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18/12/2015

POÈME POUR DIRE… SOUTIEN, suite. "Litanie pour juillet plusieurs fois, plusieurs fois tous les temps…"

mms_img-2007196497.jpg((SOMMAIRE : photographie (cristal des mots, éclair lucide…), dédicace, exergues, poème))

Dédicace. Aux victimes de la terreur, quelles que soient les formes, le lieu, et le moment. Refus, pour soi, pour eux. Résister c’est dire. Et particulièrement, dédicace offerte à Ahsraf Ayad, condamné en Arabie saoudite, à Mohammed Al Ajami, prisonnier au Qatar, à tous ceux qui souffrent, dans ces deux pays, de nos silences complices. Message, pour les êtres du 13-11-15 à Paris et hors de Paris, les morts et les vivants. Offert, ce poème, écrit d’abord dans la pensée d’autres drames, et repris encore et encore, à chaque blessure rappelée, en écho questionnant. Que faire des plaies du monde? Que faire des noirceurs qui nous tendent ce miroir effrayant de notre humanité?

.......... Et j’ajoute (25 février 2016), aux lignes antérieures, l’offre de cette dédicace à Kamel Daoud, grande plume algérienne, qui subit le lynchage de ceux qui se mettent du côté de la bêtise, par ignorance doublée d’hypocrisie idéologique, avec la complaisance d’esprits paresseux, ou de stratèges aveugles… (Voir les notes des 16 et 21 février, mises à jour depuis).

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Litanie pour juillet plusieurs fois, plusieurs fois tous les temps…

"Tout ce que nos yeux ont vu et que l’esprit ne parvient pas à comprendre."  Margherita Guidacci  (Inventaire du massacre / L’horloge de Bologne) 

"La vie additionne. La mort soustrait." Edmond Jabès  (Le petit livre de la subversion hors de soupçon) 

"J’atteste qu’il n’y a d’Être humain / que Celui qui combat sans relâche la Haine / en lui et autour de lui." Abdellatif Laâbi, 10 janvier 2015 (J’atteste / contre la barbarie) 

"Il y a de grandes flaques de sang sur le monde / où s’en va-t-il tout ce sang répandu." Jacques Prévert (Chanson dans le sang / Paroles)

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Aujourd’hui je ne me souviens pas. Je ne me souviens pas d’hier, seulement du plus lointain de la mémoire, d’une pluie de sable, d’une pluie d’instants. 

Nuages. Comme brouillard sur l’écran des yeux. Très douce la parole du passé, très douce.

Douce et violente de la violence des exils, douce de la déchirure des langues, douce du froissement du papier de soie autour du texte offert par l’étrangère, en cette intime voix du dedans.

Amnésie. Bouffée de rires sur fond d’horreur ultime.

Aujourd’hui on lapide une femme, aujourd’hui on lapide un couple. Je ne me souviens pas, je rampe. Dans le présent je rampe, et mange l’orchidée noire.

Aujourd’hui on jette un homme et son oeuvre au feu du mépris, au destin de mort. Poète, on a peur de l’éclair lucide de tes mots, peur des yeux et du corps vivant. On craint la contagion d’esprit, la source intime de pensée, l’invasion de multiples « je » libres. Consciences sans dieux, ou consciences mystiques, on a peur des braises du vent qui chante.

Litanie de dates, litanie de noms, oubliés de mars et juillet, oubliés de janvier et novembre. Oubliés d’avant et après mars et juillet. Massacres et génocides, bombes et pierres, fleuves obsédants d’octobre noir. Je ne me souviens pas, je rampe : bombes, couleurs d’artificiers, disparus.

Disparus, bouches hantées, tendresses ravagées, identités lacérées, juillet désert, été désert, automne sidéré, hiver brûlant d’effroi. Enfant aux yeux aveuglés.

Aujourd’hui on censure un livre, on déchire un poème, on interdit un film, on arrête un blogueur : je ne me souviens pas. Otages, je ne me souviens plus…

Je ne me souviens plus, je danse. Je danse sur des cadavres, je marche sur des charniers, j’habite des immondices mémoriels, je dors sur de la cendre. Et douce, douce, est la cendre.

Soleil je bois, en coulées d’averses. Non, je ne bois pas l’or, soleil, je cherche l’ombre qui brûle. Je la chante, sanglant oublieux, je la cherche.

