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28/06/2016

ECRITURES interférentes, qui respirent le monde, font rhizome, et disent l’oeil. PAGES TISSÉES…

Pour l’abandon

ne fais confiance à personne

il te faut te déserter toi-même. 

Francis Coffinet 

Ni le moi, ni le mot, mais le monde.

Kenneth White 

Les sites et blogs "tissés" par moi (dont je viens de vérifier la liste, « Pages tissées », et dont je pose des liens vers des pages précises, notes) sont eux-mêmes (pour la majorité) des tissages complexes qui mêlent dans leurs pages des poèmes, commentaires, regards, et… analyses. Blogs, sites, revues (suivant les cas). L’écriture (poésie, principalement) est le plus souvent l’axe (avec la lecture qui s’y greffe : car celui qui écrit lit - si vraiment il écrit). Mais le poème (ou le fragment) peut être suivi par une note-chronique, quand l’actualité impose une réflexion, quand l’urgence du réel demande une autre parole, dans l’instant. La création littéraire, étant, elle, dans le temps d’une lenteur qui nécessite une mise à distance. Donc tous sont dans un écart de tension intérieure qui obéit à une exigence éthique. Du poème à l’article ou à la note de blog, rupture de modalité. Mais l’un nourrit l’autre, et réciproquement, par cette tension de présence maintenue, en même temps, à son intériorité, et, au-dehors, à l’espace autour de soi, concret et social : d’où la conscience du lointain devenu prochain. 

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27/06/2016

Notes voyageuses, Méditerranée et lointains… PAGES TISSEES.

Voyageuses, ces pages, car métisses. Ancrées ici, héritières, parfois, de divers ailleurs. Ou ancrées ailleurs, et lançant des fils de mots vers nous. Ou, aussi, ayant simplement le goût du lointain, de la traversée nécessaire des frontières, réelles ou imaginaires. Proximité, par ces écritures sur la Toile, immédiateté du partage. Mais la lecture patiente des livres peut suivre l’approche instantanée. On sort de notre quartier mental, et ces mots modifient notre identité, pour l’enrichir de conscience.

 

Goût du lointain. Recherche de ce qui pourrait nous échapper. Regard porté sur les marges au-delà des terres et des océans, puisque, dans une perception de l’humain universel, nous sommes tous traversés par nos marges. Et nous-mêmes sommes marges d’autres centres apparents. Apparents, car il n’y a pas de centre, en fait. Il n’y a qu’un tissu d’interférences croisées. 

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26/06/2016

PAGES TISSÉES. Des cris, des voix, soutiens contre ce qui menace...

pages tissées,sites,blogs,blogueurs,liberté d’expression,liberté de conscience,dissidence,résistance,répressionJe reprends ce parcours de blogs et sites, pour y picorer des pages parmi d’autres. Ces sites, ces blogs (surtout) sont, en général, inscrits dans ma liste « Pages tissées » (marge gauche), mais on y entre alors en page d’accueil. Là, je fouine… Cela fait longtemps que je n’avais pas fait cela, donc ce sera trois notes, et j’essaie de regrouper les liens autour d’une thématique large… Blogs et sites, domaine de lecture, de découverte, mais aussi d’engagement. Dissidence d’esprit, résistance. Qui parfois coûte cher à des blogueurs qui sont soumis à la répression de dictatures ou subissent la haine d’extrémistes. 

Retour sur des thèmes déjà évoqués. Notamment, Kamel Daoud, les chroniques, les polémiques, les attaques, et le soutien… Et, ainsi, reprise d’une réflexion indispensable sur des questions qui demeurent essentielles : laïcité, liberté de conscience, obscurantisme, islamisme, terrorisme. 

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07/06/2016

Deuil de blogs... Certains s'arrêtent et c'est annoncé, certains disparaissent en silence. Et parfois c'est la mort....

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MUSIQUE, Andalousie, fraternité. Il y avait un blog au nom héritier de l’Andalousie et de la pensée de Lorca. Une page sur "El Gusto", et le mot qui rejoint, en sens algérois, la signification  du duende andalou. La musique, et Enrico Macias, plus comme musicien que chanteur (chanteur aussi mais importance donnée à sa musique, à son orchestre andalou). 

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20/04/2016

Procès en appel (21-04) du jeune blogueur mauritanien Cheikh Ould Mkheitir. /Mise à jour 2019. Enfin sauvé et libéré

Mise à jour, 2019. Sauvé d'abord de l'exécution (par les actions de soutiens en Mauritanie, malgré les foules haineuses et les actions internationales de soutien) il a enfin été libéré (exilé pour sa sécurité). Je maintiens les notes et liens pour mémoire.

