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16/12/2016

ALEP. « Ils voulaient juste être libres »….

alep,syrie,liberté,démocratie,dictature,terreur,humanisme,guerre,violence,massacres,solidarité,farouk mardam-bey,orient xxi,amnesty,human rights watch,reporters sans frontières,casques blancs,syria charity,courrier international,france inter,médecins du monde,médecins sans frontières« Ils voulaient juste être libres ». La page de France Inter fait un nécessaire rappel historique, et résume l’enjeu humain, politique et éthique, d’un échec international : une solidarité minimale rendue impossible par les stratégies de pouvoirs dictatoriaux (Assad, Poutine et son veto répété à l’ONU, dictateurs auxquels ajouter l’alliance de l’Iran et du Hezbollah). Stratégies appuyées par une intensive action de propagande sur des sites qui se présentent comme des alternatives à la presse « traditionnelle », « officielle », « principale », ou « mainstream » (ils adorent ce terme. Sites complotistes. Sites russes en langues (RT, Sputnik, etc.), animés, comme des pages et des commentaires sur les réseaux sociaux, par une armée d’intervenants payés pour ça. Ce qui est effrayant c’est de voir des gens relayer cela sans prendre le temps de confronter ces affirmations à des sources autres, et de consulter les rubriques pour voir qui est soutenu par ces sites (les extrêmes droites, fréquemment, les négationnistes, à l’occasion). Dans le cas de la Syrie, on voit des internautes préférer croire la parole des manipulateurs et ne pas écouter celle des premiers intéressés, les Syriens démocrates, ou d’intervenants impliqués dans l’aide et les secours (ONG qui font leurs constats sur place - y compris au péril de leur vie - et ont leurs réseaux de contacts pour recevoir des informations : Médecins du monde, Médecins sans frontières, Amnesty, RSF, Syria Charity, Casques blancs…)… https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopoli... 

Même analyse, « La mort de l’humanisme », Courrier international (source Al-Hayat, La Vie, Londres, journal des intellectuels arabes libéraux) : http://www.courrierinternational.com/article/syrie-alep-l... 

« Je pense à la Syrie et je me mets à pleurer ». Entretien (passionnant) avec l’historien syrien Farouk Mardam-Bey, décembre 2014, Orient XXI. propos recueillis par Sylvain Cypel. On comprend autrement… Voir sa conclusion, notamment, sur ce qui limite la solidarité internationale… http://orientxxi.info/magazine/je-pense-a-la-syrie-et-je-... 

Même site, Orient XXI (France) mais éditorial du 10 décembre 2016. "Requiem pour la Syrie" (analyse géopolitique)… http://orientxxi.info/magazine/requiem-pour-la-syrie,1621

« Ma déshumanisation », chronique de Rania Raad Tawk, L’Orient Le Jour, Beyrouth. Sur Alep, la télévision, notre regard, l’impuissance… http://www.lorientlejour.com/article/1024514/ma-deshumani... 

Lettre du Liban, Courrier international, source L'Orient-Le-Jour, Beyrouth, "Pourquoi François Fillon a tout faux sur la Syrie"... http://www.courrierinternational.com/article/lettre-ouver...

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MISE à JOUR 16-12-16, Libération du 16-12-16,  … « Notre barbare », éditorial de Laurent Joffrin, qui rappelle le cynisme qui fut celui des USA soutenant les dictateurs d’Amérique du Sud en pensant que cela servirait le combat contre le communisme de l’URSS (« «Ce sont des barbares mais ce sont les nôtres.»). Et il insiste sur le fait que le même argument est utilisé avec Assad (protection du régime dictatorial censée aider la lutte contre le terrorisme, alors que le pouvoir syrien s’est servi des terroristes et du terrorisme contre les opposants).  « On parle à Poutine. Mais c’est parler à un sourd volontaire, qui poursuit implacablement son entreprise de retour sur le théâtre moyen-oriental pour flatter le nationalisme grand-russe dont il se nourrit. Telle est la réalité des faits, dégagée des artifices de la désinformation dont nous faisons ici justice. Soutenir Al-Assad, ce n’est pas lutter contre le terrorisme. C’est conforter un tyran qui se sert du terrorisme comme repoussoir pour se maintenir au pouvoir. Alors que seule une solution politique sans Al-Assad aurait permis de trouver une issue acceptable à cette guerre qui finit par déshonorer la conscience internationale. »... http://www.liberation.fr/planete/2016/12/16/notre-barbare... 

Dans le même numéro de Libération un dossier ("Faux et usage de faux") décrypte les désinformations diverses qui circulent (principalement celles de ceux qui ont le plus de pouvoir pour les diffuser, Syrie et Russie : sites russes en langues, vidéos trompeuses etc.). Sur les opposants, sur la « lutte » contre l’EI (pas à Alep), sur l’apparente liesse des civils à la « libération » d’Alep, sur la soi-disant protection des chrétiens syriens (quand la représentante de « Syriens chrétiens pour la paix », Samira Moubayed, explique le contraire)… Informations grâce aux échanges avec d'anciens contacts vivant à Alep, aux sources fondées sur le travail d'agences de presse internationales (qui ont des correspondants locaux), et aux enquêtes sur le terrain d'organismes spécialisés comme "L'Institute for the Study of War" et le think tank "Atlantic council". http://www.liberation.fr/planete/2016/12/16/alep-faux-et-... 

