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28/07/2016

Le sabre et l'esprit...

PENSEE EXTREME.jpg« Il n’y a que deux puissances au monde, le sabre et l’esprit. A la longue le sabre est toujours battu par l’esprit. » Napoléon à Las Cases. Cité dans la chronique de Marie-Laure Delorme sur le livre de Jean-Paul Kauffmann, « Outre-Terre » (la bataille d’Eylau, Napoléon..).

La mort, les crimes atroces, comment penser cela, comment penser les assassinats violents et comment penser les assassins, pour lutter contre ce qui les détermine? Parce que cette réalité n’est pas la même que celle du nazisme, avec un pouvoir repérable, un pays, la guerre. La dimension insidieuse est en plus, le travail souterrain d’ennemis masqués qui tissent leur toile maléfique, avec leur propagande qui fanatise. Pour penser il faut lire, écouter, échanger, et encore lire, au-delà de la presse, livres qui approfondissent (et au minimum chroniques qui en tirent le questionnement essentiel, car on ne pourra tout lire…). Ainsi, cet ouvrage de 2009, réédité : « La pensée extrême. Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques », de Gérald Bronner

« Ne pas rester sur l’image d’une désespérance qui, actuellement, alimente les démagogies d’extrême droite. » dit Jean-Louis Laville, cité par Julie Clarini, dans Le Monde du 25 mars 2016. Le sujet était la crise intellectuelle dans la pensée de gauche (« Nombreux sont les intellectuels tétanisés. Ils ont l’impression qu’un monde se défait. », disait-il aussi). Mais on peut adapter cela à cette période longue d’attentats qui se succèdent, ici et ailleurs, et qui mettent les survivants et les témoins en état de sidération (nous le sommes tous, à divers titres, témoins, même de loin : par les informations, les images, les témoignages, l’émotion). Et ce qui va nous être nécessaire c’est de lutter contre l’impression que notre univers se défait, qu’il ne reste que le désespoir, ce grand piège compréhensible…  

Même si un certain pessimisme est une des formes de la lucidité, parfois. Comme celui qui advient quand on découvre les faces sombres de pouvoirs qui manoeuvrent en coulisses obscures, parce qu’on maîtrise une langue qui permet d’entendre des voix masquées en traduction… Ainsi l’explique Kamel Daoud dans une chronique du Point (5 mai 2016) sur le bilinguisme cause de souffrance : « Le bilinguisme est aussi un pessimisme ». Car il peut lire et entendre les discours de haine soutenus par de faux « alliés » de pays occidentaux, qui auront un autre langage (celui du  masque) quand il s’agira de manipuler (ou d’acheter des armes…).

« Pour éradiquer le terrorisme islamiste, les mesures sécuritaires ne suffiront pas. Il faudra aussi lui opposer la force de l’esprit. » Sébastien Le Fol, Le Point, 11-02-16. D’un côté, le sabre des armes de mort (quelles qu’elles soient) et le sabre de l’idéologie totalitaire, d’une sorte de fascisme qui impose sa vision religieuse comme un outil de domination (l’islamisme, le pétrole irriguant la Mecque qui prend les croyants en otage et participe au formatage wahhabite en uniformisant un islam qui est en réalité pluriel), et d’un autre l’esprit, la pensée, la création, l’humour, la libre conscience. Sébastien Le Fol dit qu’il « faut disséquer cette idéologie apocalyptique » qu’est l’islamisme et opposer (notamment sur les réseaux sociaux) la dérision et l’humour : « Pour terrasser l’hydre djihadiste, nous devrons aussi la tourner en ridicule. »

C’est ce qu’ont compris les Marseillais, dans leur réponse aux menaces de Daech. Par tweets moqueurs, posts divers et même vidéo à visage découvert (l’ironie et le courage). C’est un régal. Sur MétroNews : http://www.metronews.fr/info/quand-les-marseillais-se-moq...  Et sur Libération (pour sourire deux fois, avec des variantes) : http://www.liberation.fr/societe/2016/07/22/sur-les-resea... 