Yeux mats, papier journal en terrasse d’ocre toit, ou fond de cour au figuier, oui. Je froisse la feuille des nouvelles, je déchire la photographie, j’oublie que je me souviens. Alors je ne me souviens pas.

Morte rive, amante desséchée, l’eau n’a pas le bleu qu’il faut, l’eau s’enfuit en abysse en faux bleu, en rigole.

Gargoulette fantasmatique, inutile de tendre les lèvres vers une image, ou de poser les paumes sur un souvenir de fraîcheur, la soif reste, et les mots, dans l’incandescence des mains. De ne pas savoir je me souviens.

Aujourd’hui on emprisonne encore une femme, pour crime de pensée, on fait de sa porte la clé d’une cellule, de sa fenêtre le miroir clos de leurs peurs. Et je ne me souviens pas, je danse, sur la cendre je danse, sur nos douleurs je danse.

Mystère des arbres : je pose la main, je pose les pieds, j’arrête le silence. Je ne sais. Ni le soldat enlevé, ni l’enfant assassiné, ni les rêves de joie, ni les gouttes de rosée sur la fleur du temps. Ni même les murs.

Non, je ne sais plus rien, je suis là, j’existe. Devoir de mémoire. Devoir de bonheur, je laisse la mort hanter le papier journal, le temps de ma récréation cosmique, de mes contemplations de galaxies, de mes tendresses.

Mais je me souviens du bruit, j’écoute les mots. Je me souviens de la voix, j’écoute le souffle, la musique. Violons de Rostropovitch et Menuhin contre les mirages des armes, luth de Raymond, tambour du chaman, voix du blues, danse soufie. Contre l’illusion kamikaze.

Je ne parle pas du sang : j’ai oublié le sang. Je ne parle pas des noms : cela j’ai oublié. Je ne parle que du reste : l’oubli même.

Oui, trace, poudre, silence du bois, silence de la pierre. Petits cailloux de quartz de Saint-Augustin : en lécher le goût, pacifier l’olivier, le parfum.

Sidi Yahia des frontières, oasis de quelqu’un d’autre, qui ne reconnaît que le nom et cherche pourtant des yeux les sages. De cela est-ce que je me souviens ? 

Naissance frontière, autre rive. Quelqu’un sait-il encore quelle rue ou quel chant ? 

Je ne me souviens pas des noms, je ne sais plus les rues. Aujourd’hui je perds cette langue.

Musicien perdu, de Thagaste en Ardenne, quels sons, quelles lettres ? Seulement un écho bruissant du vide, de ne pas savoir faire.

Clandestine migration, Grenade ne se souvient plus des noms, Alicante a perdu les visages, Valence tous les prénoms, Almeria les sons, Alger les tombes, Oujda le vent, Marseille l’accent, Montréal les adresses. Il n’y a que Paris, la mer, et l’olivier, qui sachent encore rejoindre les pas, faire soleil de l’ombre. 

L’acacia, peut-être, Camargue…

Je ne me souviens pas des pères et des mères, et je ne me souviens pas des enfants des pères et des mères. Juste des litanies de foules sur des routes vagues. Distraite de moi-même je ne sais plus les visages successifs enfouis derrière mes yeux, je ne sais plus la caresse du temps.

Je ne me souviens pas de ne faire que me souvenir. Devant une feuille et un crayon je me souviens de la trace malgré le soir, de la fatigue des ensommeillés, d’hypocrites menteurs qui déguisent mes pieds, de colères à écrire. Pour délivrer l’âme d’encombrantes lenteurs je me souviens de la rebelle solitude heureuse, d’un tapis où s’asseoir. Ici l’urgence de dire et la force du présent dans la douceur tiède des rues, des mains. Vers un ailleurs qui sait, lointain rivage.

Buscar. Buscar la luz. 

L’étrangère aussi, en soi sait peut-être… Elle.

