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21/06/2019

Traversée thématique. De l'aleph au son, des livres et des livres...

SILENCE.jpgJe prolonge ici une recherche commencée avec une note en 2013 (lien ajouté, note qui suit). Silence entre les mots, entre les textes, par les textes... Titres de livres à découvrir. Poésie, spiritualité, art, philosophie... J'ai noté en titre "De l'aleph au son"... Car le silence est  présent dès l'alphabet dans le processus d'écriture, et paradoxalement il permet d'arriver au son : musique des mots, musique de la poésie, chant intérieur du sens.

POÉSIE, fragments.

. Traduit du silence, Joë Bousquet, 1942. L’Imaginaire/Galliimard, 1995 

. Les récifs du silence, d’Ahmed Azeggah, éd. Quatre vents, 1974 

. Ce pays du silence, Charles Juliet, P.O.L., 1992

. Entre parole et silence /Haïkus, de Georges Bogey, Éds de L’Astronome, 2009 

. Jours de silence, Henri Michaux, Fata Morgana, 2010 

. Puisqu’il est ce silence (Prose pour Henri Meschonnic),  

   Jacques Ancet, Lettres vives, 2010

. Prologue au silence, François Jacqmin, La Différence, 2011

. Hélène Duc. Le silence de l'autre rive, Unicité, 2014

. Silences (Haïkus), Vincent Hoarau, Unicité, 2016

. Variations sur le silence, Philippe Mac Leod, Ad Solem, 2019

. Dans les plis du silence / Poèmes de la nuit, Gérard Mottet, Unicité, 2019

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SPIRITUALITÉ

. La force du silence, Carlos Castaneda, Gallimard, 1988

. Dans le silence de l’Aleph, Claude Vigée, Albin Michel Spiritualités, 1992

. Le son du silence, Karlfried Graf Dürckheim, Cerf, 1993

. La Révolution du silence, Jiddu Krishnamurti, Stock, 1994

. L’arbre du silence, Jeff Perreau, Altess, 1997

. La mystique du silence, Jacques Vigne, Albin Michel Spiritualités, 2003

. Eloge du silence, Marc de Smedt, Albin Michel Espaces libres, 2015

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REPÈRES. Récits, histoire.

. Le Silence de la mer, de Vercors (Jean Bruller), 1942, Minuit clandestines. Livre de poche, 2000  

   et La bataille du silence, Souvenirs de minuit, rééd. Minuit, 1992

. Silence (roman historique sur les persécutions des chrétiens au XVIIè siècle au Japon) de  Shūsaku Endō, 1966 (Japon), Folio Gallimard, 2010.

. Le Silence, Nathalie Sarraute, Gallimard, 1967, Folio Gallimard, 1993

. Une histoire du silence : De la Renaissance à nos jours. Alain Corbin, Albin Michel, 2016

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Pensée de l’art. ESTHÉTIQUE

. Les Voix du silence, d’André Malraux (art, philo, esthétique), Gallimard, 1951

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… ART

PEINTURE. Le Christ du silence, d'Odilon Redon (1840-1916)

SCULPTURE. Le Silence, d’Auguste Preault (1809-1879)

ARCHITECTURE. Silence et lumière, conférences (1955-1974) de l’architecte et théoricien Louis Isadore Kahn, éds du Linteau, 1996

PHOTOGRAPHIE. Photographier le silence. Titre d'un dossier en ligne sur l’art de la photographe danoise Trine Søndergaard (née en 1972). Elle montre l’absence, l’apparence, le retrait.  (Artefields.net).

CALLIGRAPHIE. Passagère du silence / Dix ans d’initiation en Chine, de Fabienne Verdier, Albin Michel 2003. (Calligraphie, taoïsme, méditation chan. Parcours spirituel et artistique). Livre de poche, 2005.

MIME. Marcel Marceau, la poésie du silence. Livre de Rémi David et Florence Salzano. (Sur l’art du mime, sa création d’un personnage muet, BIP). éd. A dos d’âne, 2016.

