18/10/2015
Israël-Palestine, penser le conflit sans "être" le conflit... S'informer.Associations.SITES
23:52 Publié dans Israël-Palestine/tisseurs.de.paix, WEB..LIENS.sites.presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, palestine, conflit, dialogue, citations, paix, religions, la paix maintenant, forum for peace, tisseurs de paix, humanisme, l.p.m., fraternité
13/10/2015
"Une bouteille à la mer", film de Thierry Binisti, le 13-10-15, sur la 3
Le film est repris sur la 3, ce soir, à 23h10. Voici l’occasion de sortir du manichéisme… Certains critiques ont voulu absolument parler de «bons sentiments», préférant sans doute des visions plus dures, la séparation des regards. Ce n’est pas, à mon avis, avec le goût des ressassements pessimistes qu’on peut faire évoluer les esprits, ici et ailleurs, sur l’histoire et l’actualité, qu’on parle d’Israël et de la Palestine, ou de la France et de l’Algérie (par exemple). Evidemment cela nous demande de tenter de nous échapper des certitudes, d’accepter de porter attention aux faits dérangeants, de faire un effort sur nous-mêmes pour sortir des cages identitaires qui nous emprisonnent (et cela ne veut en aucun cas trahir ses appartenances et ses ancrages : l’identité n’est pas une idéologie), et, enfin, d’avoir la force, non de renoncer à ressentir des émotions (tristesse, colère, révolte, etc.) mais de prendre le temps de les examiner en soi (car elles sont effectivement là) pour en savoir la source réelle et les transmuter… Nos pensées sont aussi des bouteilles à la mer, et le filet que nous lançons induit ce qu’il ramasse...
22:03 Publié dans ART.tous arts visuels, Israël-Palestine/tisseurs.de.paix | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, palestine, israéliens, palestiniens, gaza, films, cinéma, culture, une bouteille à la mer, humanisme, dialogue, identité, identités, thierry binisti, fraternité, valeurs
« Nos larmes ont la même couleur », un livre, des êtres, des rencontres...
Le titre est très beau, il traduit la manière dont la douleur est vécue, et l’éthique des êtres qui s’engagent, malgré toute la dureté du conflit, la situation qui semble bloquée. Sortir des colères et des rages, malgré l’horreur des drames (là c’est la mort absurde de son enfant, dans un conflit qui s’éternise, avec, de part et d’autre, des chercheurs de paix et des esprits enfermés dans la logique de guerre). Parler à la place des autres, c’est impossible, manipulateur (et trop le font, qui instrumentalisent la réalité, relativement proche mais lointaine cependant, pour des enjeux douteux). Mais entrer dans la souffrance de l’autre pour comprendre qu’elle est exactement la nôtre, c’est une démarche inverse, dont sont capables, justement, des êtres pour qui la réalité n’est pas une information externe, une analyse lue dans un journal, un info entendue, mais le vécu concret, émotionnel, charnel, et pourtant pensé. Celles qui témoignent sont des mères : elles ont perdu un fils, et militent ensemble. Ce conflit, on le suit avec tristesse ou rage, en lecteur/lectrice des journaux, oreille et yeux attentifs aux paroles et images télévisuelles, aux prises de position d’associations (fort diverses, clivées), aux commentaires vus ici et là sur des forums, et très souvent fort décevants, si ce n’est fort inquiétants (tant la haine s’y greffe, au point qu’on ne sait plus si le conflit est cause ou prétexte pour certains).
01:16 Publié dans Israël-Palestine/tisseurs.de.paix, LIVRES, bibliographes, anthologies | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nos larmes ont la même couleur, anne guion, bushra awad, robi damelin, livres, david grossman, izzeldin abuelaish, israël, palestine, israéliens, palestiniens, dialogue, fraternité, humanisme, partage, empathie, valeurs, cercle des parents, tisseurs de paix, libres paroles au-dessus du mur, aline baldinger
24/09/2015
Sauver Ali Mohammed Al-Nimr, jeune saoudien condamné à mort. (Note mise à jour, 2020...)
Terrifiant. Plongée directe dans la nécessité de dire… Un jeune, Ali Mohammed Al Nimr, condamné à mort en Arabie saoudite, pour être soupçonné d'avoir participé à une manifestation pour la démocratie, quand il était mineur...
La simple déclaration du président Hollande demandant la clémence en rappelant notre opposition à la peine de mort : nécessaire, mais insuffisante. Il faut un geste plus fort.
