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18/07/2019

"Énigmes du seuil". Ou "prendre place dans une part d'infini"...

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     à l’encre de mon corps
chargé de pages d’incertitudes
     à incendier le futur
                    Rio Di Maria
         Énigmes du seuil, L’Arbre à paroles, 2018
(Dans ses dessins, nombreux, un théâtre magique, quelque chose qui fait penser au métissage culturel du continent sud-américain, une hispanité indienne. Mais il vit depuis presque toujours en Belgique, et ses origines sont italiennes, de Sicile. J’ai trouvé, pourtant, une parenté, dans ces dessins, avec la psychomagie d’Alejandro Jodorowsky, éblouissant artiste franco-chilien).  
 
L’épitaphe est une dédicace offerte à ses proches, en forme de message sur la conscience d’être. « Nous ne serons jamais que poèmes inachevés ». C’est très beau. Poèmes inachevés, au pluriel, mais aussi au singulier, donc lui. Éthique de vie. Se construire comme une œuvre d’art en inachèvement perpétuel, comme un corps-conscience imprégné de mots en gestation. « Que » poèmes… Mais écrire cela n’est pas réducteur, c’est mettre l’accent sur la nécessité de savoir ce qui en nous doit se vivre comme présence en devenir. Mise en garde. Ne pas se laisser perdre au mirage, social ou autre, d’une réalisation dont il faudrait se contenter. Et plus loin dans le recueil il écrit que « La vie s’accomplit en multiples métamorphoses. » 
 
Le poème qui donne son titre au recueil de Rio Di Maria, Énigmes du seuil, superbe, est très mystérieux. De quoi proposer de nombreuses interprétations possibles. J’y lis une interrogation métaphysique. Qu’y a-t-il à la source originelle de tout, dans « l’antarctique du premier langage » ? N’est-ce que « grand sommeil », « néant » ? Et la « maison vide » invoquée, est-ce l’univers sans l’évidence d’un Dieu qui réponde ? Le seuil est-il passage vers l’absence de tout sens ? Ou porte à ouvrir en nous pour accéder à ce premier langage et le déchiffrer ? « Énigmes ». Donc possibles sens offerts. Savoir qu’on ne sait pas et chercher. Savoir qu’on peut saisir des parts de signification. Il semble que tout le livre soit une tentative de déchiffrement de l’énigme plurielle d’un seuil métaphysique, porte ouvrant autant en soi qu’au-dehors. De ce monde intérieur et extérieur (et de la connexion entre les deux) les oiseaux seraient les alchimistes. « Comment dire l’explosion de prévisions des oiseaux ? » 
 
La clé serait la capacité « d’être ailleurs ». Mais quel est cet ailleurs ? Cela veut-il signifier la difficulté de se libérer de soi-même, du moi apparent qui n’est pas l’âme haute, du corps prisonnier de la matière ? Ou est-ce dire la nécessité de savoir être les autres, en empathie avec l’étranger pareil à soi, mais qui se situe dans un « ailleurs » à traduire ? L’autre espace est-il « un pays d’oracles fantômes », un « pays déchiré ». Ou au contraire un lointain qui s’en échappe ? Car il évoque de texte en texte un monde de « hurlements », dans des « orages de neige », un monde entre violence et beauté, le réel mêlé à un univers de « songes ». Comme si affronter la cassure entre le réel et ses ombres, d’un côté, et un rêve de lumière, de l’autre, était l’enjeu de l’écriture.  
 
