08/02/2026
Albert Camus d’une rive à l’autre, collectif, éds. Unicité, janvier 2026
Camus… Il est le lieu de la guérison car il est le lieu du malaise
[…]. Ses cendres sont notre feu.
Kamel Daoud, Le Quotidien d’Oran, chronique, 11-11-2013,
Mes indépendances. Chroniques 2010-2016, Actes Sud, 2017.
Ouvrage collectif, Albert Camus d’une rive à l’autre, a réuni vingt-deux auteurs majoritairement natifs d’Algérie, vivant sur une rive ou l’autre, ayant, certains, vécu l’exil du pays natal, et tous profondément méditerranéens (dont les quelques auteurs voisins de frontières). Lecteurs de Camus ils ont choisi de poser leurs connaissances (fondées sur une fréquentation intense des textes) sur le terrain de leur expérience intime de Camus. Ils interrogent autant l’histoire que l’idéologie qui font le contexte de l’écriture, tant de Camus que de leurs contributions. Avant janvier 1960 et été 62, société et culture, bonheurs, souffrances, et violences (la terre, les êtres, la guerre, le terrorisme). Depuis 1962, et les années 90, autres vécus, joies et douleurs, exils divers et devenirs de résilience. À écrire ensemble et à se lire, ce qui se révèle ce sont aussi les ressemblances. Mouloud Feraoun avait raison quand il parlait à Camus de la transformation des Français d’Algérie (devenus plus tard des Pieds-Noirs) de plus en plus s’assimilant alors (habitudes, nourriture, gestes, langage) aux autochtones séculaires. Et cela est vécu, là, autour de Camus, dont l’idéal était cette fraternité. Le livre dépasse le témoignage, il veut être aussi un outil permettant d’approfondir la connaissance d’Albert Camus et la plurielle culture de son pays natal, du passé et du présent.
Albert Camus d’une rive à l’autre, éds Unicité
(commande sur site, prix port compris) :
http://www.editions-unicite.fr/auteurs/Marie-Claude-San-J...
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05/02/2026
Le Livre du Corps doux, de Catherine May Atlani

Merveilleux, cet ouvrage (éds. Ressouvenances, 2024), le bilan de toute une vie de recherche, de création, de danse et d’enseignement de la danse. Catherine May Atlani était une artiste multiple (danseuse, chorégraphe, musicienne, calligraphe). À travers sa pratique elle a rejoint les intuitions les plus profondes des grandes sagesses du corps, celles qui ne séparent pas la philosophie de la présence au corps, comme le font les disciplines chinoises inspirées du taoïsme. Rejoindre n’est pas emprunter car sa démarche est née de son expérience singulière, sans chercher autrement que dans la présence à soi, à son propre ancrage. Ses connaissances elle les a construites pas à pas, à l’écoute des vibrations subtiles du geste conscient et de la beauté du circulaire dont naît la douceur.
Page des éditions Ressouvenances (commande sur site, prix port compris) :
http://www.ressouvenances.fr/CM-Atlani-Le-Livre-du-Corps-...
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01:57 Publié dans Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : catherine may atlani, le livre du corps doux, éd. ressouvenances, danse, calligraphie, art vocal, gestes, cercles, spirales, douceur, valeurs, spiritualité, livres, citations, élise vigier, nancy huston, dominique boivin, gisèle gréau, isabelle maurel
03/02/2026
Éditions du 6 rue Gryphe, recueil En-tête, de Christian Rigault
Une étrange aventure, étonnante entreprise (au sens de créer) que cette édition lyonnaise non commerciale, qui produit des plaquettes de quelques pages en cent exemplaires, offertes au hasard des amitiés ou rencontres (ou demandes de lecteurs curieux). Juste le désir de faire exister des paroles particulières. Pas de site, mais un auteur-éditeur, Vincent Courtois, que j’ai découvert en revue, comme un de ses auteurs.
Ainsi Christian Rigault dont j’avais remarqué des textes auparavant. Plusieurs plaquettes de lui, qu’il titre toutes En-tête, ajoutant en page-titre intérieure un numéro : troisième, huitième (celles que j’ai lues).
