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01/12/2020

Poésie. Revue L'Intranquille 19 : le vivant (animal, humain...).

1. l-intranquille-n19.jpgL’autre monde est là,   non celui des humains.   Li Po.    

Trad. François Cheng, Entre source et nuage

 
 J’ai donc lu ce numéro, auquel j’ai participé. 
 J'ai apprécié l'entretien avec Patrick Quillier, qui ouvre la revue. J'aime les entretiens en général (c’est, même développé, relativement bref quand même, et dense : on cerne un sujet sans diversion et profondément). Et celui-ci est très intéressant car il va au coeur d'une démarche passionnante. Delphine Vanhove pose les questions que seule une lectrice attentive de l’auteur pouvait poser. La première peut sembler amusante (dort-il beaucoup, lui demande-t-elle, en se référant à une réponse de Topor au sujet de la diversité de son œuvre et  du temps trouvé pour créer). Car Patrick Quillier aussi a une œuvre multiple. Traducteur de tout Pessoa et de plusieurs autres auteurs portugais, poète, chercheur, il compose aussi de la musique et accorde beaucoup d’importance aux voix, à l’aspect sonore de la poésie. Que le traducteur de Pessoa, "l’homme aux hétéronymes", le poète de "l’intranquillité", intéresse l’édition de L’Intranquille, ce n’est que logique, sachant que le nom même de la revue est un hommage au célèbre et remarquable "intranquille". De plus Patrick Quillier est un homme habité par le goût du monde, son devenir, les grandes questions pensées à travers l’histoire et le présent. (Il a consacré des poèmes à faire revivre des voix de morts de la guerre de 14-18, devenus simples noms sur un monument aux morts de village. Et il travaille à une immense épopée, un projet bien avancé). J’ai apprécié que, dans sa première réponse, il cite Héraclite (sur le fait que dans le sommeil on participe "au devenir du monde"), et qu’il parle de "vibration", dans la veille ou le sommeil, où, dit-il, "il paraît que tout respire avec tout". Là je retrouve ma propre conception de notre réalité  dans ce collectif des êtres, du vivant, du monde (terre et cosmos).
À lire, plus loin, une chronique sur la traduction de Joyce. Et dans les dernières pages des critiques (lectures de revues et livres).

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