© MC San Juan (Texte et photographie)

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30/01/2015

NEGATIONNISME CONTRE MEMOIRE ET HISTOIRE DE L’HOLOCAUSTE

 

Nuit et brouillard.jpgLa DOULEUR.png

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 « Nous sommes de petites haches / à fendre l’immensité / d’avant notre naissance, / d’après notre mort. / Et nous dirons de chaque vie / qu’elle est un pore de l’éternité. »

Monique Rosenberg

Le sucre de mes pas, Jacques André éditeur

« Une étoile triste dans les cieux. / Ils sont venus me chercher dans ma propre maison. / Ils m’ont pris et emmené au camp, / Où ils m’ont brûlé jusqu’aux cendres. »

Chant populaire en romanès des Roms du Burgenland : http://www.romasintigenocide.eu/fr/home/e-les-survivants/e9-identite-d2019apres-guerre

« Que faire contre l’oubli / Quand les pierres s’effritent et perdent leurs syllabes. »

Tahar Ben jelloun

Les pierres du temps, recueil, éd. Points Seuil/Poésie

"Et tu n'es pas revenu". PHRASE-TITRE, de Marceline Loridan-Ivens : http://grasset.fr/et-tu-nes-pas-revenu-9782246853916

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Communiqué de presse, ONU (Choix de la date du 27 janvier, anniversaire de la libération d'Auschwitz, le 27-01-1945): « LE 27 JANVIER SERA DÉSORMAIS JOURNÉE INTERNATIONALE DE COMMÉMORATION EN MÉMOIRE DES VICTIMES DE L’HOLOCAUSTE,  DÉCIDE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ». 42ème séance plénière, 01-11-2005 : http://www.un.org/press/fr/2005/AG10413.doc.htm :

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HOLOCAUSTE, SHOAH, PORAJMOS/SAMUDARIPEN... GENOCIDE...  extermination...

Mémoire...

Sur le site du Mémorial de la Shoah l’accent est mis sur le mot SHOAH ("catastrophe"), qui dit en hébreu l’extermination des Juifs, centrale : plus de 6 millions de Juifs exterminés de manière systématique. Les Tziganes ont eux aussi des termes pour désigner leur génocide (car c’en est un : ½ million de Tziganes exterminés, ce qui, proportionnellement à leur nombre en Europe, est une destruction considérable). Meurtre collectif : "Porajmos", "Samudaripen". Dans la décision de l’ONU, le terme « HOLOCAUSTE » réunit toutes les victimes de cette entreprise de suppression  de la surface de la terre des peuples qu’on veut faire disparaître (Juifs, d’abord – obsession nazie, Tziganes, et groupes ethniques, ainsi les Noirs). Mais aussi  des êtres qui vivent leur humanité (leur sexualité) d’une manière que les nazis refusent de faire entrer dans l’humain : les homosexuels (le Triangle rose). Et les handicapés, êtres inenvisageables dans ce délire de pureté aryenne où les accidents de la nature et la fragilité humaine ne peuvent pas être pensés. Toutes les victimes de ce moment historique particulier de volonté génocidaire programmée et industrialisée. Et uniquement de ce moment singulier, car il est tel qu’il représente le summum de ce qui peut être conçu et mis en œuvre pour détruire l’humain. Et détruit justement l’humain.

Déshumanisation de nous tous, y compris maintenant, si nous ne gardons pas mémoire pour tenter de comprendre comment on peut arriver à créer une « industrie » du génocide. Tragédie historique unique, qui défie la pensée. Qu’il y ait eu, avant et depuis, d’autres génocides, et des massacres, n’enlève pas la singularité de ce moment de l’Histoire européenne. Pour penser le Cambodge, par exemple, nous avons besoin de penser l’Holocauste (Holocauste /Shoah/ Porajmos..).  Mort de tous. Et  ici, maintenant. De même pour penser le terrorisme. De quelle part de l’homme vient la capacité d’être décideur de génocide, acteur actif de génocide, acteur passif (simple exécutant qui ne résiste pas à l’innommable et obéit aux ordres de meurtre ou de torture), témoin indifférent (ceux qui voyaient leurs voisins juifs être emmenés, ou disparaître – Rafle du Vel D’Hiv, ceux qui passaient sans s’émouvoir au bord de camps, comme celui de Drancy près de Paris, ceux qui, même, trouvaient normal que les Juifs doivent porter l’étoile jaune). Dans quel tréfonds des êtres, de notre être, demeure ce pouvoir de haine, de mort, de destruction de tout sens ?

