Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/12/2019

"L'Oeil égaré dans les plis de l'obéissance au vent", Victor Hugo cité et relu par André du Bouchet

1 Hugo .jpgUn livre pour deux géants. Magnifique titre, 
qui reprend une
citation de Victor Hugo à
peine modifiée ("les plis", pour 
"tous ces plis"),
fragment de "Post scriptum de ma vie". 
André du Bouchet a réuni des brisures d'écrits
fragmentaires de Hugo, superbe choix où tout
est offert
du poète, dans la densité et la
profondeur. Hugo, 
notre contemporain ici.

Suit une analyse qui avait été
publiée en revue
en 1951 ("L'infini et l'inachevé"). 
L'ensemble offre cent pages magnifiques.
Un lien (lointain...) qui a l'avantage de donner 
la présentation du livre par l'éditeur, Seghers...
https://www.gallimardmontreal.com/catalogue/livre/oeil-eg... 
Et celui-ci (voisin) avec une brève introduction...
https://www.payot.ch/Detail/loeil_egare_dans_les_plis_de_lobeissance_au_vent_par_victor_hugo_suivi_de_linfini_et_linacheve-andre_du_bouchet-9782232121944 

26/11/2019

Une heure de jour en moins, poèmes de Jim Harrison

1 JIM.jpgJe relis le recueil de poèmes de Jim Harrison. 
Le lisant j'ai un peu l'impression de vivre
ce qu'il dit, lui, de sa lecture de Su Tung p'o.
Il lit un auteur mort et lui parle comme
il parlerait à son père. Je lis Jim Harrison
et je dialogue avec un ami mort (en 2016),
jamais rencontré. Il fait le récit de souvenirs
et de moments présents, il confie des
pensées intimes, des peurs et des joies.
La nature est omniprésente, paisible ou
très sauvage. Les animaux, chiens, oiseaux
(beaucoup...), ours, serpents... Des êtres
rencontrés, des humbles, des auteurs.
Il évoque le zen, avec un regard ironique
sur lui-même et de l'estime et tendresse
pour des maîtres rencontrés.
Et, de page en page, des aphorismes
profonds sont insérés dans le fil de sa parole.
Sa femme est évoquée, discrètement (ainsi par la pensée qu'après
tant de nuits ensemble l'un des deux partira le premier, et par
quelques anecdotes).
Il parle de la vieillesse, de la mort, de la tristesse d'avoir l'impression de ne plus
reconnaître son pays, et de la vie, simplement. Je pourrais beaucoup citer.
Je choisis un fragment : "Finis le vin dans ce champ aéré, retourne au cimetière
dans l'obscurité et tresse entre les pierres la danse lente de ton nom seulement
visible des oiseaux."
https://www.jailu.com/Catalogue/litterature-etrangere/une...

18/07/2019

"Énigmes du seuil". Ou "prendre place dans une part d'infini"...

      rio di maria,l’arbre à paroles,poésie,citations,infini,métaphysique,le capital des mots,patrick lowie,portrait onirique,énigmes du seuilje dessine mon ombre 
     à l’encre de mon corps
chargé de pages d’incertitudes
     à incendier le futur
                    Rio Di Maria
         Énigmes du seuil, L’Arbre à paroles, 2018
(Dans ses dessins, nombreux, un théâtre magique, quelque chose qui fait penser au métissage culturel du continent sud-américain, une hispanité indienne. Mais il vit depuis presque toujours en Belgique, et ses origines sont italiennes, de Sicile. J’ai trouvé, pourtant, une parenté, dans ces dessins, avec la psychomagie d’Alejandro Jodorowsky, éblouissant artiste franco-chilien).  
 
