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08/03/2015

HUMOUR...? Humoristes. Dessins et vidéos. LIENS...

humour,dessins,caricatures,dessinateurs,caricaturistes,humoristes,charlie hebdo,vidéos,cartoonsNote en deux parties. Réflexion personnelle, un peu, pour commencer. Et liens, ensuite, pour sourire, rire, s’émouvoir, s’informer, penser...

Humour, satire, ironie, autodérision, critique, caricatures, blagues, second degré... Moyen de supporter des situations intenables, de lutter contre la censure et la répression, de se révolter contre la violence, d’aborder autrement l’actualité et la critique politique, de poser des questions existentielles ou, même, métaphysiques, l’humour est présent partout. Il est aussi réprimé souvent, et victime de pressions : censure, autocensure... Détournement des clichés et rejet des stéréotypes, il fait réfléchir... Bien sûr (on a eu l’occasion de s’en rendre compte avec des humoristes devenus complotistes et racistes), l’humour peut être dévoyé. De même il peut s’adresser à la paresse vulgaire de spectateurs, dans des blagues grasses de bas niveau, sexistes et malsaines... Mais souvent le rire fait appel à l’intelligence subtile. On rit, on sait qu’on a besoin de rire, que cela nous fait du bien, mais on ne sait pas toujours pourquoi, réellement, on rit (ou sourit). Est-ce le miroir de ce que l’on reconnaît de nos ombres, de nos ridicules, ou est-ce la représentation inversée de ce qui nous angoisse ? Ou, parfois, une scène fictive rassurante, qui permet le lien au lieu de provoquer la séparation... et cela fait rire, parce que c’est décalé par rapport aux tensions de la réalité...

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27/02/2015

Revue A L'Index, dernier numéro paru

Cela remonte de sous le sol / la terre parle la terre chante / des mélopées calcaires avec des raucités archaïques / lourdes comme les pierres des temps anciens / qui sonnent des peurs emprisonnées / contre les parois des igues » (...) «En ces temps mutilés /où l'on ne pense qu'à crédit  / il est des jours des nuits aussi / comme des livres ouverts / il suffit juste d'oser déchiffrer / l'alphabet du passé de la terre / pour savoir d'où et quand viendra l’orage

Jacques Nuñez-Teodoro, Un jour sur la terre II, À L’Index n° 27.

Lire la poésie c'est surtout relire. Feuilletant de nouveau le numéro 27 de la revue je redécouvre les poèmes de Jacques Nuñes-Teodoro comme si je ne les avais jamais lus. 

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23/02/2015

ROGER HANIN. HOMMAGE...

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03/02/2015

Parler du fascisme tapi dans l'islamisme...(MAIS...). Lectures... Courrier international...

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31/01/2015

Contre le négationnisme, vigilance

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Primo Levi, Si c’est un homme (poème liminaire)

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Paul Celan, Grille de parole

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Charlotte Delbo, Aucun de nous ne reviendra 

Et cependant malgré les témoignages et le travail de mémoire, d'histoire, il suffit de faire des recherches sur Internet pour tomber par hasard sur des blogs négationnistes, et sur des pages négationnistes sur des sites qui n’ont rien à voir avec l’Histoire, même factice. On croise des rumeurs sur des forums, du complotisme dans des commentaires de vidéos ou d’articles, du mensonge et du mensonge... Donc, oui, il est nécessaire de lutter, tous, contre cela : la Toile ne doit pas être le domaine de la propagande négationniste et haineuse. La menace (qui sévit sur les sites complotistes) est réelle, réagir est nécessaire. 

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13/01/2015

MÊME PAS PEUR !!! 11 JANVIER 2015, MARCHE HISTORIQUE...

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Quelques traces en images, titres, articles... d’un fait immense...  

Des citations...  

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10/01/2015

Jours sombres. Résister...

LIBE RESISTER.jpg

 

La mort, encore. Assassinats. Encore la haine... Résister... Résister à la peur, à la haine, aux divisions...

 

 

 

 

Attentat antisémite porte de Vincennes, Libération, 09-01-15. « Quatre otages sont morts » : http://www.liberation.fr/societe/2015/01/09/prise-d-otages-dans-une-epicerie-casher-a-la-sortie-de-paris_1176953

Communiqué de la LICRA, 09-01-15 : Hommage rendu à toutes les victimes : "Les premiers ont été exécutés parce qu'ils étaient libres, les seconds parce qu'ils étaient juifs, les troisièmes parce qu'ils étaient les symboles de la République, mais c'est le même fanatisme qui les a frappés." 

09/01/2015

Charlie Hebdo. Hommage de la presse...

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Charlie en UNE, partout..

Solidarité.

Quelques exemples...

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07/01/2015

Terrorisme. « Il n’y a rien à négocier avec les fascistes », Charb, 2012

terrorisme,obscurantisme,fascisme,terreur,assassins,barbarie,charlie hebdo,journalistes,dessinateurs,policiers,ibn arabi,je suis charliePeins un Mahomet glorieux, tu meurs. / Dessine un Mahomet rigolo, tu meurs. / Gribouille un Mahomet ignoble, tu meurs. / Réalise un film de merde sur Mahomet, tu meurs. / Tu résistes à la terreur religieuse, tu meurs. / Tu lèches le cul aux intégristes, tu meurs. / Prends un obscurantiste pour un abruti, tu meurs. / Essaie de débattre avec un obscurantiste, tu meurs. / Il n’y a rien à négocier avec les fascistes.

