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12/05/2020

POÉSIE. Saraswati 10, parcours de citations...

saraswati,silvaine arabo,poésie,citations,spiritualité,jacques ancet,anne-lise blanchard,jacques canut,jean chatard,marie-josée christien,guy allix,jean-louis clarac,michel cosem,jean-pierre crespel,louis delorme,paule domenech,chantal dupuy-dunier,jean-paul gavard-perret,bruno geneste,colette gibelin,emmanuel hiriart,gilles lades,michel-françois lavaur,jean-luc maxence,christian monginot,martine morillon-carreau,roland nadaus,ludmilla podkosova,jean-claude tardif,olivier verdun,dany vinet,serge wellensAprès la recension, voici un parcours de citations, en suivant l’ordre des pages de la revue Saraswati n°10. C’est un deuxième parcours, car dans la recension elle-même j’ai complété mes commentaires en citant des éléments des réponses et en reprenant des citations d’auteurs qui y figurent.
Je commence par les citations hors textes, choix de l’édition qui dit une orientation (éthique, esthétique, philosophique, spirituelle). Ces phrases d’auteurs sont des signes posés entre les différentes parties (les onze chapitres des réponses aux questions), séparées aussi par des poèmes. C’est un peu une discrète réponse indirecte aux questions par l’éditrice, Silvaine Arabo. J’en retiens ce à quoi j’adhère plus (parfois je ne copie qu’un fragment d’une citation plus longue…).
Je remets les couvertures d’autres numéros de la revue, en lien visuel entre ces deux notes.

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20/02/2020

Jean Sénac, poète majeur, présent sur le site du Printemps des poètes. 2020 : Le COURAGE... / LE LIRE : LIVRES...

1 Sénac.jpgJean Sénac, poète majeur, natif d'Algérie, en 1926 (Béni-Saf), d'origine espagnole (famille ouvrière), vint à Alger en 1946. Il a ouvert le chemin à de nombreux jeunes poètes algériens, car très engagé pour le développement de la création poétique et de sa diffusion. 
2 ART.jpgIl s'intéressait aussi beaucoup à l'art, et il a écrit de nombreuses chroniques à ce sujet. 
(Un livre magnifique, "Visages d'Algérie /  Regards sur l'art", regroupe des textes de lui et des reproductions, ainsi que des documents divers, comme une lettre de René-Jean Clot. Les textes ont été réunis par Hamid Nacer-khodja (qui fit sa thèse de doctorat sur Sénac), et la préface est de Guy Dugas. Cet ouvrage, 2002, est une co-édition France-Algérie : Paris Méditerranée et Edif 2000.)

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06/12/2019

"L'Oeil égaré dans les plis de l'obéissance au vent", Victor Hugo cité et relu par André du Bouchet

1 Hugo .jpgUn livre pour deux géants. Magnifique titre, 
qui reprend une
citation de Victor Hugo à
peine modifiée ("les plis", pour 
"tous ces plis"),
fragment de "Post scriptum de ma vie". 
André du Bouchet a réuni des brisures d'écrits
fragmentaires de Hugo, superbe choix où tout
est offert
du poète, dans la densité et la
profondeur. Hugo, 
notre contemporain ici.

Suit une analyse qui avait été
publiée en revue
en 1951 ("L'infini et l'inachevé"). 
L'ensemble offre cent pages magnifiques.
Un lien (lointain...) qui a l'avantage de donner 
la présentation du livre par l'éditeur, Seghers...
https://www.gallimardmontreal.com/catalogue/livre/oeil-eg... 
Et celui-ci (voisin) avec une brève introduction...
https://www.payot.ch/Detail/loeil_egare_dans_les_plis_de_lobeissance_au_vent_par_victor_hugo_suivi_de_linfini_et_linacheve-andre_du_bouchet-9782232121944 

