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30/10/2011

Jiddu Krishnamurti sur krishnamurti-france.org (Association culturelle pour la connaissance de la pensée de Krishnamurti).

SE LIBERER du connu.jpgBONHEUR KRISHNAMURTI.gifKRISH APPRENDRE.jpgLa flamme de l'ATTENTION.jpgPENSEE KRISH.jpgSILENCE.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

"La Vérité est un pays sans chemin"

(Citation, parmi celles qui apparaissent en exergue sur le site dédié : association culturelle pour la connaissance de cette oeuvre, de cette pensée) http://www.krishnamurti-france.org/

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LIRE : « Se libérer du connu », Livre de poche.

C’est cet ouvrage qui est conseillé sur le site, pour commencer à découvrir l’œuvre et la pensée de Krishnamurti. (Plus de précisions, autres titres, dans la rubrique « Nous contacter », à « Questions fréquemment posées »).

Cit. : « Cet ouvrage est une anthologie succincte des thèmes de l’œuvre (…) à recommander comme première approche. »

Nombreuses informations à consulter. (Lectures, activités de l’association, etc.).

En accueil du site associatif, une photographie, juste sous la phrase en exergue... Un  grand arbre, qui fait penser aux sages méditant à l'ombre d'un cèdre, ou conversant pour des méditations parlées, ou donnant un enseignement à des disciples... Calme lieu propice au silence du recueillement...

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Qui est Krishnamurti ? Penseur d’envergure (1896-1986), sage à la recherche de la sagesse (car vivant incarné, ne se voulant pas maître ou gourou, et riche de paradoxes humains), philosophe hors cadres, conférencier et écrivain de talent, éducateur soucieux d’une métamorphose des approches pédagogiques, être libre mettant en question les attachements qui emprisonnent (mais non les liens humains, leurs paradoxes, leurs faiblesses, leurs forces). "Eveillé" (voir les extraits de la fiche de wikipedia, ci-dessous, fin de note), mais pas lisse comme une perfection qui nous dépasserait au point de ne pas nous concerner : non, justement, humain donnant un horizon d’exigence et des objectifs éthiques à portée des individus aux prises avec les pièges et les passions du quotidien, des idéologies, des appartenances, du corps, et de la pensée… Assez proche pour qu’on retienne ce qu'il propose comme pistes - abordables - pour devenir plus libres, lâcher les peurs et les colères qui deviendraient toxiques (pour le corps et l’esprit)… Pistes? Savoir trouver le silence, et prendre le temps de méditer. Cultiver l’attention, cette présence dans l’instant. Savoir regarder avec un détachement neutre ce qui fait notre complexe identité (sans se trahir, mais sans tomber dans les pièges de l’attachement à cette apparence d’être, cette illusion de n’être QUE cela), se méfier de ce qui nous formate (même dans le regard des autres, qu’il soit aimant ou haineux). Ne pas s’identifier à un visage de nous qui ne serait qu’un masque. Tendre à ETRE… au-delà de seulement exister. Voilà ce que, pour ma part, je retiens, et cherche à approfondir... Rien qui nie la nécessité de l’engagement (civique, social, politique même si on y tient…), mais rien qui force cet engagement à être figé et fidèle à autre chose qu’à notre éthique en permanent devenir. Pistes d’un processus intérieur, tissé (mes trames…) dans les fils de « process » collectifs, lentes transformations qu’on peut espérer promouvoir, vers plus de conscience…

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Autre SITEFondation, jkrishnamurti.org (en anglais), lisible en français (une citation en accueil par semaine - qui peut être envoyée par mail, des enseignements, biographie, bibliographie) : http://www.jkrishnamurti.org/fr/?select=1

Document. Pages en anglais sur le problème de l’attachement à sa nationalité (l’enfermement passionnel que cela entraîne) : http://books.google.fr/books?id=DjgZXCT7J8QC&pg=PA200&dq=nationality+krishnamurti&hl=fr&ei=9Y2tTd3fJNKQ4ga6o9GNCw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CEEQ6AEwAw#v=onepage&q&f=false

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Indépendamment de la consultation des sites (et d’autres pages données ci-dessus), voilà quelques liens vers les ouvrages de ce penseur, chercheur de liberté intérieure...

LIVRES de Jiddu Krishnamurti :

Se libérer du connu... http://www.livredepoche.com/se-liberer-du-connu-jiddu-kri...  (Autres livres de Krishnamurti disponibles en Livre de poche : descendre en bas de la page...) Voir aussi cette note sur le site chaouqi.net (Abel): http://www.chaouqi.net/index.php?2005/04/26/14-krishnamur...

Aux éditions Trédaniel, un livre, dialogues et réflexions, « Liberté, amour, action »... http://www.editions-tredaniel.com/jiddu-krishnamurti-aute... 

La flamme de l’attention (fiche decitre.fr): http://www.decitre.fr/livres/La-flamme-de-l-attention.aspx/9782020258807  (éd. Seuil, Points/Sagesses)

Le sens du bonheur (page FNAC): http://livre.fnac.com/a1934081/Jiddu-Krishnamurti-Le-sens-du-bonheur  (Points/Sagesses)

Autres titres sur ces pages...

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Extrait du livre « Au seuil du silence ». Sur la question centrale, celle de notre capacité d'autonomie, en pensée, sur la libération des conditionnements : http://www.krishnamurti-france.org/L-esprit-est-il-capabl...