Charb, 2012

Non, rien à négocier... Mais toujours tout à dire, et, toujours, totalement affirmer le refus. Sans confusion, sans amalgame.

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23/12/2014

« A L’INDEX » N° 27, revue, « espace d’écrits » (poésie, fiction, écritures de soi, voix d’ailleurs, notes de lecture...)

INDEX 27.jpg

« Ce matin j’ai écrit deux poèmes. / Je ne me demande pas pour l’instant quel sens / possède ou non ce travail obscur. / Simplement c’est une autre façon, possible, d’être vivant. » («... No me pregunto ya por el sentido / que tiene o no tiene este oficio oscuro...”) 

Luis Benitez, poète argentin (A L’Index n° 27, traduction de Françoise Laly), pp. 114 à 123.

 Ce choix en exergue : hommage, pour des textes (il y en a plusieurs dans la revue 27) que j’apprécie particulièrement...  

En quatrième de couverture je remarque une définition de la poésie (ou plutôt une conception de la poésie...) qui me convient assez, moi qui ai le goût du monde ouvert, du regard sur les pays proches ou lointains, intérieurs-extérieurs. D’ailleurs ce fragment pourrait sans doute atterrir dans la liste de mes exergues de blog (mon manifeste, ici)... C’est un paragraphe de Jean-Pierre Chérès, dont je relève ce passage: « Etre poète, c’est se donner corps et esprit à la présence du monde, c’est être possédé par le monde, c’est ouvrir en permanence ses antennes sensibles à l’univers... ». Mais si ce texte se trouve en « quatrième », mis ainsi en évidence, c’est bien aussi parce qu’il correspond à l’esprit de la revue, tel que veut l’impulser Jean-Claude Tardif, l’écrivain-éditeur. Les gens qui se retrouvent à publier là des textes (poèmes – vers ou prose – ou récits) semblent avoir en commun un sens d’âme nomade. Certains parce qu’ils ont traversé des frontières, d’autres parce que les frontières traversées sont plutôt des origines et des langues tissées en eux, d’autres encore parce que leur regard est hanté par l’horizon d’un ailleurs réel ou imaginaire.

Et cela s’inscrit dans les mots. Pas seulement pour les « Voix d’ailleurs », comme les pages bilingues de Luis Benitez, poète argentin, ou l’étude de Claire Lajus sur la poésie turque contemporaine (« poésie méconnue », note-t-elle avec raison en sous-titre). Non, pas seulement. Claire Sicard-Dumay, elle, interroge ses voyages intimes, « morceau d’Espagne » ou « bout de la jetée à Zurich ». En écho, malgré la différence de démarche et d’écriture, la « mémoire lavée au vitriol » de Jacques Nunes-Teodoro, dans « Saudade », poème qui interroge un « siècle furieux » et « l’ambition de nos ombres » (ambition perdue ?). Un autre de ses textes rend un hommage croisé à Primo Levi et Giacometti, un autre encore à son père, immigré et ouvrier. Et ses pages vont vers un océan qui n’est pas de rêve mais de réel, dur...  Gérard Lemaire, lui, cherche en creusant le centre d’un or solaire : « or de l’esprit », « lueur », « incendie » éventuel, possible, pas sûr : souffle, en humilité.

Je n’ai pas encore lu le dossier sur l’œuvre d’Yves Martin (à plusieurs mains). Je le ferai plus tard...  D’ailleurs je n’ai pas tout lu. Mais comment est-ce que je lis une telle revue ? Comme je lis toujours n’importe quel regroupement de textes (et même les recueils d’auteurs), exactement comme je commence à lire debout en librairie ou bibliothèque (pour voir si cela vaut le coup soit d’acheter soit d’emprunter). Cela ferait peut-être hurler des puristes (ou des hypocrites qui ne mesurent pas le temps de leurs lectures et font semblant de tout vouloir..) ou ceux qui pensent qu’il faut chercher la valeur d’un écrit avec lente attention. Pas moi... La lenteur je la garde pour les relectures (et je relis beaucoup, une fois que le test premier a fait garder l’ouvrage). Ma méthode est la lecture transversale (en bibliothèque, debout, pages tournant à toute vitesse : cela accroche ou pas – et si ce n’est pas le cas aucune lenteur ne me fera aimer ce que l’œil rapide n’a pas capté. Après tout, pour moi (en ce même domaine : la poésie) la méthode est le ciseau d’exigence : pourquoi n’aurais-je pas la même rigueur pour autrui ?

Eh bien, là, beaucoup de textes ont déjà passé le cap du rayon transversal... et donc mérité la relecture lente. Les pages ne s’ouvrent pas par hasard, elles viennent chercher l’œil. Si je n’aime pas tout de suite je n’aimerai pas plus tard. Et si j’aime vite des vers, j’aimerai en lenteur. (Je cherche d’abord la poésie, vers ou prose).

La préface (de Jean-Claude Tardif) interroge la discrétion qu’on reproche parfois à la revue. C’est vrai qu’une telle qualité mériterait plus d’envergure... avec ces pages qui font vivre du  contemporain.

