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28/05/2017

La haine...

Tristesse. L'Égypte, après Manchester et avant, encore, L’Afghanistan (et alors qu’on n’en parle pas, famille kurde massacrée à Mossoul, Irak : voir la tribune du MPCT, en lien ci-dessous).

Egypte... 

Encore la haine des islamistes qui exécutent cet "autre" qui les terrifie. Haine de celui qui croit autrement (ou ne croit pas). Haine de l'autre d'autant plus qu'il est "soi". Les coptes ne sont pas une minorité en Égypte, mais ils dérangent l'obsession islamiste du "pur", et la conviction d'avoir la seule croyance qui vaille. Les extrêmes droites criminelles sont toutes les mêmes, avec leur obsession d'une pureté, obsession qui est l'exact reflet du refus du vivant. L'islamiste s'est inventé un dieu pouvant regarder son immonde "fidèle" en train d'assassiner des hommes, des femmes, des enfants. Un dieu détestant les visages du vivant. L'assassin fanatique, avec le faux amour pour son dieu (il croit ou fait semblant), peut tirer sur des enfants car il est enfermé dans une carapace de fer rouillé qui ne sait plus rien des visages et de l'humain, coupé des sens et de lui par l'idéologie fondamentaliste. Il tue et c'est avec la jouissance du pouvoir sur l'autre (de celui qui n'a pas de pouvoir sur lui-même). Seule jouissance dont il soit capable. Car quelqu'un qui se souviendrait de la peau, du regard et des parfums ne pourrait être cet atroce criminel. Je n'écris pas cette dernière phrase par hasard. Mais pour avoir réfléchi à la réaction du gouvernement égyptien qui bombarde des terroristes à l'extérieur. Peut-être ont-ils un lien avec ce massacre (peut-être), mais cela ne suffira pas. S'il n'y a pas une lutte institutionnelle, une lutte idéologique assumée politiquement, ils continueront. Et c'est valable pour la France, l'Europe, l'Occident, le monde. Trump dit vouloir lutter contre le terrorisme mais il salue les maîtres d'une source "religieuse" essentielle et lui vend des armes. La France a fait pareil (saluts et armes). A l'intérieur des pays on joue la complaisance complice, on oublie ce que "laïcité" veut dire (celle sans adjectifs). On oublie de même, que si la musulmanophobie existe (et peut-être même l'islamophobie) le mot "islamophobie" sert de porte d'entrée aux fondamentalistes hypocrites qui en font un fond de commerce et un écran pour empêcher de penser librement autant "pour" que "contre". Pourquoi avoir parlé des sens et des parfums (fragile obstacle aux fanatismes, en apparence) ? Parce que ! Avec une autre manière d'éduquer on peut participer au recul de ce qui est mortifère. Même le hip hop entre dans ce qui réveille les gens, à mon avis. École, rue, quartiers... Et télé, il faut tout changer. (Ce n'est pas avec des animateurs qui diffusent les mêmes balivernes haineuses que les intégristes qu'on va rendre les gens plus vivants…).

Il faudrait aussi que les faits soient connus, qu'il y ait un travail sérieux d'information. Pour pouvoir comprendre. Lire, ci-dessous, en plus des articles, la note de blog de Mohamed Louizi : il y donne un éclairage qu'on ne trouve pas ailleurs...

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Articles… 

"Les coptes égyptiens exécutés après avoir refusé de renier leur foi". Courrier international 27-05-17... http://www.courrierinternational.com/depeche/les-coptes-e... 

Tribune intéressante sur le site du MPCT. Égypte, et Irak… http://www.mpctasso.org/spip.php?article1686 

Manchester. L’enquête après le drame. Ouest Francehttp://www.ouest-france.fr/faits-divers/attentat/attentat...

Afghanistan. RFIhttp://www.rfi.fr/asie-pacifique/20170527-afghanistan-moi...

NOTE de BLOG. informations et décryptage par Mohamed Louizi... http://mlouizi.unblog.fr/2017/05/26/attentat-de-mancheste...   

16/12/2016

ALEP. « Ils voulaient juste être libres »….

alep,syrie,liberté,démocratie,dictature,terreur,humanisme,guerre,violence,massacres,solidarité,farouk mardam-bey,orient xxi,amnesty,human rights watch,reporters sans frontières,casques blancs,syria charity,courrier international,france inter,médecins du monde,médecins sans frontières« Ils voulaient juste être libres ». La page de France Inter fait un nécessaire rappel historique, et résume l’enjeu humain, politique et éthique, d’un échec international : une solidarité minimale rendue impossible par les stratégies de pouvoirs dictatoriaux (Assad, Poutine et son veto répété à l’ONU, dictateurs auxquels ajouter l’alliance de l’Iran et du Hezbollah). Stratégies appuyées par une intensive action de propagande sur des sites qui se présentent comme des alternatives à la presse « traditionnelle », « officielle », « principale », ou « mainstream » (ils adorent ce terme. Sites complotistes. Sites russes en langues (RT, Sputnik, etc.), animés, comme des pages et des commentaires sur les réseaux sociaux, par une armée d’intervenants payés pour ça. Ce qui est effrayant c’est de voir des gens relayer cela sans prendre le temps de confronter ces affirmations à des sources autres, et de consulter les rubriques pour voir qui est soutenu par ces sites (les extrêmes droites, fréquemment, les négationnistes, à l’occasion). Dans le cas de la Syrie, on voit des internautes préférer croire la parole des manipulateurs et ne pas écouter celle des premiers intéressés, les Syriens démocrates, ou d’intervenants impliqués dans l’aide et les secours (ONG qui font leurs constats sur place - y compris au péril de leur vie - et ont leurs réseaux de contacts pour recevoir des informations : Médecins du monde, Médecins sans frontières, Amnesty, RSF, Syria Charity, Casques blancs…)… https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopoli... 

Même analyse, « La mort de l’humanisme », Courrier international (source Al-Hayat, La Vie, Londres, journal des intellectuels arabes libéraux) : http://www.courrierinternational.com/article/syrie-alep-l... 

« Je pense à la Syrie et je me mets à pleurer ». Entretien (passionnant) avec l’historien syrien Farouk Mardam-Bey, décembre 2014, Orient XXI. propos recueillis par Sylvain Cypel. On comprend autrement… Voir sa conclusion, notamment, sur ce qui limite la solidarité internationale… http://orientxxi.info/magazine/je-pense-a-la-syrie-et-je-... 

Même site, Orient XXI (France) mais éditorial du 10 décembre 2016. "Requiem pour la Syrie" (analyse géopolitique)… http://orientxxi.info/magazine/requiem-pour-la-syrie,1621

« Ma déshumanisation », chronique de Rania Raad Tawk, L’Orient Le Jour, Beyrouth. Sur Alep, la télévision, notre regard, l’impuissance… http://www.lorientlejour.com/article/1024514/ma-deshumani... 

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Pour contredire le discours du pouvoir syrien sur la "lutte" contre le terrorisme... cet article... "Comment nous avons créé l'état islamique...", par un homme du pouvoir syrien... http://www.atlantico.fr/decryptage/confessions-choc-homme...

Pour poser des questions utiles sur les réseaux d'influence de Poutine en France, dont proches de candidats à la présidentielle, dommage que ce ne soit pas lisible en ligne, sauf inscription pour lecture numérique sur le site... Un dossier très documenté sur les soutiens de Poutine, les alliances intéressées diversement, et même (d'après une source des renseignements français), des faux diplomates vrais espions, et agents français séduits par Poutine... Article du JDD du 11 décembre, "Kremlin sur Seine"... http://www.lejdd.fr 

Lettre du Liban, Courrier international, source L'Orient-Le-Jour, Beyrouth, "Pourquoi François Fillon a tout faux sur la Syrie"... http://www.courrierinternational.com/article/lettre-ouver...

