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17/06/2015

Carnival/Intact Project/Tweeter Module, par Sara Malinarich. Exposition chez Mamia Bretesché, Paris, juin 2015

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Comme de longs échos qui de loin se confondent / Dans une ténébreuse et profonde unité, / Vaste comme la nuit et comme la clarté, / Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Charles Baudelaire, Correspondances/Les Fleurs du mal

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, / Je dirai quelque jour vos naissances latentes

Arthur Rimbaud, Voyelles/Poésies

« Somos  los terminales nerviosos de la retina colectiva» (Nous sommes les terminaux nerveux de la rétine collective)

 José Val del Omar

(Sur José Val del Omar voir la note précédente, introductive – ce cinéaste-poète-inventeur-penseur du regard, théoricien et artiste espagnol né à Grenade, étant une source majeure de la démarche présentée ici).

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Carnival/Intact Project/Tweeter Module…« Le virtuel devient réalité ». Démonstration, performance, exposition d’une héritière, donc, de José Val del Omar, Sara Malinarich. Ce projet étonnant met en place une présence qui n’en est pas une, une réalité non réelle. Virtuelle, oui, autrement présente, réelle concrètement vivante, non. Interférence de la machine et de la conscience humaine, et éclatement de la conscience en espace multiple. Une conscience qui n’est plus seulement celle de l’individu, mais un arrière-plan collectif, une conscience globale. « Rétine collective », dit José Val del Omar. Cela peut rejoindre, pour moi, la théorie jungienne, un inconscient plus large que la fantasmagorie personnelle, mémorielle en partie, et imaginaire en partie : un univers de signes souterrainement communs. « Terminaux nerveux », nous, indépendamment de la technique. Par la force du biologique. Mais la technique renforce l’impact. Cela peut rejoindre aussi la pensée du Tao. Nous, reliés, connectés les uns aux autres, bons ou mauvais, contenus dans l’univers mais le contenant. Cosmos intérieur autant qu’extérieur, un monde d’étoiles en nous. Pour lire à travers ce champ multiple, les correspondances baudelairiennes donnaient déjà des clés. Tout se parle, se traduit : « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent », car la dispersion est illusoire : « ténébreuse et profonde unité » (ténébreuse, car indéchiffrable, mystérieuse, incompréhensible au regard du petit « je » qui se croit séparé du tout). Cela c’est conforme à ce que j’ai intégré de la pensée de José Val del Omar. Une vision où la technique sert comme révélateur d’un savoir perceptif déjà là. L’œil collectif voit à travers nous quand on prend une photographie et qu’à la fois on sait et on ne sait pas ce qu’on saisit. Importance de cet artiste (et auteur) comme penseur du regard.

Mais qu’ont-ils donc fait, à Intact Project, avec Medialab à Madrid et le Lieu multiple de Poitiers ? Qu’ont-ils fait dans ce laboratoire d’art, maître en innovation, dirigé par Sara Malinarich? La galerie parisienne, le temps de l'exposition (et plus, grâce aux outils informatiques) se trouvant reliée à Madrid et Poitiers (et Madrid étant en réseau avec d’autres lieux ailleurs en Espagne  - surtout – mais aussi avec quelques centres similaires, en France, au Québec, et ailleurs). Interactions et interférences, connexions infinies. Ils (et donc elle...) ont introduit un module dans le système informatique (comment, je n’en sais rien : laissons aux techniciens la maîtrise du dispositif électronique). Ce qui compte c’est l’introduction de cette téléprésence distancée qui, par ce « Rachael Runner », twitter apparemment être fantomatique mais réalité virtuelle, reçoit des messages et les renvoie transformés en créations graphiques. On voit sur l’écran la phrase exploser (en quelque sorte), les lettres se disperser et des couleurs, des formes apparaître, qui se mêlent aux lettres, les intègrent, les métamorphosent. Là on a sous les yeux une démonstration de l’affirmation de Rimbaud : « A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, / Je dirai quelque jour vos naissances latentes ». Son intuition visionnaire est confirmée par la technique... C’est mouvant, comme un film. Mais si on stoppe le flux, un tableau se crée, qui peut être figé par la caméra qui capture l’image d’un instant unique, avec des fragments des lettres du message originel, ou pas. (Peut être reçu n’importe quel  texte de n’importe qui, à condition qu’il contienne le mot clé #telepresence). En réponse le module renvoie le tableau capturé, avec, en légende, une citation de José Val del  Omar. (C’est, en plus, une judicieuse manière de faire lire un poète...). La vidéo, elle, bruisse du son des formes (c’est l’impression que j’ai eue).