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WIKIPEDIA (fiche très ample). EXTRAITS (relatifs à la dimension spirituelle de cet être) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jiddu_Krishnamurti . Extraits : « À l'été 1922, selon ses propos rapportés par Lutyens, il vécut une expérience  "transformatrice" qui, bien que systématiquement accompagnée de violents maux de tête fut qualifiée par lui-même d'éveil spirituel, qui devait changer sa vie. Ce qu'il baptisa "le processus" (the process) et qu'Annie Besant appelait le réveil de Kundalini. » (…) « En 1980 (…) il affirme à son entourage que l'expérience intérieure, le "processus", qu'il décrivait les premières années, avait pris une force nouvelle, que ce mouvement intérieur aurait atteint la "source de toute énergie" et qu'il ne restait en lui qu' "espace incroyable et une immense beauté"» (…) « La pensée de Krishnamurti est, selon lui, résumée dans son texte de 1980 "Le cœur des enseignements". Il se fonde sur sa citation de 1929, selon laquelle "La Vérité est un pays sans chemin". L'acquisition de cette "vérité" (qu'il appelait aussi " l'art de voir") ne peut, selon lui, se faire au travers d'aucune organisation, aucun crédo, aucun dogme, prêtre ou rituel, ni aucune philosophie ou technique psychologique. »

28/10/2011

CE QUE LE JOUR DOIT A LA NUIT, livre de YASMINA KHADRA

VIDEO

L’auteur y parle de son ouvrage (et c'est très intéressant) http://www.dailymotion.com/video/x86r7l_ce-que-le-jour-doit-a-la-nuit-yasmi_creation

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Lire aussi cette page d’un lecteur attentif, Labib Dadi,sur le blog  "djbeltounes.wordpress.com" http://djbeltounes.wordpress.com/2011/03/26/ce-que-le-jour-doit-a-la-nuit-de-yasmina-khadra/ 

Khadra.jpg

24/10/2011

Fra Angelico et les maîtres de la lumière, EXPOSITION du 23-9-2011 au 16-1-2012

EXPO FRA ANGELICO.jpg

Fra Angelico. Rare événement… Première expo sur Fra Angelico dans un musée, en France. Parcours chronologique, musée Jacquemart-André, pour la découverte des œuvres de ce très grand peintre, initiateur du courant dit des « Peintres de la lumière ».

Musée Jacquemart-André 

 

Article d’evous.fr, Paris. Présentation de l’expo (texte et vidéo) : http://www.evous.fr/Fra-Angelico-et-les-maitres-de-la-lumiere-au-Musee-Jacquemart-Andre,1160730.html

Page du Café pédagogique, qui insiste sur l’offre « famille », le livret jeune, et l’application Iphone, Ipad, et Android : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/09/300911-angelico.aspx

22/10/2011

INCIPIT. Les raisins de la colère, de John Steinbeck.

RAISINS.jpgFILM  RAISINS.jpg

« Sur les terres rouges et sur une partie des terres grises de l’Oklahoma, les dernières pluies tombèrent doucement et n’entamèrent point la terre crevassée. Les charrues croisèrent et recroisèrent les empreintes des ruisselets. Les dernières pluies firent lever le maïs très vite et répandirent l’herbe et une variété de plantes folles le long des routes, si bien que les terres grises et les sombres terres rouges disparurent peu à peu sous un manteau vert. »

Les raisins de la colère, de John Steinbeck (premières phrases du premier chapitre)

Marcel Duhamel et M.-E. Coindreau, pour la traduction (de l’américain). 

Coll. Folio, éd. Gallimard 

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Le LIVRE (1939) :

etudes-litteraires.com, résumé et étude, « L’éveil d’une conscience » : http://www.etudes-litteraires.com/steinbeck.php

Sur critiques libres.com, « Une grande leçon de vie » : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/4474

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Le FILM de John Ford (sortie USA, 1940). Fiche, synopsis, bande-annonce, sur allocine.fr : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1268.html

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21/10/2011

CITATION. Diane Arbus, photographe américaine

 

« La photographie est un secret sur un secret. Plus elle en dit moins vous en savez. »

Diane Arbus, citée par Claire Guillot :

Le Monde, daté 21-10-2011 : http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/10/20/sous-l-oeil-subtilement-ambigu-de-diane-arbus_1591024_3246.html

(Rétrospective au Jeu de Paume, jusqu’au 5 février 2012).

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Diane Arbus (1923-1971), fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Diane_Arbus

Jeu de Paume : http://www.jeudepaume.org/index.php?page=article&idAr...     

19/10/2011

Le 17 octobre 1961. Crime ? Oui. Crime d'Etat ? Oui. La mémoire, oui. Mais... toute la mémoire ?

OCTOBRE 61.jpg

Lire pour s’informer. Mais aussi se poser quelques questions…

ARTICLES

Le Monde (deux grandes pages). Titre papier : « 17 octobre 1961, Toute une Histoire », titre sur le site : « Les plus faibles, ils les achevaient jusqu'à la mort » (reprenant une parole citée). 17-10-2011 : http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/10/17/17-octobre-1961-toute-une-histoire_1587334_3246.html

L’article du Monde donne beaucoup d’informations, et il est donc à lire, mais on peut lui reprocher, d’abord, de ne pas donner assez le contexte de ce jour précis.

« Ce jour-là, les "Français musulmans d'Algérie" manifestaient à l'appel de la fédération de France du FLN contre le couvre-feu qui leur avait été imposé par le préfet de police de Paris,Maurice Papon.  Cantonnés habituellement aux bidonvilles de banlieue, plus de 20 000 hommes, femmes et enfants défilent alors pacifiquement dans les rues du Quartier latin, sur les Grands Boulevards, aux abords des Champs-Elysées. La violence policière est inouïe. »

(Et j’ajouterai un autre reproche : il participe du déséquilibre de la mémoire, non par ce qu'il est, mais par les manques qui lui font face. Aura-t-on en mars deux pages sur le 26-3-62 ? Aura-t-on en juillet deux pages  sur le 5-7-62 ? Et sans amalgames ? Pas sûr… Mise à jour années suivantes : non, pas de pages...).

 Pour bien comprendre le drame, réel, de ce jour du 17 octobre il faut que nous ayons en mémoire qui est ce Maurice Papon, alors préfet de Paris : « Homme politique et haut fonctionnaire français, condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l’humanité pour des actes commis alors qu'il était secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944, sous l'occupation allemande. » Et «Préfet de police en mars 1958, il a également été impliqué dans la répression sanglante de la manifestation organisée par le FLN, et dans celle du 8 février 1962, organisée pour protester contre l'O.A.S., connue sous le nom de l'affaire de la station de métro Charonne. ». C’est un  rappel minimal, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Papon  (Par contre sur wikipedia les chiffres donnés pour le 17 octobre ne sont pas très fiables).