Alors, pour le réussir, vivre d’abord en soi la genèse du processus en œuvre. « Chaque jour / faire table rase de tout et renaître autre ». Il faut se délivrer des mémoires qui encombrent, pour arriver neuf à la page. Et se délivrer aussi des silences qui ne sont pas encore l’accès au silence fondateur d’écriture. « Oublier le passé / et ses rubis de silence ». Le poète, homme, cherche en lui, par l’oubli, l’éclosion de la part féminine qui se posera dans le « Contre à la mort ». Présence du réel du monde autant que des paraboles de l’imaginaire. Il parle de « Devenir / celui qui oscille dans l’urgente image / floue et inguérissable ». Osciller. Assumer l’aller-retour entre des réels qui s’opposent, et les dire. Car « il fait noir », dans ce réel, par « l’ombre guerrière ». Parce que dans vivre et écrire, d’un côté il y a le mot « guerre », synthèse de tout, et de l’autre le mot « infini ». Car le « Je » du poète, qui se parle à lui-même, est « À l’écoute / derrière la porte des doutes », s’imprégnant des « sanglots des comètes ». Comme si l'univers se pensait à travers lui, souffrant de l’état du monde. Dimension cosmique de l’humain, présente dans tout le livre. Les messagers en sont le soleil, les oiseaux, les galaxies. Pour un dialogue avec le « silence de l’immensité ». Énigmes, mais présence. Malgré l’incertitude.
 
Et « Basta ! ». Le cri est assumé, contre ce qui anéantit, met l’humain sous tutelle. Mais il envoie sa « lettre-bouteille à la mer-éternité ». Et... « l’accident c’est survivre », dit un poème dédié à Bernard Noël. Paradoxe. On écrit face à la mort, de soi, des autres. Et face à un « labyrinthe intérieur ». Celui de soi, de l’autre, cet « apatride » intime autant qu’errant étranger. Métaphore des exils terrestres et des exils de l'être, « la mer émigre en sa préface »… Il mentionne au moins deux fois la « terreur » de notre nature éphémère. Et pourtant, derniers vers du dernier poème, magnifique fin ouverte à l’espoir… On a la réponse métaphysique…
«  … l’impalpable cosmos
 Dans une goutte d’eau intemporelle
toutes ses créations finissent par devenir UN ». 
Rio Di Maria, Énigmes du seuil, page 148
 
MC San Juan
 
PAGE de la Maison de la Poésie d’Amay, Belgique. Énigmes du seuil…  
 
CARTE D'IDENTITÉ LITTÉRAIRE. Sa page sur Le Capital des mots, revue de poésie...
 
Portrait onirique, par Patrick Lowie (plus un lien)... 

03/07/2019

Carte d'identité... littéraire. Ou ce que veut dire "créer", pour moi.

DUBOIS 3 CAPITAL .jpgMais à quoi sert l’écrit s’il ne dénonce ? Le verbe s’il ne hurle ?
      Jean-Marie Blas de Roblès, Hautes lassitudes
Qu’est-ce que tu es, nuit sombre au-dedans d’une pierre ? 
                Henri Michaux, Poteaux d'angle
 
Identité littéraire, oui. Mais pour une écriture qui se fait avec deux « stylos ».
L’un, qui est un crayon, mine HB, préalable au clavier. Pour des traces sur post it, nappe de café, note de courses, avant la feuille (parfois la feuille). J’aime cet aspect matériel, l’écriture avec argile et graphite. Lien avec la terre, la pierre.
L’autre qui est « el rectángulo en la mano », pour emprunter l’expression de Sergio Larrain, photographe de mon Panthéon personnel. L’appareil photographique. Dans « photographique » il y a « graphique » : le regard écrit.
 
J’ai été invitée à publier (poésie et photographie) sur la revue en ligne « Le Capital des mots », créée et animée par Éric Dubois, poète. (J’ai attendu d’avoir lu le maximum de pages des poètes qui sont là, connus déjà par moi, ou pas). J’ai alors choisi deux de mes poèmes qui correspondaient aux deux axes que je définis dans mon texte de présentation. Et un autoportrait d’ombre - d’une série qui en a plusieurs : car c’est un exercice intéressant que l’autoportrait, pour des raisons techniques et esthétiques. Pour la pensée que cela induit, photographiquement. Et l'ombre, c'est infini...
 