Des photographies représentent des instants capturés alors que les images défilaient (je voulais saisir au passage les lettres des mots éclatés). Les créations mises en forme sont dans des cadres, et la citation de José Val del Omar y est lisible. (L’autre nom est celui de l’expéditeur du premier message, destinataire de celui-ci). Est à part un autoportrait fantôme (l’image avec les trois ovales blancs sur du noir et un fond bleu) : sur le verre du cadre se reflète ma main qui tient l’appareil, mon ombre et on voit, à peine, reflétés aussi, trois petits cadres des vidéastes, accrochés sur le mur, en face. Je suis entrée dans l’écriture de José Val del Omar, imprégnée, traversée. Après tout, c’était un des buts...

L’artiste (chilienne) qui proposait cette démonstration, Sara Malinarich, est une spécialiste de ce concept de la téléprésence et des performances et réalisations que cela permet de penser. Elle a posé diverses installations dont le support était fondé sur la création connectée, l’inventivité formelle technique, les nouveaux moyens de communication, un langage d’avant-garde, une mise en scène à plusieurs dimensions. 

Quand on lit (sur divers sites, et sur le sien) la présentation de son parcours, on mesure la part de recherche, artistique et théorique, qui sous-tend la création.  (Beaux-Arts au Chili et en Espagne, doctorat, recherches innovantes dans le domaine de la culture visuelle et des avancées technologiques. Spécialisation en arts numériques et dans la création d’interfaces technologiques. Direction d'Intact Project, réseau de téléprésence produisant des interfaces pour interactions artistiques). Place, dans cette démarche, il me semble, pour des interrogations sociales : son exposition (une fois resituée dans le contexte de son itinéraire intellectuel et créatif) fait écho au thème du Printemps des Poètes (dont il y avait encore des traces au Marché de la Poésie, par certaines publications) : l’insurrection poétique. Car la technique peut être un outil pour emprisonner et manipuler, ou, au contraire, pour créer plus de conscience, une intelligence collective capable d’interagir de manière subversive (ce qui ne veut pas dire violente mais agissante pour une liberté en fraternité).  

Site d’Intact project : http://www.intact01.net/

Page du module Rachael Runner sur twitter (où regarder et lire...). Pour faire fonctionner la réponse virtuelle (transformation du message en image où les mots dispersent leurs lettres et se traduisent en formes et couleurs) il faut envoyer un tweet contenant le mot clé "telepresence", pour activer le déclenchement du logiciel) : https://twitter.com/rachael_runner

Le module dans le cadre de l’exposition et sa poursuite, Rachael Runner : https://twitter.com/Rachael_Runner/status/606462558401396736

Site personnel de Sara Malinarich (biographie, réalisations, publications dont une analyse de l’impact des réseaux sur notre réalité personnelle et collective, questionnement sur la nouvelle réalité de l’identité, et la question des alternatives dans le monde en devenir) : http://www.saramalinarich.net/

Catalogue (Sara Malinarich), pdf (œuvres graphiques et citations du poète, José Val del Omar) : http://www.intact01.net/wp-content/uploads/2015/05/catalogo_expo_mamia.pdf