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MISE à JOUR 16-12-16, Libération du 16-12-16,  … « Notre barbare », éditorial de Laurent Joffrin, qui rappelle le cynisme qui fut celui des USA soutenant les dictateurs d’Amérique du Sud en pensant que cela servirait le combat contre le communisme de l’URSS (« «Ce sont des barbares mais ce sont les nôtres.»). Et il insiste sur le fait que le même argument est utilisé avec Assad (protection du régime dictatorial censée aider la lutte contre le terrorisme, alors que le pouvoir syrien s’est servi des terroristes et du terrorisme contre les opposants).  « On parle à Poutine. Mais c’est parler à un sourd volontaire, qui poursuit implacablement son entreprise de retour sur le théâtre moyen-oriental pour flatter le nationalisme grand-russe dont il se nourrit. Telle est la réalité des faits, dégagée des artifices de la désinformation dont nous faisons ici justice. Soutenir Al-Assad, ce n’est pas lutter contre le terrorisme. C’est conforter un tyran qui se sert du terrorisme comme repoussoir pour se maintenir au pouvoir. Alors que seule une solution politique sans Al-Assad aurait permis de trouver une issue acceptable à cette guerre qui finit par déshonorer la conscience internationale. »... http://www.liberation.fr/planete/2016/12/16/notre-barbare... 

Dans le même numéro de Libération un dossier ("Faux et usage de faux") décrypte les désinformations diverses qui circulent (principalement celles de ceux qui ont le plus de pouvoir pour les diffuser, Syrie et Russie : sites russes en langues, vidéos trompeuses etc.). Sur les opposants, sur la « lutte » contre l’EI (pas à Alep), sur l’apparente liesse des civils à la « libération » d’Alep, sur la soi-disant protection des chrétiens syriens (quand la représentante de « Syriens chrétiens pour la paix », Samira Moubayed, explique le contraire)… Informations grâce aux échanges avec d'anciens contacts vivant à Alep, aux sources fondées sur le travail d'agences de presse internationales (qui ont des correspondants locaux), et aux enquêtes sur le terrain d'organismes spécialisés comme "L'Institute for the Study of War" et le think tank "Atlantic council". http://www.liberation.fr/planete/2016/12/16/alep-faux-et-... 

Sur la propagande russe en France, Libération, 16-12-16, « Russia Today et Sputnik, les voix de Moscou ». Citations : « Ces outils de «soft power» peu subtils relaient la propagande russe en France via Facebook ou YouTube. Et bientôt à la télé.  /  D’un côté, RT France (pour Russia Today France) : 245 000 abonnés sur Facebook, 83 000 sur Periscope et 25 millions de vidéos vues sur YouTube. De l’autre, Sputnik : 262 000 suiveurs sur Facebook pour la version hexagonale et 33 000 sur Twitter. Les deux médias, directement liés à l’Etat russe, sont les relais les plus puissants de la guerre de l’information déclenchée par Moscou. Elle est telle que, fin novembre, le Parlement européen a adopté une résolution s’alarmant de la campagne d’intoxication orchestrée par le Kremlin. Proches des partisans français de Vladimir Poutine, dont le Front national qu’ils suivent d’un œil très favorable, RT France et Sputnik ne produisent que des articles allant dans le sens de la ligne politique et diplomatique édictée par la Russie. »… http://www.liberation.fr/planete/2016/12/16/russia-today-... 

Même constat, Le Figaro, "Comment Vladimir Poutine pousse ses pions sur le vieux continent et en France", 15-12-16… http://www.lefigaro.fr/international/2016/12/15/01003-201... 

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En Une, sur le site d’Amnesty France, les infos les plus récentes et les actions solidaires (divers lieux). En allant dans le menu (en haut à gauche) et en cliquant ensuite sur « Actualités » on trouvera un dossier sur la Syrie... https://www.amnesty.fr

Il est utile de consulter aussi Amnesty Belgique, car l’accent peut être mis sur autre chose, et tout se complète. .. https://www.amnesty.be 

Le site général d’Amnesty international (amnesty.org/fr, en français) comporte des dossiers par pays… (En haut, voir « pays », puis ensuite, au-dessous de la photo la liste alphabétique permet de rechercher le pays sur lequel on cherche une info…

Page SYRIE, sur le site d'Amnestyhttps://www.amnesty.org/fr/countries/middle-east-and-nort... 

DOSSIER Amnesty sur ALEP… https://www.amnesty.fr/dossiers/situation-a-alep?utm_medi...

Sur CARE… http://www.carefrance.org/actualite/communique-presse-new...

Dossier Syrie sur Human rights watch, hrw.org/fr  : https://www.hrw.org/fr/middle-east/n-africa/syria 

Et sur Reporters sans frontièreshttps://rsf.org/fr/syrie

AIDER… Toutes les associations (ci-dessus, ci-dessous) peuvent recevoir des dons (même peu, multiplié par le nombre de donateurs… c’est efficace). On peut adhérer à certaines… 

Syria Charity (aide médicale, secours porté aux enfants, parrainages). Infos sur les actions et vidéos (montrer la réalité)… 19 av. d’Italie, 75013, Paris / E-mail... contact@syriacharity.org   SITE...https://www.syriacharity.org PAGE Facebookhttps://www.facebook.com/ong.syriacharity 

... La Défense civile, les Casques blancs syriensSITE (en anglais) : http://www.syriacivildefense.org    

L’Express, qui résume action, soutiens financiers (plusieurs pays), difficultés… http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orien... 

Courrier international (source Milliyet, Istanbul), « Les Casques blancs, héros ordinaires de la guerre civile » : http://www.courrierinternational.com/article/syrie-les-ca... 

Fiche wikipediahttp://www.syriacivildefense.org 

...

Voir aussi les sites de MSF : http://www.msf.fr et Mdm : http://www.medecinsdumonde.org/fr 

(plusieurs liens précis dans la note précédente sur la pétition de Médecins du monde).

ALEP. PÉTITION, Médecins du monde…

mms_img1025649181.jpg(Constat - et appel - venant non de méchants propagandistes - comme voudraient le faire croire des sites complotistes ou des alliés d’Assad/Poutine, Khameini/Rohani, et du Hezbollah) mais des acteurs de terrain qui savent ce qu’ils voient…).

Réagir devant les crimes contre l’humanité, ou perdre la nôtre… 

PÉTITION... « Si nous n’agissons pas, il ne restera bientôt à Alep que les cadavres de ses habitants qui n’auront pas pu fuir, pas pu se protéger. Alors qu’ils font l’objet d’un siège odieux, les quartiers Est de la ville subissent des bombardements incessants, tellement puissants et dévastateurs que la ville toute entière tremble et qu’il ne restera bientôt plus que des ruines dans la partie orientale jadis peuplée de 3 millions d’habitants. Aucun compte n’est tenu des populations civiles qui seront massacrées tant que les rebelles tiendront ces zones. Le régime et ses alliés russes veulent à tout prix, au sol comme dans les airs, gagner cette guerre par la violence des armes, quitte à commettre des crimes de guerre au mépris d’une communauté internationale impuissante. »... http://www.medecinsdumonde.org/fr/pays/moyen-orient/petit... 

Un ultimatum humanitaire… http://www.medecinsdumonde.org/fr/actualites/syrie/2016/1...

Page de Médecins sans frontières sur le bombardement d’hôpitaux, tuant patients et médecins (MSF avait condamné de même le bombardement d’un hôpital du Yémen par l’Arabie saoudite)… « En Syrie, se cacher pour continuer à soigner »… http://www.msf.fr/actualite/articles/en-syrie-se-cacher-c...

