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04/02/2018

"Possibles", revue en ligne, note sur "Texture". Et digressions, pour lectures évoquées...

TEXTURE.jpgA lire, sur "Texture" de Michel Baglin, la note au sujet de la revue en ligne,
"Possibles" numéro 23, de Pierre Perrin. Je vais prendre le temps de la relire et d'aller voyager sur les pages en question, et aussi d'autres de Texture. Mais déjà, faire suivre...

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(En ce moment je lis, avec un peu de retard, le dernier numéro de la revue À L'Index, dossier consacré à Patricia Castex Menier, que je connais peu - sauf par quelques textes lus dans À L'Index, déjà (n*25). J'en suis à l'entretien, par Jean-Claude Tardif, questions qui creusent profond. En le détournant un peu - car il est précisément destiné à celle qu'il donne à lire - on pourrait en faire un questionnaire de Proust pour poètes, en tout cas se l'appliquer à soi-même, pour s'interroger en miroir).

Je lis, donc, tout en relisant Wislawa Szymborska. "De la mort sans exagérer". Et "Hautes lassitudes" de Jean-Marie Blas de Roblès. Eux, et quelques autres, relire, c'est tout le temps.

LIENS... 

Texture, la notehttp://revue-texture.fr/mes-lectures-de-2018.html#possibles 

Possibles n° 23http://longueroye.free.fr/pos23.php 

Possibles, divers numéroshttp://longueroye.free.fr/index.php

Le site de Pierre Perrinhttp://perrin.chassagne.free.fr/indebis.php

10/01/2014

SITES et PAGES sur Albert Camus, pour commencer l'année, en ce mois de janvier, anniversaire de sa mort en 1960

« Si j’avais à écrire ici un livre de morale, il aurait cent pages et 99 seraient blanches. Sur la dernière j’écrirais : ‘’ Je ne connais qu’un seul devoir et c’est celui d’aimer.’’ »

Albert Camus, Carnets (passage cité aussi, expo et livre, « Albert Camus citoyen du monde »)

« La pensée d’Albert Camus est un héritage vivant, ses mots résonnent toujours d’une vérité toute contemporaine. Qu’on les lise dans un manuscrit, une édition originale, un livre de poche ou un support électronique, les mots de Camus laissent échapper images et sensations qui frappent notre conscience. Tout l’art de Camus se produit dans l’écho de la lecture. »

« Albert Camus citoyen du monde. Mettre en scène une pensée »

Yacine Aït Kaci, réalisateur de l’exposition d’Aix-en-Provence

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SITES et PAGES à consulter :

ETUDES CAMUSIENNES :http://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/ (Présidente de la Société des Etudes camusiennes : Agnès Spiquel)

WEB CAMUS : http://webcamus.free.fr/ (Georges Bénicourt)

DISCOURS d’Albert Camus, remise du prix NOBEL, Stockholm, 1957. Sur nobelprize.org : http://bit.ly/1enP5aS

Archives INA, Albert Camus. Vidéos et Docs audios, ina.fr : http://bit.ly/1aeBpul

CENTRE ALBERT CAMUS, Cité du livre, Aix : http://bit.ly/1d8OgSX

Daniel Leconte, CAMUS FOREVER, 07-11-13 (rappels salutaires… !), huffingtonpost.fr : http://huff.to/1dkFuDa  (« Je ne suis pas sûr en effet que ceux qui t'encensent aujourd'hui sont tous de vrais héritiers. Pas sûr qu'ils résistent à vouloir recueillir une parcelle de ta gloire pour faire oublier leurs égarements et redorer un blason terni par des engagements qui ne te ressemblent pas ou pire qui les trahissent. Pas sûrs en somme que tous te soient fidèles quand ils font aujourd'hui ton éloge. » / « Je ne voudrais pas à mon tour privatiser ton héritage mais comment copiner avec Bouteflika par exemple et dans le même temps se revendiquer de toi ? Comment continuer à célébrer le génie de Sartre et te vouer une admiration sans limite ? Comment être inféodé à une philosophie de l'histoire et épouser ta conception de la liberté ? Comment en somme concilier ton refus de la servitude avec avec l'allégeance tacite à un antitotalitarisme contre un autre moins fréquentable ? / Tu as été l'animateur intransigeant de la gauche anti totalitaire. Tu as refusé tous les totalitarismes qu'ils soient communistes ou fascistes. » / « Que tu avais raison contre tous et tous ceux qui nous serinaient à l'époque qu'il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec toi. Alors merci Albert pour cette lucidité qui 100 ans après fait aussi ta grandeur. Par les temps qui courent, elle nous aide à vivre avec notre temps.”). Et son livre... "Camus si tu savais"...