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Echo singulier à ces recherches, le travail du collectif Reify (New York), qui utilise l’impression 3 D pour donner forme aux sons. Une chanson devient un objet visuel palpable. Sur leur site (« Turn Songs into 3D-Printed Sculptures You Can ‘Listen To’ with Reify ») on peut voir des photographies d’objets-sculptures obtenus ainsi : http://www.thisiscolossal.com/2015/04/turn-songs-into-3d-printed-sculptures-you-can-listen-to-with-reify/ 

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Sara Malinarich était accompagnée, dans cette exposition, par un couple d’artistes  vidéastes, White Black Fungus (Reinhard Hampel et Véronique Cartier-Hampel). Leurs créations mêlent photographies, vidéos en plans fixes ou trajectoires lentes, dessins, peintures. Un montage fait aller de l’image réelle à la photographie modifiée, de la photographie à la peinture, en passant par des surimpressions qui font voir autre chose, imaginer, projeter.  La création ovale (avec du rose-mauve) représente un moment d’une vidéo, le demi-cercle un autre instant fugace. Voir leur  site : http://www.whiteblackfungus.com/

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Le site de la galerie Mamia Bretesché : http://www.mamiabreteschegallery.com/ 

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Je reprends ici certaines des citations du poète José Val del Omar, et en fais une traduction personnelle, très libre (comme pour d’autres, dans la note précédente) :

« El circuito eléctrico nos introduce en el simultáneo. Todo se convierte en directo camino » (Par le circuit électrique nous pénétrons dans le simultané. Tout se transforme en voie directe.)

« Existe en la sustancia una Conciencia Colectiva que alumbra y taladra nuestras miserias. »(Il existe dans la matrice matérielle une Conscience collective qui illumine et transperce nos misères.)

« El mirar sólo desde una parte nos amodorra. » (Le regard qui ne viendrait que d’une source partielle nous transformerait en dormeurs.)

« El propio hombre es una insólita unita contradictoria a la que llamamos individuo. » (En soi l’être humain est une insolite unité en contradiction avec ce que nous appelons individu ou individuation.)

« El hombre está en camino hacia la Unidad; ese camino es pálpito entre diferencias. » (L’être humain est en chemin vers l’Unité, vers le Un; ce chemin palpite entre les réalités divergentes.)

«Sobre el diario parpadeo, todo marchitándose y todo naciendo. » (Sur le cillement léger du jour, tout s’étiolant et tout venant au monde.)EXPO  VIDEO 14.jpg

«Lo más opuesto se conjuga y armoniza.» (Du plus lointain opposé tout se rejoint et crée l’harmonie.)

Voir la page... multiple (autres citations et productions graphiques...) : https://twitter.com/rachael_runner Ou le catalogue en ligne (lien ci-dessus : productions visuelles disponibles, art numérique).

16/06/2015

Découvrir José Val del Omar. Note introductive à l’exposition d’une héritière du cinéaste-poète, Sara Malinarich