Et dossier MSF sur la Syrie (historique, chiffres, précisions)… http://www.msf.fr/pays/syrie 

WebDoc MSF, cinq ans de guerre civile. « La terreur et l’exil / Cinq ans de guerre, cinq ans d’exode ». Passer l’intro… http://syria.msf.fr/?_ga=1.241951680.318578854.1481779953... syrie 2.jpg

15/12/2016

ALEP...!!! Solidarité à Paris

syrie 3.jpgALEP... Rassemblement important à Paris ce mercredi soir. Syriens démocrates exilés, et Parisiens... Plusieurs centaines de personnes. Pour dénoncer l'horreur des massacres et les désinformations diffusées par Assad et Poutine (dont le veto bloque, chaque fois, toute solution de paix). Les slogans mettaient en question les différents agresseurs (Assad, Poutine, Khamenei/Rohani - l’Iran a fait échouer la dernière tentative d’accord - et le Hezbollah) et la propagande. Non Daech n'est plus à Alep, mais ailleurs. Restent des opposants et de nombreux civils.

syrie.jpgCrimes contre l'humanité perpétrés par des milices iraniennes, le Hezbollah, l'armée d'Assad et de Poutine. La vérité n'est pas du côté des dictateurs... 


mms_img-2012735727.jpgJ'ai pris plusieurs photos de ce moment de solidarité… (Comme d'autres, avec l'intention de témoigner...).


Insupportable, l’impuissance.

Regrettable, l'absence, dans ce rassemblement, de candidats à la présidentielle. Plus grave, ceci dit, le silence de trois d'entre eux (donc soutien indirect des pouvoirs criminels, par adhésion relative aux discours de Poutine) : Fillon, Mélenchon et Le Pen... Drôle de trio. Les autres ont tous réagi contre ces massacres, dans des déclarations, posts et tweets. Comme le Président.

syrie 5.jpgsyrie 2.jpgInsupportable, la propagande... Celle des dictateurs impliqués et de leurs alliés, complices, celle des sites, le plus souvent complotistes, qui les soutiennent, ou d’associations ayant des intérêts idéologiques ou autres motivant ce soutien…

mms_img1025649181.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Occasion de rappeler le film « Eau argentée »,  le documentaire d’Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan, décembre 2014. Fiche complète, sur AlloCiné (dont bande-annonce et critiques)… Lien ci-dessous... http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228417.html 


Eau argentée
, vidéo, Youtube… https://www.youtube.com/watch?v=baf7wzxWFqk&feature=p...

mms_img-2117734554.jpg...... Note qui suivra, informations sur la tragédie syrienne, s’appuyant sur des sources diverses, presse et ONG.

mms_img920415043.jpg...... Et, note à part, pour qu’elle ne se perde pas dans le flot des liens, qui reprendra la pétition de Médecins du monde, posée ci-dessous… en y ajoutant les dossiers de MdM et MSF, Médecins sans frontières (dont un WebDoc sur cinq ans de guerre et d’exode).

 

PÉTITION... http://www.medecinsdumonde.org/fr/pays/moyen-orient/petit...

26/05/2016

KOBANÉ... Cri, chant, plainte et mort.

KURDES.jpgPlainte pour le peuple kurde, ce chant écouté il y a plusieurs jours, reste dans ma mémoire. Solidarité minimale que cette écoute, ce partage… 

Lamentation pour KOBANÊ (sous-titres en français). Viyan Peyman (barde et combattante) est décédée depuis… Et sa voix demeure, cri tragique... https://www.youtube.com/watch?v=V2TLtyiwRoI&feature=p... 

KOBANÉ, ville frontière (Turquie-Syrie) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kobané

Comme elle, de nombreuses femmes sont engagées pour la survie de leur peuple http://television.telerama.fr/television/kurdistan-la-gue... 

Pour mémoire :

Juin 2015, massacre des habitants de Kobané par les djihadistes de l’Ei)... http://www.lexpress.fr/actualite/syrie-les-djihadistes-d-... 

Juillet 2015, bombardements turcs sur Kobané : « Ankara poursuit sa campagne de bombardements en Irak et en Syrie, visant pour la première fois les Kurdes de Kobané. Dans un communiqué, les Unités de protection du peuple (YPG), la force militaire kurde de Kobane, ont exhorté ce matin la Turquie à cesser son ‘agression’.»... http://www.rfi.fr/moyen-orient/2min/20150727-turquie-offe...

INFOS récentes (une autre ville, mais toujours les Kurdes, pris entre deux feux, pouvoir syrien et djihadistes…).
KURDES du sud-est… Habitants de la ville de SUR, victimes de l’AKP : « Après le génocide des populations, voici donc le génocide culturel. Il y a un siècle, les Arméniens étaient les cibles. C'est désormais la population kurde du coeur historique de Diyarbakir (au moins 24 000 personnes) qui a été expulsée manu militari de ses habitations (quand elle n'a pas été pilonnée sur place). Ce serait en tout 500 000 Kurdes qui auraient été déplacés en-dehors des différentes villes kurdes du sud-est de la Turquie. Des centaines de civils auraient été tués selon plusieurs ONG. »... SUR, mai 2016 : http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=93825

Offensive pour libérer Raqqa : http://fr.euronews.com/2016/05/24/syrie-les-milices-kurde... 

...

Histoire. Les Kurdes sur Hérodote : https://www.herodote.net/Les_Kurdes-synthese-2054.php 

LIVRE : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogu... 

18/12/2015

POÈME POUR DIRE… SOUTIEN, suite. "Litanie pour juillet plusieurs fois, plusieurs fois tous les temps…"

mms_img-2007196497.jpg((SOMMAIRE : photographie (cristal des mots, éclair lucide…), dédicace, exergues, poème))

Dédicace. Aux victimes de la terreur, quelles que soient les formes, le lieu, et le moment. Refus, pour soi, pour eux. Résister c’est dire. Et particulièrement, dédicace offerte à Ahsraf Ayad, condamné en Arabie saoudite, à Mohammed Al Ajami, prisonnier au Qatar, à tous ceux qui souffrent, dans ces deux pays, de nos silences complices. Message, pour les êtres du 13-11-15 à Paris et hors de Paris, les morts et les vivants. Offert, ce poème, écrit d’abord dans la pensée d’autres drames, et repris encore et encore, à chaque blessure rappelée, en écho questionnant. Que faire des plaies du monde? Que faire des noirceurs qui nous tendent ce miroir effrayant de notre humanité?

.......... Et j’ajoute (25 février 2016), aux lignes antérieures, l’offre de cette dédicace à Kamel Daoud, grande plume algérienne, qui subit le lynchage de ceux qui se mettent du côté de la bêtise, par ignorance doublée d’hypocrisie idéologique, avec la complaisance d’esprits paresseux, ou de stratèges aveugles… (Voir les notes des 16 et 21 février, mises à jour depuis).

…………………..

Litanie pour juillet plusieurs fois, plusieurs fois tous les temps…

"Tout ce que nos yeux ont vu et que l’esprit ne parvient pas à comprendre."  Margherita Guidacci  (Inventaire du massacre / L’horloge de Bologne) 

"La vie additionne. La mort soustrait." Edmond Jabès  (Le petit livre de la subversion hors de soupçon) 

"J’atteste qu’il n’y a d’Être humain / que Celui qui combat sans relâche la Haine / en lui et autour de lui." Abdellatif Laâbi, 10 janvier 2015 (J’atteste / contre la barbarie) 

"Il y a de grandes flaques de sang sur le monde / où s’en va-t-il tout ce sang répandu." Jacques Prévert (Chanson dans le sang / Paroles)

………..