Pourquoi « en-tête » ? Peut-être pour que ce terme seul en couverture soit une signature visuelle, presque recouverte de couleur (plaquette trois) ou cachée à moitié (la huit). La clé serait donnée par le premier fragment de la huitième, la bouteille vide lancée : « qu’elle flotte, apportera l’inconnu au connu, qu’elle se brise, l’invisible au visible. ». Le reste à recevoir comme une lettre, ce qui va avec l’esprit de l’édition.
23:50 Publié dans Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éditions du 6 rue gryphe, vincent courtois, christian rigault, en-tête, poésie, fragments, citations
30/01/2026
Mes incendies, poésie, recueil de Luc-André Sagne, éditions Unicité
Feu, flamme, brûlure, le titre du recueil de Luc-André Sagne, Mes incendies, suggère passion qui peut être joie ou douleur. Le déterminant possessif, « mes », annonce un parcours intérieur, mais questionne aussi la source de ces feux, allumés par soi-même, ou acceptés par soi. Trois parties structurent le recueil : Colère, Désir, Mémoire.
En exergue, Federico Garcia Lorca, fragment se terminant par « la montre de cendres », ainsi le temps devient un sujet, et ce qui se détruit, défait, délie, tombe en cendres...
02:26 Publié dans DISSIDENCE, Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : luc-andré sagne, mes incendies, poésie, éditions unicité
13/12/2025
Jardins de riens, de Françoise Favretto, Atelier de l’agneau, 2020

Jardins de riens. Trois parties structurent la série de poèmes brefs, pour ce livre de Françoise Favretto, qui en suit un autre, Jardins.
On est invité à visiter un jardin de ville, puis à passer dans le matin d’un verger (« Déplacement »), et enfin à contempler la nature vers un soir d’éclipse, en lisant « 19 petits textes »...
Avant même de lire tous les textes, des éléments révèlent une intention, un état d’esprit, pour cet ouvrage qui est aussi un objet d’artiste, avec ses feuilles, fins voiles verts transparents posés entre des pages, dans mon exemplaire (voir le lien en bas de note, explication, « livre unique multiple »). Car ces Jardins offerts sont « de riens » (faits du peu, du petit, de bricoles, des riens, donc...). Et tracés, entrés en écriture, comme faits de riens, poèmes brefs en miroir modeste de ce qui est regardé, pour ne pas peser sur ce réel-là. Les textes sont qualifiés de « petits », ce qui ne renvoie pas seulement à la taille (peu de lignes, touches légères) mais au refus du grandiloquent. Pas de posture d’orgueil créateur humain à opposer à la nature, comme elle est : présence silencieuse un peu en retrait, à hauteur d’herbe et arbre, dans l’écoute des sons. Et ces poèmes sont dits « hésitant », écrits en hésitant, l’hésitation étant la mesure du respect rendu aux oiseaux, aux fleurs, aux insectes... même nuisibles (ou considérés tels). Volonté d’insister sur un désir de peindre le peu des choses du jardin, le vivant minuscule, les brindilles du végétal, et de le faire juste en dessinant des pourtours d’existence, sans conceptualiser ce qui est. Une démarche volontairement humble pour tracer ce qui est vu. Et comment être sûre de capter et transmettre l’insaisissable, ce que les sens perçoivent, qui n’est pas idée mais corps ?
J’essaie de dire d’écrire
ce bruit
dans les feuillages
08:49 Publié dans Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jardins de riens, jardins, nature, regard, françoise favretto, livre unique multiple, atelier de l’agneau, daniel giraud, fa jung, oubli de soi, gravé à l’esprit, poèmes, citations
12/12/2025
Obscura, de Carole Naggar, Atelier de l’agneau, 2025

Un seul mot, lettres blanches sur le fond noir d’un ciel d’éclipse.
Le cercle de lumière baigne dans la nuit de la photographie de Kikuji Kawada, La dernière éclipse du Japon avec un anneau doré. Dès la couverture, visuellement, la nuit rencontre la lumière, ce qui émerge de clarté naît dans l’obscur.