Lecture du Cahier de l’Herne sur Camus, par Nadia Agsous, « Albert Camus,  le ‘’semeur de questions’’… », 13-10-13, huffingtonpost.fr: http://huff.to/1a7Ijoj

Centenaire Camus, ouvrages, sur a-lire.info : http://bit.ly/1ktW07L 

PHILOMAG, hommage : http://bit.ly/1hEWCoR

Biographie : http://mael.monnier.free.fr/bac_francais/etranger/viecamus.htm  Autres pages du même site, sommaire : http://mael.monnier.free.fr/bac_francais/etranger/index.htm

Cinq livres présentés brièvement (La Chute, L’Eté, L’Etranger, Noces, La Peste), par François Lavallée : http://pages.infinit.net/flaval/Le_critique/Critiques_Livres_C.html#CamusEte

Hommage ? Article huffingtonpost.fr : http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/07/centenaire-albert-camus-hommage-polemique_n_4226536.html (L’hommage officiel est tiède, mais tant mieux peut-être : "Aujourd'hui, on a pris la mesure de l'impact et de la densité du travail de Camus. L'hommage national, il existe à travers la parution d'ouvrages, les événements qui ont lieu dans de nombreux centres culturels et tous les éléments mis à disposition du public. Cet hommage là me paraît plus correspondre à l'esprit camusien que des commémorations officielles." Agnès Spiquel)

...Autres notes sur Albert Camus : catégorie et tags...

 

21/11/2013

Agnès Spiquel, ou comment lire vraiment Camus…

Agnès Spiquel est une excellente introductrice à l’œuvre de Camus, elle qui préside la Société des Etudes camusiennes  : http://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/  En cette année de centenaire de naissance nombreux sont les entretiens où elle est sollicitée pour dire comment lire vraiment Camus, et comment ne pas le trahir... Et elle le fut aussi au moment des discussions sur l’exposition d’Aix (pour ma part la troisième formulation me convient fort bien : Camus citoyen du monde…).  

Ainsi, dans un entretien, Le Monde, 14-09-2012, elle donne des titres, pour commencer la lecture, quand on ne connaît pas l’auteur. Elle met en garde contre les récupérations « Ils ne lisent pas Camus, ils s’en servent ». Elle aussi insiste sur Le Premier Homme et Noces :http://bit.ly/R4t4Va (CITATION : « Je ne sais pas ce que Camus aurait dit, mais je sais ce qu'il a dit ; relisons les éditoriaux de Combat, les Lettres à un ami allemand, la section finale de L'Homme révolté sur la "Pensée de midi", les dernières sections de Chroniques algériennes. Il y parle de mesure et de limite, de respect de l'autre et de compréhension des raisons de l'adversaire ; il y parle de la responsabilité des hommes politiques, des intellectuels, des journalistes. Tout cela me semble un peu oublié ! Camus a des convictions, mais pas des certitudes sur tout ; il doute souvent, en particulier sur l'Algérie, et n'a pas honte de le dire. Ceux qui le récupèrent ne retiennent de sa pensée complexe que ce qui les arrange. Ils ne lisent pas Camus, ils se servent de lui. ») 

Autre entretien, Agnès Spiquel, La Croix, 07-11-2013, "Albert Camus est présent aux gens et aux événements" :http://bit.ly/I0u8X9   (CITATION : « Camus refuse de s’inscrire dans un camp, alors qu’il vit dans une période de profond clivage idéologique. La tendance à lui faire dire n’importe quoi, sans avoir vraiment lu ce qu’il a écrit, sans avoir compris à quel point sa pensée est une pensée de la tension et non pas du juste milieu, m’a beaucoup révulsée cette année. » / « Il est tout simplement présent aux gens et aux événements. Il n’élude pas, il ne recule pas. » / « Ce qui nous parle, de nos jours, c’est tout d’abord son refus de simplifier les situations, de coller des étiquettes sur les personnes et sur leurs actes. Les gens en ont assez des faux débats ; or, Camus invite à penser de façon fine et complexe. »)

Contribution importante d'Agnès Spiquel (dans un ouvrage collectif : « Les écrivains français et le monde arabe », éd. Droz, 2010) dans laquelle elle démontre que les Arabes, contrairement à des affirmations contraires, sont présents dans l’œuvre de Camus. Cette étude est reprise par le site de la LDH de Toulon. "Albert Camus parle des Arabes" : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5131  Autre texte d’Agnès Spiquel, même site, celui sur Camus et l’Algérie, où elle retrace ses positionnements, "Albert Camus et l'Algérie" : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3601  Les autres textes de la rubrique de la LDH sont malheureusement souvent partiaux. Idéologie fermée, tellement loin de la richesse complexe de Camus. Idéologie et complexité ne vont pas ensemble… Heureusement, Agnès Spiquel, elle, sait dire la complexité...