Je note ici les titres des poèmes, lisibles en ligne (lien ci-dessous).
. Le marcheur indifférent
. Feu
 
Ce qu’est écrire, créer (un paragraphe, pour l’essentiel). Citation : «  Quand je veux caractériser ce qu’est la création pour moi (écriture ou photographie) je reprends le concept du duende, feu créatif pensé par l’Andalousie gitane et (magnifiquement) par Lorca. Mais écrire est aussi…» (suite sur la page en ligne...)   
(…) /// D’un côté cette question de Jean-Marie Blas de Roblès : « Mais à quoi sert l’écrit s’il ne dénonce ? / Le verbe s’il ne hurle ? ». /// De l’autre celle-ci, d’Henri Michaux : « Qu’est-ce que tu es, nuit sombre au-dedans d’une pierre ? »
 
Bio-Biblio - en un paragraphe (Blog. Formations et parcours. Publications).
 
En une page en ligne, est défini tout ce qui compte.
Cette page mène à de très nombreuses autres pages. Il suffit de mettre un nom de poète en 'recherche' et les textes viennent… J’ai été émue, en posant mon nom, non par moi mais parce que le début (Marie-Cl…) fait venir Marie-Claire Bancquart, décédée récemment (février 2019), juste après la parution (fin janvier 2019), en Poésie/Gallimard, de « Terre énergumène ».  Voisinage syllabique... 
Sur ces parcours de pages de la revue en ligne je reviendrai plus tard… (en automne).
 
MC San Juan
 

28/05/2019

"Chaque pas est une séquence". Sur deux livres d'Éric Dubois.

DUBOIS 1 .jpg"Chaque pas est une séquence"
 
C’est important, un titre. Cela donne une clé, est déjà un poème minimal, la trace d’une langue. Celui-ci est un message, qui parle à la fois de vie et d’écriture.
Avancer, dans les difficultés des jours, les siennes et celles du monde auquel le poète est sensible, car pas enfermé dans la contemplation de soi, tout en étant attentif au devenir de soi.
Je crois ce recueil central, par rapport à ce que j’ai pu lire d’autre d'Éric Dubois. Il est paru en 2016. On y trouve un travail sur le langage, un questionnement sur ce qui se joue dans le langage, celui du poème mais pas seulement. 
"Arpenteur du silence" est le premier vers, comme un programme d’écriture et de démarche intérieure, dans cette recherche, apparemment paradoxale, de sens là où il n’y a pas de sens dit. Où il faut peut-être même se méfier de ce qui serait trop dit.
Ce sens il commence par le trouver dans la matérialité du réel, dans les éléments et paysages du monde : l’eau, la pluie, la pierre, le soleil, le sable, le vent, les arbres. Mais on voit aussi que le regard est accompagné de questions. "Quel territoire délimiter" dans ce monde ?  Le sien ? Celui de l’espace des choses, des gens ? Celui d’un cosmos dont on chercherait l’écho dans le silence ? Avec des mots, ou sans les mots ?
Et il y a le doute, au sujet du sens, au sujet du langage. Peut-être même sur le sens d’écrire. Parce qu’il y a la mémoire et le temps qui encombrent.
La mémoire est un risque pris pour l’introspection, où l’auteur voit la possibilité de fractures : "l’œil du désordre". Quand on fouille en soi, quand on analyse, pour construire on détruit, fragmente, sépare.
Mais se profile toujours une sorte de sagesse dans le regard que l’écrivain porte sur lui-même et sur cette écriture de lui-même, pour être capable de se regarder, soi, comme on regarde qui n’est pas soi :
                      "Attention à soi
                       comme à un autre
                       fragile"
DUBOIS 3 CAPITAL .jpgContre les pièges du temps, qui est "le manteau d’ombre des gens". Superbe et profonde formule, qui rejoint la parole des hautes sagesses sur le relatif et l’absolu, sur les apparences des personnages que nous jouons, englués dans le temps. Mais au-delà il y a l’être, et la poésie permet cette transfiguration du langage : "La poésie suspend le mot dans un bain d’être". C’était évoqué quelques pages avant, quand il parlait du "rien dans le tout", comme esquisse d’un dieu (sans majuscule). Là "l’oracle" fait rencontrer "le prénom de Dieu" (avec majuscule). Quoi qu’il y ait derrière ce mot, on y lit la promesse d’un sens, d’une universalité.
Signe qu’on peut "être l’écho / de quelque chose", qu’on peut espérer "la lumière", et dire "non" pour ouvrir le oui. 
"On a tous un masque insaisissable
 que l’écriture tente de cicatriser"
Ce que l’écriture réussit c’est le déchiffrement des "mots qui sculptent l’invisible". "Derrière l’opacité" pouvoir déceler "l’essentiel".
Le poète dessine une "trajectoire" qui ouvre "les possibles" pour lui, le texte, le monde. Afin de "rêver" et de pouvoir "fixer l’étoile". Déchiffrant la vie comme un "poème illisible", qui devient lisible, pas à pas.
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"Langage(s)"...
Un autre recueil, titré "Langage(s)", jeu de sens entre singulier et pluriel, prolonge (en 2017) cette méditation sur le silence et sur le sens. Sur l’être, la personne, précieux "puits artésien" du fait du langage, infinie profondeur de sens, plus que surface de signes. Il y a toujours la lumière, et il y a des questions. Le bruit contre le silence. La solitude contre la rencontre du regard. La mort comme horizon des vies et même du monde. L’absence contre la puissance d’être. Et cette "porosité" qui menace, de soi avec l’ombre des douleurs, de soi avec les émotions de la mémoire et de l’oubli. 
Mais celui qui écrit lit dans le monde "l’orchestre savant des énigmes".
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DUBOIS 2.jpgUn ouvrage sort en ce moment, pas encore lu, que je lirai. Même édition. Témoignage sur un vécu douloureux, dépassé."L'homme qui entendait des voix"...
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Du poète savoir qu’il est aussi revuiste ("Le Capital des mots"), et blogueur ("Les tribulations d’Éric Dubois").
 