Mais je repense aussi au témoignage du luthiste irakien Naseer Shamma, qui, avec la musique, par l’enseignement de la maîtrise de l’oud, a sauvé un jeune Irakien désespéré par la mort de ses soeurs à cause d’une bavure militaire. Il l’a sauvé de la haine qui allait le faire basculer dans des choix extrêmes. En lui disant que la musique exprimerait les absentes et serait son langage. (J’avais fait une note sur lui au début de l’année). Ce jeune a trouvé devant lui une personne au moment exact où il le fallait et la personne qu’il fallait. Naseer Shamma n’a pu faire passer un tel message que pour avoir été loin dans sa propre démarche intérieure. Malgré son pays ravagé, malgré son engagement, c’est de musique dont il a parlé en ouvrant un horizon d’espoir. Bien sûr tout le monde n’a pas un luth à mettre sous les yeux de quelqu’un qui serait habité par une colère personnelle ou d’emprunt. Mais tout le monde peut être une présence (écoute et parole) parmi les autres.  

.......... MISE à jour, 29-07-16. Deux réflexions au sujet du terrorisme et de la manière de le penser... Amin Zaoui, dans Liberté.dz. Réaction au dernier attentat, 28-07-16... http://www.liberte-algerie.com/chronique/flaubert-et-les-... 

Et Kamel Daoud, La Cause littéraire. Chronique de mai 2015, toujours valable... http://www.lacauselitteraire.fr/un-mort-est-la-somme-de-s...

Plus... le texte essentiel d'Abdennour Bidar, envoyé comme communiqué à l'AFP, et publié sur son site (Édito de juillet 2016, lisible alors en accueil). Réaction aux attentats et pistes pour agir : http://abdennourbidar.fr

07/06/2016

Deuil de blogs...

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MUSIQUE, Andalousie, fraternité. Il y avait un blog au nom héritier de l’Andalousie et de la pensée de Lorca. Une page sur "El Gusto", et le mot qui rejoint, en sens algérois, la signification  du duende andalou. La musique, et Enrico Macias, plus comme musicien que chanteur (chanteur aussi mais importance donnée à sa musique, à son orchestre andalou). 

Mais elduende.musicblog.fr ne peut plus être trouvé. La blogueuse l'avait écrit, disant qu'elle pensait arrêter, sans cesser d'aimer ce qu'elle aimait, fidèle à ses passions. Lassitude. Impression d'écrire dans le vent, dans la solitude, sans vraiment beaucoup de retour. Pourtant son blog était consulté. Moi je l'aimais particulièrement. Mais c'est vrai qu'on peut apprécier sans forcément commenter et contacter... Les notes sont des bouteilles à la mer, qui trouvent des échos inconnus souvent. Et puis, le temps… Elle tenait ce blog depuis longtemps, je crois, et voulait passer à autre chose. Mais c'est dur de découvrir que, voilà, c'est fait, le blog n'apparaît plus que par traces où plus rien ne peut se lire, mais où on voit qu'il y eut là des signes, du langage, des émotions, de l'amour... 

D'ailleurs cela pose un vrai problème de la mémoire (de la trace) de ces oeuvres qui ont accumulé des connaissances, des références, des pensées... Et qui disparaissent complètement. Deuil à faire d'un lien.

Emotion triste aussi - c’est autre chose - quand des sites ou blogs sont arrêtés par la mort du blogueur (forcément cela arrive : ainsi « Patawet », arrêté tout d’un coup). 

Et tristesse autrement, quand des blogs perdurent, mais silencieux depuis... un an, deux ans, ou plus. Et on ne sait pas pourquoi ce silence : lassitude, maladie, dépression, ou mort? Et même si en fait c'est le contraire, une vie passée à autre chose, qui prend le temps de s'échapper autrement... même cela est en rapport avec la mort, la fin, la disparition, l'éphémère... J’en connais un, de blog, entre vent et poème, ainsi silencieux. Quand je le consulte (archives riches) je parle en moi à la blogueuse (« Où es-tu, toi? », « Et qui maintient ce blog alors que tu ne parles plus? »), comme à une amie qui manquerait, une inconnue familière qu’on aurait aimé rencontrer…

Leçons de sagesse. Oui, rien n'est éternel, et encore moins dans cet espace virtuel. Et nous, pas plus. Car dans le miroir c'est notre propre finitude qu'on voit, et la sagesse n'est pas toujours au bord des yeux. Cependant il y a un autre questionnement, qui n'est pas personnel, pas pour une peine individuelle. La toile tissée est une oeuvre collective. Pourquoi perdre ces fragments? Pire quand ces fragments sont la seule mémoire de lieux, le seul témoignage de certains vécus collectifs, de certains exils. Le témoin meurt avec sa mémoire, et personne ne pourra tracer à sa place l’identique... Il manque quelque chose dans ce domaine.