Si le 17 octobre a mis beaucoup de temps à entrer dans la mémoire collective, signe d’une résistance à assumer certaines réalités de l’Histoire, et n’a pas la reconnaissance officielle que certains demandent, il est des drames similaires qui souffrent encore d’une longue amnésie, française ou algérienne : 26 mars 62 (Alger), 5 juillet 62 (Oran). (Quand, donc, deux grandes pages dans Le Monde pour le 5 juillet ?). Et, pire, ils sont l’occasion, quand l’amnésie fait une pause, d’une stigmatisation supplémentaire, déformations des faits, amalgames divers.

Oui, le 17 octobre, à Paris, était une manifestation à l’appel du FLN. Mais les manifestants, désarmés, ne devaient sans doute pas être tous des militants du FLN, et de loin (il y avait même des enfants !)… D’ailleurs tous les représentants du GPRA ne l’avaient pas approuvée. Et, oui, de même, les manifestants du 26 mars à Alger n’étaient pas des activistes de l’OAS (la plupart arrêtés ou enfuis…). Désarmés, de même : familles pacifiques parties au secours d’un quartier (et des enfants, aussi… !). Mais l’armée a tiré sur eux, et, là aussi, des blessés ont été achevés. Et le 5 juillet 62 ? Des criminels, ces Oranais ? Méritant un massacre que l’armée française a l’ordre de laisser se perpétrer sans intervenir ?

Et si les manifestants du 17 octobre qui sont morts sont effectivement les victimes d’un crime qu'il faut dénoncer, le FLN, qui appelait à cette manifestation, en avait déjà commis beaucoup, et en commettrait bien d'autres.

Donc, 17 octobre 1961, LISONS… REVUE de PRESSE (très nombreuses références) sur bdic.fr : http://www.bdic.fr/pdf/periodiques_17_octobre.pdf?9c91740d9bfb80d546734817b6e5c348=dba13e62d4b493063af1d8b1b0bd09cb   On tombe d’abord sur une page noire… Mais en cliquant  sur l’icône représentant deux feuillets pour un fichier (en haut  à gauche) la page s’ouvre sans problème…

Des FILMS ?

Je note, d’abord, UN film, car… je ne le vois mentionné nulle part. Et pourtant le 17 octobre 1961 y est largement évoqué… !(Mais l’occulterait-on parce que, dans un autre film, le réalisateur traite aussi du 5 juillet 1962 ? Fort possible… et révélateur de ce qu’est la mémoire des faits de l’Histoire, pour certains commentateurs et acteurs de commémorations. Victimes… ET victimes… On fait des cases, on tue deux fois les uns, croyant servir les autres, et enfermant tout le monde dans les frontières de la haine.).

« Algérie, mes fantômes », documentaire  de Jean-Pierre Lledo, 2004. Long passage sur le 17 octobre, avec des documents et des témoignageshttp://www.filmsdocumentaires.com/films/524-algeries-mes-...

« Chaque personnage témoin d'une blessure, est un fantôme opérant dans le travail de deuil, mais aussi pièce du puzzle d'une Algérie "imaginaire" dont il faut recoller les fragments éclatés, à partir de quoi peut s'élaborer une nouvelle identité… ». C’est ainsi que ce film est présenté sur Africultures : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=762

Le 5 juillet 1962, c'est dans « Algérie, histoires à ne pas dire, 2007, 3ème volet d’une trilogie commencée avec Un rêve algérien, 2003. Deux liens : https://www.youtube.com/watch?v=g8NPraqczuo  et http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/02/26/algerie-h...  

Autres FILMS sur le 17 octobre 1961 : Trois documentaires, et un drame  « Ici on noie les Algériens », 2011, de Yasmina Adi ; «17 octobre 1961 : dissimulation d'un massacre », de Daniel Kupferstein, 2001; « Octobre à Paris »,de Jacques Panijel, 1962. Le drame : « Nuit noire, 17 octobre 1961 », d’Alain Tasma, 2004.

17 octobre 61, les films vus par Le Monde, 14-10-2011 : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/10/14/octobre-a-paris-et-ici-on-noie-les-algeriens-le-17-octobre-1961-la-justice-se-noya-dans-la-seine_1587857_3476.html  

Une bande dessinée, Octobre noir, de Daeninckx et Mako, 2011 : http://www.bedetheque.com/serie-29903-BD-Octobre-noir.html

Une ASSOCIATION, « 17 octobre 1961 : contre l’oubli » : http://17octobre1961.free.fr/pages/association.htm

Et une autre… « Au nom de la mémoire ». Mémoire qui, là, semble très partielle et partiale, à mon sens, quand on voit les objectifs et les projets :  http://www.africine.org/?menu=fichedist&no=3026

Lesquels, parmi ceux qui réclament la reconnaissance du drame d'octobre 61 seraient d'accord pour remémorer les tragédies du 26 mars et du 5 juillet 1962 (dates censées être… après la fin de la guerre…) ? Certains, peut-être oui, d’autres sûrement pas : il en est pour qui il y a victimes et victimes…

Mais, de même, tous ceux qui commémorent, à juste titre, aussi, le 26 mars et le 5 juillet 1962, seraient-ils prêts à dénoncer avec la même force ce crime du 17 octobre?

C'est à ce prix, un partage des mémoires, si difficile que cela puisse paraître parfois, que le dialogue sur l'Histoire et la mémoire pourra véritablement s'instaurer entre les différentes communautés qui ont dû vivre des drames épouvantables, mal compris, oubliés ou occultés (et... objets de projections idéologiques et politiques, ou d'instrumentalisations diverses, par les uns ou par les autres). C'est ce travail sur soi-même, individuellement et collectivement, qui pacifiera les esprits. Cela commence par l'information, pour un regard vers l'autre débarrassé des miasmes de l'ignorance (méconnaissance qui va avec toutes les formes de la haine).