MC San Juan
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LIENS
LIVRES...
... "Chaque pas est une séquence", page des éditions Unicité...
... "Langage(s)". Éditions Unicité…
... "L'homme qui entendait des voix"...
...... REVUE de poésie en ligne. "Le Capital des mots"...
...... BLOG. "Les tribulations d'Éric Dubois. Journal de poésie"...

28/06/2016

ECRITURES interférentes, qui respirent le monde, font rhizome, et disent l’oeil. PAGES TISSÉES…

HABITER-LE-MONDE-POETIQUEMENT-COUV-300dpi2-668x1024.gif« Pour l’abandon

ne fais confiance à personne

il te faut te déserter toi-même. »

Francis Coffinet, 

« Ni le moi, ni le mot, mais le monde. »

Kenneth White 

Les sites et blogs "tissés" par moi (dont je viens de vérifier la liste, « Pages tissées », et dont je pose des liens vers des pages précises, notes) sont eux-mêmes (pour la majorité) des tissages complexes qui mêlent dans leurs pages des poèmes, commentaires, regards, et… analyses. Blogs, sites, revues (suivant les cas). L’écriture (poésie, principalement) est le plus souvent l’axe (avec la lecture qui s’y greffe : car celui qui écrit lit - si vraiment il écrit). Mais le poème (ou le fragment) peut être suivi par une note-chronique, quand l’actualité impose une réflexion, quand l’urgence du réel demande une autre parole, dans l’instant. La création littéraire, étant, elle, dans le temps d’une lenteur qui nécessite une mise à distance. Donc tous sont dans un écart de tension intérieure qui obéit à une exigence éthique. Du poème à l’article ou à la note de blog, rupture de modalité. Mais l’un nourrit l’autre, et réciproquement, par cette tension de présence maintenue, en même temps, à son intériorité, et, au-dehors, à l’espace autour de soi, concret et social : d’où la conscience du lointain devenu prochain. 

Comme les îles du monde de Christian Tortel, sur son blog Papalagi. Éveilleur de proximité, il nous fait traverser les mers pour lire Haïti, par exemple, ou, en éveilleur de mémoire du Tout-Monde, déchiffrer nos pluralités. Son blog est une oeuvre, un livre-somme. On feuillette (c’est une image, mais pas si fausse…) et on passe d’une réflexion à une lecture, d’un haïku à un poème plus ample. Et c’est bien que son écriture s’inscrive ainsi entre les pages qu’il consacre à tant d’autres. On y voit un écrivain.