26/11/2019

Une heure de jour en moins, poèmes de Jim Harrison

1 JIM.jpgJe relis le recueil de poèmes de Jim Harrison. 
Le lisant j'ai un peu l'impression de vivre
ce qu'il dit, lui, de sa lecture de Su Tung p'o.
Il lit un auteur mort et lui parle comme
il parlerait à son père. Je lis Jim Harrison
et je dialogue avec un ami mort (en 2016),
jamais rencontré. Il fait le récit de souvenirs
et de moments présents, il confie des
pensées intimes, des peurs et des joies.
La nature est omniprésente, paisible ou
très sauvage. Les animaux, chiens, oiseaux
(beaucoup...), ours, serpents... Des êtres
rencontrés, des humbles, des auteurs.
Il évoque le zen, avec un regard ironique
sur lui-même et de l'estime et tendresse
pour des maîtres rencontrés.
Et, de page en page, des aphorismes
profonds sont insérés dans le fil de sa parole.
Sa femme est évoquée, discrètement (ainsi par la pensée qu'après
tant de nuits ensemble l'un des deux partira le premier, et par
quelques anecdotes).
Il parle de la vieillesse, de la mort, de la tristesse d'avoir l'impression de ne plus
reconnaître son pays, et de la vie, simplement. Je pourrais beaucoup citer.
Je choisis un fragment : "Finis le vin dans ce champ aéré, retourne au cimetière
dans l'obscurité et tresse entre les pierres la danse lente de ton nom seulement
visible des oiseaux."
https://www.jailu.com/Catalogue/litterature-etrangere/une...

21/07/2019

Des "Cafés noirs" à Luis Ocaña, un parcours d'écrivain...

On s’en tient à ce qui s’envole : une feuille, un oiseau, un peu d’encre, une pensée.
 
Puis des ailes.
Hervé Bougel, Petites fadaises à la fenêtre

Retour sur quelques livres. Le parcours d’écriture (non exhaustif) d’Hervé Bougel. C’est le moment d’y revenir, maintenant que l’auteur-éditeur a décidé d’arrêter l’édition, après une vingtaine d’années intenses, où il a mené de front son œuvre personnelle, sa vie professionnelle, et l’édition. Il va se consacrer totalement à son écriture.

Publication de livres, dès 1995 (suivant la bibliographie).
Je vais directement plus loin…
 
hervé bougel,cafés noirs,petites fadaises à la fenêtre,les pommarins,osram osram,travails,tombeau pour luis ocaña,poésieCafés noirs, Les Carnets du Dessert de Lune, 2002. Avec des illustrations de Sophie Jolivet.
Au début un poème-préface de Jean-Pierre Chambon, qui présente l’auteur, en familier complice. 
Une vingtaine de textes, proses. Rencontres au hasard des cafés, ou d’un buffet de gare. Portraits de personnages rocambolesques et cinglantes dénonciations de comportements racistes. Des récits de faits divers, presque des scènes de théâtre. Et des souvenirs, comme la grenadine d’enfance.

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18/07/2019

"Énigmes du seuil". Ou "prendre place dans une part d'infini"...

      rio di maria,l’arbre à paroles,poésie,citations,infini,métaphysique,le capital des mots,patrick lowie,portrait onirique,énigmes du seuilje dessine mon ombre 
     à l’encre de mon corps
chargé de pages d’incertitudes
     à incendier le futur
                    Rio Di Maria
         Énigmes du seuil, L’Arbre à paroles, 2018
(Dans ses dessins, nombreux, un théâtre magique, quelque chose qui fait penser au métissage culturel du continent sud-américain, une hispanité indienne. Mais il vit depuis presque toujours en Belgique, et ses origines sont italiennes, de Sicile. J’ai trouvé, pourtant, une parenté, dans ces dessins, avec la psychomagie d’Alejandro Jodorowsky, éblouissant artiste franco-chilien).  
 
L’épitaphe est une dédicace offerte à ses proches, en forme de message sur la conscience d’être. « Nous ne serons jamais que poèmes inachevés ». C’est très beau. Poèmes inachevés, au pluriel, mais aussi au singulier, donc lui. Éthique de vie. Se construire comme une œuvre d’art en inachèvement perpétuel, comme un corps-conscience imprégné de mots en gestation. « Que » poèmes… Mais écrire cela n’est pas réducteur, c’est mettre l’accent sur la nécessité de savoir ce qui en nous doit se vivre comme présence en devenir. Mise en garde. Ne pas se laisser perdre au mirage, social ou autre, d’une réalisation dont il faudrait se contenter. Et plus loin dans le recueil il écrit que « La vie s’accomplit en multiples métamorphoses. » 

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08/07/2019

Des recueils de poésie à lire en vacances... (et après aussi).