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17 octobre 61... Le FLN, qui appelait à cette manifestation, mais il était en proie à des divisions et luttes pour le pouvoir. Une partie était déjà en train d’éliminer ceux dont il ne voulait pas pour un partage du pouvoir après l’indépendance, par des assassinats ou par des manœuvres politiques.  Cette manifestation a peut-être été utilisée par un courant contre l'autre. Et le fait qu'un livre qui parlait de la répression du 17 octobre ait été censuré, effacé, par la volonté du FLN, est un signe (voir note du 09-11-11, lien ci-dessous, en bas de cette page). Mais pour ceux qui ont participé, appelés à protester contre les injustices de cette guerre et, concrètement contre le couvre-feu et le système très répressif de Maurice Papon c'était autre chose qu'un éventuel piège : l'expression d'une réelle révolte. Ceci dans le contexte du refus du pouvoir français d'accepter l'indépendance, pourtant inéluctable, mais retardée par les blocages politiques et idéologiques...  refus inséparable de la répression.

Le FLN, lui, autre face de cette tragédie, avait commis nombre de crimes, et allait en commettre d’autres, juste après l’indépendance et bien après. Voici un regard très acide sur les multiples commémorations qui se font en France, en oubliant toujours de mentionner la nature du FLN (nature que l’Algérie a payé très cher), et dans l’oubli de dates qui ne correspondent pas à la grille de lecture associée à une certaine vision de l’Histoire : http://ecrivainsmaghrebins.blogspot.com/2011/10/massacre-du-5-octobre-1988.html (Post sur <ecrivainsmaghrebins.blogspot>.« Massacre du  5 octobre 1988 ». Citation : « Pour ceux qui célèbrent le 17 Octobre à grande pompe, spécialement les Français, je précise que ces MILITANTS FLN INTÉGRISTES ont fait un triple CRIME contre leur propre Jeunesse en 1988, et d’autres après l’indépendance… »).

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Oui, police et armée de ce temps, il y a des CRIMES à dénoncer (armée, police, FLN, OAS). Mais…TOUS ! 17 octobre 1961, 26 mars 1962, 5 juillet 1962 (pour ne citer que ces trois dates, et malheureusement il y en  a bien d'autres…). Ces gens assassinés sont tous natifs de la même terre, Frères de terre, Frères de Rive...S. Tous victimes des erreurs et crimes de l’Histoire… 

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Ne pas oublier…

Deuils en partage. Meurtres en partage. L’horreur de la haine aveugle, de la bêtise criminelle.

Cheikh Raymond Leyris. Assassiné à Constantine, en juin 61. Infos : http://judeoandalouse.free.fr/cheikhraymond.html et http://www.constantine-hier-aujourdhui.fr/LaCulture/malouf.htm  

Mouloud Feraoun. Assassiné en mars 62. Lire : http://mouloudferaoun.free.fr/biographie.html et http://felina.pagesperso-orange.fr/doc/alg/feraoun.htm  (avec un texte de Germaine Tillion).

Jean Sénac, assassiné bien plus tard... Lire « Assassinat d’un poète », de Jean-Pierre Péroncel-Hugoz. http://www.decitre.fr/livres/assassinat-d-un-poete-978286...  

Voir aussi le film d’Abdelkrim Bahloul, « Le Soleil assassiné », sur Jean Sénac... Fiche wikipedia sur le film ... https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Soleil_assassiné  Et fiche sur AlloCiné (synopsis, bande-annonce, critiques presse...)... http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=44858.html

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Voir aussi, NOTE suivante, du 09-11-2011 http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/11/09/17... 

17/10/2011

« Et maintenant on va où ? », de (et avec) Nadine Labaki

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Fiche du FILM, synopsis, vidéos, sur allocine.fr  :  http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=189935.html

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19236225&cfilm=189935.html

CRITIQUES :

« Film humaniste, pas féministe », par Hela Khamarou, sur Rue 89, 18-09-11. Eloge : http://www.rue89.com/2011/09/18/et-maintenant-ou-on-va-film-humaniste-pas-feministe-222363  

« La coïncidence du calendrier a fait que quelques heures auparavant, j'assistais au lancement du programme « Tagore, Neruda, Césaire : pour un universel réconcilié » à l'Unesco. Si j'en parle, c'est que les deux sujets se sont miraculeusement rejoints et se sont imposés à moi comme une évidence autour du thème de l'humanisme. Car c'est bien de cela que traite ce film : d'un universel réconcilié. » (..)  « Il y a quelque chose d'Emir Kusturica là-dedans. La bande originale composée en amont par son mari, Khaled Mouzanar, avec qui elle avait déjà collaboré sur « Caramel », y est pour beaucoup. La musique fait partie intégrante de l'œuvre. » (…) «  « La magie de ce film c'est qu'il importe peu que cela se passe au Liban. »

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« La Libanaise Nadine Labaki tente d'exorciser les fantômes de la mort », par Thomas Sotinel, Le Monde,13-09-11 : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/09/13/et-maintenant-on-va-ou-la-libanaise-nadine-labaki-tente-d-exorciser-les-fantomes-de-la-mort_1571600_3476.html « C'est à ça, rien que ça, que Nadine Labaki a voulu se mesurer : la foi et la mort. Dans cette région du monde, on meurt encore (volontairement ou non) pour le nom du dieu qu'on invoque. » (…) « La jeune réalisatrice libanaise ne veut pas tenir pour acquis ce danger permanent qui plane sur les communautés et remet en cause le fondement de la société dans laquelle elle vit. »

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 « Et maintenant on va où ? ». Choix de société, choix des haines attisées ou des démarches de paix…  Comment faire ? Soit les enfermements communautaires, soit la rébellion contre les passions toxiques.  C’est de cela que traite le film. Il émeut (le sujet est grave : la mort, la douleur), et, en même temps il fait rire, beaucoup : humour omniprésent, qui amplifie la tendresse d’un regard humaniste. Visages, corps, tels qu’ils sont, sans recherche, beaux d’être vrais. Gestuelle chorégraphiée, dès le début, incipit des corps. Musique, chants, rythme (rythme qui, sourdement, exprime une sorte de colère latente, où se mêle le goût de la vie, la joie d’être, et la joie d’être avec les autres). C’est un très beau film. Un message contre la bêtise. Et, oui, plus humaniste que féministe, même s’il dit les femmes, dans leur rage contre la guerre absurde. A voir… !