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Le procès en appel du jeune blogueur mauritanien Cheikh Ould Mkheitir, 31 ans, condamné à mort pour "apostasie" en 2014, a lieu ce jeudi 21 avril 2019 (sans avocat, d’après l’IHEU : voir ci-dessous). On lui a reproché d’avoir publié un texte sur Facebook où il émettait des idées critiques, interrogeant le sectarisme originel dans la religion et la permanence de comportements actuels liés à la religiosité, aux normes transmises. Son texte, en arabe, était intitulé «La religion, la religiosité et les forgerons» (la caste des forgerons étant victime d’humiliations imposées par les religieux traditionnels mauritaniens). Son but était de défendre les forgerons (sa caste), mais le fait qu’il ait lié cela à une réflexion sur les causes idéologiques et religieuses, à l’héritage de normes rigides, a donné matière à l’accusation de blasphème. Cette condamnation à mort pour apostasie est un cas d’exception dans ce pays (dont les règles juridiques sont celles d’une charia rude, mais qui n’a pas exécuté de condamnés depuis trente ans environ : la menace demeure inquiétante).

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07/03/2015

Raif Badawi, Arabie saoudite. Informations et pétitions (plus intro...)

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Il  fait beau aujourd’hui à Paris (et ailleurs). Week-end au soleil, courses à faire, amis à voir, films à voir, mails en retard, téléphones en retard, tant de choses en retard... Silence, et pauses pour rien, en retard... Le quotidien est plein de vie, de suggestions de bonheur simple. Mais, en même temps, la liste des pétitions, sur mon blog (et ailleurs) ne cesse de grandir, tant les exactions de pouvoirs sont nombreuses, et les crimes. Pendant qu’il fait soleil (ici et ailleurs), qu’on a envie de respirer, juste de s’arrêter un peu d’agir, et de prendre le temps de ne rien faire (état d’esprit de tant de gens en plus de moi-même : c’est normal...), pendant ce temps des gens sont privés de soleil et d’espoir pour avoir osé penser, et, pire, avoir osé l’écrire, revendiquant ainsi la liberté d'expression, la liberté de conscience... C’est le cas de Raif Badawi, blogueur, écrivain (prison, torture, menace d’un procès d’apostasie – dans son pays, l’Arabie saoudite, on en meurt). Lui vit ce martyre. Ses trois enfants et sa femme, réfugiés au Québec, vivent son absence et l’angoisse permanente.

Pendant ce temps-là, aussi, on apprend aujourd’hui encore un attentat terroriste, au Mali, Bamako, des morts et des blessés, dont un Français de 31 ans. Pour cela les protestations officielles sont faites, et adéquates. Mais, justement, cela rend d’autant plus nécessaire la dénonciation des idées et des actes qui légitiment le terrorisme (et des pays suspects de le financer, voir les articles, liens qui suivent les pétitions ci-dessous...). L’Arabie saoudite décapite et donne ainsi l’exemple à ceux qui en font leurs spectacles de terreur. Elle le fait notamment pour défendre un islam de terreur, car non critiquable, et croyance obligatoire sous peine de mort... Mais ce pays est lié au nôtre par des alliances commerciales et un aveuglement idéologique (le silence sur ce qui devrait être condamné et devrait justifier des ruptures) aveuglement commandé par les lois du marché, une raison d’Etat mal pensée...

Raif Badawi, blogueur emprisonné, torturé, et menacé d’un procès pour apostasie. Page d’Amnesty international, 06-03-15 (mise à jour des informations) : http://bit.ly/1aSQl84 (« La justice saoudienne pourrait rejuger Raif Badawi pour apostasie. Il encourrait alors la peine de mort. » / « Le crime d’apostasie est un crime reproché à une personne qui aurait renoncé à sa religion. En Arabie Saoudite, ce crime est puni par la décapitation en public. » / Incertitude : « Pour l’heure, nous ne sommes pas en mesure de confirmer les recommandations faites par la Cour Suprême, qui pourraient également être en faveur de Raif. »

Jeune Afrique, entretien avec sa femme, Ensaf Haidar, 04-03-15. Par Sabrina Myre :  http://bit.ly/1GaZYZs  (« Ce sont des informations très crédibles et surtout très alarmantes qui me proviennent directement d’Arabie Saoudite. Nous avons appris que le juge qui a déjà condamné mon mari à 1000 coups de fouet a demandé à la Cour d’appel de juger à nouveau Raif... mais cette fois-ci pour apostasie ! C’est très inquiétant… Il risque désormais la peine de mort. Je souhaite vivement que la communauté internationale fasse pression sur l’Arabie Saoudite. Il faut qu'il soit libéré. »)

Le Figaro, informations, et citation de la femme de Raif Badawi, 02-03-15. Par William Plimmer : http://bit.ly/1HcmRN0  («Nous avons des raisons de croire que le même juge a de nouveau demandé au chef de la Cour d'appel de juger Raif Badawi pour apostasie. Nous appelons les citoyens du monde et les gouvernements à ne pas laisser Raif Badawi se faire trainer à mort par ces fanatiques. Et nous renouvelons nos appels à sa Majesté le Roi Salman de pardonner Raif Badawi et lui permettre de quitter le pays», a déclaré Ensaf Haidar, qui vit désormais au Canada avec ses trois enfants. »)

Paris-Match,  26-03-15, « Sa femme raconte son calvaire ». Par Anthony Verdot-Belaval : http://bit.ly/1D2o6vD  

