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15/07/2017

L'Inaccessible. "Les Cahiers du Sens" 2017

CAHIERS.jpg« …Partir où personne ne part… »

                 Jacques Brel, La Quête (exergue du numéro 27, L'Inaccessible, page de couverture)

« Rêver un impossible rêve… » 

                Jacques Brel, La Quête (exergue posé sous le titre intérieur)

Les cahiers du Sens, revue annuelle, 2017. Éd. Le Nouvel Athanor

Inaccessible ? Tout l’est, et rien. Tout, car nos rêves sont grands, et parfois nous dépassent. Rien, car ce qui doit être advient, je crois. (Je suis sans doute imprégnée de la croyance en ce « Mektoub » beaucoup rencontré dans mes autres rives, moi qui en ai traversé certaines…). Croire que c’est « mektoub », écrit, c’est ne pas penser l’inaccessible comme inaccessible. Ou alors oui, mais en se disant que peu importe, si c’est ainsi. Alors on vit dans une certaine lenteur d’un rapport au temps qui fait de l’instant un éternel présent sans futur. Et créer c’est disperser en poussière un alphabet de mots ou d’images, au risque de la perte, du posthume.  

Cependant l’Orient n’est-il pas, en fait, un paysage intérieur de nombreux poètes ? Car autrement ils ne chercheraient pas à déchiffrer le réel et leurs ombres comme si c’était un livre déjà tracé. Déchiffrer, c’est une démarche partagée. Devant ce terme, et thème, ainsi offert comme séduisant horizon d’écriture par les éditeurs de la revue « Les Cahiers du Sens » (Danny-Marc et Jean-Luc Mayence), j’ai commencé par m’interroger sur le sens de l’article défini. Car L’Inaccessible ce n’est plus une qualité prêtée à des rêves ou des projets, mais un substantif où la négation s’annule presque. Cela devient une essence, une métaphore métaphysique. 

Mais pourquoi?

Que faut-il donc atteindre qu’on ne puisse toucher, si ce n’est la force d’une évidence intérieure, l’achèvement de tous les processus de création de soi?

Que faut-il être pour en avoir la prétention ? Juste un esprit dans un corps. 

L’inaccessible est un secret, car seul chacun peut se dire à lui-même ce nom intérieur qu’il déchiffrera en lui, s’il en trouve le chemin.

Je me demandais ce que les autres en feraient, m’attendant presque à lire, quand la revue sortirait, des pages où se croiseraient des méditations similaires. Mais pas du tout. Le mot renvoie ici à des univers intérieurs fort divers, à des écritures qui, évidemment, ne se ressemblent en rien. Et pourtant l’ensemble a une unité, des textes se font écho. 

J’ai sélectionné mes coups de coeur, choisis parmi 247 pages, lecture faite… 

La première partie présente des textes en prose, des essais, des analyses, qui permettent de voir comment la littérature traite ce sujet, comment dans la poésie il est toujours présent, à travers le temps et les divers courants littéraires. Comme si c’était une clé pour comprendre le fait d’écrire, le rapport au langage et à la création. 

Des textes en prose qui introduisent la thématique j’ai apprécié particulièrement  l’analyse littéraire érudite de Giovanni Dotoli, « De l’inaccessible poétique ». Il cerne ce que la littérature poursuit, et en quoi elle traite aussi de l’inaccessible des sages ou des mystiques, cet absolu du poète « voyant ».

Jean-François Migaud, lui, dans « L’évidence de l’invisible », offre une belle méditation à partir du préfixe négatif, sur la voie qui passe par le vide, l’absence, l’insondable d’un « arrière-plan » des poètes et des chercheurs spirituels.

Don Quichotte hante ces pages. Et Maurice Cury le nomme (« Seul le rêve… »), ainsi qu’Alain Noël évoquant la voix de Jacques Brel et la voie de Saint Jean de la Croix (« L’inaccessible étoile »).

Toujours dans cette partie, Claire Dumay,  plonge dans les affres des doutes sur soi et sur autrui, effrayée par les mensonges qu’on se fait à soi-même. Alors comment croire aux « vérités » d’autrui, même proche ? Texte au scalpel qui dit  l’impossibilité de traverser les masques dans la rencontre de l’autre. L’Inaccessible ? Soi. L’autre. Donc son titre pose un paradoxe : « L’illusion de… l’accessible ». Ce texte est à lire en miroir avec le poème de Jean-Luc Maxence, car c’est aussi le scalpel qu’on retrouve, dans son texte, bouleversant, le plus « dur » du recueil, au sens de secouant.  