15/10/2011

Laïcité Inch'Allah, documentaire de Nadia El Fani. Un film à voir et faire voir.

LAICITE.jpg

Film... courage d'une femme qui sait ce qu'il faut refuser. Car il pose justement le problème des compromissions des pouvoirs, des confusions entre loi citoyenne et commandements religieux.

Impossible de ne pas penser au problème des arrangements pris, ici, au mépris des luttes des femmes laïques, quand d'autres affrontent des intégristes au péril de leur vie. Pour construire la démocratie que les islamistes ne veulent pas.

On peut, aussi, interroger cette notion du « religieux »  (quand cela interfère avec la loi et la vie civile - c'est le questionnement du film)... devenant croyance dominante – ou aspirant à le devenir : aspirant, donc, à être une norme générale, que ce soit sur un plan idéologique ou que ce soit de l'ordre du politique. Quand les frontières se brouillent. 

Ce film courageux, de quoi parle-t-il donc, précisément?

FICHE, BANDE-ANNONCE, et vidéos, sur allocine : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=195311.html

Résumé et commentaire, Evene (« INSTRUCTIF et CITOYEN. ») : http://www.evene.fr/cinema/films/laicite-inch-allah-38236.php « Sous le régime de Ben Ali, pendant l’été 2010, la réalisatrice franco-tunisienne Nadia El Fani était en train de tourner son deuxième long métrage documentaire, pendant le ramadan, sur la laïcité et la liberté des femmes. La Révolution et le renversement du régime donnèrent tout à coup à son projet une tournure inattendue… » (…) « … la ferveur militante du propos n’est alourdie d’aucune conclusion dogmatique. » (…) « À noter également, une bande-son truffée de magnifiques chansons appelant à la liberté. Instructif et citoyen. »

Extrait, VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=OVvqd0zixhY

Critiques, points de vue :

Première (Fiche et synopsis) :  http://www.premiere.fr/film/Laicite-Inch-Allah-2769194

Le Monde http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/09/20/laicite-inch-allah-un-document-utile-a-la-comprehension-du-printemps-arabe_1574515_3476.html « Ce qui aurait sans doute été une déploration de l'emprise de l'islam sur la société, poussée par une intellectuelle qui revendique son athéisme, est devenu un argument - voire une arme - dans le débat qui traverse la société tunisienne. » (…) « Le matériau est passionnant et par la vertu de l'histoire, Laïcité Inch Allah est un document utile à la compréhension du printemps arabe. »

RFI : http://www.rfi.fr/france/20110920-laicite-inch-allah-sort-france « Laïcité Inch’Allah ! prône la tolérance et la séparation de l'Etat et de la religion. Une idée qui a suscité des réactions violentes chez les islamistes tunisiens. » (…) « Son documentaire, un temps intitulé Ni Allah ni maître choque les islamistes qui lancent une véritable campagne de haine. La réalisatrice est même menacée de mort. Mais Nadia el Fani ne veut pas céder. ''Je demande aux autorités tunisiennes, aux partis politiques, aux associations, à tous les gens de la société civile, de soutenir le fait qu’on n’a pas viré Ben Ali pour que les Benalistes nous imposent leur censure et leur mode de vie.'' »

Télérama (Trois scènes commentées par Nadia El Fani : VIDEOS et textes) : http://www.telerama.fr/cinema/laicite-inch-allah-revolution-tunisie,73190.php (Sur le jeûne du ramadan – tabous, hypocrisie, menaces. Les femmes, leurs revendications, la violence des islamistes. Savoir à quoi s’en tenir : « Mais après tout, mieux vaut savoir de quoi ils sont capables maintenant, plutôt que de les laisser accéder au pouvoir démocratiquement, eux qui n'ont nullement l'intention de pratiquer la démocratie. »).

Comme au Cinéma (Revue de presse, citations brèves : Studio CinéLive, TéléCinéObs, Le JDD/ Journal du Dimanche) : http://www.commeaucinema.com/film/laicite-inch-allah,214111

Regards croisés, BLOG. Le contexte. Texte sur les réactions de salafistes qui tentent d’empêcher la projection du film, sur la polémique provoquée par le film, considéré comme provocateur et inacceptable par les intégristes, les islamistes. Intervention de Nadia El Fani (vidéo) et commentaires d’internautes http://regardscroises.blog.tdg.ch/archive/2011/06/29/tunisie-de-ni-allah-ni-maitre-a-laicite-inch-allah.html « "Les salafistes voulaient empêcher la projection du film. Nous leur avons suggéré de le voir pour ensuite donner leur point de vue, mais ils ont refusé", a déclaré à l'AP le critique cinématographique Naceur Saâdi, connu pour être un fervent défenseur de la liberté d'expression et de création. » (…) « Suite à la polémique qu'a créé le film " Ni allah, ni maître" , réalisé par la tunisienne Nadia el Fani, cette dernière a décidé de changer le titre de son film à cause de la mauvaise interprétation de celui-ci. "Ni allah, ni maître" devient alors "Laïcité, inch'Allah". »

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Rue 89, « Tunisie : Nadia El Fani, cinéaste menacée de mort parce qu'athée », 09-05-2011 : http://www.rue89.com/2011/05/09/nadia-el-fani-realisatrice-tunisienne-menacee-de-mort-parce-quathee-203068 « Une interview tronquée de l'auteur de « Ni Allah, ni maître » suscite la haine des islamistes, qui multiplient les attaques. A chaque fois qu'elle tape son nom sur Facebook, elle découvre une nouvelle page d'appel à la haine contre elle. » (Le tire a été modifié depuis, voir Regards croisés, ci-dessus).

12/10/2011

PHOTOQUAI, ou pause regard. BIENNALE des IMAGES du MONDE, Paris, du 13 sept. au 11 nov. 2011

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PRESENTATION photoquai.fr Texte et bande-annonce  

http://www.photoquai.fr/fr/2011/presentation.html 

Voilà une exposition en plusieurs lieux qui nous fera faire un voyage au-delà des frontières...