J’ai parcouru aussi des notes de lecture. Ces regards qui vont donner l’envie d’aller vers un ouvrage, un auteur. Et j’ai lu avec attention, particulièrement, les deux textes qui parlent d’auteurs que je connais (pour ce que je ne connais pas je reviendrai...). Etonnée de voir Omar Khayyâm, comme si souvent (malgré l’intérêt qu’il suscite, et l’hommage authentique qui est rendu à son art), victime d’un malentendu répétitif : le vin, l’ivresse : portrait d’un épicurien qui deviendrait presque une sorte de matérialiste, athée militant (j’exagère...). Or Khayyâm doit, je pense, être lu à la lumière du contexte de son temps (codes d’écriture et de vie comme portes de liberté, provocations aussi, pour sauver sa solitude intérieure). Mais surtout à l’aide des clés que la symbolique soufie donne pour entrer autrement dans cette œuvre, et la déchiffrer....   Mais ce lecteur aime l’auteur qu’il évoque et le fréquente, preuve que les œuvres riches se donnent diversement à qui veut faire le pas vers elles. Ma lecture sera différente, avec ce vin où les soufis, qui savent une autre dimension du poète, voient la traduction d’une saveur (important cette notion de saveur dans cette voie) qui révèle une aventure, une expérience difficilement traduisible autrement. Le portrait de Shams de Tabriz que fait Elif Shafak dans le roman « Soufi, mon amour » (10/18) croise la figure de Khayyâm, d’une certaine manière. Personnages qui échappent à tous les cadres. Vin réel et vin symbolique ont droit de cité, et rôle... pour eux. Lire, ainsi, une autre introduction à l’œuvre, pourra prolonger la découverte qui est proposée dans la revue « A L’Index » (par quelqu’un qui fréquente son œuvre depuis longtemps). Autre lecture : http://kulturica.com/k/litterature/les-quatrains-d-omar-khayyam/ (Citation : « De ce fait, pendant des siècles, Omar Khayyam est passé pour un païen qui s’adonnait à la boisson et à d’autres jouissances diverses, un "libre penseur" proche de l’hérétisme aux yeux des religieux, des occidentaux et… du reste du monde. Il a échappé aux yeux des profanes que les termes de "vin", "taverne" ou "ivresse" pouvaient avoir un sens mystique très éloigné du sens premier. Mais, pour les esprits sensibilisés à la mystique soufie, Khayyam a toujours été un maître. »)

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Une autre note de lecture concerne Jean Sénac, œuvre de mon panthéon personnel (et bien plus, œuvre d’ancrage, d’identité). Poète frère (« frère(s) de terre » comme la page d’un site algérien nomme les natifs du pays de toutes communautés – de terre et d’esprit). Native hispanité algérienne...  (Dans mon poème « 36 choses à faire avant de mourir », chez pré#carré, je choisissais de terminer ainsi : « 36. Envoyer un télégramme à Jean Sénac, pour qu’il me tende la main, juste à la fin. »). J’apprécie qu’on le propose aux lecteurs : c’est un immense auteur (lui qui « signe d’un  soleil »). Mais, non, Sénac n’était pas « amoureux des » Algériens : il était, il est, un Algérien majeur. La formule en fait un étranger et cela me déconcerte, me blesse. Sans carte nationale, oui, ce du fait des règles ethniques et religieuses, choix d’un régime politique à vision univoque, et de la démarche qu'il aurait dû faire de demande de la nationalité algérienne pour l'obtenir. Or il considérait qu'il n'avait pas à la "demander", que c'était un droit de naissance et d'engagement. Sur l'assassinat de Sénac, il faut lire "Assassinat d'un poète" de Jean-Pierre Péroncel-Hugoz... et on apprend alors beaucoup sur la fin de la vie de Sénac, en éclairant la vie entière. Et sur toute la souffrance de l’indépendantiste voyant son pays se perdre... 

Mais l’essentiel est de donner à lire (ou envie de relire encore) et Khayyâm et Sénac, ce qui fut le but des contributeurs... et qu’ils ont, dans le fond, réussi, je crois...

MC San Juan

Pour en savoir plus, A L’INDEX : http://lelivreadire.blogspot.fr/

18/12/2014

« Portrait du poète en soufi ». Lire Abdelwahab Meddeb, conscience éclairante...

 

SOUFI.jpgIncipit : "Ô souffle ô voix / ô saveur ô parfum / l'eau que la bouche donne et reçoit / la fleur qui dans l'oreille bruit / le jardin où les mains sont fleurs / le nombril que l'œil boit "  (1, p.7)

Citations :" que serait l'aurore / sans le noir de la nuit? "   (deux vers du fragment '54', p.47)

"matière soufie dense infinie en perpétuelle / découverte dire encore et toujours et à jamais / sur la voie inventer ses haltes ses points de fuite / et reprendre le chemin de logis en maison / où se vit et s'entend la jouissance autre / parfois sur le pré de désolation ou à son bord / ou à l'ombre de la maison de contrition / ailleurs ça peut être sur les rives de la jubilation / en mouvement sans cesse sans s'arrêter / porteur d'un feu qui..." (...) // (début du poème '97', p.107)   

"Portrait du poète en soufi", coll. L’Extrême contemporain, éd. Belin, 2014 (155 poèmes comme fragments de méditation).

J'admire depuis fort longtemps cet auteur, brillant intellectuel né en Tunisie, qui, au-delà de ses dons de poète, de lecteur, de penseur, avait une faim du monde, un désir d'universalité, une grande exigence spirituelle. Force éthique exprimée dans la douleur du constat que nous sommes forcés, tous, de faire, devant la lâcheté hypocrite des enfermements complaisants dans la bêtise et la haine (dans la bêtise de la haine...). Dénonciation des murs dressés par les fausses croyances identitaires, par une sorte de goût mortifère du conflit avec l'Autre qu'on croit autre, ce goût de la mort contre la vie... Il le dit, notamment, cela, avec rage et souffrance, en humaniste profond, dans le texte "Pornographie de l'horreur". Voix perdue, l'immédiate : il est décédé en novembre 2014. Mais ses livres demeurent : la voix porte, à la fois intemporelle - par sa dimension spirituelle - et intensément dans le temps de nos vies, temps de ce monde qu'il pensa.  

