des versets du Coran. La philosophie n’interdit pas l’expérience mystique, au contraire, elle en fait une richesse intérieure enracinée dans le savoir : « Je suis croyant » / « Je crois en philosophe et en mystique ».  

Comment aimer une spiritualité et devoir poser un regard critique... Certains, qui essentialisent les croyants, portent un regard de suspicion sur l’effort de refondation que tentent de plus en plus d’intellectuels, et, ce faisant, ils se laissent atteindre par une dangereuse porosité avec les courants fondamentalistes. Aveuglement ou hypocrisie idéologique. Compromission, dans tous les cas.

Et comment, quand on mesure les dangers qui guettent, être cependant capable d’interroger ce qui fait obstacle à la fraternité, contrôler les pulsions de haine, prendre conscience de la nécessité de faire, sur soi, ce travail « d’intégration » dont parle pour chacun Abdennour Bidar (pour chacun, ,dit-il, pas à projeter sur autrui)... Alors qu’on croit que cela ne concerne que celui qui fait figure d’étranger (à sa foi, son origine, à son imaginaire identité fermée) alors que notre réalité plurielle nous demande de savoir entrer en elle et la faire entrer en nous... "Plaidoyer pour la fraternité"... http://www.albin-michel.fr/Plaidoyer-pour-la-fraternite-E... 

Ghaleb Bencheikh et Antoine Sfeir s’adressaient  (en 2008, éd. Bayard) aux islamistes, pour une parole autre, pour dénoncer les pièges. En 2015 le message est toujours valable, mais il est complété, enrichi par leur expression récente : textes divers éclairants. Chez Ghaleb Bencheikh, comme chez Abdennour Bidar, il y a la puissance d’un regard, intérieur à une spiritualité qu’ils veulent sauver des pièges, en croyants qui refusent les fausses lucidités, celles qui sont revendiquées notamment par des non croyants étrangers à l’islam, forts de leur ignorance et qui, pensant être solidaires, sont seulement cyniques par incompétence, et même, dit Abdennour Bidar, méprisants. Antoine Sfeir, lui, parle de l’intérieur d’un Orient originel fraternel, en connaisseur de réalités géopolitiques qui aident aussi à penser les faits religieux. Trois voix précieuses, qui aimeraient qu’on donne plus de place à toutes les autres, celles qui, intellectuelles et/ou mystiques, ouvrent le chemin d’une opportunité, pour la France, de faire un grand pas vers elle-même, pour s’accepter dans sa riche pluralité et barrer la route aux deux dangers complices : l’obscurantisme de la terreur (et ses penseurs voisins), d’une part, l’extrémisme haineux des droites identitaires (et ses idéologues voisins, politiciens ou pas), d'autre part. Porosités dont il faut se méfier... "Lettre aux islamistes"... http://www.decitre.fr/livres/lettre-ouverte-aux-islamiste... 

23/02/2015

ROGER HANIN. HOMMAGE...

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Pas question, pour moi, de ne pas rendre hommage à Roger Hanin, « le Raimu des Pieds-Noirs » (le Soir, Belgique, titre de l’article de Fabienne Bradfer). Acteur plus grand qu’on ne l’a suffisamment dit (et Alexandre Arcady le rappelle), homme d’idées, fidèle à ses racines, et antiraciste de toujours. Son dernier choix (être enterré à Alger, dans le cimetière juif où son père repose) est un geste symbolique très fort, un message envoyé autant aux Algériens qu’à la communauté des Pieds-Noirs (Juifs ou pas), et, aussi, aux Français métropolitains. Que comprendre ? L’appartenance irréversible à une terre de naissance et d’origine (ce qui n’est pas contradictoire avec la pleine implication dans la citoyenneté française). Le lien possible entre les communautés d’une même terre native ou originelle, sur cette rive et sur l’autre rive, à condition de se pacifier soi-même, de ne pas être dans une mémoire de la guerre qui évacuerait les mémoires de paix et de partage. La paix des esprits, donc, nécessaire. La fraternité, indispensable. Et ce message, il le lance dans une période secouée où il est d’autant plus nécessaire de l’entendre.