 (PHOTOQUAI : très belle page d'accueil). BIENNALE des IMAGES du MONDE... http://www.photoquai.fr/fr/2011/accueil.html

Pays, continents, et photographes exposés :  http://www.pixfan.com/photoquai-2011/ ("46 photographes de 29 pays exposent près de 400 photographies")

DIAPORAMA, PHOTOGRAPHIES du MONDE, 20 minutes : http://www.20minutes.fr/culture/diaporama-1784-photo-6890...

CATALOGUE, sous la direction de Françoise Huguier, Actes Sud Beaux Arts : http://www.actes-sud.fr/node/31374 

VIDEO. Les PHOTOGRAPHES des divers pays se présentent (en anglais ou en français, suivant les cas). Oeuvres montrées, et les lieux : http://www.youtube.com/watch?v=Qu-x7AXDXFs

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MUSÉE du QUAI BRANLY... http://www.quaibranly.fr 

07/10/2011

PRIX NOBEL 2011. Tomas Tranströmer, prix Nobel de littérature. Liu Xiaobo toujours prisonnier...

Rapide petite revue de presse...

Prix Nobel de littérature, Tomas Transtromer :

L’Express, 07-10-2011 : http://www.lexpress.fr/culture/livre/tomas-transtroemer-prix-nobel-de-litterature-2011_1037391.html «L'Académie Nobel vient d'annoncer que le prix Nobel de littérature 2011 revient au poète suédois Tomas Tranströmer (: Tomas Tranströmer.) Il succède ainsi à l'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa (:Mario Vargas Llosa).»

Tomas Tranströmer  et la poésie du silence, Le Point, 07-10-2011 : http://www.lepoint.fr/livres/tomas-transtromer-et-la-poesie-du-silence-07-10-2011-1382096_37.php   « C'est une poésie du grand Nord, une poésie qui reste six mois durant dans la nuit, six mois durant dans le jour. Le silence y est toujours présent. », dit André Velter, cité par Marion Cocquet. (…) « Son écriture est concrète, précise, et presque laconique. Sans doute cela tient-il aussi à la langue suédoise elle-même, qui laisse au mot une aura qu'il n'a pas dans les langues latines », explique Jacques Autin, son traducteur. (…) « La poésie obéit à sa propre temporalité, c'est vers l'éternité qu'elle regarde. » (André Velter, de nouveau cité, pour conclure).

Libération, 07-10-2011 : http://www.liberation.fr/livres/01012364141-le-suedois-tomas-transtromer-prix-nobel-de-litterature-2012  « Le Suédois Tomas Tranströmer était déjà le plus connu des poètes scandinaves vivants avec une oeuvre dans laquelle il explore la relation entre notre intimité et le monde qui nous entoure. »

ADONIS, qui fut mentionné comme favori, est un immense poète, aussi…

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Le Prix NOBEL  :

Fiche wikipedia (prix Nobel de littérature) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_de_litt%C3%A9rature  (Intro, listes, et liens).

Précédents prix Nobel de littérature : http://www.prix-litteraires.net/nobel.php

Site officiel : http://www.svenskaakademien.se/en 

Fiche wikipedia (Prix Nobel de la Paix) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_de_la_paix

Suède (littérature et autres prix) ,et Norvège (Paix), partage des rôles : "Comme l'avait décidé Alfred Nobel,  les lauréats du prix Nobel de la paix sont choisis par un comité nommé par le parlement norvégien, les autres prix Nobel sont sélectionnés par l'Institution académique suédoise. D'ailleurs, contrairement à ceux-ci, décernés lors d'une cérémonie royale le 10 décembre à Stockholm, le Nobel de la paix est remis à Oslo  car la Suède et la Norvège relevaient en 1901 de la même Couronne avant le divorce de ces deux pays en 1905. Du fait de cette séparation, un arrangement fut trouvé concernant les prix Nobel, et la Norvège hérita de celui de la Paix. Il est doté d'un montant de 10 millions de couronnes suédoises (un peu plus d'un million d'euros)."

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LIU XIAOBO, écrivain et prix Nobel de la paix 2010, est toujours en prison : http://fr.rsf.org/chine-liu-xiaobo-prix-nobel-de-la-paix-...  Il est le seul lauréat actuellement en détention, après avoir été condamné à onze ans de prison le 25 décembre 2009 pour “subversion du pouvoir de l’Etat”. Les autorités lui reprochent des articles publiés sur Internet et sa participation à l’élaboration de la Charte 08, texte de référence du mouvement démocratique chinois."

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CITATIONS des prix NOBEL, sur evene.fr : http://www.evene.fr/citations/theme/prix-nobel.php 

06/10/2011

Steve JOBS, un parcours fascinant. Hommages, articles, livres, et son discours de 2005…

Ce qui me touche, dans cet itinéraire, c’est le message qui passe à travers cette vie, dont celui-ci : on peut mourir à 56 ans et avoir cependant réalisé l’essentiel de ses objectifs, à condition d’avoir suivi son chemin. Inventivité d’un visionnaire, complexité d’un être. Son discours de Stanford devrait être médité par tous : ne pas oublier, dans nos choix, que notre passage sur terre est éphémère (nous le savons, mais souvent nous marchons sur le sable illusoire de préoccupations inutiles et hors des frontières de notre axe essentiel), et, donc, rester fidèles à nous-mêmes (notre voie, pas celle qu’autrui pourrait vouloir nous imposer).

Révélatrice de la place immense des technologies de communication dans nos vies, en ce siècle, que l’importante vague des réactions multiples à la nouvelle de cette mort. Mais révélatrice, encore, de cette révolution accomplie, celle de notre appartenance à une réalité où le monde est dans une proximité immédiate, ce qui crée, insensiblement et profondément, d’autres connexions, dont nous ne mesurons sans doute ni la nature ni la force : celle des cerveaux, celle des esprits. Intelligence collective ? Conscience collective ? Certains ironisent sur la starisation exagérée, le goût des icônes qu’on se crée en magnifiant des individus… Mais, quand des masses si importantes adhèrent à la vision d’une personne, et quand il ne s’agit ni de mythes fondés sur du rien, ni de mythes fondés sur du négatif, et que cela semble plutôt correspondre à une recherche authentique de valeurs, alors ce peut être respectable…

Ce que j’apprécie, aussi, dans ce qu’on lit de sa biographie, c’est la force personnelle (par une « résilience » réussie, malgré l’abandon au début de sa vie ?), l’énergie créative, que trouve Steve Jobs à partir de son identité particulière. Né d’un père biologique syrien et musulman, et, dans sa famille adoptive, marqué par la culture ouvrière très positive de son père, et ayant bénéficié forcément de la mémoire familiale arménienne de sa mère  (ses vrais parents, donc), il est un exemple de ce que les migrations humaines (frontières nationales et frontières des classes sociales) peuvent produire. Quelqu’un qui s’inscrit complètement dans le tissu économique et social du pays où il vit. Magistralement, là.