Deux autres textes ont retenu mon attention (et je reviens en arrière dans les pages, pour les associer, car ils ont en commun le visible, et, évidemment, cela m’interpelle car j’y retrouve des questionnements qui rejoignent ma réflexion sur l’acte de photographier). 

Robert Liris, dans « Les deux infinis », sollicite d’abord Hermès Trismégiste et André Breton, pour évoquer la similitude exposée dans l’antique « hermétisme » : ce qui est en haut est en bas et inversement, donc la non contradiction des pôles apparemment opposés, mais une non contradiction qui (dit Breton, chercheur du « surréel ») n’apparaîtrait qu’en un point que justement on ne peut saisir, traverser. L’Inaccessible… L’être humain cherche à franchir les portes du réel vers l’imaginaire du sens, mais il n’y arrive pas. Volonté de verticalité (corps esprit), pyramides pour rejoindre la lumière. Des dessins des grottes d’autrefois aux peintures et images captées, l’auteur voit un échec pour lequel il prend Barthes à témoin (« Toute image est une catastrophe »). On ne peut voir l’invisible, on ne peut saisir le sens du réel. J’aime Barthes que j’ai beaucoup lu, mais je ne le rejoins pas dans sa conception de l’image. On peut penser qu’au contraire on touche, presque, avec la capture par le regard, ce point de bascule où on peut transgresser l’interdit, traverser les frontières du sens. (De l'’image catastrophe de Barthes, Serge Tisseron, dans son livre « Le mystère de la chambre claire », montre les racines et les limites qui aboutissent à une fausse théorie de la photographie. La seule vérité qu’elle traduise est la « mélancolie » visuelle propre à Barthes…). Mais je reviens au texte (passionnant). Et à la fin c’est Mallarmé et Émily Dickinson qu’invoque Robert Liris, car l’hermétisme de leur écriture et le retrait du monde de la poétesse sublime, cela marque des destins habités par la question de l’inaccessible. Comme le Don Quijote de Brel.

Avec Anne de Commines (« L’icône pour appeler et veiller l’inaccessible »), en partant de l’icône, de l’iconicité, on aboutit à une perception différente. Au contraire l’image nous fait ici rencontrer le mystère, un sens. Médiatrice, elle informe. Parce que justement, à l’inverse, elle ancre l’image dans le réel charnel. « Accueillir » est le mot clé. Et ainsi le visuel fait accéder à l’au-delà du langage et penser la verticalité. C'est une philosophie poétique qu'aurait apprécié Maria Zambrano... 

…………………………….

Suivent les poèmes, la plus grande part du volume. Je ne vais citer que quelques noms, sachant que le choix serait autre, suivant les lecteurs. C’est subjectif, et je l’assume. Coups de coeur, donc. Des pages se répondent parfois, des métaphores se croisent et croisent les ombres et lumières du réel. L’inaccessible prend des sens divers suivant les auteurs.

Pour ma part j’ai écrit, d’abord, sur la fraternité en échec, quand en mer des réfugiés se noient et nous hantent. Mais aussi sur ce paradoxe qui nous fait être, dans le même temps, en recherche de sérénité, de sagesse (donc de détachement). Écartelés entre le monde et sa cruauté, le souci d’autrui, et des démarches presque mystiques. Capables de joie au moment de la douleur des autres et pour les autres. Inaccessible cohérence ? J’écris (« Peindre l’immense »), que nous sommes des « errants de l’altérité », cette altérité dont Kamel Daoud dit qu’elle est la grande question du XXI ème siècle (entretien, JDD du 9 juillet 2017). Mais je crois possible de « penser ce partage », pour « peut-être / saisir enfin le sens / du lointain ».

Je retiens, surtout, quelques noms, des titres, ou des citations… Comme dans la revue, par ordre alphabétique.

« L’arche de la révolte », de Salah Al Hamdani. Ample poème qui avait été déjà publié dans un recueil collectif contre le terrorisme : « Nous aimons la vie plus que vous n’aimez la mort » (éd. El Manar, 2016). Nuits hantées par les images des « corps mutilés », et volonté de se dresser contre l’horreur... « Prenons les écrits saints à l’envers / et de notre hauteur d’homme / jetons-les dans cette guerre qui ne dit pas son  nom » Évidemment, ce texte me touche, car c’est un sujet, essentiel, qui est très présent dans mon écriture (cf. les poèmes publiés dans A L'Index, et deux ou trois ici, comme " Litanie pour juillet plusieurs fois " / note blog...    "Poème pour dire").