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Alexandre Arcady, cité par  Le Monde, 11-02-15. Il dit notamment que pour lui Roger Hanin était « de la même trempe que Gabin et Belmondo », et « n'a pas eu dans le monde du cinéma la reconnaissance qu'il méritait ».

Lettre-hommage d’Alexandre Arcady, réalisateur, dans une lettre ouverte écrite le 13, dans le retour vers Alger pour l’enterrement de Roger Hanin (selon le choix de l’acteur), lettre dans laquelle il cite Camus.  JDD, 18-02-15… http://www.lejdd.fr/Culture/Le-cineaste-Alexandre-Arcady-...

La proximité d’Elisabeth Guigou et Roger Hanin (« On trouvait Mitterrand injuste vis à vis des Pieds-Noirs et ça nous réunissait »). Lci.tf1... http://lci.tf1.fr/cinema/video/elisabeth-guigou-evoque-ro... 

 Le Parisien, 12-02-15. Dossier. Titres et sous-titres : « Il était bien plus que le commissaire Navarro ». / « L’Algérien / L’Amoureux/ L’Acteur / Evocation de Robert Castel, de Marthe Villalonga ("Roger Hanin le plus souvent marié à Marthe Villalonga") / L’Engagé / Ses grands rôles vus par Emmanuelle Boidron, Patrick Bruel, Alexandre Arcady, Richard Berry... 

LIVRES  de Roger Hanin. Sélection. « L’Ours en lambeaux », autobiographie. « Roger Hanin raconte et se raconte. Comme il parle : d'une écriture murmurée, traversée d'éclats et de chatoiements. ». Et « Les Sanglots de la fête » (histoire vraie de Blanchette, partie de la Casbah vers Paris, et qui mourra à Ravensbrück.) 

Fiche wikipedia (biographie, filmographie, bibliographie, théâtre)... https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Hanin 

Hommage. Article, Actu.J., "L'homme qui a fait entrer les Pieds-Noirs dans le cinéma français"... http://www.actuj.com/2015-02/culture/1451-mort-de-roger-h... 

27/01/2015

PETITION internationale. MUSULMANS du MONDE. « Notre responsabilité à l'égard du terrorisme au nom de l'islam »

Je m’écarte un bref instant du regard sur les images terribles du documentaire (nécessaire et important) qui passe sur la 2, « Jusqu’au dernier » (mais je ne m'écarte pas de l’écoute...), pour poser cette information (qui fait écho aux appels déjà publiés par des associations de musulmans laïcs - et laïques). Cf. celui que j’ai mentionné dans la note  du 16-01-15, « Des mots, des chants, des mots...Voix musiciennes et voix musulmanes ». Cet appel international ajoute l’affirmation d’un engagement du signataire : « Chacun des signataires s’engage à militer pour la primauté du droit, des droits humains et de la citoyenneté. ». Ce, après avoir insisté sur ce point : « Tous les discours ou entreprises visant à encourager ou à promouvoir les radicalisations, la haine, le racisme, doivent être criminalisés. ». (Ceci est à entendre par tous, pas seulement les musulmans signataires de cet appel, mais les chrétiens, juifs, athées, agnostiques, et croyants de diverses cultures. Car l’ambiance est aussi, malheureusement, ces derniers jours, en France, à des ripostes haineuses aux drames récents - ripostes en actes ou en discours. Et ailleurs, la haine prospère, comme d’habitude...). Cette pétition a une qualité remarquable, en ceci qu’elle proclame que signer une pétition est certes un acte qui a effet sur ce qu’on vit, mais que s’en contenter ne suffit pas : agir devra prendre aussi d’autres formes, pour l’affirmation des refus ou des adhésions, et pour le courage du dialogue. « Militer »... De même, son intérêt est qu'elle rappelle quelles sont les réponses pour réformer l'islam, c'est-à-dire d'abord réformer la lecture des divers textes fondateurs : tenir compte de leur historicité. Enfin, elle redit ceci, qui est indispensable : pour promouvoir la citoyenneté et les droits humains, il n'y a que l'éducation, la culture.