Obscura, ce mot je peux l’entendre en espagnol, mais ici c’est plutôt le latin. Connotations riches, dans les deux cas. Le noir, le sombre, ce qu’on ne saisit pas, ou difficilement, échappe au déchiffrement. Mais celle qui écrit, Carole Naggar, photographie aussi, et regarde les photographies d’un album de famille. Alors ce mot peut renvoyer à la camera obscura, la chambre noire, symboliquement signifiante car c’est le lieu du travail de révélation, l’espace secret où s’élabore la mise à jour de ce qui ne se voyait pas encore, une alchimie.
En exergue, Pierre Corneille, « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Le choix de cet oxymore donne une clé supplémentaire, renforçant l’alliance entre le sombre et la lumière. Étoiles, encore la dimension cosmique de la photographie en couverture. Perspective ascensionnelle, comme s’il fallait, pour la mémoire qui interroge lieux et ancrages, prendre mesure d’un espace plus vaste, permettant de tenter une distance émotionnelle.
09:22 Publié dans ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obscura, carole naggar, mémoire, exil, égypte, regard, photographie, empathie, atelier de l’agneau, françoise favretto
Paul Celan, Sauver la clarté, de Marie-Hélène Prouteau, Unicité, 2024. Lecture...

Paul Celan, Sauver la clarté : Le titre est très beau, et réussit à transmettre l’essentiel de la démarche de Paul Celan, écrivant contre le gouffre nocturne de l’impensable nazi à déconstruire dans la langue du bourreau, et langue maternelle...
Monique Gansel titre sa préface « Calligraphie de lumière », abordant l’entreprise de l’essayiste lectrice de Paul Celan, en introduisant sa réflexion avec une citation de Marie-Hélène Prouteau sur un geste d’elle, à sa table d’écriture, associant la sculpture qui creuse et l’écriture. La « calligraphie de lumière » c’est ce qui se dessine dans l’univers commun de Nelly Sachs et Paul Celan, nourris culturellement par la profondeur lumineuse du Zohar, au-delà d’une dimension religieuse.
00:12 Publié dans Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paul celan, poésie, aphorismes, shoah, celan, paul celan sauver la clarté, gisèle celan-lestrange, lumière, langue, art, marie-hélène prouteau, monique gansel, éditions unicité, unicité, françois mocaër
13/08/2025
Lecture de La maison loin de la mer, de France Burghelle Rey
France Burghelle Rey a publié des recueils de poésie, surtout, et a notamment mené des recherches sur Cocteau, la théorie de la création, et Huysmans. Ce livre appartient (selon l’esprit de la collection La diagonale de l’écrivain des éditions Douro) à sa pratique périphérique (donc en marge des autres publications, mais parfois ce qui est périphérique devient une marque importante de l’univers d’un auteur). Ouvrage qui interroge, fait penser, force aussi à entamer une réflexion sur le genre où le classer, et partant d’une approche (en suivant le sous-titre) découvrir autre chose de très intéressant.
La Maison loin de la mer, Fragments I, Éditions Douro (coll. La diagonale de l’écrivain), 2021.
Ce qui m’a attirée vers cet ouvrage, est son sous-titre, Fragments... Mais j’ai ensuite remarqué autre chose, concernant aussi le titre : en référence des hauts de pages « loin » devient « près ». On doit donc supposer que la question du lieu est posée avec le signe de l’incertitude et que la mer devient un élément, réel et symbolique, central. Feuilletant, en commençant par la fin j’ai vu qu’un Index des noms d’auteurs mentionnés dans le livre prenait deux pages pour une longue colonne. Cela renvoie à de nombreuses citations, définissant sa pratique comme du glanage, se référant à Varda...
12/08/2025
Deux recueils de Christophe Condello (dont un hommage à Leonard Cohen...-
Christophe Condello a publié plusieurs recueils dans diverses éditions : il dirige une collection de poésie pour Pierre Turcotte Éditeur (Québec), anime un blog personnel où il invite régulièrement des auteurs pour des « Questionnaires de Pi », [P(oés)i(e]], rédige des recensions, et organise des événements pour la promotion de la poésie.