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Note introductive, car pour comprendre la démarche de Sara Malinarich (note qui va suivre) il faut, je crois, se situer dans le sillage du cinéaste, inventeur et chercheur, poète, présent dans l’exposition que j’ai vue il y a quelques jours, et qui est toujours visible, galerie Mamia Bretesché. Doublement présent. D’abord par la continuité d’une inventivité technique (et de la réflexion qu’elle induit sur ce qu’est regarder, sur le rapport entre la vue et les autres sens, sur les interférences tant visuelles que sonores). Ensuite par ses textes, citations transférées par des tweets, eux-mêmes envoyés au logiciel inventé pour métamorphose éclatée en graphisme et couleurs. Je ne connaissais pas José Val del Omar cinéaste et inventeur, découvert grâce à cette exposition. (J’ai du mal à comprendre comment c’est possible : le Jeu de Paume avait pourtant créé un événement pour faire connaître le cinéma expérimental dont il fut - et reste après sa mort - un maître, mais, autrement, apparemment, grand silence réducteur.) On est enfoui dans une masse d’informations où surnage beaucoup de vide et on rate des clés essentielles, pour comprendre l’art, le réel, et soi. Je ne le connaissais pas plus comme poète, et les fragments que j’ai découverts m’ont paru de la plus haute poésie (voir ci-dessous, citations, et  note suivante, exergues et textes saisis dans mes photographies : j’ai tenté de les rendre bien lisibles...). Il suffit de trois vers, trois phrases, pour découvrir un auteur et savoir s’il devient essentiel ou ne le sera jamais. Lui sera essentiel. Pour compenser le manque antérieur j’ai cherché (sur la Toile) ses films, ses écrits, et des présentations de son œuvre, tout regardé, tout écouté, tout lu (en français, en espagnol). Enthousiasme total. Quelqu’un dit de lui (vidéo sur son cinéma) qu’il fait une sorte d’alchimie. Et c’est exactement cela. Hypnotique, fascinant. Mais pas hypnotique d’une manière qui nous endormirait : au contraire, plutôt de l’ordre de l’effet méditatif, qui fait accéder à d’autres dimensions du réel intérieur et extérieur, en secouant pour réveiller, éveiller.

Poète, José Val del Omar l’est aussi dans les titres et sous-titres. Comme pour « Fuego en Castilla », sous-titre : «  Ensayo sómnambulo de visión táctil en noche de un mundo palpable. » (Essai somnambule de vision tactile dans la nuit d’un monde palpable). L’essai c’est aussi à comprendre au sens philosophique, des concepts sont pensés avec des formes, du mouvement, des instants photographiques. Création formelle et création de pensée. Poète, dans le choix des exergues. Pour « Fuego en Castilla », c’est Federico Garcia Lorca : « En España, / todas las primaveras viene la muerte / y levanta las cortinas. » (En Espagne, la mort vient pour tous les printemps, et soulève les rideaux). Poète, aussi, et penseur, dans le choix de mettre « Sin fin » au lieu de Fin pour clore ses films. Sans fin, lente poursuite du sens dans la perception, la recherche technique. Sans fin dans la durée et sans fin dans l’espace. Parce que les interférences visuelles et sonores (diaphonie...) se prolongent hors du film.

Poète, Val del Omar, autant que cinéaste, et cinéaste en poète.  Diego Quemada-Díez, réalisateur, en parle dans un entretien au sujet d’un film sur les migrants (Guatemala et Mexique vers les USA), « Rêves d’or », propos recueillis en 2012 par Carine Trenteun sur  CinéMatraque (Citation qui éclaire la démarche de José Val del Omar – la poésie par les mots et la poésie comme éthique cinématographique) : http://www.cinematraque.com/2013/12/rencontre-avec-diego-quemada-diez-realisateur-de-reves-dor-la-jaula-de-oro/# :  « Mon poète préféré, José Val del Omar, qui est aussi réalisateur, dit que le cinéma relève d’un acte de manipulation extrême, car les gens entrent dans une pièce sombre où on ne leur montre juste qu’une partie de la réalité. Les spectateurs viennent pour que nous déposions nos rêves. Toute cette manipulation ne se justifie que s’il y a un but poétique. Nous avons donc une grande responsabilité. Cette poésie doit être générée par de l’empathie et de l’amour. Toute la construction d’un univers de fiction est reliée à tous ces éléments pris de la réalité, tous ces témoignages. » Diego Quemada-Diez en parle aussi là, insistant sur cette référence première, intensément présente : http://www.festival-cannes.fr/fr/theDailyArticle/60190.html

Poète. Les fragments donnés à lire en légende des créations graphiques proposées par Sara Malinarich  (renvoi de citations du poète aux expéditeurs de messages adressés au logiciel, voir l'explication de la démarche dans la note à venir) sont révélateurs de la manière dont José Val del Omar pense la place de la conscience individuelle dans la conscience globale : lui, nous, le monde-cosmos...