Brisure, brisures. Justement, le traduire avec cette photographie, née de la trace d’une violence de rue. Vitre brisée, mais qui tenait encore. Cependant, en me déplaçant, le regard sur un éclat agressif s’est métamorphosé en vision de mandala, rayonnement partant d’un centre pour créer une étoile, métaphore d’un cosmos lumineux… accidenté par les consciences en recherche de sens. Même le hasard des signes nous enseigne. 

24/02/2016

"Devant moi quelque chose qui s'ouvre dans le ciel ou la terre." Ou quand Naseer Shamma pense son art...

SHAMMA .jpg«Je vois devant moi quelque chose qui s’ouvre dans le ciel ou la terre. Alors je me précipite dans cette brèche. Il faut perdre son chemin pour en trouver un bien meilleur.» (Pour dire ce qu’est pour lui le processus d’improvisation, de création).

Naseer Shamma, cité par Jean-Pierre Perrin, dans sa chronique, Libération, 22-02-16.

Naseer Shamma avait programmé un concert à l’Olympia, avec plusieurs musiciens, soirée unique avant une tournée internationale. D’où certains articles récents, comme celui de  Libération. Excellente approche, qui mérite une lecture attentive et intégrale. "L'oud, l'autre luth de Naseer Shamma" : http://next.liberation.fr/musique/2016/02/22/l-oud-l-autr... 

Ce qui est remarquable dans la démarche du musicien irakien, c’est la manière dont il voit le rôle (et le pouvoir) de son instrument. Ainsi il raconte comment il a aidé quelqu’un (un jeune Irakien) dont la famille avait été tuée par des tirs américains, à se libérer de la colère et de la haine stérile pour capter et traduire la présence prolongée des êtres anéantis, à partir de la musique. Et ainsi témoigner, sans destruction ni autodestruction. Oeuvre de paix et d’humanisme. (« Mondialisation de l’oud », dit le musicien.). Pour cela il crée des « Maisons de l’oud », inspirées de celle du Caire, considérée comme la meilleure du monde pour son enseignement.  

Présentation du concert (résumé) sur le site de l’Olympia : http://www.olympiahall.com/hip-hop-reggae/naseer-shamma.h... 

Une note de 2012, quelques indications supplémentaires intéressantes  http://www.mondomix.com/news/naseer-shamma-magnifique-mai... 

Page sur le luth arabe (oud et divers instruments proches), la musique et Constantine. Site de Serge Gilard, dédié à Constantine (ville où il passa son enfance malgré une naissance en France) : http://www.constantine-hier-aujourdhui.fr/laculture/artis... 

Naseer Shamma, titres sur Deezer : http://www.deezer.com/artist/1289598?autoplay=true  

Titres sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=dZN8rd8NpqA&list=RDdZ... 

Sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x40k0u_naseer-shamma-ira... 

Et au Festival de guitare de Cordoba, Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=IUVRL1It7BQ

12/10/2015

« Oum réveille l'âme des dunes »

« J’aime ce qui nous dépasse et nous rend fort : la nuit, le ciel du désert, l’absence, le souvenir. »

Oum, citée par Patrick Labesse, dans son article du 12-10-15,  « Oum réveille l'âme des dunes », Le Monde : http://bit.ly/1G9Q5QJ 

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14/04/2015

Hasard, vent, création... et relecture d’ August Strindberg...