Yoni Afrigan, aborde, , contre l’injonction qui entrave, la  « voie du secret » vers la « splendeur » cachée.

Pour Guy Allix,  « tous les poèmes (…) / Étaient déjà écrits / dans une seule goutte de temps ». Vertige quantique… 

Jean-Bernard Charpentier veut partir « sur les chemins de l’éveil », mais sans se retourner, « de crainte de rester » (lucide méfiance). Mais « Qu’importe ce qui fut et sera, / L’évidence de la beauté / conduit à ce qui est. »

Maurice Cury traque le faux des apparences, dans un exercice de lucidité, car « Rien n’est plus fragile que de vivre ». 

De Danny-Marc, un poème est une ode à des mains aimées. Texte d’un recueil publié chez Pippa (« Un grand vent s’est levé »). Douceur. Et l’autre poème rêve, mais les mains sont encore présentes. Pour un « peut-être »  à advenir encore. 

Giovanni Dotoli, dont j’ai déjà parlé pour un essai érudit, propose une sorte de peinture mystérieuse, nocturne. « Une lampe d’émail » est suspendue dans la nuit. Il peint là son « lieu d’infini ». Et c’est cela qui pour lui est inaccessible. Ou le fut et ne l’est plus, puisque la vision est là.

J’ai déjà évoqué le poème de Jean-Luc Maxence, en parlant du scalpel jumeau de Claire Dumay. Coup de poignard que ce texte, mais histoire d’une métamorphose qui rend inaccessible, car libre (« Sur le divan de Satan »). C'est ainsi que je le comprends... 

Là aussi, j’avais choisi un texte de l’auteur, dans la partie introductive. Signe que la même conscience littéraire qui passe dans une chronique nourrit l’écriture poétique. Jean-François Migaud (« Après »), se transporte dans l’infini du temps, après (lui, nous, quand nous ne serons plus) et pense le vent, les arbres et les visages autres qui peupleront, ici, ce temps d’après de notre absence. L’inaccessible est double, alors. Temps lointain aux limites du temps. 

Je suis intriguée par le poème de Pascal Mora, « Crèche suburbaine ». Une contemplation. Éloge de la vie, comme vue du « dessus », par le regard du Bouddha. Il y a tout : le germe, le bois, le souffle. « Nous sommes des âmes dans ces corps », et tout est connecté, même les rêves. Plus on lit plus le tableau se met en place, l’inaccessible est ailleurs… Il faut relire.

Dany Moreuil sait le langage du corps et comment dénouer les pièges du mental obsédant en se posant dans le coeur, centre, ou en faisant danser. Si le bruit des mots cesse, le silence est possible. Être ?

Rose-Marie Naime aborde ce mystère de la mémoire qui fait surgir un mot. Transmission. Et l’autre mystère, ce qui fait rater le passage vers ce qui devient alors l’inaccessible.

Bernard Perroy, c’est le sens de la lumière qui traverse corps et yeux, mais qu’on ne sait pas vraiment encore, ni en soi ni en l’autre.

Suivent des lectures, et des textes de voyages.

Au fil des pages, envie de prolonger des découvertes, vers certains livres… 

J’ajoute deux citations... 

 "Le vent parlera-t-il encore aux peupliers,

  Peuplera-t-il 

  Les arbres de visages ?

  Qui déchiffrera les messages

            Après ?"

   Jean-François Migaud, "Après"

et

"Quel miracle m’a fait naître

  A ce monde ancien ? 

(…)

  C’est le rayon qui fait croître

  C’est la racine qui connaît le profond 

  C’est le bois qui voyage dans les siècles."

          Pascal Mora, "Crèche suburbaine"

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LIENS... 

Page de l’édition... http://lenouvelathanor.com/revue-les-cahiers-du-sens 

Commandes, chez l’éditeur, en ligne ou par courrier (voir sur le site, page de la revue, lien ci-dessus).

Et à Paris, dépôts à L’Autre Livre librairie… https://www.lautrelivre.fr/pages/editorial 

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© Marie-Claude San Juan

11/06/2015

André LAUDE, poète. Réédition d’une somme, son parcours d’un demi-siècle de lectures et regards...

