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12/07/2026

Antonin ARTAUD. Moi le Mômo le Mu, de Murielle Compère-Demarcy. Poème-essai...

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En couverture du livre de Murielle Compère-Demarcy (éditions Douro, 2026, coll. La diagonale de l’écrivain), le portrait d’Artaud par Jacques Cauda. Visage de l’intense...
L’exergue est une citation d’Artaud (Le Pèse-Nerfs) : « J’imagine une âme travaillée et comme soufrée et phosphoreuse [...] comme le seul état acceptable de la réalité. »
« Artaud », écrit Gilles Deleuze dans Logique du sens, « est le seul à avoir été profondeur absolue dans la littérature, et découvert un corps vital et le langage prodigieux de ce corps, à force de souffrance, comme il dit. Il explorait l’infra-sens, aujourd’hui encore inconnu. » Sa souffrance, Antonin Artaud l’écrit dans ses lettres à Jacques Rivière : « Je suis un homme qui a beaucoup souffert de l’esprit, et à ce titre j’ai le droit de parler. » Oui, Artaud parle à partir d’un corps torturé, et de ce qu’il nomme déperdition mentale et sait douleur de l’âme, ce mot qui revient dans ses textes. Torture, aussi des séances d’électrochocs qu’il subit dans ses années d’internement.

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15/06/2026

L'Intranquille n°30

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En couverture une photographie de Julien Merieau (avec des bribes de collages) qui semble une peinture abstraite où on peut voir un paysage imaginaire, ciel étoilé ou crépuscule flamboyant.



Riche ENTRETIEN (de six grandes pages), Philippe Beck répond aux questions (amples) de Pierre Jamet. Deux parties, « Situation de Philippe Beck », puis « Lier et délier, forme et chaos ». L’ensemble est titré « Une certaine quantité d’inconnu ».
Pierre Jamet aborde la question du statut de l’auteur, en liant le terme «impersonnage » à « l’idée de l’impersonnalité, de disparition du sujet », d’une part, et au rejet du lyrisme, d’autre part. Au cours de ses propositions il se réfère à Rimbaud, sa notion de modernité « absolue ». Répondant, Philippe Beck met l’accent sur le questionnement de la «fonction-auteur ». Rappelant les théories de Foucault ou Barthes il note que « l’impersonnalité qui obsède les théories de ces années (notamment à travers Barthes) ne met pas fin au désir-besoin de signature des textes ». Il cite Foucault (« l’anonymat littéraire ne nous est pas supportable ; nous ne l’acceptons qu’à titre d’énigme »). Dans sa critique du lyrisme qui rejoint sa réflexion sur ce que serait « une écriture dé-subjectivée (ou pré-subjectve)», dont certains avaient ou ont la « nostalgie », il constate que cela «n’implique aucunement la disparition du nom d’auteur ». Se référant à Lacoue-Labarthe, Rimbaud, Freud, Nietzsche et Derrida, il définit la distance prise avec le sujet (présence « différée », Derrida) comme « non pas une destruction du sujet, mais un déplacement de celui-ci, qui cesse de se soutenir comme centre ». Car « chacun d’entre nous est ce sujet désistant qui, non pas se fond dans une communauté qui le dépasse, mais sent qu’il n’existe qu’en tant qu’il porte en lui l’être singulier pluriel » [...] «Si bien que chaque être humain est ce Messie impossible et traversé par l’humanité qui le hante et le fait exister, étant témoin de ce qui a lieu et se trahit dès qu’il s’institue ». Il rappelle la « résistance » de Derrida à la «notion de communauté » (c’est effectivement central dans sa pensée et ses écrits).

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01/08/2021

Michel Cosem, Encres vives (Rocamadour, lieu... et Œuvres récentes). Ou "Écrire sous l'écorce"...

Cosem.jpgDeux volumes d’’Encres vives. 
Œuvres récentes, n° 480, 2018 
et La pierre à ciel ouvert (Rocamadour), 391ème lieu, 2020
.
Œuvres récentes
ou
"Écrire sous l’écorce" 
 
C’est un vers que j’ai lu dans un de ses poèmes, page 4. Mais il m’a semblé correspondre à l’ensemble, révéler quelque chose, pouvoir être en quelque sorte le titre de cette recension. 
 
 
"Écrire sous l’écorce
 L’histoire et l’imaginaire
 Les voyages dans les hautes dunes d’or
 Et les crépuscules du cœur"

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