Une_anthologie_de_la_poesie_francaise.jpgQuant à la poésie (gemme, cosse, graines, floraison) c’est le territoire originaire de la parole, personne ne peut apprendre à personne à écrire de la poésie. Une boussole oriente et dénude les mots jusqu’à la pleine page silencieuse du poème de la voix. 
      Patrick Laupin, Le Rien qui précède
 éd. Gros textes, coll. La petite porte, 2019
(Poète, auteur du livre sur  Mallarmé, coll. Poètes d’aujourd’hui, Seghers, 2004. Recueils chez différents éditeurs).
La poésie n’est pas pour moi un exercice réussi lorsque les contraintes ou les procédures ont été respectées, elle est à chaque fois invention d’une écrire-vivre, tension de langue contre ce qui nous rend muets.
Antoine Emaz 
 
Quelqu’un, sur Facebook, a réagi aux listes de livres  « d’été » que font les journaux, les blogs, les sites, les revues en ligne. Constatant un déni d’existence opposé à la poésie, il a fait une liste de recueils… Oui. On propose de quoi se distraire, se délasser. Romans, romans, et romans. La poésie ? Oubliée. (Et j’ajoute à cela l’oubli des aphorismes, catégorie d’ailleurs niée dans le classement des bibliothèques. Mais dans certains recueils de poésie, ils sont présents aussi). Réaction ? Faire des listes de recueils de poésie à mettre dans les valises. Au choix de chacun. Ceci n’étant pas négation du reste. Pour ma part je lirai en vacances de la poésie, toujours. (Plus précisément je relirai surtout, découvrirai un peu.) Mais je ne me priverai pas de romans policiers, de livres de science-fiction, et, même, de mangas (j’en ai repérés). Et il y aura aussi systématiquement un temps pour les journaux et une philosophie non-systémique, en plus de grands textes de sagesse, à relire. (Car la poésie des petites fleurs loin des sursauts du monde et des questionnements sur vivre et mourir - ce qu'aborde la haute spiritualité - ce n'est pas mon truc).

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02/07/2019

"Comme des marbres issus d'une carrière"... "La Porte", recueil de Pierre Perrin-Chassagne

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    Pierre Perrin-Chassagne, La Porte
(Recueil, avec deux photographies de Christine Perrin)
 
tout le trajet à refaire depuis le premier je
comme si l’on devait contempler cette porte à jamais
comme s’il n’y avait pas de porte
(jamais n’atteindre la mère…)
Roger Giroux, Je / pas encore 
Orange Export Ltd (anthologie), Flammarion, 1986 (Relisant les pages de Roger Giroux dans cette anthologie, alors que ma recension était achevée, j'ai été frappée par les éléments qui rejoignaient la thématique de ce recueil). 
 
Poèmes en prose, inscrits dans la lignée des poètes prosateurs. Avec des fulgurances intérieures qui auraient pu offrir des vers pour l’Anthologie du vers unique de Georges Schehadé
Dans ce recueil de Pierre Perrin, La Porte, deux parties. D’abord douze poèmes d’un recueil épuisé depuis longtemps, La Vie crépusculaire (Cheyne éditeur, 1996). Puis choix de textes d’un recueil en chantier, Des jours de pleine terre. Alternance de fragments narratifs et de « morceaux » méditatifs. 

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26/06/2019

"Égarer la lenteur".. Incipit, excipit, titres... Parcours de livres, éds. Unicité.