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Mon dieu / donnez-nous notre pain quotidien / mais donnez-nous aussi / tout ce qu'ils nomment inutile : / le jaune de Van Gogh / le Mystère de Vermeer de Delft / la chanson de Petrarque et Laure / la course du lièvre effrayé à minuit devant les pharesde l'auto / le sourire de la touriste juive polonaise à Liverpool / le quatuor des cigales au pied de Montségur / la figure délivrée par le crachat sur un vieux piano / la plainte d'amour de la neige / la vision du couple nu au centre exact de la clairière / en Forêt noire / le cerceau de la petite fille dans une ruelle de Barcelone / le soleil des poitrines nues de femmes et d'hommes / dont la marche commune abrège la nuit

André Laude

Libre dans le désert / Comme une blessure rapprochée du soleil

Réédition en coédition (2015, les deux volumes écrits par André Laude pour Les Nouvelles littéraires en 1975). Un parcours de plusieurs décennies : littérature et art... « La Légende du demi-siècle d’André Laude. Introuvable aujourd’hui, ce bijou de la culture contemporaine circule sous le manteau, comme un Samizdat... Pour marquer les vingt ans de la mort d’André Laude, la Revue A L’Index et Levée d’Encre le rééditent dans son intégralité. »

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Les éditeurs de « La légende du demi-siècle » intégrale : A  L’Index/Le livre à dire et Levée d’encre...

Infos : A  L’Index/Le livre à dire...   Courriel : revue.alindex@free.fr

 Site : http://lelivradire.blogspot.fr/ (vol.1, Levée d’encre)

Blog : http://lelivreadire.blogspot.fr/2015/05/laude-en-cours.html  (vol.2, Levée d’encre / A L’Index)

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Archives... La légende du demi-siècle 1, note sur la publication en 2011, éds Levée d’encre. Le Post/Huffingtonpost. « La légende d’André Laude », 29-04--2011 : http://huff.to/1KYNzdE

Des poèmes d’André Laude, à lire en ligne sur Albatroz (blog) : http://albatroz.blog4ever.com/articles/poasie-a-andra-laude

Poèmes, aussi, sur « Poésie, Muzik, Etc. » : https://poesiemuziketc.wordpress.com/2012/09/13/andre-laude-poemes/ 

André Laude, Poezibao, Par Marie-Claire Bancquart  (« Ne pas oublier André Laude ! Ultrasubjectif et ultraengagé, avec cette langue d'objurgations et de violences qui se fait aussi bouleversante de dénuement personnel, il a souvent quelque chose de mystérieux dans ses alliances de mots, dans ses références. Et en même temps il écrit avec une pureté et une simplicité persuasives.») : http://poezibao.typepad.com/poezibao/2008/11/oeuvre-potique.html

« Poésie urgente », site des Amis d’André Laude : http://andre.laude.pagesperso-orange.fr/

Hommage (libertaire) : http://lesvoleursdefeu.free.fr/crbst_21.html

Esprits nomades. Titre, « Une colère si proche du soleil », qui fait écho à un vers de René Char et à un titre d’André Laude, « Comme une blessure rapprochée du soleil », 1979 : http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/laude/laude.html

Une note forte de Stéphane Vallet sur son blog « Le cercle des inquiets » (et d’autres pages sur ce poète, dates diverses) : http://bit.ly/1GAaJsZ

Une belle page de Bernard Morlino, sur son blog : http://bit.ly/1FL8ygv

Un poème (de détresse), un portrait (par Cartier-Bresson, dessin), et une note brève, éclairante sur la difficulté à vivre de cet auteur, qui, d’après ce qui est dit, ne pouvait ni être aidé, ni être aimé facilement par des femmes dans l’intime - trop torturé pour ne pas faire souffrir en retour celles qui l’aimèrent, douloureusement. (Mais, aimé, il le fut d’amis, les pages qu’on trouve le montrent – amis souvent impuissants, cependant, à faire écran à une douleur ayant certainement des racines anciennes, peut-être simplement cette mort si précoce de la mère). Cette page aide à comprendre le déchirement des textes, au bord de gouffres intérieurs : http://www.dechargelarevue.com/id/index.php?art=183

Un témoignage poignant, et le dernier poème, testament bouleversant. Par André Chenet, 2009, sur Francopolis : http://www.francopolis.net/Vie-Poete/Laude-octobre09.html

Sur une exposition d’artistes qu’André Laude appréciait, 2013 : https://agendapoetique06.wordpress.com/tag/andre-laude/