Sur la propagande russe en France, Libération, 16-12-16, « Russia Today et Sputnik, les voix de Moscou ». Citations : « Ces outils de «soft power» peu subtils relaient la propagande russe en France via Facebook ou YouTube. Et bientôt à la télé.  /  D’un côté, RT France (pour Russia Today France) : 245 000 abonnés sur Facebook, 83 000 sur Periscope et 25 millions de vidéos vues sur YouTube. De l’autre, Sputnik : 262 000 suiveurs sur Facebook pour la version hexagonale et 33 000 sur Twitter. Les deux médias, directement liés à l’Etat russe, sont les relais les plus puissants de la guerre de l’information déclenchée par Moscou. Elle est telle que, fin novembre, le Parlement européen a adopté une résolution s’alarmant de la campagne d’intoxication orchestrée par le Kremlin. Proches des partisans français de Vladimir Poutine, dont le Front national qu’ils suivent d’un œil très favorable, RT France et Sputnik ne produisent que des articles allant dans le sens de la ligne politique et diplomatique édictée par la Russie. »… http://www.liberation.fr/planete/2016/12/16/russia-today-... 

Même constat, Le Figaro, "Comment Vladimir Poutine pousse ses pions sur le vieux continent et en France", 15-12-16… http://www.lefigaro.fr/international/2016/12/15/01003-201... 

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Le site général d’Amnesty international (amnesty.org/fr, en français) comporte des dossiers par pays… (En haut, voir « pays », puis ensuite, au-dessous de la photo la liste alphabétique permet de rechercher le pays sur lequel on cherche une info…

Page SYRIE, sur le site d'Amnestyhttps://www.amnesty.org/fr/countries/middle-east-and-nort... 

DOSSIER Amnesty sur ALEP… https://www.amnesty.fr/dossiers/situation-a-alep?utm_medi...

Et sur Reporters sans frontièreshttps://rsf.org/fr/syrie

AIDER… Toutes les associations peuvent recevoir des dons (même peu, multiplié par le nombre de donateurs… c’est efficace). On peut adhérer à certaines… 

15/01/2015

Lecture de Charlie, numéro 1178 : irrévérence, questions, tristesse, rire ...

CHARLIE MERCREDI.jpgLIBERATION du 15 janvier.jpgCANARD.png

 J’ai lu, aujourd’hui, intégralement, Charlie Hebdo... Digne de la Une, à laquelle je disais déjà hier que j’adhérais complètement (et ravie de trouver dans Libération, ce jeudi, une analyse qui rejoint ma lecture : résumé et citations dans la mise à jour de la note du 14-01...). Celle de Soufiane Zitouni, qui enseigne la philosophie au lycée Averroès.

Dans Charlie, l’éditorial de Gérard Biard, « L’Apéro », pose la question des « Oui, mais »... (Dessins et critiques de Charlie, oui, mais, quand même...). Crainte du retour aux frilosités critiques antérieures. (A juste titre : j’entends, infos, que le Pape catholique a protesté contre ce qui, pour lui, est atteinte au sacré des uns ou des autres. Veut-il, le Pape, remettre au goût du jour la question du blasphème, et être suivi par les Français qui partagent sa foi ?). Colère, dans l'édito, contre les manœuvres des complotistes, actifs dès le 7... Et insistance sur la notion de laïcité : « pas la laïcité-je-ne-sais-quoi, la laïcité point final. »

Jean-Yves Camus, dans sa chronique, « Les charognards du complot », décrypte ce phénomène inquiétant. Citation : « Si on laisse de côté les indécrottables tarés de l’ultradroite antisémite, pour qui tout est « sioniste » et « juif », il ne faut pas se leurrer : ce complotisme est un problème de la gauche radicale et de la sous-culture islamo-gauchiste qui sévit sur les forums. ».

Laurent Léger, lui, interroge les « trous dans le filet » du renseignement..

Le reste : émotion, réflexions, dessins, humour et humour sur larmes... c’est dans le journal. « Charlie » 1178 est  en vente plusieurs jours encore (plus d’exemplaires le matin dans les boutiques importantes, qui ont plus de place que les petits kiosques...). 

LAÏCITE... Au début de l’éditorial, il y a l’affirmation du refus de l’expression « laïcard intégriste », que Gérard Biard aimerait voir « disparaître  du vocabulaire intellectuel et politique ». Sauf que pour cela il faudrait que cela disparaisse de la réalité. Or les « laïcards intégristes » cela existe  : conception erronée de la laïcité, qui n’est plus, chez certains, séparation des églises et de l’Etat ("laïcité point final"), mais volonté d’imposer une vision, et mépris de tous ceux qui oseraient affirmer une foi quelconque – sans pour autant s’abstraire d’une société laïque. (Ce n'est pas une laïcité qu'on réduirait, à laquelle on enlèverait quelque chose, mais une laïcité à laquelle on ajoute quelque chose : on la colore, vision "laïcarde", d'une obligation de. croyance, athéisme imposé comme norme d'une pensée qui se voudrait laïque). Certains croient à une transcendance, d’autres pas. Point. Ils ne sont pas plus « crétins » les uns que les autres (vocabulaire qui pourtant désigne plus facilement les uns que les autres dans la parole des athées convaincus que sont souvent les laïcards, pas forcément les laïques, même militants, et vocabulaire qu'on retrouve parfois dans les expressions "des" Charlie).  