Ci-dessous, des informations, et des actions (certaines pétitions ne sont plus en ligne, la cyberaction l'est toujours).
16:16 Publié dans DISSIDENCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ali mohammed al-nimr, arabie saoudite, peine de mort, prison, abolition, liberté d’expression, démocratie, droits humains, wahhabisme
03/08/2015
QATAR. LE POETE Mohammed Ibn Al-Dhib Al-Ajami / LIBÉRÉ (info avril 2016)
Mise à jour, avril 2016. Après avoir été condamné à la perpétuité (pour ses écrits), puis à 15 ans de prison, il vient enfin d'être libéré de manière anticipée, après quatre années de prison (info Amnesty international). Le soutien a des effets. Cependant les conditions de sa libération (et de sa liberté d'expression) peuvent encore poser question.
Page Amnesty, Fin de calvaire... http://www.amnesty.be/je-veux-m-informer/actualites/artic...
00:33 Publié dans DISSIDENCE, POÉSIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, culture, droits humains, solidarité, poète qatari, qatar, mohammed ibn al-dhib al-ajami, ibn al-dhib al-ajami, aile éditions, poetas del mundo, al-ajami
01/08/2015
"Les événements, les faits, les circonstances". Réflexion sur trois pointes de l'angle (penser-agir, créer, devenir)
"Ma conviction est que nous devrons toujours refuser de nous incliner devant les événements, les faits, les circonstances, la richesse et le pouvoir, l’histoire comme elle procède, le monde comme il va. Nous voulons voir la condition humaine telle qu’elle est. Et nous la connaissons désormais en profondeur. C’est l’horrible condition qui exige des charretées de cadavres et des siècles d’histoire pour provoquer une modification infime dans le destin de l’homme." (…) "Combien de Socrate ont été assassinés en Europe, ces dernières années ? C’est un signe. Le signe que seul un esprit socratique d’indulgence envers les autres et de rigueur envers nous-mêmes peut constituer une réelle menace pour une civilisation fondée sur le meurtre. Un signe, donc, que seul cet esprit peut rénover le monde. Toute action, fût-elle la plus admirable, qui aurait pour finalité d’asseoir la domination et le pouvoir, ne peut que mutiler l’homme encore plus atrocement."
Albert Camus, La crise de l’homme, conférence prononcée en 1946 aux Etats-Unis, à la Colombia University. Texte publié par la NRF en janvier 1996.
23:59 Publié dans Albert CAMUS, CITATIONS.exergues.incipit.excipit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : albert camus, la crise de l’homme, citations, culture, langage, société, actualité, idéologie, terrorisme, politique, dominique eddé, marc saghié, atiq rahimi, soufisme, shams, régis debray, thomas clerc, jérôme ferrari, quantique
29/07/2015
"Retourner le champ invisible..."
Continuer inlassablement de retourner le champ invisible
Franck André Jamme, cité par Les Souffleurs (commandos poétiques), sur leur site, et poète souvent relu par moi…
"Retourner le champ invisible ", en photographiant. Avec des éclats du monde, volés dans un instant à peine happé : regarder, cadrer, prendre. Et si le bord invisible du sens des choses mortes et vivantes n’y est pas, ou si le cadrage n’est pas celui du regard instinctif, ne pas corriger, jeter... On ne traverse pas les transparences du réel avec de la technique retravaillée. Mais plutôt avec l’incessante maturation du regard. C’est plus de temps, de patience. Quelque chose jaillit du hasard, qui se préparait dans un long et lent silence.