16/12/2011

Enfance, de Walter Benjamin. Une citation sur la lecture

ENFANCE.jpg

« Nous ne lisons pas pour augmenter nos expériences, mais pour nous augmenter nous-mêmes. »

Walter Benjamin, Enfance

 

 

 

 

 

Cité par Jean Birnbaum, Le Monde des Livres, 02-12-2011 http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/12/01/premiere-necessite_1611463_3260.html

Rivages poches : http://www.payot-rivages.net/livre_Enfance-Walter-Benjamin_ean13_9782743621841.html

Voir aussi une note, ici, le 10-12-2011, sur l’exposition Walter Benjamin  http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/12/10/hanna-schygulla-pensee-sur-la-pensee-lors-du-parcours-de-l-e.html

Et deux notes, avec des citations sur la lecture, aussi : celles des 5 et 6 décembre (Finkielkraut et Lascault). TAG "lecture"

05/12/2011

Alain Finkielkraut, trois phrases, et des questions… Plus une citation de Gilbert Lascault (ou la question du territoire...)

« Apprendre à lire, c’est apprendre à faire attention aux livres et, grâce aux livres, aux autres et au monde. On s’oublie pour se retrouver. Lire, c’est se lire ».

Alain Finkielkraut, dans une page du JDD de septembre 2011.

Une gaieté grave. Article de Marie-Laure Delorme, le JDD, 25-09-2011, sur le livre d’Alain Finkielkraut, « Et si l’amour durait » : http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Alain-Finkielkraut-une-gaiete-grave-395299/

Je retrouve cet article, sur un livre que, pour l’instant, je n’ai pas encore lu : d’autres attendent (et je ne sais pas si j’aurai, finalement, envie de le lire : peut-être, peut-être pas...). J’avais repéré des phrases de Finkielkraut, citées dans la critique. J’en ai retenues trois, là. D’abord, cette  idée avec laquelle on ne peut qu’être d’accord (« Lire, c’est se lire ») mais qui n’a rien de très original. (D’autres ont dit des choses très proches de cette conception de la lecture : la lecture qui aide au déchiffrement de soi, avant même d’aider au déchiffrement du monde. Oui, bien sûr…). Mais aussi deux passages qui me gênent (comme peuvent le faire parfois les affirmations de Finkielkraut, parfois profondes, parfois agaçantes).

Car, écrit-il, « Nous avons trop de créateurs et pas assez de lecteurs. La littérature sera morte le jour où tout le monde sera écrivain. »

Pourquoi donc tout le monde voudrait-il être écrivain ? N’y a-t-il pas des tas d’autres manières de créer et de se réaliser ? (Et nous aurions, d’ici là, du travail à faire, pour vaincre l’analphabétisme, par exemple…). Mais,  aussi, pourquoi craindre que beaucoup écrivent? (Tout ce qui s’écrit n’est pas de la littérature, ceci dit). Pourquoi ? N’est-ce pas, là, l’expression de ce que Gilbert Lascault dénonce dans le texte « Apologie du pluriel » (« Ecrits timides sur le visible », coll. 10/18, page 13) : « Comment interdire son territoire à ceux qui ne seraient pas dignes d’y entrer, comment y établir des ordres et des hiérarchies. ». (Je citerai totalement ce passage demain...). Et pourquoi penser que la lecture aurait comme ennemis les gens qui écrivent? C'est tout le contraire... L'écriture se nourrit de lecture. Plus les gens écrivent, plus ils lisent (ils écrivent parce qu'ils ont été lecteurs et le demeurent...). Et, encore, pourquoi penser que certains puissent être écrivains ET lecteurs, et d'autres incapables de cela? (Territoires?).

Et ceci, aussi, m’agace : « On enseigne aux enfants l’expression mais pas l’attention. » Qui ? Quoi ? Comment ? Toujours cette opposition fausse entre expression et attention. Alors qu’il n’y a pas enfants plus attentifs que ceux qui créent (ce qui ne les empêche pas, à d’autres moments - une pédagogie étant un tout – d’être attentifs pour apprendre des règles de grammaire, par exemple). Toujours vouloir donner des leçons à ceux qui enseignent. (Qu’ils aient des difficultés à le faire, dans certaines conditions, oui : c’est un autre problème). Mais cela rejoint encore la question du territoire (cohérence idéologique?) : enfants (futurs lecteurs passifs?) voués à recevoir, pas à produire. Les uns apprennent et lisent, les autres créent ce qu'on donne à lire...