OPÉRA (musique et danse). Vers le silence, documentaire de Jean-Stéphane Bron filmant le chef d’orchestre Philippe Jordan (répétitions, coulisses de l’Opéra), 2018.

MUSIQUE. Silence (Conférences et écrits), John Cage, Denoël, 1970, Héros-Limite, 2003

FOLK ROCK. The sounds of silence, de Simon et Garfunkel, 1964 (et 2009-2016-2017). Et dans la bande originale du film de Mike Nichols, Le Lauréat. 

CINÉMA. Le monde du silence, de Louis Malle et Jacques-Yves Cousteau. 1956. Exploration des fonds marins, l’univers de l’océan.

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….. LIENS web…dont articles passionnants (références, citations, bibliographies).

SigilaREVUE franco-portugaise, transdisciplinaire. Dossier : Le silence - O silêncio. Numéro 29, 2012. Thème du silence, en hommage à Cesaria Évora. En ligne, sommaire (bref résumé des articles). L’oxymore comme fil et sujets divers. LIEN… http://www.sigila.msh-paris.fr/-rubrique43-.html

REVUE. Les Cahiers du CIREM (Centre International de Recherches en Esthétique Musicale), dossier sur musique et silence. (N° 32-33-34, 1994). LIEN… http://ressources.ircam.fr/record/default:UNIMARC:19476

POÉSIE (textes). CINQ poèmes sur le silence (et titrés ainsi)… LIEN…  https://www.poesie-francaise.fr/poemes-silence/

CRITIQUEPoésie et silence (article lisible en ligne). Littérature/Larousse. Par Fernand Cambon, 1986 (Lecture de Rilke, Celan, etc.)…. LIEN… https://www.persee.fr/doc/litt_0047-4800_1986_num_64_4_1410

CRITIQUE. De Patrick Quillier, L’épreuve de silence, les preuves par silencerevue Noesis, 19 | 2012 (Article lisible en ligne, nombreuses citations, René Char, Boris Gamaleya, etc.)…. LIEN… https://journals.openedition.org/noesis/1810

PHILOSOPHIE.

Silence et philosophie. Article de Jean-Luc Solère, 2005, Revue philosophique de Louvain. Une vingtaine de pages, parcours de la notion en philosophie. A la fin une riche bibliographie (intégrant des mystiques). Lisible intégralement en ligne…. LIEN… https://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_2005_num_103_4_...

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Et voir la note précédente sur un numéro de Poésie / première... 

06/12/2011

Gilbert Lascault, citations : territoire, frontières, concentration, dispersion, détail

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« Avec  acharnement, à longueur de nuits et de journées, certains philosophes, certains professionnels de la culture se demandent ce qu’est l’art, ce qu’il n’est pas, quelles sont ses frontières, comment l’organiser, comment interdire son territoire à ceux qui ne seraient pas dignes d’y entrer, comment y établir des ordres et des hiérarchies. »

(…)

« L’école nous avait appris à nous concentrer, à nous tendre, à préférer les notions aux sensations, les concepts à la riche multiplicité des choses. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de cette éducation. Nous ne serons jamais assez dispersés, assez nonchalants. »

Gilbert Lascault

Apologie du pluriel

Ecrits timides sur le visible, coll. 10/18 1979), pages 13-14 / 2008, éds du Félin http://www.decitre.fr/livres/Ecrits-timides-sur-le-visible.aspx/9782866456696

Suite de la note d’hier… A l’opposé d’une autre position sur la création et d’un autre regard sur l’éducation (Alain Finkielkraut, écrivains ou lecteurs, concentration ou expression- note du 5-12-11) : Gilbert Lascault fait un éloge du pluriel, des sensations, de la dispersion… A sa réflexion il  ajoute un appel à ne pas oublier le détail au profit du général. (« On nous répète qu’il faut nous méfier des arbres qui cachent la forêt. » (…) Mais, dit-il « Trop souvent nous vivons dans un monde où le mot forêt  sert à nous cacher la présence de chaque merisier, de chaque tremble. ». La forêt, parfois, ce peut être le mot « écrivains », le mot « lecteurs », qui cache la singularité des itinéraires de création...