L’épitaphe est une dédicace offerte à ses proches, en forme de message sur la conscience d’être. « Nous ne serons jamais que poèmes inachevés ». C’est très beau. Poèmes inachevés, au pluriel, mais aussi au singulier, donc lui. Éthique de vie. Se construire comme une œuvre d’art en inachèvement perpétuel, comme un corps-conscience imprégné de mots en gestation. « Que » poèmes… Mais écrire cela n’est pas réducteur, c’est mettre l’accent sur la nécessité de savoir ce qui en nous doit se vivre comme présence en devenir. Mise en garde. Ne pas se laisser perdre au mirage, social ou autre, d’une réalisation dont il faudrait se contenter. Et plus loin dans le recueil il écrit que « La vie s’accomplit en multiples métamorphoses. » 

Lire la suite

08/07/2019

Des recueils de poésie à lire en vacances... (et après aussi).

Une_anthologie_de_la_poesie_francaise.jpgQuant à la poésie (gemme, cosse, graines, floraison) c’est le territoire originaire de la parole, personne ne peut apprendre à personne à écrire de la poésie. Une boussole oriente et dénude les mots jusqu’à la pleine page silencieuse du poème de la voix. 
      Patrick Laupin, Le Rien qui précède
 éd. Gros textes, coll. La petite porte, 2019
(Poète, auteur du livre sur  Mallarmé, coll. Poètes d’aujourd’hui, Seghers, 2004. Recueils chez différents éditeurs).
La poésie n’est pas pour moi un exercice réussi lorsque les contraintes ou les procédures ont été respectées, elle est à chaque fois invention d’une écrire-vivre, tension de langue contre ce qui nous rend muets.
Antoine Emaz 
 
Quelqu’un, sur Facebook, a réagi aux listes de livres  « d’été » que font les journaux, les blogs, les sites, les revues en ligne. Constatant un déni d’existence opposé à la poésie, il a fait une liste de recueils… Oui. On propose de quoi se distraire, se délasser. Romans, romans, et romans. La poésie ? Oubliée. (Et j’ajoute à cela l’oubli des aphorismes, catégorie d’ailleurs niée dans le classement des bibliothèques. Mais dans certains recueils de poésie, ils sont présents aussi). Réaction ? Faire des listes de recueils de poésie à mettre dans les valises. Au choix de chacun. Ceci n’étant pas négation du reste. Pour ma part je lirai en vacances de la poésie, toujours. (Plus précisément je relirai surtout, découvrirai un peu.) Mais je ne me priverai pas de romans policiers, de livres de science-fiction, et, même, de mangas (j’en ai repérés). Et il y aura aussi systématiquement un temps pour les journaux et une philosophie non-systémique, en plus de grands textes de sagesse, à relire. (Car la poésie des petites fleurs loin des sursauts du monde et des questionnements sur vivre et mourir - ce qu'aborde la haute spiritualité - ce n'est pas mon truc).

Lire la suite

02/07/2019

"Comme des marbres issus d'une carrière"... "La Porte", recueil de Pierre Perrin-Chassagne

poésie,la porte,pierre perrin,citations,christine perrin,photographie,la vie crépusculaire,des jours de pleine terre,le cri retenu,rené char,ramuz,jean-paul de dadelsen,ronsard,claude michel cluny,la bruyère,jean-françois mathé,annie salager,jacques réda,george steinerNous vivons tous comme des marbres issus d’une carrière, taillés, ventés.
    Pierre Perrin-Chassagne, La Porte
(Recueil, avec deux photographies de Christine Perrin)
 
tout le trajet à refaire depuis le premier je
comme si l’on devait contempler cette porte à jamais
comme s’il n’y avait pas de porte
(jamais n’atteindre la mère…)
Roger Giroux, Je / pas encore 
Orange Export Ltd (anthologie), Flammarion, 1986 (Relisant les pages de Roger Giroux dans cette anthologie, alors que ma recension était achevée, j'ai été frappée par les éléments qui rejoignaient la thématique de ce recueil). 
 