J'ai choisi trois pages pour introduire cette lecture : la présentation du livre sur le site de l'édition, le portrait que fait Nicolas Truong de l'écrivain, un texte de lui sur le conflit israélo-palestinien.

Fiche éditeur : ("Pensées d'un néo-nomade" : "Le poète, soufi d'un nouveau genre en quête de la poésie globale de notre temps, trouve sa matière en réinventant sa patrie dans un nomadisme à l'horizon du monde" / (...) "Abdelwahab Meddeb, tunisien de culture française, est une personnalité importante du monde culturel. Il est écrivain, poète, philosophe et universitaire. Il produit et anime chaque vendredi sur France Culture l'émission "Cultures d'islam". Il a enseigné aux universités de Yale, Genève et Nanterre. Il a été lauréat en France de plusieurs prix littéraires.") :http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-portrait-du-poete-en-soufi-23819.php

PORTRAIT « Mort de l’essayiste et romancier Abdelwahab Meddeb (1946-2014) », Le Monde, 06-11-2014, par Nicolas Truong : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/11/06/mort-de-l-essayiste-et-romancier-abdelwahab-meddeb-1946-2014_4519799_3382.html (CITATIONS : «Poète, islamologue, essayiste et romancier, né en 1946 à Tunis, Abdelwahab Meddeb est mort à la clinique Bizet, à Paris, mercredi 5 novembre, d’un cancer du poumon. Grand érudit, pétri de culture musulmane et occidentale, il plaidait sans relâche pour un Islam des Lumières, un dialogue des civilisations face au choc des nations, des images et des représentations. / « Passionné par la littérature la plus exigeante, ce sont les attentats du 11 septembre 2001 qui conduisirent ce poète et romancier franco-tunisien à descendre dans l’arène des débats. « Si, selon Voltaire, l'intolérance fut la maladie du catholicisme, si le nazisme fut la maladie de l'Allemagne, l'intégrisme est la maladie de l'islam », écrivait-il en ouverture à La Maladie de l’islam (Seuil, 2002), son ouvrage-phare, dans lequel il invitait le monde musulman à balayer « devant sa porte » et à rompre avec la spirale de la violence et du ressentiment. Il ne cessa de combattre l’islamisme radical, tout comme le mépris ignare pour les musulmans dans lequel se complaisent certains intellectuels français.  / « Une position singulière, qui lui valut d’avoir des adversaires dans chaque camp. Mais aussi de nombreux amis et soutiens, tels... » (... voir l’article...). » / (...) «"Je porte en moi la maladie de l’islam’’ », disait-il encore alors qu’il luttait contre son cancer. » / « Pour lutter contre le littéralisme et l’intégrisme, séparer le politique du théologique, il propose de chercher dans la tradition du soufisme d’Ibn Arabi (1165-1240) notamment, la voie d’un islam ouvert à la pluralité des mondes. Cette préoccupation est au cœur du Portrait du poète en soufi, son dernier ouvrage. ») 

Cette remarquable ouverture de conscience se voit dans ce texte qui met dos à dos les violences et la terreur dans le conflit Israël-Palestine : « Pornographie de l'horreur », A.Meddeb, Le Monde, 12-01-2009 : http://www.lemonde.fr/idees/article/2009/01/12/pornographie-de-l-horreur-par-abdelwahab-meddeb_1140741_3232.html

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Autre note (sur un article et des liens), 07-11-2019... http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2019/11/07/ab...

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MC San Juan

21/11/2014

ALBERT CAMUS, relire « Noces », et « Retour à Tipasa »… citations...

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NOCES

INCIPIT (« Noces à Tipasa », premières phrases de « Noces »…) : « Au printemps, Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l’odeur des absinthes, la mer cuirassée d’argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres. A certaines heures la campagne est noire de soleil. Les yeux tentent vainement de saisir autre chose que des gouttes de lumière et de couleurs qui tremblent au bord des cils. »

EXCIPIT  (« Le Désert », dernières phrases de « Noces »…) : « Florence ! Un des seuls lieux d’Europe où j’ai compris qu’au cœur de ma révolte dormait un consentement. Dans son ciel mêlé de larmes et de soleil, j’apprenais à consentir à la terre et à brûler dans la flamme sombre de ces fêtes. J’éprouvais… mais quel mot ? quelle démesure ? comment consacrer l’accord de l’amour et de la révolte ? La terre ! Dans ce grand temple déserté par les dieux, toutes mes idoles ont des pieds d’argile. »

CITATIONS (Noces) : http://evene.lefigaro.fr/livres/livre/albert-camus-noces-2065.php?citations

« RETOUR à TIPASA » (« L’Eté »)…

INCIPIT : « Depuis cinq jours que la pluie coulait sans trêve sur Alger, elle avait fini par mouiller la mer elle-même. « 

EXCIPIT : « Mais peut-être un jour, quand nous serons prêts à mourir d’épuisement et d’ignorance, pourrai-je renoncer à nos tombeaux criards, pour aller m’étendre dans la vallée, sous la même lumière, et apprendre une dernière fois ce que je sais. »