« A Vienne, le dialogue interreligieux brouillé par le rigorisme de l’Arabie saoudite ». Par Joëlle Stolz, Le Monde, 04-03-15 (Le centre interreligieux du Palais Sturany refuse de soutenir le blogueur Raif Badawi)  : http://bit.ly/1zZVsbq  (Palais Sturany, Vienne / « Le palais abrite en effet le centre Roi-Abdallah pour le dialogue interreligieux et culturel (Kaiciid), ouvert en octobre 2012 par l’Autriche et l’Espagne, avec la bénédiction du Saint-Siège et le statut privilégié d’une organisation internationale. Mais dès sa naissance, il a suscité la controverse, en raison du rôle dominant qu’y joue le troisième Etat fondateur, l’Arabie saoudite, connue pour sa conception rigoriste de l’islam. » (...) «Bien sûr, nous sommes pour le dialogue interreligieux’ assure Alev Korun, porte-parole du parti écologiste sur les droits de l’homme. Mais, pour cette parlementaire d’origine turque, l’institution viennoise n’est qu’une « feuille de vigne », destinée à cacher l’absence de liberté religieuse... »)

« Arabie saoudite : 39e décapitation depuis le début de l'année », FranceTV info/AFP, 05-03-15   (« Amnesty International dénonce, jeudi, un rythme d'exécutions "sans précédent" dans ce royaume régi par une version rigoriste de la charia. » ) 

« La peine de mort en pleine progression en Arabie Saoudite » Geopolis. Par Pierre Magnan, 04-03-15 : http://bit.ly/17ZP65v

Prisonniers d’opinion en Arabie saoudite (Infos et liste, dont l’avocat de Raif Badawi), Amnesty international : http://bit.ly/17D2dJJ

Fiche Wikipedia, Raif Badawi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Raif_Badawi

BLOG : https://raifbadawi.wordpress.com/  (Traduction automatique, donc mauvaise, mais pratique, en cherchant le blog sur google et en cliquant sur traduire... : http://bit.ly/1BhOYZa )

ACAT, fiche Arabie saoudite (Monde tortionnaire : répression et torture) : http://www.acatfrance.fr/un-monde-tortionnaire/Arabie-Saoudite

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Page Amnesty international sur la liberté d'expression : http://bit.ly/1u2Ggsj

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Et pendant ce temps-là, la France s’occupe d’avoir d’excellentes relations diplomatiques, politiques, commerciales, économiques, avec ce pays... (Raison d’Etat et marché... Sans qu’on entende de déclaration sur les droits humains, l’horreur des exécutions, l’emprisonnement de ceux qui veulent simplement penser librement.) Lire, diplomatie .gouv.fr : http://bit.ly/18q6ss0

« Terrorisme : l’Arabie saoudite coupable », Le Point, par Michel Colomès, 26-08-14. Sur l’éditorial d’Ed Husain, chercheur qui avait été influencé par l’islamisme et a réussi à s’en délivrer (maintenant il lutte contre l’extrémisme). L’éditorial avait été publié par Le New York Times : http://bit.ly/1FpViP2  (« Ed Husain, un chercheur de confession musulmane, membre du Council on Foreign Relations américain et associé de la Fondation pour la foi de Tony Blair. Il désigne le responsable, selon lui, de tous les excès dont se rendent coupables non seulement l'État islamique e Irak et en Syrie mais aussi al-Qaida en Afghanistan, au Pakistan et au Mali ou encore Boko Haram au Nigeria. / Tous, écrit Ed Husain, s'inspirent de l'enseignement, des pratiques et du prosélytisme de l'Arabie saoudite. Ou du moins de l'islam salafiste. »  (...) « Le paradoxe est que l'Arabie saoudite, dans une attitude ambivalente (schizophrénie ou comble de l'hypocrisie), vient la semaine dernière encore de doter de 100 millions de dollars l'agence créée par les Nations unies... pour lutter contre le terrorisme. »)

Après Charlie... / « Arrêtons le commerce avec les pays qui financent le terrorisme », Corriere della Sera/Courrier international, par Franco Venturini , 22-01-15 :http://bit.ly/1zZWiVy  (« Si les pays européens veulent lutter efficacement contre le terrorisme, il est essentiel qu'ils repensent leurs relations commerciales avec les pays du Golfe qui financent le terrorisme, prévient cet éditorialiste italien. » (... « Nos alliés commerciaux financent nos ennemis » / « Tout le monde, à commencer par les services de renseignements, sait bien qu'à côté de ces flots d'argent les caisses des différentes formations terroristes sont renflouées par des Etats arabes qui adorent jouer sur plusieurs tableaux, pour des motifs intérieurs ou régionaux : l'Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït, et peut-être d'autres encore. Ces Etats s'avèrent être nos amis, nos alliés, nos fournisseurs, nos partenaires commerciaux. Nous ne voulons pas, pour une question d'intérêts, en faire des ennemis. Mais ne devrions-nous pas réclamer un peu plus de cohérence ? »)