Voilà une autre manière de donner à lire… 
Beaucoup de livres en lecture programmée (Marché de la Poésie…), ou lus plus ou moins récemment. Envie de noter un parcours rapide. Cette fois, je fais un tour dans un catalogue (éds. Unicité)...
INCIPIT. Premières phrases, premiers vers… Les incipit (mot invariable, mais l’usage joue avec cela…) peuvent suffire à révéler un univers, donner envie de lire plus, ou pas. 
EXCIPIT, Les excipit disent comment l’auteur a voulu la fermeture de sa parole, et cela fait sens.
Pour chaque livre… deux citations. Incipit, d’abord, excipit ensuite, puis le titre, l’auteur. S’il y a une épigraphe, je passe (cette fois…). Et pour certains livres, je reviendrai citer les exergues… Entre parenthèses je note un commentaire...
 
AIR 5 DUC.jpg    veille du solstice
dans l’ajout du brouillard
     la clarté du seigle        
///  
     désordre du monde
 dans la boue une limace
     esquisse son épure    
Hélène Duc, « Égarer la lenteur », 2015
.
.
 
 
 
 
 
 
 
.......................................

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25/06/2019

"Autopsier un mirage". Dossier Michel Mourot, poète et photographe (À L'Index N° 38)

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photographique un en-deçà de la langue
où la nuit se sente progresser
     Michel Mourot, 'Dans le coeur de la distance', éds. de La Différence, 2005
 

michel mourot,poésie,photographie,À l’index,À l’index 38,autopsier un mirage,jean-claude tardif,hervé carn,michel cosem,michel lamart,patrick mouze,béatrice pailler,christian travaux,james sacré,denis rocheAu centre du paysage, un œil.
et la lumière comme on sculpterait 
le tonnerre d’une caresse
   Michel Mourot, 'Façons du feu, Façons du froid' (31 poèmes hors recueils). À L’Index 38, 2019
 
michel mourot,poésie,photographie,À l’index,À l’index 38,autopsier un mirage,jean-claude tardif,hervé carn,michel cosem,michel lamart,patrick mouze,béatrice pailler,christian travaux,james sacré,denis rocheJe rêve parfois d’un poème
comme d’un objet fractal.
chaque vers, la réduction
exacte du poème entier
    Michel Mourot, 'Approches du poème par le désespoir de l’air'
(Textes du tapuscrit hors recueil, À L’Index 38, 2019. Ce titre est dans le recueil 'Intimités du chaos', éds de La Différence, 2007)
                                       Michel Mourot (poète et photographe, 1948-2009)

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24/06/2019

"Simplement... Presque blanc...". Lire la poésie de Jean-Claude Tardif

simplement presque blanc,jean-claude tardif,poésie,maurice blanchot,eugène guiilevic,jean-louis giovanonni,werner lambersy,philippe claudelJ’écris / pour oublier la parole

              Je parle 
pour écrire simplement
      plus haut dans l’air
        Jean-Claude Tardif
 Simplement… Presque blanc… (Éditinter éds. 2018). 
 
Le titre du recueil est l’affirmation d’une exigence, qu’on peut comprendre, première lecture, comme une poétique humble. 
Que signifie « simplement » ? Est-ce une manière de dire « Ce n’est que cela » ? Ou de dire « Il n’y a rien à ajouter  sur ce qui est offert ici en lecture : c’est juste posé, donné, sans volonté de complexification artificielle » ? J’y lis une éthique inverse de l’arrogance. Par un auteur qui a une très vaste culture poétique et une conscience aiguë de ce qu’est écrire.
Et « Presque » ? C’est le mot de l’intervalle entre ce qui est là et pas tout à fait là. Le mot de la marge, justement pour qualifier le « blanc », terme polysémique en poésie, mais aussi blanc des marges, quand le poème est dense, volontairement fragmentaire. « Presque » est l’adverbe du poétique, où le sens doit être évocation ouverte plus qu’affirmation fermée. Pour que le lecteur assume la part de co-création du texte.

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23/06/2019

"Pour un éloge de l'impossible". Miguel Casado traduit et présenté par Roberto San Geroteo

CASADO.jpgEl día escinde la percepción / al colorear la tierra.

     Le jour scinde la perception
     en coloriant la terre.
.
                     (…) este extraño
elogio de lo imposible
que acompaña al que no supo detenerse.
                     (…) cet étrange
éloge de l’impossible
qui accompagne celui qui n’a pas su s’arrêter. 
      Miguel Casado (traduit par Roberto San Geroteo)
.            
 