[Attention à ne pas prendre le mot "responsabilité" comme un aveu de culpabilité après les assassinats et drames ici et à l'étranger. (Comme une sorte de réponse à la double injonction contradictoire envoyée par certains : "exprimez-vous, mais soyez cachés"). Ce serait un contresens. C'est une REPONSE autre, au présent, pour agir maintenant, dans la poursuite consciente des engagements déjà pris, dans et hors une appartenance culturelle. Responsabilité active, espoir critique pour le futur. Constat et engagement... D'autant plus que cet engagement est déjà actif pour beaucoup, mais l'actualité exige un élargissement à une dimension plus grande, et sur un plan international.] C'est ainsi que je comprends cet appel...

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Ci-dessous, le TEXTE de l’appel, le LIEN vers la pétition, la LISTE des PREMIERS SIGNATAIRES.

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Déclaration

Notre responsabilité à l’égard du terrorisme au nom de l’islam

Le monde est en train de vivre une guerre déclenchée par des individus et des groupes qui se réclament de l’islam. En Syrie, en Irak, en Libye, en Tunisie, au Nigéria, en France, etc., cette guerre est la même. Elle est conduite au nom d’une certaine lecture de l’islam.

Cette guerre nous interpelle tous, nous, laïcs issus du monde islamique. Il est de notre responsabilité d’agir et de nous opposer à tout ce qui l’alimente.

Des réformes sont indispensables dans le monde musulman pour contrer cette guerre. La citoyenneté, l’égalité, la liberté de conscience, l’État de droit et les droits humains sont des antidotes indispensables.

Aujourd’hui, la réponse à cette guerre ne consiste à pas à dire que l’islam n’est pas cela. Car c’est bien au nom d’une certaine lecture de l’islam que ces actes sont commis. Non, la réponse consiste à reconnaître et affirmer l’historicité et l’inapplicabilité d’un certain nombre de textes que contient la tradition musulmane. Et à en tirer les conclusions.

Les troupes ennemies qui mènent cette guerre mondiale ne sont pas constituées de simples égarés mais de combattants fanatisés et déterminés. Ces combattants sont nourris par des textes islamiques qui appellent à la violence, qui existent dans les autres religions et qui relèvent d’un autre contexte, d’un autre âge, aujourd’hui dépassés. Ce corpus est le référentiel des groupes jihadistes. Tous les acteurs concernés, à commencer par les religieux et les autorités de chaque pays, doivent le déclarer comme inadapté, dépassé et inapplicable. Cette position doit être le début d’une véritable réforme du champ religieux de chaque pays et au-delà du champ religieux, d’une mise à niveau des législations.

L’activation et l’instrumentalisation de ce corpus, quelle qu’en soit la raison, doivent être dénoncées d’une manière explicite par les autorités, les religieux, les sociétés civiles ainsi que dans les manuels scolaires et sur les médias.

Nous avons la responsabilité de combattre l’activation de ce corpus et de tous les processus qui y conduisent. Tous les discours ou entreprises visant à encourager ou à promouvoir les radicalisations, la haine, le racisme, doivent être criminalisés. Les programmes scolaires et les discours des médias publics ainsi que les prêches des mosquées doivent être conformes aux idéaux universels de la liberté de conscience et des droits individuels.

Il n’existe pas de religion supérieure à une autre. L’humanité est une et indivisible.

Chacun des signataires s’engage à militer pour la primauté du droit, des droits humains et de la citoyenneté.