Extrait(texte) : http://amorysparadise.tumblr.com/post/72781146963/lete-de-albert-camus-extrait-du-retour-a-tipasa

Très intéressants sont les EXERGUES  choisis par Camus pour nous faire entrer dans ces deux livres, ou certains chapitres, par le sens qu’ils affirment, la force de cette lutte entre ombre et lumière, en soi pour cet accord que cherche Camus entre révolte et amour, et, dehors, entre regard sur la part sombre et mortifère du réel (créé par l’homme, le hasard ou une éventuelle transcendance peut-être présente dans ce que les paysages disent du monde) et la splendeur lumineuse du monde naturel. Pas d’athéisme affirmé chez Camus mais une sorte de mysticisme agnostique déchiré. Exergues, donc. Pour « Noces » c’est Stendhal (La duchesse de Palliano) et la mort du Cardinal Carrafa étranglé par le bourreau : « Le bourreau étrangla le Cardinal Carrafa avec un cordon de soie qui se rompit : il fallut y revenir deux fois. Le Cardinal regarda le bourreau sans daigner prononcer un mot. » La mort, le crime, l’horreur… Pour « Retour à Tipasa » c’est une citation extraite de Médée : « Tu as navigué d’une âme furieuse loin de la demeure paternelle, franchissant les doubles rochers de la mer, et tu habites une terre étrangère ». Echo, dans « La mer au plus près », qui suit « Retour à Tipasa » dans « L’Eté » : « J’ai grandi dans la mer et la pauvreté m’a été fastueuse, puis j’ai perdu la mer… ».  Cependant  l’exergue de l’ensemble est une citation de Holderlin : « Mais toi, tu es né pour un jour limpide… ». La lumière, encore… Le choix d’un exergue c’est part intégrante de l’écriture, tissage entre lire et écrire.

06/08/2014

« Dans mes veines ce n’est pas du sang qui coule, c’est l’eau… ». Lire Jean Venturini, poète…

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Guerre au Proche-Orient, désastres violents en Irak, Syrie, et ailleurs (images de corps martyrisés)… Vacances, tout de même, près ou loin – qui font s’échapper de l’actualité autant que des habitudes, changer de regard et de paysage… Et la poésie ? Quelle place lui donnera-t-on en cet été ? Lire et relire, bien sûr… Jean Venturini, par exemple. Lui qui, par son écriture et sa vie, est au croisement de ce que je viens d’évoquer. Révolte et colère (or n’est-ce pas ce que nous ressentons en voyant les ravages des conflits, la furie de ce goût de la mort des humains, avec tant de variantes ?). Regard : les yeux aimés, la beauté de visages ou d’arbres, la lumière, des couleurs, et même la laideur, puisque c’est du vivant, que c’est. La part de l’ombre en soi, murmurée ou criée, contemplée avec lucidité (or si tous nous faisions cet effort de descente dans ce labyrinthe d’émotions, de frustrations, de blessures… peut-être y aurait-il moins de projections, de volonté d’anéantissement des autres quand on les décrète étrangers, ennemis, maudits ?). Guerre : c’est bien cela qui a tué Jean Venturini en 1940, même si le naufrage de son sous-marin semble avoir été dû à la rencontre accidentelle d’un champ de mines. Pas de champ de mines sans guerre…

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Il y a quelques années, ayant vainement cherché un exemplaire du recueil épuisé de Jean Venturini, dont je ne connaissais que le poème de l’anthologie de Pierre Seghers… j’avais fini par mettre une annonce de recherche sur le site d’une association de collectionneurs (chercheurs de documents en rapport avec la culture des pays d’Afrique du Nord). Et j’avais été contactée par la personne qui possédait le rare ouvrage (et qui m’offrit la copie pour qu’enfin je puisse lire l’œuvre intégrale : merci !). Comme lui je regrettais que ce poète ne soit plus réédité : quelle tristesse de voir disparaître la trace d’une écriture brûlante, sacrifiée avec la vie de l’auteur dans ce naufrage de 1940. Que serait devenu ce jeune rimbaldien vivant au Maroc ? Seghers voyait en lui  la promesse d’une œuvre à poursuivre. Si Antoine Lantéri avait perdu ce livre, ou l’avait oublié, son héritier n’aurait jamais pu lancer sa recherche et nous n’aurions pas dans les mains tous les autres textes (car personne ne se préoccupait de faire revivre ce recueil et la voix de Jean Venturini).

OUTLINES  a été réédité… enfin, en 2009. Avec un avant-propos de Jean-Luc FALCO, qui explique comment cela a été possible, la préface originelle de René GUILLOT, ému par la jeunesse du poète tôt disparu, par la force des élans de l’auteur, par sa révolte entre colères et rêves d’amour.  L’ouvrage est complété par une documentation sur le sous-marin Le Morse et son naufrage. Eds VAILLANT : http://www.editionsvaillant.net/

Fiche sur DECITRE, librairie en ligne (on peut commander ainsi l’ouvrage, ou chez son libraire de quartier) : http://www.decitre.fr/livres/outlines-9782916986067.html

Relisant  le recueil, là, pour en choisir des citations, je remarque l’importance des points de suspension dans ses textes... Ne pas clore, laisser la pensée poursuivre son errance dans les mots non écrits, ou le rêve. Noter la phrase, le vers, mais poser ainsi, aussi, l’hésitation : on n’aura pas tout dit, ni trouvé exactement les mots adéquats, car jamais le poème n’est vraiment achevé intérieurement (« Demain peut-être en cherchant bien, je trouverais d’autres mots – plus beaux. » - Phrases dans l’ombre). Et le poème est ouvert à d’autres sens derrière les mots, dans le silence : les points de suspension valent retournement, comme si le silence était une marge en miroir, qui amplifie la phrase.