Aujourd’hui je ne me souviens pas. Je ne me souviens pas d’hier, seulement du plus lointain de la mémoire, d’une pluie de sable, d’une pluie d’instants. 

Nuages. Comme brouillard sur l’écran des yeux. Très douce la parole du passé, très douce.

Douce et violente de la violence des exils, douce de la déchirure des langues, douce du froissement du papier de soie autour du texte offert par l’étrangère, en cette intime voix du dedans.

Amnésie. Bouffée de rires sur fond d’horreur ultime.

Aujourd’hui on lapide une femme, aujourd’hui on lapide un couple. Je ne me souviens pas, je rampe. Dans le présent je rampe, et mange l’orchidée noire.

Aujourd’hui on jette un homme et son oeuvre au feu du mépris, au destin de mort. Poète, on a peur de l’éclair lucide de tes mots, peur des yeux et du corps vivant. On craint la contagion d’esprit, la source intime de pensée, l’invasion de multiples « je » libres. Consciences sans dieux, ou consciences mystiques, on a peur des braises du vent qui chante.

Litanie de dates, litanie de noms, oubliés de mars et juillet, oubliés de janvier et novembre. Oubliés d’avant et après mars et juillet. Massacres et génocides, bombes et pierres, fleuves obsédants d’octobre noir. Je ne me souviens pas, je rampe : bombes, couleurs d’artificiers, disparus.

Disparus, bouches hantées, tendresses ravagées, identités lacérées, juillet désert, été désert, automne sidéré, hiver brûlant d’effroi. Enfant aux yeux aveuglés.

Aujourd’hui on censure un livre, on déchire un poème, on interdit un film, on arrête un blogueur : je ne me souviens pas. Otages, je ne me souviens plus…

Je ne me souviens plus, je danse. Je danse sur des cadavres, je marche sur des charniers, j’habite des immondices mémoriels, je dors sur de la cendre. Et douce, douce, est la cendre.

Soleil je bois, en coulées d’averses. Non, je ne bois pas l’or, soleil, je cherche l’ombre qui brûle. Je la chante, sanglant oublieux, je la cherche.

Yeux mats, papier journal en terrasse d’ocre toit, ou fond de cour au figuier, oui. Je froisse la feuille des nouvelles, je déchire la photographie, j’oublie que je me souviens. Alors je ne me souviens pas.

Morte rive, amante desséchée, l’eau n’a pas le bleu qu’il faut, l’eau s’enfuit en abysse en faux bleu, en rigole.

Gargoulette fantasmatique, inutile de tendre les lèvres vers une image, ou de poser les paumes sur un souvenir de fraîcheur, la soif reste, et les mots, dans l’incandescence des mains. De ne pas savoir je me souviens.

Aujourd’hui on emprisonne encore une femme, pour crime de pensée, on fait de sa porte la clé d’une cellule, de sa fenêtre le miroir clos de leurs peurs. Et je ne me souviens pas, je danse, sur la cendre je danse, sur nos douleurs je danse.

Mystère des arbres : je pose la main, je pose les pieds, j’arrête le silence. Je ne sais. Ni le soldat enlevé, ni l’enfant assassiné, ni les rêves de joie, ni les gouttes de rosée sur la fleur du temps. Ni même les murs.

Non, je ne sais plus rien, je suis là, j’existe. Devoir de mémoire. Devoir de bonheur, je laisse la mort hanter le papier journal, le temps de ma récréation cosmique, de mes contemplations de galaxies, de mes tendresses.

Mais je me souviens du bruit, j’écoute les mots. Je me souviens de la voix, j’écoute le souffle, la musique. Violons de Rostropovitch et Menuhin contre les mirages des armes, luth de Raymond, tambour du chaman, voix du blues, danse soufie. Contre l’illusion kamikaze.

Je ne parle pas du sang : j’ai oublié le sang. Je ne parle pas des noms : cela j’ai oublié. Je ne parle que du reste : l’oubli même.

Oui, trace, poudre, silence du bois, silence de la pierre. Petits cailloux de quartz de Saint-Augustin : en lécher le goût, pacifier l’olivier, le parfum.

Sidi Yahia des frontières, oasis de quelqu’un d’autre, qui ne reconnaît que le nom et cherche pourtant des yeux les sages. De cela est-ce que je me souviens ? 

Naissance frontière, autre rive. Quelqu’un sait-il encore quelle rue ou quel chant ? 

Je ne me souviens pas des noms, je ne sais plus les rues. Aujourd’hui je perds cette langue.

Musicien perdu, de Thagaste en Ardenne, quels sons, quelles lettres ? Seulement un écho bruissant du vide, de ne pas savoir faire.

Clandestine migration, Grenade ne se souvient plus des noms, Alicante a perdu les visages, Valence tous les prénoms, Almeria les sons, Alger les tombes, Oujda le vent, Marseille l’accent, Montréal les adresses. Il n’y a que Paris, la mer, et l’olivier, qui sachent encore rejoindre les pas, faire soleil de l’ombre. 

L’acacia, peut-être, Camargue…

Je ne me souviens pas des pères et des mères, et je ne me souviens pas des enfants des pères et des mères. Juste des litanies de foules sur des routes vagues. Distraite de moi-même je ne sais plus les visages successifs enfouis derrière mes yeux, je ne sais plus la caresse du temps.

Je ne me souviens pas de ne faire que me souvenir. Devant une feuille et un crayon je me souviens de la trace malgré le soir, de la fatigue des ensommeillés, d’hypocrites menteurs qui déguisent mes pieds, de colères à écrire. Pour délivrer l’âme d’encombrantes lenteurs je me souviens de la rebelle solitude heureuse, d’un tapis où s’asseoir. Ici l’urgence de dire et la force du présent dans la douceur tiède des rues, des mains. Vers un ailleurs qui sait, lointain rivage.

Buscar. Buscar la luz. 

L’étrangère aussi, en soi sait peut-être… Elle.

© MC San Juan (Texte et photographie)

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12/04/2012

1962-2012. GUERRE D’ALGERIE, Histoire, mémoires, présent, et futur à construire. DOSSIER... et LIENS

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La presse a marqué l’anniversaire de mars (fin officielle de la guerre d’Algérie, mais pas des drames et des morts). L’indépendance, c’est après, et l’exode, c’est plus tard, l’été. J’ai lu, bien sûr, parfois avec une impression d’overdose (apprendre encore, apprendre, comprendre ? Ou réactiver des émotions ?). Parfois avec le sentiment, au contraire, d’un manque (tant de choses non dites, mal expliquées, refoulées, occultées).

J’ai mis du temps avant d’acheter le hors série du Monde, « Guerre d’Algérie, Mémoires parallèles ». D’abord à cause du titre. Parallèles, ces mémoires, vraiment ? Parallèles seulement ? Parallèles, lesquelles ? Algérie et France ? Mais quelle Algérie et quelle France ? L’Algérie du peuple ou l’Algérie du pouvoir ? La France métropolitaine ou celle des mémoires des natifs d’Algérie exilés ? Mémoires des historiens, des acteurs, ou des témoins ? Pays de 1962, ou pays actuels, en 2012 ? Oui, le numéro présente des mémoires parallèles, globalement. Mais les mémoires croisées de ceux qui veulent entrer dans la mémoire de l’autre, tout en assumant la leur, où sont-elles ? Je n’ai pas retrouvé tout à fait dans ce sommaire la force des problématiques posées avec tant d’humanisme lors de la conférence sur mémoire et histoire au Forum des images (voir ci-dessous, programme et bilan, deux notes). Mohammed Harbi, cependant, évoque la possibilité de mémoires partagées (pas encore communes, mais partagées).

