03/02/2026
Éditions du 6 rue Gryphe, recueil En-tête, de Christian Rigault
Une étrange aventure, étonnante entreprise (au sens de créer) que cette édition lyonnaise non commerciale, qui produit des plaquettes de quelques pages en cent exemplaires, offertes au hasard des amitiés ou rencontres (ou demandes de lecteurs curieux). Juste le désir de faire exister des paroles particulières. Pas de site, mais un auteur-éditeur, Vincent Courtois, que j’ai découvert en revue, comme un de ses auteurs.
Ainsi Christian Rigault dont j’avais remarqué des textes auparavant. Plusieurs plaquettes de lui, qu’il titre toutes En-tête, ajoutant en page-titre intérieure un numéro : troisième, huitième (celles que j’ai lues).
Pourquoi « en-tête » ? Peut-être pour que ce terme seul en couverture soit une signature visuelle, presque recouverte de couleur (plaquette trois) ou cachée à moitié (la huit). La clé serait donnée par le premier fragment de la huitième, la bouteille vide lancée : « qu’elle flotte, apportera l’inconnu au connu, qu’elle se brise, l’invisible au visible. ». Le reste à recevoir comme une lettre, ce qui va avec l’esprit de l’édition.
23:50 Publié dans Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éditions du 6 rue gryphe, vincent courtois, christian rigault, en-tête, poésie, fragments, citations
23/06/2020
Jacques Ancet, Portrait d’une ombre
Quelle ombre ?09:09 Publié dans INCIPIT.EXCIPIT.citations, POÉSIE, Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacques ancet, portrait d’une ombre, incipit, alexandre hollan, poésie, fragments
06/12/2019
"L'Oeil égaré dans les plis de l'obéissance au vent", Victor Hugo cité et relu par André du Bouchet
Un livre pour deux géants. Magnifique titre,
qui reprend une citation de Victor Hugo à
peine modifiée ("les plis", pour "tous ces plis"),
fragment de "Post scriptum de ma vie".
André du Bouchet a réuni des brisures d'écrits
fragmentaires de Hugo, superbe choix où tout
est offert du poète, dans la densité et la
profondeur. Hugo, notre contemporain ici.
Suit une analyse qui avait été publiée en revue
en 1951 ("L'infini et l'inachevé").
L'ensemble offre cent pages magnifiques.
Un lien (lointain...) qui a l'avantage de donner
la présentation du livre par l'éditeur, Seghers...
https://www.gallimardmontreal.com/catalogue/livre/oeil-eg...
Et celui-ci (voisin) avec une brève introduction...
https://www.payot.ch/Detail/loeil_egare_dans_les_plis_de_lobeissance_au_vent_par_victor_hugo_suivi_de_linfini_et_linacheve-andre_du_bouchet-9782232121944
30/06/2019
"Inverser le sens des aubes crépusculaires"... 36 choses à faire, suite. CITATIONS...
« Chercher toujours / et n’écrire qu’à l’infinitif / par joie du commencement. »
15:18 Publié dans CITATIONS.exergues.incipit.excipit, JE.écrire/écrire sur écrire © MC San Juan, Poèmes © MC SanJuan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 36 traversées d’aubes crépusculaires, 36 choses à faire avant de mourir, mort, vie, pré#carré éditeur, hervé bougel, pré#carré, marie-claude san juan, fragments, citations, poésie, jean-claude tardif, benjamin fondane
16/02/2017
CAMUS, lire et relire ses « Carnets »…
Carnets, journal de pensée, journal d’écriture… Livre de chevet, comme le Journal de Kafka. De ces livres lus et relus...
Mais là je reprends (et commente) deux citations posées sur des pages Facebook dédiées à Camus, ces pages littéraires qui font relire des fragments au hasard. Parfois c’est « Albert Camus », parfois « Albert Camus, pensée du jour ». Et j’en ajoute, en feuilletant l'ouvrage…
...
"Pourquoi suis-je un artiste et non un philosophe ? C'est que je pense selon les mots et non selon les idées".
01:10 Publié dans Albert CAMUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : albert camus, carnets, citations, livres, fragments, philosophie, libertaire, valeurs
14/04/2015
Hasard, vent, création... et relecture d’ August Strindberg...
Je marche, et je deviens street-artiste imaginaire... Puisque je ne le suis pas vraiment, ou seulement si on peut parler de street-art des captations, non de ce qui est peint sur les murs, mais de ce que les murs peignent... Je me contente paresseusement de regarder, et de photographier. Les yeux errent au hasard des pas, et justement, là, je vois une image créée par l’agacement de passeurs (peut-être) qui ont déchiré les affiches, et, sans s’en rendre compte, sans doute, ont participé à une construction mentale collective. Moi j’y vois un ciel, l’image d’un mur aussi, et le symbole de l’écriture qui n’est que cet amoncellement-destruction des phrases venues, effacées, reprises ou jetées, déchirées aussi, puis recréées par l’effarement du temps. J’y vois le vent, des voiles ou des feuilles. Quelqu’un a tracé un chiffre, que je préfèrerais à l’envers (donc que je mettrai à l’envers : il suffira d’un geste du doigt pour que cela s’inverse). Et il reste un fragment du mot cinéma, seule trace minuscule d’un texte, mot (aussi) que je préfère lire à l’envers, ou ne plus pouvoir lire, qu’il n’y ait que les lettres, comme pour un graphe miniaturisé.
23:44 Publié dans Photographies/textes © MC SanJuan, Synchronicités.hasard | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hasard, création, images, street-art, fragments, imagination, symboles, du hasard dans la production artistique, august strindberg, jean-pierre sarrazac, agora, photographie, livres, culture























Un livre pour deux géants. Magnifique titre,