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Le communiqué de l’ONU insiste sur le fait que le texte de l’Assemblée rejette « tout déni de l’Holocauste », « que ce déni soit total ou partiel ». Le négationnisme est désigné clairement. En 2005. En 2015, avec le développement d’Internet il envahit des sphères culturelles (de sous-culture...) plus vastes, de manière plus pernicieuse, car donnant à lire facilement une contre-Histoire dont le mensonge peut prendre dans ses filets des cerveaux divers.

Il sort, ce négationnisme, de l’univers  de l’extrême droite proche des néonazis (et il parle fort). Il  fait signer des pétitions de soutien à Faurisson (sous prétexte de liberté d’expression), pour s’adjoindre diverses sortes de mouvances idéologiques antisémites. Qui sont :

 L’islamisme, instrumentalisation politique de l’islam, jusqu’au djihadisme. Négationnisme, ici, qui légitime les voies meurtrières, et que l’actualité révèle tragiquement.

Une ultragauche radicale (écologiste parfois), sous prétexte du soutien aux Palestiniens : le soutien devenant haine, la critique du gouvernement israélien (qui serait acceptable, légitime - comme pour tout gouvernement, tout pouvoir, tout parti ou courant idéologique - mais dans un tout autre cadre éthique...)... devenant déni du droit d’Israël à exister, rejet élargi à tout un peuple, puis à tous les Juifs (mais la chronologie peut être inverse...). Par haine on devient négationniste, pour ne pas avoir à reconnaître une singularité qui nécessite de passer sur le terrain du questionnement ontologique, loin des slogans.

L’intégrisme catholique (qui retrouve l’impensé de ses aversions ancestrales : jusqu’au désir de meurtre). Voir la note du 26-01-15 ("Complotisme chrétien" : catholique intégriste, précisément...).

Un espace sous-culturel confus, sans frontières définies, celui d’un certain ésotérisme. Où l’apparent désir de comprendre le monde, le goût des significations souterraines du réel, la curiosité pour une démarche interprétative des symboles, finit par rejoindre (à force de mauvaises questions sur les signes, sans repères conceptuels) l’univers du complotisme. (Et comme celui-ci est associé au négationnisme historique, de glissement en glissement cet ésotérisme flou peut être capté par l’ésotérisme d’extrême droite, politiquement assumé).

Refus, dans tous les cas, de ce que le judaïsme interroge dans le monde, depuis, à la source, la pensée du monothéisme, qui écarte les dieux pluriels et les idoles, et remplace les jeux de miroir des récits antérieurs par la pensée d’une transcendance, et, en ce sens, est fondateur des religions qui suivent, et de la culture issue du monde méditerranéen. Culture qui a essaimé dans le monde entier sous les formes diverses du christianisme et de l’islam (ou leurs marges culturelles), et dialogue avec les mythes grecs. Refus de la source (car penser ainsi la source de ce qu’on est interroge qui on est). Refus du commentaire infini dont le judaïsme authentique fait une constante philosophique et éthique. Car cet infini de la pensée, de la lecture, ne peut coïncider avec les raccourcis des certitudes.

Refus de voir la réalité du génocide des Tziganes, aussi,  quand actuellement on met les Roms dans une marge en stigmatisant, excluant, et en globalisant le réel. Peuple nié, génocide nié.

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POUR MEMOIRE... POUR SAVOIR. GUERRE, CAMPS, GENOCIDE :  

« SHOAH, l'histoire contre les fanatismes ». Editorial, Le Monde, 28-01-15 : http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/27/shoah-l-histoire-contre-les-fanatismes_4564244_3232.html (["(Pour ne pas) nier la singularité absolue du massacre des Juifs (et des Tziganes) d’Europe par le régime nazi."]

La SHOAH. DOSSIER Hérodote : (Chronologie des faits. Genèse de l’antisémitisme nazi. L’extermination des Juifs.) :  http://www.herodote.net/La_Shoah-synthese-334.php 

27 janvier 2015. Libération du camp d'Auschwitz-Birkenau. Hérodote : http://www.herodote.net/27_janvier_1945-evenement-19450127.php

Génocide des Tziganes, Mémoires tsiganes : http://www.memoires-tsiganes1939-1946.fr/genocide.html

Génocide. « Le destin des Tziganes pendant la seconde guerre mondiale », romasintigenocide.eu : http://www.romasintigenocide.eu/fr/home/d-genocide