Citations : « Lo que llamamos contranos u opuestos son trozos de la Unidad. » (Ce que nous appelons présences contraires ou réalités adverses sont des fragments  de l’Un).

... « Todo desea ser Todo, y para ser Todo hay que no ser nada. Comenzar por quedar vacio. » (En tout il y a désir d’être le Tout, et pour être Tout il faut n’être rien. Commencer par rester vide.)

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A lire (en français, en espagnol...).

J’ai trouvé des notes en français : d’Olivier Arezki (article, 2003, et page de liens), d’Olivier Hadouchi (chronique, 2007 puis 2010), du Jeu de Paume (deux pages de présentation d’un événement sur le cinéma expérimental espagnol, 2011), un dossier de créations sur des vidéos en espagnol.

L’article d’Olivier Arezki, paru en 2003, sur le court-métrage « Fuego en Castilla » : http://www.cineastes.net/textes/arezki-fuego.html Citation : « José Val del Omar est un cinéaste alchimiste convoquant divers éléments, tels le feu, la terre, et l’eau. Un poète qui passe d’une incursion dans le monde contemporain où le temps file à toute vitesse (horloge, montage rapide et saccadé), avec des voitures filant, phares allumés, à un ciel traversé de sombres nuages. Sa caméra effectue souvent des envolées verticales, et sait abolir la perspective pour lui substituer des images anamorphosées, répandre des formes allongées (on pense au Greco), évanescentes, animer des statues, par des jeux de montage et de lumières, violents et très sophistiqués qui utilisent à merveille les richesses et les subtilités du noir et blanc (contrastes, palettes de gris, jeu sur les tonalités…). »

Page de liens, créée par Olivier Arezki : http://www.cineastes.net/c/omar.html

La longue chronique d’Olivier Hadouchi, en deux parties, enrichie de notes : excellente analyse, très grande maîtrise du sujet. Et en plus il met en exergue une citation de Maria Zambrano, philosophe que j’apprécie particulièrement, et qui, effectivement, rejoint ce qu'on découvre de José Val del Omar, êtres en affinité : « Pur oubli dans la nuit/ puisqu’il fait toujours nuit / pour celui qui vit à moitié.». Mars 2010 (trace antérieure, moins ample, 2007), CinéFabrika, « l’autre revue du cinéma et des arts visuels », « Notes autour de Val del Omar et d’un cinéma de la métamorphose et du crépitement », première partie : http://cinefabrika.blogspot.fr/2010/03/notes-autour-du-cinema-de-val-del-omar.html

Citations (le texte d'Olivier Hadouchi) : « Cinéaste espagnol né à Grenade en 1904, il est notamment l’auteur d’un des plus grands accomplissements filmiques tous genres, supports et catégories confondus, un « triptyque élémentaire d’Espagne » réunissant trois films réalisés à plusieurs années voire décennies d’intervalle » (...) « ...mettant la technique au service de la libération, pour réunir Jean de la Croix et Prométhée, l’albumine et l’aluminium, l’incarnation métaphysique et le fil à haute tension. Espoir de participer à l’émergence d’une autre voie, et que nous appelons « cinéma expérimental » par commodité, car il s’agit en premier lieu d’un cinéma d’avant-garde, à partir d’une appréhension originale de cette notion. Soit d’un cinéma élargi qui ouvre intensément les portes de la perception, travaille sur ses matières mêmes (penchant pour l’anamorphose, le décentrement, le reflet...) » (...) « ... inventeur de néologismes (‘mécamystique’ est le plus révélateur)... »

Deuxième partie : http://cinefabrika.blogspot.fr/2010/03/notes-autour-de-val-del-omar-2eme-p.html   Citations : « Topographie(s) plurielle(s) d’une Espagne palimpseste. » (...)  « En Andalousie, Grenade tournée vers le sud et l’est : l’Orient » (...) « Val del Omar juxtapose : une étoile de David en mosaïque, des inscriptions calligraphiées en arabe, des chants et des danses gitans andalous. »