Poèmes en prose, inscrits dans la lignée des poètes prosateurs. Avec des fulgurances intérieures qui auraient pu offrir des vers pour l’Anthologie du vers unique de Georges Schehadé
Dans ce recueil de Pierre Perrin, La Porte, deux parties. D’abord douze poèmes d’un recueil épuisé depuis longtemps, La Vie crépusculaire (Cheyne éditeur, 1996). Puis choix de textes d’un recueil en chantier, Des jours de pleine terre. Alternance de fragments narratifs et de « morceaux » méditatifs. 

Lire la suite

26/06/2019

"Égarer la lenteur".. Incipit, excipit, titres... Parcours de livres, éds. Unicité.

Voilà une autre manière de donner à lire… 
Beaucoup de livres en lecture programmée (Marché de la Poésie…), ou lus plus ou moins récemment. Envie de noter un parcours rapide. Cette fois, je fais un tour dans un catalogue (éds. Unicité)...
INCIPIT. Premières phrases, premiers vers… Les incipit (mot invariable, mais l’usage joue avec cela…) peuvent suffire à révéler un univers, donner envie de lire plus, ou pas. 
EXCIPIT, Les excipit disent comment l’auteur a voulu la fermeture de sa parole, et cela fait sens.
Pour chaque livre… deux citations. Incipit, d’abord, excipit ensuite, puis le titre, l’auteur. S’il y a une épigraphe, je passe (cette fois…). Et pour certains livres, je reviendrai citer les exergues… Entre parenthèses je note un commentaire...
 
AIR 5 DUC.jpg    veille du solstice
dans l’ajout du brouillard
     la clarté du seigle        
///  
     désordre du monde
 dans la boue une limace
     esquisse son épure    
Hélène Duc, « Égarer la lenteur », 2015
.
.
 
 
 
 
 
 
 
.......................................

Lire la suite

24/06/2019

"Simplement... Presque blanc...". Lire la poésie de Jean-Claude Tardif

simplement presque blanc,jean-claude tardif,poésie,maurice blanchot,eugène guiilevic,jean-louis giovanonni,werner lambersy,philippe claudelJ’écris / pour oublier la parole

              Je parle 
pour écrire simplement
      plus haut dans l’air
        Jean-Claude Tardif
 Simplement… Presque blanc… (Éditinter éds. 2018). 
 
Le titre du recueil est l’affirmation d’une exigence, qu’on peut comprendre, première lecture, comme une poétique humble. 
Que signifie « simplement » ? Est-ce une manière de dire « Ce n’est que cela » ? Ou de dire « Il n’y a rien à ajouter  sur ce qui est offert ici en lecture : c’est juste posé, donné, sans volonté de complexification artificielle » ? J’y lis une éthique inverse de l’arrogance. Par un auteur qui a une très vaste culture poétique et une conscience aiguë de ce qu’est écrire.
Et « Presque » ? C’est le mot de l’intervalle entre ce qui est là et pas tout à fait là. Le mot de la marge, justement pour qualifier le « blanc », terme polysémique en poésie, mais aussi blanc des marges, quand le poème est dense, volontairement fragmentaire. « Presque » est l’adverbe du poétique, où le sens doit être évocation ouverte plus qu’affirmation fermée. Pour que le lecteur assume la part de co-création du texte.

Lire la suite

23/06/2019

"Pour un éloge de l'impossible". Miguel Casado traduit et présenté par Roberto San Geroteo

CASADO.jpgEl día escinde la percepción / al colorear la tierra.

     Le jour scinde la perception
     en coloriant la terre.
.
                     (…) este extraño
elogio de lo imposible
que acompaña al que no supo detenerse.
                     (…) cet étrange
éloge de l’impossible
qui accompagne celui qui n’a pas su s’arrêter. 
      Miguel Casado (traduit par Roberto San Geroteo)
.            
 