PHOTO MUR.jpgL'Echoppe.png

Je marche, et je deviens street-artiste imaginaire... Puisque je ne le suis pas vraiment, ou seulement si on peut parler de street-art des captations, non de ce qui est peint sur les murs, mais de ce que les murs peignent... Je me contente paresseusement de regarder, et de photographier. Les yeux errent au hasard des pas, et justement, là, je vois une image créée par l’agacement de passeurs (peut-être) qui ont déchiré les affiches, et, sans s’en rendre compte, sans doute, ont participé à une construction mentale collective. Moi j’y vois un ciel, l’image d’un mur aussi, et le symbole de l’écriture qui n’est que cet amoncellement-destruction des phrases venues, effacées, reprises ou jetées, déchirées aussi, puis recréées par l’effarement du temps. J’y vois le vent, des voiles ou des feuilles. Quelqu’un a tracé un chiffre, que je préfèrerais à l’envers (donc que je mettrai à l’envers : il suffira d’un geste du doigt pour que cela s’inverse). Et il reste un fragment du mot cinéma, seule trace minuscule d’un texte, mot (aussi) que je préfère lire à l’envers, ou ne plus pouvoir lire, qu’il n’y ait que les lettres, comme pour un graphe miniaturisé.  

Hasard, vent, création...  En rentrant je regarde l’image jouée aux dés de l’incertain, je note ce qu’elle me dit. Et je repense à August Strindberg, parce que ces trois mots font écho... Recherche d’un petit livre de quelques pages, perdu sur les rayons : « Du hasard dans la production artistique » (publié en 1894, « Revue des Revues »), éd. L’Echoppe, 1990. Relecture... Il raconte comment des Malais utilisent des bambous « végétant aux bois » (son expression), en faisant des trous dans les troncs, et comment « couchés sur terre » ils écoutent « des symphonies exécutées par ces harpes éoliennes gigantesques »... « mélodie et harmonie selon le hasard du coup de vent. » Mais il évoque aussi les tisserands se servant du kaléidoscope, et c’est « l’occurrence aveugle » qui réunit les « morceaux de verre peints ». A partir de cela il explique sa conception de la création, comment il allie recherche et hasard, tant en musique qu’en peinture, pensant qu’il faut « imiter la manière de créer de la nature ». (Oui, ici, en ville, ce sera la nature qui se mêle aux murs et aux sols...).

Ce texte aide à comprendre sa démarche d’écrivain, auteur dramatique. Voir cette page, Encyclopédie de L’Agora : http://agora.qc.ca/dossiers/August_Strindberg  

Jean-Pierre Sarrazac, universitaire et auteur dramatique, lit le texte concernant la peinture et le commente, parlant de « méthode de création transversale », de l’inconscient, d’une « dramaturgie de l’autoportrait » où on cherche à capter la part inconnue en soi, individuelle et commune (le transpersonnel), par la libre association, sorte d’écriture automatique (conception, 1894, qui précède le Manifeste du surréalisme) . Lien : http://www.dailymotion.com/video/xaf46a_jean-pierre-sarrazac-strindberg-pei_creation

Auguste STRINDBERG, encyclopédie Larousse en ligne : http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/August_Strindberg/145332

Fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/August_Strindberg

© MC San Juan (TramesNomades) / Texte et photographie

26/04/2012

BD. LOMAX, Collecteurs de Folk Songs

lomax,collecteurs de folk song,b.d.,bande dessinée,arts visuels,amérique,frantz duchazeau,alan lomax,musique,culture,bulles zik,albumsCréation graphique et récit (authentique) de Frantz Duchazeau, éd. Dargaud, 2011. Oeuvre intéressante : luttes raciales de l'Amérique, en 1933, états du Sud, et créativité musicale des Noirs. Voix et messages... Le dessin rend la force des présences.

Cet album fait partie des 10 ouvrages sélectionnés pour le prix Bulles ZIK 2012 (prix participatif), qui sera remis le 10 juin pour la clôture du festival (BD et musique).  

Critiques (citations élogieuses), précisions et liens, ALBUM LOMAX : http://tramesnomades.hautetfort.com/album/bandes-dessinees/4213014281.html

17/10/2011

« Et maintenant on va où ? », de (et avec) Nadine Labaki

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Fiche du FILM, synopsis, vidéos, sur allocine.fr  :  http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=189935.html

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19236225&cfilm=189935.html

CRITIQUES :

« Film humaniste, pas féministe », par Hela Khamarou, sur Rue 89, 18-09-11. Eloge : http://www.rue89.com/2011/09/18/et-maintenant-ou-on-va-film-humaniste-pas-feministe-222363  