« André Laude : rêveur inguérissable, coureur d'infini », Poebzine, note du 22-02-15, par François-Xavier Farine (et lien vers une de ses chroniques) : http://poebzine.canalblog.com/archives/2015/02/22/31582663.html

Des poèmes d’André Laude, à lire en ligne sur Albatroz (blog) : http://albatroz.blog4ever.com/articles/poasie-a-andra-laude

Fiche wikipedia, André Laude : http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Laude

Un ouvrage peut aider la compréhension des dimensions de l’œuvre, en la resituant dans un cadre (non enfermant, au contraire) : « Histoire de la littérature libertaire en France », de Thierry Maricourt, Albin Michel, 1990. (Même si certains engagements révolutionnaires d’André Laude ne furent pas toujours d’esprit libertaire : Cuba, etc. Le poète eut là, aussi, ses forces et ses faiblesses, dans les choix, les idéaux contradictoires. Une vie a toujours ses points aveugles. Celle-ci comme une autre. Reste un être émouvant, un itinéraire cohérent, et une œuvre, forte.) Page, édition : http://bit.ly/1L32Op9

17/11/2012

Salon international des éditeurs indépendants

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C'est le 10 ème salon organisé par L'Autre livre : novembre 2012...

Liste de toutes les éditions présentes, sur le site de l’association organisatrice :  http://www.lautrelivre.net/

……

Présentation de la démarche, par  « L’Autre livre » : « Depuis des années, à l'occasion du Salon du livre de Paris, nous nous retrouvions, à plusieurs éditeurs, pour échanger sur les possibilités de résister face à la création d'un monopole de l'industrie du livre avec, sa mainmise sur la diffusion-distribution et les médias. En 2003, nous avons décidé d'organiser notre propre Salon du livre. Mais dans notre esprit, il ne s'agissait surtout pas d'organiser un mini ou un contre salon mais de créer un événement permettant aux éditeurs indépendants de présenter vraiment leur production et leur particularité éditoriale... Donner à nos amis lecteurs la possibilité de découvrir "d'autres LIVRES". / Pour mener à bien ce projet, il était indispensable de se constituer en association. Son nom L'autre LIVRE a été une évidence, puisque notre but n'est pas de combattre les livres des auteurs édités par les industriels du livre mais bien de permettre qu'existent à leurs côtés "d'autres livres" mis à la disposition du plus grand nombre de lecteurs possible. »

…… Parmi toutes les éditions présentes...

....Lis et parle éditions. (Où j'ai découvert des livres rares. Ils veulent privilégier « les textes inspirés », ce qu’on peut comprendre comme l’affirmation d’une exigence : chercher dans les œuvres une dimension plus profonde, au-delà de la qualité d’écriture, essentielle aussi, évidemment. Voir l’exergue choisi (une citation de George Sand). Le site présente la démarche, les auteurs, les collections (Littérature, Jeunesse, Spiritualité), et annonce les participations à divers salons  : http://www.lisetparle.fr/

.... Autre édition, très différente, Le temps des cerises. Voir notamment les anthologies de poèmes diffusés dans le métro (Paris, Montréal...), et des recueils qui correspondent, d'une manière ou d'une autre, à un engagement dans le réel sur lequel écrire : http://www.letempsdescerises.net/

.... Editeur de poésie, et lieu qui archive des ouvrages, dont certains sont épuisés et peuvent être consultés, les Éditions Laurence Mauguin : BLOG http://lmauguin-infos.blogspot.fr et SITE http://www.editionslmauguin.fr/Accueil   Editeur… mais aussi lieu (bibliothèque et salon de thé, de lecture…) : http://www.editionslmauguin.fr/Bibliotheque

.... pré#carré éditeur http://precarrediteur.fr/pre-carre-edition  pré#carré est à part dans l'univers éditorial de la poésie. Des créations de papier pour mettre en valeur des textes, une inventivité remarquable, et une générosité constante de quelqu'un qui est réellement un militant de la diffusion de poésie i aussi). les recueils en carrés... et des créations motivées par des contraintes oulipiennes... comme les "36 choses à faire avant de mourir"...  (Hervé Bougel est aussi écrivain. J'ai particulièrement apprécié ses "Cafés noirs" (2002, Carnets du dessert de Lune), "Petites fadaises à la fenêtre" (2004, La Chambre d'échos) : des pensées brèves, cinglantes et grinçantes, émouvantes ou piquantes, les poèmes brefs d'"Osram Osram", 2009, Atelier du Hanneton).