HistoQuiz. Génocide des Tziganes, par Marie-Christine Hubert et Daniel Laurent : http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/seconde/tziganes/Dossiers.htm

26 FILMS sur la SHOAH/l’HOLOCAUSTE. Sens critique : http://www.senscritique.com/liste/Films_sur_la_Shoah_l_holocauste/179896

Des LIVRES pour ne pas oublier, shoah-memory.org : http://shoah-memory.org/livres_sur_la_shoah.shtml

Liste de LIVRES. Seconde guerre mondiale, génocide. Fiche wikipedia :   http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27%C5%93uvres_litt%C3%A9raires_inspir%C3%A9es_par_la_Seconde_Guerre_mondiale#G.C3.A9nocide_des_Juifs 

"Etre sans destin", Imre Kertesz, Actes Sud : http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-etrangere/e...

« Aucun de nous ne reviendra », Charlotte Delbo, TEXTES : http://www.escabelle.com/spectacle_extrait.asp?spectacle=23

MEMORIAL de la SHOAH : http://www.memorialdelashoah.org 

TEMOIGNAGE. "Si je suis resté vivant...". Rencontre avec Henri BORLANT, par Natalie Levisalles, Libération, 26-01-15 : http://www.liberation.fr/societe/2015/01/26/si-je-suis-reste-vivant_1189283 

HISTOIRE. "Le cheminement de la mémoire de la déportation". Entretien avec Annette Wieviorka, historienne, spécialiste de la Shoah et de l'histoire des Juifs au XXè siècle. Libération, 26-01-15. Propos recueillis par Natalie Levisalles : http://www.liberation.fr/monde/2015/01/26/auschwitz-est-u... 

"Auschwitz, le combat permanent contre l'oubli", Le Parisien, 27-01-15, article, par Eric Hacquemand, et vidéo-témoignage : http://www.leparisien.fr/espace-premium/fait-du-jour/auschwitz-le-combat-permanent-contre-l-oubli-27-01-2015-4481615.php

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SITE du Mémorial de la Shoah. Deux documents :

« LE TEXTE du COMMUNIQUE de L'ONU: Décision historique à l'Assemblée générale pour marquer chaque année la mémoire de l'Holocauste ». (CITATIONS (début de la page): « 1 novembre 2005.  L'Assemblée générale a adopté aujourd'hui une résolution "historique" proclamant le 27 janvier, jour de la libération du camp d'extermination nazi d'Auschwitz, "Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste", pour se souvenir des crimes du passé et pour prévenir les actes de génocide dans le futur. / Déposée par Israël, co-parrainée par 104 pays et adoptée par consensus, la résolution sur la mémoire de l'Holocauste "prie instamment les Etats membres d'élaborer des programme d'éducation qui graveront dans l'esprit des générations futures les enseignements de l'Holocauste, afin d'aider à prévenir les actes de génocide". / Le texte rejette "tout déni de l'Holocauste", c'est-à-dire l'entreprise d'extermination systématique du peuple juif, "en tant qu'événement historique, que ce déni soit total ou partiel". » (...) « L'Assemblée générale avait entamé hier un débat sur la "Mémoire de l'Holocauste" au cours duquel le représentant israélien avait déclaré que "si cette tentative barbare et systématique pour éliminer un peuple entier à une échelle sans parallèle dans l'Histoire avait été une tragédie unique pour le peuple juif, ses leçons demeuraient universelles". » (...) « "Nous sommes nés des cendres de la deuxième guerre mondiale, après l'Holocauste, et non seulement il fait partie de notre histoire mais nous avons aussi la responsabilité sacrée d'en enseigner les leçons, d'encourager la tolérance et de lutter contre l'anti-sémitisme et d'autres discriminations", avait souligné Kofi Annan (voir notre dépêche du 15 mars 2005). » (...) « Plus d'une trentaine de personnalités avait pris la parole pour rendre hommage aux victimes des tortionnaires nazis et exhorter la communauté internationale à tirer les leçons de ce qui s'est passé à Auschwitz. / "Les génocides du Cambodge et du Rwanda n'auraient jamais dû avoir lieu, et ce qui se passe au Darfour, dans l'indifférence générale, ne devrait pas se produire. Le monde ne tirera donc jamais les enseignements de ce qui s'est passé à Auschwitz et dans les autres camps de la mort ?", avait demandé Elie Wiesel, Prix Nobel de la paix et rescapé des camps de concentration nazis. » (...) « Plus de 6 millions de Juifs, dont au moins 1,2 millions d'enfants, ont été exterminés par les Nazis pendant la seconde guerre mondiale, sur les 9 millions de Juifs vivant en Europe à la veille de la guerre. Dans les camps de la mort du régime nazi d'Adolf Hitler, ont aussi péri près d'un demi-million de Tziganes et près de 250.000 handicapés, ainsi que des milliers d'opposants au régime, d'intellectuels et d'homosexuels. / Le 27 janvier 1945, le camp d'extermination nazi d'Auschwitz, où trois millions de personnes ont été victimes des chambres à gaz et des fours crématoires, a été libéré par les Alliés. / Voir la page spéciale consacrée à la session commémorative extraordinaire pour le 60e anniversaire de la libération des camps de concentration nazis. »