« La coïncidence du calendrier a fait que quelques heures auparavant, j'assistais au lancement du programme « Tagore, Neruda, Césaire : pour un universel réconcilié » à l'Unesco. Si j'en parle, c'est que les deux sujets se sont miraculeusement rejoints et se sont imposés à moi comme une évidence autour du thème de l'humanisme. Car c'est bien de cela que traite ce film : d'un universel réconcilié. » (..)  « Il y a quelque chose d'Emir Kusturica là-dedans. La bande originale composée en amont par son mari, Khaled Mouzanar, avec qui elle avait déjà collaboré sur « Caramel », y est pour beaucoup. La musique fait partie intégrante de l'œuvre. » (…) «  « La magie de ce film c'est qu'il importe peu que cela se passe au Liban. »

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« La Libanaise Nadine Labaki tente d'exorciser les fantômes de la mort », par Thomas Sotinel, Le Monde,13-09-11 : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/09/13/et-maintenant-on-va-ou-la-libanaise-nadine-labaki-tente-d-exorciser-les-fantomes-de-la-mort_1571600_3476.html « C'est à ça, rien que ça, que Nadine Labaki a voulu se mesurer : la foi et la mort. Dans cette région du monde, on meurt encore (volontairement ou non) pour le nom du dieu qu'on invoque. » (…) « La jeune réalisatrice libanaise ne veut pas tenir pour acquis ce danger permanent qui plane sur les communautés et remet en cause le fondement de la société dans laquelle elle vit. »

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 « Et maintenant on va où ? ». Choix de société, choix des haines attisées ou des démarches de paix…  Comment faire ? Soit les enfermements communautaires, soit la rébellion contre les passions toxiques.  C’est de cela que traite le film. Il émeut (le sujet est grave : la mort, la douleur), et, en même temps il fait rire, beaucoup : humour omniprésent, qui amplifie la tendresse d’un regard humaniste. Visages, corps, tels qu’ils sont, sans recherche, beaux d’être vrais. Gestuelle chorégraphiée, dès le début, incipit des corps. Musique, chants, rythme (rythme qui, sourdement, exprime une sorte de colère latente, où se mêle le goût de la vie, la joie d’être, et la joie d’être avec les autres). C’est un très beau film. Un message contre la bêtise. Et, oui, plus humaniste que féministe, même s’il dit les femmes, dans leur rage contre la guerre absurde. A voir… !

11/03/2011

Andalousie(s). Terre plurielle, de musique. Découvrir...

Informations, pages et vidéos...

Fiche wikipedia. Musique arabo-andalouse (histoire, bibiographie, noms et liens) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_arabo-andalouse 

Page sur la musique andalouse, sur le site du FAR (agence régionale, domaine musical) : http://www.le-far.fr/document-musique-arabo-andalouse 

Musique andalouse, sur darnna.com : http://www.darnna.com/musique.htm 

Sur Akadem, musique judéo-andalouse, 13 vidéos (concerts) : http://www.akadem.org/sommaire/themes/culture/musique/mus... 

Musique classique algérienne arabo-andalouse, sur okbob.net, site algérien : http://www.okbob.net/article-musique-classique-algerienne... 

Voyage dans une mémoire musicale juive andalouse, vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=UY5HWB9Qvzo  (Même si les appellations sont à nuancer. Cf Lili Boniche (cité en légende de la vidéo) : «Est-ce qu'on dit d'un musicien musulman, qu'il joue de la musique islamo-arabe ? Je joue de la musique arabe, un point c'est tout !»)

Musique judéo-andalouse, sur okbob.nethttp://www.okbob.net/article-12600429.html  

Page sur Dafina, musique juive marocaine : http://www.dafina.net/lamusiquejuivemarocaine.htm 

Musique judéo-andalouse marocaine (sur un site israélien un texte sur l’histoire et l’actualité de la musique andalouse, comme vestige d’une civilisation hispano-maghrébine). CITATION (début du texte qui cite un article de revue) : « En 1988, Daniel Eisenberg écrit sur la Musique Andalouse dans"The Journal of Hispanic Philology » : " Cette musique est l'un des vestiges les plus attrayants et surtout le moins connu en Occident, d'une civilisation très raffinée, la civilisation hispano-maghrébine, née de la fusion des cultures marocaines et andalouses, et dont le Maroc est devenu, l'héritier fondamental." / " La musique andalouse marocaine est donc une synthèse des traditions musicales arabes, berbères et espagnoles. Elle est nettement différente de la musique orientale »." http://www.terredisrael.com/musique-andalouse-1.php 

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Les deux blogs que je choisis de présenter un peu plus, ci-dessous, sont des fils dans la trame d'Enrico Macias, et des fils dans la trame andalouse. Fils de fraternité. Tissons cette Toile...