Ce sont des pages glanées sur les sites et blogs de cette liste « Pages tissées ». Pour cette troisième note, des auteurs soucieux d’inscrire la trace de leur démarche à la fois dans l’espace réel du monde (sa matérialité vivante, ancrage et questionnements) et dans l’espace virtuel de la parole à autrui, textes offerts à l’inconnu, en plus des éventuelles publications, éphémères ou pérennes. Mais, aussi, poètes blogueurs désireux de faire rhizome : notes pour des recensions, exergues et citations, démarche de réseau, liens posés, abondants. Enfin, écrivains qui dialoguent avec l’image, le regard étant central, non pour chercher des « illustrations » complices, mais pour créer avec l’oeil, soit seul soit en partage (livres d’artistes). Poètes qui sont en même temps photographes ou peintres, comme prolongement de l’acte d’écrire. La trace est toujours la trace, mais plurielle.

J'intègre à cette note des liens vers des revues où la réflexion théorique donne une place essentielle à la création, et où la pensée "par" le poème n'est pas sacrifiée à la pensée "du" poème objet d'étude. Où l'intelligence du monde passe par sa perception poétique, même dans une rubrique hors poésie. Mais les revues de poésie sont, elles, à découvrir dans la liste adéquate... en marge.

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Donc... PAPALAGI. BLOG Le Monde, de Christian Tortel ("littératures éparses et ultrapériphériques"). Poème : « Des papillons, les ailes du désir » : http://papalagi.blog.lemonde.fr/2015/01/01/des-papillons-... 

...Note, même blog, sur la discussion de mauvaise foi autour de l’enseignement de l’arabe, « Enseigner l’arabe, ou pas?… » : http://papalagi.blog.lemonde.fr/2016/06/05/enseigner-lara... 

... Discrète, une catégorie « Haïku »… pour des perles posées, regards, notes du réel lu poétiquement (ce qui peut être cependant douloureusement). Ainsi, la rue : http://papalagi.blog.lemonde.fr/2016/06/17/haiku-169/ 

... Ailleurs, un blog cité par lui, « J’apprends l’arabe », et cette note choisie : « Il faut savoir payer l’impôt de son savoir » http://djehaarabe.blogspot.fr/2011/08/il-faut-savoir-paye... 

... Sur ce blog, djehaarabe, je relève la citation (trilingue) de Pablo Neruda (espagnol, arabe, français), « Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n’empêcheront pas le printemps de revenir… »  http://djehaarabe.blogspot.fr/2015/09/ils-pourront-couper... 

...Comme j’ai découvert ce blog de citations en langues, dans ses liens (et dans un renvoi de note), on peut découvrir pas mal de pages, les listes de liens étant amples, sur Papalagi…  

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BLOG de Jalel El Gharbi, POÉSIE. Lire, ainsi, un article sur l’écriture de Toussaint Médine Shangô (posé là par l’auteur blogueur après avoir appris le décès de l’écrivain) : http://jalelelgharbipoesie.blogspot.fr/2016/06/toussaint-... 

... Ou « En relisant Primo Levi » http://jalelelgharbipoesie.blogspot.fr/2014/10/en-relisan... 

... Sur Jehat.com  « Littératures inouïes »  http://www.jehat.com/Jehaat/Fr/Poets/JalelEl-Gharbi.htm 

... Traducteur et critique Jalel El Gharbi est aussi poète. LIVRE : « Prière du vieux maître soufi au lendemain de la fête »  http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-priere-v... 

... Voir aussi un poème de Jalel El Gharbi sur le blog d’ Emmila Gitana (« Poème de l’exil, du monde qui rétrécit et des égorgeurs ») : http://emmila.canalblog.com/archives/2013/08/30/27924668.... 

... Et je retiens cette page évoquant Paul Badin...  http://jalelelgharbipoesie.blogspot.fr/2016/03/paul-badin...