05/12/2011

Alain Finkielkraut, trois phrases, et des questions… Plus une citation de Gilbert Lascault (ou la question du territoire...)

« Apprendre à lire, c’est apprendre à faire attention aux livres et, grâce aux livres, aux autres et au monde. On s’oublie pour se retrouver. Lire, c’est se lire ».

Alain Finkielkraut, dans une page du JDD de septembre 2011.

Une gaieté grave. Article de Marie-Laure Delorme, le JDD, 25-09-2011, sur le livre d’Alain Finkielkraut, « Et si l’amour durait » : http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Alain-Finkielkraut-une-gaiete-grave-395299/

Je retrouve cet article, sur un livre que, pour l’instant, je n’ai pas encore lu : d’autres attendent (et je ne sais pas si j’aurai, finalement, envie de le lire : peut-être, peut-être pas...). J’avais repéré des phrases de Finkielkraut, citées dans la critique. J’en ai retenues trois, là. D’abord, cette  idée avec laquelle on ne peut qu’être d’accord (« Lire, c’est se lire ») mais qui n’a rien de très original. (D’autres ont dit des choses très proches de cette conception de la lecture : la lecture qui aide au déchiffrement de soi, avant même d’aider au déchiffrement du monde. Oui, bien sûr…). Mais aussi deux passages qui me gênent (comme peuvent le faire parfois les affirmations de Finkielkraut, parfois profondes, parfois agaçantes).

Car, écrit-il, « Nous avons trop de créateurs et pas assez de lecteurs. La littérature sera morte le jour où tout le monde sera écrivain. »

Pourquoi donc tout le monde voudrait-il être écrivain ? N’y a-t-il pas des tas d’autres manières de créer et de se réaliser ? (Et nous aurions, d’ici là, du travail à faire, pour vaincre l’analphabétisme, par exemple…). Mais,  aussi, pourquoi craindre que beaucoup écrivent? (Tout ce qui s’écrit n’est pas de la littérature, ceci dit). Pourquoi ? N’est-ce pas, là, l’expression de ce que Gilbert Lascault dénonce dans le texte « Apologie du pluriel » (« Ecrits timides sur le visible », coll. 10/18, page 13) : « Comment interdire son territoire à ceux qui ne seraient pas dignes d’y entrer, comment y établir des ordres et des hiérarchies. ». (Je citerai totalement ce passage demain...). Et pourquoi penser que la lecture aurait comme ennemis les gens qui écrivent? C'est tout le contraire... L'écriture se nourrit de lecture. Plus les gens écrivent, plus ils lisent (ils écrivent parce qu'ils ont été lecteurs et le demeurent...). Et, encore, pourquoi penser que certains puissent être écrivains ET lecteurs, et d'autres incapables de cela? (Territoires?).

Et ceci, aussi, m’agace : « On enseigne aux enfants l’expression mais pas l’attention. » Qui ? Quoi ? Comment ? Toujours cette opposition fausse entre expression et attention. Alors qu’il n’y a pas enfants plus attentifs que ceux qui créent (ce qui ne les empêche pas, à d’autres moments - une pédagogie étant un tout – d’être attentifs pour apprendre des règles de grammaire, par exemple). Toujours vouloir donner des leçons à ceux qui enseignent. (Qu’ils aient des difficultés à le faire, dans certaines conditions, oui : c’est un autre problème). Mais cela rejoint encore la question du territoire (cohérence idéologique?) : enfants (futurs lecteurs passifs?) voués à recevoir, pas à produire. Les uns apprennent et lisent, les autres créent ce qu'on donne à lire...