Crainte du retour des « oui, mais »... Oui, l’irrévérence et le droit au blasphème ne doivent pas se heurter aux « oui, mais » qui peuvent vite rejoindre l’appel à la contrainte ou à la censure. Oui, irrévérence et droit au blasphème "point final" aussi, cf. G. Biard... Cependant, malgré le massacre, on ne doit pas non plus sacraliser Charlie au point de refuser la critique. C’était, c’est, et cela reste un journal : ce serait une erreur d’en faire un emblème intouchable. Justement, dans Charlie, la critique féroce des religions, des pouvoirs,  et des postures idéologiques ou politiques qui ont leur ridicule, cela doit continuer. Mais il ne faudrait pas oublier une autre posture qui s’apparente au religieux : l’athéisme militant, bardé de certitudes qui ne sont pas plus fondées que celles sur le dieu (Dieu...) ou les dieux des autres. D’ailleurs ce mot de « dieu » ne recouvre pas forcément dans l’esprit de croyants un personnage de conte pour enfant : ce peut être simplement la croyance en une transcendance, quelque chose qu’on suppose, hors ou dans l’être humain, dépasser le petit personnage que nous sommes tous, piégé dans une pauvre identité limitée et en partie illusoire.  

(Et ce « dieu » dans l’esprit des agnostiques c’est seulement un point d’interrogation, pour ces êtres qui disent « je ne sais pas », donc les moins « religieux » qui soient... et peut-être les plus authentiquement laïques... Car comment prendre une posture totalitaire avec un « je ne sais pas » ?).

Critère du « je ne sais pas », donc, tant pour lire Charlie que pour interroger ses propres éventuelles « croyances ». Pour que la laïcité (mal comprise) ne devienne pas le mot clé du risque d’un autre obscurantisme. (Après tout des régimes totalitaires ont fait du refus du religieux une matière de la répression... de la liberté d’expression : les églises ne régentaient plus l’Etat, certes, mais l’Etat, lui, régentait un vide spirituel pour mieux opprimer). Sauf à tomber dans le piège dans lequel semble être tombé Amnesty international (2010), qui voit de la discrimination dans un outil de la laïcité (« la laïcité point final », comme le dit Gérard Biard. L'erreur d' Amnesty... donc.  Alors, oui, même si j’aime bien ajouter des « mais » aux « oui », pour quoi que ce soit (comment, autrement, penser les nuances et la complexité ?), devant de telles dérives associatives, on attend avec impatience la caricature qui pourra s’en inspirer... Amnesty et les « curés » fondamentalistes d’un islam dévoyé... Décidément, la dérision est nécessaire... (Mais je continuerai à signer des pétitions d'Amnesty : autres...).

Et, j'y reviens, le regard critique sur toute lecture...Voir, dans Charlie à venir, ce qui manquerait (en fonction de l'actualité). Voir ce qui est en trop (une chronique acceptée, il y a des années, par erreur, sur un brûlot, choix corrigé ensuite). Regard attentif, et critique s'il le faut. Cela aussi c'est respecter. 

[Mise à jour, 16-01-15. Obsèques émouvantes... Mais... je ressens un malaise, en entendant (infos) Mélenchon se lancer dans un discours tremblant d’émotion, lui qui, là, représenterait une figure critique libre du soutien de Charlie, lui, l’ami de Chavez, le soutien du pouvoir répressif de Cuba. Présence qui a été préférée à celle de Jeannette Bougrab, qui semble avoir dérangé. Les raisons de cet éloignement ne sont pas connues : ce peut être du fait de ses appartenances politiques ou pour d'autres résistances qui, dans tous les cas, choquent dans le contexte (il semble qu'elle ait décidé de ne pas venir ou qu'elle ne l'ai pu), malgré sa douleur évidente. Si c'est un rejet motivé par des préjugés idéologiques, c'est blessant, si la cause est émotionnelle (rivalité de proximité dans le deuil) c'est troublant. En tout cas, d'elle, on ne peut que saluer l'immense courage, prouvé par les risques pris afin de réaliser un documentaire, bien digne du courage de Charb. (Qu’importe qu’une relation soit officielle ou pas, discrète ou pas : si on est peiné on doit être invité à vivre sa peine...). Autre chose, triste signe des errances idéologiques dans la mouvance PCF, bien avant le massacre de Charlie Hebdo, à la fête de L’Humanité, où Charb vint (il votait PC, dit-on), un rappeur, Médine, était invité. (Lui qui crie « Crucifions les laïcards » dans un clip (« Don’t Laïk », je crois) pour ne relever qu’un exemple de ce qui n’est pas loin de l’appel au meurtre... et quoi qu'il puisse dire, depuis : les mots sont plus que des sons). Le mot "laïcards" signifie "laïques", là...  Triste coïncidence : « Médine, l’étrange invité à la fête de l’Humanité », Marianne, 27-09-2014 : http://www.marianne.net/Medine-l-etrange-invite-de-la-Fete-de-l-Humanite_a241577.html