Ce livre, bilingue, publié en 2017 par À L’Index (Jean-Claude Tardif éditeur, Le livre à dire) dans la collection Le Tire-langue (traductions) est un choix de poèmes de Miguel Casado, allant de 1985 à 2015. Le choix des textes, la traduction, et l’introduction sont de Roberto San Geroteo, poète et traducteur (Valdès, Gamoneda… etc.).
Miguel Casado est poète, essayiste, critique, et traducteur (de Verlaine, Rimbaud, Ponge, Noël, San Geroteo… etc.). 

Lire la suite

22/06/2019

"Avec le vide j’ai parlé / plusieurs dans ma voix" (Alain Borne). Le silence, ou ce qui se tait et pourtant se dit...

SILENCE.jpgPour écrire, écrire vraiment, porter du sens, il faut... parler "avec le vide" (Alain Borne).

Aller affronter le silence en soi et dans l'essentiel du langage. C'est aussi le message de Fabienne Verdier, authentique calligraphe passée par la voie des taoïstes dans les lieux des maîtres de cet art de la trace. Et si nous écoutons ce qui se tait en nous et dans les textes il sera possible d'être ces "passagers du silence" déchiffreurs du réel et d'eux-mêmes.

Voyage dans le silence... sur le silence. CITATIONS... (Ordre chronologique).

« Le maître dont l’oracle est celui de Delphes ne dit ni ne cache mais donne des signes. »  Héraclite d’Éphèse (vers 540-480 av. J.-C.). Fragments (traduction de Marcel Conche, PUF, 1986, coll. Épiméthée)

« Quand je suis au tréfonds de ma cellule obscure, / Dans mon coeur se taisent les cris et clameurs. » Hanshan (VIIè siècle). Poèmes Chan, Philippe Picquier, 2005 (2016, coll. de poche) 

Lire la suite

21/06/2019

Traversée thématique. De l'aleph au son, des livres et des livres... Le silence.

SILENCE.jpgJe prolonge ici une recherche commencée avec une note en 2013 (lien ajouté, note qui suit). Silence entre les mots, entre les textes, par les textes... Titres de livres à découvrir. Poésie, spiritualité, art, philosophie... J'ai noté en titre "De l'aleph au son"... Car le silence est  présent dès l'alphabet dans le processus d'écriture, et paradoxalement il permet d'arriver au son : musique des mots, musique de la poésie, chant intérieur du sens.  

                                 BIBLIOGRAPHIE... 

POÉSIE, fragments.

. Traduit du silence, Joë Bousquet, 1942. L’Imaginaire/Galliimard, 1995 

. Les récifs du silence, d’Ahmed Azeggah, éd. Quatre vents, 1974 

. Ce pays du silence, Charles Juliet, P.O.L., 1992

. Entre parole et silence /Haïkus, de Georges Bogey, Éds de L’Astronome, 2009 

Lire la suite

28/05/2019

"Chaque pas est une séquence". Sur deux livres d'Éric Dubois.

DUBOIS 1 .jpg"Chaque pas est une séquence"
 
C’est important, un titre. Cela donne une clé, est déjà un poème minimal, la trace d’une langue. Celui-ci est un message, qui parle à la fois de vie et d’écriture.
Avancer, dans les difficultés des jours, les siennes et celles du monde auquel le poète est sensible, car pas enfermé dans la contemplation de soi, tout en étant attentif au devenir de soi.
Je crois ce recueil central, par rapport à ce que j’ai pu lire d’autre d'Éric Dubois. Il est paru en 2016. On y trouve un travail sur le langage, un questionnement sur ce qui se joue dans le langage, celui du poème mais pas seulement. 
"Arpenteur du silence" est le premier vers, comme un programme d’écriture et de démarche intérieure, dans cette recherche, apparemment paradoxale, de sens là où il n’y a pas de sens dit. Où il faut peut-être même se méfier de ce qui serait trop dit.
Ce sens il commence par le trouver dans la matérialité du réel, dans les éléments et paysages du monde : l’eau, la pluie, la pierre, le soleil, le sable, le vent, les arbres.