Le 11 janvier 2015

POUR SIGNER :

http://www.petitions24.net/notre_responsabilite_a_legard_du_terrorisme_au_nom_de_lislam

Premiers signataires :Raja Benslama, psychanalyste, universitaire, Tunisie/ Fethi Benslama, psychanalyste, professeur des universités, Tunisie, France/Ali Mezghani, Professeur agrégé en droit, Tunisie/Salah Elouadie, poète, président du Mouvement Damir, Maroc/Hella Lahbib, journaliste, Tunisie/Naceureddine Elafrite, journaliste, Maroc, Tunisie/Latefa Aharrare, actrice, Maroc/Aziz Al-Azmeh, universitaire, Syrie/Munaim Alfakir, poète, Irak/Tewfik Allal, coordinateur du Manifeste des Libertés, Algérie, France/Azzeddine Allam, professeur universitaire, Maroc/Zoubir  Arous, professeur  et directeur du laboratoire « Religion et Société », Université d'Alger 2, Algérie/Ahmed Assid, écrivain, Maroc/Fouzia Assouli, militante associative-Fédération de la Ligue des Droits des Femmes, Maroc/Houari Baki, psychanalyste, Algérie, France/Slimane Bedrani, Professeur à l'ENSA, Directeur de recherche associé au CREAD, Algérie/Yagoutha Belgacem, directrice artistique Siwa, Tunisie/Souhayr Belhassan, journaliste, Tunisie/Yadh Ben Achour, vice-président du Comité des droits de l'Homme des Nations Unies. Ancien doyen de la Faculté des sciences juridiques. Tunisie/Ghaleb Bencheikh, islamologue, France/Ali  Bencheneb, professeur émérite, ancien recteur d’académie, Algérie/Kmar Bendana, historienne, Tunisie/Cherif Bennadji, professeur à l'université d’Alger 1, Algérie/Basset Ben Hassan, président de l’Institut arabe des droits de l’Homme, Tunisie/Tabrizi Ben Salah, professeur de droit international, Doyen honoraire, Algérie/Lotfi Ben Slama, stomatologue, Tunisie, France/Nédra Ben Smail, psychanalyste, Tunisie/Sophie Bessis, agrégée d’histoire, journaliste, Tunisie, France/Jawad Boulus, écrivain et avocat, Palestine/Abdelaziz Boumeshouli, professeur d’université, écrivain, Maroc/Mohamed Chafiq, académicien, Maroc/Saloua Charfi, professeur de journalisme, Tunisie/Khedija Cherif, universitaire, Tunisie/Mohamed Ali Cherif, cinéaste, Tunisie/Moulim El Aaroussi, écrivain, Maroc/Said Elakhal, Chercheur, militant associatif, Maroc/Abdallah El Hariri, artiste peintre, directeur artistique, Maroc/Nabile Farès, psychanalyste, écrivain, Algérie, France/Cherif Ferjani, professeur des universités, Tunisie, France/Claudette Ferjani, militante associative, Tunisie/Habib Gherar, professeur à l’université d’Aix-Marseille, France/Nacer-eddine Ghozali, professeur agrégé en droit, Algérie, France/Nedim Gursel, écrivain, Turquie, France/Selma Hajri, médecin, Tunisie/Mohamed Ham, psychanalyste, professeur des universités, Maroc, France/Salem Hamza, psychiatre, Tunisie, France/ Ahmed Henni, professeur des universités, Algérie, France/Mahmoud Hussein, écrivain, France, Egypte/Kadhem Jihad Hassan, écrivain, professeur d’université, Irak, France/Marcel Khalifé, artiste, Liban/Abdellatif Laâbi, poète, Maroc/Kamal Lahbib, militant associatif - Collectif Démocratie et Modernité, Maroc/Slim Laghmani, professeur de droit à l’université de Carthage, Tunisie/Delenda Largueche, historienne, Tunisie/Ali Magoudi, psychanalyste, psychiatre, France/Ahmed Mahiou, professeur de droit, ancien doyen, Algérie/Faïka Moujahid, psychanalyste, Algérie/Hatem Mrad, professeur d’université, Tunisie/Kalthoum Meziou, Professeur à la Faculté des Sciences Juridiques Politique et Sociales de Tunis. Tunisie/Hamad Nazir, psychanalyste, France/Mounira Nessah, psychologue clinicienne, Tunisie, France/Hamadi Redissi, professeur d’université, Tunisie/Nouredine Saadi, écrivain, Algérie/Hachem Saleh, écrivain, traducteur, Syrie/Rajaa Stitou, psychanalyste, enseignante Université Montpellier 3, Maroc, France/Wassila Tamzali, écrivain, Algérie/Georges Tarabichi, écrivain, traducteur, Syrie/Adnane Yassine, poète, Maroc/Yahya Yakhlef, écrivain et romancier, Palestine/Lahcen Zinoun, chorégraphe et cinéaste, Maroc.