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Tribune d’Avishai Margalit (philosophe, universitaire à Jérusalem, auteur de « L’Ethique du souvenir », à paraître le 10 février). Parue dans Le Monde du 27-01-2015. (CITATIONS : « Je distingue deux façons de poser le problème de la mémoire et de sa formation : la politique de la mémoire et l'éthique du souvenir. La politique de la mémoire met en jeu l'utilisation que divers régimes font de la mémoire, et de l'oubli, pour établir leur légitimité. Dans le cadre de l'éthique du souvenir, la question porte sur le devoir de se remémorer tel ou tel événement, et sur le sujet de ce devoir. En outre, l'éthique du souvenir s'efforce de savoir s'il n'y a pas également un devoir d'oubli permettant le pardon. Ici, je ne me préoccuperai que d'éthique du souvenir, et non de politique de la mémoire, même s'il reste toujours autour du souvenir de la Shoah beaucoup de politique. /// La question éthique est la suivante : la commémoration de la Shoah est-elle un devoir et, si tel est le cas, à qui incombe ce devoir ? A l'humanité entière : telle est la réponse contenue dans l'idée d'établir une journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste. Je suis d'avis qu'il est légitime d'exiger cette commémoration de l'ensemble de l'humanité, tout en ayant conscience que cela ne va pas de soi et qu'une telle injonction requiert d'être justifiée.  (...) « S'il y a un sens à ce que l'ensemble de l'humanité s'associe à cette commémoration, c'est parce que la Shoah est une manifestation du mal radical. » (...) « Avec leur conception raciste, leur politique de destruction systématique des juifs, les nazis ne se sont pas contentés d'adopter une conduite immorale dans les faits. Ils ont ébranlé le présupposé fondamental sur lequel repose une humanité partagée. La Shoah constitue une agression contre la possibilité même d'un ordre de la moralité et, en ce sens, elle représente bien un signal d'alarme qui s'adresse à toute l'humanité. L'établissement d'un ordre de la moralité est l'intérêt supérieur de tout homme. C'est pourquoi la commémoration de la Shoah est dans l'intérêt de toute la communauté humaine. " ») 

MISE à JOUR 18-02-15. LIVRE. "Les philosophes face au nazisme. Avant, pendant, après Auschwitz". Philo Eds, janvier 2015. Collectif. La philosophie à l'épreuve du mal.

Philosophie magazine :  http://www.philomag.com/les-idees/les-philosophes-face-au-nazisme-avant-pendant-apres-auschwitz-11015

Fiche DECITRE : http://www.decitre.fr/livres/les-philosophes-face-au-nazisme-9782953813050.html

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MISE à JOUR 01-03-15. Holocauste. "Shoah : ces Tsiganes qu'on rejette", par Ouri Wesoly, CCLJ : http://www.cclj.be/article/3/6410

Série documentaire. "Jusqu'au dernier, La destruction des Juifs d'Europe", de William Karel et Blanche Finger, France 2, produite par Paul Rozenberg et Céline Nusse : http://www.france2.fr/evenements/jusqu-au-dernier-la-destruction-des-juifs-d-europe

..........MISE à JOUR 08-05-15. Un SITE à découvrir absolument : Mémorial 98 (écho au centenaire de l'Affaire Dreyfus, 1998) : http://www.memorial98.org/ Sur le site, adresse du blog associé, plus Facebook et twitter...