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12/07/2026

Antonin ARTAUD. Moi le Mômo le Mu, de Murielle Compère-Demarcy. Poème-essai...

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En couverture du livre de Murielle Compère-Demarcy (éditions Douro, 2026, coll. La diagonale de l’écrivain), le portrait d’Artaud par Jacques Cauda. Visage de l’intense...
L’exergue est une citation d’Artaud (Le Pèse-Nerfs) : « J’imagine une âme travaillée et comme soufrée et phosphoreuse [...] comme le seul état acceptable de la réalité. »
« Artaud », écrit Gilles Deleuze dans Logique du sens, « est le seul à avoir été profondeur absolue dans la littérature, et découvert un corps vital et le langage prodigieux de ce corps, à force de souffrance, comme il dit. Il explorait l’infra-sens, aujourd’hui encore inconnu. » Sa souffrance, Antonin Artaud l’écrit dans ses lettres à Jacques Rivière : « Je suis un homme qui a beaucoup souffert de l’esprit, et à ce titre j’ai le droit de parler. » Oui, Artaud parle à partir d’un corps torturé, et de ce qu’il nomme déperdition mentale et sait douleur de l’âme, ce mot qui revient dans ses textes. Torture, aussi des séances d’électrochocs qu’il subit dans ses années d’internement.

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