MISE à JOUR 18-01-2015 (obsèques, suite...). ARTICLE : « La double peine de Jeannette Bougrab », Le Parisien, 18-01-2015 http://bit.ly/1xlT3aD (« Il manquait quelqu'un vendredi aux obsèques de Charb, à Pontoise. Jeannette Bougrab, qui, la semaine dernière, avait de façon forte et émouvante crié sa douleur sur les plateaux de télévision, révélant qu'elle était la compagne du dessinateur, n'aura pas pu lui rendre un dernier hommage et assister à ses funérailles. » / «... hospitalisée au Val-de-Grâce à Paris depuis plusieurs jours, n'est rentrée chez elle qu'hier. »

Mise à jour 24-01-15. Déclaration de l’avocat de Jeannette Bougrab. Le Point, 23-01-15 :  http://mobile.lepoint.fr/people/mise-en-cause-de-sa-relation-avec-charb-jeannette-bougrab-prete-a-aller-en-justice-23-01-2015-1898972_2116.php

Mise à jour, 02-02-15. Lecture de cette page : "Le 'oui-mais' est une formule assassine", Le Huffingtonpost, par Pauline Bebe, 1ère femme rabbin, 19-01-15 : http://huff.to/163pAeA

Mise à jour, 02-02-15. Réactions (pays) au numéro du 14 janvier. Huffingtonpost, 14-01-15 : http://huff.to/1Dvh5nx 

La lecture  de Charlie (à entendre lecture de ce numéro, et lecture du journal en général), cette lecture ne serait pas complète sans proposer la réflexion de Nicolas Bedos, sur le courage de l’humour (l’estime qu’il exprime pour les caricaturistes de Charlie, et l’affirmation de sa propre démarche, courageuse et engagée). Son admiration pour les journalistes assassinés ne l’empêche pas de soumettre un questionnement d'humoriste, questions à lui-même aussi), tout en rappelant le refus de l’autocensure : « Nicolas Bedos : ‘ Laissez-nous l’ouvrir et risquer notre peau ’ », Le Monde, 10-01-2015. Entretien : « Pleurer la bande Charlie n’empêche pas de rappeler son combat offensif, quasi hebdomadaire, à l’encontre des symboles islamiques. Non, Charlie n’était pas un repaire de déconneurs bon enfants. Et alors ? J’étais de tout cœur avec eux. Mais nier l’obsession satirique de Charb concernant l’Islam serait une provocation à l’égard des jeunes musulmans - ceux-là même qui, jamais, n’ont souhaité une telle barbarie. Charlie avait le droit - et le devoir – de concentrer son vitriol sur l’Islam radical mais on ne peut pas dire qu’il était un journal satirique classique. C’est faire de l’angélisme, du politiquement correct, et ça risque d’attiser le sentiment d’exclusion des jeunes musulmans. Qui pourraient se dire : ‘S’ils ne reconnaissent pas que certains dessins étaient extrêmement véhéments, alors j’emmerde Charlie et la France’ ». Article complet : http://www.lemonde.fr/culture/article/2015/01/10/nicolas-bedos-laissez-nous-l-ouvrir-et-risquer-notre-peau_4553347_3246.html

...... Echo de plusieurs questions évoquées ici, dans « Le canard enchaîné » : complotisme (article « Complètement complot » (etc.)......

...... Site de Charlie Hebdo : http://www.charliehebdo.fr/

........ Site du Canard enchaîné http://lecanardenchaine.fr/

14/01/2015

CHARLIE HEBDO 1178, 14 janvier 2015. Des millions d’exemplaires contre les haines mortifères et la bêtise

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La UNE.... Le dessin de Luz fait pleurer Mahomet, qui, ici, étranger aux terroristes, larme et bouche mécontente, dit que «Tout est pardonné». Les dessins ? Les malentendus ? Les menaces et les crimes ? L’indifférence qui aurait pu mener à la faillite ? La solitude d’un combat incompris parfois ? Qui pardonne ? Personne justement : il n’y a pas vraiment dans cette phrase de sujet d’un pardon, je crois. Il y a l’espoir d’une humanité au-delà de la haine, l’espoir de la possibilité du dessin, de la main vivante qui trace de nouveau des traits malgré le traumatisme. C’est le refus de la censure, de l’autocensure. (Doit-on parfois, aussi, se pardonner son courage pour encore vaincre la peur ? Et ainsi être dans encore plus de courage...).  Si Mahomet (qui n’est pas dieu mais homme) était ce que des croyants disent qu’il est, et s’il vivait maintenant, il aurait été du côté de Charlie, affichant « Je suis Charlie ». Il aurait pleuré après le massacre, mécontent de se voir associé à des crimes. Il aurait fait appel à cette notion de « pardon », sans espérer un pardon impossible, mais s’identifiant à Charlie, il aurait cassé la fracture de haine. Pardonner ? Pardonner l’impardonnable ? Non : garder mémoire, et garder mémoire du sens. Mais  faire que la dérision puisse reprendre ses droits et donc rire au moment où on pleure. Dans cette page, cette Une, les intégristes ont le prophète contre eux, le rire contre eux. Ce sont eux qui font pleurer le prophète, pas Charlie, puisque Mahomet est dans la manif : il marche en pleurant (ou n’arrive même plus à marcher) : lui aussi est Charlie... !!! D’ailleurs il n’est pas ridicule, ici : juste humain, du côté de l’humain, puisque, quand même, le pardon est posé comme horizon éthique. Mais il est cependant dessiné en Une d’un journal de dessinateurs caricaturistes : pas de censure. Les terroristes, décidément, ont perdu, sur tous les plans.