23:51 Publié dans CITATIONS.exergues.incipit.excipit, Photographies/textes © MC SanJuan | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : visible, invisible, regard, voir, œil, photographie, photographier, écrire, voiles, reflets, transparences, lumière, rayon, cadrage, franck andré jamme, les souffleurs, joseph beaude, michaël glück, kenneth white
26/07/2015
"Terre sentinelle", poésie sentinelle… livre de Fabienne Raphoz
Si on aime les oiseaux et les arbres, les couleurs des rivières, le silence des abeilles... et la poésie, on peut aimer aussi les questions qui restent questions, et lire avec intérêt le recueil-somme Terre sentinelle, de Fabienne Raphoz, 2014. [ Présentation de l’éditeur, Héros-Limite (le nom de l’édition vient du titre d’un recueil de Ghérasim Luca) : http://www.heros-limite.com/livres/terre-sentinelle ]
23:58 Publié dans Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terre sentinelle, fabienne raphoz, héros-limite, nature, oiseaux, animaux, abeilles, terre, poésie, citations, ianna andréadis, livresghérasim luca
25/07/2015
Autoportraits d’ombres…




Fascination pour l’ombre. Soi entre réel et perte, sur la surface des choses. A peine là, éphémère, visible et invisible. Trace sans langage, mais que les mots peuvent saisir, trace qui donne envie de mots tout autant que de silence. Présence qui s’efface sans effacer le sol. Autoportraits d’ombre, dialogue intérieur, voyage dans la conscience, autrement. L’ombre c’est dehors, c’est dans la lumière, la marche des rues. L’œil intense. C’est soi, mais n’importe qui. Ou peut-être pas…
Là, cinq photographies, au hasard parmi d’autres… Autoportrait aux lignes, la géométrie est une écriture du réel. Photographie à l’arbre diagonal dans sa grille aux deux cercles, instant photographique, c’est ce geste qui compte, comme si j’avais besoin de fixer cet acte du fugitif, apparemment si bref, et pourtant si longuement présent dans la maturation du regard, le fixer pour en savoir quelque chose. Capture d’autoportrait à l’escalier, ce fut d’un clic plus que rapide, en courant presque, pour ne pas perdre les angles de lumière. Conversation, quand même, hasard d’un moment, croiser les amitiés voisines mais vite retrouver le temps des yeux, un temps qui se veut solitaire. Bain d’arbre, tenir l’appareil d’une main, l’autre levée vers les branches, pour rendre hommage aux feuillages, respiration de paume.
Texte et photographies © MC San Juan
04:14 Publié dans Photographies/textes © MC SanJuan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, photographier, regard, œil, ombre, conscience, lumière, instant, temps, maturation, création, autoportraits
24/07/2015
Au sud de l’Occident, livre de Laurent Doucet
Effacement, écrit Christian Viguié en introduction, effacement pour laisser parler autre chose que soi.
Oui, dans ce livre, un silence d’écoute semble être une sorte de programmation intérieure pour un voyage particulier. Laurent Doucet l’écrit dès la première page - "voir sans être vu". Espaces entre les lignes, marge blanche qui signifie ce silence pour rendre le regard possible. Juste des notations sur des fragments de paysages, choses vues, la nature et les signes du lieu. Le végétal (peuplier / cèdre / roseau (…) coquelicot (…) blé … palmeraies… Le minéral : sable…).
Mais les portes, le khôl, des "fils d’or", réels ou métaphoriques : l’humain, par les objets, les corps, les yeux.
03:11 Publié dans Recensions.LIVRES.poésie.citations©MC.San Juan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au sud de l’occident, laurent doucet, poésie, livres, citations, la passe du vent, maroc, sable, sud
23/07/2015
Lire José Val del Omar... Citations (espagnol-français) et liens…
Citations… Je reprends et regroupe ici certains des fragments de José Val del Omar, découverts lors de l’exposition de juin et sur les sites associés. J’y ajoute deux pensées trouvées sur des pages de blogs (des passionnés connaisseurs de l’auteur cinéaste et poète). Et je fais de l’ensemble une traduction personnelle, libre…
« Somos los terminales nerviosos de la retina colectiva» (Nous sommes les terminaux nerveux de la rétine collective)
« Lo que llamamos contranos u opuestos son trozos de la Unidad. » (Ce que nous appelons présences contraires ou réalités adverses sont des fragments de l’Un).
02:19 Publié dans ANDALOUSIE.culture andalouse, Espagne,culture espagnole, José Val del Omar.citations/art.poésie.mystique, TRADUCTION. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : val del omar, cinéma, poésie, citations, espagne, andalousie, art, livres, spiritualité, mystique, o somos o no somos, angel mediavilla, valdelomar.com
20/07/2015
ARBRES, un monde infini…
Un seul arbre, une seule ombre, et un homme.
(…) Personne ne tient / la frontière / qui mène / du signe au songe
André Velter, L’Arbre-Seul, coll. Poésie/Gallimard
Ce qui m’enchante ce sont les feuilles. Multicolores comme les fleurs.
