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17/06/2026

Revue Concerto pour marées et silence n° 19, 2026

COUVERTURE-format-revue-2026-460x651.jpgEn couverture une peinture de Colette Klein.
On retrouve la structure musicale construite autour des citations des poèmes de Pierre Esperbé, qui avait offert le superbe titre de son recueil à la revue de Colette Klein. C’est l’occasion de rappeler que ce livre, Concerto pour marées et silence, fut publié en 1974, éd. Guy Chambelland, et qu’en 2019 (10 ans après sa mort, en commémoration) Colette Klein lui a consacré un ouvrage, Pierre Esperbé : je suis né dans l’infini des êtres (le titre reprend un vers de lui), éd. Pétra.
En exergue, Romain Rolland (la musique... « la parole la plus profonde de l’âme »).
Et en avant-signe, un bref poème de Colette Klein (sans signature mais on reconnaît...), expression d’un douloureux engagement éthique :
Je vous laisse les mots
les mots qui ne terrassent
ni les armes ni la haine

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À L’Index, revue, n°53

Index.jpgLe numéro commence par un éditorial de Jean-Claude Tardif, qu’il titre « Mots à Maux ». Réflexion ample sur le langage, le vocabulaire, la perte des... mots. Comment la langue peut s’appauvrir. « L’Homme », écrit-il, « en tant qu’espèce, est me semble-t-il incompréhensible ». Car une utilisation dévoyée de la langue sert à « tenter de s’expliquer et de justifier à ses propres yeux l’inexplicable, l’injustifiable ». Il constate un « assèchement du vocabulaire », masquant le sens, le résultat étant une « déstructuration » de la langue, moyen de « contrôle ». Et « Ne pas pouvoir formuler sa pensée dans et par l’entièreté de ses nuances revient à la nier ». Des mots font peur, ils s’effacent. Ainsi la mort ne serait plus « mort » mais « disparition », cela dans le langage, alors que dans le réel (ou les images du réel) « elle nous assaille à longueur d’écran ». Pourquoi ces fractures entre langage et vie? Il mentionne une opposition (qui serait alibi manipulateur) entre la langue pensant nuances et profondeur et « la rapidité de nos modes de pensée, de fonctionnement ». Il y voit l’action de « censeurs » (c’est son terme, mais qui ?), et l’effet des « contraintes sociales ». Ce sont des questionnements proposés à la réflexion des lecteurs. C’est très difficile d’analyser des évolutions qui concernent notre présent alors que les racines ont des ramifications dans le temps qui nous échappent. L’humanité est un collectif agissant, même inconsciemment des choix sont faits. Qui décide si ce n’est ce corps de masse ? Qui manipule ? (Selon les options idéologiques des réponses contradictoires seront données).

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