Pétition signée « Groupe laïc »

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Lire aussi, Huffpost Maghreb, "Des intellectuels issus du monde arabe se mobilisent" : http://www.huffpostmaghreb.com/2015/01/16/petition-charlie-hebdo-intellectuels-laics-musulmans-mobilises_n_6486262.html 

VOIR, autres PETITIONS, 8ème LISTE MARGE GAUCHE (après vignettes, liste Agir, etc...). Dernière pétition ajoutée hier : NEGATIONNISME sur INTERNET...    

.... VOIX MUSULMANES... VOIR aussi la note sur les voix, les chants, les textes... Engagements... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2015/01/16/de...   

18/01/2012

Michel Onfray, le livre sur Albert Camus : revue de presse

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Michel Onfray : « L’ordre libertaire. La vie philosophique d’Albert Camus », éds. Flammarion, 2012.

 

 

 

 

 

 

Page EDITEUR : http://editionsflammarion.flammarion.com/albums_detail.cf... 

Site officiel de Michel Onfray : http://mo.michelonfray.fr/

Le Point, 05-01-2012, article de Michel Onfray (et liens, revue de presse, en marge), « La tentative d’assassinat de Sartre contre Camus » : http://banquetonfray.over-blog.com/article-michel-onfray-camus-par-onfray-le-point-96119911.html  (« Si, d'une certaine manière, le XXe siècle fut bien celui de Sartre, c'est que l'auteur de La nausée avait décidé qu'il en serait ainsi et qu'il ne s'est rien interdit pour parvenir à ses fins. Dans sa stratégie pour conquérir le pouvoir intellectuel en France et assurer sa domination, il ne recula devant rien. La fortune libéra Sartre de concurrences qui auraient été terribles » (…) « Camus fut un adversaire philosophique terrible et Sartre a lâché les chiens contre lui. » () « La déconsidération du travail et des idées de Camus sera donc la règle. »

Le Figaro, 11-01-2011, « Michel Onfray : L’Ordre libertaire », par Paul-François Paoli : http://www.lefigaro.fr/livres/2012/01/11/03005-20120111ARTFIG00721-michel-onfray-l-ordre-libertaire.php (« Comme le rappelle Onfray, alors que Camus a toujours refusé de plier l'échine devant la violence de l'histoire, aussi bien en France, à l'époque de l'occupation, que face au double terrorisme du FLN et de l'OAS, Sartre s'en est accommodé. » (…) « Au-delà de Sartre, c'est toute une intelligentsia qu'Onfray met en cause, celle-là même qui avait snobé Camus. »)

Le Monde, 12-01-2012, « Sartre-Camus : cessez le feu ! », par Olivier Todd, auteur d’une somme biographique sur Camus : http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/01/12/l-ordre-libertaire-la-vie-philosophique-d-albert-camus-de-michel-onfray_1628602_3260.html  («L'Histoire de la fin du XXe siècle donna raison à Camus contre Sartre dans sa condamnation des totalitarismes bruns et rouges, même s'il n'alla pas aussi loin que George Orwell. » (…) « Utopistes sérieux, Sartre et Camus furent aussi les héritiers des anarchistes et des libertaires du XIXe siècle. Comme Onfray ! » (…) « Intéressant et irritant, ce gros livre gras propose la compilation d'une époque qu'Onfray n'a pas connue » (…) « Si cet ouvrage, ce monument d'impatience, sans doute sincère, bâclé, ramène aux textes de Camus et de Sartre, tant mieux. S'il accroît la confusion, tant pis. »)

