Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/11/2016

Peindre sans peindre... ou le regard.

658215738.jpegJuste regarder, sans les mains dans la couleur…

 

658215739.jpeg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fulgurance d’un instant, comme un don, un cadeau du réel…

 

 

 

 

mms_img-881100058.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une pause consolatrice, quand l’actualité délivre ses laideurs…

26/04/2016

Une sage lenteur...

mms_img1192164371.jpg« Une sage lenteur a raison de la hâte. » 

Theognis de Mégare, poète grec VIème siècle avant J.-C. (cité par La Croix, 26-04-16) en légende d’une photographie (Marathon de Londres du 24-04 : sur le sol l’inscription « slow »…).

J’aime que les journaux citent des bribes de poèmes, et j’aime que les exergues tissent des parcours de lecture en marge des livres, y compris quand cela devient une anthologie de fragments à l’intérieur de l’ouvrage, comme dans un recueil de Claude Roy. C’est pour cela que j’emporte toujours ce livre en voyage, ayant l’impression de transporter une Bible de poésie (une Bible, légère, où le seul dieu est l’écriture, la pensée reliée…). « Je suis plusieurs     qui se souviennent       et ne se connaissent pas      croient ne pas se connaître » (« Sais-tu si nous sommes encore loin de la mer? », p. 110, coll. Poésie/Gallimard, Claude Roy, ses poèmes, ses lectures : mêlés)

Sage lenteur… peut-être. Un horizon, la lenteur. Un horizon, la sagesse… Mais pourquoi ai-je tout de suite associé cette pensée (qui pourrait être celle d’un méditant taoïste) à une photographie prise il y a deux ou trois jours, où la lumière crée une flèche vers l’hyperespace, à travers des nuages moutonneux? Pour l’instant. Ni lenteur ni vitesse, l’arrêt. Est-on lent quand on s’arrête? Simplement présent à soi.

© MC San Juan (Trames nomades) 

25/07/2015

Autoportraits d’ombres…

Lignes.pngarbre cercles.png

escalier.pngconversation.pngbain d'arbre.pngFascination pour l’ombre. Soi entre réel et perte, sur la surface des choses. A peine là, éphémère, visible et invisible. Trace sans langage, mais que les mots peuvent saisir, trace qui donne envie de mots tout autant que de silence. Présence qui s’efface sans effacer le sol. Autoportraits d’ombre, dialogue intérieur, voyage dans la conscience, autrement. L’ombre c’est dehors, c’est dans la lumière, la marche des rues. L’œil intense. C’est soi, mais n’importe qui. Ou peut-être pas…

Là, cinq photographies, au hasard parmi d’autres… Autoportrait aux lignes, la géométrie est une écriture du réel. Photographie à l’arbre diagonal dans sa grille aux deux cercles, instant photographique, c’est ce geste qui compte, comme si j’avais besoin de fixer cet acte du fugitif, apparemment si bref, et pourtant si longuement présent dans la maturation du regard, le fixer pour en savoir quelque chose. Capture d’autoportrait à l’escalier, ce fut d’un clic plus que rapide, en courant presque, pour ne pas perdre les angles de lumière. Conversation, quand même, hasard d’un moment, croiser les amitiés voisines mais vite retrouver le temps des yeux, un temps qui se veut solitaire. Bain d’arbre, tenir l’appareil d’une main, l’autre levée vers les branches, pour rendre hommage aux feuillages, respiration de paume. 

© MC San Juan (TramesNomades) / Texte et photographies