Autre chose m’avait gênée, quand j’avais entrouvert le journal pour regarder rapidement l’avant-propos. Dès le début, une citation de Sartre, lui qui appelait au meurtre terroriste dans sa préface au livre de Frantz Fanon (ce qui avait scandalisé Jean Daniel). Sartre parlant de névrose au sujet de la France… on a les références qu’on peut… Mais le reste du texte de Michel Lefebvre pose d’une manière correcte la question des mémoires qui ne se rencontrent pas, dans cet avant-propos qui tient lieu d’éditorial…

 J’ai donc lu. En commençant par la fin : la bibliographie. Je la trouve très insuffisante, il aurait fallu deux pages. Ce qui manque semble correspondre à des choix, une vision partielle ou partiale : d’autres titres auraient pu rendre compte d’une réalité plus complexe. Benjamin Stora est omniprésent, et d’autres à peine évoqués, ou pas du tout (Cf. letexte de Roger Vétillard, mentionné plus bas, à propos de La Déchirure : même questionnement). Peu d’Algériens, peu de Pieds-Noirs. Pas de sites, la Toile est négligée : pourtant bien des adresses auraient pu être données, bien des pages indiquées (ne serait-ce que l’INA, mais pas seulement…). Absence de l’apport de la littérature (une bibliographie sans Mouloud Feraoun, Kateb Yacine, Albert Camus, Jean Pélégri, René-Jean Clot, et tant d’autres). Pas de filmographie… 

J’ai apprécié la publication du texte d’Albert Camus, sa « Trêve pour les civils », appel de 1956. J’ai lu les articles sur la torture, les viols (et la page, sur le poignard de Le Pen : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/16/le-grand-blond-au-poignard_1669337_3212.html ), les pages sur Jacques Chevallier, éclairantes aussi sur l’OAS (et je note qu’un livre sur lui va paraître en mai, «J. Chevallier, l’homme qui voulait empêcher la guerre d’Algérie », de José-Alain Fralon). L’entretien avec Mohammed Harbi est riche d’informations, et il y montre un esprit qui rejette le sectarisme, les visions figées : « La colonisation est un fait historique et social. Elle est ambivalente dans ses manifestations et c’est une erreur de dire qu’elle a été globalement positive ou globalement négative. » (Là il renvoie dos à dos les ultras de tous bords, extrémistes de droite ou de gauche). J’ai été intéressée par les témoignages, et notamment l’article sur Ali Aissaoui, fils d'ancien harki. Et j’ai aimé retrouver Jacques Ferrandez et ses BD. Mais je trouve qu’il manque des éclairages importants. Peu ou pas d’antériorité historique (un peu comme El Watan le reproche à La Déchirure : voir ci-dessous). Pas de présence collective des populations qui vivaient en Algérie, la complexité du sentiment d’appartenance à cette terre, la complexité des liens. Absence des « petits », des humbles et des pauvres. Rien ou presque sur la réalité coloniale, avec ses aspects divers – faits sociaux et culturels, injustices et apports. Et pas de questionnement au sujet du terrorisme (comme c’est fait à juste titre pour la torture). Les attentats contre les civils ont juste une place dans la chronologie…

Dans son texte sur les mémoires sous tension, B. Stora évacue d’une phrase la question du mur des victimes du FLN (Disparus), comme si c’était un facteur aggravant des tensions actuelles, comme si ces victimes n’avaient pas droit au respect, et leurs familles à un  lieu de recueillement… (Des controverses les avaient d’ailleurs assimilés à des activistes, ce qui est faux. Laissons les activistes avec les activistes et ne mélangeons pas tout…).

Un passage d'un texte (historienne, Sylvie Thénault) m'a interpellée. Idées reçues sur la guerre. Notamment une. Le fait qu'on ait confondu le rejet du FLN (pour ses méthodes, la terreur) et le rejet de l'indépendance. C'est une idée fausse qui perdure, oui. Mais de la même manière on confond l’anticolonialisme avec des pensées qu’on lui associe et qui n’ont pas à l’être. L'Histoire ne pouvait amener qu'à la fin de toutes les colonisations, quelle que soit leur forme (mais des colonisations continuent à être justifiées, cf. Tibet/Chine, pour ne donner qu’un exemple). Cependant refuser par principe le fait de coloniser ne force pas à penser le passé comme s’il se déroulait en 2012 : la conscience a changé dans les démocraties. Ces prises de conscience doivent être assumées par les pays, donc la France métropolitaine, dont les pouvoirs ont décidé de coloniser. Dénoncer le fait colonial ne doit pas devenir une condamnation des populations immigrées venues vivre et naître dans telle ou telle colonie. C’est pourtant ce qui se fait en France : les Pieds-Noirs sont utilisés comme alibi pour un déni historique (qui donc a colonisé si ce n’est la métropole des Français ? sûrement pas les immigrés espagnols ou les communards expulsés de force, ni les Alsaciens réfugiés, ni les Juifs berbères là depuis toujours… !). Jean Pélégri le disait bien dans son livre « Ma mère l’Algérie », on jettera l’opprobre sur les Pieds-Noirs qu’on accusera de tous les maux : habitude des métropoles, notait-il… Et penser la colonisation ne doit pas devenir (comme c’est souvent le cas) une sorte de catéchisme rigide posant des cadres où toute complexité des faits ne peut qu’échapper…            

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INFORMATIONS :

1830-1940 : "Un siècle de passions algériennes, Une histoire de l'Algérie coloniale", somme de Pierre Darmon : http://www.lepoint.fr/culture/2009-11-29/l-algerie-des-pa...

Guerre d’Algérie, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d'Alg%C3%A9rie

Chronologie, sur linternaute.com (quelques repères) : http://www.linternaute.com/histoire/categorie/49/a/1/1/histoire_de_la_guerre_d_algerie.shtml

Livre. « Que sais-je ?». La guerre d’Algérie, par Guy Pervillé : http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=107

Le camp de LODI. « Le camp des oubliés », Nouvel Observateur, 2010  (Centaines de Pieds-Noirs indépendantistes arrêtés) :   http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20100318.OBS0307/lodi-le-camp-des-oublies.html

La Déchirure, documentaire France 2, de Benjamin Stora et Gabriel Le Bomin, avec la voix de Kad Merad.   Lire l’article du Parisien (Kad Merad raconte la guerre d’Algérie) : http://www.leparisien.fr/tv/kad-merad-raconte-la-guerre-d-algerie-11-03-2012-1899832.php  La qualité de ce documentaire n’est en général pas mise en doute, le sérieux de l’entreprise, mais il y a des controverses entre historiens français autour  de ce documentaire. Cf. Benjamin Stora et Daniel Lefeuvre : http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2012/04/10/23971171.html  Ou Roger Vétillard, qui met en question l’omniprésence de Benjamin Stora, et exprime quelques réserves concernant le film...  La réception en Algérie est assez critique (El Watan pointe la limitation du film à un axe qui occulte l’antériorité historique).

Dossier "Guerre d'Algérie'", sur Herodote  https://www.herodote.net/Guerre_d_Algerie-synthese-319.php 

« Fin de la guerre d’Algérie : le massacre d’Oran reste dans les mémoires » https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_du_5_juillet_1962  

Enlèvements, Disparus. "Les Pieds-Noirs ont-ils été abandonnés par la France?", Le Point, 25-01-12 :  http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/francois-guil...

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La tragédie des HARKIS...

Documents sur le site de l'association AJIR pour les harkis : http://www.harkis.com et sur le blog d'Harkis et droits de l’hommehttp://ahdh.blog.lemonde.fr

Harkis. VIdéo INA : http://www.ina.fr/video/CAA8200509301/les-harkis.fr.html 

L'EXIL. Texte de Serge Molines, sur Algérie-Pyrénées : http://www.algeriepyrenees.com/article-algerie-mon-amour-... 