Mais il faudra de nouveau prendre aussi la plume et la parole pour dire et redire que la notion de blasphème fait écran à toute expression libre (et échappe au juridique dans nos lois et notre culture : elle ne regarde que l’intime de ceux qui y croient et qui ne devraient pas croire ainsi qu’une transcendance - posée par une foi quelconque ou par une autre – ait besoin d’effacer quoi que ce soit du réel qu’elle transcenderait...). Luz a peut-être voulu dire aussi que, si Mahomet est Charlie, comme nous tous, Charlie est Mahomet, et nous aussi. Tous humains. Le clivage qui met des frontières est un mensonge des extrémismes...

Il va falloir aussi approfondir notre réflexion, pour échapper aux pièges tendus par les manipulateurs qui sont à la source du projet terroriste. Ecoutons Boris Cyrulnik, analysant le 10 janvier la situation actuelle ("La seule bonne solution c'est la solidarité armée. S'armer intellectuellement, notamment." Et, dit-il, éviter le rejet de groupes humains, le rejet des musulmans...) 

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MISE à JOUR 19-01-15 et 23-01-15.

La Une de Charlie répond à un massacre qui atterre. Pas de justification aux assassinats (même si on devra tenter de comprendre les racines de ce désastre et lutter contre l’éternel recommencement du meurtre.). La mort, puis quelqu’un trace un DESSIN...  Une image pour dire...

Réactions. Quatre regards sur la UNE :

Inès Pohl, rédactrice en chef du journal "Tageszeitung", Allemagne, commente sa réception de la Une de Charlie et explique le sens de leur choix (publier cette couverture « sacrément bien réussie »). Libération, 18-01-15 : http://www.liberation.fr/monde/2015/01/18/luz-a-offert-un-geste-de-reconciliation_1183506 [Citations (traduction de Charles Morillon) : « Pour être honnête, si nous avons publié la une de Charlie Hebdo en première page de notre journal, c’est avant tout parce que nous la trouvions drôle et sacrément bien réussie[la quasi-totalité des journaux allemands ont publié les dessins de Charlie, y compris la une, sans que cela fasse débat, ndlr].Parce que notre confrère Renald Luzier, "Luz", est parvenu à relever un défi qui semblait presque impossible : offrir un geste de réconciliation dans cette situation, restant ainsi fidèle à l’esprit de l’hebdomadaire. «Parce que c’est une caricature qui a du mordant et qui dit : nous continuerons. Sans pour autant tomber dans le piège du "maintenant plus que jamais". Le turban évoque Mahomet ; la couverture est de la couleur du Prophète, en vert. C’est suffisant, on n’a pas besoin de plus.» (...) « La une de notre édition de mercredi est bien sûr un signe clair de solidarité. »]

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Fouad Laroui (auteur de l’essai « De l’islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux », éd. Robert Laffont, 2011) : « On se dit catholique ou musulman, mais on sait à peine de quoi on parle ». Entretien de l’écrivain marocain avec Sabine Cessou, publié sur son blog ‘Rues d’Afrique’ (« Regards décalés sur l’Afrique, continent pluriel »), 21-01-15.  A la question « Que pensez-vous de la dernière une de Charlie Hebdo ? », il répond : « Les caricaturistes de Charlie Hebdo ont le droit de faire la une qu’ils veulent et ceux qui ne l’aiment pas ont le droit de protester pacifiquement. L’important, c’est de rester dans la légalité. ».  Entretien intégral lisible sur le blog : http://blogs.rue89.nouvelobs.com/rues-dafriques/2015/01/21/fouad-laroui-se-dit-catholique-ou-musulman-mais-sait-peine-de-quoi-parle-234090

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Malek Chebel (anthropologue des religions et psychanalyste). Au sujet de la UNE de Charlie. Le Monde, 19-01-2015 : http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/19/le-prophete-lui-avait-de-l-humour_4559218_3232.html (« Ne pas représenter le Prophète c’est faire de lui une idole païenne, un Anti-Dieu. » (...) « On fait de la non-représentation du Prophète un secret mais si nous lisons les traités de théologie, Mohamed est décrit avec force détails. » (...) « Libérer l’image est une nécessité devant la prolifération maligne des images individuelles, forcément solipsistes. »)