Jacques Henri Lartigue, citation affichée, exposition de la MEP (24 juin au 24 août 2015) : http://www.mep-fr.org/evenement/lartigue/
23:41 Publié dans CITATIONS.exergues.incipit.excipit, LIVRES, bibliographes, anthologies, WEB..LIENS.sites.presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arbres, andré velter, l’arbre-seul, poésie, citations, jacques henri lartigue, peinture, photographie, art, culture, livres, spiritualité, ésotérisme, symbolisme, symboles, mythes, cosmos, corps, alain corbin, mario mercier, arbres remarquables, jane strythers, marie emilia vannier, roger-pol droit, andreï tarkovski
17/06/2015
José Val del Omar dans Carnival/Intact Project/Tweeter Module, par Sara Malinarich, exposition (juin 2015)
Somos los terminales nerviosos de la retina colectiva (Nous sommes les terminaux nerveux de la rétine collective)
José Val del Omar (fragments cités dans l'exposition, et présents sur des sites et pages dédiées)
Comme de longs échos qui de loin se confondent / Dans une ténébreuse et profonde unité, / Vaste comme la nuit et comme la clarté, / Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Charles Baudelaire, Correspondances, Les Fleurs du mal
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, / Je dirai quelque jour vos naissances latentes
Arthur Rimbaud, Voyelles, Poésies
03:40 Publié dans ART.tous arts visuels, CITATIONS.exergues.incipit.excipit, Photographies/textes © MC SanJuan | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carnival intact project, medialab, lieu multiple, madrid, poitiers, mamia bretesché, tweeter module, rachael runner, tweets, citations, josé val del omar, cinéaste, poète, poésie, sara malinarich, art numérique, art visuel, art, graphisme, baudelaire, correspondances, rimbaud, voyelles, regard, rétine, œil, conscience, consciencecollective, virtuel, unité, un, téléprésence, insurrection, white black fungus, reify
16/06/2015
Découvrir José Val del Omar. Note introductive à l’exposition d’une héritière du cinéaste-poète, Sara Malinarich
Note introductive, car pour comprendre la démarche de Sara Malinarich (note qui va suivre) il faut se situer dans le sillage de José Val del Omar, cinéaste, inventeur et chercheur, poète, présent dans l’exposition que j’ai vue il y a quelques jours, et qui est toujours visible, galerie Mamia Bretesché. Doublement présent. D’abord par la continuité d’une inventivité technique (et de la réflexion qu’elle induit sur ce qu’est regarder, sur le rapport entre la vue et les autres sens, sur les interférences tant visuelles que sonores). Ensuite par ses textes, citations transférées par des tweets, eux-mêmes envoyés au logiciel inventé pour métamorphose éclatée en graphisme et couleurs. Je ne connaissais pas José Val del Omar cinéaste et inventeur, découvert grâce à cette exposition. (J’ai du mal à comprendre comment c’est possible. le Jeu de Paume avait pourtant créé un événement pour faire connaître le cinéma expérimental espagnol dont il fut - et reste après sa mort - un maître, mais, autrement, apparemment, grand silence réducteur.) On est enfoui dans une masse d’informations où surnage beaucoup de vide et on rate des clés essentielles, pour comprendre l’art, le réel, et soi.
02:13 Publié dans ANDALOUSIE.culture andalouse, José Val del Omar.citations/art.poésie.mystique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : val del omar, sara malinarich, cinéma, poésie, espagne, andalousie, mamia bretesché, citations, diego quemada-díez, métaphysique, olivier arezki, olivier hadouchi, maria zambrano, mystique
13/06/2015
La solution du compas... Poésie, art, le centre et les cercles...
Elle est rebelle au fond, / La civière du temps.
(...)
Rien ne demeure / Qui ne résiste et qui ne sache.
Jean-Marie Blas de Roblès, Hautes lassitudes, éd. Dumerchez
Des artistes oeuvrent avec goût. / Des esthètes jugent en connaisseurs. / Et des hommes crèvent en mordant leurs poings dans toutes les nuits du monde.
Roger Gilbert-Lecomte, La Vie l’Amour la Mort le Vide et le Vent (et autres textes), Poésie/Gallimard
15:44 Publié dans CITATIONS.exergues.incipit.excipit, JE.écrire/écrire sur écrire © MC San Juan, POÉSIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, culture, citations, jean-marie blas de roblès, roger gilbert-lecomte, soufi mon amour, elif shafak, nomade, rûmi, création, écriture, solution du compas, hautes lassitudes, la vie l’amour la mort le vide et le vent




