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Jean Venturini, est né en Tunisie en 1921 mais a vécu ensuite au Maroc. Il est mort en mer quand le sous-marin Le Morse (où il s’était engagé comme marin radio) a été détruit par des mines, en 1940 au large de Casablanca.  Son poème Sang est visionnaire : « Dans les veines ce n’est pas du sang qui coule, c’est l’eau, l’eau amère des océans houleux… »

« Outlines », est son seul recueil de poèmes (éd. 1939, puis 1940). 48 poèmes dont « Sang », qui fut publié dans l’anthologie de Pierre Seghers, « Le Livre d’Or de la Poésie française » (des origines à 1940), éd. Marabout.  Jean Venturini est le dernier poète cité dans ce volume : http://fr.wikipedia.org/wiki/Outlines

Pierre SEGHERS écrivait ceci à son sujet, introduisant le texte choisi : « Révolté, rimbaldien, son unique recueil « Outlines » parut en novembre 1939 à Casablanca. Il annonçait un grand poète. Comment ne pas penser, le lisant, que le poète est un « voyant », qu’il est doué d’une extraordinaire prescience ? »

PAGE dédiée au poète sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Venturini

Monographie, par Madeleine Kérisit : http://www.auxmarins.net//fiche_marin/7305/Venturini

Evocation du marin Jean Venturini  (M. Kérisit), sur http://www.amedenosmarins.fr/pages/Jean_Venturini_marin_mort_pour_la_France_et_poete-2908728.html

CITATIONS (et fragment de l'hommage de Max-Pol Fouchet, revue "Fontaine", 1940) sur : http://fr.wikiquote.org/wiki/Jean_Venturini

Le poème « SANG » : http://egoak.free.fr/VENTURIN.htm

Deux poèmes sur un blog : SANG » et « FAREWELL » : http://raynaldopierrelouis.over-blog.com/2014/05/deux-poemes-tires-du-recueil-outlines-de-jean-ventur.html

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CITATIONS, en feuilletant les pages du recueil… Pour donner envie de lire le recueil entier :  

VENTS :

 « Vrai, j’ai trop erré… / J’ai trop pleuré… / Mes yeux / S’en sont allés / Et mon cœur est vieux… / Ma gorge est nouée d’avoir trop râlé / Mes amours et mes haines… / Oh qui cassera mes chaînes ? »(Chanson de fou)

« J’ai dans mes veines un sang rouge / Epais comme du vin nouveau… du gros vin / Lourd et sombre, plein d’alcools encore inavoués…  /// Un sang qui gronde et noue mes tempes… /// (…) Et qui sait mon cœur, comme du pus… /// …Peut-être ai-je aussi un peu de la lumière du ciel / Un peu de la tendresse et de la paix du monde / Qui murmurent quand ma brute s’endort » (Hérédité)

« Ceux de la nuit / Qui s’en vont dans la brume et dans la pluie / Sont mes frères… / Je les reconnais les gueux, les hères, / Leurs visages blêmes et laids / Me sont familiers… «  (Ceux de la nuit)

« Je sais les fugues de lumière sur l’eau des mares… / Et la douceur immense des couchants violets / Qui flottent sur les horizons qui s’effarent, / Funèbres reflets de pourpres inviolées. » (Paysan)

« J’ai jeté vers le ciel de hauts gibets pour / y pendre mes rêves… / (…) Aux arbres de la forêt j’ai noué des cordes pour pendre mes rêves… » (La sérénade aux pendus)

« Je veux la nuit profonde des hivers blancs, / muette et froide comme les caveaux sous la terre… /la nuit muette, pleine de l’élan / dur des arbres nus vers les gouffres sans lumière. » (Nuit)

« Dans mes veines ce n’est pas du sang qui coule, c’est l’eau, l’eau amère des océans houleux… » (Sang)

« Mais il n’y a personne devant moi, c’était / Un souvenir entré par les fenêtres avec / Le souffle chaud du vent d’été… » (Fenêtres)

« Alors je suis parti en une recherche effarée, / J’ai erré dans la nuit sans bords / Pour trouver la lisière que l’aube colore… / … L’aube était morte, linceulée de ses voiles déchirés. » (Recherches) [ En exergue, une citation de René GUILLOT : « De la terre au ciel en passant par où ? » (Chemin)

« Sur les flots glauques comme l’émeraude de ses yeux, / Je souffrirai des lunes pleines du mal de souvenir / Puis tout mourra dans mon cœur silencieux…  / Alors enfin libre je ne pourrai plus revenir.» (L’appel)

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MAROC :

« Moi je songe à des fontaines, à des chants murmurés / dans la paix fraîche des harems… » (Marrakech)

« Dans les bleus froissements d’ailes des ramiers, / le soir s’en est venu dormir sur les palmiers… /// (…) Demain peut-être en cherchant bien, je trouverais d’autres mots – plus beaux. » (Phrases dans l’ombre)

« Ils ont marché longtemps, les vents… » (Révolte). Poème dédié à René GUILLOT.