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« Aujourd'hui, le prophète est aussi Charlie », Libération, 15-01-2015, par Soufiane Zitouni, professeur de philosophie au lycée Averroès : http://www.liberation.fr/societe/2015/01/14/aujourd-hui-le-prophete-est-aussi-charlie_1180802 

[La tribune commence par le rappel d’un hadith qui parle de Mahomet pleurant, et répondant à la question d’un compagnon : « J’ai vu que dans le futur j’allais devoir témoigner contre ma propre communauté. » /  Soufiane Zitouni  écrit : « Et je pose ensuite cette question à mes élèves : « Ce futur sur lequel pleurait le Prophète de l’Islam, n’est-ce pas notre propre époque ? » / Il évoque ensuite cette Une de Charlie qui avait fait scandale : « Un dessin de Cabu tellement juste et si peu compris par beaucoup de musulmans, malheureusement, montrant un prophète de l’islam en colère s’exclamant : « C’est dur d’être aimé par des cons ! ».  (...) « Je me demande si beaucoup de musulmans n’ont pas un énorme problème avec l’humour. » Il dit avoir repensé au livre du psychanalyste François Roustang, « Comment faire rire un paranoïaque ? », et il en résume le message essentiel (« Nous avons tous en nous un paranoïaque qui a besoin d’ennemis identifiés pour se rassurer quant à son identité propre, parce que ses ennemis lui servent de limites ou de bornes (qu’il n’a pas su se constituer lui-même). » Sur la représentation interdite ou pas du prophète ou des êtres en général, il rappelle des anecdotes – polémique en Algérie autour du cheikh Khaled Bentounès) démontrant la superstition ignorante de certains milieux et la froide rigidité de certaines institutions. (...) Pour conclure cette analyse il revient sur la notion d’humour : « Est-ce à dire, alors, que la connaissance serait sœur de l’humour ? A cette question, je réponds sans hésitation, oui ! » (...) « Alors oui, ce prophète caricaturé, insulté, moqué, mais surtout ignoré, est aussi Charlie aujourd’hui, n’en déplaise à un grand nombre de musulmans qui trouveront peut-être ce propos déplacé ou naïf, voire insultant, surtout de la part de quelqu’un qui se réclame comme eux de la culture islamique. »] 

MISE à JOUR 06-02-15 : Soufiane Zitouni a dû démissionner de son poste depuis cette tribune. Il explique pourquoi (ce qui va entraîner une plainte du lycée en question, dont il dénonce le double jeu). Libération, 05-02-15, "Pourquoi j'ai démissionné du lycée Averroès" : http://www.liberation.fr/societe/2015/02/05/pourquoi-j-ai-demissionne-du-lycee-averroes_1196424  

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LECTURES complémentaires, CITATIONS :

« Une minute peut blesser un siècle », Victor Hugo cité par Eric Fottorino, Le Un : 

« Ces monstres furieux de carnage altérés, / Excités par la voix des prêtres sanguinaires, / Invoquaient le Seigneur en égorgeant leurs frères ; / Et, le bras tout souillé du sang des innocents, / Osaient offrir à Dieu cet exécrable encens. » Voltaire,  La Henriade, 1723, texte choisi par Louis Chevaillier, Le Un 

Kamel Daoud sur sa page Facebook, deux jours après le 7. Courrier international, 13-01-2015 : http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/09/kamel-daoud-a-nous-de-decider-quel-monde-nous-voulons (« Deux jours de silence. Mots épars dans la tête. Dessiner tue, penser tue, écrire tue, être libre tue, être digne tue, jouer tue, danser tue, rire tue, dénoncer tue, aimer tue. Deux jours à penser à la mort en soi, aux siens, aux autres, aux dessinateurs de Charlie Hebdo, aux deux journalistes tunisiens exécutés*, aux morts d'ailleurs. L'enjeu ? "Je suis libre" contre ceux qui hurlent "Je suis Allah". A nous de décider quel monde nous voulons face à la fin du monde que les tueurs veulent pour nous. »)

« S’il faut tenir compte du contexte, le contexte mondial ne sera jamais favorable à rigoler de l’islam radical ou des religions en général. Si on tient compte du contexte on ne parle plus de rien, jamais, la presse satirique est condamnée et c’est foutu. » Charb, cité par Eric Conan et Martine Gozlan. Marianne, 9 au 15 janvier.

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D'un côté des écrivains et des intellectuels qui apprécient la Une, de l'autre des foules qui manifestent, spontanément ou pas. Et des remarques, des réflexions de gens simples qui parfois acceptent, parfois se sentent blessés, ne comprennent pas cet humour, tout en condamnant totalement la violence. Des adolescents agressifs qui se sentent attaqués... Tout n'est pas mauvaise foi. Tout n'est pas bêtise. Ce sont juste des signes que la parole est nécessaire, l'écoute, le partage. Et le travail culturel. Il faut poser des ponts.

Mise à jour, 09-03-15. Tribune de Bruno Nassim Aboudrar, universitaire (professeur d'esthétique). Texte très éclairant : "Sans effigie du Prophète, il ne peut y avoir de caricature", Libération, 22-01-15 : http://www.liberation.fr/societe/2015/01/21/sans-effigie-...