Page de présentation, site, Jeu de Paume. « La sélection s’ouvre avec un artiste essentiel, José Val del Omar» : http://www.jeudepaume.org/index.php?page=article&idArt=1446

Jeu de Paume. 50 ans de cinéma expérimental en Espagne (mars-avril 2011). Document pdf : http://www.jeudepaume.org/pdf/DelExtasisAlArrebato.pdf

Dossier, créations de José Val del Omar, sur Point to Point, blog : http://pointopoint.blogg.org/jose-val-del-omar-un-fantastico-fantastic-a116322996

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Vidéos, en espagnol  (en espagnol, mais fragments de l’œuvre à regarder – et écouter) :

Le cinéma de José Val del  Omar. Présentation, vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=F_emTQaMFPY

Film. "Aguaespejo granadino" - 1955 José Val del Omar (« Miroir d’eau grenadin ». L’eau-miroir de Grenade, l’eau comme miroir. Sur la pierre et l’eau dans la réalité et la culture andalouse)

Val del Omar, entre cinéaste, génial technicien,  et alchimiste (mot employé par celui qui introduit la vidéo). En espagnol : https://www.youtube.com/watch?v=Nk7t8hRyFRE

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Textes en espagnol. Pour lire, et traduire approximativement : http://tr.voila.fr/ 

Site dédié (très riche et très beau, complet : le cinéma, les collages, les textes) : http://www.valdelomar.com

Page Facebook dédiée: https://www.facebook.com/pages/Val-del-Omar/46660711337

Fiche Wikipedia (filmographie et  bibliographie : livres « de », livres « sur » Val del Omar) : http://es.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Val_del_Omar

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Exposition de Sara Malinarich et d’un couple de vidéastes (groupe White Black Fungus), galerie Mamia Bretesché...

Le destin des textes du cinéaste poète est un rêve, dans l'aventure ainsi proposée par Sara Malinarich. Magie. Voilà ce que la poésie peut être, aussi, hors des revues et livres, pour circuler. Là, on peut le lire démultiplié, associé aux graphismes créés par le module, citations qui circulent, et demeurent, disponibles, sur la page du twitter machine (qui emprunte un visage...). Regarder, et LIRE José Val del Omar. Lire et relire. Fragments qui donneront envie de plonger dans un livre. Et, car c'est aussi- ou surtout - une aventure du regard, guidée par la pensée de Val del Omar, regarder, regarder...! Sans négliger d'entrer dans les interrogations du penseur inventeur sur ce qu'est le regard, la conscience, créer. Se demander, avec lui, quel est le rapport entre le regard conscient, ce regard décalé à la fois par la volonté de ce pas de côté, métaphysique en quelque sorte, et décalé par ce que la technique propose comme métamorphoses, anamorphoses... Qui regarde en nous, le seul "je" ou cet espace immense où le "je" devient autre? (Et qui crée?). C'est peut-être cela que Rimbaud voulait dire, encore Rimbaud... Plus de citations de José Val del Omar. Voir, note suivante, quelques phrases, en espagnol, et ma traduction, très libre. 

Rachael Runner (Le procédé est d'envoyer un tweet au logiciel Rachael Runner, en intégrant ce qui activera la réponse et la transformation (#telepresence). La création visuelle viendra en réponse avec une citation de José Val del Omar  : https://twitter.com/rachael_runner

De même, dans le catalogue de l'exposition, les créations graphiques sont associées aux phrases du poète, puisque ce sont les phrases qui sont renvoyées avec la production visuelle. Document pdf (regarder... lire...) : http://www.intact01.net/wp-content/uploads/2015/05/catalogo_expo_mamia.pdf 

.............  et NOTE du 23-07-2015... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2015/07/23/lire-jose-val-del-omar-citations-espagnol-et-traduction-et-l-5661245.html