Comment l'idéologie (des uns et des autres) déforme la réalité historique, jusqu'à nier des faits (massacres) ou à changer la réalité des causes (cf. Pierre Daum et son analyse idéologique haineuse de l'exode des Pieds-Noirs). Lire cette note au sujet des massacres de Harkis : Apprentis historiens (et manipulateurs), un article intéressant sur Harkis et Droits de l’homme : http://ahdh.blog.lemonde.fr/2016/04/02/les-harkis-la-2-cv... 

Sur les PIEDS-NOIRS... 

Les Pieds-Noirs, 50 ans après, Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/01/27/01016-... 

Pied-Noir (wiktionary) : https://fr.wiktionary.org/wiki/pied-noir 

Note historique, dossier Migrations, Pieds-Noirs (7 pages) : http://migrations.besancon.fr/quitter-son-pays/rapatries/... 

Fiche wikipedia, Pieds-Noirs : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pieds-noirs

Librairie Pied-Noir, Biblio : http://www.librairie-pied-noir.com

Et voir ici la liste Frères de Rive...s (Algériens et Pieds-Noirs, nombreux liens : dernière liste de la marge gauche)

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TEMOIGNAGES :

Portraits d’oubliés de la guerre d’Algérie, Nouvel Obs, 29-02-12 : http://tempsreel.nouvelobs.com/les-50-ans-de-la-fin-de-la-guerre-d-algerie/20120229.OBS2568/algerie-l-histoire-oubliee.html

Le souvenir à vif des Pieds-Noirs de Carnoux,Le Monde, 15-03-12, Julien et Christian Fenech : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/15/le-souve... ("un pied sur les deux rives", rêvant d'être de ceux qui seront le "fer de lance des contacts au-dessus de la Méditerranée")

Pieds-Noirs, Portraits d'exilés, Le Monde, 19-03-12 (famille Fenech, et autres témoignages): http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/19/pieds-no...

La mémoire refoulée des appelés d'Algérie : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/15/la-memoi...

France-Algérie : les blessures invisibles, France24 (« Ecouter la parole des victimes de tous bords » : crimes, tortures, disparitions, traumatismes). Vidéo et texte: http://www.france24.com/fr/20120317-france-algerie-blessures-invisibles?ns_campaign=editorial&ns_fee=0&ns_linkname=20120317_france_algerie_blessures_invisibles&ns_mchannel=RSS&ns_source=RSS_public (« Pourquoi cette chape de plomb ? Entre la France et l’Algérie, c’est une question de mémoire. Une mémoire en lambeaux. », Adel Gastel)

« Disparus sous le secret ». Libération, 16-03-2012 : http://www.liberation.fr/societe/01012396261-disparus-sous-le-secret (« «Mais qu’est-ce que ça veut dire, disparus ?» C’est sur cette question, posée en voix off par Hélène Cohen au-dessus de la tombe de son père, que s’ouvre Algérie 1962, l’été où ma famille a disparu, un documentaire de 90 minutes qu’elle a réalisé, coproduit par France Télévisions et 13 production. »)

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EXPRESSION de VICTIMES du FLN et de l’OAS (additif expo N Guiraud) :

Un article de Delphine Renard, victime de l’OAS. « Guerre d’Algérie : l’histoire en révision » : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/07/guerre-d-algerie-l-histoire-en-revision_1639524_3232.html (Elle parle de la terreur venue de l’OAS, mais pas de celle causée par le terrorisme du FLN… Elle exprime une légitime révolte au sujet d’hommages rendus à des activistes. D’autres hommages, télévisuels notamment, chaînes publiques, ont pourtant été rendus, aussi,  à des poseuses de bombes du FLN. Seules leurs victimes en ont été choquées : mais leur souffrance n’en a  pas été reconnue pour autant… J’avais fait une note sur cela – tags : terrorisme, Algérie).

Livre, « Lettre à Zohra Drif », de Danielle Michel-Chich (Alger, attentat FLN du Milk-Bar), « La petite Dany du Milk Bar », La Croix, 08-02-2012, par Bruno Frappat : http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Livres/La-petite-Dany-du-Milk-Bar-_NG_-2012-02-08-766546 (« Lettre à Zohra D. C’est un coup à l’estomac. Une révélation d’humanité. On n’ose pas dire un chef-d’œuvre tant il est mêlé à l’existence de son auteur. » (…) « Milk Bar, le 30 septembre 1956. Ce jour-là, rue d’Isly, à Alger, une militante du FLN, âgée de vingt-deux ans, dépose une bombe sous une table et s’enfuit. »)  ADDITIF 2 autres articles, éclairage différent

Exposition de Nicole Guiraud, Survivre :  http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/exposition-survivre-de-nicole-guiraud-a-perpignan-au-centre-de-documentation-des-francais-d-algerie-couvent-sainte-claire  (voir aussi à son nom, listes). EXPO prolongée jusqu'à fin avril.

Lettre ouverte de Nicole Guiraud (victime du FLN, attentat du Milk Bar) à Danielle Michel-Chich. Elle y exprime certains désaccords et son propre ressenti. La lecture de l’une et de l’autre nous permettra d’entrer dans la complexité des faits et de la manière de les penser. : http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/lettre-ouverte-de-nicole-guiraud-a-danielle-michel-chich  (« J’ai été très touchée par ce témoignage, pouvant parfois presque mot pour mot le faire mien… » (…) « Cependant, progressant dans la lecture du livre, je me suis posé quelques questions… » (…) » Vous écrivez également d’autres choses qui m’ont choquée, peut-être même blessée, et que je trouve profondément injustes. ») Nicole Guiraud réagit aussi à l’intervention de D M Chich dans une émission : http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/la-guerre-d-algerie-selon-b-stora-et-france-2-suite 

Associations :

L’ANPROMEVO (victimes de l’OAS) :  http://www.net1901.org/association/ASSOCIATION-NATIONALE-POUR-LA-PROTECTION-DE-LA-MEMOIRE-DES-VICTIMES-DE-LO.A.S.-ANPROMEVO,91263.html et  Les AMIS de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons  (M.Feraoun, M.Marchand, S.Ould Aoudia et leurs collègues, assassinés par l’OAS le 15 mars 1962) : http://max-marchand-mouloud-feraoun.fr 

L’AVICCEAL (association des victimes du FLN - dissoute en 62).  Du fait de la disparition de cette association ce sont les associations de rapatriés qui s’expriment à ce sujet, comme le Cercle algérianiste, par exemple (Voir, ainsi, certaines pages, point de vue sur l’Histoire) : http://www.cerclealgerianiste.fr/splash.html 

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QUESTIONNEMENTS :

Histoire de la guerre d’Algérie. Manuels en France et en Algérie, Le Monde, « Guerre d’Algérie, un récit à deux voix » : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/18/guerre-d-algerie-un-recit-deux-voix_1670676_3212.html

Sur la nostalgie de l’époque coloniale en Algérie, et la problématique du refoulé, en France, par Yassine Temlali, BabelMed, 3-1-06 (« Il faut être aussi clairs sur nous-mêmes, nous autres Algériens, que sur la société française. Le discours officiel algérien a toujours voulu faire croire aux jeunes générations que «le 1er novembre 1954, le peuple algérien s’est levé comme un seul homme contre le colonialisme». Ce n’est pas du tout vrai. Les Algériens qui ont pris le parti de la séparation de la France, le parti de l’indépendance totale de l’Algérie, étaient une infime minorité. Une autre partie de la population algérienne n’était pas indifférente à une certaine présence française en Algérie. Le courant qu’elle a pu représenter dans la société algérienne de l’époque existe encore aujourd’hui dans la société algérienne. » (…) « Le problème de fond en France est que la société française ne veut pas réellement s’interroger sur son histoire coloniale. Cette histoire est de l’ordre du refoulé. »)

Racisme colonial en France. Conséquences idéologiques de l’Histoire récente et de la manière de penser la guerre d’Algérie ; Une réflexion de Madjid Ben Chikh. (Discours antimusulman ou acceptation inconditionnelle, deux faces du même regard qui ne tient pas compte de la complexité diverse des êtres en globalisant une appartenance mythifiée). Sur MondeEnQuestion... 