Libération, 13-01-15, Malek Chebel, anthropologue des religions. Sur la Une de Charlie : "J ne vois rien dans cette une qui puisse provoquer quelque violence que ce soit." (...) "Il n'y a rien de blasphématoire dans ce dessin." (...) "Après, il y a toujours des semeurs de haine, des idéologues qui pourront s'en servir comme prétexte pour diviser." :  http://www.liberation.fr/societe/2015/01/13/je-me-rejouis-que-ce-dessin-ne-soit-pas-plus-clivant_1180092

10/01/2015

Jours sombres. Résister...

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La mort, encore. Assassinats. Encore la haine... Résister... Résister à la peur, à la haine, aux divisions...

 

 

 

 

Attentat antisémite porte de Vincennes, Libération, 09-01-15. « Quatre otages sont morts » : http://www.liberation.fr/societe/2015/01/09/prise-d-otages-dans-une-epicerie-casher-a-la-sortie-de-paris_1176953

Communiqué de la LICRA, 09-01-15 : Hommage rendu à toutes les victimes : « Les premiers ont été exécutés parce qu'ils étaient libres, les seconds parce qu'ils étaient juifs, les troisièmes parce qu'ils étaient les symboles de la République, mais c'est le même fanatisme qui les a frappés. »

« Comment résister à l’intimidation ? »Kaoutar Harchi,romancière et anthropologue, intervenant  ce 9 janvier à l’émission « Ce soir ou jamais », posait de manière fort intéressante la question de l’expression des musulmans, considérant qu’il fallait trouver un juste positionnement en évitant des pièges contraires. Refuser le positionnement victimaire de ceux qui s’investissent dans un militantisme axé sur la thématique de la lutte contre l’islamophobie. Mais refuser aussi de répondre à une sorte d’injonction à devoir s’exprimer comme musulman ou musulman supposé pour cause d’origine (quand on peut être athée ou agnostique, et même être musulman croyant mais de manière privée, intime, intérieure). Car un musulman ayant d’abord une existence sociale, de citoyen ancré dans une profession, n’a pas à mettre en scène une visibilité particulière : il s’exprime en citoyen, simplement. Elle définissait ainsi une pensée et expression inscrite dans une sorte de tension (en disant qu’il fallait que la foi musulmane se réfléchisse, au sens du regard dans un miroir où on peut se voir se reflétant, donc se penser) : tension nécessaire pour toute appartenance religieuse. Donc ni victimisation, ni réponse de justification particulière pour se « démarquer » des terroristes qui instrumentalisent la religion : http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais/diffusions/09-01-2015_289187

Cette réflexion est évidemment au cœur des questionnements associés à la lutte contre la radicalisation de candidats au Jihad...  Si ce langage était compris par tous il n’y aurait pas d’individu prêt à mourir pour des causes fantasmées. Mais d’autres intervenants invités parfois (ou souvent) à la même émission, ont fait passer des messages contraires, comme la porte-parole des « Indigènes de la République », eux qui accusaient les dessinateurs de Charlie Hebdo d’être racistes et qui ont donc nourri les haines vengeresses des criminels. On commence à tuer avec les mots. Confondre la dérision et le racisme est un signe de grande rigidité, de pensée aveugle.

De même ceux qui instrumentalisent le conflit israélo-palestinien, ayant une passion obsessionnelle pour le soutien des Palestiniens (Hamas compris, tel que), et vouant une critique totale destinée à Israël parfois exclusivement, ceux-là donnent des armes mentales à l’antisémitisme meurtrier. (Boycott d’Israël seul, présenté comme action prioritaire et absolue, alors que rien de tel n’est jamais proposé pour lutter contre les pires dictatures, qui ne dérangent pas les mêmes...). Alors qu’une critique (légitime...) d’un pouvoir n’aurait pas les mêmes effets désastreux si elle n’excluait pas la critique des pouvoirs adverses, et si elle s’accompagnait d’actions favorisant le dialogue entre les peuples, d’informations sur les initiatives de paix entreprises par des Israéliens et des Palestiniens (certaines ensemble, comme l’expérience de « Nevé Shalom- Wahat as-Salam »-« Oasis de Paix », pour ne donner ici qu’un exemple  - mais il y en a bien d’autres : http://wasns.org/-oasis-de-paix- ). Et si elle soutenait parallèlement la lutte contre l’antisémitisme. Donc des questions doivent se poser, des consciences s’interroger... car les crimes ont des racines complexes et les responsabilités sont diluées. (Comme nous pouvons tous nous interroger, d’ailleurs, sur la solidarité insuffisante quand Charlie manquait d’argent, dans cette période d’avant l’attentat, dans un silence assez général, heureusement corrigé par l’immense élan maintenant. Avons-nous su voir l’importance de leur rôle et de leur courage ? Pas à temps...).

Si l’horreur des attaques de ces derniers jours favorisait ces questionnements, on pourrait espérer... Espérer résister...