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Florence Trocmé, créatrice inspirée du site de poésie Poezibao (ressources, recensions, anthologie…), et du précieux site de Veille « Qui si je criais? », tient un blog attaché à Poezibao, Le « Flotoir ». Nom qui évoque l’impermanence, les notations respectant le flou de la pensée des instants, le flux de notations guidées par le hasard des lectures et des informations. Captation des moments, c’est le blog d’une lectrice attentive, non conforme. Bribes de flotoir, où un passage (fragments du 26 juin) insiste sur l’intérêt qu’il peut y avoir à ne pas comprendre un passage qu’on lit, car alors on devra affronter réellement le sens à saisir. Moment d’arrêt où une autre intelligence peut advenir. Ce qui est dit là pourrait être le manifeste d’une humilité patiente proposée comme méthode de lecture et de vie. Fragments de prose qui coulent : une pensée. Réflexion sur la contemplation du réel et la photographie. A lire, là, ces « bribes » du 26 juin, en deux notes distinctes, sous le même titre, « J’ai un jour tendu l’oreille »... http://poezibao.typepad.com/flotoir/2016/06/jai-un-jour-t... et « J’ai un jour tendu l’oreille (2) »... http://poezibao.typepad.com/flotoir/2016/06/jai-un-jour-t...  

… Voir, note du 19 juin, « Écrire de la main gauche », les fragments sur le visage, la lecture, la poésie, etc. les fragments à l’intérieur des notes ont des titres clairs qui permettent de sélectionner ses lectures, si on ne peut tout lire.

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Le SITE de Jean-Michel Maulpoix présente des notes de lecture, des articles publiés d’abord en revues, des pages bibliographiques pour des présentations rapides de ses livres, avec des liens vers des recensions. Des textes récents, au 27 juin, je choisis les notes sur « La poésie a mauvais genre » (José Corti) et « Le voyageur à son retour » (Le Passeur), et les études amples sur Paul Valéry, « le contemporain capital » (conférence) et Yves Bonnefoy (sur la difficulté de lecture « Du mouvement et de l’immobilité de Douve », méditation sur ce que Bonnefoy appelle « la cérémonie de l’obscurité », et dévoilement  de renversements opérés dans et par l’écriture, image annulée ou gardée mais dépouillée de ses attributs « d’image ». Et je garde aussi, là, le passage sur le carnet de voyage, manuscrit pour rêver. Liens : Le carnet de voyage : http://www.maulpoix.net/poetiquecarnet.html  / Sur Valéry : http://www.maulpoix.net/contemporaincapital.html  / Sur Bonnefoy : http://www.maulpoix.net/Theatrebonnefoy.html   

… Il faut chercher des pages diverses en utilisant le sommaire, comme le renvoi, avec « Manuscrits « , vers des carnets de voyage, des notes entre départ et retour… A « Pages critiques sur la poésie » on trouvera un sommaire (réflexions et entretiens sur la poésie).  Lien (accueil) : http://www.maulpoix.net 

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Lire Francis Coffinet, guidé par son SITE et des pages dispersées (il faut fouiner sur la Toile). Je le lis depuis des années (même si je suis très loin de tout connaître). La meilleure présentation de ce qui peut se lire en ligne serait peut-être ces fragments, poème(s), que je trouve (je cherche les mots, très beaux, oui, superbes, mais ce n’est pas suffisant pour traduire). Intenses, c’est déjà mieux. Il est de ces textes qui sont captés immédiatement, et demandent cependant à être relus. On les saisira sans doute plus profondément ainsi, mais ce n’est pas la raison principale de la relecture. C’est pour retrouver la musique qui continue en soi après avoir lâché la page… Ou pour respirer l’essence de ce qui parle là de l’être (au double sens du terme, parfum et centre axial). Magnifique titre de la page (qui reprend un fragment de vers : « Je t’ai construit dans la promesse / toi / qui porte ta couronne au centre de ton oeil. ». « La Revue des Ressources », 2008 : http://www.larevuedesressources.org/je-t-ai-construit-dan... 

… « Les Ambassades du vide », éds L’Oreille du loup (voir à Catalogue) : http://loreilleduloup.blogspot.fr 

… « Je suis allé au soufre natif », Les Cahiers bleus : http://www.les-cahiers-bleus.com/shop/Je-suis-alle-au-sou... 