Lire la suite

24/04/2019

"La mort n’est point notre issue". Parole de poète, François Cheng

GLOIRE ICI CHENG.jpg"La mort n’est point notre issue,
  Car plus grand que nous
  Est notre désir, lequel rejoint
  Celui du commencement,
  Désir de la Vie."
  François Cheng, La vraie gloire est ici
 
AME CHENG.jpg"L’âme n’est pas seulement la marque de l’unicité de chaque personne, elle lui assure une unité de fond, et, par là,   une dignité, une valeur, en tant qu’être."
François Cheng, De l’âme
 
ENFIN ROYAUME CHENG.jpg
 
 
 
 
 
 
 
 
"Ce que tu donnes trace une voie
 Te menant plus loin que tes pas."
  François Cheng, Enfin le royaume
 
Sur plusieurs moments de parole du poète, La Grande librairie (2015, 2016, 2018). 
2019... J'avais mis, dans la note sur l'incendie, le lien vers l'émission "Spéciale Notre-Dame", où François Cheng est présent. Je le remets ici... https://www.youtube.com/watch?v=s49jQRLDFn4 

Lire la suite

18/04/2019

"Échos du silence", de François Cheng et Patrick Le Bescont

échos du silence,françois cheng,patrick le bescont,créaphis,filigranes,photographie,poésie,citations,haut langage,art,artistes,québec,l'intervalle,fabien ribery
Écrire ce qui se tait est une démarche d’alchimie.

......

(La couverture du livre ne comporte pas le bandeau blanc qu'on voit sur tous les sites, ajout mis pour les librairies)

J’ai découvert, par hasard, en librairie, cet ouvrage aux dimensions d’un passeport (et c’est d’ailleurs le nom de la collection, "Format Passeport").

"Échos du silence" est le titre de ce recueil de fragments poétiques de François Cheng, posés en marge du regard de Patrick Le Bescont. C’est la trace d’un double parcours photographique hivernal au Québec, il y a une trentaine d’années. Le livre, publié en 1988 chez Filigranes, édition créée par le photographe, a été réédité par Creaphis en 2018.

Trente ans d’écart. Et même présence intemporelle de ces éclats de silence.

On voit un univers presque désertique, de glace, de gris, perdu entre ciel et fleuve, fleuve et terre glacée. C’est souvent minimaliste, un trait, l’infini d’un horizon gelé. 

Lire la suite

30/03/2019

Les Souffleurs commandos poétiques...

POÉSIE…. Si vous vous inscrivez à la newsletter des Souffleurs
vous recevrez régulièrement une citation fort bien choisie 
(newsletter qui n’est pas envahissante, juste le rythme qu’il faut pour suivre).
Et si vous allez sur le site, vous rencontrerez un fragment de poème de Franck-André Jamme, grande référence pour eux (pour moi aussi...).

Lire la suite

22/07/2018

"Si vaste d'être seul". Citer Tristan Cabral... (citations et recension)

tristan cabral,si vaste d’être seul,cherche-midi éditeur,poésie,poète,livres,david campisi,la cause littéraire,albert cohen,franz kafka,anna akhmatova,andré laude,celan,machado,lorca« J’ai faim d’abîmes / Et des oiseaux muets tombent / tout doucement / Sur le monde… » (p. 19)

« J’ai le visage d’un grand brûlé dans son habit de cendre » (p.27)

« Parfois aussi / il coupait les mains des sources / et on le retrouvait  / dans l’arbre à feu » (Gaspar, p. 32)

« Qui ramassera les ombres ? / qui ramassera les noms ? /qui lavera la terre de tous ses bourreaux ? » (p. 39)

 « Sur une croix de bois  // rejetée par la mer  /// On peut lire en trois langues : / en arménien, en hébreu et en grec / ‘SI VASTE D’ÊTRE SEUL........ !’ » (P.75)

                              Fragments de poèmes, « Si vaste d’être seul ».

           Page éditeur... https://www.lisez.com/livre-grand-format/si-vaste-detre-s...

Lire la suite