12/07/2026
Antonin ARTAUD. Moi le Mômo le Mu, de Murielle Compère-Demarcy. Poème-essai...

En couverture du livre de Murielle Compère-Demarcy (éditions Douro, 2026, coll. La diagonale de l’écrivain), le portrait d’Artaud par Jacques Cauda. Visage de l’intense...
L’exergue est une citation d’Artaud (Le Pèse-Nerfs) : « J’imagine une âme travaillée et comme soufrée et phosphoreuse [...] comme le seul état acceptable de la réalité. »
« Artaud », écrit Gilles Deleuze dans Logique du sens, « est le seul à avoir été profondeur absolue dans la littérature, et découvert un corps vital et le langage prodigieux de ce corps, à force de souffrance, comme il dit. Il explorait l’infra-sens, aujourd’hui encore inconnu. » Sa souffrance, Antonin Artaud l’écrit dans ses lettres à Jacques Rivière : « Je suis un homme qui a beaucoup souffert de l’esprit, et à ce titre j’ai le droit de parler. » Oui, Artaud parle à partir d’un corps torturé, et de ce qu’il nomme déperdition mentale et sait douleur de l’âme, ce mot qui revient dans ses textes. Torture, aussi des séances d’électrochocs qu’il subit dans ses années d’internement.
21:04 Publié dans Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : murielle compère-demarcy, mcdem, antonin artaud, moi le mômo le mu, jacques cauda, douleur, passion, écriture, poésie, citations, livres
10/07/2026
BiblioBled ou Vous êtes un livre ! Récit de Lucrèce Luciani

En exergue, Montaigne : « Je suis moi-même la matière de mon livre ». Celle qui écrit, Lucrèce Luciani, psychanalyste et écrivaine, nomme L. la narratrice de son livre, BiblioBled (éditions Frantz Fanon, 2018). Deuxième affirmation, elle est bien la matière de son ouvrage. Mais partagée avec l’Algérie, qui la fascine tant qu’elle se confond avec elle, et parlant du pays, décrivant paysages et scènes de vie elle se révèle autant que l’univers qui l’entoure. Elle n’est pas native du pays, comme l’explique la 4ème de couverture, c’est l’histoire d’une découverte et d’un coup de foudre. Le livre date de 2018, je l’ai lu bien après. Les réalités ont-elles beaucoup changé depuis dans le lieu de son récit ? Ces huit années enlèvent-elles de la force au témoignage ? Je ne crois pas. D’autant plus que son regard n’est pas d’un amour aveugle : elle voit la magie et les failles, peut-être des signes annonciateurs de modifications. On pense qu’elle pourrait poursuivre en racontant l’évolution du village des montagnes de Kabylie où elle vit pendant le temps de ce vécu, quotidien tissé avec des proches. Lisant, j'entends aussi en moi des phrases de livres de la littérature algérienne contemporaine, des femmes notamment. J’écoute l’écho des romans de Malika Mokeddem, des pages de récits de Maïssa Bey ou du Blanc de l’Algérie d’Assia Djebar. Parce qu’il y a la même proximité avec la nature et des questionnements qui se rejoignent.
02:08 Publié dans ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bibliobled, lucrèce luciani, algérie, livres, lecture, écriture, citations
03/07/2026
Phœnix n°42, et deux retours, vers les numéros 38 et 39

L’éditorial de Karim De Broucker met l’accent sur ce qui peut apparaître comme un paradoxe, le thème de la joie qui traverse l’écriture de Louise Dupré, poète canadienne (Québec) sur laquelle porte le dossier central, joie à l'horizon même lorsque les thèmes sont « les atrocités nées de l’homme». Un de ses recueils est titré Exercices de la joie (2022). Mentionnant le «parcours d’écriture » étudié dans une des chroniques il évoque une proximité avec celui de Charles Juliet. À propos d’un autre livre, Plus haut que les flammes (2015) qui « rend compte d’un voyage à Auschwitz », il pense au Journal d’Etty Hillesum, témoignage « transposé dans le domaine mystique ». Ensuite il exprime l’émotion suite au décès de Myrto Gondicas en juillet 2025, traductrice et poète, qui collabora régulièrement à la revue. Des témoignages la présentent, il note la présence parallèle de ses textes en ligne sur la revue remue.net. . Il signale aussi la Lettre du poète palestinien Hamed Ashour, présente sur le site (voir en « Liens », fin de note).
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16:33 Publié dans Recensions.REVUES.poésie.citations.©MC San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : phœnix 42, poésie, recensions, citations, andré ughetto, karim de broucker, louise dupré, myrto gondicas, jean-pierre boulic, yuba yakimchuk, hamed ashour






