… Le site officiel présente le prisme de ses expressions créatrices (triple art, au moins). J’aime particulièrement le dialogue entre poésie et regard, car il est plasticien, et cela est perceptible dans ce qu’il écrit. Ce qui explique aussi le goût qu’il a pour les livres d’artistes où il associe ses poèmes aux créations graphiques, aux peintures ou gravures d’autres plasticiens, en affinité d’évidence. Par exemple ce qui a été créé pour l’édition Transignum (Wanda Mihuelac), comme « Un requiem pour le viseur » : http://www.transignum.com . Ou les livres-oeuvres pensés avec la plasticienne Thérèse Boucraut…  Mais voir aussi la page sur le Trio Sinistra (théâtre/musique/performance) : http://francis.coffinet.free.fr 

... Livres chez divers éditeurs (dont Dumerchez). Plusieurs ouvrages publiés par Alidades... http://alidades.librairie.pagespro-orange.fr/coffinet.html 

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Thierry Guinhut, sur son BLOG, Littératures, fait alterner notes sur la littérature, textes traitant de  photographie, et fragments de travaux en chantier… Ainsi, la page sur Anna Akhmatova, entre recension et réflexion sur la traduction : http://www.thierry-guinhut-litteratures.com/2015/03/requi... 

... Et, autre sujet, on parcourt un itinéraire photographique, pratique et théorique, à travers lequel l’auteur interroge directement le sien. La question du « beau » en photographie (du beau, et donc du laid) : http://www.thierry-guinhut-litteratures.com/article-rober...

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Photographie aussi, Cartier-Bresson, expo de 2014, sur le blog Un café littéraire :   https://uncafelitteraire.wordpress.com/2014/02/18/henri-c...    (Et des fragments autobiographiques, des notations diverses)

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BLOG que je découvre, poésie, en découvrant l’auteur : Les tribulations d’Éric Dubois. On y trouve des poèmes, des fragments, des notes de lecture (voir les catégories), et son « work in progress » (quand les blogs sont nos ateliers d’écriture…). A lire aussi, des notes très très brèves (Journal de l’esprit). Ce peut être une phrase courte, quelques mots, pas une ligne entière… Un début de poème possible, ou un aphorisme. Et, même, un seul mot (qui peut être une question). 

… J’ai remarqué un lien vers un blog qui est aussi présent dans ma liste de… pages tissées (Pierre-Louis Reynaldo). Volonté de faire connaître. Le poète blogueur indique d’ailleurs cet objectif de promotion de la poésie (concrétisé par l’association et le site « Le Capital des Mots », revue en ligne). Lire : http://www.le-capital-des-mots.fr

… Parmi ses poèmes en ligne (de ce « work in progress »), voici celui-ci, du 11 juin : http://www.ericdubois.net/2016/06/poeme.html 

… Ailleurs, il signale, sur une page, la recension de son livre (« Chaque pas est une séquence », éd. Unicité) dans la revue « Décharge » http://www.ericdubois.net/2016/05/dans-la-revue-decharge.... 

…Ou, autre page, la lecture faite d’un autre ouvrage de lui, un ensemble (la réédition de textes parus ailleurs), chronique sur Terre à ciel : http://www.ericdubois.net/2016/04/dans-terre-a-ciel.html

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J’apprécie l’alternance, entre poèmes et réflexions denses, actuelles, sur le SITE de René Barbier, Le Journal des chercheurs. Poème (Le mitraillage), rêve, liens : http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/spip.php?article1966 

Et, poème (Détachement)   http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/spip.php?article2184

Analyse (essentielle) sur Daech, la pulsion de mort, le pétrole, la peur, l’imaginaire social. En exergue, René Char, et, pour référence, la pensée d’Hannah Arendt sur le totalitarisme. Citation : « Daech n’a que faire de l’écologie démocratique. C’est un totalitarisme comme en parle Hannah Arendt. Il veut enfermer l’ensemble du monde dans son univers lié à la pulsion de mort. / Les acteurs des multinationales agro-alimentaires et pétrolières fonctionnent également à la pulsion de mort. Sur ce point ils se rejoignent. / Avoir la lucidité de comprendre l’imaginaire social qui se joue à travers leurs jeux destructeurs est une nécessité à l’époque actuelle pour tous les citoyens libres du monde. » A lire : http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/spip.php?article2092

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Sur le site de La Revue des Ressources, recension d’un ouvrage publié par leurs éditions (ERR), collection Carnets de la grande ERRance. Livre d’entretiens de Kenneth White avec Régis Poulet, « Panorama géopoétique ». Pages introductives, en quelque sorte, pour un projet éditorial destiné à promouvoir une pensée autre du rapport à la terre, à la biosphère.