« Menaces de sang dans le soleil / Les étandards chérifiens / Fouaillent les ciels trop bleus. /// Un jour viendra, un jour glorieux / Où leurs étoiles vertes / Bondiront dans la lumière » (Un jour)

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ELLES (en exergue, Rimbaud (« Je voudrais vous casser les hanches / D’avoir aimé ») :

« Vous êtes entrées au jardin de mon âme » (Jeunes filles)

« …Viendra-t-il jamais, ce vent qui doit calmer ma fièvre ? » (Jeux d’eau)

« Mourir comme le jour bleu qui s’achève, / Et mêler mon âme aux senteurs pourries de l’automne. » (Automne)

« Ton souvenir c’est un naufrage / Dans les eaux calmes du large… / Une cassure sur le miroir / De ma mémoire… » (Marines)

« Ne regarde jamais du côté de la mer… «  (Naufrage)

« Mais les chimères aussi meurent.. » (Vous en souvenez vous)

RENOUVEAU

« J’ai trop pensé, j’ai trop rêvé » (Renouveau)

10/01/2014

SITES et PAGES sur Albert Camus, pour commencer l'année, en ce mois de janvier, anniversaire de sa mort en 1960

« Si j’avais à écrire ici un livre de morale, il aurait cent pages et 99 seraient blanches. Sur la dernière j’écrirais : ‘’ Je ne connais qu’un seul devoir et c’est celui d’aimer.’’ »

Albert Camus, Carnets (passage cité aussi, expo et livre, « Albert Camus citoyen du monde »)

« La pensée d’Albert Camus est un héritage vivant, ses mots résonnent toujours d’une vérité toute contemporaine. Qu’on les lise dans un manuscrit, une édition originale, un livre de poche ou un support électronique, les mots de Camus laissent échapper images et sensations qui frappent notre conscience. Tout l’art de Camus se produit dans l’écho de la lecture. »

« Albert Camus citoyen du monde. Mettre en scène une pensée »

Yacine Aït Kaci, réalisateur de l’exposition d’Aix-en-Provence

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SITES et PAGES à consulter :

ETUDES CAMUSIENNES :http://www.etudes-camusiennes.fr/wordpress/ (Présidente de la Société des Etudes camusiennes : Agnès Spiquel)

WEB CAMUS : http://webcamus.free.fr/ (Georges Bénicourt)

DISCOURS d’Albert Camus, remise du prix NOBEL, Stockholm, 1957. Sur nobelprize.org : http://bit.ly/1enP5aS

Archives INA, Albert Camus. Vidéos et Docs audios, ina.fr : http://bit.ly/1aeBpul

CENTRE ALBERT CAMUS, Cité du livre, Aix : http://bit.ly/1d8OgSX

Daniel Leconte, CAMUS FOREVER, 07-11-13 (rappels salutaires… !), huffingtonpost.fr : http://huff.to/1dkFuDa  (« Je ne suis pas sûr en effet que ceux qui t'encensent aujourd'hui sont tous de vrais héritiers. Pas sûr qu'ils résistent à vouloir recueillir une parcelle de ta gloire pour faire oublier leurs égarements et redorer un blason terni par des engagements qui ne te ressemblent pas ou pire qui les trahissent. Pas sûrs en somme que tous te soient fidèles quand ils font aujourd'hui ton éloge. » / « Je ne voudrais pas à mon tour privatiser ton héritage mais comment copiner avec Bouteflika par exemple et dans le même temps se revendiquer de toi ? Comment continuer à célébrer le génie de Sartre et te vouer une admiration sans limite ? Comment être inféodé à une philosophie de l'histoire et épouser ta conception de la liberté ? Comment en somme concilier ton refus de la servitude avec avec l'allégeance tacite à un antitotalitarisme contre un autre moins fréquentable ? / Tu as été l'animateur intransigeant de la gauche anti totalitaire. Tu as refusé tous les totalitarismes qu'ils soient communistes ou fascistes. » / « Que tu avais raison contre tous et tous ceux qui nous serinaient à l'époque qu'il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec toi. Alors merci Albert pour cette lucidité qui 100 ans après fait aussi ta grandeur. Par les temps qui courent, elle nous aide à vivre avec notre temps.”). Et son livre... "Camus si tu savais"...

Lecture du Cahier de l’Herne sur Camus, par Nadia Agsous, « Albert Camus,  le ‘’semeur de questions’’… », 13-10-13, huffingtonpost.fr: http://huff.to/1a7Ijoj

Centenaire Camus, ouvrages, sur a-lire.info : http://bit.ly/1ktW07L 

PHILOMAG, hommage : http://bit.ly/1hEWCoR

Biographie : http://mael.monnier.free.fr/bac_francais/etranger/viecamus.htm  Autres pages du même site, sommaire : http://mael.monnier.free.fr/bac_francais/etranger/index.htm

Cinq livres présentés brièvement (La Chute, L’Eté, L’Etranger, Noces, La Peste), par François Lavallée : http://pages.infinit.net/flaval/Le_critique/Critiques_Livres_C.html#CamusEte

Hommage ? Article huffingtonpost.fr : http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/07/centenaire-albert-camus-hommage-polemique_n_4226536.html (L’hommage officiel est tiède, mais tant mieux peut-être : "Aujourd'hui, on a pris la mesure de l'impact et de la densité du travail de Camus. L'hommage national, il existe à travers la parution d'ouvrages, les événements qui ont lieu dans de nombreux centres culturels et tous les éléments mis à disposition du public. Cet hommage là me paraît plus correspondre à l'esprit camusien que des commémorations officielles." Agnès Spiquel)

...Autres notes sur Albert Camus : catégorie et tags...