Lisons…

Décès de Steve JOBS, Le Parisien, 06-10-2011. Hommages… http://www.leparisien.fr/high-tech/en-direct-mort-de-steve-jobs-les-fans-se-ruent-sur-sa-biographie-06-10-2011-1640840.php

Libération, 06-10-2011, « La mort de Steve Jobs, iCréateur » : http://www.liberation.fr/economie/01012364090-steve-jobs-est-mort

Son discours de 2005 à Stanford, à écouter jusqu’au bout, passage final sur la mort compris, « Soyez insatiables, soyez fous ». VIDEO dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/x5m47b_vostfr-steve-jobs-stanford-commenc_news   ("Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui forcent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui").

Retranscription du discours de Stanford, sur blog.cozic.fr: http://blog.cozic.fr/retranscription-du-discours-de-steve-jobs-a-stanford  [Post de janvier 2008, avec une mise à jour du 06-10-2011 : « En rédigeant cet article il y a 3ans et demi, je n’imaginais pas à quel point ce discours allait me suivre dans ma vie : ses mots, son message, son inspiration. Je l’ai lu. relu. écouté. ré-écouté. »].

Commentaire (et citations), sur rian.ru, 06-10-2011, par Larissa Saenko : http://fr.rian.ru/discussion/20111006/191375438.html  (« En tout cas, il a réussi à mettre dans cet "instant" d’un demi-siècle bien plus que la moyenne. »).

Article du Figaro repris par buddhachannel, 05-08-2010 (Steve Jobs était bouddhiste, ce qui éclaire le sens de son discours de 2005, sorte de testament spirituel) : http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article18465

Et, sur le site du Figaro, une rubrique pour des hommages spontanés, intéressants à lire, 06-10-2011 : http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/10/06/01007-20111006ARTFIG00360-deposez-votre-hommage-a-steve-jobs.php  (En bas de page, nombreux liens vers les articles du Figaro sur Steve Jobs : vie, réalisations, mort, et réactions).

FICHE wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Jobs

LIVRES :

Une biographie publiée en juin 2011, par Daniel Ichbiah : http://ichbiah.online.fr/stevejobs.htm  ( l’introduction : http://ichbiah.online.fr/extraits/stevejobs/intro.htm)

A voir, son lien avec l’Arménie (mère adoptive d’origine arménienne) : http://istanbul.blog.lemonde.fr/2011/10/06/lhistoire-armenienne-de-steve-jobs/  (« Comme nous l'apprend une biographie, à paraître début novembre (JC Lattès), la mère adoptive de Steve Jobs, Clara Hagopian Jobs, était la fille d'une famille d'Arméniens de Malatya, rescapés du génocide de 1915. »). Un aspect de plus pour comprendre la complexité des racines de Steve Jones, leur richesse. (Car un enfant adopté entre dans l’arbre généalogique de sa famille, en reçoit les mémoires, s’en imprègne – dans la parole, ou dans le silence des inconscients).

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MISE à JOUR. Biographie de Steve Jobs, par Walter Isaacson, éds. J-C Lattès, parution 26-10-2011. Début de la présentation sur le site de l'éditeur : "Suggéré par le créateur d’Apple, qui fait face à une maladie redoutable, Steve Jobs,  à partir de plus de quarante entretiens menés sur plus de deux ans et d’interviews d’une centaine de membres de sa famille, amis, rivaux, concurrents et collègues, le livre retrace l’incroyable vie et l’extraordinaire personnalité d’un génie, perfectionniste et hyperactif, qui a révolutionné les ordinateurs, les films d’animation, la musique, les téléphones, les tablettes tactiles et l’édition numérique. Steve Jobs est désormais l’icône absolue de l’inventivité. Il a compris qu’associer la créativité à la technologie était devenu essentiel. Steve Jobs a bien sûr collaboré au livre mais n’a demandé aucun droit de regard sur ce qui est écrit, ni même de le lire avant la publication.". Suite sur le site... http://www.editions-jclattes.fr/steve-jobs-9782709638326  

René Cassin (rédacteur de la Déclaration des droits de l'homme) inhumé au Panthéon, le 5 octobre 1987

Cette date du 5 octobre (anniversaire de l'inhumation au Panthéon de cette grande figure historique) est l'occasion de rendre hommage au rôle majeur que cet homme, René CASSIN, joua. Si les injustices, le racisme, la violence, la faim, la misère, et tant d'autres réalités terrifiantes, perdurent, le texte dont il fut un inspirateur essentiel permet d'avoir un repère pour tendre vers un humanisme à ancrer dans le possible.

En 1968 il reçut le prix NOBEL de la paix.