Le Magazine Littéraire, 09-01-2012, « Albert Camus : la contre-enquête de Michel Onfray », par Aliocha Wald Lasowski : http://www.magazine-litteraire.com/content/rss/article?id=20831 ( «  Qu’est-ce qu’une vie philosophique ? Comment penser l’existence d’un homme, son engagement, la formation d’un regard sur le monde, vif et singulier ? » (…) « Quelle est la démarche d’Onfray pour aborder celui qui, par sa disparition soudaine, apparaît parfois comme le James Dean de la philosophie ? » (…) « Pour Onfray, Camus, l’un des auteurs les plus lus dans le monde, s’inscrit dans le lignage français des philosophes existentiels, mais surtout pas existentialistes. Onfray refuse l’enfermement de Camus dans cette image convenue… » (…) « L’Ordre libertaire d’Onfray développe la leçon philosophique d’une oeuvre qui change la vie. » (…) « Lorsqu’il intègre Alger républicain comme rédacteur en chef à l’âge de 25 ans, Camus se veut, dans son vaste reportage « Misère de la Kabylie » – onze articles entre le 5 et le15 juin 1939 –, défenseur des minorités arabes et musulmanes, critique du mécanisme colonial, farouche opposant à la justice de classe, condamnant les erreurs judiciaires et les arbitraires de tous ordres. Bref, déjà, tout entier, Camus libertaire, celui qui défend le pacifisme et la liberté de critiquer. » (…) « Onfray rapproche Camus d’écrivains comme Chestov, Berdiaev, Unamuno et Ortega y Gasset, autrement dit « des oeuvres qui pensent le monde dans la perspective de produire des effets philosophiques dans l’existence ». »

Marianne, 08-01-2012, « Le vrai Camus », par Aude Lancelin ( lien inactif après 2012)...  Citations : « Un malentendu se dissipe souvent parce qu'un autre s'installe. Une légende s'en va parce qu'une autre la chasse. Cette fois pourtant, un dévoilement décisif semble en cours au sujet de Camus. » (…) « C'est un tout autre penseur que Michel Onfray restitue à un large public avec l'Ordre libertaire. La vie philosophique d'Albert Camus. Un Camus proudhonien et libertaire, un Camus anticolonialiste de la première heure, un Camus en lutte contre les féodalités financières, un Camus concrètement révolutionnaire » (…) « Nul doute que les plumes de la droite française ayant pris beaucoup de liberté avec Camus ces dernières années auront un haut-le-coeur à la lecture du livre d'Onfray, un de leurs ennemis idéologiques intimes. »

Voir aussi :

France catholique (des points de désaccord, analysés subtilement: http://www.france-catholique.fr/Onfray-Camus-et-Danielou.html

Une lettre ouverte sur Le Post, de Manuel Gomez, auteur d’un ouvrage « Camus l’Algérois » (il tient à corriger certains points de détail…) : http://www.lepost.fr/article/2012/01/07/2675099_lettre-ouverte-a-michel-onfray-concernant-l-article-sur-camus-que-lui-a-consacre-le-point.html

Télérama éreinte (cela ne m’étonne pas)... http://www.telerama.fr/livres/l-ordre-libertaire-la-vie-philosophique-d-albert-camus,76743.php

Et, évidemment, Le Monde diplomatique, dont l’idéologie prend un coup (ce livre ne dérangera donc pas que la droite, mais beaucoup de systèmes de pensée figés et doctrinaires…) : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-01-11-Coup-bas-intellectuel

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Albert Camus, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Camus  

Michel Onfray, fiche wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Onfray 

  (Voir la note précédente…)