BLOG El Duende« Enrico et nos Andalousies » :

On y trouve beaucoup de références, de vidéos (souvenirs et actualités). Ainsi « Joselito chante toujours », (celui qu’on nommait autrefois « l’enfant à la voix d’or ») : http://elduende.musicblog.fr/1585167/Joselito-chante-touj.... Dans la riche rubrique « Andalousie », voir le montage sur la ville de Grenade, vidéo, avec, en fond musical, « Granada » : http://elduende.musicblog.fr/1145183/Granada/  par la blogueuse, musicienne. Pour comprendre cette notion de « duende » et compléter ce que je note en introduction d'une page précédente, « Andalousies… », lire sa présentation, suivie du profil (en écoutant un morceau à la guitare composé et joué par elle) : http://elduende.musicblog.fr/p/profil/ Ses thèmes : l’Andalousie, et Enrico Macias  (passion qu’on retrouve souvent chez des blogueurs soucieux de culture andalouse et d'humanisme). Parmi ses catégories  (nombreuses) : chanteurs, musique maghrébine, chanteurs pieds-noirs, Enrico Macias et l'Andalousie (bien sûr). Mais aussi sa région en France (la Charente) et divers coups de coeur et coups de colère, comme celui-ci, notamment, qui va si bien avec les valeurs andalouses : http://elduende.musicblog.fr/1576535/Nous-sommes-tous-des...  Mêmes valeurs affirmées aussi dans le profil, en deux blocs (le blog, les axes, elle, ses valeurs) : http://elduende.musicblog.fr/p/profil/

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BLOG Kdi.musicblog  (« Enrico et moi ») : http://kdi.musicblog.fr 

Le blogueur « kdi » (Khadi), lui aussi, s'intéresse à la culture plurielle d'une Algérie fraternelle, diasporique ou pas. (Une vidéo présente un moment d’interview où est évoquée la ville d’Enrico Macias : (Smaïn sur Constantine et Enrico Macias - interviewé par « kdi » pour kdi.musicblog.fr) : http://kdi.musicblog.fr/1311044/Smain-interviewe-par-kdi/  Chez lui aussi beaucoup de notes sur Enrico Macias, dont les dernières informations. Voir ses derniers posts, notamment celui-ci : http://kdi.musicblog.fr/1589735/Voyage-d-une-melodie/ (l'album). Un autre (2008) est une photographie de la maison d'Enrico Macias à Constantine (lui devant la maison) : http://kdi.musicblog.fr/947980/Constantine/  Sur son blog, de même, se mêlent Algériens natifs de diverses origines (Algériens et Pieds-Noirs), mais aussi (êtres et visages, peu importe d'où), d'autres artistes, dont Pierre Perret. Parmi les rubriques, l'Algérie, et sa ville de naissance en France, Thionville (plusieurs notes pour ces deux références). Fraternité... Et, pour des amis, il chante Enrico Macias : http://kdi.musicblog.fr/1242500/Une-fille-a-marier/ 

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MISE à JOUR de cette note faite en avril 2016. (Liens ajoutés et liens vérifiés...).

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VOIR AUSSI la note du 07-03-2011 (mise à jour aussi en avril 2016). HISTOIRE, CULTURE, DANSE, CINÉMA, MUSIQUE. Andalousie(s)... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/03/07/an...  

07/03/2011

Andalousie(s). Lieu, histoire et culture. Musique, DANSE, cinéma... (Espagne, Maghreb, France)

« J’appelle à des Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l’inlassable espérance. » Jacques Berque, né en Algérie, leçon de clôture prononcée au Collège de France, en juin 1981. (Citation que j’avais choisie comme exergue d’un petit portail et qui convient aussi pour cette note…).