Fiche wikipedia, René Cassin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Cassin

Sur diplomatie.gouv, une page (désactivée depuis) dont j'ai tiré cette citation : « C’est à Paris, au palais de Chaillot, que l’Assemblée générale des Nations unies vota, le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce fait n’est pas indifférent. Le monde rendait ainsi hommage à la  «patrie des droits de l’Homme» et aux efforts qu’elle avait accomplis, en grande partie grâce à l’action de René Cassin, dans l’élaboration d’un texte qui, après les crimes de l’Allemagne nazie, devait permettre à l’humanité de se ressaisir autour de quelques concepts fondamentaux rassemblés dans le ‘’premier manifeste (...), le premier mouvement d’ordre éthique que l’humanité organisée ait jamais adopté’’. »

Discours de François Mitterrand  pour le  transfert des cendres de René Cassin au Panthéon : http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Ren%C3%A9_Cassin_au_Panth%C3%A9on   

04/10/2011

L’internement des Gitans (1940), témoignage de Raymond Gurême, 86 ans. 4 octobre pour mémoire…

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« Indigné pour toujours. »

« A 86 ans, Raymond Gurême témoigne de l’internement des gitans, en 1940, dans le camp de Linas-Montlhéry (91). » : Article de Julie Védie, Ile de France, Journal du Conseil Régional, oct-nov 2011. (Lien devenu inactif, ce n'est plus lisible en ligne) 

Citations : « ‘’Toute ma vie, j’ai recherché la liberté, l’insouciance et le bonheur familial que l’on m’a volés ce jour-là, alors que j’avais 15 ans.’’ Ce jour-là, c’est le 4 octobre 1940. Raymond Gurême, ses parents et ses sept frères et soeurs sont arrêtés aux aurores dans leur roulotte et internés dans le ‘’camp de rassemblement de nomades’’ de Darnétal, en Seine-Maritime. » Puis « au camp de Linas-Montlhéry (91), avec 200 autres tziganes. » (…) « ‘’Il ne faut pas oublier’’, martèle ce témoin indigné pour toujours, qui trouve à notre époque des relents des années 1940. ‘’On continue à s’acharner sur des gens sous prétexte qu’ils sont noirs, rouges ou bronzés. Nous, les gitans, on est de toutes les couleurs, avec l’impression d’être indésirables dans notre pays…’’ ».

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LIVRE : « Interdit aux nomades », de Raymond Gurême, avec Isabelle Ligner, éds Calmann-Lévy.

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Voir aussi : MémoiresTsiganes1939-1946... http://www.memoires-tsiganes1939-1946.fr/internement.html                       

03/10/2011

« Les Faiseuses d’histoire – Que font les femmes à la pensée ? », livre d’Isabelle Stengers et Vinciane Despret (article de Patrice Van Eersel, Clés)

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En consultant le site de la revue Clés on peut découvrir des rubriques et des pages fort enrichissantes, des pages qui donnent à penser… Et j’ai trouvé celle-ci :

« Retour de flamme féministe », chronique, par Patrice Van Eersel, Clés, rubrique  Itinéraires, à propos d’un ouvrage des philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret : « Les Faiseuses d’histoire – Que font les femmes à la pensée ? », Les empêcheurs de tourner en rond/La Découverte, 2011 (Lien retiré, car devenu inactif : mise à jour 30-03-16)

Mais dans le commentaire de Clés (occasion de découvrir ce livre) histoire, au sens d'Histoire - celle des historiennes - devient un pluriel, jouant sur l'expression "faire des histoires".  (Jeu sur le sens présent dans le titre du livre évidemment, pour marquer le fait que, souvent, donner sens à l'histoire - la leur et celle de tous - cela demeure un domaine dominé par les hommes. Donc reprendre pouvoir sur cela dérange).

Citations : « Éberluées par ‘’La philosophie, ou l’art de clouer leur bec aux femmes’’ de Frédéric Pagès (Mille et une nuits), les philosophes Isabelle Stengers et Vinciane Despret, de l’Université Libre de Bruxelles, demandent : ‘’Et si on ne jouait plus le jeu ?’’ » (…) « L’expression    ’’faiseuses d’histoires’’  a plusieurs sens, mais le premier est celui-là : Stengers et Despret invitent les femmes à ne pas s’écraser, à ne pas jouer le jeu et à ’’faire des histoires’’, quitte à passer pour d’horribles chiffonnières ! » (…) « …dé-dignez-vous » (…) « Cessez d’accepter dignement ce que l’on vous présente comme inéluctable. Soyez des emmerdeuses. »

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Je crois que toute femme qui a l’habitude de penser par elle-même, d’analyser la réalité  (actualité, idéologie, politique), d’élaborer ses propres concepts, d’exprimer des désaccords, sera tombée, à un moment ou à un autre, dans un cadre professionnel ou associatif, sur quelques petits maîtres d’autorité, sûrs de leur fait, sûrs de savoir, eux, avec leur intelligence… masculine, persuadés d’avoir compris, mieux, et de s’être informés, forcément mieux… ! Heureusement, dans la vie privée on évacue de son cercle de bonheur de tels énergumènes, mais dans un contexte social élargi, là, c’est parfois plus difficile… D’autant plus qu’effectivement, ce qui est dit à propos de l’attitude de certaines femmes est juste (elles pointent les milieux universitaires, mais c’est vrai ailleurs). Oui, des femmes choisissent un comportement faussement féministe : rassurez-vous, messieurs, disent-elles ainsi (plus ou moins consciemment), nous sommes capables, nous, de fonctionner comme vous, voyez, nous sommes d’accord – à égalité avec vous - correctes, respectueuses… ! Equivalentes. Eh bien, oui, détestées ou pas, il est bon de savoir ne pas jouer le jeu, ne pas se faire piéger par l’illusion d’une mensongère réciprocité. Et alors d’autres interlocuteurs, authentiques, pas machistes, se révèlent. Ailleurs.

Cette analyse me fait penser à un article d’Yves Delahaie sur Caroline Fourest, s'interrogeant sur les raisons de l'agressivité haineuse qu'elle doit affronter souvent.  Car il est certain que la force de son engagement intellectuel doit intervenir dans la manière dont elle est reçue : elle tient tête, elle ose, elle maîtrise, en affrontant des contradicteurs hommes, notamment. Et cela dérange. Peut-être même quand elle démonte les arguments de personnalités qui déplaisent… Du dialogue ou de la démonstration, de manière souterraine, non sue, l’auditeur retient le franchissement du tabou. Il oublie le fondamentaliste ou l’extrémiste raciste, et retient cela, même s’il adhère à la pensée de l’une et abhorre la pensée de l’autre…

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Lien vers une recension du même ouvrage, lisible en ligne. Par Osi Bouaké : http://osi.bouake.free.fr/?Les-Faiseuses-d-histoire-Que-f...   

01/10/2011

Litanie pour juillet plusieurs fois… (Pages données au vent)

Texte modifié...

Voir : http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2015/12/18/po...

© MC San Juan