Cependant, évidemment, la lutte contre le terrorisme ne se situe pas seulement et principalement sur notre territoire et elle n’est pas qu’idéologique (mais cela ne dispense pas des analyses sur l’ici maintenant). Cette lutte est aussi militaire, policière, politique. 

Robert Badinter, réaction recueillie par Laure Bretton, Libération, 07-01-15, après l’attentat de Charlie Hebdo. « Les terroristes nous tendent un piège politique » : http://www.liberation.fr/societe/2015/01/07/robert-badinter-les-terroristes-nous-tendent-un-piege-politique_1175717 («Enfin, pensons aussi en cette heure d’épreuve au piège politique que nous tendent les terroristes. Ceux qui crient "allahou akbar" au moment de tuer d’autres hommes, ceux-là trahissent par fanatisme l’idéal religieux dont ils se réclament. Ils espèrent aussi que la colère et l’indignation qui emportent la nation trouvera chez certains son expression dans un rejet et une hostilité à l’égard de tous les musulmans de France. Ainsi se creuserait le fossé qu’ils rêvent d’ouvrir entre les musulmans et les autres citoyens. Allumer la haine entre les Français, susciter par le crime la violence intercommunautaire, voilà leur dessein, au-delà de la pulsion de mort qui entraîne ces fanatiques qui tuent en invoquant Dieu. Refusons ce qui serait leur victoire. Et gardons-nous des amalgames injustes et des passions fratricides.»)

« Les Français sont là, debout, unis ». Entretien avec Max Gallo, Le Parisien, 09-01-15. Propos recueillis par Frédéric Gerschel :  http://bit.ly/1ADmqeB

(« Quand on tire sur des policiers et des journalistes avec des armes aussi puissantes en plein Paris, il y a la volonté affichée de créer un climat de guerre. »)... Il considère que parler du 11 septembre en référence à l’attaque contre Charlie Hebdo, c’est un anachronisme qui occulte une réelle analyse des faits. Il met en garde contre l’amalgame musulmans / terroristes : « Il faut faire en sorte que chacun ne reste pas dans son particularisme. Il faut une ouverture plus franche vers le monde musulman » (...) « Nous devons considérer les membres de la communauté musulmane comme des Français à part entière, les intégrer comme on l’a fait dans le passé avec les Italiens ou d’autres Français d’origines différentes. Cela suppose aussi des efforts de leur part. »

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Page d'ENAR (réseau européen antiraciste) : http://enar-eu.org/ENAR-condemns-anti-Semitic-killing 

30/11/2014

FERGURSON. Un éditorial, une citation… « La haine ne peut… »

Lu aujourd’hui. Editorial d’Alexandra Schwartzbrod, Libération, 29-30 novembre 2014. Analyse sur la situation actuelle, aux USA, après Fergurson : http://www.liberation.fr/monde/2014/11/28/tournant_1152965    (« Il y aura sans doute un avant et un après Ferguson. Aux Etats-Unis, mais aussi dans le reste du monde où beaucoup réalisent soudain qu’il ne suffit pas d’élire un président noir pour chasser les démons d’un lourd passé racial. Cinquante ans tout juste après l’abolition des dernières lois Jim Crow - qui instauraient la ségrégation raciale dans le pays -, les Américains (re)découvrent qu’il existe deux villes de Ferguson, une blanche et une noire qui rarement se croisent. Et surtout qu’il existe deux Amériques, une blanche et une noire, la première vivant dans de bien meilleures conditions que la seconde et risquant beaucoup moins d’être la cible de la police. » Suite sur le site du journal. )

Son éditorial se termine par une citation de Martin Luther King, valable pour ce thème, mais aussi pour bien d’autres…  «L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité : seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine : seul l’amour le peut.»

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Mise à jour. 06-12-14

Colère à New York : https://fr.news.yahoo.com/la-colère-persiste-aux-usa-après-la-disculpation-221529414--finance.html (« par Sebastien Malo et Joseph Ax. NEW YORK (Reuters) - La colère suscitée par la disculpation d'un policier blanc de New York impliqué dans la mort cet été d'Eric Garner, un père de famille noir, ne faiblit pas aux Etats-Unis, où de nouveaux rassemblements étaient prévus vendredi pour la troisième soirée consécutive./ Comme à Ferguson, dans le Missouri, où un grand jury a estimé le 24 novembre qu'il n'y avait pas matière à poursuivre le policier blanc Darren Wilson pour la mort en août du jeune noir Michael Brown, les jurés de Staten Island, l'un des quartiers de New York, ont jugé mercredi que le policier Daniel Pantaleo ne serait pas poursuivi pour la mort d'Eric Garner./ Contrairement à Ferguson, l'interpellation fatale de ce père de six enfants, revendeur de cigarettes à la sauvette, a pourtant été filmée le 17 juillet par un vidéaste amateur. On y voit l'agent new-yorkais et ses collègues l'immobiliser par strangulation tandis que Garner, asthmatique et en surcharge pondérale, dit à plusieurs reprises qu'il n'arrive plus à respirer. » ). Suite sur le site…

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Voir aussi liens LISTE "Actu" (marge gauche...). Articles classés à USA

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