L’Andalousie, qui a fêté fin février un anniversaire important pour cette communauté autonome d’Espagne, est beaucoup plus qu’une région du sud de l’Europe. Elle représente un centre de mémoire et d’Histoire pour la Méditerranée entière, et un symbole (complexe) non seulement pour les descendants des diverses communautés humaines qui en sont issues et qui ont donné des diasporas méditerranéennes diverses, mais aussi pour tous ceux qui oeuvrent pour la fraternité humaine. Ci-dessous, de quoi donner un écho à cette fête, notamment avec les vidéos du spectacle musical de Tony Gatlif... et de quoi entrer dans l'histoire et la mémoire, en commençant par noter le titre du livre de Jacques Attali. (Tous deux, aussi, sont nés en Algérie).  

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Pour connaître cette culture, je note quelques clés :

Lectures :  "La Confrérie des Eveillés, de Jacques Attali, Fayard 2004, Livre de Poche 2006 (6,50 E.). (XIIème  siècle, Cordoue, Averroès et Maïmonide, l’Andalousie, les pays des rives méditerranéennes, la pensée religieuse et philosophique, l’influence d’Aristote, l’Histoire…). ("Voici l'histoire de deux décennies fabuleuses qui mirent fin à la seule période de l'Histoire où la chrétienté, l'islam et le judaïsme vécurent en harmonie. En un seul moment - le XIè et le début du XIIè siècle -, en un seul lieu - l'Andalousie -, les trois monothéismes choisirent de se respecter, de s'admirer, de se nourrir les uns des autres.  ")........ Et "Jeu et théorie du Duende", de Federico Garcia Lorca, éd. Allia, 2008 (3E.). Publication bilingue d'une conférence de Garcia Lorca, donnée en 1933 et 1934, sur ce "pouvoir mystérieux... qu'aucun philosophe n'explique", Goethe cité par Lorca, ces "sonorités noires", Manuel Torres cité aussi par Lorca. ("Dans toute l'Andalousie, roc de Jaén ou coquillage de Cadix, les gens parlent sans cesse du duende et le remarquent dès qu'il apparaît avec un instinct efficace.", dit Lorca pour introduire sa réflexion sur le duende, dont il dit "...qu'il brûle le sang comme une pommade d'éclats de verre" et que "Les grands artistes du sud de l'Espagne (...) savent qu'aucune émotion n'est possible sans l'arrivée du duende. " ( Ce qui signifie tout autant celle de l'artiste que celle des auditeurs, spectateurs...)...............................  Autre lecture, écrits de spécialistes (mais lire au moins le paragraphe qui présente le livre sur la page indiquée...) : "Histoire de l'Andalousie, mémoire et enjeux", co-édition L'Archange Minotaure / L'Institut du Monde Arabe, 2003. http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/histoire-de-l-anda... (Sur la même page des titres, pour une bibliographie thématique,avec présentation dense, en cliquant sur le titre ou la couverture)................ Bibliographie de l'Encyclopédie Universalis : http://www.universalis.fr/encyclopedie/andalousie/ressour...   Le livre de Jacques Attali comprend aussi une liste de références bibliographiques précieuses.

Andalousie : http://www.juntadeandalucia.es/index.html   (La « junta », c’est-à-dire la région du sud espagnol, autonome, comme toutes les régions d’Espagne).

"Saintes Maries, Maries de la mer", vidéo. CHANSON de Jean-Paul Cara, interprétée par le groupe Alma de fuego : http://www.jpcara.com/videos/aux%20saintes%20marie%20de%2... 

Histoire : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/culture/religieux/faitreliaveand.htm   et http://www.gotarifa.com/fr/andalousie/histoire.html  L'Andalousie sur herodote.net : La chute de Grenade en 1492 http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=14920102&get_all=1  et  ce qui précéda (Tolède, Cordoue, Grenade, 711-1492) : http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=569 

DVD. "Vertiges. Du flamenco à la transe", spectacle musical de Tony Gatlif La critique  sur excessif.com : http://www.excessif.com/cinema/vertiges-du-flamenco-a-la-... 