Ce livre, bilingue, publié en 2017 par À L’Index (Jean-Claude Tardif éditeur, Le livre à dire) dans la collection Le Tire-langue (traductions) est un choix de poèmes de Miguel Casado, allant de 1985 à 2015. Le choix des textes, la traduction, et l’introduction sont de Roberto San Geroteo, poète et traducteur (Valdès, Gamoneda… etc.).
Miguel Casado est poète, essayiste, critique, et traducteur (de Verlaine, Rimbaud, Ponge, Noël, San Geroteo… etc.). 

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22/06/2019

"Avec le vide j’ai parlé / plusieurs dans ma voix" (Alain Borne). Le silence, ou ce qui se tait et pourtant se dit...

SILENCE.jpgPour écrire, écrire vraiment, porter du sens, il faut... parler "avec le vide" (Alain Borne).

Aller affronter le silence en soi et dans l'essentiel du langage. C'est aussi le message de Fabienne Verdier, authentique calligraphe passée par la voie des taoïstes dans les lieux des maîtres de cet art de la trace. Et si nous écoutons ce qui se tait en nous et dans les textes il sera possible d'être ces "passagers du silence" déchiffreurs du réel et d'eux-mêmes.

Voyage dans le silence... sur le silence. CITATIONS... (Ordre chronologique).

« Le maître dont l’oracle est celui de Delphes ne dit ni ne cache mais donne des signes. »  Héraclite d’Éphèse (vers 540-480 av. J.-C.). Fragments (traduction de Marcel Conche, PUF, 1986, coll. Épiméthée)

« Quand je suis au tréfonds de ma cellule obscure, / Dans mon coeur se taisent les cris et clameurs. » Hanshan (VIIè siècle). Poèmes Chan, Philippe Picquier, 2005 (2016, coll. de poche) 

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21/06/2019

Traversée thématique. De l'aleph au son, des livres et des livres... Le silence.

SILENCE.jpgJe prolonge ici une recherche commencée avec une note en 2013 (lien ajouté, note qui suit). Silence entre les mots, entre les textes, par les textes... Titres de livres à découvrir. Poésie, spiritualité, art, philosophie... J'ai noté en titre "De l'aleph au son"... Car le silence est  présent dès l'alphabet dans le processus d'écriture, et paradoxalement il permet d'arriver au son : musique des mots, musique de la poésie, chant intérieur du sens.  

                                 BIBLIOGRAPHIE... 

POÉSIE, fragments.

. Traduit du silence, Joë Bousquet, 1942. L’Imaginaire/Galliimard, 1995 

. Les récifs du silence, d’Ahmed Azeggah, éd. Quatre vents, 1974 

. Ce pays du silence, Charles Juliet, P.O.L., 1992

. Entre parole et silence /Haïkus, de Georges Bogey, Éds de L’Astronome, 2009 

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28/05/2019

"Chaque pas est une séquence". Sur deux livres d'Éric Dubois.

DUBOIS 1 .jpg"Chaque pas est une séquence"
 
C’est important, un titre. Cela donne une clé, est déjà un poème minimal, la trace d’une langue. Celui-ci est un message, qui parle à la fois de vie et d’écriture.
Avancer, dans les difficultés des jours, les siennes et celles du monde auquel le poète est sensible, car pas enfermé dans la contemplation de soi, tout en étant attentif au devenir de soi.
Je crois ce recueil central, par rapport à ce que j’ai pu lire d’autre d'Éric Dubois. Il est paru en 2016. On y trouve un travail sur le langage, un questionnement sur ce qui se joue dans le langage, celui du poème mais pas seulement. 
"Arpenteur du silence" est le premier vers, comme un programme d’écriture et de démarche intérieure, dans cette recherche, apparemment paradoxale, de sens là où il n’y a pas de sens dit. Où il faut peut-être même se méfier de ce qui serait trop dit.
Ce sens il commence par le trouver dans la matérialité du réel, dans les éléments et paysages du monde : l’eau, la pluie, la pierre, le soleil, le sable, le vent, les arbres.

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