... Ce premier livre (six en tout, à cette date, dont ceux de Régis Poulet et Laurent Margantin) : http://www.larevuedesressources.org/parution-de-panorama-... 

… Le texte inaugural de l’Institut de géopoétique, 1989, écrit par Kenneth White pour l’Institut. Référence, notamment, à Holderlin, comme pour l’anthologie de l’édition Poesis (« Habiter poétiquement le monde »). Texte http://www.institut-geopoetique.org/fr/presentation-de-l-... 

… Proximité (ERR…). Ce site d’écritures disséminées (mais connectées, autour d’une association, pensée en rhizome…). Interactions, créations, et fil de blogs d’auteurs (nombreux liens), WEBasso :  http://www.webasso-auteurs.net 

… De l’espace d’ Oeuvres ouvertes (Laurent Margantin et ses blogsbooks), je choisis cette note sur Kenneth White (pour la « cristallisation » du sens, quand la boucle est bouclée…) : http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article3412 

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Dans Trilogies, une réflexion sur l’art, pas récente, mais toujours valable, ouvre des perspectives passionnantes sur la création actuelle. Vers une transmodernité métisse  : http://trilogies.ch/articles/khan-cherkaoui-vers 

... Autre rubrique, un dossier en cinq parties sur Etty Hillesum (1/5)  http://trilogies.ch/articles/etty-hillesum-rencontre  Voir aussi les citations (Paroles), et les notes sur le cinéma.

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Revue Vacarme.  Ma sélection du moment… Entretien (janvier 15) Bricolages contre un désastre annoncé », Yves Citton : http://www.vacarme.org/article2729.html 

... Et page sur l'islam, l'islamophobie : « Lignes de fond en Méditerranée », entretien  avec Jocelyne Dakhlia   http://www.vacarme.org/article2747.html 

... Orlando et suites. « (Re)politiser nos identités minoritaires », par Valentin Chémery   http://www.vacarme.org/article2904.html 

... Sur « De l’écoute et de l’inécoute » (et la poésie), texte de Pierre Zaoui : http://www.vacarme.org/article2797.html

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Les Influences, site-revue. « Etre sans idée » : un texte à méditer, de Philippe Chriqui http://www.lesinfluences.fr/Etre-sans-idee.html 

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Sur The dissident.eu  une lettre d’Hermann Hesse à un jeune artiste (1949) : http://the-dissident.eu/10850/lettre-dhermann-hesse-a-jeu... 

... Et un manifeste inédit de Camus sur la liberté de la presse (Camus et Arendt sont les deux références clés) : http://the-dissident.eu/manifeste-de-camus/ 

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ANTHOLOGIE MANIFESTE. « Habiter poétiquement le monde », éd. Poesis : http://www.poesis-editions.fr/habiter-poetiquement-le-mon... 

. Tout à fait à part... (et sans doute vers l'ébauche d'une note, d'automne peut-être, pour tisser des regards), voici les créations de Khadija El Abyad... De la beauté, et beaucoup de pensée donnée à... voir... L'oeil écrit, autrement. Et elle, d'ailleurs, glisse des titres, parfois, qui sont des bribes de poèmes... http://khadijaelabyad.tumblr.com

VOIR aussi les LISTES en marge des notes : Pages tissées (marge gauche), et (marge droite) : Poésie, Editions de poésie, Revues de poésie, Poètes et poèmes, Citations, et… Blogs... L'ensemble est mon PORTAIL portatif POÉSIE, complété par les notes de la catégorie "Poésie".

Pages tissées, trois notes posées à la suite (les 26, 27, et 28 juin), et une catégorie, même nom (ces pages et une note antérieure).