Sur Tony Gatlif, cinéaste : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tony_Gatlif  [Le metteur en scène d'Exils, 2004 (un jeune Pied-Noir algérien et une jeune Française d'origine algérienne partent ensemble vers l'Algérie). Bande-annonce : http://www.dailymotion.com/video/x97dwu_exils-bande-annon... (France-Espagne-Algérie, la route vers l'origine, en passant par l'Andalousie) puis  http://www.youtube.com/watch?v=0fniWXT3zFc&feature=re...  (exil, blessures, mémoire... résilience?) et (retour en arrière), flamenco.

Cheikh Raymond Leiris (1912-22 juin 1961) , maître du Malouf, assassiné à Constantine, biographie : http://www.lehall.com/docs/biographies/raymondleyris.pdf  et http://www.altaiir-enricomacias.com/pageshtml1/005musique... Vidéo (l'orchestre, archives) : http://www.dailymotion.com/video/x3d1lt_cheikh-raymond-le...  / Reinette l'Oranaise : http://www.youtube.com/watch?v=Tgoh9JSwEf4&feature=re...  / Lili Boniche : http://www.youtube.com/watch?v=XfndAriojx8&feature=re... ("Alger, Alger"). Sylvain Ghrenassia : http://www.altaiir-enricomacias.com/pageshtml1/005musique...

Histoire de la musique arabo-andalouse : http://www.lesairs-andalous.com/histoire/  et http://www.altaiir-enricomacias.com/pageshtml1/005musique... 

 Musique. Le Malouf, DOSSIER, sur Constantine d'hier et aujourd'hui : http://www.constantine-hier-aujourdhui.fr/LaCulture/malou...  (instruments, musiciens, photographies, vidéos).

Samy El Djazairi : http://www.altaiir-enricomacias.com/pageshtml1/005musique... 

Culture andalouse, routard.com : http://www.routard.com/guide/andalousie/875/culture.htm

Blog, El duende, dédié à la musique andalouse, au sens très large (musique arabo-andalouse,  chanteurs pieds-noirs, culture pluriellehttp://elduende.musicblog.fr/352580/Histoire-de-l-Andalousie/

Blog. Page sur la musique arabo-andalouse : http://www.paperblog.fr/3905231/la-musique-gharnati-grenade-andalous/

Billet d'humeur (et commentaires, dont un développé) sur le blog d'Omar Tounsi, "rbati" (de Rabat) passionné par Al Andalus : htttp://toons.canalblog.com/archives/2008/08/06/10150834.html   mais aussi notes et entretien en accueil http://toons.canalblog.com/ (puis le blog déménage, note et documentsà lire, et s'interrompt en 2009 : http://omar-tounsi.blogspot.com/ ). Le blogueur apparaît ensuite sur des forums fraternels (dafina, darnna.com), et facebook ou twitter.

Autres infos : Association andalouse Alhambra, créée en 1996 : http://www.alhambra-asso.com/  Promotion de la culture andalouse, et des cultures du bassin méditerranéen. Communauté andalouse hors frontières de l’Andalousie.  Initiative du chanteur andalou Luis de la Carrasca.

Flamenco, textes et vidéos : http://www.caspevi.com/category/collaborations-multiples/cie-flamenco-vivo/

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Mise à jour, 27-05-15. Musique issue de l'Andalousie... Chants (voix, violon, duo et ensemble orchestral) :

Marlène Samoun et Rachid Brahim Djelloul, duo hébreu-arabe : http://marlenesamoun.com/page2.html

Marlène Samoun, chants sépharades en ligne : http://marlenesamoun.com/page3.html

Vidéo. Marlène Samoun, entre chants juifs sépharades et gospel : https://www.youtube.com/watch?v=bQ8L51V3YBE

Ensemble Amedyez. Souvenirs d'Al-Andalus (Amel Brahim-Djelloul et Rachid Brahim-Djelloul)... http://www.dailymotion.com/video/xigy9s_amedyez-souvenirs-d-al-andalus-amel-brahim-djelloul-et-l-ensemble-amedyez_music 

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MISE à JOUR de cette note faite en avril 2016 (liens vérifiés...).

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VOIR AUSSI la note du 11-03-2011 (MUSIQUE andalouse, des textes, vidéos-concerts, et présentation de deux blogs : El duende et kdi music blog), note mise à jour en avril 2016 (ajouts et liens vérifiés...)... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/03/11/an...