Infiltration du FLN, paranoïa, exécutions, la bleuite, Nouvel Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/les-50-ans-de-la-fin-de-la-guerre-d-algerie/20120404.OBS5422/guerre-d-algerie-le-poison-de-la-bleuite.html

Analyse sur le terrorisme et la torture, point de vue sur la chaîne des causes, paru dans Libération en 2000, et repris sur Algeria Watch : http://www.algeria-watch.de/farticle/1954-62/addi.htm 

 « France-Algérie. : pacte contre la mémoire », de Ghania Khelifi, BabelMed, 30-01-12 : http://www.babelmed.net/Pais/Alg%C3%A9rie/francealg%EF%BF%BDrie_pacte.php?c=7243&m=36&l=fr  (« En réalité seuls ceux qui croient en l’amitié entre les deux peuples, ceux qui font la différence entre l’Etat colonial et les populations réclament la lumière sur l’histoire partagée et la libération des mémoires. Les autres ne sont que des politiciens que cette lumière effraie et dérange. »)

2012, anniversaire. La presse algérienne et la commémoration de la fin de la guerre, slateafrique.com : http://www.slateafrique.com/84333/algerie-france-guerre-c...

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LIVRES, BD, FILMS :

Sélection de livres, librairie Jeunesse, librairiesandales : http://librairiesandales.hautetfort.com/archive/2012/03/19/guerre-d-algerie-bibliographie-selective.html

Les ROMANS de la guerre, collectif, Omnibus, decitre.fr : http://www.decitre.fr/livres/Algerie-les-romans-de-la-guerre-Les-mauvais-sentiments-La-derniere-impression-Le-jardin-de-Djemila-Qui-se-souvient-de-la-mer-La-grotte-Les-Bagnoulis-L-opium-et-le-baton.aspx/9782258058507

Sur Kateb Yacine (l’écriture, l’engagement), par Yassine Temlali, BabelMed, 7-11-10 :  http://www.babelmed.net/Pais/Alg%C3%A9rie/kateb_yacine.php?c=6103&m=36&l=fr

Chroniques algériennes, d’Albert Camus, présentation brève, émission, France 3, document INA : http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/2288647001/albert-camus-chroniques-algeriennes-1939-1958.fr.html

BD. Carnets d’Orient, Terre fatale, Jacques Ferrandez, decitre.fr : http://www.decitre.fr/livres/Carnets-d-Orient-Tome-10-Terre-fatale.aspx/9782203015333 

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Etude. L’impact à long terme du traumatisme de masse. Enquête qui mériterait d’être élargie à d’autres groupes humains, victimes de génocides, pour les uns, de répression, pour les autres, d’exode, pour d’autres encore, de racisme et d'ostracisme, pour beaucoup. Cette étude pourrait  notamment concerner les anciens Harkis et leurs familles, les Pieds-Noirs et leurs descendants, et, bien sûr aussi, les Algériens et Franco-Algériens, générations successives sur les deux rives, toutes marquées par l'Histoire et la guerre. A lire sur armeniantrends : http://armeniantrends.blogspot.fr/2012/04/limpact-long-terme-du-traumatisme-de.html

19/10/2011

Le 17 octobre 1961. Crime ? Oui. Crime d'Etat ? Oui. La mémoire, oui. Mais... toute la mémoire ?

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Lire pour s’informer. Mais aussi se poser quelques questions…

ARTICLES

Le Monde (deux grandes pages). Titre papier : « 17 octobre 1961, Toute une Histoire », titre sur le site : « Les plus faibles, ils les achevaient jusqu'à la mort » (reprenant une parole citée). 17-10-2011 : http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/10/17/17-octobre-1961-toute-une-histoire_1587334_3246.html

L’article du Monde donne beaucoup d’informations, et il est donc à lire, mais on peut lui reprocher, d’abord, de ne pas donner assez le contexte de ce jour précis.

« Ce jour-là, les "Français musulmans d'Algérie" manifestaient à l'appel de la fédération de France du FLN contre le couvre-feu qui leur avait été imposé par le préfet de police de Paris,Maurice Papon.  Cantonnés habituellement aux bidonvilles de banlieue, plus de 20 000 hommes, femmes et enfants défilent alors pacifiquement dans les rues du Quartier latin, sur les Grands Boulevards, aux abords des Champs-Elysées. La violence policière est inouïe. »

(Et j’ajouterai un autre reproche : il participe du déséquilibre de la mémoire, non par ce qu'il est, mais par les manques qui lui font face. Aura-t-on en mars deux pages sur le 26-3-62 ? Aura-t-on en juillet deux pages  sur le 5-7-62 ? Et sans amalgames ? Pas sûr… Mise à jour années suivantes : non, pas de pages...).

 Pour bien comprendre le drame, réel, de ce jour du 17 octobre il faut que nous ayons en mémoire qui est ce Maurice Papon, alors préfet de Paris : « Homme politique et haut fonctionnaire français, condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l’humanité pour des actes commis alors qu'il était secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944, sous l'occupation allemande. » Et «Préfet de police en mars 1958, il a également été impliqué dans la répression sanglante de la manifestation organisée par le FLN, et dans celle du 8 février 1962, organisée pour protester contre l'O.A.S., connue sous le nom de l'affaire de la station de métro Charonne. ». C’est un  rappel minimal, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Papon  (Par contre sur wikipedia les chiffres donnés pour le 17 octobre ne sont pas très fiables).

Si le 17 octobre a mis beaucoup de temps à entrer dans la mémoire collective, signe d’une résistance à assumer certaines réalités de l’Histoire, et n’a pas la reconnaissance officielle que certains demandent, il est des drames similaires qui souffrent encore d’une longue amnésie, française ou algérienne : 26 mars 62 (Alger), 5 juillet 62 (Oran). (Quand, donc, deux grandes pages dans Le Monde pour le 5 juillet ?). Et, pire, ils sont l’occasion, quand l’amnésie fait une pause, d’une stigmatisation supplémentaire, déformations des faits, amalgames divers.

Oui, le 17 octobre, à Paris, était une manifestation à l’appel du FLN. Mais les manifestants, désarmés, ne devaient sans doute pas être tous des militants du FLN, et de loin (il y avait même des enfants !)… D’ailleurs tous les représentants du GPRA ne l’avaient pas approuvée. Et, oui, de même, les manifestants du 26 mars à Alger n’étaient pas des activistes de l’OAS (la plupart arrêtés ou enfuis…). Désarmés, de même : familles pacifiques parties au secours d’un quartier (et des enfants, aussi… !). Mais l’armée a tiré sur eux, et, là aussi, des blessés ont été achevés. Et le 5 juillet 62 ? Des criminels, ces Oranais ? Méritant un massacre que l’armée française a l’ordre de laisser se perpétrer sans intervenir ?

Et si les manifestants du 17 octobre qui sont morts sont effectivement les victimes d’un crime qu'il faut dénoncer, le FLN, qui appelait à cette manifestation, en avait déjà commis beaucoup, et en commettrait bien d'autres.