J’ai lu ses deux derniers recueils.
10/08/2025
Un recueil de Monique Marta, L'Opacité du ciel, éd. Unicité
On est toujours seul face au Seul. Les voix du Seigneur sont impénétrables à notre entendement et les voix d’accès qui mènent à Lui sont innombrables. Le prophète Élie qui chercha Dieu dans le tonnerre, la foudre, les volcans, finit par le trouver dans le silence qui succède à la tempête.
Joseph Macé-Scaron, « Le goût de Dieu », éditorial du Magazine littéraire, février 2012.
(Il rend compte du livre de Franz-Olivier Giesbert, Dieu, ma mère et moi, Gallimard, 2012, et mentionne les références du parcours fait par l’auteur en évoquant aussi d’autres écrits éclairant la démarche. L’ouvrage a été édité ensuite en Folio, 2013... ).
Si tu portes en toi le non-dit
cela qui te brûle et te lie,
confie-le au plus dru du silence
car lui seul sait le dire.
Aco Sopov, poète macédonien, Anthologie personnelle, Unesco/Actes Sud, 1994.
Par-dessus tout le silence, la cristallisation de l’âme endormie loin de l’époque dans la paix [...] la suave taciturnité qui laisse s’élever la mélodie intérieure.
Camille Mauclair, L’art en silence, 1890. (Citée dans Le petit Journal des grandes expositions, RMN, pour Musiciennes du silence, 1982.)
Ces exergues se sont imposés car le thème du silence est très présent dans le recueil. Et même si le terme « Dieu » n’est pas utilisé dans mon vocabulaire (on peut penser et nommer autrement ce qui serait transcendance) les textes qui l’utilisent, eux, sont littérature mystique, riche souvent, et toujours évoquant le silence.
00:38 Publié dans Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monique marta, l’opacité du ciel, éditions unicité, poésie, métaphysique, spiritualité, mystique
07/08/2025
Un recueil d'Armand Segura
Le Belvédère des temps, d’Armand Segura, éd. Jacques Flament (coll. Paroles de poètes), 2022.
Le titre... Belvédère, surplomb donc, ai-je dit en communiquant avec l’auteur (ajoutant ceci : « pour penser autrement même de simples choses du quotidien – et je fais un lien avec le judo, parce que cet art du corps – que l’écrivain pratique – enseigne cette exigence de surplomb »). Mais surplomber non "le" temps mais "les" temps, qu’est-ce que cela signifie ? Le temps, question ontologique, les temps, interrogation historique ou d’espèce. Dans les deux cas la pensée du destin, et le rapport mêlé de la joie d’être et de sentir avec la mort.
23:00 Publié dans Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : armand segura, le belvédère des temps, jacques flament, le pouls du corail, vericuetos, poèmes
06/08/2025
Publications de Jean-Claude Bourdet. Parcours...
Je connaissais l’écriture de Jean-Claude Bourdet par notre voisinage dans la revue À L’Index, et lu ses deux recueils de poèmes publiés dans la collection Les Plaquettes, La Peintre le sait-elle ? (2021) et Le lointain (2023), livre assez fondateur, car il est une plongée dans la mémoire et l’absence de mémoire d’un ancrage marocain créé par la naissance, même si l’oubli a effacé les images et odeurs captées par le très jeune enfant, dans une situation de fragilité particulière (voir sur son site ce qu’il en dit). L’alliance de ses poèmes avec les œuvres plastiques de Ly-Thanh Huê (qui écrit aussi, et est, comme lui, psychiatre et psychanalyste) renforce le sens de la démarche, car elle aussi est entre deux lieux de mémoire (Entre Loire et Mékong est un de ses titres) Ses tableaux, insiste-t-il, ne sont pas illustrations des textes mais ont accompagné la genèse de l’écrit. Il n’y a pas d’exergues, mais des citations (Bible, Coran) en dernière page, comme des points de suspension posés pour ouvrir la suite de la réflexion à partir du poème, qu’il définit comme « une tentative de reconstitution d’une origine perdue, il est à la fois un roman des origines et un rêve comme le répète le refrain ». La dernière mention du rêve commençait ainsi : « J’ai rêvé d’une colline ambrée / d’un livre des justes et des faibles ».