 

23/12/2013

Noël… Sources, comparatisme, historicité, symboles. Lectures, parcours...

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La note rituelle de Noël…Recherches, symboles, lectures diverses, historicité, sources. Cette année je mets l’accent, d’abord, sur Jésus vu par les trois religions du livre. Regards différents, portrait enrichi, questionnements, livres. Puis je note des pages et des dossiers trouvés autant sur wikipedia et L’Internaute que sur fabula.org ou le site de L’Agora. Mais j’ai relevé aussi  (Parcours) un article d’Afrik.com (Noël au Maghreb), des échanges sur des forums (Algérie, humour), une page intéressante sur un site touristique – mais qui n’est pas que ça (Maroc), une vidéo (chant chrétien en Kabylie). Pour finir (mémoire) en gardant en tête les persécutions subies par de nombreux chrétiens dans le monde : carte créée par Libération (persécutions, pays), article du Monde (Centrafrique), Afrik.com (revue de pages : Chrétiens, Afrique…).

D’Edmond Fleg, « Jésus raconté par le Juif errant », première tentative d’aborder vraiment le Jésus chrétien à travers la pensée du judaïsme, 1933, 1953, 1993 (Albin Michel). Deux mythes se rencontrent et dialoguent… Recension, par un chrétien orthodoxe : http://bit.ly/1l97xEx Page de librairie.

 « Un certain Juif : Jésus. Les données de l’histoire », de John Paul Meier, éd. du Cerf, 2004 : http://bit.ly/1kyXQl3(« Croyants ou agnostiques trouveront ici la grande encyclopédie moderne sur ce juif singulier que fut le Jésus de l'histoire. Conduite rigoureusement suivant les sciences historiques de notre temps, elle est reconnue comme œuvre de référence par l'exégèse biblique actuelle. »)

Autre approche, même sujet. Parution récente, août 2013. « Le Christ juif. A la recherche des origines », de Daniel Boyarin, préface du cardinal Ph. Barbarin, éd. du Cerf. Recension sur chretiensdelamediterranee.com : http://bit.ly/19Hff6W (« Séparés depuis 20 siècles, Juifs et chrétiens ont fini par se voir comme étrangers ; longtemps ils ont pensé leurs religions en opposition. Actuellement, beaucoup d’auteurs chrétiens recherchent les sources juives du christianisme ; il est remarquable que ce soit un rabbin, juif orthodoxe, qui s’en charge. / Le propos de l’ouvrage n’est pas la judéité du fils du charpentier. Il est ici question de savoir si la notion de « Messie (Christ), associé du Dieu – père, offrant sa souffrance pour sauver le monde » est une innovation des disciples de Jésus élaborée après sa résurrection, ou si elle existait déjà dans la pensée juive des temps bibliques. »). Autre recension, sur harissa.com (citations et commentaire) : http://bit.ly/1c070Tb

« Jésus vu par un musulman », d’Amadou Hampâté Bâ, éd. Stock : http://bit.ly/1ezDnMS (« …Ouvrage, qui reproduit d'abord une conférence donnée à Niamey, en 1975, devant la "Commission épiscopale des relations avec l'Islam". L'auteur y rappelle - on ne le sait pas toujours - la place éminente occupée par " Jésus fils de Marie " dans la révélation coranique et dans la vénération des musulmans. Puis le texte d'une deuxième conférence établit un parallèle étonnant entre le Pater chrétien et la Fatiha musulmane. Enfin, en postface, des propos d'Hampâté Bâ sur le dialogue religieux illustrent l'enseignement de cet homme imprégné de tolérance, convaincu de l'importance du respect mutuel et de l'écoute d'autrui. Un ouvrage de fraternité, aujourd'hui plus que jamais nécessaire. »)   

Vie de Jésus en BD :  http://vie-de-jesus-illustree.com/

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Même thématique. L’interreligieux : Jésus vu par... 

Wikipedia (historicité, points de vue religieux, mythe):

Jésus, historicité : http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9sus_de_Nazareth

Wikipedia. Point de vue du judaïsme sur Jésus : http://bit.ly/JX12cR

Wiki. Îsâ, Jésus dans l’islam : http://bit.ly/1jylyjp

Le mythe de Shingo : http://bit.ly/1cpCG78 …………………………………………………………………………………………………………………………………………

.........Deux dossiers.........

Fabula.org :

« Le cadeau de Noël - Histoire d’une invention ». M. Perrot , fabula.org: http://bit.ly/1e4arYP

Représentation de Noël dans la littérature de jeunesse, fabula.org : http://bit.ly/1fT4Ypq

« Noël chez Eckhart et les mystiques rhénans », fabula.org : http://bit.ly/J7Uk2J

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 L’Internaute:

« Sur les traces de Jésus de Nazareth ». La personne, le symbole, le mythe. Enquête historique et belle iconographie : http://bit.ly/JTuShw

Les personnages de Noël (et sommaire complémentaire sur les autres éléments portant sens symbolique: la date, les décorations, le repas, etc.) : http://bit.ly/1e4aFz9

Origines et traditions de Noël : http://bit.ly/1fT5hRe

Entretien avec Michel Dousse (historien des religions) sur Christianisme et Islam (Jésus et Marie dans les Evangiles et dans le Coran). Ample et passionnant : http://bit.ly/1kxGkxG