Donc, 17 octobre 1961, LISONS… REVUE de PRESSE (très nombreuses références) sur bdic.fr : http://www.bdic.fr/pdf/periodiques_17_octobre.pdf?9c91740d9bfb80d546734817b6e5c348=dba13e62d4b493063af1d8b1b0bd09cb   On tombe d’abord sur une page noire… Mais en cliquant  sur l’icône représentant deux feuillets pour un fichier (en haut  à gauche) la page s’ouvre sans problème…

Des FILMS ?

Je note, d’abord, UN film, car… je ne le vois mentionné nulle part. Et pourtant le 17 octobre 1961 y est largement évoqué… !(Mais l’occulterait-on parce que, dans un autre film, le réalisateur traite aussi du 5 juillet 1962 ? Fort possible… et révélateur de ce qu’est la mémoire des faits de l’Histoire, pour certains commentateurs et acteurs de commémorations. Victimes… ET victimes… On fait des cases, on tue deux fois les uns, croyant servir les autres, et enfermant tout le monde dans les frontières de la haine.).

« Algérie, mes fantômes », documentaire  de Jean-Pierre Lledo, 2004. Long passage sur le 17 octobre, avec des documents et des témoignageshttp://www.filmsdocumentaires.com/films/524-algeries-mes-...

« Chaque personnage témoin d'une blessure, est un fantôme opérant dans le travail de deuil, mais aussi pièce du puzzle d'une Algérie "imaginaire" dont il faut recoller les fragments éclatés, à partir de quoi peut s'élaborer une nouvelle identité… ». C’est ainsi que ce film est présenté sur Africultures : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=762

Le 5 juillet 1962, c'est dans « Algérie, histoires à ne pas dire, 2007, 3ème volet d’une trilogie commencée avec Un rêve algérien, 2003. Deux liens : https://www.youtube.com/watch?v=g8NPraqczuo  et http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/02/26/algerie-h...  

Autres FILMS sur le 17 octobre 1961 : Trois documentaires, et un drame  « Ici on noie les Algériens », 2011, de Yasmina Adi ; «17 octobre 1961 : dissimulation d'un massacre », de Daniel Kupferstein, 2001; « Octobre à Paris »,de Jacques Panijel, 1962. Le drame : « Nuit noire, 17 octobre 1961 », d’Alain Tasma, 2004.

17 octobre 61, les films vus par Le Monde, 14-10-2011 : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/10/14/octobre-a-paris-et-ici-on-noie-les-algeriens-le-17-octobre-1961-la-justice-se-noya-dans-la-seine_1587857_3476.html  

Une bande dessinée, Octobre noir, de Daeninckx et Mako, 2011 : http://www.bedetheque.com/serie-29903-BD-Octobre-noir.html

Une ASSOCIATION, « 17 octobre 1961 : contre l’oubli » : http://17octobre1961.free.fr/pages/association.htm

Et une autre… « Au nom de la mémoire ». Mémoire qui, là, semble très partielle et partiale, à mon sens, quand on voit les objectifs et les projets :  http://www.africine.org/?menu=fichedist&no=3026

Lesquels, parmi ceux qui réclament la reconnaissance du drame d'octobre 61 seraient d'accord pour remémorer les tragédies du 26 mars et du 5 juillet 1962 (dates censées être… après la fin de la guerre…) ? Certains, peut-être oui, d’autres sûrement pas : il en est pour qui il y a victimes et victimes…

Mais, de même, tous ceux qui commémorent, à juste titre, aussi, le 26 mars et le 5 juillet 1962, seraient-ils prêts à dénoncer avec la même force ce crime du 17 octobre?

C'est à ce prix, un partage des mémoires, si difficile que cela puisse paraître parfois, que le dialogue sur l'Histoire et la mémoire pourra véritablement s'instaurer entre les différentes communautés qui ont dû vivre des drames épouvantables, mal compris, oubliés ou occultés (et... objets de projections idéologiques et politiques, ou d'instrumentalisations diverses, par les uns ou par les autres). C'est ce travail sur soi-même, individuellement et collectivement, qui pacifiera les esprits. Cela commence par l'information, pour un regard vers l'autre débarrassé des miasmes de l'ignorance (méconnaissance qui va avec toutes les formes de la haine).

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17 octobre 61... Le FLN, qui appelait à cette manifestation, mais il était en proie à des divisions et luttes pour le pouvoir. Une partie était déjà en train d’éliminer ceux dont il ne voulait pas pour un partage du pouvoir après l’indépendance, par des assassinats ou par des manœuvres politiques.  Cette manifestation a peut-être été utilisée par un courant contre l'autre. Et le fait qu'un livre qui parlait de la répression du 17 octobre ait été censuré, effacé, par la volonté du FLN, est un signe (voir note du 09-11-11, lien ci-dessous, en bas de cette page). Mais pour ceux qui ont participé, appelés à protester contre les injustices de cette guerre et, concrètement contre le couvre-feu et le système très répressif de Maurice Papon c'était autre chose qu'un éventuel piège : l'expression d'une réelle révolte. Ceci dans le contexte du refus du pouvoir français d'accepter l'indépendance, pourtant inéluctable, mais retardée par les blocages politiques et idéologiques...  refus inséparable de la répression.

Le FLN, lui, autre face de cette tragédie, avait commis nombre de crimes, et allait en commettre d’autres, juste après l’indépendance et bien après. Voici un regard très acide sur les multiples commémorations qui se font en France, en oubliant toujours de mentionner la nature du FLN (nature que l’Algérie a payé très cher), et dans l’oubli de dates qui ne correspondent pas à la grille de lecture associée à une certaine vision de l’Histoire : http://ecrivainsmaghrebins.blogspot.com/2011/10/massacre-du-5-octobre-1988.html (Post sur <ecrivainsmaghrebins.blogspot>.« Massacre du  5 octobre 1988 ». Citation : « Pour ceux qui célèbrent le 17 Octobre à grande pompe, spécialement les Français, je précise que ces MILITANTS FLN INTÉGRISTES ont fait un triple CRIME contre leur propre Jeunesse en 1988, et d’autres après l’indépendance… »).

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Oui, police et armée de ce temps, il y a des CRIMES à dénoncer (armée, police, FLN, OAS). Mais…TOUS ! 17 octobre 1961, 26 mars 1962, 5 juillet 1962 (pour ne citer que ces trois dates, et malheureusement il y en  a bien d'autres…). Ces gens assassinés sont tous natifs de la même terre, Frères de terre, Frères de Rive...S. Tous victimes des erreurs et crimes de l’Histoire… 

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Ne pas oublier…

Deuils en partage. Meurtres en partage. L’horreur de la haine aveugle, de la bêtise criminelle.

Cheikh Raymond Leyris. Assassiné à Constantine, en juin 61. Infos : http://judeoandalouse.free.fr/cheikhraymond.html et http://www.constantine-hier-aujourdhui.fr/LaCulture/malouf.htm  

Mouloud Feraoun. Assassiné en mars 62. Lire : http://mouloudferaoun.free.fr/biographie.html et http://felina.pagesperso-orange.fr/doc/alg/feraoun.htm  (avec un texte de Germaine Tillion).

Jean Sénac, assassiné bien plus tard... Lire « Assassinat d’un poète », de Jean-Pierre Péroncel-Hugoz. http://www.decitre.fr/livres/assassinat-d-un-poete-978286...  

Voir aussi le film d’Abdelkrim Bahloul, « Le Soleil assassiné », sur Jean Sénac... Fiche wikipedia sur le film ... https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Soleil_assassiné  Et fiche sur AlloCiné (synopsis, bande-annonce, critiques presse...)... http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=44858.html

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Voir aussi, NOTE suivante, du 09-11-2011 http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/11/09/17...