Depuis j’ai découvert (avec autant d’intérêt) ses publications sur le site-magazine Les Cosaques des Frontières, le recueil Épars publié en ligne par les éditions QazaQ, et les volumes de nouvelles (livres papier) des éditions Az’art.
01/08/2025
Poésie de Raymond Farina : Les Grands Jaseurs de Bohême, suivi de L'Oiseau de paradigme
Le poète Raymond Farina est l’auteur de nombreux recueils, dont, au début, plusieurs publiés par les éditions Rougerie, autres éditions pour les plus récents. À son art il faut ajouter la traduction (pour plusieurs langues). Né en Algérie il évoque dans certains textes des mémoires associées aux vécus présents, souvenirs concrets de choses perçues dans l’enfance, la beauté du vivant et de la nature, même celle qui entre en effraction dans les villes, et bien sûr la présence des oiseaux, qui font partie de son univers à l’égal de la poésie des livres. De formation philosophique il a enseigné cette démarche vers la sagesse qu’est la philosophie authentique. Transmettre, il le poursuit, en traduisant et en donnant à lire des textes qu’il aime. Après avoir enseigné dans divers pays il vit entre La Réunion et la Bretagne.
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31/07/2025
Vers d'ultimes (im)pulsions, livre de Roland Chopard
Ce livre de Roland Chopard poursuit une démarche singulière, commencée par l’exploration menée dans Sous la cendre, réflexion, ou plongée dans les profondeurs du mystère de ce qu’est la genèse de l’écriture quand il s’agit de retrouver les bribes d’un manuscrit perdu (dans un incendie). Travail de deuil et paradoxalement venue à l’écriture autrement, naissance à une expérience d’écrire révélée par cet événement. Il a continué cette enquête de scripteur dans les ouvrages suivants (Parmi les méandres. Cinq méditations d’écriture et Progressions, voir en fin de note les liens vers les recensions précédentes). La seule pause fut le livre que nous avons réalisé ensemble, où le sujet était le regard, à partir de mes photographies, pratique qu’il mène parallèlement puisqu’il est aussi plasticien (ce qui intervient d’ailleurs dans ce qu’il réalise en tant qu’éditeur à AEncrages).
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29/07/2025
Vie à vie, Feraoun & Giono, essai de Lucrèce Luciani
Lucrèce Luciani, qui vit entre Kabylie et France, a publié plusieurs essais, certains au Cerf, d’autres à La Bibliothèque, et deux aux éditions Frantz Fanon, Tizi-Ouzou (Bibliobled ou Vous êtes un livre, 2018, repris par Marsa en 2023, et Les Yeux d’Alger, 2021). Parmi les sujets qu’on peut repérer d’après les titres de sa bibliographie, il y a des études concernant le christianisme (« de saint Paul à Lacan »), la psychanalyse (Lettre à Lacan, collectif), les livres, l’Algérie (Kabylie particulièrement).
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Vie à vie, Feraoun & Giono, essai, Éditions Petra (coll. Méandre), 2024.
Le superbe incipit de cet ouvrage sur Mouloud Feraoun et Jean Giono mérite citation intégrale : « Je suis arrivée en Kabylie avec mes yeux. Tous mes yeux. La paire qu’on voit dans le visage, la mienne est bleue, accordée ou pas au ciel kabyle souvent pluvieux, parfois neigeux. Et puis l’œil dans chaque main, ouvert dans le cœur, échappé des bras qui s’écartent soudainement de joie. / Une girandole de z-yeux. / Dans ce pays feuillu, feuilleté je n’ai vu que ses livres. Même les gens sont des livres où chacune et chacun vous ouvre ses pages, il suffit de le vouloir. »
22:37 Publié dans ALGERIE/Algériens.hist.mémo.culture, Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lucrèce luciani, vie à vie feraoun & giono, petra, kabylie, algérie, mouloud feraoun, jean giono, livres, les vraies richesses, edmond charlot, emmanuel roblès






















